Pendant des décennies, les films de science-fiction ont imaginé un futur où les robots côtoieraient les humains, apprendraient de leur environnement et participeraient aux activités quotidiennes.
Longtemps considérée comme une projection lointaine, cette vision prend aujourd’hui forme, rapidement, et avec l’arrivée de robots humanoïdes dotés d’IA. A dire vrai, la startup chinoise spécialisée dans l’IA , “DeepSeek”, a investi 140,8 millions de yuans (environ 20,8 millions de dollars soit 61,6 Mtnd) dans le fabricant chinois de robots “Unitree Robotics”, à l’occasion de l’introduction en Bourse (Initial Public Offering. IPO) de ce dernier sur le marché “STAR” de la Bourse de Shanghai. L’opération s’accompagne d’un partenariat stratégique visant à développer des modèles d’intelligence artificielle destinés aux robots humanoïdes.
Selon un document déposé auprès de la Bourse de Shanghai, DeepSeek a acquis 933 399 actions, correspondant à 2,3% des actions réservées au placement stratégique de l’IPO. Les deux entreprises, basées à Hangzhou, prévoient de combiner les modèles d’IA développés par DeepSeek avec l’expertise de Unitree en ingénierie mécanique, contrôle des mouvements et intelligence incarnée (embodied intelligence). Dans le cadre de cet accord, Unitree donnera la priorité à DeepSeek pour ses besoins en services d’entraînement de modèles et en solutions d’intelligence artificielle. En retour, DeepSeek privilégiera Unitree pour l’acquisition de robots et le développement d’applications d’IA incarnée.
Cette collaboration vise à relever l’un des principaux défis de la robotique humanoïde. C’est de concevoir un “cerveau” capable de comprendre son environnement et de transformer des instructions en actions physiques de manière autonome. Si les robots humanoïdes savent aujourd’hui marcher, courir ou réaliser des mouvements complexes, leur déploiement dans des environnements réels reste limité par le manque de données d’apprentissage issues du monde physique.
Pour DeepSeek, reconnue pour les performances de ses modèles de langage en programmation, mathématiques et raisonnement, ce partenariat constitue une opportunité d’étendre ses capacités vers l’intelligence artificielle multimodale et la robotique. Les données collectées par les robots de Unitree pourraient notamment contribuer au développement de systèmes capables d’interagir avec le monde réel.
Cette annonce intervient alors que Unitree poursuit son introduction en Bourse à Shanghai. L’entreprise, fondée en 2016, considérée comme l’un des principaux acteurs chinois de la robotique humanoïde, est valorisée à environ 9 milliards de dollars et prévoit d’utiliser les fonds levés pour développer de nouveaux robots, renforcer ses capacités de production et accélérer ses investissements en recherche et développement.
Cette évolution permet de poser une question plus large! A mesure que l’IA s’intègre dans les PME ainsi que dans la vie quotidienne, comment garantir la transparence des systèmes utilisés? Un prochain article reviendra sur l’enjeu de l’étiquetage de l’IA, devenu un sujet central de confiance numérique et de gouvernance technologique.
Le coup d’envoi des soldes d’été est donné ce vendredi 7 août pour une durée de six semaines. Pour les consommateurs, c’est l’occasion de profiter de prix réduits. Pour les commerçants, c’est surtout une période décisive pour écouler les articles de la saison et préparer les collections à venir.
Les soldes permettent aux enseignes de vendre les produits qui n’ont pas trouvé preneur pendant la saison. L’objectif est de libérer de la place en magasin et de récupérer des liquidités avant les achats de la prochaine collection et la rentrée.
La loi n°40 de 1998 encadre d’ailleurs clairement cette pratique. Elle précise que les soldes concernent les produits de fin de saison, les fins de séries ou les articles démodés proposés à prix réduit afin de renouveler les stocks. C’est un secret polichinelle. Les commerçants qui souhaitent participer aux soldes doivent respecter plusieurs règles. Les réductions doivent être d’au moins 20%, comme l’a rappelé Mohsen Ben Sassi, président de la Chambre nationale des commerçants de prêt-à-porter. Ils doivent également déclarer leur participation auprès des directions régionales du ministère du Commerce. Et ce, au moins 15 jours avant la date prévue pour le début de la vente, selon la réglementation en vigueur. La réglementation prévoit aussi que les produits soldés soient clairement identifiés afin que les consommateurs puissent distinguer les articles concernés.
D’ailleurs, contrairement aux idées reçues, les soldes ne s’improvisent pas. Plusieurs semaines avant leur lancement, les enseignes sélectionnent les produits à solder, fixent les niveaux de réduction et organisent leurs campagnes de communication. L’objectif ici est double. C’est d’attirer le max les clients tout en évitant de vendre à perte ou de dégrader la valeur de leurs produits. En outre, les commerçants sont tenus de respecter les règles d’affichage des prix et de transparence. Sur ce, la loi interdit notamment d’utiliser le mot “soldes” pour une opération qui ne répond pas aux conditions prévues par la réglementation. Pour les enseignes, cette transparence est devenue essentielle. Une opération mal expliquée ou des réductions trompeuses peuvent nuire à leur réputation et à la confiance des consommateurs.
Un rendez-vous important pour le commerce
Au-delà des promotions, les soldes constituent un moment clé dans la vie des commerces. Elles permettent de tourner la page d’une saison, de préparer les nouvelles collections et d’adapter les stocks à la demande.
Pour les consommateurs, elles représentent une opportunité d’achat. Pour les commerçants, elles restent avant tout un exercice d’organisation et de gestion.
Les dirigeants du secteur bancaire et financier occupent une place dominante dans l’édition 2026 du classement top 100 CEOs de Forbes Middle East. Avec 30 entrées, ce secteur arrive en tête de la répartition par activité, devant celui de l’immobilier et de la construction, qui compte 8 entreprises.
