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Six ans, six raisons de réseauter : l’ONE célèbre son anniversaire

L’Organisation nationale des entrepreneurs (ONE) célébrera son sixième anniversaire en organisant une soirée « After Work » le mardi 12 août à Tunis. Cette rencontre rassemblera des entrepreneurs, des chefs d’entreprise, des décideurs ainsi que les partenaires de l’organisation. L’événement vise principalement à élargir le réseau de relations professionnelles, créer de nouvelles opportunités de coopération et bâtir des partenariats stratégiques.

La soirée offrira également un espace d’échange d’expertises, permettant aux participants de découvrir les acteurs clés de divers secteurs et d’établir des connexions favorisant le développement de leurs affaires.

Créée en août 2020, l’ONE s’investit dans l’accompagnement des porteurs de projets à chaque étape de la vie de leur entreprise, notamment à travers des formations, des conseils et des événements de réseautage.

L’organisation œuvre par ailleurs à la défense des intérêts des entrepreneurs et au renforcement du dialogue avec les acteurs publics et privés pour instaurer un climat favorable à l’investissement et à l’innovation.

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L’ATB renforce son engagement auprès des pharmaciens d’officine grâce à un partenariat avec le SPOT

Dans le cadre de sa stratégie d’accompagnement des professionnels de la santé, l’Arab Tunisian Bank (ATB) annonce la signature d’une convention de partenariat avec le Syndicat des Pharmaciens d’Officine de Tunisie (SPOT).

Cette nouvelle collaboration s’inscrit dans la volonté de l’ATB de renforcer la proximité avec les pharmaciens d’officine et d’étendre le déploiement de son offre SAYDALI, une solution bancaire globale, conçue pour répondre aux enjeux professionnels et personnels propres à ce secteur.

Un partenariat au service des pharmaciens d’officine

À travers cette convention, ATB réaffirme son engagement en faveur des pharmaciens d’officine et consolide son positionnement en tant que partenaire financier de proximité. Les adhérents du SPOT pourront ainsi bénéficier d’un accompagnement personnalisé reposant sur une meilleure compréhension de leurs besoins, une expertise bancaire dédiée et des solutions financières adaptées aux spécificités de leur activité.

Au-delà du financement de l’officine, ce partenariat traduit ainsi la volonté de l’ATB de proposer un accompagnement global et évolutif, répondant aussi bien aux besoins professionnels qu’aux projets personnels des pharmaciens, dans une logique de partenariat de long terme.

SAYDALI, une offre pensée pour les réalités du métier

Développée spécifiquement pour les pharmaciens, l’offre SAYDALI accompagne les officines à chaque étape de leur parcours professionnels. développement, de leur installation à leur modernisation.

Elle comprend notamment :

  • des solutions de financement adaptées à l’acquisition, à l’aménagement, à l’extension ou à la modernisation d’une officine ;
  • des outils permettant d’optimiser la gestion de la trésorerie et de répondre aux cycles de paiement propres au secteur pharmaceutique;
  • des services bancaires digitaux facilitant les transactions et sécurisant les flux financiers, notamment à travers ATB Pay et ATB Connect ;
  • des conditions préférentielles ainsi qu’un suivi personnalisé assuré par les équipes de l’ATB.

Une collaboration fondée sur la proximité et l’écoute

La convention conclue avec le SPOT vise à faciliter l’accès de ses adhérents à des services bancaires adaptés, tout en leur proposant des conditions avantageuses et un accompagnement tenant compte des réalités quotidiennes de leur profession.

À cette occasion, Riadh Hajjej, Directeur Général de l’ATB a déclaré : « À travers ce partenariat, notre ambition va bien au-delà du financement. Nous souhaitons être un partenaire de confiance qui accompagne les pharmaciens à chaque étape de leur parcours, depuis leur entrée dans la vie professionnelle, en passant par leur installation, le développement de leur activité et la concrétisation de leurs projets personnels, jusqu’à la préparation de leur retraite. Notre vocation est de construire avec eux une relation durable, fondée sur la proximité, l’écoute et des solutions adaptées à l’évolution de leurs besoins. »

En plaçant l’innovation, la proximité et l’écoute des besoins professionnels au cœur de son approche, l’ATB réaffirme sa capacité à accompagner les secteurs essentiels de l’économie nationale et à développer des solutions adaptées à leurs évolutions.

Avec communiqué

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Le déficit courant se creuse malgré un répit sur la dette extérieure

La position extérieure de la Tunisie reste sous pression au premier semestre 2026. Le déficit courant s’est creusé à 4,24 milliards de dinars, contre 3,40 milliards un an plus tôt, représentant 2,4 % du PIB contre 2 % au premier semestre 2025. Cette dégradation est principalement imputable à l’alourdissement de la facture énergétique et au maintien d’un déficit commercial élevé.

En revanche, le service de la dette extérieure a nettement diminué par rapport aux niveaux exceptionnellement élevés observés en 2024 et 2025. Cette amélioration tient toutefois davantage à un calendrier de remboursement plus favorable qu’à un assainissement durable des finances extérieures.

