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Tunisie. Pollution : À Gabès, Kaïs Saïed confronté à une réalité complexe du terrain

Fidèle à son modus operandi de la visite inopinée érigée en mode de gouvernance, Kaïs Saïed s’est rendu à Gabès dans la nuit du 10 au 11 août, un nouveau déplacement non annoncé destiné à constater de visu une situation…

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Gabès : Les militants répondent à Kaïs Saïed et réclament le démantèlement de toutes les unités

Le débat autour de l’avenir du complexe chimique de Gabès se poursuit après la visite effectuée par le président de la République, Kaïs Saïed, dans la région de Chott Essalem. Les militants engagés dans la lutte contre la pollution contestent notamment l’idée selon laquelle seules les unités devenues obsolètes devraient être démantelées, estimant que l’ensemble des installations du complexe présente aujourd’hui un problème environnemental.

Intervenant mardi 11 août 2026 sur les ondes de la Radio nationale, le militant de la campagne « Stop Pollution », Kheireddine Dbaya, a affirmé que toutes les unités du Groupe chimique tunisien à Gabès sont polluantes et ne respectent pas les normes environnementales, en s’appuyant, selon lui, sur les données officielles disponibles.

« Toutes les unités sont polluées et non conformes aux normes environnementales », a-t-il déclaré, soulignant que le complexe, créé dans les années 1970 avec une technologie datant des années 1950, serait aujourd’hui dans un état de vétusté avancé.

Les militants contestent l’idée d’un maintien des unités réparées

Cette position intervient suite aux déclarations du président de la République lors de sa visite à Gabès. Kaïs Saïed avait indiqué que les unités jugées non conformes et devenues inutilisables seraient démantelées, tandis que celles ayant fait l’objet de réparations et ne générant plus d’émissions polluantes pourraient continuer à fonctionner. Une approche que les militants de Gabès ne semblent pas partager.

Kheireddine Dbaya estime en effet que le problème ne se limite pas à certaines installations défectueuses. Selon lui, même en l’absence de panne ou de dysfonctionnement technique, les émissions de gaz chimiques provenant des unités peuvent dépasser très largement les seuils autorisés.

Lire aussi : Gabès : Kaïs Saïed annonce le démantèlement des unités devenues obsolètes

Il affirme que ces dépassements peuvent atteindre 40 à 50 fois les normes nationales et, dans certains cas, jusqu’à 300 fois les seuils fixés, avec des conséquences directes sur les habitants, notamment des épisodes d’étouffement.

« Le démantèlement doit être immédiat »

Pour le militant, les données techniques et les études réalisées sur le complexe plaident en faveur d’un démantèlement global des unités industrielles concernées.

Il estime ainsi que le démantèlement ne devrait pas être limité aux installations considérées comme obsolètes, mais s’inscrire dans une feuille de route urgente permettant de sortir progressivement de la situation actuelle.

« Il n’y aura pas de recul » sur cette revendication, a-t-il affirmé, réitérant la demande des militants de voir les unités du complexe chimique démantelées.

Au-delà de la question industrielle, le dossier reste ainsi au cœur des préoccupations environnementales et sanitaires à Gabès. La principale divergence porte désormais sur la méthode : maintenir certaines unités après réparation et contrôle de leurs émissions, comme l’a évoqué le président de la République, ou engager un démantèlement beaucoup plus large, comme le réclament les militants.

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Gabès : Saïed dénonce les ravages de la pollution et pose des conditions strictes pour la reprise des activités

Le président de la République, Kais Saied a effectué lundi soir une visite de terrain dans le gouvernorat de Gabès (sud-est), où il a fustigé les ravages de la pollution et dénoncé ce qu’il a qualifié de « pollution politique », liant la dégradation de l’environnement à la corruption.

Lors de son déplacement à la plage Al-Salam « Shatt al-Salam », le chef de l’État a souligné que la question environnementale était devenue une « cause nationale ». Il a affirmé que les habitants de Gabès ont payé un « prix exorbitant » en raison des activités du Groupe Chimique Tunisien (GCT), tout en accusant certains cercles d’avoir comploté, depuis 2011, pour démanteler ce complexe industriel afin de le vendre à bas prix. « Nos institutions et entreprises publiques ne sont pas à vendre », a-t-il insisté, cité dans un communiqué de la présidence de la République.

Il a annoncé, à cet effet, que seules les unités de production ayant été réparées et mises aux normes seront autorisées à fonctionner, afin de garantir aux habitants de Gabès leur droit de vivre dans un milieu décent.

Dans son discours prononcé à cette occasion, Saied a également souligné que « le peuple souhaite démanteler la corruption et garantir une juste reddition de comptes », insistant sur le fait que la ville de Gabès, avec ses caractéristiques naturelles uniques, notamment ses montagnes, ses plages et ses oasis, est l’une des villes les plus touchées, « car elle est victime non seulement de la pollution environnementale, mais aussi de la pollution politique ».

Il a insisté sur le droit des citoyens à un environnement sain, libéré de toute forme de pollution, « au sens propre comme au sens figuré ». .

Le président de la République a également souligné que les habitants de Gabès ont fait obstacle à ceux qui voulaient « investir dans la misère » et ont déjoué les plans de ceux qui, non seulement souhaitaient abandonner ce complexe, mais aussi attiser les flammes de la sédition. « Ce que notre peuple de Gabès a accompli restera gravé dans l’histoire », a-t-il lancé.

Le chef de l’Etat s’est rendu, ensuite au siège du gouvernorat de Gabès, où il s’est entretenu avec le gouverneur de la région et des députés locaux, déclarant que le pays menait actuellement une « guerre sur tous les fronts » contre les complots visant la stabilité de l’État.

Toujours à Gabès, Saied s’est rendu à l’Hôpital universitaire, où il a constaté l’encombrement des services et le manque de moyens, tout en rendant hommage à la solidarité des citoyens qui ont fait des dons privés pour améliorer les conditions de soins. Il a ensuité inspecté un oued (cours d’eau) laissé à l’abandon depuis des décennies et qui fera l’objet, bientôt, de travaux de curage.

Pour le chef de l’Etat, « le diagnostic est clair » et « le temps est désormais à l’action ».Il a prévenu, ainsi, les responsables administratifs que « celui qui n’assume pas ses responsabilités comme il se doit devra laisser sa place à ceux qui les porteront avec honnêteté ». Invoquant le verset cora

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Gabès : Kaïs Saïed annonce le démantèlement des unités devenues obsolètes

Le dossier environnemental de Gabès revient au premier plan. En visite dans la ville et notamment dans la zone de Chott Essalem, où sont implantées plusieurs unités relevant du Groupe chimique tunisien, le président de la République Kaïs Saïed a annoncé de nouvelles orientations concernant l’avenir de ces installations, avec comme priorité affichée : mettre fin aux émissions polluantes et redonner à la région un air sain.

Sur place, le chef de l’État a indiqué que les unités devenues obsolètes et jugées non conformes seraient démantelées. En revanche, celles qui ont fait l’objet de travaux de réparation et qui ne génèrent plus d’émissions polluantes devraient continuer à fonctionner.

Une approche en deux temps

Kaïs Saïed a expliqué que l’action des autorités devait, dans un premier temps, se concentrer sur les solutions urgentes afin de répondre aux problèmes les plus immédiats. Cette première étape concerne notamment les installations dont le fonctionnement est à l’origine de nuisances environnementales. « Le démantèlement total de toutes les unités prendra des années », a néanmoins affirmé le président.

Le président a toutefois insisté sur la nécessité de ne pas limiter l’intervention à des mesures ponctuelles. Selon lui, une solution « radicale et définitive » au problème environnemental de Gabès a été étudiée sous différents angles.

L’objectif affiché est ainsi de traiter le problème à sa source, tout en tenant compte des différentes dimensions du dossier, notamment environnementales, industrielles et sociales.

« Redonner l’air pur à Gabès »

La question des émissions constitue depuis des années l’un des principaux sujets de préoccupation des habitants de Gabès, en particulier dans les zones proches du complexe chimique.

Au cours de sa visite, Kaïs Saïed a rencontré plusieurs citoyens venus lui faire part des conséquences du dégradation de la situation environnementale sur leur quotidien. Les témoignages recueillis sur place ont notamment porté sur les nuisances liées à la pollution et leurs répercussions sur la qualité de vie des habitants.

