Lese-Ansicht

Le président Saïed réaffirme que la récupération des fonds publics ne se prescrit pas

Le président de la République Kaïs Saïed, a appelé mercredi à accélérer l’examen des dossiers de réconciliation pénale, lors d’un entretien au palais de Carthage avec le président de la Commission nationale de réconciliation pénale, Ali Abbès.

Le chef de l’État a passé en revue l’activité de la commission et les dossiers qui lui ont été soumis, rappelant avoir proposé dès 2012 le principe de la réconciliation pénale, avant, selon lui, la conclusion de « marchés suspects » menés, dans la plupart des cas, à l’abri des regards.

Le président Saïed a insisté sur la nécessité d’accélérer le traitement des dossiers, loin des « méandres des procédures » qui, selon lui, sont utilisés par certains non pas pour parvenir à des solutions équitables, mais pour prolonger les affaires ou exercer un « chantage déguisé ».

Il a également affirmé que le droit de l’État à récupérer les fonds du peuple tunisien « ne se prescrit pas », dénonçant l’influence persistante de « vestiges de l’ancien système » au sein de plusieurs institutions.

Le président de la République a enfin souligné que l’objectif de l’État n’était ni de se venger des personnes concernées ni de les maintenir en prison ou en fuite à l’étranger, mais de recouvrer les fonds et les droits légitimes du peuple tunisien, estimant que « ni la fuite ni les financements provenant de cercles connus ne permettront d’échapper à cette responsabilité ».

`

L’article Le président Saïed réaffirme que la récupération des fonds publics ne se prescrit pas est apparu en premier sur Le Temps News.

  •  

L’action, vecteur agissant de la parole publique : Kaïs Saïed redéfinit la mission des médias nationaux

Par Ahmed NEMLAGHI

À chaque étape importante de la vie institutionnelle du pays, la question des médias revient au premier plan. Non seulement parce qu’ils constituent le principal vecteur d’information des citoyens, mais parce qu’ils participent également à la formation de l’opinion publique, à l’accompagnement des réformes et au renforcement du lien entre l’État et la société. La réunion tenue lundi au palais de Carthage entre le Président de la République, Kaïs Saïed, et les responsables des principaux médias nationaux s’inscrit précisément dans cette réflexion plus globale sur la place de l’information publique dans une période de profondes mutations institutionnelles.

Autour du Chef de l’État étaient réunis les responsables de la Télévision tunisienne, de la Radio tunisienne, de l’agence Tunis Afrique Presse (TAP), de la Société Nouvelle d’Impression, de Presse et d’Édition (La Presse) ainsi que de Dar Assabah. Au-delà de son aspect protocolaire, cette rencontre revêt une portée particulière puisqu’elle intervient dans un contexte où les autorités poursuivent plusieurs chantiers de réforme touchant aussi bien à l’organisation de l’État qu’à la modernisation des services publics, à la numérisation de l’administration ou encore au renforcement de l’État social.

Au cours de cette réunion, Kaïs Saïed a rappelé que les médias nationaux occupent une place essentielle dans cette phase de l’histoire de la Tunisie. Selon le communiqué de la Présidence de la République, il les a appelés à être «une voix libre exprimant la parole courageuse» et à développer un discours responsable, fidèle aux faits et orienté vers l’intérêt supérieur du pays.

Cette déclaration résume une conception particulière du rôle des médias publics. Dans la vision exprimée par le Président de la République, ceux-ci ne sont pas uniquement des instruments de diffusion de l’information institutionnelle. Ils constituent également un service public appelé à accompagner les grandes politiques nationales, à informer les citoyens avec responsabilité et à contribuer au renforcement de la cohésion nationale.

Dans toutes les démocraties modernes, les médias publics occupent une place spécifique.

Leur vocation première consiste à garantir à l’ensemble des citoyens une information fiable, pluraliste et accessible, indépendamment des contraintes commerciales qui peuvent peser sur les médias privés. Cette mission dépasse largement la simple couverture de l’actualité quotidienne.

Elle englobe l’explication des réformes, la vulgarisation des politiques publiques, la diffusion de la culture, la promotion de la citoyenneté ainsi que la sensibilisation aux grands enjeux économiques, sociaux et environnementaux.

C’est précisément cette dimension que le Président de la République semble avoir voulu mettre en avant lors de cette rencontre. À travers ses propos, il invite les médias nationaux à jouer pleinement leur rôle de service public en privilégiant les préoccupations concrètes des citoyens plutôt que les polémiques stériles. Dans cette perspective, l’information devient un outil de compréhension et non un simple espace de confrontation. Elle permet aux citoyens de mieux saisir les enjeux des réformes engagées tout en offrant aux institutions un retour permanent sur les attentes exprimées dans les différentes régions du pays.

La parole ne suffit plus

L’une des phrases les plus commentées de cette réunion demeure sans doute celle par laquelle Kaïs Saïed affirme que «le dernier mot ne sera pas un communiqué. Ce sera un acte». Au-delà de sa portée symbolique, cette formule traduit une idée qui revient régulièrement dans les interventions du Chef de l’État : les institutions sont appelées à être jugées moins sur leurs déclarations que sur leur capacité à produire des résultats tangibles. Cette approche repose sur une distinction claire entre communication et action. La communication institutionnelle demeure nécessaire. Elle informe, explique, éclaire les décisions publiques et favorise la transparence. Mais elle ne saurait constituer une finalité. Elle doit accompagner une action concrète, susceptible d’améliorer effectivement les conditions de vie des citoyens. Cette philosophie irrigue bon nombre de réformes entreprises ces dernières années.

Qu’il s’agisse de la réforme du droit du travail, du renforcement de la protection sociale, de la numérisation des services administratifs, de la modernisation des procédures ou du développement régional, les autorités présentent ces chantiers comme devant produire des effets mesurables sur la vie quotidienne des Tunisiens.

Dans cette logique, les médias publics apparaissent comme des partenaires institutionnels chargés non seulement d’informer, mais également d’expliquer les objectifs poursuivis, de rendre compte de leur mise en œuvre et de relayer les attentes exprimées par les citoyens.

L’information ne circule pas dans un seul sens. Si les médias rendent compte des décisions des pouvoirs publics, ils constituent également un canal privilégié par lequel remontent les difficultés rencontrées sur le terrain. Cette fonction apparaît d’autant plus importante que Kaïs Saïed multiplie, depuis plusieurs années, les déplacements inopinés dans les différentes régions du pays. Ces visites témoignent d’une volonté affichée de confronter les rapports administratifs aux réalités vécues par les citoyens. Dans cette démarche, les médias publics peuvent jouer un rôle complémentaire. Par leurs reportages, leurs enquêtes et leurs émissions de proximité, ils mettent en lumière les attentes de la population, les difficultés liées aux services publics, les problèmes environnementaux, les besoins en infrastructures ou encore les préoccupations économiques des différentes régions.

Ils deviennent ainsi des intermédiaires entre les citoyens et les institutions. Cette fonction de médiation contribue à enrichir la décision publique. Elle permet également de mieux identifier les priorités et d’assurer un suivi des réponses apportées par les administrations. Loin de se limiter à la diffusion des communiqués officiels, les médias participent alors à une dynamique de gouvernance fondée sur l’écoute du terrain.

Une communication au service de la cohésion sociale

Le Président de la République a également appelé les médias à intensifier les campagnes de sensibilisation contre plusieurs fléaux sociaux, notamment le trafic de stupéfiants.

Cet aspect rappelle que les médias publics remplissent aussi une mission d’intérêt général en matière de prévention. La lutte contre les addictions, la violence, la délinquance, les accidents de la route ou encore la dégradation de l’environnement nécessite une mobilisation de l’ensemble des institutions.

Par leur capacité de diffusion, la radio, la télévision et les agences de presse disposent d’un levier important pour sensibiliser les citoyens, promouvoir les comportements responsables et renforcer la culture civique. Cette dimension éducative du service public de l’information constitue l’un des fondements historiques des médias nationaux. Elle demeure pleinement d’actualité dans une société confrontée aux profondes mutations induites par les réseaux sociaux, la circulation instantanée de l’information et la prolifération des contenus non vérifiés.

L’évolution des technologies de l’information a profondément transformé le paysage médiatique. L’apparition des réseaux sociaux, des plateformes numériques et des nouveaux modes de diffusion a démultiplié la circulation de l’information. Mais cette rapidité s’accompagne également d’un risque grandissant, celui de la désinformation, de la manipulation et de la propagation de rumeurs susceptibles de fragiliser la cohésion sociale. Dans ce contexte, les médias nationaux se voient confier une responsabilité particulière. Leur crédibilité repose avant tout sur leur capacité à vérifier les faits, à hiérarchiser l’information et à distinguer clairement les données objectives des commentaires ou des interprétations. Cette exigence rejoint les propos du Président de la République lorsqu’il appelle les médias à développer «une parole courageuse» fondée sur la vérité. Une telle conception ne signifie pas que les médias doivent renoncer à leur esprit critique. Bien au contraire, leur mission consiste à éclairer le débat public par une information exacte, documentée et équilibrée, permettant au citoyen de comprendre les enjeux qui concernent son quotidien. L’information devient alors un véritable service rendu à la collectivité. Elle participe à la consolidation de la confiance dans les institutions, non par le silence ou l’occultation des difficultés, mais par leur exposition rigoureuse, accompagnée d’une mise en perspective des solutions envisagées.

Une administration appelée à rendre des comptes

Au fil de ses interventions publiques, Kaïs Saïed insiste régulièrement sur un principe qui irrigue l’ensemble de son approche institutionnelle : chaque responsable public doit assumer pleinement les missions qui lui sont confiées. Cette exigence concerne naturellement les administrations, les établissements publics, les collectivités locales, mais également l’ensemble des structures appelées à assurer un service au citoyen.

Dans cette perspective, les médias nationaux peuvent jouer un rôle de suivi particulièrement utile. Ils ne se limitent pas à annoncer les décisions ou les projets, ils peuvent également accompagner leur mise en œuvre, informer sur leur état d’avancement, recueillir les réactions des citoyens et donner la parole aux différents acteurs concernés. Une telle démarche contribue à instaurer une culture de l’évaluation de l’action publique. Les politiques publiques ne sont plus appréciées uniquement à travers les textes qui les instituent, mais aussi au regard de leurs effets concrets sur la vie quotidienne. Cette approche rejoint l’idée, exprimée par le Chef de l’État, selon laquelle les institutions doivent être jugées à l’aune des résultats qu’elles produisent.

