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Tunisie : 51 % des jeunes ont envisagé de quitter le pays, l’Europe en tête des destinations

L’envie d’émigrer gagne du terrain chez les jeunes Tunisiens. Selon les résultats du dernier rapport d’Afrobarometer, 51 % des Tunisiens âgés de 18 à 35 ans déclarent avoir sérieusement envisagé de quitter leur pays. Un chiffre qui place la Tunisie parmi les pays africains où la jeunesse exprime une forte propension à envisager l’émigration.

Le rapport People on the Move – African Insights 2026, consacré aux attitudes des Africains à l’égard de la mobilité et de l’émigration, met en évidence une tendance particulièrement marquée chez les jeunes Tunisiens.

Dans le détail, 51 % des Tunisiens âgés de 18 à 35 ans affirment avoir beaucoup réfléchi à la possibilité de partir vivre dans un autre pays. La Tunisie figure ainsi parmi les pays cités par Afrobarometer dans son analyse consacrée aux jeunes les plus susceptibles d’envisager un départ.

À l’échelle des 38 pays africains couverts par l’enquête 2024/2025, 45 % des personnes interrogées déclarent avoir envisagé, à des degrés différents, de s’installer dans un autre pays. Parmi elles, 25 % disent y avoir pensé « beaucoup ».

L’âge apparaît comme un facteur déterminant. Les 18-35 ans sont trois fois plus susceptibles de déclarer avoir sérieusement envisagé l’émigration que les personnes âgées de plus de 55 ans : 32 % contre 11 % à l’échelle des pays étudiés.

L’emploi, première motivation

Le rapport met également en évidence le poids des considérations économiques dans la décision d’envisager un départ.

Parmi les personnes qui ont pensé à émigrer, 50 % expliquent qu’elles chercheraient principalement du travail. Tandis que 29 % évoquent la volonté d’échapper à la pauvreté ou aux difficultés économiques.

Les autres motivations sont nettement moins fréquentes. La poursuite des études est citée par 4 % des personnes interrogées, les facteurs politiques liés notamment à la démocratie et à la liberté par 3 % et les voyages ou le tourisme par 3 %.

Des jeunes et des diplômés davantage tournés vers l’étranger

L’enquête montre également une relation entre le niveau d’éducation et l’intention d’émigrer. À l’échelle des 38 pays étudiés, 31 % des personnes les plus instruites déclarent avoir beaucoup envisagé de partir, contre 18 % parmi les moins instruites.

Le rapport souligne ainsi que l’émigration potentielle ne concerne pas uniquement les populations confrontées aux situations économiques les plus difficiles. Le niveau d’éducation constitue lui aussi un facteur important dans la propension à envisager un départ.

L’Europe reste une destination privilégiée

Lorsqu’on demande aux personnes ayant envisagé l’émigration où elles souhaiteraient aller, l’Europe arrive en tête avec 32 % des préférences, devant l’Amérique du Nord, qui recueille 28 %.

Par ailleurs, 17 % privilégieraient une autre destination au sein de leur sous-région africaine et 5 % un autre pays du continent. Au total, environ 22 % des candidats potentiels à l’émigration privilégieraient donc une destination africaine.

Enfin, 16 % se tourneraient vers d’autres régions du monde, notamment le Moyen-Orient, le reste de l’Asie, l’Amérique latine ou l’Océanie.

Le rapport relève toutefois d’importantes différences régionales. Les populations d’Afrique du Nord et d’Afrique de l’Ouest sont davantage attirées par l’Europe, tandis que l’Amérique du Nord constitue la destination privilégiée en Afrique centrale.

Une progression de l’envie d’émigrer

La tendance ne se limite pas à une photographie de la situation actuelle. Dans les 31 pays où la même question avait déjà été posée en 2016/2018, la proportion de personnes déclarant avoir « beaucoup » envisagé l’émigration est passée de 18 % à 25 %, soit une progression de 7 points en moins d’une décennie.

Afrobarometer relève des hausses particulièrement importantes au Ghana et en Gambie, avec 24 points supplémentaires dans chacun des deux pays.

À l’échelle internationale, les Africains interrogés affichent également une propension plus élevée à envisager l’émigration que les populations couvertes par d’autres baromètres régionaux : 45 % en Afrique, contre 32 % au Moyen-Orient et en Afrique du Nord et 29 % en Amérique latine.

Dans ce paysage continental, le chiffre tunisien concernant les jeunes retient particulièrement l’attention : plus d’un jeune Tunisien sur deux, âgé de 18 à 35 ans, a sérieusement envisagé de quitter le pays.

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Une subvention américaine de 1,5 million de dollars pour soutenir l’investissement privé dans le phosphate tunisien

Les États-Unis annoncent une nouvelle opportunité de financement de plus de 1,5 million de dollars américains pour soutenir l’investissement privé dans le secteur du phosphate en Tunisie.

L’initiative a été annoncée par l’ambassade des États-Unis en Tunisie et le Bureau de coordination de l’aide relevant du Bureau des affaires du Proche-Orient du Département d’État américain. Intitulée « Sécuriser les chaînes d’approvisionnement américaines en minerais critiques : Tunisie », elle vise à soutenir l’investissement transparent du secteur privé dans le secteur du phosphate tunisien.

Cette initiative entend également renforcer les relations commerciales et d’investissement entre la Tunisie et les États-Unis, tout en contribuant au développement des normes techniques dans les étapes avancées de la production de phosphate.

Elle vise, par ailleurs, à favoriser la mise en place de chaînes d’approvisionnement mondiales plus résilientes et plus transparentes dans le domaine des minerais critiques.

Une subvention pouvant atteindre 1,536 million de dollars

L’opportunité de financement porte sur une subvention unique comprise entre 1 000 000 et 1 536 511 dollars américains. La durée de mise en œuvre du projet devra être comprise entre 18 et 24 mois.

Cette opportunité s’adresse aux organisations américaines et internationales à but non lucratif reconnues, aux entreprises à but lucratif, ainsi qu’aux universités et établissements de recherche disposant d’une expertise dans des domaines tels que le financement de projets, la diplomatie commerciale ou le développement du secteur des minerais.

Selon le communiqué publié par l’ambassade des États-Unis en Tunisie sur sa page officielle, cette subvention s’inscrit dans les efforts américains visant à soutenir l’investissement privé et à renforcer les partenariats commerciaux et d’investissement liés aux minerais critiques.

Les candidatures attendues avant le 2 septembre

L’ambassade des États-Unis a fixé au 18 août 2026 la date limite pour soumettre les questions relatives à cette opportunité de financement.

Les candidatures devront, pour leur part, être déposées au plus tard le 2 septembre 2026 à 23h59, heure de l’Est des États-Unis.

Les candidats souhaitant obtenir des informations complémentaires peuvent contacter l’adresse NEA-Grants@state.gov, en indiquant le numéro de référence DFOP0019505.

L’annonce complète, les conditions de participation ainsi que les modalités de soumission des candidatures sont disponibles sur Grants.gov – opportunité de financement DFOP0019505.