Lire aussi : Gabès : Sept mois après le rapport sur la pollution, Kaïs Saïed retourne sur le terrain

Face à ces préoccupations, le président de la République a réaffirmé la nécessité de mettre un terme aux émissions et de « redonner l’air pur à Gabès ».

Un dossier qui dépasse Gabès

Le chef de l’État a également élargi le débat à l’ensemble du pays, estimant que plusieurs régions tunisiennes connaissent elles aussi des situations environnementales préoccupantes.

Pour Kaïs Saïed, la réponse ne peut donc pas se limiter à Gabès et doit s’inscrire dans une approche globale de traitement des problèmes environnementaux à travers le pays.

À Gabès, cette nouvelle prise de position pose toutefois une question centrale : comment concilier la nécessité de protéger la population et l’environnement avec le maintien de l’activité industrielle et des emplois liés au complexe chimique ?

Entre démantèlement des unités jugées obsolètes, maintien des installations rénovées et recherche d’une solution définitive, le gouvernement est désormais appelé à traduire les annonces présidentielles en mesures concrètes. Pour les habitants de Gabès, l’enjeu dépasse largement celui de la modernisation d’un complexe industriel : il s’agit de savoir si la ville pourra enfin tourner la page de plusieurs décennies de préoccupations environnementales.

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Kaïs Saïed : « La Tunisie mène une guerre sur tous les fronts »

Le président de la République, Kaïs Saïed, s’est rendu, dans l’après-midi du 10 août, sur la plage de « Chatt Essalam » à Gabès pour examiner la situation environnementale locale.

Il a insisté sur la nécessité d’éviter la répétition des incidents de l’année précédente et a qualifié la protection de l’environnement d’enjeu national. Tout en rappelant que Gabès a payé un prix particulièrement lourd à cause du Groupe chimique tunisien (GCT), dont certains avaient envisagé la cession à des prix dérisoires, une logique qu’il a dénoncée comme récurrente depuis 2011 et même avant.

Un discours centré sur l’environnement et la souveraineté des institutions publiques

Le chef de l’État a souligné que les établissements et infrastructures publics ne sont ni à vendre ni à brader. Selon lui, le peuple exige le démantèlement des réseaux de corruption et une reddition de comptes équitable. Il a décrit Gabès, dotée de montagnes, de plages et d’oasis, comme l’une des villes les plus affectées, victime non seulement de la pollution industrielle, mais aussi d’une « pollution politique ».

Des exigences claires : un environnement sain et des unités réhabilitées uniquement

Kaïs Saïed a affirmé que les citoyens ont le droit d’évoluer dans un cadre de vie sain, exempt de toute forme de pollution, au sens littéral comme au sens figuré. Il a précisé que seules les unités du GCT ayant fait l’objet de réhabilitations conformes seront remises en service, les installations polluantes devant rester à l’arrêt, afin de garantir un environnement sûr aux habitants de Gabès. Il a salué la résistance de la population locale, qu’il a présentée comme ayant fait échec à des tentatives d’instrumentalisation de leurs souffrances et à des projets visant non seulement à céder le complexe, mais aussi à attiser les tensions.

Suite de la visite : gouvernorat, hôpital et oued

Kaïs Saîed s’est rendu au siège du gouvernorat, où il a rencontré le Wali et plusieurs députés de la région. Il y a déclaré que la Tunisie mène une « guerre sur tous les fronts »  et que, tant que le peuple reste aussi conscient, tous les complots échoueront. Il s’est ensuite rendu à l’hôpital universitaire de Gabès, où il a constaté la surcharge et le manque de moyens. Tout en notant que des citoyens avaient fait des dons de leurs propres fonds pour améliorer les conditions des patients, un geste qu’il a illustré par le verset coranique : « Et ils se privent pour eux-mêmes, même s’ils sont dans le besoin. » Enfin, il a inspecté l’oued qui sera curé et réaménagé après des décennies d’accumulation de déchets.

Kaïs Saïed : « Le temps est venu d’agir »

Kaïs Saïed a conclu que le diagnostic est clair et que l’heure est désormais à l’action. Il a averti que quiconque n’assumerait pas ses responsabilités comme il se doit, devra céder sa place à quelqu’un d’autre, prêt à les assumer avec intégrité, citant : « Et acquittez-vous de l’engagement, car l’engagement sera demandé en compte.

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Tunisie | Que peut-on sérieusement attendre de la visite de Saïed à Gabès ?

Les solutions pratiques au problème de la pollution industrielle à Gabès et de ses conséquences sur l’environnement et la santé des habitants, notamment la hausse des affections respiratoires, des cancers et d’autres maladies, tardent à être mises en œuvre et les nombreuses visites des responsables politiques dans la région n’ont pas été suivies d’une amélioration notable de la situation. Au contraire : les Gabésiens, se sentant sacrifiés, s’impatientent et le font tapageusement savoir.  

Latif Belhedi

Le président Kaïs Saïed a effectué, hier soir, lundi 10 août 2026, une «visite surprise» dans le gouvernorat de Gabès, au sud-est de la Tunisie, pour faire le point sur la situation environnementale de la région et constater sur place les problèmes majeurs dont se plaignent les habitants, en particulier la pollution industrielle induite par les usines du Groupe chimique tunisien (GCT), qui produisent des engrais chimiques et rejettent quotidiennement dans l’air, le sol et la mer des tonnes de déchets chimiques très nocifs pour la santé et l’économie de la région.

Au cours de cette visite M. Saïed a souligné, selon l’agence officielle Tap, la nécessité d’adopter des «mesures immédiates et efficaces pour s’attaquer aux sources de pollution et en limiter les conséquences sur la population et l’environnement». Selon la même source, le président a réaffirmé que la situation environnementale à Gabès devait être traitée par une «intervention globale, capable d’agir tant sur les sources de la pollution que sur ses répercussions», tout en parlant de «solutions structurelles à long terme». L’objectif, a-t-il expliqué, est de mettre fin aux causes de l’urgence environnementale plutôt que de se limiter à en gérer les effets.

La «Tchernobyl de la Méditerranée»

A Gabès, ville de la côte sud-est de la Tunisie historiquement connue pour son oasis maritime, où prospéraient l’agriculture, la pêche et le tourisme, la situation environnementale et sanitaire a atteint un stade critique. Surnommée la «Tchernobyl de la Méditerranée», la région subit depuis des décennies l’impact de l’industrie lourde des phosphates.

L’origine de la crise environnementale de Gabès remonte à 1972, avec l’installation du pôle industriel du GCT, destiné à la transformation des phosphates en acide phosphorique et en engrais destinés à l’exportation.

Au fil des décennies, l’activité industrielle a eu un impact majeur sur l’environnement, notamment par le rejet en mer d’importantes quantités de phosphogypse — un résidu du traitement des phosphates contenant, entre autres, des métaux lourds, du fluor et des éléments radioactifs — ainsi que par des émissions atmosphériques de dioxyde de soufre, d’ammoniac et de composés fluorés.

La pollution a également affecté les ressources en eau, en raison de l’exploitation progressive des nappes phréatiques par le complexe industriel et de ses conséquences sur l’écosystème de l’oasis côtière.

La situation est revenue au cœur de l’actualité après des épisodes de forte pollution atmosphérique ayant provoqué, depuis septembre dernier, des intoxications et des hospitalisations : selon des sources locales, plus de 120 personnes ont nécessité des soins pour des symptômes tels que des difficultés respiratoires, des évanouissements ainsi que des irritations oculaires et des voies respiratoires.

La population au bord de la crise de nerfs

Par ailleurs, des associations écologistes et des militants organisent régulièrement des marches de protestation, à Gabès mais aussi à Tunis, devant le siège du GCT, pour dénoncer les conséquences de la pollution industrielle sur la santé des populations locales, notamment l’augmentation des pathologies respiratoires, des cancers et d’autres maladies.

Le mouvement écologiste «Stop Pollution» a organisé de nombreuses mobilisations pour réclamer la fin de la pollution industrielle et la délocalisation des installations du GCT. La pression croissante de la population a replacé la question environnementale de Gabès parmi les priorités de l’agenda institutionnel national. Kaïs Saïed avait déjà chargé un groupe de travail d’élaborer des propositions pour répondre en urgence à la crise environnementale dans la région. Le rapport final et les recommandations du groupe avaient été présentés au président en janvier 2026. Mais on attend toujours des mesures concrètes pour faire face au fléau de la pollution industrielle à Gabès.