L’une des caractéristiques des interventions présidentielles réside dans la place accordée au citoyen.

Qu’il s’agisse de ses visites de terrain, de ses rencontres avec les habitants des différentes régions ou de ses échanges avec les responsables administratifs, Kaïs Saïed rappelle régulièrement que l’action publique trouve sa légitimité dans sa capacité à répondre aux préoccupations de la population.

Dans cette logique, les médias nationaux apparaissent comme un trait d’union entre les citoyens et les institutions.

Ils permettent d’identifier les difficultés rencontrées sur le terrain, de porter les attentes des populations à la connaissance des décideurs et d’assurer un suivi des réponses apportées.

Cette fonction de proximité est d’autant plus importante que les disparités régionales demeurent l’un des principaux défis du développement. Les médias de service public disposent d’un réseau couvrant l’ensemble du territoire national. Ils sont donc en mesure de refléter la diversité des réalités locales et de contribuer à une meilleure prise en compte des besoins spécifiques des différentes régions. Cette mission rejoint la conception d’un État social dans lequel l’action publique est appelée à bénéficier à tous les citoyens, quels que soient leur région, leur situation économique ou leur environnement social.

 

L’article L’action, vecteur agissant de la parole publique : Kaïs Saïed redéfinit la mission des médias nationaux est apparu en premier sur Le Temps News.

  •  

Réconciliation pénale : Saied réclame des résultats et met en garde contre les retards

Le président de la République, Kaïs Saïed, a reçu mercredi 5 août au palais de Carthage le président de la Commission nationale de réconciliation pénale, Ali Abbès, afin d’examiner l’état d’avancement des travaux de la commission et les dossiers déposés par les personnes ayant choisi de s’engager dans cette procédure.

À cette occasion, le chef de l’État a insisté sur la nécessité d’accélérer l’examen des dossiers, dénonçant les « méandres des procédures » qui, selon lui, sont parfois utilisés pour retarder les affaires ou exercer des formes de pression. Il a également réaffirmé que le droit de l’État à récupérer les fonds publics « ne se prescrit pas » et que les personnes ayant contribué à entraver ce processus devront également rendre des comptes.

Kaïs Saïed a, en outre, assuré que la démarche de l’État ne vise pas à se venger des personnes concernées ni à les maintenir en prison ou en fuite à l’étranger, mais à récupérer les fonds qu’il considère comme appartenant au peuple tunisien.

Un dossier lancé pour récupérer les fonds détournés

Le dossier de la réconciliation pénale constitue l’un des projets emblématiques défendus par Kaïs Saïed depuis plusieurs années. Le président a rappelé, lors de cette rencontre, avoir proposé cette idée dès 2012, bien avant son arrivée au pouvoir.

Le mécanisme a été concrétisé par le décret-loi n°13 de 2022, qui a créé la Commission nationale de réconciliation pénale. Son principe consiste à permettre aux hommes d’affaires ou aux personnes soupçonnées d’avoir obtenu des avantages indus ou bénéficié de fonds publics de conclure un accord avec l’État. En contrepartie, ces personnes doivent restituer les montants concernés ou contribuer au financement de projets de développement dans les régions défavorisées.

Lire aussi : Réconciliation pénale : Kaïs Saïed installe la nouvelle commission et réaffirme sa ligne

L’objectif affiché est double : récupérer rapidement les fonds que l’État estime avoir perdus et orienter ces ressources vers des investissements créateurs d’emplois, tout en évitant des procédures judiciaires longues et complexes.

Les propositions défendues par Kaïs Saïed

Depuis qu’il porte ce projet, Kaïs Saïed affirme que la réconciliation pénale doit reposer sur la restitution des fonds considérés comme indûment acquis au profit de l’État. Selon cette approche, les personnes concernées pourraient éviter des sanctions judiciaires classiques en procédant à une compensation financière ou en participant à la réalisation de projets de développement.

Le président insiste également sur le fait que les sommes récupérées doivent bénéficier directement aux régions défavorisées à travers des projets économiques et sociaux. Il présente ainsi la réconciliation pénale non pas comme une amnistie générale, mais comme un mécanisme permettant de réparer un préjudice financier subi par la collectivité tout en favorisant le développement régional.

Toutefois, la mise en œuvre du dispositif a progressé plus lentement que prévu, avec un nombre limité d’accords conclus depuis sa création. Une situation qui explique les appels répétés du chef de l’État à accélérer l’étude des dossiers et à dépasser les obstacles administratifs et judiciaires qui, selon lui, ralentissent le processus.

L’article Réconciliation pénale : Saied réclame des résultats et met en garde contre les retards est apparu en premier sur webdo.

  •  

«L’UGTT ne restera pas inactive face à la crise en Tunisie» (Selmi)

Marginalisé par le régime présidentialiste mis en place par Kaïs Saïed au lendemain de la proclamation de l’état d’exception le 25 juillet 2021, l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) a de plus en plus mal à exister et à jouer le rôle qui fut longtemps le sien au centre du jeu politique en Tunisie.

C’est en réaction à cette marginalisation que son secrétaire général Slaheddine Selmi a déclaré que l’organisation ne resterait ni silencieuse ni inactive, soulignant que les structures de l’organisation sont en mouvement permanent — une caractéristique qui marque son histoire.

Dans une allocution prononcée, ce matin, mercredi 5 août 2026, lors d’une marche qui prit le départ devant le siège de l’Union régionale du travail à Sfax, à l’occasion de la commémoration des événements du 5 août 1947 *, Selmi a ajouté, selon ses propos rapportés par Diwan FM : «Lorsque les crises parlent, le silence équivaut à un abandon de la patrie», dans une allusion à la crise socioéconomique où continue de s’enfoncer le pays.   

Il a aussi appelé toutes les structures syndicales ainsi que les adhérents de l’UGTT à ne pas brader la patrie, soulignant qu’il s’agit là de sa mission à l’heure actuelle.

Le responsable syndical a poursuivi en affirmant que le rôle fondamental de l’UGTT consiste à défendre et à sauver le pays, déclarant : «Nous avons dépassé la question sociale et celle des augmentations de salaires.»

Tout en relevant la succession de crises dans divers domaines, Selmi a rappelé que le citoyen jouit de droits sociaux — tels que l’accès à l’eau, à l’électricité, à la santé, aux transports et à l’éducation — qui relèvent de la responsabilité de l’État, ajoutant : «Nous sommes des citoyens et non des sujets.»

Dans ce même contexte, il a estimé que la récente hausse du prix des médicaments découlait de recommandations du Fonds monétaire international (FMI), lequel cherche, selon lui, à réduire l’intervention de l’État dans le domaine social, par allusion à la levée des subvention sur beaucoup de médicaments importés qui a été décidée par le gouvernement à cause des difficultés financières et budgétaires auxquelles il fait face.

I. B.  

* Le 5 août 1947, une grève générale menée à Sfax par le leader syndicaliste Habib Achour sous la bannière de l’UGTT a réclamé un salaire minimum pour les ouvriers. Cette mobilisation sociale s’est heurtée à une violente répression militaire de l’armée coloniale française, faisant plusieurs victimes et marquant l’histoire du mouvement national.

L’article «L’UGTT ne restera pas inactive face à la crise en Tunisie» (Selmi) est apparu en premier sur Kapitalis.

  •  

La gouvernance de proximité : au cœur de l’action de Kaïs Saïed

Par Ahmed NEMLAGHI

La visite inopinée effectuée par le Président de la République, Kaïs Saïed, dans la soirée du dimanche dernier à Radès s’inscrit dans une démarche devenue caractéristique de son exercice du pouvoir : aller directement à la rencontre des citoyens, constater sur le terrain les difficultés qu’ils rencontrent et interpeller les responsables chargés de la gestion des affaires publiques. Loin de se limiter à un déplacement protocolaire, cette visite traduit une méthode de gouvernance fondée sur l’observation directe des réalités locales et sur l’écoute des préoccupations exprimées par les habitants.

À Radès, les échanges ont principalement porté sur des questions qui touchent directement à la qualité de vie des citoyens : l’assainissement de l’oued Méliane, l’état du littoral, la dégradation de la plage de Radès, ainsi que les insuffisances constatées dans certains services publics. Ces préoccupations, exprimées de longue date par les riverains, illustrent des problématiques qui dépassent le seul cadre local et renvoient plus largement aux défis auxquels sont confrontées plusieurs collectivités territoriales en matière d’environnement, d’aménagement urbain et de gestion des infrastructures.

À cette occasion, le Chef de l’État a réaffirmé suivre «de manière continue et précise» les dossiers ayant un impact direct sur la vie quotidienne des Tunisiens. Il a également rappelé que les responsables publics sont tenus d’assumer pleinement les missions qui leur sont confiées afin d’assurer aux citoyens les services auxquels ils ont droit.

Depuis son accession à la magistrature suprême, Kaïs Saïed a multiplié les déplacements sur le terrain. Qu’il s’agisse d’hôpitaux, d’établissements publics, de chantiers, de quartiers populaires ou encore de régions de l’intérieur du pays, ces visites répondent à une même logique : confronter les rapports administratifs à la réalité vécue par les citoyens.

Cette méthode repose sur la conviction que l’action publique gagne en efficacité lorsqu’elle s’appuie sur une connaissance directe des situations rencontrées sur le terrain. Les échanges spontanés avec les habitants permettent de recueillir des informations qui ne figurent pas toujours dans les dossiers administratifs et d’identifier plus rapidement les dysfonctionnements susceptibles d’affecter le fonctionnement des services publics.

À plusieurs reprises, ces visites ont conduit à demander l’accélération de certains projets, à rappeler les obligations des administrations concernées ou à mettre l’accent sur la nécessité d’améliorer la qualité des prestations offertes aux citoyens.

Les services publics au cœur des préoccupations

Les observations formulées lors de la visite de Radès s’inscrivent dans une réflexion plus large sur le fonctionnement des services publics. L’entretien des espaces urbains, la protection de l’environnement, l’assainissement, la gestion des ressources hydrauliques ou encore la préservation du littoral constituent autant de domaines où l’efficacité de l’administration conditionne directement la qualité de vie de la population. Dans cette perspective, le Président de la République rappelle régulièrement que la mission première des institutions publiques consiste à répondre aux besoins des citoyens dans le respect des lois et des principes de bonne gouvernance. L’amélioration des services publics constitue ainsi l’un des axes récurrents des orientations présidentielles. Cette exigence ne concerne pas uniquement les investissements matériels, elle suppose également une meilleure coordination entre les administrations, une responsabilisation accrue des gestionnaires publics et un suivi plus rigoureux de l’exécution des projets.

