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Tunisie. Statut du freelance, PayPal, prélèvements… 5 choses à savoir sur la nouvelle proposition de loi

Une nouvelle proposition de loi pourrait changer le quotidien de milliers de freelances tunisiens travaillant avec des clients étrangers. Déposée par une dizaine de députés au Parlement sous le numéro 36/2026, l’initiative entend encadrer juridiquement le travail indépendant et faciliter…

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Mise en garde contre la pêche de la lambouka avant le 15 août

À l’approche de la mi-août, les regards se tournent vers le démarrage de la saison de pêche à la dorade coryphène (ou lambouka), l’une des espèces saisonnières les plus prisées en Tunisie. Cette période s’accompagne d’appels au respect de la réglementation régissant l’exploitation de cette ressource marine, afin de préserver la durabilité des stocks halieutiques.

Conformément à l’arrêté ministériel régissant la saison de pêche à la coryphène pour 2026, l’installation des ghanatis (dispositifs traditionnels de concentration) de poissons est autorisée à partir du 15 juillet, tandis que la saison de pêche proprement dite débute officiellement le 15 août ; toute pêche antérieure à cette date est interdite.

À cet égard, l’association Tunsea pour la science participative considère que la mise en vente de coryphènes avant l’ouverture officielle de la saison indique une provenance issue de la pêche illégale. Elle exhorte les consommateurs à s’abstenir de les acheter, soulignant que ce geste contribue à limiter les pratiques de pêche illicites et à protéger les ressources halieutiques.

Elle a également été souligné qu’il est impératif de respecter la taille minimale légale de la coryphène (ou lambouka), fixée à 35 centimètres ; en effet, la pêche ou l’achat de poissons n’atteignant pas cette taille les empêche d’arriver à maturité et de se reproduire, ce qui nuit au renouvellement du stock naturel.

La coryphène se distingue par sa croissance rapide : son poids varie entre 400 et 500 grammes en début de saison pour atteindre environ cinq kilogrammes, voire plus, à la fin de celle-ci. Ce poisson prédateur se nourrit de sardines, d’anchois, de maquereaux, de petits poissons, de calmars et de crustacés, jouant ainsi un rôle écologique majeur dans le maintien de l’équilibre de l’écosystème marin.

En Tunisie, cette espèce est principalement pêchée à l’aide de ghanatis, des installations marines qui attirent les poissons ayant tendance à se rassembler dans les zones d’ombre ; il s’agit de l’une des plus anciennes techniques de pêche traditionnelle pratiquées dans le pays.

La coryphène (lambouka) est très prisée des consommateurs tunisiens en raison de ses qualités gustatives et de sa grande valeur nutritionnelle : c’est une source riche en protéines et pauvre en matières grasses, qui contient également des acides gras oméga-3 bénéfiques pour la santé cardiaque et cérébrale.

I. B.

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Plage de Sidi Salem à Bizerte | Oued Harraga au cœur d’une alerte écologique

La plage de Sidi Salem à Bizerte est confrontée à un problème récurrent de pollution lié aux rejets d’eaux usées en amont de l’Oued Harraga. En période estivale, la faiblesse des débits, conjuguée à l’accumulation de matières organiques et à la fermeture de l’embouchure par un cordon sableux, peut favoriser la stagnation des eaux et la dégradation de leur qualité. Une situation qui soulève des enjeux sanitaires, environnementaux et économiques.

Lotfi Sahli *

Chaque été, le paysage balnéaire de Sidi Salem est confronté à une problématique environnementale persistante : la qualité des eaux à proximité de l’embouchure de l’Oued Harraga.

En l’absence d’un raccordement complet de certains secteurs riverains au réseau public d’assainissement, des rejets domestiques peuvent parvenir au cours d’eau. En période de fortes chaleurs, la diminution des débits réduit la capacité naturelle de dilution, tandis que les matières organiques peuvent s’accumuler.

À l’embouchure, la formation d’un cordon sableux peut par ailleurs limiter les échanges avec la mer. Les eaux stagnantes sont alors susceptibles de générer des nuisances olfactives et de favoriser le développement de microorganismes. La proximité immédiate de la plage transforme ainsi un problème d’assainissement en enjeu potentiel de santé publique et de protection du littoral.

Une pollution aux conséquences multiples

Au-delà de la dégradation visuelle et olfactive du site, la situation soulève trois préoccupations majeures.