Certaines annonces ont été faites ces derniers mois pour calmer la colère des habitants, mais elles sont davantage des déclarations d’intention que des décisions exécutives. Et les Gabésiens qui avaient espéré voir la visite du chef de l’Etat d’hier soir s’accompagner de la mise en route de mesures concrètes de lutte contre la pollution et ses conséquences socio-économiques en ont finalement eu pour leur frais. Beaucoup ont d’ailleurs scandé d’une seule voix au passage du président : «Le peuple veut le démantèlement des unités industrielles», détournant ainsi, ironiquement, le slogan de la campagne présidentielle de Saïed en 2019 : «Le peuple veut».

Jusque-là, on ne peut pas dire que les cris de détresse des Gabésiens ont été entendus ou que les visites des responsables dans la région aient été suivies d’une amélioration de leur situation. Il faut dire que pour l’Etat tunisien, la marge de manœuvre est très étriquée : la crise financière qu’il traîne depuis 2011 ne lui permet pas de se passer des recettes des exportations d’engrais chimiques. C’est la quadrature du cercle, en somme.

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Gabès : Saïed examine la situation environnementale et les problèmes de pollution

Le président Kaïs Saïed a effectué lundi une visite non annoncée dans le gouvernorat de Gabès pour s’enquérir de la situation environnementale et des principales difficultés auxquelles est confrontée la région, appelant à des solutions urgentes, notamment au problème de la pollution.

Le président a souligné la nécessité de traiter la situation environnementale à Gabès en s’attaquant aux sources de pollution et en mettant fin à leurs conséquences, à travers des solutions urgentes et efficaces, tout en œuvrant à résoudre les problèmes structurels à long terme.

Cette visite intervient dans le cadre du suivi par la présidence de la République du dossier environnemental à Gabès, où la population réclame depuis plusieurs années la fin de la pollution industrielle, notamment autour des unités relevant du Groupe chimique tunisien.

Le président Saïed avait chargé une équipe de travail de proposer des solutions urgentes à la situation environnementale dans la région.

Il avait reçu, en janvier 2026, le rapport final de cette équipe et ses recommandations, affirmant alors sa volonté de prendre les mesures nécessaires, notamment sur les plans technique, financier et structurel, pour mettre fin aux sources de pollution dans la ville.

La pollution à Gabès est notamment liée aux activités industrielles de transformation du phosphate et de production d’engrais et de produits chimiques, qui ont généré pendant des décennies des émissions et des rejets de déchets industriels dans l’environnement marin.

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Gabès : Sept mois après le rapport sur la pollution, Kaïs Saïed retourne sur le terrain

Kaïs Saïed a effectué, lundi 10 août 2026, une visite inopinée dans le gouvernorat de Gabès afin de constater la situation environnementale et les principales difficultés persistantes dans la région. Le président de la République a appelé à des solutions « urgentes et efficaces » contre la pollution, tout en apportant des précisions sur le devenir des unités industrielles.

Le chef de l’État a souligné la nécessité d’agir sur les sources de pollution et de mettre fin à leurs conséquences. Cette visite intervient dans un dossier suivi directement par la Présidence depuis plusieurs mois.

Sept mois après la remise du rapport final

Kaïs Saïed avait chargé une équipe de travail d’identifier des solutions urgentes à la situation environnementale de Gabès. En janvier 2026, il avait reçu son rapport final et ses recommandations, affirmant que les mesures nécessaires devaient être prises aux niveaux technique, financier et structurel.

La visite du 10 août marque ainsi le retour du chef de l’État sur le terrain sept mois après la remise de ce document.

Face aux habitants qui scandaient « Le peuple veut le démantèlement des unités », Kaïs Saïed a déclaré que les installations qui ne sont plus en état seraient démantelées. Il n’a donc pas annoncé le démantèlement de l’ensemble des unités du Groupe chimique tunisien.

Le président a distingué ces installations de celles qui ont été réparées afin d’éviter les émissions polluantes. Il a également indiqué que les unités qui ne fonctionnent plus mais continuent de produire des émissions seraient mises hors service.

Un démantèlement qui prendra des années

Kaïs Saïed a toutefois prévenu que le démantèlement nécessiterait plusieurs années. Dans l’immédiat, la priorité doit porter sur des solutions urgentes destinées à empêcher de nouveaux rejets.

Le dossier devra ensuite être étudié sous tous ses aspects afin de parvenir à une solution « radicale et définitive », selon le chef de l’État. Celui-ci a évoqué l’existence d’une vision stratégique préparée avec l’équipe chargée du dossier.

Aucune liste des unités concernées, aucun budget et aucun calendrier précis de mise en œuvre n’ont cependant été rendus publics.

Lire aussi: Gabès : Kaïs Saïed reçoit le rapport final de l’équipe chargée du dossier environnemental

Le phosphogypse au cœur de la visite

Lors de son inspection du site industriel, Kaïs Saïed s’est interrogé sur les volumes de phosphogypse encore accumulés, évoquant des quantités très importantes. Il a qualifié les atteintes environnementales subies par la région de « crimes commis contre la Tunisie ».

Le président a assuré que Gabès retrouverait sa mer et ses richesses naturelles. Il a également présenté la pollution comme une question nationale, estimant que d’autres régions tunisiennes étaient elles aussi confrontées à de graves atteintes environnementales.

La crise de Gabès est associée depuis plusieurs décennies aux activités de transformation du phosphate, à la production d’engrais et de produits chimiques ainsi qu’aux rejets industriels accumulés.

Des entreprises publiques « tunisiennes à 100 % »

Au cours de sa rencontre avec des représentantes régionales, Kaïs Saïed a également affirmé que les institutions et entreprises publiques devaient rester « entièrement tunisiennes » et demeurer la propriété du peuple tunisien.

Cette déclaration intervient quelques jours après la publication d’une annonce américaine concernant PhosCo, un projet phosphatier en Tunisie. Washington prévoit un financement initial compris entre 1 et 1,536 million de dollars afin d’accompagner son développement et de contribuer à la mobilisation de plus de 100 millions de dollars d’investissements.

Le montage présenté dans le document américain envisage une participation comprise entre 30 et 40 % dans la future structure PhosCo. L’annonce ne mentionne toutefois pas une prise de participation dans le Groupe chimique tunisien ou dans la Compagnie des phosphates de Gafsa.

Kaïs Saïed n’a cité ni les États-Unis ni PhosCo pendant sa visite. Ses propos ne peuvent donc pas être présentés comme une réponse directe à Washington. Leur proximité dans le temps replace néanmoins la question du contrôle national des entreprises et des projets liés au phosphate au centre du dossier.

La vidéo présidentielle apporte ainsi de premières précisions sur le sort des différentes installations de Gabès. La prochaine étape sera celle de leur traduction en décisions concrètes : identifier les unités à démanteler ou à mettre hors service, publier un calendrier et préciser les financements nécessaires.

Lire aussi :

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Kaïs Saïed effectue une visite surprise à Gabès

Lundi 10 août 2026, le président de la République , Kaïs Saïed, a effectué une visite surprise à Gabès, selon ce qu’a indiqué le correspondant de Diwan FM ce lundi soir. La même source a ajouté que le chef de l’État a visité la zone industrielle. Et ce pour examiner la situation environnementale. Il a souligné à cette occasion l’importance de trouver des solutions urgentes aux problèmes environnementaux en suspens, en particulier la pollution.

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Le président Saïed réaffirme que la récupération des fonds publics ne se prescrit pas

Le président de la République Kaïs Saïed, a appelé mercredi à accélérer l’examen des dossiers de réconciliation pénale, lors d’un entretien au palais de Carthage avec le président de la Commission nationale de réconciliation pénale, Ali Abbès.

Le chef de l’État a passé en revue l’activité de la commission et les dossiers qui lui ont été soumis, rappelant avoir proposé dès 2012 le principe de la réconciliation pénale, avant, selon lui, la conclusion de « marchés suspects » menés, dans la plupart des cas, à l’abri des regards.