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Le projet « CHEMS » pour accélérer le solaire photovoltaïque dans les PME tunisiennes

L’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME) a lancé, jeudi, le projet d’énergie solaire photovoltaïque « CHEMS », destiné aux petites et moyennes entreprises (PME). Financé par la Banque africaine de développement (BAD), ce programme s’inscrit dans le cadre des efforts visant à soutenir la transition énergétique et à encourager l’investissement privé dans les énergies renouvelables.

La cérémonie de lancement, organisée à Tunis, a réuni des représentants du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, du ministère de l’Économie et de la Planification, de la Banque africaine de développement, de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG), du Conseil bancaire et financier, ainsi que de la Société tunisienne de garantie.

Des représentants d’institutions financières, d’entreprises industrielles, de bureaux d’études, de sociétés spécialisées dans le solaire photovoltaïque et plusieurs partenaires techniques et institutionnels ont également pris part à cette rencontre.

Une solution de financement dédiée à l’autoproduction solaire

Prenant la parole à cette occasion, le directeur général de l’ANME, Nafeh El Bekari, a indiqué que le projet « CHEMS » vise à mettre en place un mécanisme de soutien au financement des projets de production d’électricité à partir de l’énergie solaire photovoltaïque destinés à l’autoconsommation des PME.

Selon lui, ce dispositif devrait contribuer à améliorer l’efficacité énergétique des entreprises tunisiennes et à renforcer la compétitivité du tissu économique national, dans un contexte marqué par la hausse des coûts énergétiques et la nécessité de réduire la dépendance aux sources conventionnelles.

Un dispositif basé sur la coordination entre acteurs publics et privés

L’atelier de lancement a également permis de présenter les différentes composantes du projet, ses étapes de mise en œuvre, ainsi que les mécanismes de financement prévus.

Les participants ont notamment abordé les rôles des différentes parties prenantes, les modalités de coordination entre les institutions publiques, les bailleurs de fonds et les établissements financiers, avec pour objectif d’assurer un déploiement efficace du programme.

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L’Institut Pasteur de Tunis prend la tête de la surveillance des eaux usées en Afrique du Nord

L’Institut Pasteur de Tunis a été officiellement choisi par le Centre africain de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC). Il devient le centre régional de l’Afrique du Nord dans le domaine de la surveillance des eaux usées et de l’environnement.

Cette désignation renforce la position de la Tunisie dans le dispositif africain de sécurité sanitaire. De même qu’elle confirme l’expertise de l’Institut Pasteur de Tunis dans les domaines liés à la surveillance environnementale et à la santé publique.

Dans un communiqué, l’Institut Pasteur de Tunis a précisé que ce centre régional aura pour mission de renforcer la surveillance de l’environnement, de développer des systèmes d’alerte précoce et de contribuer au soutien de la sécurité sanitaire dans la région.

Et de poursuivre que ce choix reflète l’expérience et les compétences développées par l’établissement dans plusieurs domaines scientifiques, notamment la surveillance environnementale, la génomique, la bio-informatique et la santé publique.

Cette reconnaissance consacre également son rôle régional dans le renforcement de la sécurité sanitaire en Afrique, à travers le développement d’approches innovantes et l’amélioration des capacités de surveillance face aux menaces sanitaires.

Vers un réseau africain de surveillance environnementale

L’Institut Pasteur de Tunis a souligné que cette désignation réaffirme l’engagement de la Tunisie en faveur du soutien à l’innovation, du renforcement de la coopération scientifique et de l’adoption de l’approche « Une seule santé » (« One Health »).

Cette approche vise à mieux intégrer les liens entre santé humaine, santé animale et environnement. Et ce, afin de contribuer au développement d’un réseau africain efficace de surveillance environnementale, dédié à la prévention des menaces sanitaires et à l’amélioration des capacités de réponse.

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Chaque goutte compte : l’eau va-t-elle devenir le nouveau frein à la croissance tunisienne ?

La question de l’eau n’est plus seulement une urgence environnementale. Elle devient progressivement une variable économique qui pourrait peser sur la croissance, la compétitivité des entreprises et l’attractivité de la Tunisie. Face à une ressource qui se raréfie, le pays cherche à diversifier ses solutions entre dessalement, réutilisation des eaux usées traitées, modernisation des réseaux et irrigation intelligente. Dans des déclarations exclusives accordées à L’Économiste Maghrébin, Safouane Mouelhi, chercheur en sciences de l’eau, et Houcine Rhili, expert en ressources hydriques, analysent les choix qui détermineront la capacité de la Tunisie à préserver son développement économique.

Chaque année, le scénario se répète. Les pluies ravivent l’espoir d’une amélioration durable de la situation hydrique, mais la réalité impose un constat plus complexe : la Tunisie évolue désormais dans un contexte de rareté structurelle de l’eau.

La succession des périodes de sécheresse, la baisse des apports aux barrages et la pression croissante exercée sur les ressources disponibles ne relèvent plus d’une simple difficulté conjoncturelle. Elles posent une question économique majeure : comment garantir les conditions de production et de croissance dans un pays où l’eau devient une ressource de plus en plus stratégique ?

Car derrière la question hydrique se joue l’avenir de plusieurs secteurs clés. Agriculture, industrie, tourisme ou encore agroalimentaire dépendent directement de la capacité du pays à sécuriser son approvisionnement.

Pour Houcine Rhili, expert en ressources hydriques, l’eau est en train de devenir un nouveau facteur de compétitivité. Il souligne que les investisseurs ne regardent plus uniquement la disponibilité de l’énergie, la qualité des infrastructures ou l’environnement réglementaire. L’accès sécurisé à l’eau fait désormais partie des éléments qui peuvent influencer les choix d’implantation économique.

Selon lui, les pays capables de maîtriser leurs ressources hydriques seront ceux qui pourront garantir leur développement dans les prochaines années.

Une pression croissante sur un modèle déjà fragilisé

La Tunisie n’a jamais été un pays riche en ressources hydriques. La rareté fait partie de ses caractéristiques naturelles. Mais, explique Safouane Mouelhi, chercheur en sciences de l’eau, la situation actuelle est différente car plusieurs facteurs se conjuguent : changement climatique, évolution démographique, augmentation des besoins économiques et limites des infrastructures existantes.

Le problème ne réside donc pas uniquement dans la quantité d’eau disponible, mais dans la capacité du système à répondre à des besoins en constante évolution.

Le problème ne réside donc pas uniquement dans la quantité d’eau disponible, mais dans la capacité du système à répondre à des besoins en constante évolution.

Le secteur agricole illustre parfaitement cette tension. Il représente environ 77 % des consommations d’eau en Tunisie, ce qui en fait le premier secteur concerné par la nécessité d’une meilleure efficacité.

Pour Houcine Rhili, cette réalité impose de revoir certains choix économiques. Certaines productions agricoles, notamment celles destinées à l’exportation, mobilisent des volumes importants d’eau alors que leur contribution économique n’est pas toujours proportionnelle à la ressource consommée.

La question n’est donc plus seulement de produire davantage, mais de produire autrement. La Tunisie doit désormais réfléchir à la valeur économique générée par chaque mètre cube utilisé.

Cette réalité impose de revoir certains choix économiques. Certaines productions agricoles, notamment celles destinées à l’exportation, mobilisent des volumes importants d’eau alors que leur contribution économique n’est pas toujours proportionnelle à la ressource consommée.