Un enjeu sanitaire : la présence éventuelle de bactéries indicatrices de contamination fécale dans des eaux affectées par des rejets domestiques peut représenter un risque pour les usagers, notamment les baigneurs. Les risques potentiels comprennent des troubles gastro-intestinaux ainsi que certaines infections cutanées ou ORL. Seules des analyses microbiologiques régulières permettent toutefois d’établir précisément le niveau de contamination et le risque sanitaire associé.

Un enjeu écologique : l’apport excessif de matières organiques et de nutriments peut modifier l’équilibre du milieu aquatique. À terme, ces apports sont susceptibles de favoriser des phénomènes d’eutrophisation, d’appauvrir localement le milieu en oxygène et de perturber les organismes vivant dans les sédiments et les eaux côtières.

Un enjeu économique : la dégradation de la qualité environnementale d’une plage peut également affecter son attractivité. À Sidi Salem, les conséquences potentielles concernent directement les activités liées à la saison estivale, notamment les commerces, les établissements de restauration et les services dépendant de la fréquentation balnéaire.

La qualité des eaux à proximité de l’embouchure de l’Oued Harraga pose un problème écologique et sanitaire.

Quelles réponses face à l’urgence ?

Pour sortir de cette situation récurrente, une intervention efficace devrait combiner mesures d’urgence, travaux d’assainissement et dispositif durable de surveillance.

Phase 1 – Urgence et sécurisation :

– Informer et protéger les usagers : en cas de dépassement des seuils sanitaires, une signalisation claire et, si nécessaire, une interdiction temporaire de baignade devraient être mises en place à proximité des zones concernées, sur la base de résultats d’analyses fiables ;

– Rétablir l’écoulement : lorsque la fermeture de l’embouchure contribue à la stagnation des eaux, des opérations hydrauliques adaptées pourraient être envisagées par les autorités compétentes, après évaluation de leurs impacts environnementaux ;

– Identifier les rejets : une inspection du réseau et du lit de l’oued permettrait de localiser les éventuels branchements non conformes et de procéder à leur suppression ou à leur régularisation.

Phase 2 – Assainissement et infrastructures :

– Accélérer le raccordement au réseau public : l’extension du réseau d’assainissement aux secteurs encore insuffisamment desservis constitue l’une des réponses prioritaires. Le raccordement des habitations concernées devrait être accompagné d’un contrôle de conformité des installations ;

– Étudier des solutions de traitement naturel : selon les caractéristiques hydrologiques du site, la création d’une zone humide artificielle, d’un bassin de décantation ou d’un dispositif de phytodépuration pourrait contribuer à réduire certains polluants avant leur arrivée dans le milieu naturel. Ces solutions nécessitent toutefois une étude technique préalable ;

– Améliorer la gestion des eaux : une séparation efficace des réseaux d’eaux pluviales et d’eaux usées permettrait également de limiter les risques de surcharge et de rejets accidentels lors des épisodes pluvieux.

 Phase 3 – Surveillance et gouvernance à long terme :

– Traiter durablement les effluents :  l’objectif doit être de supprimer les rejets d’eaux usées dans l’oued et d’assurer leur acheminement vers les infrastructures d’assainissement appropriées ;

– Rendre les données sanitaires accessibles : un programme régulier de surveillance microbiologique de la qualité des eaux de baignade, accompagné d’une publication claire des résultats, permettrait d’informer les habitants et les visiteurs et de renforcer la confiance dans les mesures prises ;

– Associer les citoyens : Les associations locales, les riverains et les professionnels du tourisme ont également un rôle à jouer. Sensibilisation, signalement des rejets et participation aux opérations de vigilance peuvent compléter l’action des autorités publiques.

De l’alerte à l’action

Le cas de l’Oued Harraga illustre une problématique plus large : la fragilité des zones littorales face aux insuffisances d’assainissement et à la pression urbaine.

À Sidi Salem, la réponse ne pourra être durable que si elle s’attaque simultanément à l’origine des rejets, à la qualité des eaux et à la gestion de l’embouchure. Au-delà des interventions ponctuelles en période estivale, c’est donc une stratégie coordonnée entre services d’assainissement, autorités locales, organismes chargés du littoral, riverains et associations qui apparaît nécessaire.

L’enjeu dépasse désormais la seule qualité d’une plage : il s’agit de préserver durablement un espace naturel, une activité économique et un patrimoine essentiel pour les habitants de Bizerte.