Le classement, qui couvre 29 secteurs d’activité, distingue au total 100 entreprises représentant 102 dirigeants. Cet écart s’explique par la présence de plusieurs entreprises dirigées par des codirigeants. La répartition sectorielle repose ainsi sur le nombre d’entrées recensées par Forbes et non uniquement sur le nombre de personnes physiques.
La forte représentation des services bancaires et financiers traduit le poids de ce secteur dans les économies du Moyen-Orient. Les banques jouent un rôle central dans le financement des investissements, l’accompagnement des grands projets économiques et la transformation des services financiers, notamment à travers la digitalisation et le développement de nouvelles solutions technologiques.
Par ailleurs, l’immobilier et la construction arrivent en deuxième position avec 8 entreprises. Cette présence reflète l’importance des investissements dans les infrastructures, les projets urbains et les programmes de développement lancés dans plusieurs pays de la région, notamment dans le cadre des stratégies de diversification économique.
Il est à noter que d’autres secteurs figurent également dans le classement, parmi lesquels l’énergie, les télécommunications, l’industrie, la santé, le transport, la technologie ou encore la distribution. Leur présence illustre la diversification progressive des économies du Moyen-Orient au-delà des activités traditionnelles.
La Tunisie compte un représentant dans le classement 2026 des 100 meilleurs PDG du Moyen-Orient, publié par Forbes Middle East. Il s’agit de Houssem Ben Haj Amor, classé 84e, qui dirige depuis octobre 2022 le Groupe Al Baraka, l’un des principaux groupes internationaux de banque islamique, basé à Bahreïn.
À la tête du groupe, le dirigeant tunisien supervise une institution présente dans 13 pays à travers un réseau de 600 agences. Au premier trimestre 2026, les actifs consolidés d’Al Baraka dépassaient 31 milliards de dollars.
Source: Forbesmiddleeast.
Sous sa direction, le groupe a engagé une stratégie axée sur la transformation technologique, avec l’intégration de l’intelligence artificielle, du numérique, des technologies de l’information et de la cybersécurité au sein de ses filiales, selon la même source. Parallèlement, Al Baraka a renforcé la qualité de ses actifs, affichant un taux de créances douteuses brutes limité à 3%. Houssem Ben Haj Amor occupe également la présidence d’Albaraka Türk Participation Bank.
Le classement de Forbes Middle East distingue cette année 102 dirigeants, répartis sur 100 entrées, représentant 21 nationalités. Les Émiratis dominent le palmarès avec 31 dirigeants, suivis des Égyptiens (15) et des Saoudiens (13).
En matière de localisation, les dirigeants distingués exercent principalement aux Émirats arabes unis, qui concentrent 49 des 100 PDG classés. L’Arabie saoudite suit avec 18 dirigeants, devant le Qatar (11).
Cette édition confirme également le poids du secteur financier dans la région. Les services bancaires et financiers constituent de loin le secteur le plus représenté du classement, devant l’immobilier et la construction. Plus largement, le palmarès reflète le rôle croissant des dirigeants capables de conjuguer performance financière, transformation numérique, innovation et gouvernance dans un environnement économique en pleine mutation.
Une nouvelle reconnaissance internationale pour la recherche tunisienne. Dr Samarra Badrouchi et Dr Olfa Messaoud, deux enseignantes-chercheuses de l’Université de Tunis El Manar, viennent d’obtenir le master of medical sciences in clinical investigation de la Harvard Medical School. Selon un communiqué publié par l’UTM, cette distinction a été obtenue après leur sélection dans le cadre de la très compétitive bourse Hazem Ben Gacem.
Le parcours de Dr Samarra Badrouchi a été particulièrement remarqué. Assistante hospitalo-universitaire en néphrologie à la Faculté de médecine de Tunis et exerçant à l’hôpital Charles-Nicolle, elle a également reçu le Gordon Williams Gold Medal Award-Class of 2026, une récompense qui distingue les meilleurs parcours de cette promotion.
De son côté, Dr Olfa Messaoud, chercheuse au Laboratoire de génomique biomédicale et oncogénétique de l’Institut Pasteur de Tunis, a également réussi ce programme de formation en recherche clinique. Son parcours s’inscrit dans un domaine en plein développement, où la génomique occupe une place croissante dans l’étude et la compréhension des maladies.
Au-delà de ces deux réussites individuelles, ces distinctions mettent en lumière la présence de chercheurs tunisiens dans des programmes scientifiques internationaux de référence. Elles illustrent aussi le rôle des institutions nationales, comme l’Université de Tunis El Manar et l’Institut Pasteur de Tunis, dans l’accompagnement de profils capables de porter la recherche tunisienne au-delà des frontières.
La formation en recherche clinique, au cœur du programme suivi à Harvard, constitue aujourd’hui un levier majeur pour développer des études médicales plus rigoureuses, améliorer la prise en charge des patients et renforcer les collaborations scientifiques internationales. Ces nouvelles distinctions rappellent que les compétences tunisiennes continuent de trouver leur place dans les grands réseaux mondiaux de la recherche médicale.
À Kairouan, un nouveau chapitre s’ouvre pour le projet de l’hôpital universitaire Roi Salmane ben Abdelaziz. Après plusieurs mois consacrés aux études techniques et aux travaux préparatoires, le chantier doit entrer dès septembre prochain dans une nouvelle phase, avec une accélération annoncée du rythme d’exécution.
En visite de travail mercredi 5 août 2026 dans le gouvernorat de Kairouan, le ministre de l’Équipement et de l’Habitat, chargé également de la gestion du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, Salah Zouari, a suivi l’avancement des travaux de cet important projet sanitaire.
Les études d’exécution et les travaux préparatoires ont été achevés au cours des derniers mois, après plusieurs contraintes techniques liées à l’ampleur du projet. Les entreprises tunisiennes et saoudiennes chargées de la réalisation se sont engagées à entamer les travaux en élévation à partir de septembre 2026, avec un rythme renforcé.
Le ministre a également demandé une réduction des délais de réalisation. Le calendrier initial prévoyait une durée de trois ans. Les entreprises et les bureaux d’études devront présenter une proposition actualisée afin d’accélérer la mise en exploitation de l’établissement.