De son côté, Safouane Mouelhi insiste sur la nécessité d’intégrer la contrainte hydrique dans les politiques agricoles. « Il faut réfléchir à ce que nous voulons produire, où nous voulons le produire et avec quelle consommation d’eau », explique-t-il.

Avant de chercher de nouvelles ressources, mieux gérer l’existant

Face à la pression sur les ressources, les experts appellent également à agir sur un levier souvent moins visible : l’efficacité du système actuel.

Pour Safouane Mouelhi, la première étape consiste à améliorer la gestion des volumes déjà disponibles. La modernisation des réseaux, la réduction des pertes et l’optimisation de la distribution doivent constituer une priorité avant même de multiplier les projets de mobilisation de nouvelles ressources.

Houcine Rhili insiste également sur ce point. Selon lui, les pertes dans les réseaux représentent un potentiel considérable. Elles sont estimées entre 120 et 130 millions de mètres cubes par an.

L’expert estime qu’un programme de rénovation des infrastructures pourrait permettre de récupérer à terme entre 300 et 400 millions de mètres cubes d’eau, avec un coût inférieur à celui de certaines grandes infrastructures nouvelles.

Un tel chantier représente donc un double enjeu : économique, en réduisant les pertes, mais aussi stratégique, en augmentant rapidement la disponibilité réelle de la ressource.

Dessalement : sécuriser l’eau, mais à quel prix ?

Dans la recherche de solutions, le dessalement de l’eau de mer occupe désormais une place importante. Cette technologie permet notamment de répondre aux besoins croissants des régions côtières et de diversifier les sources d’approvisionnement. Mais son développement pose une question centrale : celle du coût.

Lire aussi: Dessalement : La réponse de la Tunisie à la crise de l’eau

Pour Safouane Mouelhi, le dessalement apporte une réponse utile, mais il ne peut être considéré comme une solution unique. Cette technologie nécessite d’importantes quantités d’énergie, ce qui crée un lien direct entre sécurité hydrique et transition énergétique.

La production d’eau dessalée doit donc être pensée dans une approche globale intégrant le coût économique, la disponibilité énergétique et l’évolution vers des sources d’énergie moins coûteuses et plus durables.

Pour Safouane Mouelhi, le dessalement apporte une réponse utile, mais il ne peut être considéré comme une solution unique. Cette technologie nécessite d’importantes quantités d’énergie, ce qui crée un lien direct entre sécurité hydrique et transition énergétique.

Autrement dit, produire davantage d’eau ne suffit pas. Encore faut-il que cette production reste économiquement soutenable.

Les eaux traitées, une ressource encore sous-exploitée

Autre piste stratégique : la réutilisation des eaux usées traitées.

La Tunisie produit chaque année plus de 300 millions de mètres cubes d’eaux usées traitées, mais cette ressource reste encore largement sous-utilisée alors qu’elle pourrait contribuer à réduire la pression sur les ressources conventionnelles.

Selon Houcine Rhili, cette eau pourrait couvrir 10 à 12 % des besoins agricoles en eau, à condition de réunir plusieurs conditions : amélioration de la qualité du traitement, développement des infrastructures et renforcement de la confiance des utilisateurs.

Le défi n’est donc pas seulement technique. Il est également organisationnel. La valorisation des eaux traitées nécessite une meilleure coordination entre les secteurs de l’assainissement, de l’environnement et de l’agriculture.

Selon Houcine Rhili, cette eau pourrait couvrir 10 à 12 % des besoins agricoles en eau, à condition de réunir plusieurs conditions : amélioration de la qualité du traitement, développement des infrastructures et renforcement de la confiance des utilisateurs.

Une station d’épuration ne doit plus être considérée uniquement comme un outil de traitement des déchets liquides, mais comme une source potentielle de valeur économique.

L’irrigation intelligente pour produire mieux avec moins

Dans le secteur agricole, l’amélioration de l’efficacité passe également par une transformation des méthodes d’irrigation.

L’irrigation intelligente, basée sur les données, le suivi des besoins des cultures et l’utilisation de technologies adaptées, permet aujourd’hui d’optimiser les apports d’eau.

Mais pour Safouane Mouelhi, la technologie ne peut pas être dissociée d’une vision globale. Les outils numériques ne remplaceront pas la nécessité de revoir les choix de production et d’adapter le modèle agricole aux réalités hydriques du pays.

L’objectif est clair : produire davantage de valeur avec une consommation d’eau mieux maîtrisée.

La gouvernance, le maillon décisif

Au-delà des infrastructures et des technologies, la question de la gouvernance reste déterminante.

Houcine Rhili estime que la fragmentation actuelle de la gestion de l’eau entre plusieurs structures constitue un obstacle à une stratégie cohérente. Les ressources conventionnelles, les eaux traitées et les nouvelles solutions doivent être intégrées dans une même vision.

Car demain, la compétitivité d’un pays ne dépendra pas uniquement de sa capacité à produire ou à exporter, mais aussi de sa capacité à sécuriser les ressources nécessaires à cette production.

Pour les experts, la Tunisie dispose déjà d’une partie des réponses. Les compétences existent, les technologies sont disponibles et plusieurs pistes sont identifiées.

Le véritable défi réside désormais dans la capacité à passer d’une gestion de crise à une politique économique durable de l’eau.

Car demain, la compétitivité d’un pays ne dépendra pas uniquement de sa capacité à produire ou à exporter, mais aussi de sa capacité à sécuriser les ressources nécessaires à cette production.

En Tunisie, chaque goutte compte désormais autant pour l’environnement que pour l’économie.

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Tunisie : 25 % de l’eau potable perdue dans des réseaux vieillissants et plus de 100 000 compteurs SONEDE hors service

La SONEDE fait face à une accumulation de contraintes structurelles qui fragilisent sa capacité à assurer un service d’eau potable régulier et durable. Vieillissement des réseaux, pertes importantes et insuffisance des investissements pèsent désormais sur la performance de l’opérateur public.

Dans une déclaration exclusive à L’Économiste Maghrébin, Houcine Rhili, expert en ressources hydriques, estime que près de 25 % de l’eau potable injectée dans les réseaux se perdent avant d’atteindre les consommateurs. Il évoque également plus de 100 000 compteurs d’eau défectueux, révélateurs des pressions techniques et financières auxquelles est confrontée la Société nationale d’exploitation et de distribution des eaux (SONEDE).

Selon lui, la situation actuelle de l’entreprise publique est le résultat de plusieurs décennies de choix publics qui n’ont pas suffisamment accompagné l’évolution des besoins. « Depuis 1995-1996, l’État s’est progressivement retiré du financement des infrastructures hydrauliques », explique l’expert. Tout en estimant que cette évolution a contribué à fragiliser un service pourtant stratégique pour la sécurité hydrique du pays.

Un réseau vieillissant à l’origine de pertes considérables

L’un des principaux défis auxquels fait face la SONEDE concerne aujourd’hui l’état de son réseau de distribution. Selon Houcine Rhili, 20 % des conduites d’eau potable en Tunisie dépassent désormais les 50 ans, un âge largement supérieur à leur durée optimale d’exploitation.