Les avoirs en devises ont progressé, atteignant 24,8 milliards de dinars contre 22,9 milliards un an auparavant. Mais cette hausse ne s’est pas traduite par un renforcement de la capacité de couverture des importations, qui est passée de 100 à 98 jours en raison de l’accélération des achats à l’étranger.

Au final, si certains indicateurs témoignent d’une accalmie ponctuelle, les déséquilibres extérieurs demeurent importants et continuent de refléter la vulnérabilité de l’économie tunisienne aux chocs énergétiques et commerciaux.

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Exportations vers l’UE : la DGSV lance un appel urgent aux entreprises de pêche

La Direction générale des services vétérinaires (DGSV) appelle les entreprises tunisiennes exportatrices de produits de la pêche vers l’Union européenne à adapter, en urgence, leurs systèmes d’emballage aux exigences du nouveau règlement européen (UE) 2025/40 (PPWR). Ces mesures, qui entreront en vigueur dès le 12 août 2026, visent à prévenir tout blocage logistique ou refoulement des marchandises aux frontières européennes.

Relayée par le Groupement interprofessionnel des produits de la pêche (GIPP), l’alerte de la DGSV relevant du ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, appelle les acteurs économiques à agir sans délai avec leurs fournisseurs de conditionnement.

Pour maintenir l’accès au marché communautaire, les exportateurs doivent impérativement vérifier rigoureusement la conformité des matériaux utilisés, obtenir des déclarations de conformité actualisées, conserver les dossiers techniques justificatifs et mettre en place un plan d’action pour se conformer progressivement aux exigences techniques.

La réglementation européenne sur les emballages et les déchets d’emballages (PPWR) impose une réduction de l’impact écologique en exigeant une meilleure recyclabilité, l’intégration de matériaux recyclés et la restriction stricte de substances chimiques dangereuses.

Elle cible en priorité les PFAS (substances per- et polyfluoroalkylées). Qualifiées de « polluants éternels » en raison de leur extrême persistance, ces molécules s’accumulent durablement dans l’environnement et dans la chaîne alimentaire, incitant l’UE à éliminer leur présence des emballages au contact des produits alimentaires.

L’enjeu économique est vital pour le secteur halieutique tunisien, dont l’Union européenne représente le principal partenaire commercial. Selon les données de l’Institut national de la statistique, les exportations tunisiennes de produits de la pêche ont atteint 189,4 millions de dinars au cours des cinq premiers mois de l’année 2026, contre 206 millions de dinars sur la même période de l’an dernier.

Face à cette baisse des recettes, la conformité réglementaire demeure le seul garant de la compétitivité et de la continuité des flux commerciaux vers l’Europe, préservant ainsi l’activité de milliers de producteurs et de pêcheurs à travers le pays.

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La filière marbre et granit tunisienne tire la sonnette d’alarme

Les transformateurs de marbre et de granit en Tunisie montent au créneau. Ils veulent dénoncer une mesure fiscale qu’ils jugent menaçante pour la survie de leurs entreprises. Sachant de plus qu’elle est rétroactive.

La Chambre syndicale des transformateurs de marbre – relevant de l’UTICA -, tient une conférence de presse, ce jeudi 6 août, au siège central de l’Union à Tunis. Et ce, afin de formaliser son opposition à l’application de la taxe à la consommation sur leur secteur.

Dans un communiqué, la Chambre a vivement critiqué cette mesure fiscale controversée qui s’appuie sur la loi n° 1988-62 et dont l’application rétroactive est jugée « gravement préjudiciable ». Elle alerte sur les conséquences directes de cette mesure, qui pourrait compromettre la pérennité des unités industrielles du secteur et fragiliser des milliers d’emplois.

En marge de cette conférence de presse, les professionnels du secteur organiseront un mouvement de protestation au siège de l’UTICA. À travers cette action, ils réclament l’ouverture immédiate d’un dialogue afin de trouver une « solution urgente et équitable ».

A cet égard, l’objectif affiché est de garantir la stabilité du système fiscal et du climat d’investissement. Tout en protégeant les droits des entreprises industrielles spécialisées, face à ce qu’ils considèrent comme une menace directe pour leur activité.

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Kaïs Saïed appelle à accélérer le traitement des dossiers de conciliation pénale

Le président de la République, Kaïs Saïed, a évoqué, lors de sa rencontre mercredi après-midi au palais de Carthage avec le président de la Commission nationale de conciliation pénale, Ali Abbès, le fonctionnement de la commission ainsi que les dossiers qu’elle a reçus de la part de personnes ayant opté pour la conciliation.

Dans ce contexte, le président de la République a rappelé l’idée de la conciliation pénale qu’il avait proposée dès 2012, avant que  » des transactions douteuses ne soient conclues au grand jour et, le plus souvent, loin des regards et à la faveur de l’obscurité » , a-t-il souligné.

Kaïs Saïed a insisté sur « la nécessité d’accélérer l’examen des dossiers, loin des méandres des procédures auxquels certains recourent, non pas pour parvenir à des solutions équitables, mais pour prolonger la durée des affaires ou exercer un chantage déguisé ».

Il a également affirmé que  » le droit de l’État à récupérer les fonds du peuple tunisien ne saurait être prescrit, pas plus qu’il ne saurait être compromis par une alliance avec les vestiges de l’ancien système, qui se sont infiltrés dans plusieurs institutions et ne resteront pas, à leur tour, à l’abri des poursuites et de la reddition des comptes « .