* Président du bureau de la Conect à Bizerte.

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Subvention américaine de 1,5 million de dollars pour un projet dans le phosphate tunisien ! 

L’ambassade des États-Unis à Tunis et le Bureau des affaires du Proche-Orient (Bureau de coordination de l’aide) ont lancé un appel à soumission de propositions pour une nouvelle initiative majeure visant à soutenir des investissements transparents privés dans le secteur tunisien des phosphates. L’initiative s’intitule «Sécurisation des chaînes d’approvisionnement américaines en minéraux critiques – Tunisie».

«Nous recherchons des organisations innovantes pour contribuer à renforcer les liens commerciaux et d’investissement, optimiser les normes techniques en aval et soutenir des chaînes d’approvisionnement mondiales résilientes et transparentes», souligne l’appel à propositions.   

Le montant de l’unique subvention est de 1 000 000 à 1 536 511 US$ et la durée du projet est fixée entre 18 et 24 mois 

Les organisations à but non lucratif, les entreprises à but lucratif, les universités et les instituts de recherche américains et internationaux de confiance, possédant une expertise dans le financement de projets, la diplomatie commerciale ou le développement minier, peuvent postuler à cette subvention.  

La date limite pour s’informer est le 18 août 2026 et celle du dépôt de la candidature est le 2 septembre 2026 (23 h 59, heure de la côte Est des États-Unis) 

Contact : NEA-Grants@state.gov (Réf : DFOP0019505) 

Soumission de la candidature via ce lien.

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La Bourse de Tunis, levier méconnu de la restructuration publique

Face aux contraintes budgétaires, à la rareté des devises et aux réticences affichées vis-à-vis de certains bailleurs de fonds internationaux, la Tunisie ne peut plus faire l’économie d’une réflexion stratégique sur son marché financier. La Bourse des valeurs mobilières de Tunis (BVMT) ne doit plus être abordée comme un club restreint pour investisseurs institutionnels, mais comme le véritable moteur de démocratisation du capital, de restructuration des entreprises publiques et de captation de l’épargne informelle.

Abdelwaheb Ben Moussa *

Le constat macroéconomique est d’une stricte lucidité : dans une économie dépendante de ses approvisionnements extérieurs (énergie, céréales, matières premières), la création monétaire non adossée à une création de valeur réelle ne fait que nourrir l’inflation. S’il est possible de créer des lignes de crédit en monnaie nationale, le pétrole et les produits de première nécessité s’acquièrent en devises.

Dès lors que le recours aux emprunts extérieurs classiques se heurte à des exigences de souveraineté et que le secteur bancaire local porte déjà un niveau élevé de risque d’État, vers quelle alternative se tourner ? La réponse réside dans la profondeur encore inexploitée du marché financier local.

Le fardeau budgétaire des entreprises publiques

La Tunisie compte plus d’une centaine d’entreprises publiques dont les déficits récurrents pèsent lourdement sur les équilibres des finances publiques. L’erreur d’analyse consisterait à poser le problème sous la forme d’un dilemme binaire : la cession sauvage du patrimoine ou le maintien d’un statu quo dépendant des transferts budgétaires.

Une troisième voie existe, largement éprouvée par de grands pays émergents : l’ouverture minoritaire du capital via la Bourse. Il s’agit :

– d’introduire progressivement sur la Bourse de Tunis des participations minoritaires dans des acteurs publics industriels et commerciaux ne signifie pas renoncer au contrôle de l’État. C’est, au contraire, lever des capitaux propres frais pour financer la modernisation et l’investissement sans alourdir la dette publique ;

– d’instaurer une discipline de gouvernance fondée sur le reporting financier transparent, l’audit indépendant et l’obligation de performance ;

– d’offrir un support d’investissement à l’épargne nationale, en permettant aux citoyens et aux institutionnels de devenir actionnaires du développement économique.

Cependant, l’introduction en bourse ne saurait constituer un remède miracle immédiat : elle ne remplace pas l’effort préalable d’assainissement des bilans. L’État doit jouer pleinement son rôle d’actionnaire stratège en restructurant la dette croisée avant toute cotation.

Capter l’informel par l’inclusion financière

L’autre gisement de croissance réside dans la masse monétaire qui échappe aux circuits bancaires officiels. Les liquidités circulant dans l’économie parallèle ne constituent pas seulement un manque à gagner fiscal : elles témoignent d’une défiance systémique vis-à-vis des canaux traditionnels.