Cette vétusté se traduit par une multiplication des défaillances techniques et par des pertes importantes tout au long du parcours de distribution. Les infrastructures anciennes nécessitent des opérations régulières de maintenance et de renouvellement. Alors que les capacités d’investissement de l’entreprise restent limitées.

Au-delà des problèmes liés à la quantité, l’état des réseaux soulève également la question de la qualité perçue de l’eau distribuée. L’expert précise toutefois que l’eau fournie par la SONEDE demeure conforme aux normes tunisiennes de potabilité. Les différences observées par les citoyens sont davantage liées aux caractéristiques de l’eau, notamment dans certaines régions où la salinité est plus élevée.

La teneur moyenne en sels minéraux atteint environ 1,4 gramme par litre à l’échelle nationale, mais elle peut monter jusqu’à 1,7 ou 1,8 gramme par litre dans certaines régions intérieures et du Sud, notamment celles alimentées par des ressources souterraines plus chargées.

Mais le principal enjeu reste celui des pertes dans le réseau. Selon Houcine Rhili, 20 à 25 % de l’eau potable injectée dans les canalisations disparaissent avant d’arriver aux consommateurs, soit un volume estimé entre 120 et 130 millions de mètres cubes chaque année.

Pour l’expert, la réduction de ces pertes constitue l’un des leviers les plus efficaces pour améliorer la sécurité hydrique de la Tunisie. La rénovation progressive des réseaux permettrait de récupérer des volumes considérables à un coût inférieur à celui de nouvelles infrastructures de production d’eau.

Plus de 100 000 compteurs défectueux, symptôme d’une crise de moyens

À la fragilité des infrastructures s’ajoutent les difficultés opérationnelles et financières de la SONEDE. Selon Houcine Rhili, l’entreprise publique subit depuis plusieurs années les effets des politiques de restriction budgétaire, notamment à travers le gel des recrutements et la diminution des moyens consacrés à l’investissement.

Cette situation se reflète directement dans la gestion quotidienne du service. L’expert indique que plus de 100 000 compteurs appartenant à la SONEDE seraient actuellement défectueux, selon les informations dont il dispose auprès d’acteurs intervenant dans le secteur.

Ces équipements hors service compliquent le suivi réel des consommations et peuvent conduire à l’établissement de factures basées sur des estimations ou sur d’anciennes données de consommation. Pour Houcine Rhili, cette situation illustre le décalage entre les ambitions affichées de modernisation et les contraintes auxquelles fait face l’entreprise sur le terrain.

Alors que le discours officiel évoque régulièrement l’introduction de compteurs intelligents, l’expert estime que la priorité demeure d’abord le remplacement des équipements existants défaillants et le renforcement des capacités techniques de la SONEFE.

Cette fragilité touche également les nouveaux raccordements. Dans plusieurs régions, des citoyens peuvent attendre de longs mois avant l’installation d’un compteur ou la finalisation d’un branchement. Un délai qui traduit les limites actuelles des moyens disponibles.

Une couverture rurale incomplète et une restructuration nécessaire

Les difficultés de la SONEDE ne concernent pas uniquement les zones urbaines. Dans les régions rurales, une partie importante de la population reste en dehors du système classique de distribution assuré par l’entreprise.

Selon Houcine Rhili, environ 30 % de la population tunisienne, principalement en milieu rural, ne dépend pas directement de la SONEDE pour son approvisionnement en eau potable. Ces habitants sont souvent desservis par des groupements hydrauliques ou des associations d’eau rurales, dont le fonctionnement présente plusieurs limites.

L’expert rappelle que différents rapports de contrôle ont relevé des problèmes de gouvernance, d’endettement et de gestion au sein de certaines structures chargées de l’approvisionnement rural. Il estime que cette organisation fragmentée ne permet pas d’assurer un service équitable et durable sur l’ensemble du territoire.

Il plaide ainsi pour la création d’un cadre institutionnel plus adapté, capable de garantir l’accès à l’eau potable dans les zones rurales au même titre que dans les centres urbains.

Pour Houcine Rhili, la sortie de crise passe nécessairement par une restructuration profonde de la SONEDE afin de lui permettre de retrouver les moyens nécessaires à sa mission première : assurer une distribution régulière, durable et de qualité.

Dans un contexte marqué par le changement climatique, la hausse de la demande et la raréfaction des ressources, l’enjeu n’est plus seulement de mobiliser davantage d’eau, mais aussi de préserver chaque mètre cube disponible. La modernisation des réseaux et le renforcement du service public deviennent ainsi des conditions essentielles de la sécurité hydrique de la Tunisie.

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Terrains à 1 dinar, crédits à 0 % : le dispositif de location-accession pour acheter son logement

Le ministre de l’Équipement et de l’Habitat, chargé de la gestion du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, Salah Zouari, a présenté, ce mercredi, les principales modalités du nouveau dispositif de location-accession, à l’occasion du lancement des projets de logements dans plusieurs gouvernorats.

Le ministre a indiqué que ces projets bénéficieront d’un soutien intégral de l’État afin de réduire le coût des logements. Ce soutien repose notamment sur la mise à disposition de terrains domaniaux pour un dinar symbolique, ainsi que sur un financement assuré par un fonds spécial, sans intérêts (0 %). Selon lui, ce mécanisme permettra d’alléger la charge financière des bénéficiaires et de faciliter l’acquisition de leur logement.

Par ailleurs, Salah Zouari a annoncé la mise en place d’une plateforme numérique intégrée qui sera ouverte aux inscriptions dès que les projets atteindront un taux d’avancement de 80 %. Cette plateforme assurera le traitement des dossiers et la sélection des bénéficiaires de manière entièrement automatisée, sans intervention humaine.

Le système prévoit également un classement des candidatures selon des critères définis, ainsi qu’une période consacrée aux recours et aux contestations, afin de garantir une transparence totale dans le processus de sélection.

Ce nouveau dispositif vise à répondre à la forte demande en matière de logement et à faciliter l’accès à la propriété. Il repose sur la formule de la location-accession, qui permet aux salariés disposant d’un revenu stable, qu’ils travaillent dans le secteur public ou privé, d’occuper un logement tout en en payant progressivement le prix sous forme de mensualités. Les sommes remboursées seront réinjectées dans un fonds destiné à financer la réalisation de nouveaux projets de logements.

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Les Tunisiens vivent avec seulement la moitié du volume d’eau considéré comme nécessaire !

En Tunisie, chaque épisode pluvieux nourrit le même espoir : celui d’un répit durable pour les ressources hydriques. Pourtant, cet optimisme masque une réalité beaucoup plus profonde.

Dans une déclaration exclusive accordée à L’Économiste Maghrébin, Houcine Rhili, expert en ressources hydriques, estime que la crise de l’eau que traverse le pays n’est plus conjoncturelle. Elle est devenue structurelle, au croisement de la rareté naturelle, des choix économiques accumulés depuis plusieurs décennies et des effets désormais tangibles du changement climatique.

Une rareté historique aggravée par des choix économiques sous pression

La Tunisie reste, rappelle-t-il, un pays semi-aride où la pluviométrie moyenne ne dépasse pas 450 mm par an. Cette contrainte a façonné pendant des siècles les modes de vie, les techniques de collecte et les systèmes de stockage de l’eau. Des citernes antiques aux ouvrages aghlabides, toute l’histoire hydraulique du pays témoigne d’une culture de la rareté. Selon l’expert, l’erreur des dernières décennies a été de considérer cette rareté comme un problème dépassé.