Le président Saïed a insisté sur la nécessité d’accélérer le traitement des dossiers, loin des « méandres des procédures » qui, selon lui, sont utilisés par certains non pas pour parvenir à des solutions équitables, mais pour prolonger les affaires ou exercer un « chantage déguisé ».

Il a également affirmé que le droit de l’État à récupérer les fonds du peuple tunisien « ne se prescrit pas », dénonçant l’influence persistante de « vestiges de l’ancien système » au sein de plusieurs institutions.

Le président de la République a enfin souligné que l’objectif de l’État n’était ni de se venger des personnes concernées ni de les maintenir en prison ou en fuite à l’étranger, mais de recouvrer les fonds et les droits légitimes du peuple tunisien, estimant que « ni la fuite ni les financements provenant de cercles connus ne permettront d’échapper à cette responsabilité ».

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L’action, vecteur agissant de la parole publique : Kaïs Saïed redéfinit la mission des médias nationaux

Par Ahmed NEMLAGHI

À chaque étape importante de la vie institutionnelle du pays, la question des médias revient au premier plan. Non seulement parce qu’ils constituent le principal vecteur d’information des citoyens, mais parce qu’ils participent également à la formation de l’opinion publique, à l’accompagnement des réformes et au renforcement du lien entre l’État et la société. La réunion tenue lundi au palais de Carthage entre le Président de la République, Kaïs Saïed, et les responsables des principaux médias nationaux s’inscrit précisément dans cette réflexion plus globale sur la place de l’information publique dans une période de profondes mutations institutionnelles.

Autour du Chef de l’État étaient réunis les responsables de la Télévision tunisienne, de la Radio tunisienne, de l’agence Tunis Afrique Presse (TAP), de la Société Nouvelle d’Impression, de Presse et d’Édition (La Presse) ainsi que de Dar Assabah. Au-delà de son aspect protocolaire, cette rencontre revêt une portée particulière puisqu’elle intervient dans un contexte où les autorités poursuivent plusieurs chantiers de réforme touchant aussi bien à l’organisation de l’État qu’à la modernisation des services publics, à la numérisation de l’administration ou encore au renforcement de l’État social.

Au cours de cette réunion, Kaïs Saïed a rappelé que les médias nationaux occupent une place essentielle dans cette phase de l’histoire de la Tunisie. Selon le communiqué de la Présidence de la République, il les a appelés à être «une voix libre exprimant la parole courageuse» et à développer un discours responsable, fidèle aux faits et orienté vers l’intérêt supérieur du pays.

Cette déclaration résume une conception particulière du rôle des médias publics. Dans la vision exprimée par le Président de la République, ceux-ci ne sont pas uniquement des instruments de diffusion de l’information institutionnelle. Ils constituent également un service public appelé à accompagner les grandes politiques nationales, à informer les citoyens avec responsabilité et à contribuer au renforcement de la cohésion nationale.

Dans toutes les démocraties modernes, les médias publics occupent une place spécifique.

Leur vocation première consiste à garantir à l’ensemble des citoyens une information fiable, pluraliste et accessible, indépendamment des contraintes commerciales qui peuvent peser sur les médias privés. Cette mission dépasse largement la simple couverture de l’actualité quotidienne.

Elle englobe l’explication des réformes, la vulgarisation des politiques publiques, la diffusion de la culture, la promotion de la citoyenneté ainsi que la sensibilisation aux grands enjeux économiques, sociaux et environnementaux.

C’est précisément cette dimension que le Président de la République semble avoir voulu mettre en avant lors de cette rencontre. À travers ses propos, il invite les médias nationaux à jouer pleinement leur rôle de service public en privilégiant les préoccupations concrètes des citoyens plutôt que les polémiques stériles. Dans cette perspective, l’information devient un outil de compréhension et non un simple espace de confrontation. Elle permet aux citoyens de mieux saisir les enjeux des réformes engagées tout en offrant aux institutions un retour permanent sur les attentes exprimées dans les différentes régions du pays.

La parole ne suffit plus

L’une des phrases les plus commentées de cette réunion demeure sans doute celle par laquelle Kaïs Saïed affirme que «le dernier mot ne sera pas un communiqué. Ce sera un acte». Au-delà de sa portée symbolique, cette formule traduit une idée qui revient régulièrement dans les interventions du Chef de l’État : les institutions sont appelées à être jugées moins sur leurs déclarations que sur leur capacité à produire des résultats tangibles. Cette approche repose sur une distinction claire entre communication et action. La communication institutionnelle demeure nécessaire. Elle informe, explique, éclaire les décisions publiques et favorise la transparence. Mais elle ne saurait constituer une finalité. Elle doit accompagner une action concrète, susceptible d’améliorer effectivement les conditions de vie des citoyens. Cette philosophie irrigue bon nombre de réformes entreprises ces dernières années.

Qu’il s’agisse de la réforme du droit du travail, du renforcement de la protection sociale, de la numérisation des services administratifs, de la modernisation des procédures ou du développement régional, les autorités présentent ces chantiers comme devant produire des effets mesurables sur la vie quotidienne des Tunisiens.

Dans cette logique, les médias publics apparaissent comme des partenaires institutionnels chargés non seulement d’informer, mais également d’expliquer les objectifs poursuivis, de rendre compte de leur mise en œuvre et de relayer les attentes exprimées par les citoyens.

L’information ne circule pas dans un seul sens. Si les médias rendent compte des décisions des pouvoirs publics, ils constituent également un canal privilégié par lequel remontent les difficultés rencontrées sur le terrain. Cette fonction apparaît d’autant plus importante que Kaïs Saïed multiplie, depuis plusieurs années, les déplacements inopinés dans les différentes régions du pays. Ces visites témoignent d’une volonté affichée de confronter les rapports administratifs aux réalités vécues par les citoyens. Dans cette démarche, les médias publics peuvent jouer un rôle complémentaire. Par leurs reportages, leurs enquêtes et leurs émissions de proximité, ils mettent en lumière les attentes de la population, les difficultés liées aux services publics, les problèmes environnementaux, les besoins en infrastructures ou encore les préoccupations économiques des différentes régions.

Ils deviennent ainsi des intermédiaires entre les citoyens et les institutions. Cette fonction de médiation contribue à enrichir la décision publique. Elle permet également de mieux identifier les priorités et d’assurer un suivi des réponses apportées par les administrations. Loin de se limiter à la diffusion des communiqués officiels, les médias participent alors à une dynamique de gouvernance fondée sur l’écoute du terrain.

Une communication au service de la cohésion sociale

Le Président de la République a également appelé les médias à intensifier les campagnes de sensibilisation contre plusieurs fléaux sociaux, notamment le trafic de stupéfiants.

Cet aspect rappelle que les médias publics remplissent aussi une mission d’intérêt général en matière de prévention. La lutte contre les addictions, la violence, la délinquance, les accidents de la route ou encore la dégradation de l’environnement nécessite une mobilisation de l’ensemble des institutions.

Par leur capacité de diffusion, la radio, la télévision et les agences de presse disposent d’un levier important pour sensibiliser les citoyens, promouvoir les comportements responsables et renforcer la culture civique. Cette dimension éducative du service public de l’information constitue l’un des fondements historiques des médias nationaux. Elle demeure pleinement d’actualité dans une société confrontée aux profondes mutations induites par les réseaux sociaux, la circulation instantanée de l’information et la prolifération des contenus non vérifiés.

L’évolution des technologies de l’information a profondément transformé le paysage médiatique. L’apparition des réseaux sociaux, des plateformes numériques et des nouveaux modes de diffusion a démultiplié la circulation de l’information. Mais cette rapidité s’accompagne également d’un risque grandissant, celui de la désinformation, de la manipulation et de la propagation de rumeurs susceptibles de fragiliser la cohésion sociale. Dans ce contexte, les médias nationaux se voient confier une responsabilité particulière. Leur crédibilité repose avant tout sur leur capacité à vérifier les faits, à hiérarchiser l’information et à distinguer clairement les données objectives des commentaires ou des interprétations. Cette exigence rejoint les propos du Président de la République lorsqu’il appelle les médias à développer «une parole courageuse» fondée sur la vérité. Une telle conception ne signifie pas que les médias doivent renoncer à leur esprit critique. Bien au contraire, leur mission consiste à éclairer le débat public par une information exacte, documentée et équilibrée, permettant au citoyen de comprendre les enjeux qui concernent son quotidien. L’information devient alors un véritable service rendu à la collectivité. Elle participe à la consolidation de la confiance dans les institutions, non par le silence ou l’occultation des difficultés, mais par leur exposition rigoureuse, accompagnée d’une mise en perspective des solutions envisagées.

