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Hammamet : saisie de 5.670 bouteilles d’eau minérale à Nabeul

es brigades de contrôle économique relevant de la direction régionale du commerce à Nabeul ont procédé, mercredi, à la saisie de 670 bouteilles d’eau minérale, auprès d’un grossiste à Hammamet.

La directrice régionale du commerce, Sihem Mabrouk, a indiqué à l’Agence TAP que la marchandise a été saisie pour pratiques spéculatives.

En effet, le contrevenant a délibérément commercialisé cette quantité de bouteilles d’eau minérale aux consommateurs alors qu’il était interdit de vente au détail, a-t-elle expliqué.

Par ailleurs, 46 infractions économiques ont été relevées, les 4 et 5 août, à Hammamet. Il s’agit d’irrégularités enregistrées dans les secteurs des fruits et légumes, l’agroalimentaire et d’eau minérale liées au non-affichage des prix, à l’absence de factures, à la dissimulation des marchandises et à la majoration illégale des prix.

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Chaque goutte compte : l’eau va-t-elle devenir le nouveau frein à la croissance tunisienne ?

La question de l’eau n’est plus seulement une urgence environnementale. Elle devient progressivement une variable économique qui pourrait peser sur la croissance, la compétitivité des entreprises et l’attractivité de la Tunisie. Face à une ressource qui se raréfie, le pays cherche à diversifier ses solutions entre dessalement, réutilisation des eaux usées traitées, modernisation des réseaux et irrigation intelligente. Dans des déclarations exclusives accordées à L’Économiste Maghrébin, Safouane Mouelhi, chercheur en sciences de l’eau, et Houcine Rhili, expert en ressources hydriques, analysent les choix qui détermineront la capacité de la Tunisie à préserver son développement économique.

Chaque année, le scénario se répète. Les pluies ravivent l’espoir d’une amélioration durable de la situation hydrique, mais la réalité impose un constat plus complexe : la Tunisie évolue désormais dans un contexte de rareté structurelle de l’eau.

La succession des périodes de sécheresse, la baisse des apports aux barrages et la pression croissante exercée sur les ressources disponibles ne relèvent plus d’une simple difficulté conjoncturelle. Elles posent une question économique majeure : comment garantir les conditions de production et de croissance dans un pays où l’eau devient une ressource de plus en plus stratégique ?

Car derrière la question hydrique se joue l’avenir de plusieurs secteurs clés. Agriculture, industrie, tourisme ou encore agroalimentaire dépendent directement de la capacité du pays à sécuriser son approvisionnement.

Pour Houcine Rhili, expert en ressources hydriques, l’eau est en train de devenir un nouveau facteur de compétitivité. Il souligne que les investisseurs ne regardent plus uniquement la disponibilité de l’énergie, la qualité des infrastructures ou l’environnement réglementaire. L’accès sécurisé à l’eau fait désormais partie des éléments qui peuvent influencer les choix d’implantation économique.

Selon lui, les pays capables de maîtriser leurs ressources hydriques seront ceux qui pourront garantir leur développement dans les prochaines années.

Une pression croissante sur un modèle déjà fragilisé

La Tunisie n’a jamais été un pays riche en ressources hydriques. La rareté fait partie de ses caractéristiques naturelles. Mais, explique Safouane Mouelhi, chercheur en sciences de l’eau, la situation actuelle est différente car plusieurs facteurs se conjuguent : changement climatique, évolution démographique, augmentation des besoins économiques et limites des infrastructures existantes.

Le problème ne réside donc pas uniquement dans la quantité d’eau disponible, mais dans la capacité du système à répondre à des besoins en constante évolution.

Le problème ne réside donc pas uniquement dans la quantité d’eau disponible, mais dans la capacité du système à répondre à des besoins en constante évolution.

Le secteur agricole illustre parfaitement cette tension. Il représente environ 77 % des consommations d’eau en Tunisie, ce qui en fait le premier secteur concerné par la nécessité d’une meilleure efficacité.

Pour Houcine Rhili, cette réalité impose de revoir certains choix économiques. Certaines productions agricoles, notamment celles destinées à l’exportation, mobilisent des volumes importants d’eau alors que leur contribution économique n’est pas toujours proportionnelle à la ressource consommée.

La question n’est donc plus seulement de produire davantage, mais de produire autrement. La Tunisie doit désormais réfléchir à la valeur économique générée par chaque mètre cube utilisé.

Cette réalité impose de revoir certains choix économiques. Certaines productions agricoles, notamment celles destinées à l’exportation, mobilisent des volumes importants d’eau alors que leur contribution économique n’est pas toujours proportionnelle à la ressource consommée.

De son côté, Safouane Mouelhi insiste sur la nécessité d’intégrer la contrainte hydrique dans les politiques agricoles. « Il faut réfléchir à ce que nous voulons produire, où nous voulons le produire et avec quelle consommation d’eau », explique-t-il.

Avant de chercher de nouvelles ressources, mieux gérer l’existant

Face à la pression sur les ressources, les experts appellent également à agir sur un levier souvent moins visible : l’efficacité du système actuel.

Pour Safouane Mouelhi, la première étape consiste à améliorer la gestion des volumes déjà disponibles. La modernisation des réseaux, la réduction des pertes et l’optimisation de la distribution doivent constituer une priorité avant même de multiplier les projets de mobilisation de nouvelles ressources.

Houcine Rhili insiste également sur ce point. Selon lui, les pertes dans les réseaux représentent un potentiel considérable. Elles sont estimées entre 120 et 130 millions de mètres cubes par an.

