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Subvention américaine de 1,5 million de dollars pour un projet dans le phosphate tunisien ! 

L’ambassade des États-Unis à Tunis et le Bureau des affaires du Proche-Orient (Bureau de coordination de l’aide) ont lancé un appel à soumission de propositions pour une nouvelle initiative majeure visant à soutenir des investissements transparents privés dans le secteur tunisien des phosphates. L’initiative s’intitule «Sécurisation des chaînes d’approvisionnement américaines en minéraux critiques – Tunisie».

«Nous recherchons des organisations innovantes pour contribuer à renforcer les liens commerciaux et d’investissement, optimiser les normes techniques en aval et soutenir des chaînes d’approvisionnement mondiales résilientes et transparentes», souligne l’appel à propositions.   

Le montant de l’unique subvention est de 1 000 000 à 1 536 511 US$ et la durée du projet est fixée entre 18 et 24 mois 

Les organisations à but non lucratif, les entreprises à but lucratif, les universités et les instituts de recherche américains et internationaux de confiance, possédant une expertise dans le financement de projets, la diplomatie commerciale ou le développement minier, peuvent postuler à cette subvention.  

La date limite pour s’informer est le 18 août 2026 et celle du dépôt de la candidature est le 2 septembre 2026 (23 h 59, heure de la côte Est des États-Unis) 

Contact : NEA-Grants@state.gov (Réf : DFOP0019505) 

Soumission de la candidature via ce lien.

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La Bourse de Tunis, levier méconnu de la restructuration publique

Face aux contraintes budgétaires, à la rareté des devises et aux réticences affichées vis-à-vis de certains bailleurs de fonds internationaux, la Tunisie ne peut plus faire l’économie d’une réflexion stratégique sur son marché financier. La Bourse des valeurs mobilières de Tunis (BVMT) ne doit plus être abordée comme un club restreint pour investisseurs institutionnels, mais comme le véritable moteur de démocratisation du capital, de restructuration des entreprises publiques et de captation de l’épargne informelle.

Abdelwaheb Ben Moussa *

Le constat macroéconomique est d’une stricte lucidité : dans une économie dépendante de ses approvisionnements extérieurs (énergie, céréales, matières premières), la création monétaire non adossée à une création de valeur réelle ne fait que nourrir l’inflation. S’il est possible de créer des lignes de crédit en monnaie nationale, le pétrole et les produits de première nécessité s’acquièrent en devises.

Dès lors que le recours aux emprunts extérieurs classiques se heurte à des exigences de souveraineté et que le secteur bancaire local porte déjà un niveau élevé de risque d’État, vers quelle alternative se tourner ? La réponse réside dans la profondeur encore inexploitée du marché financier local.

Le fardeau budgétaire des entreprises publiques

La Tunisie compte plus d’une centaine d’entreprises publiques dont les déficits récurrents pèsent lourdement sur les équilibres des finances publiques. L’erreur d’analyse consisterait à poser le problème sous la forme d’un dilemme binaire : la cession sauvage du patrimoine ou le maintien d’un statu quo dépendant des transferts budgétaires.

Une troisième voie existe, largement éprouvée par de grands pays émergents : l’ouverture minoritaire du capital via la Bourse. Il s’agit :

– d’introduire progressivement sur la Bourse de Tunis des participations minoritaires dans des acteurs publics industriels et commerciaux ne signifie pas renoncer au contrôle de l’État. C’est, au contraire, lever des capitaux propres frais pour financer la modernisation et l’investissement sans alourdir la dette publique ;

– d’instaurer une discipline de gouvernance fondée sur le reporting financier transparent, l’audit indépendant et l’obligation de performance ;

– d’offrir un support d’investissement à l’épargne nationale, en permettant aux citoyens et aux institutionnels de devenir actionnaires du développement économique.

Cependant, l’introduction en bourse ne saurait constituer un remède miracle immédiat : elle ne remplace pas l’effort préalable d’assainissement des bilans. L’État doit jouer pleinement son rôle d’actionnaire stratège en restructurant la dette croisée avant toute cotation.

Capter l’informel par l’inclusion financière

L’autre gisement de croissance réside dans la masse monétaire qui échappe aux circuits bancaires officiels. Les liquidités circulant dans l’économie parallèle ne constituent pas seulement un manque à gagner fiscal : elles témoignent d’une défiance systémique vis-à-vis des canaux traditionnels.

