Tribune | Où sont les grands dirigeants du monde arabe ?
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Le coup d’envoi des soldes d’été est donné ce vendredi 7 août pour une durée de six semaines. Pour les consommateurs, c’est l’occasion de profiter de prix réduits. Pour les commerçants, c’est surtout une période décisive pour écouler les articles de la saison et préparer les collections à venir.
Les soldes permettent aux enseignes de vendre les produits qui n’ont pas trouvé preneur pendant la saison. L’objectif est de libérer de la place en magasin et de récupérer des liquidités avant les achats de la prochaine collection et la rentrée.
La loi n°40 de 1998 encadre d’ailleurs clairement cette pratique. Elle précise que les soldes concernent les produits de fin de saison, les fins de séries ou les articles démodés proposés à prix réduit afin de renouveler les stocks. C’est un secret polichinelle. Les commerçants qui souhaitent participer aux soldes doivent respecter plusieurs règles. Les réductions doivent être d’au moins 20%, comme l’a rappelé Mohsen Ben Sassi, président de la Chambre nationale des commerçants de prêt-à-porter. Ils doivent également déclarer leur participation auprès des directions régionales du ministère du Commerce. Et ce, au moins 15 jours avant la date prévue pour le début de la vente, selon la réglementation en vigueur. La réglementation prévoit aussi que les produits soldés soient clairement identifiés afin que les consommateurs puissent distinguer les articles concernés.
D’ailleurs, contrairement aux idées reçues, les soldes ne s’improvisent pas. Plusieurs semaines avant leur lancement, les enseignes sélectionnent les produits à solder, fixent les niveaux de réduction et organisent leurs campagnes de communication. L’objectif ici est double. C’est d’attirer le max les clients tout en évitant de vendre à perte ou de dégrader la valeur de leurs produits. En outre, les commerçants sont tenus de respecter les règles d’affichage des prix et de transparence. Sur ce, la loi interdit notamment d’utiliser le mot “soldes” pour une opération qui ne répond pas aux conditions prévues par la réglementation. Pour les enseignes, cette transparence est devenue essentielle. Une opération mal expliquée ou des réductions trompeuses peuvent nuire à leur réputation et à la confiance des consommateurs.
Au-delà des promotions, les soldes constituent un moment clé dans la vie des commerces. Elles permettent de tourner la page d’une saison, de préparer les nouvelles collections et d’adapter les stocks à la demande.
Pour les consommateurs, elles représentent une opportunité d’achat. Pour les commerçants, elles restent avant tout un exercice d’organisation et de gestion.
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Une nouvelle reconnaissance internationale pour la recherche tunisienne. Dr Samarra Badrouchi et Dr Olfa Messaoud, deux enseignantes-chercheuses de l’Université de Tunis El Manar, viennent d’obtenir le master of medical sciences in clinical investigation de la Harvard Medical School. Selon un communiqué publié par l’UTM, cette distinction a été obtenue après leur sélection dans le cadre de la très compétitive bourse Hazem Ben Gacem.
Le parcours de Dr Samarra Badrouchi a été particulièrement remarqué. Assistante hospitalo-universitaire en néphrologie à la Faculté de médecine de Tunis et exerçant à l’hôpital Charles-Nicolle, elle a également reçu le Gordon Williams Gold Medal Award-Class of 2026, une récompense qui distingue les meilleurs parcours de cette promotion.
De son côté, Dr Olfa Messaoud, chercheuse au Laboratoire de génomique biomédicale et oncogénétique de l’Institut Pasteur de Tunis, a également réussi ce programme de formation en recherche clinique. Son parcours s’inscrit dans un domaine en plein développement, où la génomique occupe une place croissante dans l’étude et la compréhension des maladies.
Au-delà de ces deux réussites individuelles, ces distinctions mettent en lumière la présence de chercheurs tunisiens dans des programmes scientifiques internationaux de référence. Elles illustrent aussi le rôle des institutions nationales, comme l’Université de Tunis El Manar et l’Institut Pasteur de Tunis, dans l’accompagnement de profils capables de porter la recherche tunisienne au-delà des frontières.