Le président de la République a précisé que l’État ne cherchait pas à se venger, ni à maintenir les personnes concernées en prison ou en fuite à l’étranger, mais à récupérer les droits et les fonds légitimes du peuple tunisien. « La fuite ne sera d’aucune utilité, pas plus que les fonds généreusement distribués par des cercles bien connus ne seront utiles ou ne pourront servir de protection », a-t-il ajouté, selon un communiqué de la présidence de la République.

 

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Plus de 8 MDT supplémentaires en faveur des zones touristiques et des plages

Le Fonds de protection des zones touristiques (FPZT) a alloué une enveloppe supplémentaire de 8,425 millions de dinars (MDT) pour soutenir les projets d’aménagement touristique, l’acquisition d’équipements de propreté et le renforcement des interventions des municipalités touristiques durant la haute saison estivale, a annoncé mercredi le ministère du Tourisme.

Cette enveloppe se répartit comme suit : 6,750 MDT pour le financement des projets d’aménagement touristique et l’acquisition d’équipements de propreté, et 1,675 MDT au profit de 20 municipalités touristiques pour renforcer leurs actions de propreté dans les zones et circuits touristiques. Le Fonds financera, en outre, à hauteur de 60 % le programme de nettoyage mécanique des plages.

La décision a été annoncée lors de la réunion périodique du groupe de travail conjoint chargé du suivi du bon déroulement de l’activité touristique, présidée par le ministre du Tourisme, Sofiene Tekaya, à Tunis, en présence des représentants des différents ministères concernés.

Les participants ont examiné les principaux problèmes conjoncturels du secteur ainsi que les moyens d’y remédier. Un bilan de l’activité touristique dans les différentes régions a été présenté, de même qu’un suivi des interventions des ministères et structures concernées dans plusieurs domaines liés au secteur, notamment l’approvisionnement, la sécurité, l’animation culturelle, l’hygiène et les transports.

La réunion a également passé en revue les opérations conjointes de contrôle et de suivi menées sur le terrain dans les différentes régions.

Selon la même source, près de quatre mille inspections ont été réalisées, depuis le début de l’année 2026, dans les établissements d’hébergement touristique, les restaurants touristiques et les agences de voyages. Ces contrôles ont porté sur la transparence des transactions commerciales, la qualité des services, la sécurité, l’hygiène, les centres de thalassothérapie, l’éco-tourisme ainsi que les excursions touristiques.

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La CCIT veut rééquilibrer le commerce entre la Tunisie et la Thaïlande

La Tunisie et la Thaïlande ont convenu d’explorer de nouveaux secteurs de coopération économique pour rééquilibrer leurs échanges commerciaux, actuellement déficitaires pour la Tunisie, lors d’une séance de travail tenue mardi au siège de la Chambre de commerce et d’industrie de Tunis (CCIT).

La rencontre, qui a réuni le vice-président de la CCIT, Najeh Ben Abdessalem, et une délégation de l’ambassade de Thaïlande au Caire conduite par le ministre conseiller aux affaires commerciales, Niwat Apichartbutra, a mis en lumière un déséquilibre structurel de la balance commerciale bilatérale.

En effet, les importations tunisiennes en provenance de Thaïlande, dominées par l’automobile, les machines industrielles, les équipements électriques, les céréales, les produits chimiques, le caoutchouc, les graines oléagineuses et les dispositifs médicaux, dépassent largement les exportations tunisiennes.

Face à ce constat, les discussions ont porté sur l’identification de filières où la Tunisie pourrait renforcer sa présence sur le marché thaïlandais. Parmi les secteurs jugés prometteurs figurent l’huile d’olive, les dattes, les produits de la mer, les produits biologiques, les composants automobiles, les fils et câbles électriques, les produits pharmaceutiques, les cosmétiques naturels, ainsi que les technologies de l’information et les services numériques.

Les deux parties ont souligné que le potentiel économique des deux pays reste sous-exploité et que le développement de ces nouveaux créneaux permettrait non seulement de diversifier les échanges, mais aussi d’établir une coopération plus équilibrée et durable. Elles ont également mis l’accent sur la nécessité de dynamiser les partenariats entre entreprises tunisiennes et thaïlandaises pour concrétiser ces opportunités.

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Mauritanie : une croissance résiliente, un secteur financier en progrès

La Banque Centrale de Mauritanie (BCM) publie son Rapport annuel 2025, qui souligne la résilience de l’économie du pays malgré un environnement international incertain.

Le PIB réel a cru de 4,0% en 2025 (9,4% en valeur nominale, 472,56 milliards MRU). L’inflation moyenne est restée basse (1,6%). Les exportations ont progressé de 12,3%, portées notamment par le démarrage des exportations de gaz (237 M$). Les équilibres extérieurs se sont nettement améliorés : déficit commercial réduit à 23 M$, déficit du compte courant ramené à 3,4% du PIB, et réserves de change en hausse de 12,6% (2,21 Md$). La dette extérieure a légèrement augmenté à 4,27 Md$ mais recule en part du PIB (37%).