L’expert estime qu’un programme de rénovation des infrastructures pourrait permettre de récupérer à terme entre 300 et 400 millions de mètres cubes d’eau, avec un coût inférieur à celui de certaines grandes infrastructures nouvelles.

Un tel chantier représente donc un double enjeu : économique, en réduisant les pertes, mais aussi stratégique, en augmentant rapidement la disponibilité réelle de la ressource.

Dessalement : sécuriser l’eau, mais à quel prix ?

Dans la recherche de solutions, le dessalement de l’eau de mer occupe désormais une place importante. Cette technologie permet notamment de répondre aux besoins croissants des régions côtières et de diversifier les sources d’approvisionnement. Mais son développement pose une question centrale : celle du coût.

Lire aussi: Dessalement : La réponse de la Tunisie à la crise de l’eau

Pour Safouane Mouelhi, le dessalement apporte une réponse utile, mais il ne peut être considéré comme une solution unique. Cette technologie nécessite d’importantes quantités d’énergie, ce qui crée un lien direct entre sécurité hydrique et transition énergétique.

La production d’eau dessalée doit donc être pensée dans une approche globale intégrant le coût économique, la disponibilité énergétique et l’évolution vers des sources d’énergie moins coûteuses et plus durables.

Pour Safouane Mouelhi, le dessalement apporte une réponse utile, mais il ne peut être considéré comme une solution unique. Cette technologie nécessite d’importantes quantités d’énergie, ce qui crée un lien direct entre sécurité hydrique et transition énergétique.

Autrement dit, produire davantage d’eau ne suffit pas. Encore faut-il que cette production reste économiquement soutenable.

Les eaux traitées, une ressource encore sous-exploitée

Autre piste stratégique : la réutilisation des eaux usées traitées.

La Tunisie produit chaque année plus de 300 millions de mètres cubes d’eaux usées traitées, mais cette ressource reste encore largement sous-utilisée alors qu’elle pourrait contribuer à réduire la pression sur les ressources conventionnelles.

Selon Houcine Rhili, cette eau pourrait couvrir 10 à 12 % des besoins agricoles en eau, à condition de réunir plusieurs conditions : amélioration de la qualité du traitement, développement des infrastructures et renforcement de la confiance des utilisateurs.

Le défi n’est donc pas seulement technique. Il est également organisationnel. La valorisation des eaux traitées nécessite une meilleure coordination entre les secteurs de l’assainissement, de l’environnement et de l’agriculture.

Selon Houcine Rhili, cette eau pourrait couvrir 10 à 12 % des besoins agricoles en eau, à condition de réunir plusieurs conditions : amélioration de la qualité du traitement, développement des infrastructures et renforcement de la confiance des utilisateurs.

Une station d’épuration ne doit plus être considérée uniquement comme un outil de traitement des déchets liquides, mais comme une source potentielle de valeur économique.

L’irrigation intelligente pour produire mieux avec moins

Dans le secteur agricole, l’amélioration de l’efficacité passe également par une transformation des méthodes d’irrigation.

L’irrigation intelligente, basée sur les données, le suivi des besoins des cultures et l’utilisation de technologies adaptées, permet aujourd’hui d’optimiser les apports d’eau.

Mais pour Safouane Mouelhi, la technologie ne peut pas être dissociée d’une vision globale. Les outils numériques ne remplaceront pas la nécessité de revoir les choix de production et d’adapter le modèle agricole aux réalités hydriques du pays.

L’objectif est clair : produire davantage de valeur avec une consommation d’eau mieux maîtrisée.

La gouvernance, le maillon décisif

Au-delà des infrastructures et des technologies, la question de la gouvernance reste déterminante.

Houcine Rhili estime que la fragmentation actuelle de la gestion de l’eau entre plusieurs structures constitue un obstacle à une stratégie cohérente. Les ressources conventionnelles, les eaux traitées et les nouvelles solutions doivent être intégrées dans une même vision.

Car demain, la compétitivité d’un pays ne dépendra pas uniquement de sa capacité à produire ou à exporter, mais aussi de sa capacité à sécuriser les ressources nécessaires à cette production.

Pour les experts, la Tunisie dispose déjà d’une partie des réponses. Les compétences existent, les technologies sont disponibles et plusieurs pistes sont identifiées.

Le véritable défi réside désormais dans la capacité à passer d’une gestion de crise à une politique économique durable de l’eau.

Car demain, la compétitivité d’un pays ne dépendra pas uniquement de sa capacité à produire ou à exporter, mais aussi de sa capacité à sécuriser les ressources nécessaires à cette production.

En Tunisie, chaque goutte compte désormais autant pour l’environnement que pour l’économie.

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Les Tunisiens vivent avec seulement la moitié du volume d’eau considéré comme nécessaire !

En Tunisie, chaque épisode pluvieux nourrit le même espoir : celui d’un répit durable pour les ressources hydriques. Pourtant, cet optimisme masque une réalité beaucoup plus profonde.

Dans une déclaration exclusive accordée à L’Économiste Maghrébin, Houcine Rhili, expert en ressources hydriques, estime que la crise de l’eau que traverse le pays n’est plus conjoncturelle. Elle est devenue structurelle, au croisement de la rareté naturelle, des choix économiques accumulés depuis plusieurs décennies et des effets désormais tangibles du changement climatique.

Une rareté historique aggravée par des choix économiques sous pression

La Tunisie reste, rappelle-t-il, un pays semi-aride où la pluviométrie moyenne ne dépasse pas 450 mm par an. Cette contrainte a façonné pendant des siècles les modes de vie, les techniques de collecte et les systèmes de stockage de l’eau. Des citernes antiques aux ouvrages aghlabides, toute l’histoire hydraulique du pays témoigne d’une culture de la rareté. Selon l’expert, l’erreur des dernières décennies a été de considérer cette rareté comme un problème dépassé.

