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PME tunisiennes: l’Afrique, prochain marché de croissance?

Le programme Qawafel, destiné à accompagner les PME et startups tunisiennes dans leur développement sur les marchés africains, illustre la volonté de renforcer l’internationalisation des entreprises tunisiennes. Ce dispositif vise à aider les entrepreneurs à identifier de nouvelles opportunités commerciales sur le continent et à structurer leur démarche d’exportation.

Pour les dirigeants de PME, l’enjeu ne consiste plus seulement à vendre à l’étranger, mais à construire une stratégie adaptée à chaque marché. L’accès aux pays africains nécessite une connaissance des besoins locaux, la recherche de partenaires fiables et une capacité à ajuster son offre aux spécificités économiques de chaque territoire.

L’export africain demande une stratégie de long terme

Les entreprises qui souhaitent se développer en Afrique doivent intégrer plusieurs paramètres: choix des marchés prioritaires, organisation logistique, réglementation, financement et accompagnement commercial.

Certains secteurs disposent d’un potentiel particulier, notamment l’agroalimentaire, les services, l’industrie, le numérique, la santé ou encore les solutions destinées aux entreprises. Une étude présentée dans le cadre de Qawafel a identifié un potentiel d’exportation inexploité estimé à 2,28 milliards de dollars vers 36 pays africains, notamment dans les machines électriques, le textile, l’agroalimentaire et les pièces automobiles.

De nouvelles opportunités pour les entreprises tunisiennes

Pour les PME tunisiennes, les marchés africains peuvent représenter un relais de développement, à condition d’adopter une approche structurée. L’objectif est de passer d’une logique d’export ponctuel à une véritable stratégie commerciale internationale.

Le développement de partenariats locaux, l’adaptation des produits et la connaissance des marchés ciblés seront des facteurs déterminants pour les entreprises souhaitant transformer ces opportunités en croissance durable.

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Investissement : la Tunisie et la Turquie préparent une percée conjointe sur les marchés africains

Le Forum d’Investissement et de Coopération Tunisie-Türkiye s’est tenu du 29 au 31 juillet à Istanbul en Turquie avec la participation de Ahmed Ben Sghir, ambassadeur de Tunisie à Ankara.

L’objectif est de mettre en place plus de proximité entre les deux pays et de consolider leur coopération dans plusieurs secteurs à l’instar des énergies renouvelables, de l’aéronautique et de l’automobile.

Au total, 69 sociétés turques sont implantées en Tunisie à ce jour, pour un total d’environ 200 millions de dollars investis, un niveau en deçà de ce que les deux économies pourraient réellement construire.

Côté turc, l’objectif affiché est d’avoir un volume d’échanges à 1,6 milliard de dollars. Les exportations turques ont culminé à 273,4 milliards de dollars en 2025, dont 1,2 milliard destiné à la Tunisie. Les échanges bilatéraux ont, ainsi, évolué de 1,46 milliard de dollars en 2024 à près de 1,68 milliard un an plus tard.

Une trentaine d’opérateurs tunisiens présents

La délégation tunisienne réunissait la FIPA, la Banque Centrale de Tunisie (BCT) et une trentaine d’entreprises actives dans l’industrie, l’énergie, la technologie, le textile et la logistique. Les rencontres B2B organisées en parallèle visaient également à préparer, à terme, une percée conjointe sur des marchés africains tiers.

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Ce pays africain supprime la carte d’embarquement papier dans ses aéroports

Le smartphone devient désormais le seul sésame nécessaire pour embarquer dans les aéroports marocains. Airports of Morocco a lancé Pax Check, un dispositif qui permet aux voyageurs d’utiliser une carte d’embarquement entièrement numérique, sans avoir à présenter de document imprimé lors des différents contrôles.

Concrètement, après avoir effectué leur enregistrement en ligne auprès de leur compagnie aérienne, les passagers reçoivent un QR code sécurisé sur leur téléphone. Ce code est ensuite utilisé pour franchir les postes de contrôle et les sas automatisés jusqu’à l’embarquement. Les vérifications des documents de voyage sont réalisées en amont par les compagnies aériennes, conformément aux exigences réglementaires, ce qui limite les contrôles manuels au sein des terminaux.

Cette évolution marque une nouvelle étape dans la transformation numérique des infrastructures aéroportuaires marocaines. Après la réservation en ligne, le check-in mobile et le suivi des vols, la dématérialisation couvre désormais l’ensemble du parcours du voyageur à l’aéroport. Pour les exploitants aéroportuaires, les bénéfices vont bien au-delà de la réduction du papier. La digitalisation vise à fluidifier les flux de passagers, diminuer les temps d’attente, faciliter l’utilisation des équipements automatisés et améliorer la capacité des terminaux à absorber une hausse du trafic aérien, tout en maintenant les standards internationaux de sûreté et de sécurité.

Le déploiement ne sera toutefois pas immédiat pour toutes les compagnies aériennes. Airports of Morocco précise que le système sera progressivement étendu aux transporteurs ayant adapté leurs infrastructures techniques et satisfait aux exigences opérationnelles et réglementaires nécessaires à son intégration.

 

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La Tunisie et le Japon s’associent pour une meilleure croissance des startups en Afrique

L’Agence japonaise de coopération internationale JICA a annoncé la signature du procès-verbal du programme « Partenariat pour booster l’écosystème africain des startups ». Ce dispositif triangulaire, porté conjointement par le ministère tunisien des Technologies de la communication, Smart Tunisian Technoparks (S2T) et la JICA, doit s’étaler de 2026 à 2028 et vise à renforcer les écosystèmes de startups en Afrique.

Huit pays représentés dès la première session

Concrètement, le programme réunira chaque année des participants de plusieurs pays africains, appelés à monter en compétence sur le développement et la gestion d’écosystèmes startups. La première session est fixée pour décembre 2026 ; huit pays africains y seront représentés.

Le Startup Act tunisien comme socle

Le programme s’appuie explicitement sur l’expérience tunisienne, à commencer par le Startup Act, le cadre juridique qui organise le soutien aux jeunes pousses dans le pays. L’objectif est de promouvoir l’innovation, d’accélérer la transformation numérique et de favoriser une croissance économique plus inclusive à l’échelle africaine. Le dispositif doit également servir de plateforme de réseautage entre acteurs de l’innovation africains et tunisiens et experts japonais.

Ce que cela signifie pour l’écosystème régional

Pour les porteurs de projets africains, ce partenariat permet d’élargir le vivier de startups formées et structurées, dès la première promotion de huit pays. Pour ce qui est des investisseurs et des fonds régionaux, une meilleure structuration juridique des écosystèmes, sur le modèle du Startup Act, réduit une partie du risque perçu et facilite le repérage d’opportunités entrepreneuriales sur des marchés encore peu explorés.

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