Les préoccupations exprimées par les habitants de Radès renvoient à des droits reconnus par le cadre juridique tunisien, notamment le droit à un environnement sain, l’accès à des services publics de qualité et l’amélioration des conditions de vie.

Ces exigences s’inscrivent dans la conception de l’État social mise en avant par les autorités depuis plusieurs années. Cette approche accorde une place importante à la justice sociale, à la réduction des inégalités et à la lutte contre les formes d’exclusion susceptibles d’affecter certaines catégories de la population ou certains territoires.

Dans cette optique, les politiques publiques sont appelées à concilier développement économique, protection de l’environnement et amélioration du cadre de vie.

Les difficultés évoquées à Radès mettent également en lumière les défis de la réforme administrative. Les retards dans la réalisation de certains projets, les insuffisances dans l’entretien des infrastructures ou encore les dysfonctionnements constatés dans certains services alimentent régulièrement les critiques des citoyens.

Depuis plusieurs années, Kaïs Saïed souligne la nécessité de moderniser l’administration, de renforcer la responsabilité des gestionnaires publics et de lutter contre les pratiques contraires aux principes de transparence et d’égalité devant le service public.

Cette orientation s’accompagne d’un discours constant sur le respect de la loi, la moralisation de la vie publique et la nécessité de placer l’intérêt général au-dessus des intérêts particuliers.

Une attention particulière aux questions environnementales

Le choix de Radès n’est pas anodin. Les questions liées à l’assainissement de l’oued Méliane et à l’état du littoral illustrent les enjeux environnementaux auxquels plusieurs régions du pays sont confrontées.

La protection des plages, la lutte contre les différentes formes de pollution et la préservation des ressources naturelles figurent désormais parmi les priorités des politiques publiques, d’autant plus que ces questions influencent directement la santé publique, le tourisme et le développement local.

La période estivale confère à ces préoccupations une importance particulière. Les plages constituent un espace de loisirs, mais également un patrimoine collectif dont la préservation relève de la responsabilité de l’ensemble des acteurs publics et privés.

Les orientations présidentielles mettent également l’accent sur le rôle des jeunes générations dans la transformation du pays. La mobilisation des compétences, l’encouragement de l’initiative et la valorisation du mérite sont présentés comme des facteurs essentiels pour accompagner les réformes engagées.

Cette vision s’inscrit dans une volonté de promouvoir une administration plus efficace, davantage tournée vers les résultats et capable de répondre aux attentes d’une société en mutation.

Au-delà des aspects matériels, les visites de terrain traduisent une conception de la gouvernance fondée sur la proximité avec les citoyens. Elles permettent de maintenir un lien direct avec les réalités locales, de mesurer les attentes de la population et de rappeler aux administrations leur obligation de répondre avec diligence aux besoins du public.

Cette démarche vise également à renforcer la confiance entre les institutions et les citoyens, en montrant que les préoccupations exprimées sur le terrain peuvent être prises en considération au plus haut niveau de l’État.

Une dynamique appelée à se poursuivre

La visite présidentielle à Radès s’inscrit dans une série de déplacements consacrés aux questions environnementales, aux infrastructures et au fonctionnement des services publics. Elle témoigne d’une volonté de maintenir un suivi régulier des dossiers touchant directement la vie quotidienne des Tunisiens.

En définitive, les visites de terrain effectuées par le Président Kaïs Saïed ne relèvent pas d’une simple démarche de communication institutionnelle. Elles traduisent une conception de l’exercice du pouvoir fondée sur le contact direct avec les citoyens, l’observation concrète des réalités locales et le suivi permanent de l’action administrative. En privilégiant l’écoute des doléances de la population, le Chef de l’État entend rappeler que la légitimité des institutions se mesure avant tout à leur capacité à répondre efficacement aux besoins quotidiens des Tunisiens.

Cette approche s’inscrit dans une vision plus large de l’État social, où les droits des citoyens ne demeurent pas de simples principes inscrits dans les textes, mais doivent se traduire par des services publics performants, un environnement préservé, des infrastructures entretenues et une administration responsable. Le droit à une vie digne, à un cadre de vie sain, à l’accès à l’eau, à l’électricité, à la santé, à l’emploi ou encore à un environnement protégé constitue le prolongement naturel des valeurs de justice sociale que le Président de la République place au cœur des réformes engagées depuis plusieurs années.

Restaurer la confiance entre les citoyens et les institutions

La visite de Radès illustre parfaitement cette philosophie. Derrière les questions relatives à l’assainissement de l’oued Méliane ou à l’état du littoral apparaît une exigence plus fondamentale : une administration capable d’anticiper les difficultés plutôt que de les subir, d’assurer un suivi permanent des projets publics et d’assumer pleinement les responsabilités que lui confient les lois de la République.

Cette démarche s’accompagne d’une volonté constante de rompre avec des pratiques administratives longtemps dénoncées pour leur lourdeur, leur lenteur ou leur manque de réactivité. En rappelant à chaque déplacement que nul n’est au-dessus de la loi et que chaque responsable est comptable de sa mission devant la Nation, Kaïs Saïed entend promouvoir une culture de responsabilité, de transparence et d’efficacité, indispensable à la modernisation de l’État.

Au-delà des réalisations matérielles attendues, cette politique de proximité poursuit également un objectif plus profond : restaurer la confiance entre les citoyens et leurs institutions. Une confiance qui ne se décrète pas, mais qui se construit progressivement à travers des résultats tangibles, une administration à l’écoute, des décisions appliquées avec équité et un traitement égal de tous les citoyens, sans exclusion, sans favoritisme et dans le strict respect de la loi.

Car c’est finalement sur ce terrain que se joue la réussite des réformes. Les textes, aussi ambitieux soient-ils, ne prennent tout leur sens que lorsqu’ils améliorent concrètement la vie quotidienne des citoyens. La proximité avec le terrain, l’écoute permanente des préoccupations populaires et la volonté d’apporter des réponses rapides aux dysfonctionnements constituent, dans cette perspective, l’un des leviers essentiels de l’action publique. En poursuivant cette démarche, le Président de la République entend faire de l’État un acteur plus présent, plus responsable et plus proche des citoyens, afin que les principes de justice sociale, de dignité et d’égalité ne demeurent pas de simples idéaux, mais deviennent une réalité vécue dans toutes les régions de la République.



L’article La gouvernance de proximité : au cœur de l’action de Kaïs Saïed est apparu en premier sur Le Temps News.

  •  

Kaïs Saïed : des sites archéologiques victimes de pillage et des vestiges de l’oued Méliane transformés en dépôt de déchets !

Le président de la République, Kaïs Saïed, a évoqué la situation des sites archéologiques en Tunisie lors d’une réunion tenue lundi 4 août 2026 au palais de Carthage avec la cheffe du gouvernement Sarra Zaâfrani Zenzri, le ministre de l’Environnement Habib Abid, la ministre des Affaires culturelles Amina Srarfi, la directrice générale de l’Agence de mise en valeur du patrimoine et de promotion culturelle Rabiâ Bel Fguira, ainsi que le chargé de la gestion de l’Agence de protection et d’aménagement du littoral Mehdi Belhaj.

Cette réunion a porté notamment sur la situation environnementale et la pollution, à la suite de la visite effectuée dimanche par le chef de l’État à Radès.

Concernant le patrimoine, Kaïs Saïed a souligné le rôle de l’Agence de mise en valeur du patrimoine et de promotion culturelle dans la protection des sites archéologiques. Il a cité, à titre d’exemple, les vestiges découverts fortuitement sur les rives de l’oued Méliane, qui « se sont transformés en dépôt de déchets », selon le communiqué de la Présidence de la République.

Le président de la République a indiqué que cet exemple ne constitue qu’un cas parmi de nombreux sites archéologiques qui n’ont pas encore été découverts, qui n’ont pas bénéficié de la protection nécessaire ou qui ont été victimes de pillage.

Il a établi un parallèle entre la situation de certains sites patrimoniaux et celle des biens publics, estimant que ces derniers ont également été exposés au pillage.

Au cours de la même réunion, Kaïs Saïed a par ailleurs affirmé que toute partie responsable de la pollution doit assumer pleinement ses responsabilités, en rappelant le principe du « pollueur-payeur » consacré par le droit international et repris lors du Sommet de Rio de Janeiro en 1992.

L’article Kaïs Saïed : des sites archéologiques victimes de pillage et des vestiges de l’oued Méliane transformés en dépôt de déchets ! est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

Kaïs Saïed veut imposer le principe du « pollueur-payeur » en Tunisie

Le président de la République Kaïs Saïed veut faire du principe du « pollueur-payeur » un levier dans la lutte contre la dégradation environnementale en Tunisie. Lors d’une réunion tenue lundi au palais de Carthage, consacrée notamment à la situation écologique après sa visite effectuée à Radès, le chef de l’État a affirmé que toute personne ou structure ayant contribué à la pollution devait « assumer pleinement ses responsabilités ».

Cette position intervient après la visite présidentielle à Radès, où Kaïs Saïed avait constaté la situation environnementale autour de plusieurs sites, notamment les abords de l’oued Méliane, devenu au fil des années un point de rejet de déchets et un symbole de la dégradation du cadre de vie.

Le président a rappelé que cette approche s’inscrit dans le principe du « pollueur-payeur », un concept reconnu dans le droit international de l’environnement, consacré notamment lors du Sommet de la Terre de Rio de Janeiro en 1992.

Que signifie le principe du « pollueur-payeur » ?

Le principe du « pollueur-payeur » repose sur une idée simple : celui qui est responsable d’une pollution doit prendre en charge les coûts liés à sa prévention, sa réduction ou sa réparation.

Il ne signifie pas qu’il est possible de polluer en échange d’une compensation financière, mais vise à faire supporter aux responsables les conséquences économiques des dommages qu’ils causent à l’environnement, plutôt que de transférer ces coûts à la collectivité.

Lire aussi : Au lendemain de la visite de Kaïs Saïed, les travaux démarrent autour de l’ancienne église de Radès

Ce principe peut concerner plusieurs types de pollution : rejets industriels, pollution des eaux, gestion des déchets, atteintes aux espaces naturels ou encore émissions polluantes.