Dans les années 1970 et 1980, l’amélioration des infrastructures et une demande encore modérée ont donné l’illusion d’une relative abondance. Mais à partir du début des années 1990, l’évolution du niveau de vie, l’urbanisation et surtout l’orientation économique vers des productions agricoles fortement consommatrices d’eau ont profondément modifié l’équation hydrique nationale.

Houcine Rhili estime que la Tunisie a progressivement transformé une partie de son territoire en plateforme de production destinée à l’exportation, notamment pour des cultures à faible valeur ajoutée mais à forte consommation d’eau comme la tomate, la pastèque, le melon, les légumes-feuilles ou encore certains fruits rouges. Il parle d’une « exportation d’eau virtuelle », c’est-à-dire d’une exportation indirecte de ressources hydriques incorporées dans les produits agricoles, sans contrepartie économique suffisante.

Cette stratégie apparaît d’autant plus problématique que le pays continue d’importer l’essentiel de ses produits alimentaires stratégiques. L’expert rappelle que la Tunisie dépend largement des importations pour les céréales, les aliments pour bétail et les huiles végétales. Ce qui accentue sa vulnérabilité extérieure tout en ayant déjà mobilisé d’importantes quantités d’eau sur son territoire.

À cette pression structurelle s’ajoute désormais le changement climatique. Depuis le milieu des années 1990, la fréquence des sécheresses s’est accrue et les précipitations sont devenues plus irrégulières. La Tunisie figure aujourd’hui parmi les pays en situation de stress hydrique sévère, une situation qui se traduit par des prélèvements d’eau souterraine supérieurs aux capacités naturelles de renouvellement.

Une ressource sous tension : agriculture, salinité et fracture territoriale

L’indicateur le plus révélateur reste le volume d’eau disponible par habitant. Selon les données avancées par Houcine Rhili, la Tunisie ne dispose plus que de 350 à 380 m³ d’eau par habitant et par an. Alors que les références internationales situent le seuil de sécurité entre 700 et 900 m³. Le pays se trouve donc à moins de la moitié du niveau considéré comme nécessaire pour assurer durablement les besoins de la population. Il souligne en outre que cette moyenne nationale masque de fortes inégalités territoriales, certaines régions disposant de volumes bien inférieurs.

L’agriculture demeure le principal consommateur d’eau avec environ 77 % des prélèvements nationaux. Cette concentration de la demande rend la question hydrique indissociable de la politique agricole et alimentaire. Pour l’expert, toute stratégie de sécurité hydrique devra nécessairement passer par une révision des systèmes de production, des choix culturaux et des mécanismes d’incitation économique.

La dégradation de la ressource commence déjà à produire des effets visibles sur la vie quotidienne. Dans plusieurs régions, les ménages se détournent de l’eau du robinet au profit de l’eau conditionnée ou achetée auprès de distributeurs privés. Houcine Rhili observe également une augmentation de la salinité dans certaines zones de l’intérieur et du Sud, où les nappes souterraines sont plus fortement sollicitées.

Mais les conséquences les plus préoccupantes sont peut-être d’ordre économique et social. Une disponibilité plus faible de l’eau réduit les rendements agricoles, renchérit la production et alimente la hausse des prix alimentaires. L’expert établit un lien direct entre la rareté hydrique, l’inflation alimentaire et l’érosion du pouvoir d’achat des ménages.

Il évoque aussi l’émergence d’une « migration de l’eau ». Dans certaines zones rurales, des familles choisissent de quitter leur localité pour accéder à un approvisionnement plus stable, notamment pour leurs enfants. L’eau devient alors un facteur de mobilité résidentielle et, à terme, un enjeu d’aménagement du territoire.

Sortir de l’urgence permanente : vers une nouvelle gouvernance de l’eau

Pour Houcine Rhili, la question de l’eau dépasse désormais largement le cadre environnemental. Elle touche à la santé publique, à la cohésion sociale, à la sécurité alimentaire et à la stabilité économique. Il rappelle que l’accès à l’eau constitue un droit fondamental et que son insuffisance peut fragiliser durablement les conditions de vie.

L’expert se montre particulièrement critique à l’égard des politiques publiques conduites depuis près de trente ans. Selon lui, les autorités reconnaissent régulièrement les limites du modèle actuel, mais les orientations de fond ont peu évolué. Il estime que la Tunisie accuse un retard important dans la réforme de sa gouvernance de l’eau et dans l’adaptation de ses infrastructures aux nouvelles réalités climatiques.

Surtout, il insiste sur le fait qu’il n’existe pas de solution immédiate. Les investissements hydrauliques sont lourds, coûteux et s’inscrivent nécessairement dans le temps long. Réhabiliter les réseaux, moderniser les systèmes de distribution, réorganiser la gouvernance et développer les ressources non conventionnelles exigent des financements importants et une planification sur plusieurs années.

La première urgence serait donc, selon lui, de définir une vision nationale cohérente. Il plaide pour un dialogue national sur l’eau permettant de hiérarchiser les priorités, de coordonner les institutions concernées et de construire une stratégie à moyen et long terme. Sans cette clarification, prévient-il, les investissements risquent de rester fragmentés et insuffisants face à l’ampleur du défi.