La formation en recherche clinique, au cœur du programme suivi à Harvard, constitue aujourd’hui un levier majeur pour développer des études médicales plus rigoureuses, améliorer la prise en charge des patients et renforcer les collaborations scientifiques internationales. Ces nouvelles distinctions rappellent que les compétences tunisiennes continuent de trouver leur place dans les grands réseaux mondiaux de la recherche médicale.
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Le dépôt des demandes de location-accession et d’achat à tempérament des logements sociaux devrait bientôt se faire en ligne. Le ministère de l’Équipement et de l’Habitat poursuit le développement d’une plateforme numérique destinée à simplifier les démarches des bénéficiaires et à accélérer le traitement des dossiers.
L’avancement de ce projet a été au cœur d’une réunion de travail présidée, lundi 3 août, par le ministre de l’Équipement et de l’Habitat, Salah Zouari, également chargé de la gestion du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie. La rencontre a réuni les membres du comité de pilotage du programme, le directeur général du Centre national de l’informatique (CNI), l’équipe chargée du développement et de l’hébergement de la plateforme ainsi que plusieurs responsables administratifs concernés.
Selon le ministère, les travaux portent notamment sur l’interconnexion des différentes bases de données relatives aux bénéficiaires des logements sociaux. Cette étape doit permettre de faciliter le traitement des dossiers tout en assurant une meilleure coordination entre les administrations concernées.
Les échanges ont également porté sur les difficultés techniques et administratives rencontrées durant le développement du projet, ainsi que sur les solutions envisagées pour permettre aux citoyens de déposer leurs demandes et d’en suivre l’évolution directement sur la plateforme.
Pour le ministère, cette digitalisation vise à renforcer la transparence dans l’attribution des logements sociaux, à garantir l’égalité des chances entre les demandeurs et à réduire les délais liés aux procédures de location-accession et de vente à tempérament.
Le ministre a appelé les équipes chargées du projet à accélérer sa finalisation. Il a également insisté sur la nécessité de former les cadres régionaux à l’utilisation de la plateforme afin de préparer son déploiement à l’échelle nationale.
À l’issue de la réunion, il a demandé l’élaboration d’un calendrier précis pour achever les différentes phases du projet et la mise en place de campagnes d’information destinées à expliquer aux citoyens le fonctionnement de la plateforme et les modalités d’accès à ses services.
Cette future plateforme s’inscrit dans la stratégie de numérisation des services publics engagée par les autorités tunisiennes. Une fois opérationnelle, elle devrait offrir aux candidats au logement social un guichet numérique unique pour déposer, suivre et gérer leurs demandes sans avoir à multiplier les démarches administratives.
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Le Forum d’Investissement et de Coopération Tunisie-Türkiye s’est tenu du 29 au 31 juillet à Istanbul en Turquie avec la participation de Ahmed Ben Sghir, ambassadeur de Tunisie à Ankara.
L’objectif est de mettre en place plus de proximité entre les deux pays et de consolider leur coopération dans plusieurs secteurs à l’instar des énergies renouvelables, de l’aéronautique et de l’automobile.
Au total, 69 sociétés turques sont implantées en Tunisie à ce jour, pour un total d’environ 200 millions de dollars investis, un niveau en deçà de ce que les deux économies pourraient réellement construire.
Côté turc, l’objectif affiché est d’avoir un volume d’échanges à 1,6 milliard de dollars. Les exportations turques ont culminé à 273,4 milliards de dollars en 2025, dont 1,2 milliard destiné à la Tunisie. Les échanges bilatéraux ont, ainsi, évolué de 1,46 milliard de dollars en 2024 à près de 1,68 milliard un an plus tard.
La délégation tunisienne réunissait la FIPA, la Banque Centrale de Tunisie (BCT) et une trentaine d’entreprises actives dans l’industrie, l’énergie, la technologie, le textile et la logistique. Les rencontres B2B organisées en parallèle visaient également à préparer, à terme, une percée conjointe sur des marchés africains tiers.