À l’échelle internationale, il a été développé par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) dans les années 1970 avant d’être repris dans plusieurs textes internationaux, notamment la Déclaration de Rio sur l’environnement et le développement de 1992.

Un principe déjà présent dans le droit tunisien

Kaïs Saïed a également rappelé que la Constitution tunisienne garantit le droit à un environnement sain. Le chef de l’État a cité l’article 47 de la Constitution de 2022, qui prévoit que « l’État garantit le droit à un environnement sain et équilibré et la contribution à la sécurité climatique », tout en lui imposant de mettre en place les moyens nécessaires pour lutter contre la pollution.

L’application concrète du principe du « pollueur-payeur » en Tunisie pourrait ainsi impliquer un renforcement des mécanismes de contrôle, des sanctions contre les responsables des atteintes environnementales et des dispositifs obligeant les pollueurs à financer les opérations de dépollution.

La mise en cause des structures chargées de la protection environnementale

Lors de la réunion de Carthage, le président a également critiqué le fonctionnement de l’Agence de protection et d’aménagement du littoral (APAL), estimant qu’elle n’avait pas accompli son rôle de manière suffisante dans plusieurs zones côtières.

Il a appelé à renforcer les interventions sur le terrain, à accélérer les programmes d’aménagement et d’entretien du littoral afin de préserver les ressources naturelles et garantir aux citoyens l’accès à un littoral propre et protégé.

Le chef de l’État a aussi évoqué le rôle de l’Agence de mise en valeur du patrimoine et de promotion culturelle dans la protection des sites archéologiques, citant notamment les découvertes réalisées sur les rives de l’oued Méliane, dont certaines zones seraient aujourd’hui utilisées comme dépotoirs.

Un principe qui pose aussi la question du contrôle

Si le principe du « pollueur-payeur » est largement reconnu comme un outil majeur de la politique environnementale mondiale, son efficacité dépend de plusieurs conditions : l’identification précise des responsables, l’existence de mécanismes de contrôle efficaces et la capacité des autorités à imposer réellement les sanctions ou réparations nécessaires.

En Tunisie, son application pourrait représenter un changement d’approche dans la gestion des atteintes environnementales, en passant d’une logique d’intervention publique après la pollution à une logique de responsabilisation directe des acteurs à l’origine des dommages.

L’article Kaïs Saïed veut imposer le principe du « pollueur-payeur » en Tunisie est apparu en premier sur webdo.

  •  

Kaïs Saïed : « Tolérance zéro » contre les atteintes à l’environnement

Le président de la République, Kaïs Saïed, a présidé, lundi, 3 août, au palais de Carthage, une réunion avec la cheffe du gouvernement, Sarra Zaafrani Zenzri, le ministre de l’environnement Habib Abid, la ministre des affaires culturelles, Amina Srarfi, la directrice générale de l’Agence de mise en valeur du patrimoine, Rabiaa Belfkira, et le responsable de l’Agence de protection du littoral (APAL), Mehdi Belhaj.

À l’ordre du jour : la pollution et la dégradation environnementale observées lors de la visite du chef de l’Etat, dimanche, à Radès, cite un communiqué de la présidence de la République.

Dans ce contexte, le président Saïed a été catégorique : tout pollueur doit assumer l’entière responsabilité de ses actes, invoquant le principe « pollueur-payeur », consacré lors du Sommet de Rio en 1992 et inscrit à l’article 47 de la Constitution tunisienne, qui impose à l’État de garantir un environnement sain et d’éradiquer la pollution.

L’APAL est directement interpellée. Le chef de l’État a jugé que l’agence n’a pas rempli sa mission dans de nombreuses zones côtières. Il a exigé davantage d’interventions de terrain, la protection du littoral contre toutes les atteintes et l’accélération des programmes d’aménagement afin de répondre au mieux  aux aspirations des citoyens à un littoral propre et protégé.

Volet patrimoine, le président de la République a évoqué le rôle de l’Agence de mise en valeur du patrimoine et de promotion culturelle (AMVPPC) dans la protection des sites archéologiques, citant les vestiges archéologiques découverts sur les berges de l’oued Miliane, transformées en décharge.

Un cas parmi d’autres, a-t-il dit, des sites non découverts, mal protégés ou pillés au même titre que les richesses du peuple tunisien qui ont, elles aussi, fait l’objet de pillage.

L’article Kaïs Saïed : « Tolérance zéro » contre les atteintes à l’environnement est apparu en premier sur Le Temps News.

  •  

Saïed aux médias publics : priorité à un discours responsable et constructif

Le président de la République, Kaïs Saïed, a reçu, lundi, après-midi, au palais de Carthage, les responsables des médias nationaux.

Il s’agit du président-directeur général de la Télévision tunisienne, Chokri Ben Nassir, de la présidente-directrice générale de la Radio tunisienne, Henda Ben Aliya Gharbi, du président-directeur général de l’Agence Tunis Afrique Presse (TAP), Najeh Missaoui, du président-directeur général de la Société Nouvelle d’Impression, de Presse et d’Édition (SNIPE – La Presse), Saïd Ben Krim, et de l’administrateur délégué de l’établissement Dar Sabah, Mohamed Ben Salem.

Selon un communiqué de la présidence de la République, le chef de l’État a souligné lors de cette réunion le rôle crucial des médias nationaux dans cette phase de l’histoire du pays.

Il a mis l’accent sur la nécessité que ces médias soient « une voix libre exprimant la parole courageuse » , précisant que la conjoncture n’appelle pas à répondre à ceux qui ne méritent ni attention ni réplique, mais à ancrer un discours médiatique « responsable » qui soit en mesure de refléter la vérité au service de l’intérêt supérieur du pays.

Le président Saïed a dans ce contexte recommandé d’intensifier les spots radio et télévision pour lutter contre les fléaux sociaux, en particulier, le trafic de drogue, mettant en garde contre les tentatives de ceux qui cherchent à fragmenter la société et à déstabiliser la jeunesse.

Et le président de la République de souligner que le combat d’aujourd’hui oppose l’ordre à un système qui tente par tous les moyens de reprendre pied, assurant que tant que le front intérieur tient, toutes les tentatives de déstabilisation, quelle qu’en soit la source, « se briseront contre ses remparts ».

« Le dernier mot ne sera pas un communiqué. Ce sera un acte », a fait savoir le chef de l’Etat, promettant  d’aller de l’avant sur « la voie tracée par le peuple au prix de ses sacrifices et de ses souffrances. »

« Son sang ne sera pas vain et ses espoirs ne seront pas déçus dans toutes les régions du pays. », a-t-il conclu.

L’article Saïed aux médias publics : priorité à un discours responsable et constructif est apparu en premier sur Le Temps News.

  •  

Au lendemain de la visite de Kaïs Saïed, les travaux démarrent autour de l’ancienne église de Radès

Les premières interventions n’ont pas tardé. Au lendemain de la visite inopinée du président de la République, Kaïs Saïed, à Radès, un chantier de nettoyage a été lancé ce lundi autour de l’ancienne église de la ville, située sur l’avenue de la République.

Une équipe conjointe regroupant les services de la municipalité de Radès, le Commissariat régional au développement agricole et la direction régionale de l’Équipement de Ben Arous a entamé des travaux de nettoyage et d’aménagement des abords de cet édifice historique.

Le secrétaire général chargé de la gestion de la municipalité de Radès, Khalil Mâaouia, a indiqué à l’agence TAP que ces interventions s’inscrivent dans le cadre de l’application des instructions données par le président Kaïs Saïed lors de sa visite effectuée dimanche. Le chef de l’État avait demandé le nettoyage des alentours de l’église et une meilleure prise en charge de ce site patrimonial.

Un projet de reconversion toujours en attente

Construite en 1911, l’ancienne église de Radès est appelée à être transformée en complexe culturel pluridisciplinaire. Le projet avait officiellement été lancé en octobre 2022, mais les travaux avaient été interrompus peu après leur démarrage.

Cette suspension faisait suite à la découverte de citernes ainsi que de vestiges archéologiques datant des époques romaine et punique. L’Institut national du patrimoine avait alors procédé à des fouilles de sauvetage afin de préserver ces découvertes.

Lire aussi : Pollution à Radès : Kaïs Saïed inspecte Oued Miliane

Selon les autorités, le projet est aujourd’hui entré dans une nouvelle phase. Un nouvel appel d’offres doit être lancé pour désigner une entreprise chargée de reprendre les travaux, après une révision de la conception du projet.

Le nouveau schéma architectural prévoit notamment d’exclure la zone archéologique découverte du périmètre des travaux afin de préserver les vestiges tout en permettant la transformation du bâtiment en espace culturel.

Une visite présidentielle suivie d’effets

La rapidité du lancement de ces opérations illustre la volonté des autorités de mettre en œuvre sans délai les instructions formulées par le président de la République lors de son déplacement à Radès.

Dimanche, Kaïs Saïed avait effectué une visite de terrain dans plusieurs sites de la banlieue sud de Tunis, notamment à l’oued Miliane, où il s’était entretenu avec des citoyens au sujet de l’état de l’environnement et des problèmes d’aménagement. Sa visite à l’ancienne église de Radès s’inscrivait dans cette même tournée consacrée à l’inspection de plusieurs sites jugés prioritaires.

L’article Au lendemain de la visite de Kaïs Saïed, les travaux démarrent autour de l’ancienne église de Radès est apparu en premier sur webdo.

  •  

Saïed aux médias publics : La drogue et l’ancien système, deux fronts à combattre

Selon un communiqué publié mardi par la présidence de la République, le président Kaïs Saïed a réuni, lundi 3 août au palais de Carthage, les dirigeants des principaux médias publics tunisiens. D’après la présidence, le chef de l’État a articulé son intervention autour de deux priorités : intensifier la sensibilisation contre la drogue et poursuivre le combat contre ce qu’il appelle la « manẓūma », terme qu’il utilise pour désigner l’ancien système politique.

La présidence indique que la réunion s’est tenue en présence de Chokri Ben Nsir, président-directeur général de l’Établissement de la télévision tunisienne, Henda Ben Alaya Ghribi, présidente-directrice générale de l’Établissement de la radio tunisienne, Nejah Missaoui, président-directeur général de l’agence TAP, Saïd Ben Krim, président-directeur général de la SNIPE-La Presse, ainsi que Mohamed Ben Salem, commissaire chargé de la gestion de Dar Assabah.