Pour réintégrer ces flux dans le circuit formel, la contrainte réglementaire doit s’accompagner d’une incitation opérationnelle : la numérisation intégrale des paiements et le déploiement du mobile banking. En simplifiant l’accès aux services financiers digitaux pour les populations non bancarisées, l’État et le secteur financier peuvent reconstituer la liquidité globale nécessaire au financement du secteur privé.

La volatilité récente des indices boursiers ne fait que refléter les incertitudes de l’économie réelle. Pour transformer ces contraintes en leviers de reprise, les politiques publiques doivent s’aligner autour de priorités claires :

– une banque centrale veillant à la stabilité monétaire tout en favorisant la neutralité prudentielle ;

– un ministère des Finances orienté vers l’assainissement de l’actionnariat public et la rationalisation des charges ;

– un marché financier érigé en instrument privilégié de collecte de l’épargne et d’orientation des investissements.

La véritable souveraineté économique réside dans la capacité à maîtriser les outils financiers et à les mettre au service des priorités nationales. Il est temps de faire de la Bourse de Tunis un pilier central de la rénovation du modèle économique national.

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Portrait. Salim Mounir Alaoui, le Marocain qui avait la tête dans le cloud

Repéré au Maroc par un professeur américain, formé aux États-Unis où il a participé à des projets de recherche pour la NASA, puis chercheur chez Orange, Salim Mounir Alaoui a construit un parcours qui l’a conduit parmi les pionniers de…

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Marhaba 2026 : plus de 2,7 millions de MRE déjà accueillis

Le nombre de Marocains résidant à l’étranger (MRE) ayant rejoint le territoire national depuis le lancement de l’opération « Marhaba » s’élève à 2.741.570 personnes, soit une hausse de 0,45 % par rapport à la même période de l’année précédente,…

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Le réinvestissement anticipé, un levier pour réduire l’impôt

L’universitaire et experte judiciaire en fiscalité et en comptabilité, Manel Degui, a souligné vendredi 24 juillet 2026 que le réinvestissement ne devrait pas être envisagé uniquement à l’approche des échéances de déclaration et de paiement des impôts. Selon elle, il devrait être adopté comme une démarche anticipative dès le milieu de l’année, afin de permettre […]

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Palestine. Ces Entreprises qui font honte à la France

Il semble qu’on a beau se cacher derrière des prête-noms bien commodes, on est toujours rattrapé par la vérité du terrain. Devant le silence complice des autorités françaises, ce sont ainsi pas moins de cinq organisations non gouvernementales (ONG) qui…

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Le ministre de l’Économie mise sur une croissance au-delà de 4%

Dans un contexte économique encore marqué par des tensions sur les prix et une inflation persistante qui continue de peser sur le pouvoir d’achat, le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, a cherché à projeter une perspective plus expansive de la trajectoire économique nationale, misant sur un potentiel de croissance jugé supérieur...

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Plan de développement 2026-2030 : Issam Chouchen met en doute sa faisabilité face aux contraintes financières

Le député et président de la Commission des finances et du budget à l’Assemblée des représentants du peuple, Issam Chouchen, est revenu, jeudi 25 juin 2026, sur le projet de plan de développement 2026-2030, détaillant ses mécanismes institutionnels, ses ambitions affichées et les contraintes qui pèsent sur sa mise en œuvre. Dans une intervention sur...

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Plan de développement 2026-2030 : Moez Soussi salue l’ambition mais s’interroge sur les moyens

Invité d’Express FM mardi 23 juin 2026, l’économiste Moez Soussi a livré une première lecture du projet de Plan de développement 2026-2030. Si l’universitaire a reconnu l’importance du travail réalisé et la richesse du contenu, il a exprimé également plusieurs réserves, notamment sur le mode de financement des investissements, la place accordée au secteur privé...

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Inflation — Ridha Chkoundali : une famille tunisienne a besoin d’au moins 5500 dinars par mois pour vivre dignement

Malgré un taux d’inflation qui demeure relativement stable, les signaux envoyés par l’économie tunisienne restent préoccupants. Invité à commenter les dernières données publiées par l’Institut national de la statistique (INS), l’économiste et universitaire Ridha Chkoundali a alerté, mardi 9 juin 2026, sur un changement de tendance de l’inflation, ainsi que sur les risques liés aux...

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