Dans les années 1970 et 1980, l’amélioration des infrastructures et une demande encore modérée ont donné l’illusion d’une relative abondance. Mais à partir du début des années 1990, l’évolution du niveau de vie, l’urbanisation et surtout l’orientation économique vers des productions agricoles fortement consommatrices d’eau ont profondément modifié l’équation hydrique nationale.

Houcine Rhili estime que la Tunisie a progressivement transformé une partie de son territoire en plateforme de production destinée à l’exportation, notamment pour des cultures à faible valeur ajoutée mais à forte consommation d’eau comme la tomate, la pastèque, le melon, les légumes-feuilles ou encore certains fruits rouges. Il parle d’une « exportation d’eau virtuelle », c’est-à-dire d’une exportation indirecte de ressources hydriques incorporées dans les produits agricoles, sans contrepartie économique suffisante.

Cette stratégie apparaît d’autant plus problématique que le pays continue d’importer l’essentiel de ses produits alimentaires stratégiques. L’expert rappelle que la Tunisie dépend largement des importations pour les céréales, les aliments pour bétail et les huiles végétales. Ce qui accentue sa vulnérabilité extérieure tout en ayant déjà mobilisé d’importantes quantités d’eau sur son territoire.

À cette pression structurelle s’ajoute désormais le changement climatique. Depuis le milieu des années 1990, la fréquence des sécheresses s’est accrue et les précipitations sont devenues plus irrégulières. La Tunisie figure aujourd’hui parmi les pays en situation de stress hydrique sévère, une situation qui se traduit par des prélèvements d’eau souterraine supérieurs aux capacités naturelles de renouvellement.

Une ressource sous tension : agriculture, salinité et fracture territoriale

L’indicateur le plus révélateur reste le volume d’eau disponible par habitant. Selon les données avancées par Houcine Rhili, la Tunisie ne dispose plus que de 350 à 380 m³ d’eau par habitant et par an. Alors que les références internationales situent le seuil de sécurité entre 700 et 900 m³. Le pays se trouve donc à moins de la moitié du niveau considéré comme nécessaire pour assurer durablement les besoins de la population. Il souligne en outre que cette moyenne nationale masque de fortes inégalités territoriales, certaines régions disposant de volumes bien inférieurs.

L’agriculture demeure le principal consommateur d’eau avec environ 77 % des prélèvements nationaux. Cette concentration de la demande rend la question hydrique indissociable de la politique agricole et alimentaire. Pour l’expert, toute stratégie de sécurité hydrique devra nécessairement passer par une révision des systèmes de production, des choix culturaux et des mécanismes d’incitation économique.

La dégradation de la ressource commence déjà à produire des effets visibles sur la vie quotidienne. Dans plusieurs régions, les ménages se détournent de l’eau du robinet au profit de l’eau conditionnée ou achetée auprès de distributeurs privés. Houcine Rhili observe également une augmentation de la salinité dans certaines zones de l’intérieur et du Sud, où les nappes souterraines sont plus fortement sollicitées.

Mais les conséquences les plus préoccupantes sont peut-être d’ordre économique et social. Une disponibilité plus faible de l’eau réduit les rendements agricoles, renchérit la production et alimente la hausse des prix alimentaires. L’expert établit un lien direct entre la rareté hydrique, l’inflation alimentaire et l’érosion du pouvoir d’achat des ménages.

Il évoque aussi l’émergence d’une « migration de l’eau ». Dans certaines zones rurales, des familles choisissent de quitter leur localité pour accéder à un approvisionnement plus stable, notamment pour leurs enfants. L’eau devient alors un facteur de mobilité résidentielle et, à terme, un enjeu d’aménagement du territoire.

Sortir de l’urgence permanente : vers une nouvelle gouvernance de l’eau

Pour Houcine Rhili, la question de l’eau dépasse désormais largement le cadre environnemental. Elle touche à la santé publique, à la cohésion sociale, à la sécurité alimentaire et à la stabilité économique. Il rappelle que l’accès à l’eau constitue un droit fondamental et que son insuffisance peut fragiliser durablement les conditions de vie.

L’expert se montre particulièrement critique à l’égard des politiques publiques conduites depuis près de trente ans. Selon lui, les autorités reconnaissent régulièrement les limites du modèle actuel, mais les orientations de fond ont peu évolué. Il estime que la Tunisie accuse un retard important dans la réforme de sa gouvernance de l’eau et dans l’adaptation de ses infrastructures aux nouvelles réalités climatiques.

Surtout, il insiste sur le fait qu’il n’existe pas de solution immédiate. Les investissements hydrauliques sont lourds, coûteux et s’inscrivent nécessairement dans le temps long. Réhabiliter les réseaux, moderniser les systèmes de distribution, réorganiser la gouvernance et développer les ressources non conventionnelles exigent des financements importants et une planification sur plusieurs années.

La première urgence serait donc, selon lui, de définir une vision nationale cohérente. Il plaide pour un dialogue national sur l’eau permettant de hiérarchiser les priorités, de coordonner les institutions concernées et de construire une stratégie à moyen et long terme. Sans cette clarification, prévient-il, les investissements risquent de rester fragmentés et insuffisants face à l’ampleur du défi.

En définitive, le diagnostic dressé par Houcine Rhili est sans ambiguïté : la Tunisie n’est plus confrontée à une simple succession d’années sèches, mais à une transformation durable de son régime hydrique. Dans ce contexte, la gestion de l’eau devient un enjeu stratégique comparable à celui de l’énergie. La capacité du pays à sécuriser cette ressource conditionnera non seulement la qualité de vie de sa population, mais aussi sa stabilité économique et son modèle de développement pour les décennies à venir.

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« Maraya Al-Founoun » : neuf jours pour faire vibrer Kalâa Kébira au rythme de la culture

La ville de Kalâa Kébira, dans le gouvernorat de Sousse, se prépare à vivre au rythme des arts et de la création à l’occasion de la 11e édition du Festival d’été « Maraya Al-Founoun » (Miroirs des Arts), prévue du 14 au 22 août 2026.

Organisé par l’Association Ichrak pour la culture et les arts, avec le soutien du Commissariat régional des Affaires culturelles de Sousse, le festival propose une programmation pluridisciplinaire mêlant musique, théâtre, cinéma, arts plastiques, folklore international, poésie et rencontres littéraires. Une édition qui ambitionne de renforcer la vocation culturelle de Kalâa Kébira en faisant de la ville un espace ouvert aux différentes formes d’expression artistique.

Les festivités débuteront le vendredi 14 août avec une soirée musicale animée par le saxophoniste Seifeddine Maâyouf. Le lendemain, le public aura rendez-vous avec le théâtre à travers la pièce « Impasse », présentée par la troupe sfaxienne Tragédie.

Le dimanche 16 août, place aux cultures du monde avec la participation du Gujarat Folk Dance Group, qui proposera un spectacle inspiré du folklore indien, entre danses traditionnelles et richesse des costumes.

Le cinéma sera à l’honneur le lundi 17 août avec la projection du film « Sahbek Rajel » de Kais Chekir, une comédie mêlant action et romance.