Pour réintégrer ces flux dans le circuit formel, la contrainte réglementaire doit s’accompagner d’une incitation opérationnelle : la numérisation intégrale des paiements et le déploiement du mobile banking. En simplifiant l’accès aux services financiers digitaux pour les populations non bancarisées, l’État et le secteur financier peuvent reconstituer la liquidité globale nécessaire au financement du secteur privé.

La volatilité récente des indices boursiers ne fait que refléter les incertitudes de l’économie réelle. Pour transformer ces contraintes en leviers de reprise, les politiques publiques doivent s’aligner autour de priorités claires :

– une banque centrale veillant à la stabilité monétaire tout en favorisant la neutralité prudentielle ;

– un ministère des Finances orienté vers l’assainissement de l’actionnariat public et la rationalisation des charges ;

– un marché financier érigé en instrument privilégié de collecte de l’épargne et d’orientation des investissements.

La véritable souveraineté économique réside dans la capacité à maîtriser les outils financiers et à les mettre au service des priorités nationales. Il est temps de faire de la Bourse de Tunis un pilier central de la rénovation du modèle économique national.

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Portrait. Salim Mounir Alaoui, le Marocain qui avait la tête dans le cloud

Repéré au Maroc par un professeur américain, formé aux États-Unis où il a participé à des projets de recherche pour la NASA, puis chercheur chez Orange, Salim Mounir Alaoui a construit un parcours qui l’a conduit parmi les pionniers de…

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Marhaba 2026 : plus de 2,7 millions de MRE déjà accueillis

Le nombre de Marocains résidant à l’étranger (MRE) ayant rejoint le territoire national depuis le lancement de l’opération « Marhaba » s’élève à 2.741.570 personnes, soit une hausse de 0,45 % par rapport à la même période de l’année précédente,…

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Le réinvestissement anticipé, un levier pour réduire l’impôt

L’universitaire et experte judiciaire en fiscalité et en comptabilité, Manel Degui, a souligné vendredi 24 juillet 2026 que le réinvestissement ne devrait pas être envisagé uniquement à l’approche des échéances de déclaration et de paiement des impôts. Selon elle, il devrait être adopté comme une démarche anticipative dès le milieu de l’année, afin de permettre […]

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Palestine. Ces Entreprises qui font honte à la France

Il semble qu’on a beau se cacher derrière des prête-noms bien commodes, on est toujours rattrapé par la vérité du terrain. Devant le silence complice des autorités françaises, ce sont ainsi pas moins de cinq organisations non gouvernementales (ONG) qui…

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Le ministre de l’Économie mise sur une croissance au-delà de 4%

Dans un contexte économique encore marqué par des tensions sur les prix et une inflation persistante qui continue de peser sur le pouvoir d’achat, le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, a cherché à projeter une perspective plus expansive de la trajectoire économique nationale, misant sur un potentiel de croissance jugé supérieur...

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Plan de développement 2026-2030 : Issam Chouchen met en doute sa faisabilité face aux contraintes financières

Le député et président de la Commission des finances et du budget à l’Assemblée des représentants du peuple, Issam Chouchen, est revenu, jeudi 25 juin 2026, sur le projet de plan de développement 2026-2030, détaillant ses mécanismes institutionnels, ses ambitions affichées et les contraintes qui pèsent sur sa mise en œuvre. Dans une intervention sur...

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Plan de développement 2026-2030 : Moez Soussi salue l’ambition mais s’interroge sur les moyens

Invité d’Express FM mardi 23 juin 2026, l’économiste Moez Soussi a livré une première lecture du projet de Plan de développement 2026-2030. Si l’universitaire a reconnu l’importance du travail réalisé et la richesse du contenu, il a exprimé également plusieurs réserves, notamment sur le mode de financement des investissements, la place accordée au secteur privé...

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Inflation — Ridha Chkoundali : une famille tunisienne a besoin d’au moins 5500 dinars par mois pour vivre dignement

Malgré un taux d’inflation qui demeure relativement stable, les signaux envoyés par l’économie tunisienne restent préoccupants. Invité à commenter les dernières données publiées par l’Institut national de la statistique (INS), l’économiste et universitaire Ridha Chkoundali a alerté, mardi 9 juin 2026, sur un changement de tendance de l’inflation, ainsi que sur les risques liés aux...

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