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Droits de douane américains: l’huile d’olive tunisienne passe sous les radars de Washington

Depuis le 24 juillet 2026, Washington applique des surtaxes douanières additionnelles, 10 à 12,5%, pour une soixantaine de partenaires commerciaux. Ce sont des surtaxes qui concernent les pays qui ne luttent pas assez contre le travail des mineurs, ce qui est contraire à la réglementation américaine en la matière. La Tunisie ne figure pas sur cette liste, un avantage considérable sur ses principaux concurrents à l’échelle internationale.

Un avantage qui ne dit pas son nom

Pas de faveur négociée ou de statut particulier obtenu à Washington, la Tunisie est simplement restée en dehors du radar des enquêteurs américains. Ses exportations continuent donc de circuler au tarif douanier classique, alors que des rivaux directs comme le Maroc, l’Algérie, l’Égypte ou la Turquie, eux, écopent de surtaxes.

Du côté européen, la situation est tout autre: l’Espagne et l’Italie sont toujours plafonnées à 15% de droits de douane, un taux fixé depuis longtemps dans le cadre des négociations commerciales entre Bruxelles et Washington.

Un timing plutôt bon pour la filière

Entre novembre 2025 et juin 2026, les exportateurs tunisiens ont écoulé 352 000 tonnes d’huile d’olive, un bond de 56,7% par rapport aux 224 600 tonnes de la campagne précédente. Même dynamique côté recettes: 4,394 milliards de dinars engrangés (près de 1,29 milliard d’euros), en hausse de 45% sur un an. Sur ce volume, l’extra vierge domine largement, avec 83,4% du total.

Côté clients, rien ne change vraiment dans la hiérarchie: l’Espagne trône toujours en tête avec 32,4% des volumes, suivie de l’Italie à 19,7%, puis des États-Unis, qui grignotent 19,4%, toujours à la troisième place. Globalement, l’Europe capte encore l’essentiel des exportations tunisiennes (56,8%), loin devant l’Amérique du Nord (24,2%).

Le vrac, toujours le point faible

D’une campagne à l’autre, le principal point handicapant les exportations d’huile d’olive tunisienne est toujours le même: 86,3% de l’huile tunisienne est exportée encore en vrac, contre seulement 13,7% conditionnée. Une partie de cette production finit d’ailleurs embouteillée et commercialisée sous marques étrangères, notamment espagnoles et italiennes, la valeur ajoutée file donc à l’étranger.

Une fenêtre d’opportunité pour les investisseurs

Ce différentiel tarifaire ouvre un créneau concret pour les opérateurs tunisiens désireux de renforcer leur présence sur le marché américain, troisième débouché du secteur.

L’écart de compétitivité avec les concurrents espagnols et italiens, taxés à 15% aux États-Unis, plaide en particulier pour des investissements dans le conditionnement local et le développement de marques tunisiennes à l’export, un segment qui ne pèse aujourd’hui que 18,2% de la valeur totale exportée.

Néanmoins, cet avantage tarifaire n’a rien de garanti dans la durée: Washington conserve la possibilité d’élargir à tout moment la liste des pays concernés par ses enquêtes commerciales.

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L’huile d’olive tunisienne échappe aux surtaxes imposées par Trump

La Tunisie ne figure pas parmi les 60 partenaires commerciaux des Etats-Unis concernés par les nouveaux droits de de douane édictés par le président Donald Trump : les dispositions douanières habituelles restent en vigueur.

La mesure, entrée en vigueur le 24 juillet, impose des droits de douane supplémentaires de 10 % à certains partenaires commerciaux et de 12,5 % à d’autres pays visés par les enquêtes. Parmi ces derniers figurent plusieurs concurrents méditerranéens de la Tunisie dans le secteur de l’huile d’olive, tels que le Maroc, l’Algérie, l’Égypte et la Turquie.

Toutefois, cette exclusion ne constitue pas une exemption spécifique accordée à l’huile tunisienne. En réalité, la Tunisie dans son ensemble n’a pas été incluse parmi les 60 partenaires clés visés par les enquêtes américaines. Les produits tunisiens resteront donc soumis aux droits de douane ordinaires, mais pas à la nouvelle surtaxe introduite par l’administration Trump. Néanmoins, cette décision pourrait renforcer la compétitivité de l’huile tunisienne sur le marché américain par rapport aux produits issus de pays soumis aux nouvelles taxes.