En définitive, le diagnostic dressé par Houcine Rhili est sans ambiguïté : la Tunisie n’est plus confrontée à une simple succession d’années sèches, mais à une transformation durable de son régime hydrique. Dans ce contexte, la gestion de l’eau devient un enjeu stratégique comparable à celui de l’énergie. La capacité du pays à sécuriser cette ressource conditionnera non seulement la qualité de vie de sa population, mais aussi sa stabilité économique et son modèle de développement pour les décennies à venir.

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Eau minérale : Retour progressif à la normale dès la semaine prochaine

Après plusieurs semaines marquées par une pénurie d’eau minérale dans de nombreux commerces à travers la Tunisie, la situation devrait progressivement s’améliorer. Le président de la Chambre des producteurs de boissons non alcoolisées, Lassâad Mezzah, a annoncé ce dimanche 2 août 2026 un retour à un approvisionnement régulier à partir de la semaine prochaine.

Dans une déclaration accordée à la Radio nationale, il a expliqué que les difficultés d’approvisionnement étaient principalement liées à deux facteurs : la forte hausse des températures enregistrée ces dernières semaines et les coupures d’électricité ayant affecté plusieurs unités de production majeures, entraînant des interruptions temporaires de l’activité.

Selon lui, les chaînes de production reprennent progressivement leur rythme, ce qui permettra un retour graduel des bouteilles d’eau minérale sur les étals.

Une crise révélatrice des fragilités de l’été

Cette annonce intervient après une période particulièrement tendue sur le marché. Depuis plusieurs semaines, de nombreux consommateurs faisaient état de rayons vides ou de fortes difficultés à trouver certaines marques d’eau minérale, notamment dans les grandes surfaces et les commerces de proximité.

Cette pénurie est survenue dans un contexte de canicule exceptionnelle ayant entraîné une explosion de la consommation d’eau embouteillée. Parallèlement, les délestages électriques ayant touché plusieurs régions du pays ont perturbé le fonctionnement des usines de production et ralenti les cadences de fabrication.

Lire aussi : Tension sur le marché : L’eau minérale rationnée ou en rupture de stock

La combinaison de ces deux facteurs avait alimenté des achats de précaution, voire des phénomènes de stockage chez certains consommateurs, accentuant davantage les tensions sur le marché.

Les producteurs appellent à éviter le stockage

Face à cette situation, Lassâad Mezzah a appelé les citoyens à faire preuve de civisme en rationalisant leur consommation et en évitant les achats excessifs.

Selon lui, le retour de la production à un niveau normal permettra un rétablissement progressif des circuits de distribution, rendant inutile le stockage de grandes quantités d’eau minérale.

Si les conditions de production restent stables et qu’aucune nouvelle perturbation majeure ne survient, l’approvisionnement devrait ainsi retrouver son rythme habituel au cours des prochains jours.

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Vivre sans courant ni eau : comment la Tunisie apprend à s’adapter

La Tunisie a connu des coupures tournantes d’électricité et des délestages du 12 au 26 juillet. Une vague de chaleur intense faisant peser une menace sur le réseau électrique. Face à ces perturbations, qui touchent également l’approvisionnement en eau, les ménages tunisiens modifient leurs comportements d’achat et de consommation. Si certains citoyens développent des stratégies d’anticipation autonomes, les petites et moyennes entreprises décrivent une situation devenue, déclarent-elles, une menace pour l’activité économique.

Lotfi Riahi, président de l’Organisation tunisienne pour informer le consommateur constate que le Tunisien commence à intégrer ces contraintes dans son quotidien et s’adapte de manière autonome. Il cite l’exemple de la difficulté actuelle à se procurer de petits générateurs électriques sur le marché. Un signe, précise-t-il, que les citoyens anticipent désormais les interruptions de courant et cherchent eux-mêmes des solutions.

Il évoque toutefois une forme de manipulation subie par le consommateur, dont les décisions d’achat seraient désormais dictées par l’influence des réseaux sociaux et des mécanismes d’ingénierie sociale. Ce qui relevait à l’origine d’un simple manque de ressources en eau et en électricité aurait ainsi été transformé en une crise profonde par la puissance des images circulant sur internet, poussant les consommateurs à stocker des quantités de produits largement supérieures à leurs besoins réels.

M. Riahi pointe par ailleurs une absence de vision proactive et de planification de la part des autorités, qui affecterait directement la stabilité du marché : le spectacle de rayons vides dans les grandes surfaces génèrerait une anxiété immédiate chez les consommateurs. Il déplore également un déficit de communication autour des coupures de services. L’absence d’explications claires, de préavis et d’accompagnement empêcherait ainsi les ménages comme les acteurs économiques, à l’image des chefs d’usines, d’anticiper l’impact sur leur activité. Cette instabilité dans la diffusion de l’information venant, selon lui, perturber l’acte d’achat et le comportement général du consommateur.

Pour réguler sainement les habitudes de consommation de la population, M. Riahi estime que seule une stratégie globale fondée sur la transparence et la diffusion d’une information fiable serait efficace.

Les entreprises, premières victimes de l’instabilité énergétique

Ces perturbations ont également des répercussions sur l’activité économique, qui rejaillissent sur le quotidien des ménages. Abderrazek Houas, porte-parole de l’Association nationale des petites et moyennes entreprises, estime que la situation ne relève plus d’un simple aléa technique mais constitue, à ses yeux, une menace existentielle pour l’économie nationale, les entreprises tunisiennes étant devenues otages d’une instabilité énergétique qu’elles ne peuvent plus absorber.

Si l’énergie solaire représente, pour lui, la solution de fond, elle demeure inaccessible faute de moyens d’investissement. Les groupes électrogènes ne seraient ainsi que des palliatifs précaires : au-delà d’une heure et demie de coupure, ces équipements risqueraient la surchauffe, voire l’incendie, mettant en péril l’intégrité des locaux.