Avec une capacité de 500 lits, ce futur hôpital universitaire représente un investissement majeur pour la région. Son coût est estimé à environ 450 millions de dinars. Le projet est suivi par les services centraux du ministère de la Santé.
Au-delà de son dimensionnement, l’établissement ambitionne de renforcer l’offre de soins à Kairouan et dans les régions voisines. Il devrait constituer un nouveau pôle hospitalier universitaire capable d’améliorer l’accès aux services médicaux spécialisés.
La startup nigériane Moove a annoncé une levée de fonds de 250 millions de dollars dans le cadre d’un tour de table de série C. Cette opération porte sa valorisation à 2,1 milliards de dollars, faisant officiellement entrer l’entreprise dans le cercle des licornes, ces startups valorisées à plus d’un milliard de dollars.
Le financement est mené par Mubadala Investment Company, avec la participation de Woven Capital, le fonds de croissance de Toyota, et Ion Pacific. De nouveaux investisseurs, dont BlueCrest Capital Management, Sona Asset Management et The Raptor Group, rejoignent également le capital, tandis que plusieurs actionnaires historiques, parmi lesquels BlackRock, MUFG, Franklin Templeton, Uber et Endeavor Catalyst, renforcent leur participation.
D’après les opérations rendues publiques, cette levée de 250 millions de dollars est la plus importante annoncée par une startup africaine depuis le début de l’année 2026.
Cette opération illustre le retour des mégalevées de fonds sur le continent et confirme l’intérêt des investisseurs internationaux pour les entreprises africaines à fort potentiel de croissance. Malgré un marché mondial du capital-risque plus prudent, certaines startups continuent de convaincre les grands fonds grâce à leur capacité à se développer à l’international.
Avec cette nouvelle valorisation, Moove rejoint le cercle encore restreint des licornes africaines et renforce la position du Nigeria parmi les principaux écosystèmes technologiques du continent. Cette levée de fonds constitue également un signal positif pour l’ensemble de la tech africaine, qui continue d’attirer des capitaux malgré un contexte de financement plus exigeant.
À l’approche de la rentrée scolaire 2026-2027, le ministère du Commerce renforce la surveillance du marché des fournitures scolaires afin d’éviter la mise en vente de produits non conformes et de préserver la sécurité des consommateurs.
Les opérations de contrôle menées durant le premier semestre 2026 ont permis de retirer du circuit commercial 1 926 articles scolaires, tandis que 30 648 autres pièces ont été soit réexportées, soit détruites après constat de non-conformité. Selon l’agence TAP, ces interventions ont notamment porté sur la qualité des produits proposés aux consommateurs et sur le respect des obligations d’étiquetage.
Lors d’une réunion périodique avec les directeurs régionaux du commerce, le ministre du Commerce et du Développement des exportations, Samir Abid, a fait le point sur les préparatifs liés aux grandes périodes de consommation, dont la rentrée scolaire et le Mouled, précise la même source.
Au-delà des fournitures scolaires, les autorités ont également examiné la situation de l’approvisionnement dans les différentes régions, en particulier pour certains produits sensibles comme l’eau minérale, la volaille, les pommes de terre et les produits de base distribués par l’Office tunisien du commerce.
Le ministère insiste ainsi sur le rôle du suivi régulier des marchés et du stockage comme outil de régulation, notamment pendant les périodes où la production agricole diminue. L’objectif affiché est d’assurer une disponibilité continue des produits essentiels et d’éviter les tensions d’approvisionnement, y compris pour répondre aux besoins de secteurs comme le tourisme.
Poulina Group Holding, les banques et plusieurs grandes capitalisations ont été les principaux moteurs de l’activité des sociétés cotées au premier semestre 2026. Derrière la forte progression de la Bourse de Tunis, avec un Tunindex en hausse de 47,69%, ce sont surtout les grandes entreprises qui continuent de soutenir la dynamique du marché.
Avec plus de 2,1 milliards de dinars de revenus, Poulina Group Holding reste la première société du Tunindex20 en termes d’activité. Le groupe affiche une progression de 7,9% par rapport au premier semestre 2025. D’autres grands acteurs enregistrent également une évolution positive, à l’image d’One Tech Holding (+5,7%), de SAH (+5,5%) ou encore de SFBT (+6%). Ces performances confirment le poids des grandes capitalisations dans l’économie cotée.
Le secteur financier demeure l’autre pilier du marché. Les banques cotées affichent un produit net bancaire global de 3,8 milliards de dinars, en hausse de 4,9%. Certaines institutions enregistrent des progressions significatives, notamment Amen Bank (+17,7%), la Banque de Tunisie (+11,8%) et Wifak International Bank (+19,9%). Les assurances suivent également une tendance favorable, avec une croissance de 9,8% des primes émises, portée notamment par BH Assurance.
Au-delà des grandes entreprises, les performances restent toutefois très différentes selon les secteurs. Les télécommunications enregistrent la plus forte progression des revenus (+23,3%), tandis que l’agroalimentaire poursuit une évolution positive grâce aux principaux groupes du secteur. À l’inverse, plusieurs activités industrielles rencontrent davantage de difficultés.
La chimie constitue le principal point de fragilité du semestre, avec une baisse de 33,6% des revenus, entraînant le recul des matériaux de base (-21,4%). Le secteur automobile connaît également un ralentissement, avec une baisse de 5,5% du chiffre d’affaires des concessionnaires cotés, hors UADH. Certaines valeurs affichent ainsi des résultats en retrait, notamment STB (-10,5%), TPR (-11,2%) ou Carthage Cement (-5,7%).
Au total, les sociétés cotées ont généré 12,7 milliards de dinars de revenus au premier semestre 2026, soit une progression de 4,2% sur un an. Parmi les 71 entreprises ayant publié leurs indicateurs, 46 ont amélioré leur activité. Les vingt principales sociétés du Tunindex20 concentrent toutefois l’essentiel de cette performance, avec 67% du revenu global.