Les finances publiques se sont renforcées, le déficit budgétaire chutant de 75,5%. Le marché de change est devenu plus profond et autonome, avec une hausse des transactions interbancaires et une baisse des interventions de la BCM. Le secteur bancaire s’est développé (actifs à 218,5 Md MRU, crédits 122,8 Md MRU, fonds propres 29,1 Md MRU).

L’inclusion financière progresse fortement (55% en 2025). La BCM affiche des résultats financiers solides (résultat global 4,05 Md MRU, résultat net 3,18 Md MRU, capitaux propres 15,29 Md MRU) et réaffirme ses efforts de modernisation des marchés et d’élargissement de l’accès aux services financiers.

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Tunisie – 32 000 fournitures scolaires saisies et détruites

Les opérations de contrôle économique réalisées durant les six premiers mois de l’année 2026 ont permis la saisie de 1 926 articles scolaires, la réexportation et la destruction de 30 648 autres pièces, dans le cadre des efforts visant à protéger le consommateur et à garantir la disponibilité de fournitures scolaires conformément aux normes de qualité et de sécurité.

Ce constat a été annoncé lors de la réunion virtuelle périodique des directeurs régionaux tenue sous la présidence du ministre du Commerce et du Développement des exportations, Samir Abid, consacrée à l’examen de l’avancement des préparatifs de la rentrée scolaire 2026-2027, engagés de manière prospective.

Selon un communiqué du ministère du Commerce, ces préparatifs ont porté sur la vérification de la qualité des fournitures scolaires et de leur conformité aux mentions obligatoires d’étiquetage, parallèlement au contrôle de la loyauté des transactions économiques afin de garantir la mise à disposition de produits conformes aux normes.

La réunion a, également, abordé la situation de l’approvisionnement dans les différents gouvernorats du pays, en mettant l’accent sur les niveaux de disponibilité de plusieurs produits, notamment, l’eau minérale, la volaille, les pommes de terre et les produits de base fournies par l’Office tunisien du commerce.

À cette occasion, Samir Abid a souligné la nécessité de bien préparer les grandes saisons de consommation, à l’instar du Mouled et de la rentrée scolaire, en plus de la gestion des disparités des périodes de production.

Il a insisté dans ce contexte sur l’importance du stockage en tant que mécanisme fondamental de régulation du marché et de garantie de la régularité de l’approvisionnement en divers produits agricoles, particulièrement durant les phases de baisse de la production, outre la satisfaction des besoins de certains secteurs vitaux comme le secteur touristique.

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Bourse de Tunis : le chiffre d’affaires des sociétés cotées progresse de 4,2% au premier semestre 2026

Au premier semestre 2026, les sociétés cotées à la Bourse de Tunis ont affiché un revenu global de 12,686 milliards de dinars, en hausse de 4,2% par rapport à la même période de 2025. Cette amélioration reste toutefois contrastée selon les secteurs, avec des performances solides dans la finance et les télécommunications, tandis que la chimie et les matières premières ont accusé un net repli.

Une hausse portée par la finance

Le secteur financier demeure le principal contributeur à l’activité du marché, avec un revenu global de 5,203 milliards de dinars, en progression de 6%. Les banques cotées ont vu leur Produit Net Bancaire atteindre 3,786 milliards de dinars, soit une hausse de 4,9%, tandis que les assurances ont enregistré une progression de 9,8% des primes émises.

Dans le même temps, le compartiment du leasing a gagné 5,8%, et les services financiers ont progressé de 6,3%. À lui seul, le Tunindex20 a généré 8,452 milliards de dinars, représentant 67% du revenu global du marché, avec une hausse de 4,43%.

Des écarts marqués selon les secteurs

Les biens de consommation ont également soutenu la tendance générale, avec une progression de 5% à 4,016 milliards de dinars. L’agroalimentaire et les boissons ont crû de 6,3%, porté par Poulina Group Holding, Délice Holding et SFBT, tandis que les concessionnaires automobiles ont reculé de 5,2%.

À l’inverse, les matériaux de base ont reculé de 21,4%, la chimie de 33,6% et les matières premières de 13,2%. À l’opposé, les télécommunications ont signé la meilleure progression sectorielle, avec une hausse de 23,3%, devant les assurances et les biens et services industriels.

Un marché boursier bien orienté

Sur le plan boursier, le TUNINDEX a progressé de 47,69% au 30 juin 2026, tandis que le TUNINDEX20 a gagné 47,51%. Tous les indices sectoriels publiés par la Bourse de Tunis ont terminé le semestre dans le vert, avec des performances particulièrement fortes pour les banques, à +55,35%, et les sociétés financières, à +54,12%.

Cette dynamique boursière ne masque pas certaines fragilités. Au 20 juillet 2026, seules 20 sociétés cotées, soit 27% de la cote, avaient communiqué leurs indicateurs du deuxième trimestre, ce qui limite encore la visibilité sur une partie du marché.[

En somme, le premier semestre 2026 confirme une reprise réelle de l’activité des sociétés cotées, mais à plusieurs vitesses. La finance, l’agroalimentaire et les télécoms tirent la cote, alors que l’industrie de base et la chimie restent sous pression, dessinant un paysage boursier plus sélectif que jamais.