M. Houas souligne que l’ouverture d’une entreprise génère des charges fixes immédiates, telles que le loyer et les salaires, pouvant atteindre par exemple 800 dinars par jour. Lorsque le courant fait défaut, cette somme se transforme instantanément en dette cumulée pour le lendemain, l’entrepreneur n’étant pas, affirme-t-il, en échec par manque de productivité mais par l’hostilité de son environnement.

Cette précarité est particulièrement visible dans le secteur de la pêche, où les usines de glace, dont les machines valent selon lui des milliards, préfèrent stopper toute activité et placer leurs employés en congé technique afin d’éviter des réparations coûteuses liées aux variations de tension. Privés de glace pour conserver leurs prises, les pêcheurs sont alors contraints de brader leurs produits à n’importe quel prix pour éviter qu’ils ne pourrissent.

L’impact s’étend également aux professions libérales, à l’image des cabinets dentaires, où l’absence d’électricité paralyse non seulement l’outillage de soin mais aussi la gestion informatique, rendant impossible l’accès aux dossiers des patients. Certains industriels parviennent à déplacer leur production la nuit pour honorer leurs commandes, mais cette flexibilité reste impossible pour les menuisiers ou les réparateurs de pneus, dont l’activité est liée aux horaires diurnes.

Une transition solaire réclamée face à l’inertie politique

Sur le plan politique, M. Houas constate une inertie chronique : les discours sur la transition énergétique se succèdent depuis les gouvernements de Mehdi Jomaa et de Habib Essid, sans qu’aucune réalisation concrète ne soit visible dans les administrations publiques ou les habitations. Il regrette que la Tunisie n’ait pas suivi l’exemple de pays comme l’Italie, où le gouvernement de Giorgia Meloni a choisi de subventionner le carburant pour protéger la production et le transport des fluctuations mondiales.

Pour l’association, qui a mené des visites de terrain afin de constater ces dommages, la solution réside dans une accélération massive du recours au solaire. Une telle transition permettrait, souligne M. Houas, de soulager le réseau de la STEGSTEG, notamment lors des pics de consommation de fin juillet et du mois d’août, et de garantir la continuité économique nécessaire à la survie des petites et moyennes entreprises.

Au final, Lotfi Riahi noté sur seule une information transparente et fiable permettrait de canaliser durablement ces comportements. Tandis qu’Abderrazek Houas estime que c’est une accélération du recours au solaire qui garantirait la continuité de l’activité des entreprises. Deux réponses distinctes à une même réalité : celle de foyers et d’entreprises contraints de composer, au jour le jour, avec les coupures d’électricité et d’eau.

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Eau et électricité : les députés dénoncent le silence du gouvernement

Les députés de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) ont exprimé, lundi 27 juillet, leur indignation face au silence du pouvoir exécutif, durant la crise de coupures de l’eau et de l’électricité, pointant du doigt « la défaillance de la politique de communication du gouvernement », au cours de cette crise.

Le député Abderrazak Aouidat, représentant du bloc parlementaire « Al Khatt al watani assiyadi » (la Ligne nationale souveraine) a indiqué, lors d’une séance parlementaire organisée le 27 courant, que la perturbation au niveau de l’approvisionnement de l’eau potable est due à des coupures de l’électricité, lesquelles avaient duré plus d’une heure, dans plusieurs régions, ce qui a eu des répercussions négatives sur les catégories vulnérables de la population (personnes âgées, malades, enfants…) et sur les professionnels économiques (commerçants, industriels..).

Le député a attribué la crise à l’absence de programmes clairs et de stratégies appropriées au sein du pouvoir exécutif, soulignant que les coupures de l’électricité résultaient d’un pic de consommation, alors que la production électrique n’a pas augmenté. « La Tunisie n’a installé aucune nouvelle turbine électrique depuis 2019 », a-t-il noté, ajoutant que même la transition vers les énergies renouvelables demeure lente.

De son côté, le député Nabil Hamedi a estimé que la crise prouvait l’échec de la politique énergétique en Tunisie, appelant à élaborer une stratégie claire et efficace en la matière.

Pour sa part, le député Riadh Bilal a affirmé que la crise se présente comme une véritable épreuve pour la capacité de l’État à assurer des conditions d’une vie digne pour les Tunisiens, rappelant que l’eau et l’électricité sont deux droits primordiaux pour le citoyen. D’après lui, cette situation résulte de l’absence de l’investissement et de retards au niveau de réalisation de projets, pendant des années, ainsi que de la mauvaise gouvernance au sein des établissements publics.

Dégradation de la confiance des citoyens

Quant au député Tarek Rebai, il a fait état de la dégradation de la confiance des citoyens envers les institutions de l’État, face à l’accroissement des accusations de trahison, de haine et de division. Il a recommandé, dans ce cadre, d’informer le peuple de la réalité de la situation économique, de la crise de la dette, de la baisse du pouvoir d’achat et de la fragilité des équilibres économiques.

Un nombre de députés ont critiqué, aussi, l’absence de la communication avec les citoyens durant la crise, « ce qui avait aggravé le problème », selon le député Mohamed Zied Maher.

Fatma Msseddi, pour sa part, a proposé, quant à elle, d’organiser une séance d’audition pour interroger le gouvernement sur les problèmes de coupure de l’eau et de l’électricité. D’après elle, « on est passé d’un simple problème de dysfonctionnement technique à une crise de gouvernance, de communication et de prise de décision ».