Ces résultats montrent une reprise qui reste concentrée autour de quelques grandes entreprises et secteurs. La forte progression de la Bourse reflète ainsi l’attractivité retrouvée de certaines valeurs, mais aussi les écarts persistants entre les activités qui profitent de la dynamique actuelle et celles qui cherchent encore à retrouver leur rythme de croissance.
La Bourse de Tunis termine le premier semestre 2026 sur une forte progression. Le Tunindex a gagné 47,7% depuis le début de l’année, une performance largement supérieure à celle enregistrée durant la même période en 2025 (+16,31%). Cette dynamique traduit un regain d’intérêt des investisseurs pour les valeurs cotées, notamment les grandes capitalisations.
Derrière cette envolée boursière, l’activité des sociétés cotées évolue toutefois à un rythme plus modéré. Le revenu global des entreprises a atteint 12,7 milliards de dinars à fin juin 2026, en hausse de 4,2% sur un an. Parmi les 71 sociétés ayant publié leurs indicateurs, 46 ont enregistré une amélioration de leurs revenus. Les vingt principales valeurs du Tunindex20 concentrent à elles seules 67% du revenu global, avec une progression de 4,4%, confirmant le poids des grandes entreprises dans la dynamique du marché.
Le secteur financier reste le principal moteur de cette évolution. Les 29 sociétés financières cotées ont généré plus de 5,2 milliards de dinars de revenus, en hausse de 6%. Les banques affichent une progression de leur produit net bancaire de 5%, tandis que les assurances enregistrent une croissance plus marquée de 9,8%. Cette solidité explique en partie la performance des indices sectoriels, avec une hausse de plus de 55% pour l’indice des banques.
D’autres secteurs affichent également une évolution positive. L’agroalimentaire poursuit sa progression, porté par les grands groupes du secteur, tandis que la grande distribution améliore ses performances. Poulina Group Holding, BIAT, Délice Holding ou encore One Tech figurent parmi les sociétés qui contribuent le plus au volume d’activité du marché.
Mais cette reprise reste contrastée. Certains secteurs industriels connaissent un recul important. Les matériaux de base enregistrent une baisse de 21,4% de leurs revenus, principalement sous l’effet de la contraction de la chimie (-34%). Le secteur automobile affiche également un repli, pénalisé par la baisse de l’activité de plusieurs concessionnaires.
Ainsi, le premier semestre 2026 montre un marché financier dynamique, porté par les valeurs financières et les grandes entreprises cotées. Toutefois, l’écart entre la forte progression des indices boursiers et la croissance plus limitée des revenus rappelle que la hausse de la Bourse repose aussi sur les anticipations des investisseurs et pas uniquement sur les performances opérationnelles des entreprises.
La Société des transports de Tunis (Transtu) a annoncé, mardi soir, l’ouverture de poursuites judiciaires après la découverte d’importants dépôts de déchets sur les voies de la ligne Tunis-La Goulette-La Marsa (TGM), au niveau de la gare d’El Kram.
Selon la société, ces déchets proviennent de riverains et de certains commerces situés à proximité de la voie ferrée. Leur accumulation entrave la circulation des trains et nécessite des interventions régulières pour dégager les rails.
La Transtu estime que cette situation représente un risque pour la sécurité de l’exploitation ferroviaire. Les déchets peuvent gêner la circulation des trains, provoquer des incidents techniques et perturber le trafic. Ces opérations de nettoyage entraînent également des retards et mobilisent des moyens humains et matériels supplémentaires.
Face à la répétition de ces actes, la société indique avoir décidé de saisir la justice, en coordination avec les autorités locales et les services de sécurité. Elle considère ces dépôts de déchets comme une atteinte au domaine public et affirme vouloir identifier les personnes responsables.
Des interventions pour maintenir le trafic
En parallèle des procédures judiciaires, les équipes de la Transtu interviennent régulièrement pour retirer les déchets et permettre le maintien du service sur cette ligne, l’une des plus fréquentées du Grand Tunis. Ces opérations de nettoyage représentent un coût supplémentaire pour l’entreprise et mobilisent des ressources destinées à assurer la continuité du transport ferroviaire. Dans son communiqué, la Transtu appelle les riverains et les commerçants à respecter les règles de propreté et à ne pas déposer de déchets à proximité des voies ferrées. Elle rappelle que la préservation de ces infrastructures est essentielle pour garantir la sécurité des voyageurs et le bon fonctionnement du réseau.
La Direction générale des impôts (DGI) poursuit la digitalisation de ses services. Elle a annoncé, mardi, le lancement d’une plateforme électronique consacrée à la déclaration d’existence, plus connue sous le nom de “patente”.
Accessible aux particuliers comme aux professionnels, cette plateforme permet d’effectuer l’ensemble des démarches en ligne, sans se déplacer aux bureaux de l’administration fiscale.
Le nouveau service est disponible 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Les contribuables peuvent déposer une demande de déclaration d’existence, mettre à jour leurs informations fiscales et télécharger leur carte d’identification fiscale après validation de leur dossier.
La plateforme permet également de suivre, en temps réel, l’avancement des demandes. Des notifications sont envoyées aux utilisateurs à chaque étape du traitement afin de les tenir informés de l’évolution de leur dossier.
Selon la DGI, cette digitalisation vise à simplifier les procédures administratives, à réduire les délais de traitement et à renforcer la transparence dans la gestion des dossiers. Elle doit aussi améliorer la qualité des services proposés aux citoyens et aux entreprises en limitant les déplacements et les formalités papier.
L’administration fiscale souligne par ailleurs que la plateforme répond aux exigences de sécurité et de protection des données personnelles, afin de garantir la confidentialité des informations échangées.
Ce nouveau portail s’inscrit dans le programme de transformation numérique engagé par l’administration tunisienne. L’objectif est d’accélérer la modernisation des services publics et de proposer des prestations plus rapides, plus accessibles et mieux adaptées aux besoins des contribuables.