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Deux ans seulement après son investissement dans BirdNest, Beltone Venture Capital (BVC) encaisse une première victoire. Le fonds égyptien a annoncé avoir réalisé une sortie partielle de la startup, avec un retour sur investissement de 3,5 fois le capital engagé (3,5x MOIC) et un taux de rentabilité interne (TRI) de 80 %, tout en conservant une participation dans l’entreprise. Une opération qui témoigne de la montée en maturité de l’écosystème des startups en Égypte, où les investisseurs commencent à concrétiser leurs gains sans pour autant quitter les entreprises les plus prometteuses.
La transaction a été réalisée à la fois sur la participation directe de Beltone Venture Capital dans BirdNest et sur celle détenue via un fonds commun avec Citadel International Holdings, basé aux Émirats arabes unis. En choisissant de ne céder qu’une partie de ses actions, le fonds récupère des liquidités pour les redistribuer à ses investisseurs tout en restant exposé au potentiel futur de la startup.
Si cette opération est particulièrement remarquable, c’est parce que BirdNest a considérablement changé d’échelle depuis l’entrée de Beltone à son capital. Selon l’entreprise, ses revenus en dollars ont été multipliés par plus de dix en deux ans, tandis qu’elle est parvenue à atteindre la rentabilité, une étape encore rare parmi les startups technologiques de la région. BirdNest développe une plateforme technologique dédiée au secteur de l’hospitalité, permettant aux propriétaires et opérateurs de gérer leurs biens et d’améliorer l’expérience des voyageurs.
Pour les investisseurs, ce type d’opération est devenu un indicateur beaucoup plus significatif qu’une simple levée de fonds. Les montants levés montrent qu’une startup attire des capitaux, mais ce sont les exits qui démontrent qu’elle crée réellement de la valeur. En réalisant une sortie avec un multiple de 3,5x après seulement deux ans, Beltone Venture Capital envoie un signal fort : les startups égyptiennes peuvent désormais offrir des rendements élevés tout en poursuivant leur croissance.
Le fait que le fonds reste actionnaire est également révélateur. Il traduit la conviction que BirdNest n’a pas encore atteint son plein potentiel et qu’elle peut continuer à se développer, notamment grâce à l’extension de sa plateforme technologique et à l’amélioration de son offre dans le secteur de l’hospitalité.
Au-delà de BirdNest, cette opération illustre l’évolution du capital-risque en Égypte. Après plusieurs années marquées par une multiplication des investissements dans les jeunes entreprises, les premiers retours financiers significatifs commencent à apparaître. Pour les entrepreneurs, c’est un signal encourageant : bâtir une entreprise rentable peut non seulement attirer des investisseurs, mais aussi générer des sorties créatrices de valeur pour l’ensemble de l’écosystème.
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Un cursus de perfectionnement dédié aux nouveaux métiers verts, porté par le programme «THAMM Plus» et soutenu conjointement par Berlin et Bruxelles a été entamé cette semaine à Tunis. Au total, 275 compétences tunisiennes des secteurs de l’électricité et de l’électronique sont concernées par ce programme.
Dans un communiqué officiel, l’ambassade d’Allemagne en Tunisie a indiqué que l’objectif est de préparer les participants aux mutations du marché du travail. Au menu, des sessions de spécialisation en énergie solaire photovoltaïque, en calcul de l’empreinte carbone et en efficacité énergétique dans le bâtiment et les services, de quoi ouvrir des perspectives d’emploi aussi bien en Tunisie qu’en Allemagne.
Le programme est piloté par l’Agence allemande de coopération internationale, le ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle, l’organisation suisse de coopération technique, l’Agence tunisienne de formation professionnelle, l’ANETI et la fédération tunisienne de l’électricité et de l’électronique.
«THAMM Plus» prolonge en réalité l’initiative régionale «THAMM», dédiée à la mobilité sécurisée et légale des techniciens tunisiens, marocains et égyptiens vers l’Allemagne, l’Italie et la France.