Les médias appelés à renforcer la sensibilisation contre la drogue

Selon le communiqué présidentiel, Kaïs Saïed a insisté sur le rôle des médias nationaux dans la période actuelle, estimant qu’ils doivent être « une voix libre » portant « une parole courageuse ».

Le président a également demandé de multiplier les capsules radiophoniques et télévisées consacrées aux phénomènes négatifs, en mettant l’accent sur la drogue. Toujours selon la présidence, il a estimé que ceux qui cherchent à porter atteinte à l’État s’emploient également à « démanteler la société » en ciblant particulièrement la jeunesse.

Le communiqué ne précise toutefois ni le calendrier, ni les moyens, ni les institutions qui seront chargées de mettre en œuvre ces campagnes de sensibilisation.

Lire aussi : Kaïs Saïed : La lutte continue contre le monopole, la spéculation et le trafic de drogues

La « manẓūma » de nouveau dans le viseur

Selon le communiqué de la présidence, Kaïs Saïed a également affirmé que « le conflit aujourd’hui oppose le système à la manẓūma, qui tente de reprendre son souffle par tous les moyens ».

Cette référence s’inscrit dans la continuité du discours politique du président depuis le 25 juillet 2021, dans lequel il oppose régulièrement les institutions issues de son projet politique aux acteurs qu’il associe à l’ancien système.

Le président a conclu, toujours selon la présidence, en affirmant que « le dernier mot ne sera pas un communiqué, mais un acte », assurant que l’État poursuivrait la voie qu’il estime avoir été tracée par la volonté du peuple.

Lire aussi:

L’article Saïed aux médias publics : La drogue et l’ancien système, deux fronts à combattre est apparu en premier sur webdo.

  •  

Le Parlement à l’épreuve des réformes : la nouvelle architecture institutionnelle en action

La clôture de la quatrième session ordinaire de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), annoncée mercredi par son président Brahim Bouderbala, dépasse largement le cadre d’un simple acte de procédure parlementaire. Elle constitue l’occasion d’évaluer le chemin parcouru depuis l’entrée en vigueur de la Constitution du 25 juillet 2022 et de mesurer la place qu’occupe désormais le pouvoir législatif dans la nouvelle organisation institutionnelle voulue par le Président de la République, Kaïs Saïed.

Depuis le lancement du processus politique du 25 juillet 2021, les institutions tunisiennes connaissent une profonde mutation. L’objectif affiché est de reconstruire l’État autour de nouveaux équilibres, fondés sur une plus grande efficacité des institutions, une meilleure articulation des pouvoirs, une responsabilité accrue des acteurs publics et une gouvernance davantage tournée vers les attentes concrètes des citoyens. La Constitution de 2022 s’inscrit précisément dans cette logique, en redéfinissant les rapports entre les différentes institutions et en assignant au Parlement une mission qui dépasse désormais la seule fonction législative.
C’est dans cet esprit que Brahim Bouderbala a dressé le bilan de la session écoulée. Son intervention n’avait rien d’un simple exercice comptable. Elle s’est voulue l’expression d’une institution qui entend participer pleinement au vaste chantier de réformes engagé depuis plusieurs années et accompagner la mise en œuvre des grandes orientations nationales.
Dans son allocution, le président de l’ARP a rappelé que le bilan législatif ne devait pas être considéré comme un aboutissement mais comme un point de départ destiné à améliorer davantage les performances parlementaires. Cette formule résume à elle seule la philosophie de la nouvelle étape institutionnelle : inscrire l’action parlementaire dans une dynamique permanente d’amélioration, d’évaluation et d’adaptation aux besoins du pays.
Cette approche rejoint la vision défendue par Kaïs Saïed depuis son accession à la magistrature suprême. À plusieurs reprises, le Chef de l’État a souligné que les institutions ne trouvent leur légitimité que dans leur capacité à répondre aux attentes des citoyens, à simplifier l’action publique et à contribuer au développement économique et social.
Le Parlement est ainsi appelé à devenir un acteur de cette transformation, non seulement par l’adoption des lois, mais également par le suivi de leur application, le contrôle de l’action gouvernementale et l’accompagnement des grands projets nationaux.

Une activité législative soutenue
Les chiffres présentés témoignent d’une activité parlementaire particulièrement dense.
Au cours de cette session, l’Assemblée a examiné 107 projets de loi couvrant des domaines aussi stratégiques que l’investissement, le développement économique, la santé, la justice sociale, l’emploi, l’énergie, le logement, l’agriculture ou encore les infrastructures.
À ces textes s’ajoutent quarante-trois lois relatives à des accords de financement, dont trente-quatre consacrées à des projets d’investissement et neuf destinées au financement du budget de l’État.
Au-delà de leur nombre, ces textes traduisent une volonté de moderniser progressivement le cadre juridique afin de soutenir les grandes politiques publiques et d’accompagner les réformes structurelles engagées dans plusieurs secteurs.
Cette production législative apparaît d’autant plus importante qu’elle intervient au moment où la Tunisie s’apprête à mettre en œuvre son Plan de développement 2026-2030, désormais définitivement adopté par les deux chambres parlementaires.
L’adoption du Plan de développement constitue probablement l’un des événements majeurs de cette législature.
Pour la première fois depuis plusieurs années, la Tunisie dispose d’une stratégie nationale globale définissant les objectifs économiques, sociaux, énergétiques, environnementaux et institutionnels à l’horizon 2030.
Ce document fixe des orientations ambitieuses en matière de croissance, de développement régional, de sécurité hydrique, de transition énergétique, de modernisation administrative et de justice sociale.
Le Parlement sera désormais appelé à adapter progressivement le cadre législatif afin d’assurer la mise en œuvre de cette feuille de route, tout en exerçant un contrôle permanent sur son exécution.
Cette articulation entre programmation stratégique et activité législative traduit une volonté d’assurer une plus grande cohérence de l’action publique.

Le contrôle parlementaire, pilier de la nouvelle gouvernance
L’autre dimension essentielle du travail parlementaire réside dans le contrôle de l’action gouvernementale. Les chiffres communiqués par Brahim Bouderbala illustrent l’importance prise par cette mission. Près de 2.000 questions écrites ont été adressées aux membres du gouvernement durant cette seule session, portant à près de 6.700 le total depuis le début de la législature.
Plus de 4.600 réponses ont été fournies, tandis que douze séances plénières ont été consacrées aux questions orales. À cela s’ajoutent une séance de dialogue consacrée à la situation dans le gouvernorat de Gabès ainsi que 244 interventions effectuées dans le cadre de l’article 108 du règlement intérieur.
Ces chiffres témoignent d’une volonté de renforcer les mécanismes de reddition des comptes, principe qui occupe une place importante dans la nouvelle architecture institutionnelle.
Le Parlement ne limite plus son action aux seules frontières nationales. La session écoulée a également été marquée par une intense activité diplomatique. Soixante-treize activités internationales ont été organisées, auxquelles s’ajoutent trente-et-une missions officielles à l’étranger et plusieurs participations à distance. Selon le président de l’ARP, ces rencontres permettent à la Tunisie de défendre ses positions sur les grandes questions internationales et de renforcer sa présence dans les enceintes parlementaires régionales et internationales.
La cause palestinienne demeure naturellement au premier rang des priorités diplomatiques, conformément à la position constante de la Tunisie réaffirmée à plusieurs reprises par le Président Kaïs Saïed.

La complémentarité institutionnelle comme principe directeur
L’un des messages les plus significatifs du discours de clôture concerne la complémentarité entre les institutions.
Brahim Bouderbala a insisté sur la nécessité de renforcer la coordination entre les différents pouvoirs afin d’accélérer la mise en œuvre des réformes.
Cette notion de complémentarité occupe une place centrale dans la Constitution de 2022.
Elle traduit une conception selon laquelle les institutions ne doivent pas fonctionner dans une logique de confrontation permanente mais dans une dynamique de coopération au service de l’intérêt général.
L’objectif recherché est de permettre à l’État de gagner en efficacité tout en répondant plus rapidement aux attentes économiques et sociales des citoyens.
Au-delà des chiffres, cette session parlementaire illustre surtout la volonté de donner un contenu concret aux principes qui fondent la nouvelle République.
Depuis 2021, les réformes engagées touchent progressivement plusieurs domaines : droit du travail, sécurité sociale, développement régional, gouvernance locale, transition énergétique, justice, infrastructures, investissement ou encore protection sociale.
Toutes participent d’une même ambition : consolider un État social plus efficace, réduire les disparités régionales, lutter contre l’exclusion et restaurer la confiance entre les citoyens et les institutions.
Cette orientation correspond à la vision constamment défendue par Kaïs Saïed, pour qui la réforme institutionnelle n’a de sens que si elle améliore concrètement les conditions de vie des Tunisiens.

Une nouvelle étape de la construction nationale
La clôture de cette quatrième session ordinaire ne marque donc pas la fin d’un cycle parlementaire. Elle ouvre au contraire une nouvelle phase dans la mise en œuvre des réformes engagées depuis le 25 juillet 2021.
Avec l’adoption du Plan de développement 2026-2030, la modernisation progressive du cadre législatif, le renforcement du contrôle parlementaire et la consolidation de la complémentarité entre les institutions, le Parlement est appelé à jouer un rôle central dans cette nouvelle étape de la construction nationale.
Dans cette perspective, l’Assemblée des représentants du peuple apparaît désormais comme l’un des principaux instruments de traduction législative des grandes orientations fixées par le Chef de l’État. Son action s’inscrit dans une vision plus large tendant à bâtir une administration plus performante, une économie plus compétitive, une justice sociale plus effective et un développement plus équilibré entre les régions.
Pour les promoteurs de ce processus, la réussite des réformes ne se mesurera pas uniquement au nombre de lois adoptées, mais surtout à leur capacité à transformer durablement le fonctionnement de l’État et à améliorer la vie quotidienne des citoyens. C’est à cette condition que la nouvelle architecture institutionnelle instaurée par la Constitution de 2022 pourra pleinement produire les effets attendus et inscrire la Tunisie dans une dynamique durable de modernisation, de souveraineté et de progrès.

L’article Le Parlement à l’épreuve des réformes : la nouvelle architecture institutionnelle en action est apparu en premier sur Le Temps News.

  •  

Pollution à Radès : Kaïs Saïed inspecte Oued Miliane

Le président de la République, Kaïs Saïed, a effectué dans la soirée de ce lundi une visite de terrain non annoncée à Oued Miliane, le principal cours d’eau qui se jette dans la mer de la banlieue sud de Tunis. Une descente sur le terrain qui intervient dans un contexte de critiques récurrentes concernant la dégradation environnementale du littoral, notamment à Radès et Hammam Lif.