La Société Tunisienne d’Assurances et de Réassurances (STAR) a annoncé les modalités de distribution des dividendes au titre de l’exercice 2025, à la suite de la décision prise par son Assemblée générale ordinaire du 21 juillet 2026.
Selon communiqué, les actionnaires percevront un dividende de 2,593 dinars par action, pour un montant total de 25 930 007,779 dinars. La société précise que cette distribution est intégralement soumise à la retenue à la source.
Le détachement du coupon interviendra le 12 août 2026, tandis que le versement des dividendes aux actionnaires débutera le 17 août 2026.
Ennakl Automobiles a clôturé son emprunt obligataire “ENNAKL 2026-1”.
L’opération, lancée le 20 juillet 2026, s’est achevée le 29 juillet 2026. Elle a permis à la société de mobiliser les 60 millions de dinars prévus. Et ce, d’après un communiqué publié sur le CMF.
Cet emprunt a été réalisé sans recours à l’appel public à l’épargne.
Depuis le 3 août 2026, la caution pour certains visas américains est devenue une règle permanente. Le Visa Bond Program permet aux agents consulaires américains d’exiger une garantie financière pouvant atteindre 20 000 dollars auprès de certains demandeurs de visas de visiteur.
Le dispositif cible les ressortissants de 50 pays identifiés par le Département d’État américain. La liste comprend principalement des pays africains, mais aussi des États d’Asie, des Caraïbes, du Caucase et du Pacifique.
Selon les informations publiées par VisaNews, la sélection repose notamment sur plusieurs critères à savoir les taux de dépassement de séjour après expiration des visas, la coopération des pays concernés avec les États-Unis en matière de sécurité documentaire ainsi que le partage d’informations.
La Tunisie figure dans la liste
Parmi les pays concernés figure également la Tunisie. Selon le calendrier établi par le Département d’État américain, l’application de la mesure pour les ressortissants tunisiens est prévue depuis le 2 avril 2026. La Tunisie rejoint ainsi une liste comprenant plusieurs pays africains, notamment: Algérie, Angola, Bénin, Botswana, Burundi, Cap-Vert, Côte d’Ivoire, Djibouti, Éthiopie, Gabon, Gambie, Guinée, Guinée-Bissau, Lesotho, Malawi, Mauritanie, Maurice, Mozambique, Namibie, Nigeria, République centrafricaine, Sao Tomé-et-Principe, Sénégal, Seychelles, Tanzanie, Togo, Ouganda, Zambie et Zimbabwe.
Le programme concerne également des pays hors Afrique comme:
Antigua-et-Barbuda, Cuba, Dominique, Grenade, Nicaragua et Venezuela dans la région Amérique-Caraïbes;
Bangladesh, Bhoutan, Cambodge, Kirghizistan, Mongolie, Népal, Tadjikistan et Turkménistan en Asie;
Géorgie dans la région Europe-Caucase;
Fidji, Papouasie-Nouvelle-Guinée, Tonga, Tuvalu et Vanuatu dans le Pacifique.
Une liste avec des dates d’application différentes
La mise en œuvre du programme ne s’est pas faite simultanément pour tous les pays. Le Département d’État a fixé différentes dates d’entrée en application selon les États concernés. Certains pays ont été intégrés dès août 2025, comme le Malawi et la Zambie, tandis que d’autres ont rejoint le dispositif progressivement en 2025 et 2026. Pour plusieurs pays, dont la Tunisie, la date indiquée est le 2 avril 2026.
Il sied de rappler que les voyageurs ne paient pas automatiquement 20 000 dollars. La caution est décidée au cas par cas par l’agent consulaire après examen du dossier. Et ce, sur 3 montants qui peuvent être appliqués (10 000, 15 000 ou 20 000 dollars).
Obtenir un visa touristique ou d’affaires pour les États-Unis pourrait désormais nécessiter une garantie financière supplémentaire pour certains voyageurs. Washington a rendu permanent son système de caution de visa, un mécanisme qui permet aux agents consulaires d’exiger le dépôt d’une somme pouvant atteindre 20 000 dollars avant l’entrée sur le territoire américain.
Cette règle finale est entrée en vigueur le 3 août 2026. A dire vrai, cette mesure ne remplace pas la procédure classique de demande de visa. Le voyageur doit toujours déposer son dossier, fournir les documents demandés et passer un entretien consulaire. La différence est qu’en cas d’acceptation conditionnelle, l’administration américaine peut demander une garantie financière avant la délivrance du visa. Cette caution, appelée Visa Bond Program, n’est pas considérée comme un frais de visa ni comme une taxe. Elle fonctionne comme une garantie. L’argent est restitué au voyageur s’il respecte les règles de son séjour et quitte les États-Unis dans les délais autorisés.
Le dispositif avait déjà fait parler de lui lors de son lancement sous forme de programme pilote. À cette époque, la caution pouvait atteindre 15 000 dollars pour certains demandeurs. Sa transformation en programme permanent apporte une nouvelle étape avec un plafond relevé à 20 000 dollars.
Le principe reste le même : encourager les voyageurs à respecter la durée de séjour accordée par les autorités américaines et limiter les cas de dépassement de visa (“overstay”).
Concrètement, la caution ne concerne pas automatiquement tous les voyageurs. Elle vise certains ressortissants de pays considérés par Washington comme présentant un risque plus élevé de dépassement de séjour. Les visas concernés sont principalement les visas de visiteur B-1 pour les voyages d’affaires, B-2 pour le tourisme et le visa combiné B-1/B-2.
Le montant demandé dépend du profil du demandeur. Trois niveaux sont prévus: 10 000, 15 000 ou 20 000 dollars. L’agent consulaire évalue plusieurs critères avant de fixer la somme comme par exemple la situation professionnelle, les ressources financières, le motif du voyage, les attaches dans le pays d’origine ou encore les liens éventuels avec les États-Unis.