Elle a rappelé, dans ce cadre, que l’Institut Tunisien des Etudes Stratégiques, rattaché à la Présidence de la République, avait mis en garde, dans une étude publiée depuis deux ans, contre la dégradation de l’indépendance énergétique, les retards d’investissement dans les réseaux électriques et l’absence d’un plan de gestion de crise.

Et d’ajouter que « l’étude avait présenté un ensemble de recommandations urgentes pour prévenir l’effondrement du système énergétique national, mais le gouvernement n’avait pris aucune mesure ».

De son côté, le député Ali Zaghdoud a condamné l’absence du gouvernement à cette séance, s’interrogeant sur la possibilité d’examiner au sein de l’ARP d’une crise nationale d’une telle ampleur sans la présence des responsables administratifs et politiques concernés. Il a réitéré, ainsi, que « le respect de l’ARP incarne évidemment le respect envers du peuple tunisien ».

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Coupures d’électricité : une séance parlementaire sans le gouvernement

L’Assemblée des représentants du peuple (ARP) a entamé, ce lundi 27 juillet 2026, une séance plénière consacrée aux coupures récurrentes d’électricité et aux interruptions de l’approvisionnement en eau qui les ont accompagnées. Et ce, dans un contexte marqué par des chaleurs fortes.  Les débats se sont ouverts en l’absence des représentants du gouvernement.

Le président de l’ARP, Brahim Bouderbala, a souligné que cette séance visait à examiner les difficultés rencontrées par le pays et à s’inspirer des expériences d’autres États. Et ce, afin d’engager des réformes de fond dans le secteur.

Plusieurs députés ont critiqué la gestion de cette crise par l’exécutif. 

Dans ce contexte, une large partie des députés a regretté l’absence des membres du gouvernement lors de cette séance; alors que l’exécutif avait été informé à l’avance de sa tenue. Mais aussi le manque de communication du gouvernement sur les causes des coupures récurrentes. 

Par ailleurs, notons à cet égard que les conséquences de ces délestages sont lourdes pour les citoyens. Il en va de même pour  les industriels et les acteurs économiques. 

Au cours des débats, la députée Fatma Mssedi a, pour sa part, appelé « le gouvernement à présenter des solutions ». 

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Sahara : Lecornu confirme le soutien de la France au Maroc

Le Premier ministre français, Sébastien Lecornu, a réaffirmé, jeudi 16 juillet à Rabat, la position « intangible » de la France en faveur de la souveraineté du Maroc sur son Sahara. En bref Sébastien Lecornu a réaffirmé le soutien «…

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Tunisie. Eau potable : pourquoi les coupures persistent malgré des barrages mieux remplis ?

À peine l’été et les pics de chaleur s’installent-ils que les Tunisiens renouent avec une inquiétude devenue familière : celle de voir l’eau disparaître des robinets.   De Tunis à Nabeul, en passant par Hammamet, Zaghouan, Sousse, Monastir ou Mahdia,…

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Barrage de Mellègue : Houcine Rhili appelle à repenser la stratégie hydrique tunisienne

Une semaine après l’incident survenu au barrage de Mellègue, l’expert en gestion des ressources hydriques Houcine Rhili est revenu sur les circonstances de cet événement lors de son intervention sur Jawhara FM, mercredi 24 juin 2026. Pour lui, cet incident doit être replacé dans le contexte plus large du vieillissement des infrastructures hydrauliques tunisiennes. Selon...

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7.000 ingénieurs et des milliers de médecins partis : pour Riadh Jaidane, la fuite des cerveaux menace la sécurité nationale

La migration croissante des médecins, ingénieurs et autres profils hautement qualifiés constitue désormais une question de sécurité nationale pour la Tunisie. C’est l’alerte lancée par le député et président de la Commission des affaires étrangères, de la coopération internationale, des Tunisiens à l’étranger et de la migration à l’Assemblée des représentants du peuple, Riadh Jaidane,...

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Rétablissement de l’approvisionnement en eau à partir de minuit à Mhamdia et Fouchana

La Société nationale d’exploitation et de distribution des eaux (Sonede) a annoncé vendredi 19 juin 2026 la reprise progressive de l’approvisionnement en eau potable, à Mahamdia, après une panne survenue de manière soudaine sur une conduite principale. Selon le communiqué de la Sonede, les perturbations étaient dues à une panne survenue au niveau canalisation de...

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Sfax : inauguration officielle de la station de dessalement d’eau de mer 

Le ministre de l’Agriculture Ezzeddine Ben Cheikh a présidé, jeudi 18 juin 2026, la cérémonie officielle d’inauguration de la station de dessalement d’eau de mer de Sfax.  D’une capacité initiale de production de 100.000 mètres cubes par jour, extensible à 250.000 mètres cubes par jour, cette infrastructure — réalisée dans le cadre d’un partenariat tuniso-japonais...

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Après les intempéries, des perturbations de l’approvisionnement en eau dans trois gouvernorats

Des perturbations de l’approvisionnement en eau sont attendues dans plusieurs zones du Sahel après la dégradation de la qualité des eaux du barrage de Nebhana à la suite des intempéries. Distribution perturbée à Sousse, Monastir et Mahdia La Société nationale d’exploitation et de distribution des eaux (Sonede) a annoncé, mardi 16 juin 2026, des perturbations...

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Eau et boissons gazeuses exposées au soleil : l’Instance de la sécurité sanitaire tire la sonnette d’alarme

Face à la hausse des températures estivales, le président de l’Instance nationale de la sécurité sanitaire des produits alimentaires, Mohamed Rabhi, a mis en garde contre les risques liés à l’exposition prolongée des bouteilles d’eau minérale et des boissons gazeuses aux rayons du soleil. Intervenant sur les ondes de la Radio nationale jeudi 11 juin...