Une administration appelée à rendre des comptes

Au fil de ses interventions publiques, Kaïs Saïed insiste régulièrement sur un principe qui irrigue l’ensemble de son approche institutionnelle : chaque responsable public doit assumer pleinement les missions qui lui sont confiées. Cette exigence concerne naturellement les administrations, les établissements publics, les collectivités locales, mais également l’ensemble des structures appelées à assurer un service au citoyen.

Dans cette perspective, les médias nationaux peuvent jouer un rôle de suivi particulièrement utile. Ils ne se limitent pas à annoncer les décisions ou les projets, ils peuvent également accompagner leur mise en œuvre, informer sur leur état d’avancement, recueillir les réactions des citoyens et donner la parole aux différents acteurs concernés. Une telle démarche contribue à instaurer une culture de l’évaluation de l’action publique. Les politiques publiques ne sont plus appréciées uniquement à travers les textes qui les instituent, mais aussi au regard de leurs effets concrets sur la vie quotidienne. Cette approche rejoint l’idée, exprimée par le Chef de l’État, selon laquelle les institutions doivent être jugées à l’aune des résultats qu’elles produisent.

L’une des caractéristiques des interventions présidentielles réside dans la place accordée au citoyen.

Qu’il s’agisse de ses visites de terrain, de ses rencontres avec les habitants des différentes régions ou de ses échanges avec les responsables administratifs, Kaïs Saïed rappelle régulièrement que l’action publique trouve sa légitimité dans sa capacité à répondre aux préoccupations de la population.

Dans cette logique, les médias nationaux apparaissent comme un trait d’union entre les citoyens et les institutions.

Ils permettent d’identifier les difficultés rencontrées sur le terrain, de porter les attentes des populations à la connaissance des décideurs et d’assurer un suivi des réponses apportées.

Cette fonction de proximité est d’autant plus importante que les disparités régionales demeurent l’un des principaux défis du développement. Les médias de service public disposent d’un réseau couvrant l’ensemble du territoire national. Ils sont donc en mesure de refléter la diversité des réalités locales et de contribuer à une meilleure prise en compte des besoins spécifiques des différentes régions. Cette mission rejoint la conception d’un État social dans lequel l’action publique est appelée à bénéficier à tous les citoyens, quels que soient leur région, leur situation économique ou leur environnement social.

 

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Réconciliation pénale : Saied réclame des résultats et met en garde contre les retards

Le président de la République, Kaïs Saïed, a reçu mercredi 5 août au palais de Carthage le président de la Commission nationale de réconciliation pénale, Ali Abbès, afin d’examiner l’état d’avancement des travaux de la commission et les dossiers déposés par les personnes ayant choisi de s’engager dans cette procédure.

À cette occasion, le chef de l’État a insisté sur la nécessité d’accélérer l’examen des dossiers, dénonçant les « méandres des procédures » qui, selon lui, sont parfois utilisés pour retarder les affaires ou exercer des formes de pression. Il a également réaffirmé que le droit de l’État à récupérer les fonds publics « ne se prescrit pas » et que les personnes ayant contribué à entraver ce processus devront également rendre des comptes.

Kaïs Saïed a, en outre, assuré que la démarche de l’État ne vise pas à se venger des personnes concernées ni à les maintenir en prison ou en fuite à l’étranger, mais à récupérer les fonds qu’il considère comme appartenant au peuple tunisien.

Un dossier lancé pour récupérer les fonds détournés

Le dossier de la réconciliation pénale constitue l’un des projets emblématiques défendus par Kaïs Saïed depuis plusieurs années. Le président a rappelé, lors de cette rencontre, avoir proposé cette idée dès 2012, bien avant son arrivée au pouvoir.

Le mécanisme a été concrétisé par le décret-loi n°13 de 2022, qui a créé la Commission nationale de réconciliation pénale. Son principe consiste à permettre aux hommes d’affaires ou aux personnes soupçonnées d’avoir obtenu des avantages indus ou bénéficié de fonds publics de conclure un accord avec l’État. En contrepartie, ces personnes doivent restituer les montants concernés ou contribuer au financement de projets de développement dans les régions défavorisées.

Lire aussi : Réconciliation pénale : Kaïs Saïed installe la nouvelle commission et réaffirme sa ligne

L’objectif affiché est double : récupérer rapidement les fonds que l’État estime avoir perdus et orienter ces ressources vers des investissements créateurs d’emplois, tout en évitant des procédures judiciaires longues et complexes.

Les propositions défendues par Kaïs Saïed

Depuis qu’il porte ce projet, Kaïs Saïed affirme que la réconciliation pénale doit reposer sur la restitution des fonds considérés comme indûment acquis au profit de l’État. Selon cette approche, les personnes concernées pourraient éviter des sanctions judiciaires classiques en procédant à une compensation financière ou en participant à la réalisation de projets de développement.

Le président insiste également sur le fait que les sommes récupérées doivent bénéficier directement aux régions défavorisées à travers des projets économiques et sociaux. Il présente ainsi la réconciliation pénale non pas comme une amnistie générale, mais comme un mécanisme permettant de réparer un préjudice financier subi par la collectivité tout en favorisant le développement régional.

Toutefois, la mise en œuvre du dispositif a progressé plus lentement que prévu, avec un nombre limité d’accords conclus depuis sa création. Une situation qui explique les appels répétés du chef de l’État à accélérer l’étude des dossiers et à dépasser les obstacles administratifs et judiciaires qui, selon lui, ralentissent le processus.

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«L’UGTT ne restera pas inactive face à la crise en Tunisie» (Selmi)

Marginalisé par le régime présidentialiste mis en place par Kaïs Saïed au lendemain de la proclamation de l’état d’exception le 25 juillet 2021, l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) a de plus en plus mal à exister et à jouer le rôle qui fut longtemps le sien au centre du jeu politique en Tunisie.

C’est en réaction à cette marginalisation que son secrétaire général Slaheddine Selmi a déclaré que l’organisation ne resterait ni silencieuse ni inactive, soulignant que les structures de l’organisation sont en mouvement permanent — une caractéristique qui marque son histoire.

Dans une allocution prononcée, ce matin, mercredi 5 août 2026, lors d’une marche qui prit le départ devant le siège de l’Union régionale du travail à Sfax, à l’occasion de la commémoration des événements du 5 août 1947 *, Selmi a ajouté, selon ses propos rapportés par Diwan FM : «Lorsque les crises parlent, le silence équivaut à un abandon de la patrie», dans une allusion à la crise socioéconomique où continue de s’enfoncer le pays.   

Il a aussi appelé toutes les structures syndicales ainsi que les adhérents de l’UGTT à ne pas brader la patrie, soulignant qu’il s’agit là de sa mission à l’heure actuelle.

Le responsable syndical a poursuivi en affirmant que le rôle fondamental de l’UGTT consiste à défendre et à sauver le pays, déclarant : «Nous avons dépassé la question sociale et celle des augmentations de salaires.»

Tout en relevant la succession de crises dans divers domaines, Selmi a rappelé que le citoyen jouit de droits sociaux — tels que l’accès à l’eau, à l’électricité, à la santé, aux transports et à l’éducation — qui relèvent de la responsabilité de l’État, ajoutant : «Nous sommes des citoyens et non des sujets.»

Dans ce même contexte, il a estimé que la récente hausse du prix des médicaments découlait de recommandations du Fonds monétaire international (FMI), lequel cherche, selon lui, à réduire l’intervention de l’État dans le domaine social, par allusion à la levée des subvention sur beaucoup de médicaments importés qui a été décidée par le gouvernement à cause des difficultés financières et budgétaires auxquelles il fait face.

I. B.  

* Le 5 août 1947, une grève générale menée à Sfax par le leader syndicaliste Habib Achour sous la bannière de l’UGTT a réclamé un salaire minimum pour les ouvriers. Cette mobilisation sociale s’est heurtée à une violente répression militaire de l’armée coloniale française, faisant plusieurs victimes et marquant l’histoire du mouvement national.