L’information a été révélée par Malek Toumi, député au Conseil local de Hammam Lif, dans une publication sur Facebook. Selon lui, le chef de l’État s’est rendu directement sur les berges de l’oued afin de constater l’état des lieux.

Dysfonctionnements des réseaux d’assainissement

Des vidéos largement relayées sur les réseaux sociaux montrent Kaïs Saïed échangeant avec plusieurs habitants de la région. Les discussions ont porté sur les nombreux problèmes environnementaux qui affectent la zone, en particulier les dysfonctionnements des réseaux d’assainissement, les rejets d’eaux usées ainsi que l’accumulation de déchets le long des plages de Radès et des communes voisines.

Lire aussi : Après une semaine de coupures d’eau et d’électricité, Kaïs Saïed réclame des comptes

Selon une vidéo diffusée par Mosaïque FM, le président de la République a également entendu les doléances des citoyens concernant la détérioration de l’environnement et les conséquences de ces pollutions sur leur cadre de vie, tout en inspectant plusieurs points situés aux abords de l’oued.

L’un des principaux exutoires des eaux

Oued Miliane est considéré comme l’un des principaux exutoires des eaux provenant du Grand Tunis vers la Méditerranée. Depuis plusieurs années, des associations, des habitants et des élus locaux dénoncent régulièrement les pollutions qui touchent ce cours d’eau, notamment en raison des défaillances des infrastructures d’assainissement, des rejets polluants et de la présence de déchets charriés jusqu’au littoral.

Cette visite surprise s’inscrit dans la série de déplacements inopinés effectués ces derniers mois par Kaïs Saïed sur différents sites à travers le pays afin de constater directement les dysfonctionnements signalés par les citoyens et d’interpeller les responsables concernés.

L’article Pollution à Radès : Kaïs Saïed inspecte Oued Miliane est apparu en premier sur webdo.

  •  

Bourse de Tunis | Plaidoyer pour l’introduction des entreprises publiques

Dans cet article, l’auteur appelle le président de la république Kaïs Saïed à œuvrer pour l’introduction en bourse des entreprises publiques en difficulté pour aider à les réformer, les rendre plus rentables, réduire la pression que leurs déficits exercent sur le budget de l’Etat et, ce faisant, stimuler la croissance économique globale dans le pays.

Larbi Benbouhali *

Le Président peut-il collaborer avec la Bourse de Tunis (BVMT) pour sauver l’économie tunisienne en cette période de malaise économique ?

Cela se joue dans un contexte marqué par une forte inflation, un chômage élevé, un endettement important, une croissance économique faible, une détérioration du niveau de vie des familles tunisiennes et une conjoncture économique mondiale incertaine.

Si le président refuse de collaborer avec le FMI et les bailleurs de fonds étrangers, il dispose d’une opportunité en or : travailler avec la BVMT. Il pourrait ainsi éviter que les 105 entreprises publiques ne plombent le budget de l’État par leurs déficits en cette période difficile, tout en sauvant l’économie tunisienne dans son ensemble.

1. Pourquoi le gouvernement tunisien ne procède-t-il pas à l’introduction en Bourse des entreprises publiques (CPG, Steg, Etap, Stir, Stam, Sonede, etc.) ? Il pourrait utiliser les liquidités du marché boursier pour financer et réformer ces entreprises, les rendre rentables et stimuler la croissance économique globale.

2. Pourquoi le gouvernement ne réforme-t-il pas l’économie informelle (ou parallèle) — qui représente 40 % de l’économie réelle — afin de collecter jusqu’à 12 milliards de dinars de recettes fiscales ? Une partie de ces fonds pourrait servir à accorder des prêts sans intérêts ni garanties aux chômeurs, évitant ainsi au gouvernement de devoir contraindre les banques à octroyer de tels prêts.

3. Pourquoi le gouvernement ne réforme-t-il pas le système de subventions alimentaires et énergétiques ? Une économie d’environ 5 milliards de dinars sur ce budget permettrait d’accorder des prêts sans intérêts ni garanties aux chômeurs ; rappelons que seule 50 % de la population tunisienne a réellement besoin de ces subventions.

4. Pourquoi le gouvernement n’encourage-t-il pas les 65 % de Tunisiens sans compte bancaire à adopter les services bancaires mobiles et à ouvrir un compte ? Cela permettrait d’intégrer au système bancaire les 29 milliards de dinars circulant dans l’économie parallèle, offrant ainsi aux banques davantage de liquidités pour prêter au secteur privé, stimuler la production industrielle et ramener le taux de chômage à 10 %.

Pour sortir la Bourse de Tunis de la tourmente

Au cours des deux dernières semaines, la Bourse de Tunis a perdu plus de 8,5 % de sa capitalisation boursière par rapport à son pic de 21 550 points atteint début juillet 2026 ; le secteur bancaire, à lui seul, a perdu plus de 11 % de sa valeur.

La perte globale est considérable en termes de dinars : elle équivaut à 4 400 millions de dinars, soit près de 2,6 % du PIB total de 2025 (PIB de 170 milliards de dinars / 4,4 milliards de dinars = 2,6 %).

Les prix élevés du pétrole brut et de l’énergie vont faire grimper l’inflation et les taux d’intérêt bancaires, ce qui se traduira par une hausse des coûts et une baisse des bénéfices pour le secteur bancaire tunisien. Cela entraînera une nouvelle baisse de l’indice boursier tunisien, tendance qui pourrait se poursuivre tout au long du mois d’août et dans les mois à venir.

Ce recul lent mais constant a débuté début juillet, bien avant l’entrée en vigueur de la loi 2026-148 relative aux prêts sans intérêts ni garanties. Cela indique que d’autres facteurs ont incité les investisseurs à vendre massivement des actions cette semaine, provoquant une chute de 8,5 % de l’indice au cours des quatre dernières semaines et cette perte colossale de 4,4 milliards de dinars.

Nous pouvons désormais identifier et quantifier les véritables raisons pour lesquelles la Bourse de Tunis a connu deux journées très difficiles, mardi et mercredi derniers :

1. l’indice boursier tunisien avait progressé de 65 % depuis le début de l’année ; les investisseurs ont donc souhaité prendre leurs bénéfices avant toute correction brutale, tirant les leçons de la chute de la Bourse sud-coréenne la semaine dernière et du recul d’autres marchés mondiaux en juillet ;

• l’indice boursier sud-coréen Kospi a perdu 25 % de sa valeur en juillet 2026 ;

• l’indice boursier indien BSE Sensex a perdu 10 % de sa valeur en juillet 2026 ;

• l’indice boursier Nasdaq-100 a perdu 7 % de sa valeur en juillet 2026 ;

• l’indice de la Bourse de Tunis (Tunindex) a perdu 8,5 % de sa valeur en juillet 2026.

2. Le secteur bancaire connaît une liquidité limitée ; on observe une abondance de vendeurs d’actions face à une faible demande cette semaine, ce qui a entraîné une baisse des cours et fait reculer le Tunindex de 3,47 points en une seule journée mardi dernier.

3. La réduction de la liquidité bancaire destinée au secteur privé, les restrictions sur les dividendes et la contraction de 8 % du secteur financier en 2025 : la Banque centrale a incité les banques à limiter ou suspendre les versements afin de préserver leurs fonds propres et de restreindre les sorties de devises. Cette mesure a réduit la liquidité disponible pour les prêts et la génération de profits supplémentaires, pesant ainsi sur le cours de leurs actions.

4. Par ailleurs, le marasme économique tunisien et la faiblesse des investissements ont freiné la croissance de nombreuses entreprises ; neuf des 75 sociétés cotées à la Bourse de Tunis ont enregistré des pertes en 2025, affichent des capitaux propres négatifs et n’ont pas publié leurs rapports annuels depuis plus de trois ans.

Ces neuf entreprises représentent 12 % des sociétés cotées ; leurs pertes contribuent à la tendance baissière du marché boursier tunisien.

Des recommandations en guise de conclusion :

Le gouvernement tunisien peut développer la Bourse de Tunis et générer davantage de richesse pour chaque famille tunisienne en collaborant avec le marché financier pour y introduire des entreprises publiques ; cela permettrait à ces sociétés de lever des capitaux pour investir et se développer, plutôt que de peser sur le budget de l’État.

2. L’économie tunisienne a besoin de devises étrangères, et non de dinars — un «mini-plan Marshall» d’au moins 3 milliards de dollars est nécessaire.

Pourquoi ?

On peut imprimer des dinars, mais pas du pétrole brut. On peut imprimer des dinars, mais pas du gaz naturel. On peut imprimer des dinars, mais pas du blé ni des matières premières…

3. En 2025, la Bourse de Tunis a progressé de 35 % et dispose d’importantes liquidités : le gouvernement peut collaborer avec elle et s’appuyer sur les entreprises publiques pour lever des capitaux et leur accorder des prêts destinés à l’investissement et à la croissance économique. Cela permettrait d’attirer davantage de dollars et d’euros, de réduire le niveau d’endettement, de créer des emplois et de stimuler une croissance économique supérieure au taux d’inflation.

4. Le gouvernement tunisien peut collaborer avec le ministère des Finances, les banques commerciales et la Banque centrale pour réformer l’économie parallèle et accroître les recettes fiscales de 17 milliards de dinars (12 milliards issus de l’économie parallèle et 5 milliards grâce à la réforme des subventions).

Le gouvernement pourrait alors accorder des prêts sans intérêts ni garanties aux chômeurs, réduisant ainsi ses besoins d’emprunt auprès des banques commerciales et de la Banque centrale, ce qui contribuerait à ramener l’inflation monétaire à 3 %.

5. Toutes ces mesures aideront les banques commerciales et le gouvernement à assainir les finances publiques ; les banques disposeront de davantage de liquidités pour prêter au secteur privé et soutenir la croissance économique dans un contexte mondial incertain, tout en améliorant la notation financière (Fitch Ratings) et en réduisant le niveau d’endettement de l’État.

À mesure que l’adoption des mesures susmentionnées entraînera un afflux croissant de dollars américains et d’euros en Tunisie, le dinar tunisien se renforcera, ce qui permettra de réduire l’inflation importée ainsi que les déficits commercial et budgétaire, de créer des milliers d’emplois et de générer des recettes fiscales supplémentaires. Il s’agit d’une formule gagnant-gagnant pour le gouvernement tunisien, les banques commerciales, la Banque centrale de Tunisie et la Bourse de Tunis ; elle favorisera la création de richesse pour chaque famille tunisienne et permettra de porter le taux d’épargne de 5 % à 15 % du PIB.