La littérature et la poésie occuperont une place centrale le mardi 18 août avec « La nuit des rimes », une soirée poétique animée par la journaliste Aroussia Boumiza. Cette rencontre réunira plusieurs voix poétiques tunisiennes, dont Moncef Mezghanni, Omar Deghrir, Lotfi Mathlouthi et Fathi Nasri, ainsi que le poète jordanien Mohammad Noor Al-Gharabieh. L’accompagnement musical sera assuré par l’artiste irakien Mohammad Zaki Darwich.

Le jeudi 20 août, la scène accueillera une soirée dédiée aux sonorités orientales avec l’Ensemble d’Orient de Musique Arabe de Sousse.

Un festival entre création artistique et réflexion intellectuelle

Sous la direction d’Abdelhakim Belaïd, « Maraya Al-Founoun » poursuit également son engagement en faveur du débat culturel et intellectuel. Le vendredi 21 août sera consacré à la rencontre « Marayas du Livre », organisée en collaboration avec l’Association Sciences Patrimoine de Kalâa Kébira.

La clôture du festival sera marquée, le samedi 22 août, par un colloque scientifique autour du thème « L’avenir de la langue arabe parmi les langues du monde », organisé au siège de la municipalité sous la présidence d’Amira Ghenim.

Cette rencontre réunira plusieurs universitaires et personnalités culturelles, parmi lesquels l’ancien ministre des Affaires culturelles Walid Zidi, la romancière Amina Rmili, Samir Sehimi et Mohamed Kadhi, en présence également de la déléguée régionale des Affaires culturelles de Sousse, Jalila Ajbouni.

À l’ouverture du colloque, un hommage sera rendu au professeur de droit constitutionnel Sadok Belaïd, figure académique originaire de Kalâa Kébira, en présence de sa famille. Sa fille Sana Belaïd prendra notamment la parole lors de cette cérémonie.

La soirée de clôture se poursuivra avec un concert de la chanteuse Aya Daghnouj sur la scène en plein air de la Maison de la Culture.

Parallèlement aux spectacles et rencontres, le hall de la Maison de la Culture accueillera durant toute la période du festival une exposition collective d’arts plastiques réunissant les œuvres de Samir Ben Aleya, Sonia Khalifa, Lotfi Ben Salah, Firas Ben Aleya, Najib Bouguecha et Firas El Abed.

Avec cette programmation riche et variée, « Maraya Al-Founoun » confirme son ambition de faire de Kalâa Kébira un rendez-vous incontournable de la scène culturelle estivale tunisienne.

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18 600 touristes espagnols et de grandes chaînes hôtelières à l’assaut du soleil tunisien

Le ministre du Tourisme, Sofiene Tekaya, a reçu mardi 4 août 2026, au siège du ministère, l’ambassadeur du Royaume d’Espagne en Tunisie afin de renforcer la coopération bilatérale dans le secteur touristique.

Les discussions ont porté sur le développement des investissements conjoints, l’avancement des projets touristiques et hôteliers en cours de réalisation, ainsi que sur l’implantation prochaine de grandes chaînes hôtelières espagnoles en Tunisie, annonce un communiqué du ministère du Tourisme.

La rencontre a également permis de faire le point sur les performances du marché touristique espagnol.

À fin juillet 2026, la Tunisie a accueilli 18.600 touristes espagnols. Soit une hausse de 6 % par rapport à la même période de l’année précédente. Cette progression traduit l’intérêt croissant des tour-opérateurs, agences de voyages et professionnels espagnols pour la destination tunisienne, dans un contexte marqué par une dynamique positive du secteur.

Les deux parties ont convenu de renforcer davantage le partenariat entre les professionnels des deux pays et de créer de nouvelles opportunités d’investissement. À cet effet, elles ont notamment évoqué la réouverture d’établissements hôteliers en difficulté ou actuellement fermés, afin de leur redonner une nouvelle dynamique économique.

Les échanges ont également porté sur le renforcement de la connectivité aérienne et des liaisons touristiques entre la Tunisie et l’Espagne. Cet axe vise à soutenir les flux touristiques et les échanges économiques entre les deux pays, tout en favorisant l’augmentation du nombre de visiteurs espagnols et la dynamisation des aéroports régionaux, précise le ministère du Tourisme.

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Samarra Badrouchi et Olfa Massaoud honorent la recherche tunisienne à Harvard

L’Université de Tunis El Manar a annoncé que deux chercheuses tunisiennes ont obtenu avec distinction un Master of Medical Sciences in Clinical Investigation de la Harvard Medical School, à la suite de l’obtention de la très sélective bourse Hazem Ben Gacem.

Il s’agit de Samarra Badrouchi, enseignante-chercheuse à la Faculté de médecine de Tunis et assistante hospitalo-universitaire en néphrologie à l’hôpital universitaire Charles-Nicolle, ainsi que de Olfa Massaoud, chercheuse à l’Institut Pasteur de Tunis.

L’université précise également que Samarra Badrouchi s’est vu décerner la médaille d’or « Gordon Williams » de la promotion 2026, en reconnaissance de l’excellence de son parcours académique.

Dans son communiqué, l’Université de Tunis El Manar estime que cette distinction et ces performances scientifiques contribuent au rayonnement international de l’université ainsi qu’à la valorisation de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique tunisiens.

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550 % de hausse sur certains médicaments : l’UGTT alerte sur une menace pour l’accès aux soins !

Le département de la protection sociale et du secteur informel de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) a exprimé sa « profonde inquiétude » et condamné les récentes hausses importantes des prix de plusieurs médicaments essentiels. Et ce, tout en estimant qu’elles constituent une « atteinte directe au droit constitutionnel aux soins » et une nouvelle pression sur le pouvoir d’achat des citoyens, notamment les catégories vulnérables, les travailleurs et les ménages à faibles revenus.

Dans un communiqué, l’organisation syndicale a affirmé que ces augmentations interviennent dans un contexte de « crise sociale aiguë » et de recul marqué du pouvoir d’achat des travailleurs et de l’ensemble des citoyens. Ce qui fragilise davantage l’accès aux soins et aux traitements.

L’UGTT a souligné que les données publiées montrent qu’il ne s’agit pas de simples ajustements progressifs, mais de hausses « exceptionnelles et sans précédent »D’ailleurs, elles dépassent dans certains cas 550 % pour des médicaments essentiels.

Dans ce contexte, le syndicat précise que cette situation traduit un transfert du coût des difficultés financières du système de santé vers les citoyens, en l’absence d’une réforme globale capable de garantir l’accès aux soins.

En outre, le département de la protection sociale et du secteur informel a alerté sur les conséquences sociales de ces augmentations. Lesquelles toucheraient particulièrement les populations les plus fragiles, notamment les travailleurs du secteur informel ne bénéficiant pas d’une couverture sociale. Il estime que le coût de la maladie risque ainsi de devenir un facteur supplémentaire de pauvreté et d’exclusion sociale.

De plus, l’organisation syndicale a également évoqué la situation des bénéficiaires de la gratuité des soins et des tarifs réduits. En effet, ces derniers rencontrent souvent des difficultés à obtenir leurs médicaments dans les établissements publics de santé confrontés à des contraintes financières importantes.

