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L’inflation ralentit en juillet, les services et l’alimentation toujours sous pression

Le taux d’inflation annuel s’est établi à 5,1% en juillet 2026, marquant un léger ralentissement par rapport aux 5,3% du mois précédent. Ce chiffre, bien qu’en baisse, reste élevé et cache des disparités importantes entre les secteurs, les produits libres continuant de tirer la hausse vers le haut.

Le reflux de l’inflation globale est principalement attribuable au ralentissement de la hausse des prix des produits alimentaires et boissons (6,6% en juillet contre 7,1% en juin). Ce secteur, pourtant crucial pour le pouvoir d’achat des ménages, semble marquer une pause après des mois de fortes augmentations.

La hausse des prix des produits alimentaires, bien que ralentie, reste un des principaux moteurs de l’inflation. Sur un an, plusieurs produits de première nécessité ont vu leurs prix grimper de manière significative. Les viandes sont en première ligne, avec la viande ovine (+16,7%), la viande bovine (+13,7%) et la volaille (+12,5%) qui enregistrent des hausses à deux chiffres. Les poissons frais ne sont pas en reste avec une augmentation de 11,6%. Les fruits frais ont vu leurs prix s’envoler de 13,8% sur un an. En revanche, cette flambée est atténuée par la baisse des prix des huiles alimentaires (-4,9%) et des œufs (-3,8%), des denrées qui avaient connu de fortes hausses les années précédentes.

Les prix des services d’hébergement ont bondi de 16,6% sur un an, et de 7,2% rien que sur le seul mois de juillet. Cette hausse, probablement liée à la saison touristique estivale, est le principal facteur de l’augmentation du groupe restaurants et hôtels (+1,4% sur le mois). Les services de santé ont augmenté de 0,7% en juillet, portés par les produits pharmaceutiques (+1,2%). Sur un an, l’inflation dans ce secteur est de 2,7%.

Quant au groupe de habillement et chaussures, souvent soumis à des variations saisonnières, il affiche une hausse annuelle de 9,1%, soulignant que les prix des vêtements neufs restent orientés à la hausse.

Le taux d’inflation sous-jacente, qui exclut les produits alimentaires et l’énergie, a légèrement reculé, passant de 4,9% en juin à 4,8% en juillet. Cette baisse, bien que modeste, est un signal que les pressions inflationnistes structurelles pourraient commencer à s’atténuer. Les prix des produits libres (non régulés) ont augmenté de 6,2% sur un an, alors que les prix des produits encadrés ont gagné 1,1%.

Par régime de prix, la contribution la plus forte à l’inflation provient des produits non alimentaires libres (3,0%) et des produits alimentaires libres (1,9%). L’inflation actuelle est donc principalement tirée par les mécanismes de marché non régulés. Le chemin est encore long avant de voir les prix baisser significativement.

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Un 2026 modeste pour les startups africaines

Selon Africa: The Big Deal, 44 startups africaines ont annoncé des levées de fonds supérieurs à 100 000 dollars au cours du mois de juillet 2026, mobilisant un total de 102 millions de dollars (hors sorties). Cela fait de juillet un mois de faible valeur, mais pas de faible activité. Le nombre d’entreprises concernées est dans la moyenne des 12 derniers mois, contrairement aux montants qui étaient 60 % en dessous de la moyenne de financement de la même période. Il s’agit effectivement du total mensuel le plus bas depuis mars 2025.

Sur les 102 millions de dollars, seulement 25 millions de dollars provenaient de tours de table en fonds propres, la valeur mensuelle la plus basse depuis avril 2019. L’essentiel des financements provient de la dette.

Depuis le début de l’année, les startups africaines ont levé 1,46 milliard de dollars, contre 2 milliards de dollars jusqu’à fin juillet 2025. Le financement en fonds propres a atteint 921 millions de dollars, en baisse de 9 % en glissement annuel. La dette a totalisé 529 millions de dollars, bien en dessous des 941 millions de la même période l’an dernier. Seules 241 entreprises ont levé plus de 100 000 dollars, un chiffre inférieur à celui de janvier-juillet 2025 (302), 2024 (286) et 2023 (300). Au moins 256 investisseurs actifs ont contribué à ces levées en 2026, contre 328 à la même période l’an dernier.

Pour l’instant, l’année 2026 enregistre des performances modestes pour les startups africaines. Les bailleurs de fonds préfèrent accorder des prêts à des entreprises établies, capables de générer des revenus prévisibles pour rembourser, plutôt que de prendre des participations au capital d’entreprises plus jeunes et plus risquées. Les capitaux se concentrent sur les acteurs les plus solides.