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Un nouveau grand cru pour rehausser l’offre des tables de prestige

A travers son Château Sainte Marguerite, le groupe Pernod Ricard, arrivé il y a 8 mois en Tunisie, pourrait trouver sa place dans l’offre des hôtels et restaurants.

Contrairement aux habitudes de consommation à l’international, la tendance en matière de vins en Tunisie serait, en termes de préférences, plus importante d’abord sur le rosé, suivie du blanc puis du rouge.

Cette affirmation provient du Country Manager du groupe Pernod Ricard pour la Tunisie, Valentin Tachaout, qui estime qu’il y a un «énorme potentiel» pour les vins étrangers dans le pays. Autre constat, celui du gap entre les vins premium produits localement et les vins étrangers, ce qui constitue «une opportunité exceptionnelle à saisir».

Cette appréciation a encouragé le groupe à introduire sur le marché le Château Sainte Marguerite, un rosé qui se positionne comme un grand cru classé Côte de Provence et qui a été présenté lors d’une soirée à l’hôtel The Nine Lifetyle Experience à Tunis, en présence de Jean-Paul Dumas, qui en est l’ambassadeur Monde et Mehdi Touhami, représentant des marques de Pernod Ricard en Afrique (photo ci-dessus).

Elégance et appétence

Ce produit, né de l’équilibre entre 3 cépages, pourrait contribuer à élever l’exigence et le raffinement des cartes des établissements haut de gamme en Tunisie, que ce soit les hôtels ou les restaurants.

Ce cru sera d’ailleurs accompagné d’un rituel de service puisque les ice buckets (ou seaux à glace) pour accompagner le service de ce vin ont été confectionnés en céramique en forme de marguerite et commandés auprès de potiers de Nabeul outre des verres personnalisés par un artiste reprenant l’image de la marguerite.

La promotion du produit se fera durant les mois d’été à Tunis, Hammamet, Sousse et Djerba auprès de 4 établissements partenaires. A consommer avec modération.

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GNV accélère sa transition énergétique avec une nouvelle génération de ferries au GNL

La compagnie maritime, qui opère notamment des lignes au départ de l’Italie vers les pays du Maghreb, déploie une nouvelle stratégie en matière de mobilité durable à travers l’alimentation de ses bateaux au GNL (gaz naturel liquéfié). L’occasion de présenter son tout nouveau navire Aurora dans le port de Tanger au Maroc.

GNV renforce son engagement stratégique en faveur de la transition énergétique. La filiale du groupe MSC déploie une nouvelle politique d’adoption de carburants de transition tels que le bioGNL et le GNL synthétique pour ses bateaux et tout particulièrement pour les deux navires les plus récents et les plus avancés technologiquement de sa flotte, le GNV Aurora et le GNV Virgo, tous deux alimentés au Gaz Naturel Liquéfié (GNL).

Cette approche, la compagnie l’a officiellement détaillée lors du baptême de son navire Aurora qui vient d’avoir lieu à Tanger au Maroc. L’occasion pour le transporteur maritime de confirmer la place centrale qu’occupent les connexions intra-méditerranéennes dans sa stratégie de développement et l’importance croissante du marché nord-africain au sein du réseau GNV au service de la mobilité, du tourisme et des échanges commerciaux entre l’Europe et des pays comme la Tunisie, l’Algérie et le Maroc.

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L’Aurora dans le port de Tanger le 1er juin 2026 lors de son baptême. Sa capacité est de 1700 passagers.

Préparatifs de la saison

GNV se prépare en tout cas à la saison estivale 2026 et accompagne les flux de passagers liés aux retours des diasporas maghrébines, opération qui mobilise chaque année entre juin et mi-septembre plusieurs millions de citoyens tunisiens, algériens et marocains résidant en Europe à voyager vers et depuis leur pays d’origine.

Lors d’une conférence de presse, Matteo Catani, Directeur général de GNV, a déclaré que la saison été 2026 était prometteuse avec de « très bonnes réservations », mais a également souligné le nombre élevé de last minute. En cause bien évidemment, le climat d’attentisme généré par la crise aux Proche et Moyen-Orient qui a entraîné une flambée des prix du carburant qui a atteint 40%.

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Conférence de presse de GNV au Maroc pour annoncer la décision d’une transition progressive de toute sa flotte de navires.

Mais le responsable de la compagnie s’est voulu rassurant à l’endroit de ses passagers en soutenant que les prix des billets cet été ne connaîtront pas d’envolée significative. Il a justifié cette position en expliquant que l’augmentation de la capacité d’accueil des bateaux de la compagnie permettait d’absorber une partie de la hausse du carburant, tout en rappelant que « l’early-booking demeurait la meilleure option pour bénéficier de tarifs préférentiels pouvant aller jusqu’à 40% de réduction. »

Les innovations sur les bateaux de la GNV ne concernent pas uniquement les nouveaux carburants mais portent également sur les avancées techniques, technologiques, la sécurité et la gestion des risques à bord. « Nous pouvons être le secteur qui joue un rôle dans l’économie circulaire avec l’usage d’un carburant alternatif mais le passager est au cœur du service offert par la compagnie » a-t-il indiqué également.

En vidéo : Matteo Catani, Directeur général de GNV: « Nous avons apporté sur la Tunisie de la capacité additionnelle depuis 2003 »

Parmi les solutions à bord figurent en effet des systèmes avancés d’efficacité énergétique, incluant récupération de chaleur pour la production d’électricité, éclairage LED basse consommation, variateurs pour l’optimisation des charges électriques de pompes et ventilation, ainsi que des solutions hydrodynamiques innovantes pour la coque, les hélices et les gouvernails, conçues pour réduire la consommation et améliorer l’efficacité opérationnelle du navire.