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Engrais: Tunisiens et Indiens discutent de la relance de la société TIFERT

Des responsables du Groupe chimique tunisien (GCT) et leurs partenaires indiens ont réaffirmé leur engagement à relancer les activités de la Société tuniso-indienne des engrais (TIFERT), confrontée depuis plusieurs années à d’importantes difficultés techniques et financières.

Une réunion de travail s’est tenue, mardi 4 août au siège du GCT à Tunis, sous la présidence de son PDG, Omar Bouzouada, également à la tête de la Compagnie des phosphates de Gafsa (CPG), en présence de l’ambassadrice de l’Inde en Tunisie, Dr. Devyani Uttam Khobragade, de représentants du GCT, de la CPG ainsi que des partenaires indiens.

Lire aussi: La CPG suspend le transport de phosphate vers TIFERT

Un programme de reprise des activités de TIFERT a été examiné à cette occasion. Il comprend des mesures techniques, financières et organisationnelles destinées à permettre un retour progressif à un rythme normal de production. Les participants ont souligné, à cet effet, la nécessité d’une mobilisation conjointe de l’ensemble des partenaires tunisiens et indiens afin d’assurer la pérennité de l’entreprise.

La réunion intervient, selon un communiqué du CPG, dans un contexte marqué par les difficultés financières et opérationnelles auxquelles TIFERT est confrontée depuis plusieurs années, ayant entraîné un ralentissement de la production et fragilisé la continuité de ses activités sous l’effet de l’accumulation des contraintes financières et de l’alourdissement des engagements de la société.

Lire également : Tunisie – La TIFERT pourrait reprendre ses activités

Les concertations ont porté sur les moyens de restructurer la situation financière de l’entreprise, de mobiliser les ressources nécessaires à la reprise de la production et de préserver les emplois. Il s’agit aussi d’assurer la viabilité de cette unité industrielle stratégique, considérée comme un symbole du partenariat économique entre la Tunisie et l’Inde dans la valorisation du phosphate et la production d’acide phosphorique destiné principalement à l’exportation vers le marché indien.

L’initiative s’inscrit, selon la même source, dans le cadre des efforts déployés par les autorités tunisiennes pour préserver les entreprises industrielles stratégiques, renforcer la valeur ajoutée du secteur phosphatier et soutenir l’économie nationale, alors que le pays cherche à accroître sa production et à améliorer les performances de ses entreprises publiques et à participation mixte.

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OfficePlast lance une augmentation de capital de 7,3 MDT pour accélérer sa relance

Après une année 2025 marquée par un incendie ayant lourdement affecté ses résultats, OfficePlast engage une nouvelle étape de son développement. Le fabricant tunisien de fournitures scolaires et de bureau, coté sur le marché principal de la Bourse de Tunis, lance une augmentation de capital de 7,33 millions de dinars, destinée à renforcer sa structure financière, restaurer ses capacités de production et soutenir sa croissance.

Approuvée par l’Assemblée générale extraordinaire du 29 avril 2026, l’opération portera le capital social de la société OfficePlast de 14,66 millions de dinars à 21,99 millions de dinars. Elle se déroulera en deux étapes successives : une augmentation de capital en numéraire de 3,66 millions de dinars, suivie d’une incorporation de réserves du même montant donnant lieu à l’attribution gratuite d’actions aux actionnaires.

A noter au passage que la société tiendra, mercredi 5 août, une communication financière pour présenter les modalités de cette augmentation, les derniers indicateurs d’activité de la société, ainsi que ses perspectives de développement.

Une levée de fonds orientée vers le redressement

À travers cette opération, OfficePlast entend avant tout consolider ses fondamentaux financiers. Les ressources mobilisées serviront à renforcer les fonds propres, améliorer la trésorerie, réduire le niveau d’endettement et restaurer pleinement les capacités de production affectées par le sinistre survenu en juin 2025.

La société inscrit cette levée de capitaux dans un plan de relance plus global articulé autour de trois priorités : la réduction progressive de l’endettement afin d’alléger les charges financières; la reconstruction des installations touchées par l’incendie; et la relance de la croissance commerciale, aussi bien sur le marché local qu’à l’international. L’objectif étant de retrouver durablement une trajectoire de rentabilité tout en renforçant la compétitivité du groupe.

Une activité contrastée en 2025

Les performances de l’exercice 2025 traduisent les difficultés auxquelles l’entreprise a dû faire face. Le chiffre d’affaires s’est établi à 34,33 millions de dinars, en léger recul de 1,7 % par rapport à 2024.

Cette évolution masque toutefois des tendances contrastées. Les ventes sur le marché tunisien ont progressé de 19 %, atteignant 16,43 millions de dinars. Tandis que les exportations ont reculé de 15 % à 17,89 millions de dinars.

Sur le plan de la rentabilité, OfficePlast a enregistré une perte nette de 1,41 million de dinars; contre un bénéfice de 355 mille dinars un an auparavant. Selon le prospectus, cette dégradation est essentiellement imputable aux pertes exceptionnelles générées par l’incendie qui a touché les installations de la société durant l’exercice 2025.