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SIAME: le marché local a partiellement compensé le repli de l’export

La Société Industrielle d’Appareillage et de Matériels Électriques (SIAME) a publié ses indicateurs d’activité relatif au premier semestre 2026, faisant ressortir une performance contrastée. Si le marché local affiche une nette progression, l’effondrement des exportations, conséquence directe des tensions géopolitiques au Moyen-Orient, pèse lourdement sur les revenus globaux de l’entreprise.

Au 30 juin 2026, le chiffre d’affaires total de la SIAME s’est établi à 20,011 MTND, en baisse de 11,6% par rapport au premier semestre de l’exercice précédent.

Le marché local constitue le principal moteur de croissance, enregistrant une progression de 7,2% pour atteindre 15,527 MTND. Cette performance est portée par le dynamisme du secteur privé, dont les ventes ont bondi de 39,6%, confirmant un regain d’activité sur ce segment. En revanche, les ventes à la Société Tunisienne de l’Électricité et du Gaz (Steg) ont chuté de 31,8%, un repli expliqué par le décalage du calendrier d’exécution de nouveaux marchés, dont les livraisons sont programmées au second semestre de l’exercice.

À l’inverse, les exportations ont connu une chute brutale de 45%, passant de 8,157 MTND à 4,484 MTND. Cette contre-performance est imputable à l’arrêt provisoire des expéditions vers l’Irak, le principal marché d’exportation de la société, en raison des tensions géopolitiques au Moyen-Orient. Le conflit entre l’Iran et les États-Unis a perturbé les flux commerciaux, entraînant un blocage des expéditions vers ce pays.

Malgré cette baisse d’activité, la SIAME affiche des signes de résilience et une gestion financière rigoureuse. L’endettement bancaire total s”est élevé à 18,625 MTND, en recul de 10% par rapport au 31 décembre 2025. Cette réduction reflète les actions engagées par la société pour optimiser son besoin en fonds de roulement.

Parallèlement, les investissements ont été multipliés par plus de deux, atteignant 2,017 MTND. Ces investissements se concentrent principalement sur les actifs immatériels (1,479 MTND), traduisant une stratégie d’innovation et de modernisation, tandis que les investissements matériels s’élèvent à 0,538 MTND.

La SIAME a démontré sa capacité à naviguer dans un environnement complexe, en s’appuyant sur la vigueur de son marché local pour compenser les aléas géopolitiques affectant ses exportations. La réduction significative de l’endettement et l’augmentation des investissements témoignent d’une stratégie de consolidation et de préparation de l’avenir. Le redressement des exportations reste toutefois conditionné à une résolution des tensions au Moyen-Orient, tandis que la reprise des livraisons à la Steg au second semestre pourrait soutenir la performance annuelle.

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BA Glass BV lance une OPA obligatoire sur 17,43% du capital de la Sotuver

Le Conseil du Marché Financier a validé les modalités de l’Offre Publique d’Achat obligatoire lancée par la société néerlandaise B.A GLASS B.V à destination des actionnaires minoritaires de la Société Tunisienne de Verreries (Sotuver). Cette opération fait suite à l’acquisition par BA Glass BV d’un bloc de titres de 16, 205 315 actions, représentant 41,28% du capital.

L’offre, ouverte du 5 au 26 août 2026, vise le solde des actions non détenues par l’initiateur, soit 6 843 844 titres représentant 17,43% du capital, au prix de 13,390 TND par action. Ce prix a été établi conformément à la réglementation boursière, en retenant la valeur la plus élevée entre la moyenne des cours des quatre-vingt-dix derniers jours, le prix d’acquisition du bloc historique et toute autre transaction significative.

L’initiateur de l’offre a fait savoir qu’il n’envisageait, à ce stade et pour les douze prochains mois, aucune modification significative de la politique industrielle, financière ou sociale de la société visée. L’acquéreur s’est également engagé à maintenir la cotation boursière des titres Sotuver, en s’interdisant tout retrait de la cote et en promettant, le cas échéant, de redistribuer sur le marché le nombre de titres nécessaire pour rétablir un flottant d’au moins 10% du capital. Par ailleurs, le Conseil d’Administration de Sotuver, récemment renouvelé, reflète désormais cette nouvelle donne actionnariale, avec des représentants des deux principaux blocs. La société a également pris l’engagement de lancer, au cours de l’année 2026, deux appels à candidature pour pourvoir les postes d’administrateur indépendant et de représentant des actionnaires minoritaires, conformément aux exigences de bonne gouvernance.

Sur le marché, le titre reste sur une performance exceptionnelle depuis le début de l’année. Nous pensons que la majorité des minoritaires préserveraient leurs actions au vu des belles perspectives de croissance l’entreprise.

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