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La gouvernance de proximité : au cœur de l’action de Kaïs Saïed

Par Ahmed NEMLAGHI

La visite inopinée effectuée par le Président de la République, Kaïs Saïed, dans la soirée du dimanche dernier à Radès s’inscrit dans une démarche devenue caractéristique de son exercice du pouvoir : aller directement à la rencontre des citoyens, constater sur le terrain les difficultés qu’ils rencontrent et interpeller les responsables chargés de la gestion des affaires publiques. Loin de se limiter à un déplacement protocolaire, cette visite traduit une méthode de gouvernance fondée sur l’observation directe des réalités locales et sur l’écoute des préoccupations exprimées par les habitants.

À Radès, les échanges ont principalement porté sur des questions qui touchent directement à la qualité de vie des citoyens : l’assainissement de l’oued Méliane, l’état du littoral, la dégradation de la plage de Radès, ainsi que les insuffisances constatées dans certains services publics. Ces préoccupations, exprimées de longue date par les riverains, illustrent des problématiques qui dépassent le seul cadre local et renvoient plus largement aux défis auxquels sont confrontées plusieurs collectivités territoriales en matière d’environnement, d’aménagement urbain et de gestion des infrastructures.

À cette occasion, le Chef de l’État a réaffirmé suivre «de manière continue et précise» les dossiers ayant un impact direct sur la vie quotidienne des Tunisiens. Il a également rappelé que les responsables publics sont tenus d’assumer pleinement les missions qui leur sont confiées afin d’assurer aux citoyens les services auxquels ils ont droit.

Depuis son accession à la magistrature suprême, Kaïs Saïed a multiplié les déplacements sur le terrain. Qu’il s’agisse d’hôpitaux, d’établissements publics, de chantiers, de quartiers populaires ou encore de régions de l’intérieur du pays, ces visites répondent à une même logique : confronter les rapports administratifs à la réalité vécue par les citoyens.

Cette méthode repose sur la conviction que l’action publique gagne en efficacité lorsqu’elle s’appuie sur une connaissance directe des situations rencontrées sur le terrain. Les échanges spontanés avec les habitants permettent de recueillir des informations qui ne figurent pas toujours dans les dossiers administratifs et d’identifier plus rapidement les dysfonctionnements susceptibles d’affecter le fonctionnement des services publics.

À plusieurs reprises, ces visites ont conduit à demander l’accélération de certains projets, à rappeler les obligations des administrations concernées ou à mettre l’accent sur la nécessité d’améliorer la qualité des prestations offertes aux citoyens.

Les services publics au cœur des préoccupations

Les observations formulées lors de la visite de Radès s’inscrivent dans une réflexion plus large sur le fonctionnement des services publics. L’entretien des espaces urbains, la protection de l’environnement, l’assainissement, la gestion des ressources hydrauliques ou encore la préservation du littoral constituent autant de domaines où l’efficacité de l’administration conditionne directement la qualité de vie de la population. Dans cette perspective, le Président de la République rappelle régulièrement que la mission première des institutions publiques consiste à répondre aux besoins des citoyens dans le respect des lois et des principes de bonne gouvernance. L’amélioration des services publics constitue ainsi l’un des axes récurrents des orientations présidentielles. Cette exigence ne concerne pas uniquement les investissements matériels, elle suppose également une meilleure coordination entre les administrations, une responsabilisation accrue des gestionnaires publics et un suivi plus rigoureux de l’exécution des projets.

Les préoccupations exprimées par les habitants de Radès renvoient à des droits reconnus par le cadre juridique tunisien, notamment le droit à un environnement sain, l’accès à des services publics de qualité et l’amélioration des conditions de vie.

Ces exigences s’inscrivent dans la conception de l’État social mise en avant par les autorités depuis plusieurs années. Cette approche accorde une place importante à la justice sociale, à la réduction des inégalités et à la lutte contre les formes d’exclusion susceptibles d’affecter certaines catégories de la population ou certains territoires.

Dans cette optique, les politiques publiques sont appelées à concilier développement économique, protection de l’environnement et amélioration du cadre de vie.

Les difficultés évoquées à Radès mettent également en lumière les défis de la réforme administrative. Les retards dans la réalisation de certains projets, les insuffisances dans l’entretien des infrastructures ou encore les dysfonctionnements constatés dans certains services alimentent régulièrement les critiques des citoyens.

Depuis plusieurs années, Kaïs Saïed souligne la nécessité de moderniser l’administration, de renforcer la responsabilité des gestionnaires publics et de lutter contre les pratiques contraires aux principes de transparence et d’égalité devant le service public.

Cette orientation s’accompagne d’un discours constant sur le respect de la loi, la moralisation de la vie publique et la nécessité de placer l’intérêt général au-dessus des intérêts particuliers.

Une attention particulière aux questions environnementales

Le choix de Radès n’est pas anodin. Les questions liées à l’assainissement de l’oued Méliane et à l’état du littoral illustrent les enjeux environnementaux auxquels plusieurs régions du pays sont confrontées.

La protection des plages, la lutte contre les différentes formes de pollution et la préservation des ressources naturelles figurent désormais parmi les priorités des politiques publiques, d’autant plus que ces questions influencent directement la santé publique, le tourisme et le développement local.

La période estivale confère à ces préoccupations une importance particulière. Les plages constituent un espace de loisirs, mais également un patrimoine collectif dont la préservation relève de la responsabilité de l’ensemble des acteurs publics et privés.

Les orientations présidentielles mettent également l’accent sur le rôle des jeunes générations dans la transformation du pays. La mobilisation des compétences, l’encouragement de l’initiative et la valorisation du mérite sont présentés comme des facteurs essentiels pour accompagner les réformes engagées.

Cette vision s’inscrit dans une volonté de promouvoir une administration plus efficace, davantage tournée vers les résultats et capable de répondre aux attentes d’une société en mutation.

Au-delà des aspects matériels, les visites de terrain traduisent une conception de la gouvernance fondée sur la proximité avec les citoyens. Elles permettent de maintenir un lien direct avec les réalités locales, de mesurer les attentes de la population et de rappeler aux administrations leur obligation de répondre avec diligence aux besoins du public.

Cette démarche vise également à renforcer la confiance entre les institutions et les citoyens, en montrant que les préoccupations exprimées sur le terrain peuvent être prises en considération au plus haut niveau de l’État.

Une dynamique appelée à se poursuivre

La visite présidentielle à Radès s’inscrit dans une série de déplacements consacrés aux questions environnementales, aux infrastructures et au fonctionnement des services publics. Elle témoigne d’une volonté de maintenir un suivi régulier des dossiers touchant directement la vie quotidienne des Tunisiens.

En définitive, les visites de terrain effectuées par le Président Kaïs Saïed ne relèvent pas d’une simple démarche de communication institutionnelle. Elles traduisent une conception de l’exercice du pouvoir fondée sur le contact direct avec les citoyens, l’observation concrète des réalités locales et le suivi permanent de l’action administrative. En privilégiant l’écoute des doléances de la population, le Chef de l’État entend rappeler que la légitimité des institutions se mesure avant tout à leur capacité à répondre efficacement aux besoins quotidiens des Tunisiens.

Cette approche s’inscrit dans une vision plus large de l’État social, où les droits des citoyens ne demeurent pas de simples principes inscrits dans les textes, mais doivent se traduire par des services publics performants, un environnement préservé, des infrastructures entretenues et une administration responsable. Le droit à une vie digne, à un cadre de vie sain, à l’accès à l’eau, à l’électricité, à la santé, à l’emploi ou encore à un environnement protégé constitue le prolongement naturel des valeurs de justice sociale que le Président de la République place au cœur des réformes engagées depuis plusieurs années.

Restaurer la confiance entre les citoyens et les institutions

La visite de Radès illustre parfaitement cette philosophie. Derrière les questions relatives à l’assainissement de l’oued Méliane ou à l’état du littoral apparaît une exigence plus fondamentale : une administration capable d’anticiper les difficultés plutôt que de les subir, d’assurer un suivi permanent des projets publics et d’assumer pleinement les responsabilités que lui confient les lois de la République.