À mesure que l’afflux de dollars et d’euros augmentera grâce à l’adoption de ces mesures, le dinar tunisien se renforcera, ce qui permettra de réduire l’inflation importée, les déficits commercial et budgétaire, de créer des milliers d’emplois et de générer des recettes fiscales supplémentaires. C’est une formule gagnant-gagnant pour le gouvernement tunisien, les banques commerciales, la Banque centrale de Tunisie et la Bourse de Tunis, tout en générant davantage de richesse pour chaque famille tunisienne.* Expert financier tunisien opérant en Afrique du Sud.

L’article Bourse de Tunis | Plaidoyer pour l’introduction des entreprises publiques est apparu en premier sur Kapitalis.

  •  

Les remèdes de l’UGTT à la crise en Tunisie

Marginalisée par le pouvoir exécutif, exclue du dialogue social dont elle fut historiquement l’un des principaux piliers et son influence considérablement réduite sur la scène politique, l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) tente d’exister, tant bien que mal, en s’invitant, de temps en temps, dans le débat national, par des déclarations de ses dirigeants à peine relayées par les médias, en attendant des jours meilleurs. (Photo: Slaheddine Selmi, SG de l’UGTT).

Latif Belhedi

L’organisation s’est rappelée au souvenir des Tunisiens, hier, samedi 1er août 2026, en communiquant sur un document de son département d’études intitulé «La Tunisie à la croisée des chemins : défis majeurs et clés pour surmonter la crise», qui souligne le caractère désormais structurel des difficultés du pays.

La Tunisie dispose des ressources nécessaires pour renouer avec la croissance, mais cela nécessite des réformes structurelles, une stratégie économique à long terme et un dialogue national sur les grands choix économiques et sociaux, a-t-elle souligné dans ledit document, qui insiste sur les enjeux clés de la crise : le poids de la dette publique (qui dépasse 80% du PIB), la faiblesse de l’investissement, la dépendance énergétique, notamment du gaz algérien, la perte de pouvoir d’achat, la fuite des compétences et la pression sur les ressources hydriques.

Selon l’UGTT, le rythme de la croissance (entre 1,5 et 2,5 %, bon an mal an) demeure insuffisant pour réduire le chômage et financer adéquatement les services publics.

Au chapitre des recommandations, la centrale syndicale appelle l’Etat à soutenir l’investissement productif, à simplifier les procédures administratives et à développer les énergies renouvelables ainsi que les secteurs à forte valeur ajoutée, en renforçant les liens entre universités, instituts de recherche et entreprises.

Le rapport appelle également à la réforme des entreprises publiques sur la base d’objectifs vérifiables, tout en maintenant le contrôle de l’État sur les secteurs stratégiques. Position du reste partagée par le président de la république Kaïs Saïed, qui rejette catégoriquement toute idée de cession, totale ou partielle, de ces entreprises qui croulent sous les déficits et les dettes et pèsent lourdement sur les finances publiques.

Concernant les ressources en eau, l’UGTT appelle à prendre des mesures contre le gaspillage et prône le recours au dessalement et aux eaux usées traitées.

Les réformes relatives aux subventions, à la fiscalité et aux entreprises publiques, ils ne peuvent être adoptées unilatéralement ; elles doivent faire l’objet de discussions avec les partenaires sociaux et s’accompagner d’une répartition équitable des coûts, souligne l’organisation syndicale, Prix Nobel de la Paix en 2015 pour son rôle important dans la conduite du dialogue national, mais qui peine à retrouver le rôle central qui fut le sien dans le dialogue politique et social dans le pays.

La Tunisie, conclut l’UGTT, peut tirer parti de sa proximité avec les marchés européens et africains, de son capital humain qualifié et de ses infrastructures relativement développées.

Toutefois, la relance dépendra de la capacité à bâtir un nouveau modèle fondé sur l’investissement, la productivité, la bonne gouvernance et la justice sociale.

Vers une réconciliation nationale globale

Intervenant, samedi, dans l’émission ‘‘Houna Tunes’’, sur Diwan FM Ahmed Jaziri — secrétaire général adjoint chargé du département des études et de la documentation au sein de l’UGTT — a souligné que la Tunisie fait face à des défis majeurs et que les conditions nécessaires à un niveau de vie décent ont disparu, notant que les citoyens se plaignent de plus en plus de la cherté de la vie.

M. Jaziri a ajouté que la situation actuelle du pays a incité le département des études et de la documentation de l’Union à présenter le document analytique intitulé «La Tunisie à la croisée des chemins : défis majeurs et clés pour résoudre la crise», dans le but de trouver des solutions aux problèmes de la nation, affirmant : «Le syndicat travaille jour et nuit pour trouver des solutions aux problèmes de la Tunisie.»

M. Jaziri a souligné au passage la nécessité pour toutes les parties concernées par la recherche de solutions à la crise multisectorielle que traverse le pays de s’unir et de parvenir à une réconciliation nationale globale. Rejetant les démarches unilatérales, qui caractérise le pouvoir exécutif depuis le 25 juillet 2021, date de la proclamation de l’état d’exception, il a prôné un dialogue inclusif associant toutes les organisations et la société civile pour faire face à la situation — une crise nécessitant, selon lui, l’instauration de l’état d’urgence pour remettre la Tunisie sur la bonne voie — tout en rappelant que le pays a actuellement besoin de toutes ses compétences professionnelles, dont beaucoup le quittent pour des cieux plus cléments.

M. Jaziri a ajouté que ce message s’adresse à l’actuel gouvernement qui, a-t-il affirmé, refuse d’engager le dialogue avec l’Union et d’autres organisations, insistant sur le fait que la situation exige un effort concerté de toutes les parties.

Tout en soulignant que le syndicat a ses propres idées et sa propre stratégie, et que la Tunisie ne manque de rien, le responsable syndical a affirmé que toute crise peut être résolue et que «les fardeaux partagés sont légers» (comme le dit l’adage).

Par ailleurs, M. Jaziri a soutenu que la mauvaise gouvernance, le manque de suivi et la négligence ont conduit les institutions étatiques à la ruine, citant la Compagnie des phosphates de Gafsa (CPG) comme exemple flagrant.

En réponse à ceux qui imputent la crise actuelle du pays au syndicat, M. Jaziri a déclaré que l’UGTT est marginalisée depuis cinq ans et que ses propositions sont restées sans réponse. «Aujourd’hui, on rejette tout sur le syndicat, qui est une force positive et un vecteur de dialogue», a-t-il déclaré, qualifiant cette tentative de rejeter la responsabilité des problèmes du pays sur le syndicat de «fuite en avant» etune tentative d’éluder les véritables problèmes.

L’article Les remèdes de l’UGTT à la crise en Tunisie est apparu en premier sur Kapitalis.

  •  

Rached Ghannouchi : Le Premier ministre malaisien écrit à Kaïs Saïed

Le Premier ministre malaisien Anwar Ibrahim a annoncé avoir adressé une lettre au président Kaïs Saïed afin de demander la libération de Rached Ghannouchi pour des raisons humanitaires. Cette démarche, rendue publique par l’agence nationale malaisienne Bernama, intervient alors que l’état de santé du président du mouvement Ennahdha suscite de nouvelles inquiétudes.

Une demande pour des raisons humanitaires

Dans une déclaration relayée vendredi 31 juillet par Bernama, Anwar Ibrahim indique avoir écrit au chef de l’État tunisien pour lui demander d’examiner la situation de Rached Ghannouchi « avec compassion et humanité », en tenant compte de son âge et de son état de santé.

Le Premier ministre malaisien précise avoir formulé cette demande « dans le plein respect de la souveraineté de la République tunisienne et de son processus judiciaire », soulignant que sa démarche est motivée uniquement par des considérations humanitaires.

Des inquiétudes après plusieurs alertes sur sa santé

L’initiative d’Anwar Ibrahim intervient quelques jours après plusieurs alertes concernant l’état de santé de Rached Ghannouchi.

Selon ses avocats et son entourage, le dirigeant d’Ennahdha, âgé de 84 ans, a été hospitalisé à la mi-juillet après avoir perdu connaissance à la prison de Mornaguia. Il aurait ensuite regagné l’établissement pénitentiaire avant d’être de nouveau transféré à l’hôpital à la fin du mois en raison de problèmes de santé.

Aucun bulletin médical officiel n’a toutefois été publié par les autorités tunisiennes. Les informations sur son état de santé proviennent essentiellement de sa défense, de sa famille et de responsables du mouvement Ennahdha.

Une relation ancienne entre les deux hommes

Anwar Ibrahim et Rached Ghannouchi entretiennent depuis de nombreuses années des relations personnelles et politiques. Le chef du gouvernement malaisien a évoqué à plusieurs reprises son estime pour le dirigeant tunisien, qu’il considère comme une figure importante du réformisme dans le monde musulman.

Cette proximité explique en partie son intervention personnelle auprès des autorités tunisiennes.

Pas de réaction officielle de Tunis

À ce stade, la présidence de la République n’a pas confirmé avoir reçu la lettre évoquée par le Premier ministre malaisien et n’a publié aucune réaction officielle à cette initiative.

L’annonce d’Anwar Ibrahim constitue ainsi, à ce stade, une démarche diplomatique rendue publique par le chef du gouvernement malaisien, sans réponse des autorités tunisiennes.

Lire aussi:

L’article Rached Ghannouchi : Le Premier ministre malaisien écrit à Kaïs Saïed est apparu en premier sur webdo.

  •  

Tribune – Tunisie. La société civile, entre torpeur et éclat

La société civile tunisienne oscille depuis 2021 entre un abandon relatif et des coups d’éclat, confirmant en tout cas son statut historique depuis l’indépendance. En bref La société civile tunisienne s’est mobilisée le 25 juillet 2026 à Tunis, à l’occasion…

L’article Tribune – Tunisie. La société civile, entre torpeur et éclat est apparu en premier sur lecourrierdelatlas.