À l’échelle consolidée, le groupe affiche néanmoins une dynamique plus favorable avec un chiffre d’affaires de 41,34 millions de dinars, en hausse par rapport aux 39,09 millions de dinars réalisés en 2024.

Les modalités de l’opération

La première phase de l’opération porte sur une émission de 3 665 541 actions nouvelles au prix unitaire de 1,640 dinar, composé d’une valeur nominale de 1 dinar et d’une prime d’émission de 0,640 dinar. Les anciens actionnaires bénéficieront d’un droit préférentiel de souscription à raison d’une action nouvelle pour quatre actions anciennes.

La période de souscription est fixée du 5 au 19 août 2026. Si l’intégralité de l’émission n’est pas souscrite à l’issue de cette première période, les actions restantes seront redistribuées entre les actionnaires du 28 août au 1er septembre 2026.

La seconde phase, portant sur l’incorporation de réserves et l’attribution gratuite d’actions, ne sera réalisée qu’après la réussite complète de l’augmentation de capital en numéraire. Les actionnaires recevront une action gratuite pour cinq actions détenues ou souscrites, avec un droit d’attribution exerçable à partir du 10 septembre 2026.

Un pari sur la reprise

Fondée en 2006, OfficePlast s’est progressivement imposée comme un acteur industriel spécialisé dans les fournitures scolaires, bureautiques et les articles en plastique. Introduite en Bourse en 2015 sur le marché alternatif avant de rejoindre le marché principal en 2021, la société poursuit aujourd’hui son développement à travers plusieurs filiales implantées en Tunisie, en France et en Italie.

Avec cette augmentation de capital, OfficePlast cherche à tourner la page d’un exercice exceptionnellement difficile. Au-delà du simple renforcement des fonds propres, l’opération constitue un levier stratégique destiné à restaurer les capacités industrielles, améliorer la structure financière et accompagner le redéploiement commercial de l’entreprise sur ses marchés historiques comme sur ses nouveaux relais de croissance.

Avec communiqué

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Kaïs Saïed appelle les médias publics à un discours responsable

Le président de la République, Kaïs Saïed, a reçu hier après-midi, au palais de Carthage, les dirigeants de plusieurs médias publics, dont la Télévision tunisienne, la Radio tunisienne, l’Agence Tunis Afrique Presse, La Presse et Dar Assabah.

Au cours de cette réunion, le chef de l’État a souligné le rôle central des médias nationaux à cette période, estimant qu’ils doivent rester une voix libre et porter une parole courageuse. Il a insisté sur la nécessité d’adopter un discours médiatique responsable, fidèle à la vérité et tourné vers l’intérêt supérieur du pays, sans se laisser distraire par les réactions de ceux qui, selon lui, ne méritent pas d’attention.

Kaïs Saïed a également appelé à renforcer les campagnes radiophoniques et télévisées pour lutter contre plusieurs phénomènes négatifs, en particulier la drogue, qu’il a qualifiée de fléau visant notamment la jeunesse et cherchant, selon lui, à fragiliser la société.

Le président de la République a enfin affirmé que le bras de fer actuel oppose le système en place à une ancienne “manière de gouverner” qui tente de reprendre souffle, tout en assurant que la cohésion du front intérieur permettra de faire échec à toutes les tentatives de déstabilisation, quels qu’en soient les auteurs ou les objectifs.

Il a conclu en affirmant que les engagements du peuple ne seront pas trahis et que la voie engagée se poursuivra avec constance, dans le respect des sacrifices consentis à travers tout le pays.

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Kaïs Saïed exige responsabilité et action face à la pollution

Lors d’une réunion tenue hier au Palais de Carthage, le président de la République Kaïs Saïed a appelé à l’application stricte du principe « le pollueur-payeur » et au renforcement des interventions pour protéger le littoral et les sites archéologiques, rappelant les obligations constitutionnelles et internationales en matière d’environnement.

Cette annonce intervient après 24 heures de sa visite dimanche à la ville de Radès,il a insisté sur le fait que tout responsable de pollution doit assumer l’entière responsabilité de ses actes, conformément au principe international « le pollueur-payeur », consacré lors du Sommet de Rio de Janeiro en 1992. Il a également rappelé que l’article 47 de la Constitution tunisienne garantit le droit à un environnement sain et équilibré, la contribution à la sauvegarde du climat, et impose à l’État de fournir les moyens nécessaires pour éliminer la pollution environnementale.

Selon le communiqué de la présidence de la République, le Chef de l’Etat a souligné que l’agence de protection et d’aménagement du littoral n’a pas pleinement rempli sa mission dans de nombreuses zones côtières. Il a appelé à redoubler d’efforts, à renforcer les interventions sur le terrain pour protéger le littoral contre toutes formes d’empiétements et de dépassements, et à accélérer la mise en œuvre des programmes d’aménagement et d’entretien, afin de préserver les richesses naturelles et environnementales et de répondre aux aspirations des citoyens à bénéficier d’un littoral propre et protégé.

Protection des sites archéologiques : Concernant l’Agence de revitalisation du patrimoine et du développement culturel, le Chef de l’État a évoqué la nécessité de protéger les sites archéologiques, citant l’exemple des découvertes fortuites sur les rives de l’oued Meliene, transformées en décharge de déchets. Il a ajouté que cet exemple n’est qu’un parmi de nombreux sites archéologiques encore non découverts, non protégés, ou victimes de pillages, tout comme les biens du peuple tunisien qui ont eux aussi été pillés.