Pour l’UGTT, la santé et l’accès aux médicaments « ne doivent pas être considérés comme des marchandises soumises aux seules logiques du marché ou aux équilibres financiers », mais comme un droit constitutionnel et humain que l’État doit garantir. Elle estime que les difficultés de la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM) ou de la Pharmacie centrale ne peuvent être résolues en faisant supporter leur coût aux patients. Mais elles nécessitent, note la centrale syndicale, une réforme participative du système de protection sociale, du financement et de la gouvernance du secteur.

Le syndicat appelle à l’abandon des décisions « unilatérales » et demande une révision immédiate de ces augmentations, afin de préserver le pouvoir d’achat des citoyens. Il plaide également pour l’intégration des travailleurs du secteur informel dans un système de couverture sociale et sanitaire complet et équitable.

Parmi les mesures proposées figurent notamment le renforcement des ressources de la CNAM, le soutien à la Pharmacie centrale pour garantir la sécurité médicamenteuse nationale, ainsi que le développement de la production locale de médicaments, notamment les génériques, afin de réduire les coûts et la dépendance aux importations.

Enfin, l’UGTT soutient l’ouverture d’un dialogue social « sérieux et responsable » avec les organisations nationales et les différents acteurs du secteur. Et ce, afin d’élaborer des réformes durables garantissant l’accès de tous aux soins, conformément aux engagements internationaux de la Tunisie et aux objectifs de développement durable.

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Délestages en Tunisie : volailles mortes, lait jeté, poisson plus cher… producteurs et consommateurs perdants

Les coupures d’électricité répétées en Tunisie entraînent de lourdes pertes pour plusieurs filières agroalimentaires. Des élevages avicoles aux exploitations laitières, en passant par la pêche et la pâtisserie, les professionnels alertent sur les conséquences économiques de ces délestages prolongés et parfois imprévisibles.

Dans une exploitation avicole située à El Fahs, à une soixantaine de kilomètres de Tunis, plusieurs centaines de milliers de volailles auraient péri après l’arrêt des systèmes de ventilation et d’approvisionnement en eau provoqué par une coupure de courant. Selon un vétérinaire cité par l’AFP et repris par la chaîne BFM TV, les pertes financières pourraient atteindre entre 1,4 et 1,5 million de dinars, représentant environ 400 à 500 tonnes de viande perdues.

Le secteur laitier aurait également subi des pertes importantes. Un éleveur affirme avoir dû jeter environ 1 200 litres de lait, soit six jours de production, en raison de l’impossibilité de conserver et traiter correctement le produit durant les coupures.

Les impacts touchent aussi les activités liées au froid et à la conservation. Des artisans de la pâtisserie ont signalé des pertes de matières premières et des équipements endommagés, notamment des chambres froides, faute d’avoir pu anticiper les interruptions électriques.

La filière pêche n’est pas épargnée. La hausse du prix de la glace, nécessaire à la conservation du poisson, aurait contribué à une augmentation des prix sur les marchés. Le prix de certaines espèces, comme le maquereau, aurait notamment doublé selon des représentants du secteur cités par le média français.

Ces délestages interviennent dans un contexte de forte demande énergétique liée aux températures élevées et à l’utilisation accrue de la climatisation. La Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) a expliqué que ces coupures tournantes visaient à éviter un effondrement généralisé du réseau électrique.

Mais pour les entreprises et les agriculteurs, l’absence de visibilité sur les horaires des coupures complique la mise en place de solutions de secours. Plusieurs professionnels réclament une meilleure anticipation et une communication plus précise afin de limiter les pertes.

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Kaïs Saïed : des sites archéologiques victimes de pillage et des vestiges de l’oued Méliane transformés en dépôt de déchets !

Le président de la République, Kaïs Saïed, a évoqué la situation des sites archéologiques en Tunisie lors d’une réunion tenue lundi 4 août 2026 au palais de Carthage avec la cheffe du gouvernement Sarra Zaâfrani Zenzri, le ministre de l’Environnement Habib Abid, la ministre des Affaires culturelles Amina Srarfi, la directrice générale de l’Agence de mise en valeur du patrimoine et de promotion culturelle Rabiâ Bel Fguira, ainsi que le chargé de la gestion de l’Agence de protection et d’aménagement du littoral Mehdi Belhaj.

Cette réunion a porté notamment sur la situation environnementale et la pollution, à la suite de la visite effectuée dimanche par le chef de l’État à Radès.

Concernant le patrimoine, Kaïs Saïed a souligné le rôle de l’Agence de mise en valeur du patrimoine et de promotion culturelle dans la protection des sites archéologiques. Il a cité, à titre d’exemple, les vestiges découverts fortuitement sur les rives de l’oued Méliane, qui « se sont transformés en dépôt de déchets », selon le communiqué de la Présidence de la République.

Le président de la République a indiqué que cet exemple ne constitue qu’un cas parmi de nombreux sites archéologiques qui n’ont pas encore été découverts, qui n’ont pas bénéficié de la protection nécessaire ou qui ont été victimes de pillage.

Il a établi un parallèle entre la situation de certains sites patrimoniaux et celle des biens publics, estimant que ces derniers ont également été exposés au pillage.

Au cours de la même réunion, Kaïs Saïed a par ailleurs affirmé que toute partie responsable de la pollution doit assumer pleinement ses responsabilités, en rappelant le principe du « pollueur-payeur » consacré par le droit international et repris lors du Sommet de Rio de Janeiro en 1992.

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Logement social : une plateforme numérique pour plus de transparence et d’égalité des chances

Le ministre de l’Équipement et de l’Habitat, également chargé de la gestion du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, Salah Zouari, a présidé, lundi 3 août 2026, une séance de travail consacrée au suivi de l’avancement de la plateforme numérique dédiée au location-accession et à la vente par paiement échelonné des logements sociaux, selon un communiqué du ministère de l’Équipement.

La réunion s’est tenue en présence des membres du comité de pilotage du programme, du directeur général du Centre national de l’informatique, de l’équipe chargée du développement et de l’hébergement de la plateforme, ainsi que de plusieurs cadres du ministère et représentants des structures administratives concernées.

Les participants ont examiné l’état d’avancement de la plateforme, le niveau d’interconnexion entre les différentes bases de données relatives aux bénéficiaires des logements sociaux, ainsi que les difficultés techniques et administratives rencontrées. Les échanges ont également porté sur les mécanismes envisagés pour faciliter le dépôt et le suivi électronique des demandes.

À cette occasion, Salah Zouari a souligné la nécessité d’accélérer l’achèvement de cette plateforme, qu’il a qualifiée d’outil central pour la numérisation des procédures, le renforcement de la transparence, la garantie de l’égalité des chances entre les bénéficiaires, l’accélération des procédures d’accession à la propriété des logements sociaux et l’amélioration de la qualité des services rendus aux citoyens.

Le ministre a également insisté sur la nécessité de lever les différentes difficultés afin de finaliser la plateforme dans les meilleurs délais. Il a appelé à assurer la formation des cadres régionaux à son utilisation pour garantir son déploiement dans de bonnes conditions à l’échelle nationale.