Le paiement intervient uniquement après l’entretien consulaire, si l’agent décide d’appliquer cette condition. Le demandeur reçoit alors les instructions nécessaires pour effectuer le dépôt via une plateforme sécurisée du Département du Trésor américain. La somme peut être versée par le voyageur lui-même ou par un tiers, comme un membre de la famille ou une entreprise.
Mais le paiement de cette caution ne signifie pas que le visa est automatiquement accordé. Si l’administration américaine refuse finalement le visa, la garantie n’est pas encaissée.
Une fois le visa obtenu, le voyageur doit respecter plusieurs obligations pour récupérer son argent. La caution est remboursée sans intérêts lorsque le séjour se déroule conformément aux règles: durée respectée, départ effectué dans les délais et conditions du visa respectées. À l’inverse, la somme peut être conservée par les autorités américaines en cas de dépassement de séjour ou de violation des conditions du visa.
Le système impose également des contraintes pratiques. Les voyageurs concernés doivent entrer et sortir des États-Unis par des points d’accès autorisés, notamment des aéroports commerciaux, afin que leur arrivée et leur départ soient correctement enregistrés.
Pour les voyageurs tunisiens, la question principale reste celle de l’application concrète de cette mesure. La présence éventuelle de la Tunisie dans la liste des pays concernés détermine si les demandeurs tunisiens pourront être soumis à cette garantie. Dans tous les cas, cette évolution marque un durcissement de la politique américaine visant à mieux contrôler les séjours temporaires et à responsabiliser financièrement certains voyageurs.
Source: ministère de l’Équipement et de l’Habitat.
Le dépôt des demandes de location-accession et d’achat à tempérament des logements sociaux devrait bientôt se faire en ligne. Le ministère de l’Équipement et de l’Habitat poursuit le développement d’une plateforme numérique destinée à simplifier les démarches des bénéficiaires et à accélérer le traitement des dossiers.
L’avancement de ce projet a été au cœur d’une réunion de travail présidée, lundi 3 août, par le ministre de l’Équipement et de l’Habitat, Salah Zouari, également chargé de la gestion du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie. La rencontre a réuni les membres du comité de pilotage du programme, le directeur général du Centre national de l’informatique (CNI), l’équipe chargée du développement et de l’hébergement de la plateforme ainsi que plusieurs responsables administratifs concernés.
Selon le ministère, les travaux portent notamment sur l’interconnexion des différentes bases de données relatives aux bénéficiaires des logements sociaux. Cette étape doit permettre de faciliter le traitement des dossiers tout en assurant une meilleure coordination entre les administrations concernées.
Les échanges ont également porté sur les difficultés techniques et administratives rencontrées durant le développement du projet, ainsi que sur les solutions envisagées pour permettre aux citoyens de déposer leurs demandes et d’en suivre l’évolution directement sur la plateforme.
Pour le ministère, cette digitalisation vise à renforcer la transparence dans l’attribution des logements sociaux, à garantir l’égalité des chances entre les demandeurs et à réduire les délais liés aux procédures de location-accession et de vente à tempérament.
Le ministre a appelé les équipes chargées du projet à accélérer sa finalisation. Il a également insisté sur la nécessité de former les cadres régionaux à l’utilisation de la plateforme afin de préparer son déploiement à l’échelle nationale.
À l’issue de la réunion, il a demandé l’élaboration d’un calendrier précis pour achever les différentes phases du projet et la mise en place de campagnes d’information destinées à expliquer aux citoyens le fonctionnement de la plateforme et les modalités d’accès à ses services.
Cette future plateforme s’inscrit dans la stratégie de numérisation des services publics engagée par les autorités tunisiennes. Une fois opérationnelle, elle devrait offrir aux candidats au logement social un guichet numérique unique pour déposer, suivre et gérer leurs demandes sans avoir à multiplier les démarches administratives.
Un clic de l’entreprise, une confirmation du candidat, puis la validation du bureau de l’emploi. Aujourd’hui, une grande partie de la procédure du Contrat d’Initiation à la Vie Professionnelle (CIVP) passe par la plateforme numérique de l’Agence nationale pour l’emploi et le travail indépendant (Aneti). Pour les jeunes diplômés qui cherchent un premier poste comme pour les entreprises qui souhaitent recruter, comprendre ces étapes permet d’éviter des retards et des dossiers incomplets.
C’est un secret polichinelle. Une entreprise ne peut pas enchaîner les contrats CIVP sans embauche. Pour continuer à accueillir de nouveaux bénéficiaires, elle doit avoir recruté au moins la moitié des jeunes ayant terminé leur CIVP au cours des 3 dernières années. À défaut, elle devra patienter une année avant de pouvoir déposer une nouvelle demande.
Concrètement, tout commence par l’entreprise d’accueil. Elle crée la demande de contrat CIVP sur la plateforme de l’Aneti en renseignant les informations du candidat. Une fois cette première étape réalisée, le système envoie une notification au candidat. Celui-ci doit alors accéder à son espace personnel et confirmer la demande en cliquant sur l’option permettant de concrétiser le CIVP. Le dossier est ensuite transmis au Bureau de l’emploi et du travail indépendant (Beti) compétent pour traitement. A dire vrai, cette procédure en ligne est progressivement déployée à travers le pays et couvre aujourd’hui 48 bureaux de l’emploi, ce qui permet de simplifier les démarches administratives. On peut citer: Charguia, Ariana, Sfax, Sousse…
En outre, ce type de contrat reste l’un des principaux dispositifs publics destinés à faciliter l’accès des jeunes au marché du travail. Il s’adresse principalement aux primo-demandeurs d’emploi de nationalité tunisienne titulaires d’un diplôme de l’enseignement supérieur ou d’un brevet de technicien supérieur (BTS) homologué. La notion de primo-demandeur d’emploi répond toutefois à des critères précis. Selon les normes, le bénéficiaire ne doit pas avoir exercé une activité professionnelle continue de plus de 24 mois après l’obtention de son dernier diplôme, ni une activité discontinue dépassant 36 mois. Les personnes en situation de handicap ainsi que certains chercheurs d’emploi ne remplissant pas la condition de diplôme peuvent également bénéficier du dispositif selon les cas prévus par la réglementation en vigueur . Du côté des employeurs, toutes les entreprises privées ainsi que les professions libérales peuvent accueillir des bénéficiaires dans le cadre du CIVP. Le contrat est conclu pour une durée de 12 mois. Dans certaines situations, l’Aneti peut autoriser une prolongation ou un second contrat dans une autre entreprise, sans que la durée totale dépasse 2 ans.