  •  

Limogé puis rétabli « grâce à Kaïs Saïed » : Fethi Rebaï, un cheikh au cœur des polémiques depuis 2016

Rebondissement à Sfax. Quelques heures seulement après avoir annoncé son éviction de la mosquée Essalem à Sakiet Eddaïer, le cheikh Fethi Rebaï a indiqué, mercredi 29 juillet, avoir été réintégré dans ses fonctions. Selon l’imam, ce retour fait suite à une intervention du président de la République, Kaïs Saïed. Une affirmation qui n’a toutefois été confirmée, à ce stade, ni par la présidence de la République ni par le ministère des Affaires religieuses.

Cet épisode remet sur le devant de la scène un imam déjà au cœur d’une vive polémique nationale en 2016, à la suite d’un prêche qui avait suscité de nombreuses réactions.

« L’injustice a été levée »

Dans une publication partagée sur sa page Facebook, Fethi Rebaï s’est félicité de cette issue rapide et a adressé ses remerciements au chef de l’État.

« Je tiens à adresser mes sincères remerciements à Monsieur le Président de la République pour avoir levé cette injustice qui m’a été infligée », écrit-il.

L’imam remercie également le ministre des Affaires religieuses ainsi que les cadres du département. Il conclut son message par des prières pour la stabilité de la Tunisie, son unité et la préservation de ses institutions.

Un appel au respect des institutions

Plus tôt dans la journée, alors que l’annonce de son limogeage suscitait de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux, Fethi Rebaï avait publié un premier message destiné à remercier les personnes lui ayant exprimé leur soutien.

S’affirmant pleinement attaché aux institutions de l’État et à l’autorité du ministère des Affaires religieuses, il avait pris ses distances avec les propos tenus en ligne contre les responsables publics. L’imam avait précisé qu’il ne pouvait être tenu responsable des commentaires publiés par des tiers et avait appelé à éviter toute atteinte aux institutions.

Se présentant comme un « soldat de la patrie », il assurait qu’il continuerait à servir les intérêts du pays, quelle que soit la mission qui lui serait confiée.

Le sermon sur les coupures d’eau et d’électricité en toile de fond

Si aucun motif officiel n’a été communiqué concernant sa suspension, de nombreux internautes et fidèles ont rapidement établi un lien avec le sermon prononcé par Fethi Rebaï vendredi dernier et largement relayé sur les réseaux sociaux.

Au cours de ce prêche, l’imam avait évoqué les difficultés auxquelles sont confrontés les Tunisiens, notamment les coupures d’eau et d’électricité. Il avait appelé les responsables à assumer pleinement leurs responsabilités face à cette situation, tout en invitant les citoyens à ne pas s’en prendre aux agents de la STEG et de la SONEDE, estimant que ces derniers ne portaient pas la responsabilité des dysfonctionnements.

Aucun élément officiel ne permet toutefois d’établir un lien entre ce sermon et la décision d’éviction annoncée quelques jours plus tard.

Le précédent de 2016

L’affaire actuelle rappelle un épisode qui avait placé Fethi Rebaï sous les projecteurs en 2016. À l’époque, alors qu’il officiait déjà à la mosquée Essalem, l’imam avait appelé, lors d’un prêche, à l’exécution des personnes homosexuelles au nom de l’application de la charia, suscitant une vive controverse.

L’association Shams avait alors déposé une plainte contre lui, estimant que ses déclarations constituaient un appel au meurtre et une incitation à la haine et à la violence. Pour sa défense, Fethi Rebaï avait affirmé qu’il s’était borné à citer des textes religieux et qu’il n’avait pas appelé personnellement à l’exécution des homosexuels.

Lire aussi: Tunisie homophobie : Shams saisit la justice contre l’imam Fathi Rébaï de Sfax appelant au meurtre des homosexuels

Cette affaire avait relancé le débat sur les limites de la liberté de prêche, le contenu des discours tenus dans les mosquées et le contrôle exercé par les autorités religieuses.

Aujourd’hui, les circonstances exactes de l’éviction puis du rétablissement de Fethi Rebaï restent inconnues. Ni le ministère des Affaires religieuses ni la présidence de la République n’ont communiqué officiellement sur les motifs de la suspension initiale ou sur les modalités de son retour.


L’article Limogé puis rétabli « grâce à Kaïs Saïed » : Fethi Rebaï, un cheikh au cœur des polémiques depuis 2016 est apparu en premier sur webdo.

  •  

Incendies en Tunisie : Après l’Italie et l’Algérie, l’Égypte propose son aide

Face aux incendies qui ont touché plusieurs régions du pays ces dernières semaines, la Tunisie continue de bénéficier d’un élan de solidarité internationale. Après l’aide apportée par l’Italie et l’Algérie, l’Égypte s’est à son tour déclarée prête à soutenir Tunis dans la lutte contre les feux.

Cette offre a été formulée mardi 28 juillet lors d’un entretien téléphonique entre le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi et le président Kaïs Saïed.

Selon un communiqué officiel de la présidence égyptienne, Abdel Fattah al-Sissi a souligné la solidarité de l’Égypte avec la Tunisie face aux incendies qui ont touché plusieurs régions du pays, affirmant « la pleine disponibilité de l’Égypte à fournir le soutien nécessaire » pour faire face aux conséquences de ces feux.

Plus de 4 400 hectares ravagés depuis le début de la saison

Cette proposition intervient alors que la Tunisie fait face à l’une des saisons d’incendies les plus difficiles de ces dernières années. Selon les chiffres de la Direction générale des forêts, près de 4 400 hectares de superficies forestières ont été ravagés entre le 1er mai et le 23 juillet 2026, contre 2 705 hectares durant la même période en 2025, soit une hausse d’environ 63 %.

Les incendies ont principalement touché les gouvernorats de Zaghouan, Béja, Bizerte, Le Kef et Jendouba. Depuis le début de la saison, les autorités ont recensé 75 incendies de forêt, 108 incendies dans les maquis et mené plus de 900 opérations d’extinction, témoignant de l’intensité exceptionnelle de cette campagne de lutte contre les feux.

Lire aussi: Canicule : Près de 600 incendies en 48 heures, la Protection civile sous forte pression

Des niveaux d’engagement différents

À ce stade, les trois soutiens annoncés présentent des niveaux d’engagement différents.

L’Italie a déjà déployé des moyens aériens dans le cadre du Mécanisme de protection civile de l’Union européenne afin de participer aux opérations de lutte contre les incendies.

L’Algérie a, de son côté, engagé une coopération opérationnelle directe entre ses services de protection civile et leurs homologues tunisiens.

L’Égypte, en revanche, s’est pour l’instant limitée à une offre officielle de soutien. Si Le Caire a affirmé sa « pleine disponibilité » à fournir le soutien nécessaire à la Tunisie, aucun moyen concret — aérien, humain ou matériel — n’a, à ce stade, été annoncé.

Lire aussi: Incendies : L’Italie dépêche un Canadair en Tunisie

Un entretien également consacré aux dossiers régionaux

Au-delà des incendies, l’entretien entre Kaïs Saïed et Abdel Fattah al-Sissi a porté sur les relations bilatérales ainsi que sur plusieurs dossiers régionaux, notamment la situation dans la bande de Gaza et en Libye. Les deux chefs d’État ont réaffirmé leur attachement à une désescalade des tensions et au règlement des crises par des moyens politiques et diplomatiques.

L’offre de soutien formulée par l’Égypte intervient alors que la Tunisie reste confrontée aux conséquences d’une saison d’incendies particulièrement sévère. Les modalités d’une éventuelle assistance égyptienne n’ont toutefois pas encore été précisées.

Lire aussi:

L’article Incendies en Tunisie : Après l’Italie et l’Algérie, l’Égypte propose son aide est apparu en premier sur webdo.

  •  

Kaïs Saïed accuse le « sionisme mondial » de chercher à déstabiliser les États

Le président de la République Kaïs Saïed, a eu mardi 28 juillet un entretien téléphonique avec son homologue égyptien Abdel Fattah Al-Sissi, consacré aux relations bilatérales entre Tunis et Le Caire ainsi qu’aux évolutions régionales.

Selon un communiqué de la présidence tunisienne, les deux dirigeants ont évoqué « les relations historiques solides » entre les deux pays et leur volonté de renforcer la coopération dans différents domaines. La situation générale dans la région a également occupé une place importante dans les discussions, dans un contexte marqué par la poursuite de la guerre à Gaza et les tensions au Moyen-Orient.

Lors de cet échange, Kaïs Saïed a réaffirmé que « la sécurité de l’Égypte fait partie de la sécurité nationale arabe », estimant que l’unité des positions arabes permettrait de relever les défis actuels.

Le président tunisien a également consacré une partie de son intervention à une critique de la mouvance sioniste. Il a déclaré que « le mouvement sioniste mondial » avait, selon lui, œuvré depuis le XIXe siècle à « affaiblir la nation » et chercherait aujourd’hui à provoquer des crises internes dans les États.

Lire aussi : Coupures de plus de 24 heures : Kaïs Saïed convoque la STEG, la SONEDE et plusieurs ministres

Cette référence au sionisme s’inscrit dans une ligne régulièrement exprimée par Kaïs Saïed, qui associe la question palestinienne à une critique plus large de l’ordre international actuel. Le chef de l’État tunisien a affirmé que les peuples étaient en train de se mobiliser contre un « système mondial injuste » et a appelé à l’émergence d’un « nouvel ordre humain ».

La question palestinienne au cœur des échanges

Les deux présidents ont également abordé la situation à Gaza. Kaïs Saïed a dénoncé ce qu’il a qualifié de « guerre d’extermination » visant le peuple palestinien, affirmant que « le droit du peuple palestinien ne disparaîtra ni par le temps ni par l’usage des armes les plus destructrices ».

La Tunisie maintient depuis le début du conflit une position très critique envers Israël, dénonçant les opérations militaires israéliennes dans la bande de Gaza et appelant à un cessez-le-feu ainsi qu’à la protection des civils palestiniens.

Le dossier libyen évoqué

L’entretien a aussi porté sur la Libye. Les deux parties ont réaffirmé leur attachement à une solution politique « libyenne », rejetant toute issue imposée de l’extérieur. Kaïs Saïed a estimé que le peuple libyen, attaché à l’unité territoriale de son pays, était capable de parvenir à une solution acceptable.

Enfin, le président tunisien a renouvelé son invitation à Abdel Fattah Al-Sissi pour effectuer une visite officielle en Tunisie, dont la date devra être fixée prochainement.

L’article Kaïs Saïed accuse le « sionisme mondial » de chercher à déstabiliser les États est apparu en premier sur webdo.

  •  
❌