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Les déchets de la mer, nouvelle matière première du WWF

Le WWF Afrique du Nord (WWF NA) vient d’annoncer le déploiement, en Tunisie, d’une initiative visant à transformer la gestion des déchets marins en un levier d’économie circulaire pour les communautés côtières.

Baptisé « Innovation en matière de conservation et de pêche à faibles émissions de carbone pour des moyens de subsistance côtiers résilients face au changement climatique en Tunisie » (ECOSAFE WALD IF), ce projet s’inscrit dans le cadre du programme de lutte contre la pollution marine et de restauration des écosystèmes engagé par le fonds.

En effet, dans le cadre de ses engagements pour la restauration des herbiers marins de Posidonia oceanica et le développement des mécanismes de carbone bleu dans le Golfe de Gabès, le WWF NA met en œuvre des campagnes d’extraction des engins de pêche abandonnés, perdus ou jetés. Ces opérations en mer génèrent d’importants volumes de polymères synthétiques usagés (principalement du Nylon 6, du Polypropylène et du Polyéthylène) fortement altérés et dégradés par le milieu marin.

Pour encadrer ce flux de manière légale et écoresponsable, le projet met en œuvre un système intégré « Waste Management Track ». Un dispositif qui devrait assurer la continuité entre la récupération des déchets en mer et leur prise en charge à terre. Ce système repose sur les principes de l’économie circulaire et de la hiérarchie des modes de gestion des déchets (réduction, réemploi, recyclage, valorisation et élimination), afin d’assurer la traçabilité des flux et de maximiser leur valorisation lorsque cela est techniquement, économiquement et réglementairement possible.

Le tri fin des matériaux permet d’approvisionner les coopératives artisanales en matières premières adaptées à l’upcycling. Les polymères non utilisés par l’artisanat sont acheminés vers des entreprises de recyclage plastique agréées pour une valorisation industrielle. Les résidus non valorisables sont tracés jusqu’à leur élimination finale dans des centres d’enfouissement techniques agréés par l’ANGed.

Au-delà de la dépollution, le projet « ECOSAFE WALD IF » vise à renforcer les capacités des groupements de pêcheurs et des structures de l’économie sociale et solidaire.

En produisant des données fiables et en mettant en place un suivi rigoureux des performances, le WWF NA ambitionne de garantir que la réduction des pressions anthropiques sur les écosystèmes côtiers se traduise par une amélioration concrète des moyens de subsistance des populations locales.

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Le CETIME explore de nouveaux horizons avec l’AIEA

Une délégation de l’AIEA (Agence internationale de l’énergie atomique) et du CNSTN (Centre national des sciences et technologies nucléaires) s’est rendue, jeudi 30 juillet, au Centre technique des industries mécaniques et électriques (CETIME) pour discuter de perspectives de coopération entre les trois entités.

Suite à cette visite, le CITIME assure que les échanges ont porté sur le partage d’expertise et le développement d’initiatives conjointes au service de l’innovation et de la compétitivité industrielle. Les discussions ont également abordé les programmes de coopération visant à renforcer le développement des technologies nucléaires et radiologiques au service de l’industrie, du contrôle non destructif et de l’amélioration de la qualité industrielle.

Cette visite s’inscrit dans le cadre d’une mission d’information et de promotion des applications des technologies radioactives et nucléaires auprès des organismes exploitant des traceurs et des sources radioactives à des fins industrielles.

Les échanges ont, en outre, mis en lumière les activités du CETIME en matière d’essais non destructifs (END) utilisant des sources radioactives, ainsi que ses compétences, ses infrastructures et son savoir-faire dans les domaines des essais non destructifs, de la certification, de la formation et de l’accompagnement des industriels.

Noureddine Guizani, directeur général du CETIME, a présenté à cette occasion les deux grands événements que le Centre organisera du 17 au 20 novembre 2026, en partenariat avec la Société des Foires Internationales de Tunis (ITF); à savoir le Salon de la pièce de rechange, des équipements et services industriels (SAPRI 2026) et la Conférence africaine des essais non destructifs (ACNDT 2026).

Il a souligné l’importance stratégique de ces rendez-vous pour promouvoir les technologies de contrôle non destructif, renforcer les compétences régionales et soutenir le développement du tissu industriel africain.

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L’AJECT demande un report du délai de dépôt au RNE

L’Association des jeunes experts-comptables de Tunisie (AJECT) demande une prorogation du délai de dépôt des états financiers auprès du Registre national des entreprises (RNE), initialement fixé au 31 juillet 2026, au 30 septembre 2026.

L’association justifie sa demande par une série de difficultés opérationnelles qui empêchent les professionnels et les entreprises de remplir leurs obligations légales de dépôt des états financiers dans les délais prévus par l’article 32 de la loi n°52-2018, relative au RNE et les dispositions de la circulaire n°17-2020 du chef du gouvernement, portant sur l’obligation du dépôt des états financiers.