Cette démarche s’accompagne d’une volonté constante de rompre avec des pratiques administratives longtemps dénoncées pour leur lourdeur, leur lenteur ou leur manque de réactivité. En rappelant à chaque déplacement que nul n’est au-dessus de la loi et que chaque responsable est comptable de sa mission devant la Nation, Kaïs Saïed entend promouvoir une culture de responsabilité, de transparence et d’efficacité, indispensable à la modernisation de l’État.

Au-delà des réalisations matérielles attendues, cette politique de proximité poursuit également un objectif plus profond : restaurer la confiance entre les citoyens et leurs institutions. Une confiance qui ne se décrète pas, mais qui se construit progressivement à travers des résultats tangibles, une administration à l’écoute, des décisions appliquées avec équité et un traitement égal de tous les citoyens, sans exclusion, sans favoritisme et dans le strict respect de la loi.

Car c’est finalement sur ce terrain que se joue la réussite des réformes. Les textes, aussi ambitieux soient-ils, ne prennent tout leur sens que lorsqu’ils améliorent concrètement la vie quotidienne des citoyens. La proximité avec le terrain, l’écoute permanente des préoccupations populaires et la volonté d’apporter des réponses rapides aux dysfonctionnements constituent, dans cette perspective, l’un des leviers essentiels de l’action publique. En poursuivant cette démarche, le Président de la République entend faire de l’État un acteur plus présent, plus responsable et plus proche des citoyens, afin que les principes de justice sociale, de dignité et d’égalité ne demeurent pas de simples idéaux, mais deviennent une réalité vécue dans toutes les régions de la République.



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Kaïs Saïed : des sites archéologiques victimes de pillage et des vestiges de l’oued Méliane transformés en dépôt de déchets !

Le président de la République, Kaïs Saïed, a évoqué la situation des sites archéologiques en Tunisie lors d’une réunion tenue lundi 4 août 2026 au palais de Carthage avec la cheffe du gouvernement Sarra Zaâfrani Zenzri, le ministre de l’Environnement Habib Abid, la ministre des Affaires culturelles Amina Srarfi, la directrice générale de l’Agence de mise en valeur du patrimoine et de promotion culturelle Rabiâ Bel Fguira, ainsi que le chargé de la gestion de l’Agence de protection et d’aménagement du littoral Mehdi Belhaj.

Cette réunion a porté notamment sur la situation environnementale et la pollution, à la suite de la visite effectuée dimanche par le chef de l’État à Radès.

Concernant le patrimoine, Kaïs Saïed a souligné le rôle de l’Agence de mise en valeur du patrimoine et de promotion culturelle dans la protection des sites archéologiques. Il a cité, à titre d’exemple, les vestiges découverts fortuitement sur les rives de l’oued Méliane, qui « se sont transformés en dépôt de déchets », selon le communiqué de la Présidence de la République.

Le président de la République a indiqué que cet exemple ne constitue qu’un cas parmi de nombreux sites archéologiques qui n’ont pas encore été découverts, qui n’ont pas bénéficié de la protection nécessaire ou qui ont été victimes de pillage.

Il a établi un parallèle entre la situation de certains sites patrimoniaux et celle des biens publics, estimant que ces derniers ont également été exposés au pillage.

Au cours de la même réunion, Kaïs Saïed a par ailleurs affirmé que toute partie responsable de la pollution doit assumer pleinement ses responsabilités, en rappelant le principe du « pollueur-payeur » consacré par le droit international et repris lors du Sommet de Rio de Janeiro en 1992.

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Kaïs Saïed veut imposer le principe du « pollueur-payeur » en Tunisie

Le président de la République Kaïs Saïed veut faire du principe du « pollueur-payeur » un levier dans la lutte contre la dégradation environnementale en Tunisie. Lors d’une réunion tenue lundi au palais de Carthage, consacrée notamment à la situation écologique après sa visite effectuée à Radès, le chef de l’État a affirmé que toute personne ou structure ayant contribué à la pollution devait « assumer pleinement ses responsabilités ».

Cette position intervient après la visite présidentielle à Radès, où Kaïs Saïed avait constaté la situation environnementale autour de plusieurs sites, notamment les abords de l’oued Méliane, devenu au fil des années un point de rejet de déchets et un symbole de la dégradation du cadre de vie.

Le président a rappelé que cette approche s’inscrit dans le principe du « pollueur-payeur », un concept reconnu dans le droit international de l’environnement, consacré notamment lors du Sommet de la Terre de Rio de Janeiro en 1992.

Que signifie le principe du « pollueur-payeur » ?

Le principe du « pollueur-payeur » repose sur une idée simple : celui qui est responsable d’une pollution doit prendre en charge les coûts liés à sa prévention, sa réduction ou sa réparation.

Il ne signifie pas qu’il est possible de polluer en échange d’une compensation financière, mais vise à faire supporter aux responsables les conséquences économiques des dommages qu’ils causent à l’environnement, plutôt que de transférer ces coûts à la collectivité.

Lire aussi : Au lendemain de la visite de Kaïs Saïed, les travaux démarrent autour de l’ancienne église de Radès

Ce principe peut concerner plusieurs types de pollution : rejets industriels, pollution des eaux, gestion des déchets, atteintes aux espaces naturels ou encore émissions polluantes.

À l’échelle internationale, il a été développé par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) dans les années 1970 avant d’être repris dans plusieurs textes internationaux, notamment la Déclaration de Rio sur l’environnement et le développement de 1992.

Un principe déjà présent dans le droit tunisien

Kaïs Saïed a également rappelé que la Constitution tunisienne garantit le droit à un environnement sain. Le chef de l’État a cité l’article 47 de la Constitution de 2022, qui prévoit que « l’État garantit le droit à un environnement sain et équilibré et la contribution à la sécurité climatique », tout en lui imposant de mettre en place les moyens nécessaires pour lutter contre la pollution.

L’application concrète du principe du « pollueur-payeur » en Tunisie pourrait ainsi impliquer un renforcement des mécanismes de contrôle, des sanctions contre les responsables des atteintes environnementales et des dispositifs obligeant les pollueurs à financer les opérations de dépollution.

La mise en cause des structures chargées de la protection environnementale

Lors de la réunion de Carthage, le président a également critiqué le fonctionnement de l’Agence de protection et d’aménagement du littoral (APAL), estimant qu’elle n’avait pas accompli son rôle de manière suffisante dans plusieurs zones côtières.

Il a appelé à renforcer les interventions sur le terrain, à accélérer les programmes d’aménagement et d’entretien du littoral afin de préserver les ressources naturelles et garantir aux citoyens l’accès à un littoral propre et protégé.

Le chef de l’État a aussi évoqué le rôle de l’Agence de mise en valeur du patrimoine et de promotion culturelle dans la protection des sites archéologiques, citant notamment les découvertes réalisées sur les rives de l’oued Méliane, dont certaines zones seraient aujourd’hui utilisées comme dépotoirs.

Un principe qui pose aussi la question du contrôle

Si le principe du « pollueur-payeur » est largement reconnu comme un outil majeur de la politique environnementale mondiale, son efficacité dépend de plusieurs conditions : l’identification précise des responsables, l’existence de mécanismes de contrôle efficaces et la capacité des autorités à imposer réellement les sanctions ou réparations nécessaires.

En Tunisie, son application pourrait représenter un changement d’approche dans la gestion des atteintes environnementales, en passant d’une logique d’intervention publique après la pollution à une logique de responsabilisation directe des acteurs à l’origine des dommages.

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Kaïs Saïed : « Tolérance zéro » contre les atteintes à l’environnement

Le président de la République, Kaïs Saïed, a présidé, lundi, 3 août, au palais de Carthage, une réunion avec la cheffe du gouvernement, Sarra Zaafrani Zenzri, le ministre de l’environnement Habib Abid, la ministre des affaires culturelles, Amina Srarfi, la directrice générale de l’Agence de mise en valeur du patrimoine, Rabiaa Belfkira, et le responsable de l’Agence de protection du littoral (APAL), Mehdi Belhaj.

À l’ordre du jour : la pollution et la dégradation environnementale observées lors de la visite du chef de l’Etat, dimanche, à Radès, cite un communiqué de la présidence de la République.