Ce type de programme met en place, en amont, un vivier de main-d’œuvre qualifiée dans le solaire et l’efficacité énergétique. Pour les investisseurs et entrepreneurs positionnés sur la transition énergétique, la disponibilité de techniciens certifiés permettra d’accélérer l’implantation de projets verts et facilitera le développement de sous-traitants locaux dans ces métiers.
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On craignait une baisse manifeste des arrivées touristiques en Tunisie tant l’impact du conflit armé au Moyen-Orient au cours du printemps 2026 avait provoqué un retard de réservation de séjours. Finalement, la destination tunisienne s’en sort bien pour la première moitié de l’année si l’on observe les principaux indicateurs vus de manière sommaire.
Du 1er janvier au 30 juin 2026, le nombre global d’entrées de visiteurs a très légèrement progressé de 2,1% atteignant 4 546 389 non-résidents comptabilisés aux frontières aériennes, terrestres et maritimes selon les chiffres officiels compilés par la Police aux frontières.
Européens: les Anglais en force
Le nombre total de ressortissants du continent européen entrés en Tunisie au cours du premier semestre a été en très légère hausse de 2,3% par rapport au premier semestre 2025, totalisant 1 310 780 visiteurs, correspondant à une part de marché de 28,8%, laquelle est demeurée stable ces dernières années.
Top Ten européen/évolution par rapport à S1/2025 :
1) Français : 518 113 (+2,5%)
2) Anglais: 217 354 (+8,6%)
3) Allemands: 120 949 (+6,6%)
4) Polonais: 107 494 (-0,7%)
5) Italiens: 67 141 (+2,7%)
6) Belges: 39 373 (-2,2%)
7) Tchèques: 37 441 (-3,8%)
8) Roumains: 20 989 (-3,1%)
9) Portugais: 19 681 (+5,5%)
10) Espagnols: 14 555 (+2,5%)
Libyens en recul, Algériens en hausse.
Les visiteurs en provenance notamment d’Algérie et de Libye ont continué à dominer les entrées de non-résidents en Tunisie avec 2 443 373 visiteurs, avec une légère croissance de 1,3% en dépit d’un net recul de 10% des arrivées libyennes qui ont été compensées par une évolution de plus de 11% des Algériens.
Les Tunisiens résidents à l’étranger ont été quant à eux plus nombreux à rentrer au pays au cours de la période indiquée, avec 667 100 arrivées, en hausse de 5,8%.
©Destination Tunisie
11 millions de touristes en Tunisie en 2025 ? Ce que disent les chiffres et comment les interpréter
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C’est une nomination qui marque une nouvelle étape dans l’évolution de l’entreprise et qui s’inscrit dans une logique de valorisation des compétences internes.
Fort d’une expérience de 27 ans au sein d’Amadeus Tunisie, Walid Gouider est considéré comme un « enfant de la maison ». Son parcours professionnel illustre une progression construite au fil des années au sein de la filiale technologique, avec une expertise développée autour des systèmes d’information, des solutions numériques et des technologies appliquées à l’industrie du transport aérien.
Spécialiste des enjeux IT liés au monde du voyage, il a accompagné les évolutions technologiques d’un secteur en constante transformation, marqué notamment par la digitalisation des services, l’automatisation des processus et l’importance croissante des plateformes de gestion des données pour les compagnies aériennes et les acteurs du tourisme.
Après le départ à la retraite de l’ancien directeur général Walid Mekki, l’intérim avait été assuré par le directeur financier de la société, Fakher Ben Saïd, qui vient lui aussi de faire valoir ses droits à la retraite.
Cette nomination intervient dans un contexte où les technologies occupent une place stratégique dans la performance des entreprises aériennes et touristiques. À la tête d’Amadeus Tunisie, Walid Gouider aura notamment pour mission de poursuivre le développement des activités de la filiale et de renforcer son rôle d’acteur technologique au service de l’écosystème du voyage.