L’AJECT cite entre autres obstacles la difficulté d’activation des comptes professionnels, des contraintes liées à la signature électronique faisant que les représentants légaux de plusieurs sociétés se trouvent dans l’incapacité de déposer les états financiers de plus d’une seule entité et l’impossibilité de transférer les anciens soldes, des comptes prépayés, vers les nouveaux comptes.

L’association évoque aussi l’instabilité, la saturation et les bugs de la plateforme et l’impossibilité d’accès aux services online, à la date et les trois jours précédant la date d’échéance.

Qualifiant la situation de « cas de force majeure », l’AJECT exhorte la cheffe du gouvernement ainsi que le directeur général du RNE à intervenir pour instaurer un climat de confiance avec les opérateurs économiques. L’objectif de ce report serait de permettre une stabilisation de la plateforme informatique et d’assurer que toutes les entreprises puissent accomplir leurs formalités sans risquer de sanctions pour des retards indépendants de leur volonté.

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La BCT maintient son taux directeur inchangé à 7 %

Le Conseil d’Administration de la Banque Centrale de Tunisie (BCT) a décidé, lors de sa réunion de mercredi, 29 juillet 2026, de maintenir son taux directeur inchangé à 7 %.

Le Conseil a, en effet, examiné les évolutions économiques, monétaires et financières récentes, aux plans international et national, ainsi que la dynamique de l’inflation et les risques entourant ses perspectives, selon un communiqué publié, mercredi, sur le site officiel de la BCT.

D’après l’institut d’émission, l’économie mondiale continue de faire preuve de résilience, bien que son évolution demeure contrastée selon les pays et fortement exposée aux tensions géopolitiques. Les marchés internationaux des matières premières demeurent, à cet égard, caractérisés par une volatilité particulièrement élevée. Après la détente enregistrée en juin, les cours du pétrole ont connu de nouvelles fluctuations importantes en juillet, en lien avec la recrudescence des tensions au Moyen-Orient et les risques pesant sur les principales voies d’acheminement énergétique.

Malgré leur repli récent, les prix de l’énergie demeurent sensiblement supérieurs à leurs niveaux antérieurs au conflit. Cette situation continue d’alimenter les risques inflationnistes, notamment, pour les économies importatrices d’énergie.

Face à ces incertitudes et au risque d’effets indirects et de second tour du choc énergétique, les principales banques centrales ont opté pour une orientation prudente afin de prévenir un écart durable de l’inflation par rapport sa cible.

L’inflation à 5,3 %

Sur le plan national, l’inflation s’est établie à 5,3 % en juin 2026. Cette évolution a bénéficié du ralentissement de la hausse des prix des produits alimentaires frais, revenue à 11,2 %, contre 13,2 % le mois précédent. L’inflation sous-jacente, hors produits alimentaires frais et produits à prix administrés, s’est toutefois maintenue stable à 5 % pour le troisième mois consécutif, témoignant de la persistance des pressions internes sur les prix.

Par ailleurs, l’évolution modérée des prix des produits administrés (1,3 % en juin 2026 contre 1,2 % le mois précédent) a continué de contenir l’inflation globale. Au niveau du secteur extérieur, le déficit courant s’est creusé à 4 241 MDT (2,3 % du PIB) au premier semestre 2026 contre un déficit de 2 844 MDT (1,6% du PIB) un an auparavant. Cette évolution traduit, notamment, l’effet de la hausse importante de la facture énergétique, qui a atteint un niveau record de 8 502 MDT.

Hors énergie, la balance courante a dégagé un excédent de +2 538 MDT, à fin juin 2026, confirmant le poids déterminant de la dépendance énergétique dans les déséquilibres extérieurs du pays.

 23,4 milliards de dinars d’avoirs nets en devises…

La Tunisie a, par ailleurs, continué d’honorer ses engagements financiers internationaux, notamment à travers le remboursement, en juillet 2026, de l’Eurobond de 700 millions d’euros arrivé à échéance.

 À la suite de cette importante sortie de devises, les avoirs nets se sont établis à 23,4 milliards de dinars, soit l’équivalent de 92 jours d’importation, au 28 juillet 2026.

Le Conseil a souligné, à cet égard, l’importance de préserver un niveau adéquat de réserves de change, notamment, à travers le renforcement des recettes en devises, la réduction structurelle du déficit énergétique et la mobilisation de ressources extérieures à des conditions appropriées.

Il considère que les perspectives de l’inflation restent encore entourées de risques haussiers et estime nécessaire de continuer à soutenir le processus désinflationniste au cours de la période à venir.

Nécessité d’une stabilité des prix

Le Conseil a affirmé que la préservation durable de la stabilité des prix appelle, au-delà de l’action de la politique monétaire, une contribution cohérente et convergente de l’ensemble des politiques économiques.

À cet égard, l’évolution de la liquidité, de la dépense publique et de la demande intérieure devrait demeurer en adéquation avec les capacités de production de l’économie et avec les exigences de préservation des équilibres extérieurs.

 La consolidation de la stabilité macroéconomique requiert, également, la poursuite des réformes destinées à renforcer l’offre productive, à favoriser l’investissement et à améliorer la sécurité énergétique et alimentaire, ainsi, que la résilience de l’économie face aux chocs extérieurs.

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