Dans ce contexte, le président Saïed a été catégorique : tout pollueur doit assumer l’entière responsabilité de ses actes, invoquant le principe « pollueur-payeur », consacré lors du Sommet de Rio en 1992 et inscrit à l’article 47 de la Constitution tunisienne, qui impose à l’État de garantir un environnement sain et d’éradiquer la pollution.

L’APAL est directement interpellée. Le chef de l’État a jugé que l’agence n’a pas rempli sa mission dans de nombreuses zones côtières. Il a exigé davantage d’interventions de terrain, la protection du littoral contre toutes les atteintes et l’accélération des programmes d’aménagement afin de répondre au mieux  aux aspirations des citoyens à un littoral propre et protégé.

Volet patrimoine, le président de la République a évoqué le rôle de l’Agence de mise en valeur du patrimoine et de promotion culturelle (AMVPPC) dans la protection des sites archéologiques, citant les vestiges archéologiques découverts sur les berges de l’oued Miliane, transformées en décharge.

Un cas parmi d’autres, a-t-il dit, des sites non découverts, mal protégés ou pillés au même titre que les richesses du peuple tunisien qui ont, elles aussi, fait l’objet de pillage.

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Saïed aux médias publics : priorité à un discours responsable et constructif

Le président de la République, Kaïs Saïed, a reçu, lundi, après-midi, au palais de Carthage, les responsables des médias nationaux.

Il s’agit du président-directeur général de la Télévision tunisienne, Chokri Ben Nassir, de la présidente-directrice générale de la Radio tunisienne, Henda Ben Aliya Gharbi, du président-directeur général de l’Agence Tunis Afrique Presse (TAP), Najeh Missaoui, du président-directeur général de la Société Nouvelle d’Impression, de Presse et d’Édition (SNIPE – La Presse), Saïd Ben Krim, et de l’administrateur délégué de l’établissement Dar Sabah, Mohamed Ben Salem.

Selon un communiqué de la présidence de la République, le chef de l’État a souligné lors de cette réunion le rôle crucial des médias nationaux dans cette phase de l’histoire du pays.

Il a mis l’accent sur la nécessité que ces médias soient « une voix libre exprimant la parole courageuse » , précisant que la conjoncture n’appelle pas à répondre à ceux qui ne méritent ni attention ni réplique, mais à ancrer un discours médiatique « responsable » qui soit en mesure de refléter la vérité au service de l’intérêt supérieur du pays.

Le président Saïed a dans ce contexte recommandé d’intensifier les spots radio et télévision pour lutter contre les fléaux sociaux, en particulier, le trafic de drogue, mettant en garde contre les tentatives de ceux qui cherchent à fragmenter la société et à déstabiliser la jeunesse.

Et le président de la République de souligner que le combat d’aujourd’hui oppose l’ordre à un système qui tente par tous les moyens de reprendre pied, assurant que tant que le front intérieur tient, toutes les tentatives de déstabilisation, quelle qu’en soit la source, « se briseront contre ses remparts ».

« Le dernier mot ne sera pas un communiqué. Ce sera un acte », a fait savoir le chef de l’Etat, promettant  d’aller de l’avant sur « la voie tracée par le peuple au prix de ses sacrifices et de ses souffrances. »

« Son sang ne sera pas vain et ses espoirs ne seront pas déçus dans toutes les régions du pays. », a-t-il conclu.

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Au lendemain de la visite de Kaïs Saïed, les travaux démarrent autour de l’ancienne église de Radès

Les premières interventions n’ont pas tardé. Au lendemain de la visite inopinée du président de la République, Kaïs Saïed, à Radès, un chantier de nettoyage a été lancé ce lundi autour de l’ancienne église de la ville, située sur l’avenue de la République.

Une équipe conjointe regroupant les services de la municipalité de Radès, le Commissariat régional au développement agricole et la direction régionale de l’Équipement de Ben Arous a entamé des travaux de nettoyage et d’aménagement des abords de cet édifice historique.

Le secrétaire général chargé de la gestion de la municipalité de Radès, Khalil Mâaouia, a indiqué à l’agence TAP que ces interventions s’inscrivent dans le cadre de l’application des instructions données par le président Kaïs Saïed lors de sa visite effectuée dimanche. Le chef de l’État avait demandé le nettoyage des alentours de l’église et une meilleure prise en charge de ce site patrimonial.

Un projet de reconversion toujours en attente

Construite en 1911, l’ancienne église de Radès est appelée à être transformée en complexe culturel pluridisciplinaire. Le projet avait officiellement été lancé en octobre 2022, mais les travaux avaient été interrompus peu après leur démarrage.

Cette suspension faisait suite à la découverte de citernes ainsi que de vestiges archéologiques datant des époques romaine et punique. L’Institut national du patrimoine avait alors procédé à des fouilles de sauvetage afin de préserver ces découvertes.

Lire aussi : Pollution à Radès : Kaïs Saïed inspecte Oued Miliane

Selon les autorités, le projet est aujourd’hui entré dans une nouvelle phase. Un nouvel appel d’offres doit être lancé pour désigner une entreprise chargée de reprendre les travaux, après une révision de la conception du projet.

Le nouveau schéma architectural prévoit notamment d’exclure la zone archéologique découverte du périmètre des travaux afin de préserver les vestiges tout en permettant la transformation du bâtiment en espace culturel.

Une visite présidentielle suivie d’effets

La rapidité du lancement de ces opérations illustre la volonté des autorités de mettre en œuvre sans délai les instructions formulées par le président de la République lors de son déplacement à Radès.

Dimanche, Kaïs Saïed avait effectué une visite de terrain dans plusieurs sites de la banlieue sud de Tunis, notamment à l’oued Miliane, où il s’était entretenu avec des citoyens au sujet de l’état de l’environnement et des problèmes d’aménagement. Sa visite à l’ancienne église de Radès s’inscrivait dans cette même tournée consacrée à l’inspection de plusieurs sites jugés prioritaires.

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Saïed aux médias publics : La drogue et l’ancien système, deux fronts à combattre

Selon un communiqué publié mardi par la présidence de la République, le président Kaïs Saïed a réuni, lundi 3 août au palais de Carthage, les dirigeants des principaux médias publics tunisiens. D’après la présidence, le chef de l’État a articulé son intervention autour de deux priorités : intensifier la sensibilisation contre la drogue et poursuivre le combat contre ce qu’il appelle la « manẓūma », terme qu’il utilise pour désigner l’ancien système politique.

La présidence indique que la réunion s’est tenue en présence de Chokri Ben Nsir, président-directeur général de l’Établissement de la télévision tunisienne, Henda Ben Alaya Ghribi, présidente-directrice générale de l’Établissement de la radio tunisienne, Nejah Missaoui, président-directeur général de l’agence TAP, Saïd Ben Krim, président-directeur général de la SNIPE-La Presse, ainsi que Mohamed Ben Salem, commissaire chargé de la gestion de Dar Assabah.

Les médias appelés à renforcer la sensibilisation contre la drogue

Selon le communiqué présidentiel, Kaïs Saïed a insisté sur le rôle des médias nationaux dans la période actuelle, estimant qu’ils doivent être « une voix libre » portant « une parole courageuse ».

Le président a également demandé de multiplier les capsules radiophoniques et télévisées consacrées aux phénomènes négatifs, en mettant l’accent sur la drogue. Toujours selon la présidence, il a estimé que ceux qui cherchent à porter atteinte à l’État s’emploient également à « démanteler la société » en ciblant particulièrement la jeunesse.

Le communiqué ne précise toutefois ni le calendrier, ni les moyens, ni les institutions qui seront chargées de mettre en œuvre ces campagnes de sensibilisation.

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La « manẓūma » de nouveau dans le viseur

Selon le communiqué de la présidence, Kaïs Saïed a également affirmé que « le conflit aujourd’hui oppose le système à la manẓūma, qui tente de reprendre son souffle par tous les moyens ».

Cette référence s’inscrit dans la continuité du discours politique du président depuis le 25 juillet 2021, dans lequel il oppose régulièrement les institutions issues de son projet politique aux acteurs qu’il associe à l’ancien système.

Le président a conclu, toujours selon la présidence, en affirmant que « le dernier mot ne sera pas un communiqué, mais un acte », assurant que l’État poursuivrait la voie qu’il estime avoir été tracée par la volonté du peuple.

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