Quid des nouveaux bateaux

Le GNV Aurora est le dernier navire acquis par la compagnie dans le cadre de son plan de renouvellement comprenant 8 nouveaux ferries d’ici 2030 d’une valeur de 1,3 milliard d’euros comprenant quatre autres navires en livraison à partir de 2027. Il fait suite au Virgo livré tout récemment. Ils seront opérationnels respectivement à partir du 1er juin et du 1er juillet de cette année sur les liaisons Tanger Med, Barcelone et Gênes.

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L’Aurora dispose d’une capacité de 426 cabines. De nouvelles classes Premium y seront désormais proposées.

La cérémonie de baptême du GNV Aurora s’est déroulée le 1er juin 2026 à Tanger en présence de Matteo Catani, Directeur général de GNV, Pierfrancesco Vago, Président exécutif de la Division Croisières du Groupe MSC et Président de GNV ainsi que des ministres marocains, Abdessamad Kayouh (Transports et Logistique) et Fatim-Zahra Ammor (Tourisme et Artisanat).

Ils ont dit:

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Matteo Catani, Directeur général de GNV: « GNV Aurora représente concrètement la direction que nous avons choisie pour l’avenir de la compagnie : investir dans des technologies capables de concilier sécurité, durabilité environnementale, efficacité opérationnelle et qualité de l’expérience de voyage. L’alimentation au GNL permet une réduction significative des émissions par rapport aux générations précédentes de navires, tandis que des systèmes comme le cold ironing contribuent à réduire l’impact environnemental dans les ports, au bénéfice des communautés locales.

Innovation technologique et durabilité s’intègrent dans une trajectoire qui nous permet d’élever encore les standards de confort, de fiabilité et de continuité de service pour nos passagers. Nous construisons une flotte capable d’accompagner et d’accélérer la transition énergétique, en ligne avec les standards internationaux les plus stricts en matière de sécurité et de durabilité et avec les objectifs de décarbonation du secteur maritime. »

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Carole Montarsolo, Directrice générale de GNV Maroc : « Avec l’entrée en service de GNV Aurora et GNV Virgo, nous renforçons concrètement la qualité de l’expérience à bord, avec un objectif précis : faire du voyage une véritable partie des vacances, en particulier pour les familles. Cela se traduit par des environnements contemporains, des technologies innovantes, des espaces dédiés aux enfants et une offre d’animations structurée.

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L’espace de jeux pour enfants à bord de l’Aurora

Cette approche répond en priorité aux attentes des Marocains résidant en Europe, tout en accompagnant la croissance du trafic touristique et des voyages d’affaires européens. À travers ces investissements, GNV réaffirme sa volonté de renforcer son ancrage territorial et d’accompagner le développement de la mobilité maritime en Méditerranée ».

GNV Aurora : durabilité environnementale et expérience de voyage premium

GNV Aurora est la deuxième unité de la flotte GNV alimentée au gaz naturel liquéfié (GNL) et la dernière de la première série de quatre navires de nouvelle génération commandés au chantier Guangzhou Shipyard International (GSI) en Chine. Le navire représente une nouvelle étape du programme de renouvellement de flotte visant à concilier innovation technologique, durabilité environnementale et qualité de service.

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Avec une jauge brute d’environ 53 000 tonnes, une longueur de 218 mètres et une vitesse maximale de 25 nœuds, GNV Aurora peut accueillir jusqu’à 1 700 passagers dans 426 cabines et transporter jusqu’à 2 780 mètres linéaires de fret.

À bord, les passagers bénéficient d’une offre de services moderne et confortable, incluant restaurant à la carte, self-service, snack-bar, espace shopping, zones enfants et Wi-Fi haut débit.

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Le salon fauteuils à bord du GNV Aurora

Avec le nouveau bateau, une nouvelle identité visuelle fait également son apparition : une feuille verte, symbole du parcours de durabilité entrepris par la compagnie, accompagnée d’un motif graphique inspiré à la connexion électrique du cold ironing, technologie permettant aux navires de se connecter au réseau électrique portuaire à quai afin de réduire les émissions et l’impact environnemental sur les communautés locales.

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Le pont-garage sur le nouveau GNV Aurora.

L’alimentation au GNL et les importantes améliorations en matière d’efficacité énergétique permettent une réduction des émissions de CO₂ allant jusqu’à 50 % par unité de transport par rapport aux générations précédentes de ferries, avec des réductions significatives également des oxydes d’azote (NOx), des oxydes de soufre (SOx) et des particules fines.

« Le navire est conforme aux normes IMO Tier III, parmi les plus strictes au niveau international en matière environnementale » tient à souligner la compagnie.

D.T

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Bookingo élargit son offre dans la billetterie maritime

Le voyagiste tunisien basé à Genève vient de finaliser un nouveau partenariat lui permettant d’élargir sa palette d’offres dans le maritime avec les diasporas en ligne de mire.

Bookingo, dirigé par Karim Ayed au départ du marché suisse, se rapproche de Ferry4you, portail de réservation maritime disposant d’une offre commerciale très large.

A travers ce partenariat, Bookingo va diversifier son offre en matière de billetterie maritime et pouvoir offrir aux diasporas de la Suisse romande et de la région frontalière française une plus grande flexibilité de réservation de bateaux toutes compagnies confondues vers la Tunisie mais aussi vers le Maroc, l’Italie, l’Espagne, etc.

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