Le dispositif repose également sur un partage de l’effort financier entre l’État et l’entreprise. L’Aneti verse une indemnité mensuelle de 200 dinars aux diplômés de l’enseignement supérieur et aux titulaires d’un BTS, et de 150 dinars pour les autres niveaux. Les personnes en situation de handicap bénéficient, en plus, d’une aide supplémentaire de 50 dinars par mois. L’entreprise d’accueil est, de son côté, tenue de verser une indemnité complémentaire au moins équivalente à ces montants, soit un minimum de 200 dinars pour les diplômés du supérieur et de 150 dinars pour les autres bénéficiaires. Le CIVP ne se limite pas à une indemnité. Les bénéficiaires profitent également d’une couverture sociale pendant toute la durée du contrat ainsi que d’une formation complémentaire pouvant atteindre 400 heures lorsque celle-ci est jugée nécessaire.
Le dispositif prévoit aussi un avantage pour les entreprises qui recrutent durablement leurs stagiaires. Lorsqu’un diplômé ayant effectué un CIVP est embauché en contrat à durée indéterminée, l’État peut prendre en charge, pendant deux ans et dans certaines limites, la contribution patronale au régime légal de sécurité sociale.
Enfin, les entreprises ne peuvent pas multiplier les contrats CIVP sans résultats en matière d’emploi. Pour continuer à accueillir de nouveaux stagiaires, elles doivent avoir recruté au moins la moitié des bénéficiaires ayant terminé leur stage au cours des trois années précédentes. À défaut, elles devront attendre une année avant de pouvoir déposer une nouvelle demande.
Créer une startup technologique demande plus qu’une bonne idée. Aux États-Unis, il faut comprendre un marché, trouver les bons talents, convaincre des investisseurs et surtout réussir à construire un produit qui répond à un vrai besoin. C’est le chemin choisi par Anis Bennaceur. Depuis New York, l’entrepreneur tunisien développe Attention, une startup spécialisée dans l’intelligence artificielle appliquée aux équipes commerciales.
Fondée en 2022, l’entreprise travaille sur une problématique simple, c’est de permettre aux commerciaux de consacrer davantage de temps à leurs clients et moins de temps aux tâches administratives. “Notre mission est de maximiser les ventes pour les équipes commerciales”, précise Anis Bennaceur.
Mais avant Attention, il y a eu une première expérience entrepreneuriale qui a largement contribué à construire sa vision.
Source: Leconomistemaghrebin.
Une première aventure pour apprendre à construire un produit
Le parcours d’Anis Bennaceur commence par une formation à HEC Paris puis ESCP Business School. Il débute ensuite sa carrière dans la finance, en banque d’investissement puis en banque privée et private equity. En 2013, il rejoint Tinder à un moment où l’application américaine cherche encore à accélérer son développement en France. Cette expérience lui permet de découvrir de l’intérieur le fonctionnement d’une startup technologique en forte croissance. “J’ai vu comment les Américains construisent des entreprises, avec une vitesse et une ambition différentes”, raconte-t-il. Après cette expérience, il décide de créer sa première entreprise. En 2015, il lance Mixer, une plateforme de networking professionnel destinée aux industries créatives. Pendant 6 ans, il travaille sur le développement du produit, l’acquisition d’utilisateurs et la construction d’une activité commerciale. Pour lui, cette première startup a été une véritable école. “Ma première boîte était comme une première voiture. On fait quelques accidents, quelques erreurs, mais c’est comme cela qu’on apprend “, souligne-t-il. Cette période lui apprend notamment l’importance de l’itération, c’est-à-dire la capacité à améliorer continuellement un produit en fonction des retours du marché. Il découvre également une notion essentielle dans l’univers des startups; le” product-market fit”, soit la capacité d’un produit à trouver sa place auprès de ses utilisateurs.
Transformer un problème vécu en opportunité grâce à l’IA
C’est justement en développant Mixer qu’Anis Bennaceur identifie un problème qui touche de nombreuses entreprises. En travaillant avec son équipe commerciale, il constate que les vendeurs consacrent une grande partie de leur temps à des tâches qui ne sont pas directement liées à la vente. “Le plus gros problème, c’est que les commerciaux passent environ 70% de leur temps à faire des tâches administratives plutôt qu’à parler aux clients “, déclare-t-il. Mise à jour des CRM, saisie des informations après un rendez-vous, suivi des échanges… autant d’actions nécessaires mais chronophages. L’arrivée des premiers grands modèles d’IA, notamment GPT-3 en 2020, lui fait comprendre qu’une transformation profonde devient possible. En 2022, il lance Attention avec son associé Matthias Wickenburg. Un partenariat particulier puisque les deux entrepreneurs étaient auparavant concurrents dans leurs précédentes activités. La startup développe alors une solution capable d’automatiser certaines tâches commerciales. Après une conversation avec un client, Attention peut analyser les informations échangées et mettre automatiquement à jour les outils utilisés par les équipes. Cette première réponse à un besoin concret permet à la startup de trouver son marché.