À travers cette désignation, le groupe Tunisair mise ainsi sur une expertise interne et une connaissance approfondie des métiers de l’entreprise pour accompagner les prochains défis liés à la transformation numérique du secteur aérien.
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Alors que la haute saison estivale bat son plein, les coupures d’électricité à répétition qui frappent le pays tout entier plongent une partie du secteur touristique tunisien dans une situation inédite.
Ces perturbations interviennent au pire moment. Les conséquences se font déjà sentir dans plusieurs régions : les réclamations de clients se multiplient, des demandes de rapatriement sont signalées, tandis que certains tour-opérateurs demandent des explications à leurs partenaires tunisiens.
En parallèle, les avis négatifs publiés sur les principales plateformes de réservation et de notation entraînent une dégradation de la réputation de plusieurs établissements, avec un impact qui pourrait perdurer bien au-delà de la saison actuelle.
Sur le plan opérationnel, les difficultés s’accumulent. Les hôtels qui tentent de louer des groupes électrogènes font face à une forte hausse des coûts, sans pour autant pouvoir garantir une alimentation électrique continue. Les interruptions de courant fragilisent également la chaîne du froid, exposant les établissements à des pertes de denrées alimentaires et à un risque accru de rupture d’approvisionnement, dans la mesure où les fournisseurs sont eux aussi affectés par la crise énergétique.
Cette nouvelle épreuve intervient alors que le secteur touristique n’avait pas encore totalement retrouvé son rythme habituel. Déjà confrontés à un ralentissement des réservations lié aux tensions géopolitiques au Moyen-Orient et aux répercussions du conflit entre les États-Unis et l’Iran sur les comportements de certains marchés émetteurs, les professionnels voient désormais s’ajouter un facteur de crise supplémentaire susceptible de fragiliser davantage la saison estivale.
Au-delà des conséquences immédiates, les interrogations sont nombreuses. Combien de temps cette situation durera-t-elle ? Quel sera son coût économique pour les entreprises touristiques ? Quel impact aura-t-elle sur la perception de la destination Tunisie auprès des voyageurs internationaux ? Et surtout, s’agit-il d’un épisode ponctuel ou du début d’un phénomène appelé à se reproduire lors des prochaines saisons estivales ?
Sur le terrain, les professionnels font face à une clientèle de plus en plus difficile à rassurer.
« Nous faisons tout pour essayer de calmer les esprits et de nous excuser auprès de nos clients, mais rien n’y fait. Il faut comprendre que lorsqu’il fait encore 36 °C à 23 heures et qu’il n’y a plus de climatisation dans les chambres, les clients sont hors d’eux, notamment les familles avec de jeunes enfants », témoigne une hôtelière de Hammamet.
« La clientèle est particulièrement remontée contre l’hôtel et ne peut pas admettre que cette situation échappe totalement à notre volonté. Beaucoup considèrent qu’il est de notre responsabilité de disposer d’un groupe électrogène », explique pour sa part le directeur commercial d’un établissement à Monastir.
Or, rappellent les professionnels, la réalité technique est bien plus complexe. Installer des groupes électrogènes de forte puissance représente un investissement considérable, nécessite des espaces adaptés et implique des contraintes d’exploitation importantes.
Dans la plupart des hôtels, les équipements de secours existants — groupes électrogènes ou onduleurs — ont été conçus pour assurer uniquement les fonctions essentielles : un éclairage minimal des espaces stratégiques comme la réception, le maintien des systèmes de sécurité ainsi que l’alimentation des chambres froides afin de préserver la chaîne du froid. Ils ne permettent généralement pas d’assurer le fonctionnement simultané de l’ensemble des installations d’un hôtel, notamment les systèmes de climatisation des centaines de chambres.
Pour les professionnels du secteur, la multiplication des coupures d’électricité dépasse désormais le simple désagrément technique. Elle constitue un véritable enjeu économique, commercial et d’image pour une industrie qui représente l’un des piliers de l’économie tunisienne et dont la compétitivité repose avant tout sur la qualité de l’expérience offerte aux visiteurs.
D.T
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