En clôture de la réunion, Salah Zouari a chargé les services concernés d’élaborer un calendrier précis pour l’achèvement des différentes phases du projet. Il a également demandé l’organisation de campagnes de sensibilisation destinées à informer les citoyens sur la plateforme numérique, son fonctionnement et les modalités d’accès à ses services.

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La facturation électronique sera progressivement généralisée dans les marchés de gros

La Société tunisienne des marchés de gros, relevant du ministère du Commerce et du Développement des exportations, poursuit la mise en œuvre du programme national de généralisation de la facturation électronique dans les marchés de gros à travers le pays.

Cette démarche s’inscrit dans le cadre de la modernisation des marchés de gros et de la numérisation des transactions commerciales. Elle vise à renforcer la transparence des échanges, améliorer le suivi des circuits de distribution des produits agricoles et des produits de la pêche, ainsi qu’à disposer de données plus précises sur les mouvements des marchandises.

Après une phase pilote réussie au marché de gros des fruits et légumes de Moknine, la société prévoit de franchir une nouvelle étape avec le lancement officiel de l’extension du dispositif au marché de gros de Teboulba, à partir du 15 août 2026.

Cette nouvelle phase portera notamment sur l’accompagnement du marché afin de finaliser les exigences techniques et organisationnelles nécessaires, parmi lesquelles la conformité sanitaire et le développement du système électronique dédié au suivi de la traçabilité des produits agricoles.

Ce projet est mené dans le cadre du programme national visant à généraliser la facturation électronique à l’ensemble des marchés de gros de la République, en coordination avec les différents ministères et structures concernées.

La Société tunisienne des marchés de gros prévoit également d’élargir progressivement l’expérience à d’autres marchés, notamment ceux à caractère national situés à Kairouan et Gabès.

À terme, cette transformation numérique devrait contribuer à améliorer la transparence des transactions commerciales, fournir des informations actualisées sur la circulation des produits, renforcer les mécanismes de contrôle et soutenir la prise de décision, notamment dans le domaine de la sécurité alimentaire.

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100 MDT : les investisseurs invités à se rapprocher des banques

Le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche a appelé les porteurs de projets d’investissement dont les dossiers ont été approuvés à prendre contact avec la Banque nationale agricole (BNA) ou la Banque tunisienne de solidarité (BTS) afin de finaliser, dans les meilleurs délais, les procédures de versement de leurs subventions.

Cette annonce intervient dans le cadre d’un programme de soutien à l’investissement doté d’une enveloppe de 100 millions de dinars (MDT) pour l’année 2026.

Dans une réponse écrite à une question du député Taher Ben Mansour à l’Assemblée des représentants du peuple, le ministère précise que les aides financières sont versées en deux tranches, conformément au décret gouvernemental n°389 de 2017. La première, représentant 40 % du montant de la subvention, est débloquée lorsque le projet atteint 40 % de son coût d’investissement. La seconde tranche, équivalente à 60 %, est versée une fois le projet entré en phase d’exploitation effective.

Le ministère explique également que les crédits sont mis à la disposition de la BNA et de la BTS par le ministère des Finances, sur la base de demandes accompagnées des pièces justificatives et des relevés nécessaires. Les établissements bancaires procèdent ensuite au décaissement des subventions après validation des dossiers, publication des décisions d’octroi des avantages et émission des ordres de paiement.

Concernant la répartition de l’enveloppe budgétaire, 80 millions de dinars sont destinés au secteur de la production agricole, 12,3 millions de dinars à la pêche et à l’aquaculture, tandis que 7,7 millions de dinars sont consacrés au secteur de l’eau.

Les dossiers sont instruits par les services compétents du ministère et par l’Agence de promotion des investissements agricoles, avant d’être soumis aux commissions chargées de statuer sur l’attribution des aides.

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La STEG annonce un risque de délestage entre midi et 17h

La Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) a annoncé qu’elle pourrait recourir à des coupures tournantes d’électricité ce lundi 3 août 2026, entre 12h00 et 17h00.

Selon la STEG, ces interruptions interviendraient par intermittence et ne dépasseraient pas deux heures par tranche.

Les régions susceptibles d’être concernées sont le Grand Tunis, le Nord, le Nord-Ouest, le Centre, Sfax, le Sud et le Sud-Ouest.

La STEG a également précisé que le rétablissement de l’alimentation électrique s’effectuera sans préavis. Elle appelle ainsi les citoyens, les entreprises et les établissements concernés à prendre les précautions nécessaires afin de limiter les éventuels désagréments liés à ces interruptions.

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La BCT appelle à une coordination des politiques pour protéger la stabilité des prix

Le Conseil d’administration de la Banque centrale de Tunisie (BCT) estime que les perspectives d’évolution de l’inflation restent entourées de risques haussiers, appelant à poursuivre les efforts visant à consolider la tendance baissière de la hausse des prix au cours des prochains mois.

Dans un communiqué publié à l’issue de sa dernière réunion, la BCT a souligné que la préservation durable de la stabilité des prix ne relève pas uniquement de la politique monétaire. Elle nécessite également une contribution coordonnée et complémentaire des différentes politiques économiques.

L’institution monétaire a insisté sur la nécessité de maintenir une évolution de la liquidité, des dépenses publiques et de la demande intérieure en adéquation avec les capacités productives de l’économie nationale, tout en veillant à préserver les équilibres extérieurs.

Cette vigilance intervient alors que l’inflation en Tunisie poursuit progressivement son ralentissement. Elle s’est établie à 5,3 % en juin dernier, selon les dernières données disponibles.

Lors de sa réunion du 29 juillet 2026, le Conseil d’administration de la BCT a décidé de maintenir inchangé le taux d’intérêt directeur à 7 %, confirmant ainsi une orientation prudente face aux incertitudes entourant l’évolution future des prix.

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TMM : cinq mois de stabilité à 6,99 %

Le taux moyen du marché monétaire (TMM) s’est maintenu à 6,99 % durant le mois de juillet 2026, selon les dernières données publiées par la Banque centrale de Tunisie (BCT). Il s’agit du cinquième mois consécutif où cet indicateur demeure inchangé, traduisant une stabilité des conditions de financement sur le marché monétaire.

Cette stabilité s’inscrit dans une tendance de baisse progressive observée au cours des dernières années. En glissement annuel, le TMM est passé de 8 % en juillet 2023 à 7,97 % en juillet 2024, puis à 7,5 % en juillet 2025, avant de s’établir à 6,99 % cette année.

Le TMM avait atteint un pic de 8,05 % en mars 2023, à la suite du resserrement de la politique monétaire engagé par la Banque centrale afin de contenir les tensions inflationnistes. Depuis, l’indicateur suit une trajectoire baissière, reflétant l’évolution de la politique monétaire de l’institut d’émission.

Étroitement lié au taux directeur de la BCT, actuellement fixé à 7 %, le TMM constitue un indicateur de référence du coût des liquidités entre les banques. Son évolution influence directement les conditions de financement de l’économie, notamment les taux appliqués aux crédits accordés aux ménages et aux entreprises.

Le maintien du TMM à son niveau actuel témoigne ainsi de la poursuite d’une politique monétaire prudente, dans un contexte où la Banque centrale privilégie la stabilité des prix et des équilibres financiers, tout en surveillant l’évolution de l’inflation et de l’activité économique.

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