NY comme point de départ
Pour Anis Bennaceur, choisir les États-Unis était une décision stratégique. Son expérience chez Tinder lui a montré la capacité de l’écosystème américain à faire grandir rapidement des entreprises technologiques. ” Si je voulais avoir une ambition mondiale, il fallait que je parte aux États-Unis “, affirme-t-il. Il choisit New York plutôt que San Francisco. La ville représente pour lui un compromis entre proximité avec l’Europe et accès à un marché économique majeur. New York concentre de nombreuses grandes entreprises, des investisseurs, des banques et des talents issus des meilleures universités américaines. Mais au-delà du choix géographique, l’entrepreneur insiste sur l’importance de la concentration stratégique. Attention reste aujourd’hui très focalisée sur le marché américain. L’objectif n’est pas d’ouvrir rapidement plusieurs marchés, mais de construire une position forte avant de s’étendre. “Il est important d’avoir un focus au départ et de complètement gagner son marché avant d’aller chercher les autres”, explique-t-il. A dire vrai, cette stratégie repose sur ce qu’il appelle les effets de réseau. Plus une entreprise devient reconnue sur un marché précis, plus il devient facile d’accélérer ensuite. Attention a d’abord cherché à devenir un acteur majeur à New York avant de partir à la conquête d’autres villes américaines.” Nous avons voulu être le plus gros poisson dans un environnement plus petit avant d’aller chercher le reste des États-Unis”, raconte-t-il. Aujourd’hui, la startup continue de renforcer sa présence aux États-Unis avant d’envisager une expansion internationale.”À partir du moment où nous serons un géant américain, nous pourrons travailler avec le reste du monde”, souligne-t-il.
Trois principes, attention
Après plusieurs années dans l’entrepreneuriat, Anis Bennaceur retient 3 grands enseignements. Le premier concerne la capacité à penser différemment. Il parle de “vérités contraires”, ces idées qui ne sont pas forcément acceptées par la majorité mais qui peuvent créer de nouvelles opportunités. Pour lui, un entrepreneur doit chercher ce que les autres ne voient pas encore. Le deuxième enseignement concerne le recrutement. Chez Attention, le choix n’a pas été de chercher uniquement les profils les plus expérimentés. L’entreprise privilégie des personnes capables d’apprendre rapidement et d’évoluer fortement. “Nous cherchons des personnes avec trois à cinq ans d’expérience qui peuvent devenir meilleures que quelqu’un avec quinze ans d’expérience”, dit-t-il.
Aujourd’hui, l’âge moyen dans l’entreprise est de 28 ans. Le troisième principe repose sur la recherche de l’excellence. L’entrepreneur affirme préférer investir dans les meilleurs profils plutôt que chercher uniquement à réduire les coûts.Et d’ajouter: “Je préfère payer au-dessus du marché pour les meilleurs talents”.Sur ce, cette culture passe également par une forte présence au bureau et une volonté de construire une équipe très engagée.
Les premières personnes qui ont cru au projet
Comme beaucoup d’entrepreneurs, Anis Bennaceur insiste sur le rôle de ceux qui font confiance au début d’une aventure. Il cite notamment ses premiers investisseurs, dont un fonds français qui lui a proposé un investissement avant même la création officielle d’Attention. Il évoque également les premiers clients qui ont accepté de travailler avec une jeune startup. Mais il cite surtout le soutien de ses parents. “Ils m’ont toujours soutenu psychologiquement et mentalement”, confesse-t-il. Une confiance importante après plus de 10 ans passés dans l’entrepreneuriat.
Un séjour de deux semaines sans frais de visa, c’est beau, non? C’est la nouvelle facilité annoncée par Oman pour attirer davantage de visiteurs. La Police royale d’Oman a introduit un nouveau visa touristique gratuit valable jusqu’à 14 jours pour certaines nationalités. Selon oman observer, une décision qui pourrait intéresser les voyageurs tunisiens, alors que les échanges entre les deux pays restent encore en dessous de leur potentiel.
Cette mesure intervient dans un contexte où le Sultanat cherche à accélérer l’ouverture de son marché touristique. Contrairement à certains pays du Golfe qui ont misé massivement sur le tourisme de masse, Oman veut construire une image différente, celle d’une destination culturelle, naturelle et authentique.
Avec ses montagnes, ses déserts, ses villages traditionnels et son littoral, le pays veut attirer une nouvelle clientèle internationale. Le tourisme est d’ailleurs identifié comme un secteur stratégique dans le cadre d’Oman Vision 2040, un programme visant à réduire la dépendance de l’économie aux hydrocarbures.
Une destination encore peu connue des Tunisiens
Pour les voyageurs tunisiens, Oman reste une destination encore peu explorée. Les séjours dans le Sultanat sont loin d’avoir le même volume que les voyages vers la Turquie, l’Égypte ou certains pays européens. La nouvelle facilité de visa pourrait toutefois changer progressivement cette situation en simplifiant les démarches pour certains voyageurs éligibles. Elle peut également encourager les agences de voyages à proposer davantage de circuits vers cette destination. Le coût reste néanmoins un élément important dans la décision de voyage. Depuis Tunis, un billet aller-retour vers Mascate varie généralement selon la saison, la compagnie aérienne et les escales. Il faut compter en moyenne autour de 1 500 à 2 500 dinars tunisiens pour un billet, avec des tarifs pouvant évoluer pendant les périodes de forte demande. À cela s’ajoutent les frais liés à l’hébergement, aux déplacements sur place et aux activités touristiques. Oman reste donc une destination qui demande un budget plus élevé que certaines destinations proches, mais elle offre une expérience différente, davantage orientée vers la découverte culturelle et naturelle. Derrière cette évolution administrative se pose aussi la question du rapprochement entre la Tunisie et Oman. En fait, les deux pays entretiennent des relations diplomatiques depuis plusieurs décennies, mais les échanges restent encore à développer. Une meilleure circulation des voyageurs peut contribuer à renforcer les liens entre les deux marchés, aussi bien sur le plan touristique qu’économique. Pour les entreprises tunisiennes, Oman représente un marché du Golfe encore peu exploité. Pour les acteurs du tourisme, cette nouvelle facilité constitue une opportunité de diversifier les offres proposées aux voyageurs tunisiens.
Le visa ne suffit pas à créer une nouvelle destination touristique, mais il peut être un premier pas. Reste maintenant à voir si les professionnels tunisiens sauront transformer cette ouverture en nouvelles opportunités.