Les États-Unis constituent déjà le troisième marché de destination pour l’huile d’olive tunisienne, après l’Espagne et l’Italie. Selon les dernières données de l’Observatoire national de l’agriculture (Onagri), la Tunisie a exporté environ 327 400 tonnes d’huile d’olive entre novembre 2025 et mai 2026, générant des recettes supérieures à 1,2 milliard d’euros. Les États-Unis ont représenté 18,3 % des volumes totaux, une part qui atteint environ 24 % pour le segment de l’huile biologique.

Cet avantage tarifaire pourrait profiter aussi bien aux exportations tunisiennes d’huile conditionnée qu’aux ventes de produits en vrac destinés aux embouteilleurs et opérateurs internationaux.

Cependant, le statut de la Tunisie reste susceptible d’évoluer, Washington pouvant élargir le champ de ses enquêtes ou modifier la liste des pays concernés à l’avenir. Selon l’Onagri, l’Espagne, l’Italie et les États-Unis représentent respectivement 33,6 %, 19,5 % et 18,3 % des volumes d’exportation d’huile d’olive tunisienne.

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E-commerce : Bruxelles sommée d’agir sur les taxes surprises

La Commission européenne est appelée à veiller à ce que les consommateurs ne soient pas confrontés à des frais imprévus lors de leurs achats en ligne pour couvrir les nouveaux droits de douane. C’est ce que rapporte le magazine Capital.

Il convient de rappeler que le 1er juillet, l’Union européenne a imposé une taxe de 3 euros sur les importations de commerce électronique de faible valeur. Lesquelles entraient jusqu’à récemment dans l’Union sans être soumises à des droits de douane.

De son côté, la BEUC, fédération représentant les organisations de consommateurs de 31 pays européens, estime que les consommateurs devraient connaître à l’avance le coût total de leur achat, y compris les frais de douane. L’organisation a constaté que, dans certains cas, ces frais n’apparaissent qu’aux dernières étapes du processus d’achat, voire pas du tout. Ce qui peut engendrer des dépenses supplémentaires imprévues.

L’eurodéputé néerlandais Dirk Gotink, rapporteur sur le dossier douanier au Parlement européen, a adressé le 7 juillet une lettre au commissaire européen au Commerce, Maros Sefcovic, consultée par Reuters. Il y proteste contre cette pratique et souligne que le paiement des frais correspondants devrait incomber aux plateformes électroniques.

Pour sa part, un porte-parole de la Commission européenne a déclaré que, conformément à la loi, les entreprises sont responsables des formalités douanières. De même que les frais y afférents ne doivent pas être répercutés sur les consommateurs. Il a ajouté que la Commission suivait la situation de près.

A cet égard, les plateformes de commerce électronique chinoises Temu et AliExpress affichent les frais de douane au moment du paiement. AliExpress précisant qu’il s’agit d’estimations. Shein, en revanche, ne les affiche pas, mais indique prendre en charge tous les droits applicables et que ses prix incluent ces frais. De plus, certaines livraisons Shein sont effectuées depuis des entrepôts situés au sein de l’Union européenne et ne sont donc pas soumises à ces frais.

Cette nouvelle taxe a été instaurée, entre autres, pour limiter ce que l’Union européenne qualifie de « concurrence déloyale » de la part des détaillants en ligne. Mais elle permet aussi de faire face à la croissance explosive des colis de commerce électronique, qui ont atteint 5,8 milliards en 2025.

Dans ce contexte, notons que le cabinet de conseil néerlandais Rotate révèle que la capacité de fret aérien disponible entre la Chine et l’Europe a chuté de 18 % dans les 48 heures suivant l’entrée en vigueur de la nouvelle taxe. Toutefois, cette baisse s’est limitée à 14 % au cours de la première semaine complète d’application de la mesure.

La Belgique et la Hongrie, qui sont d’importantes portes d’entrée pour les importations de commerce électronique dans l’Union européenne, ont enregistré une baisse encore plus importante. Tandis qu’à l’inverse, la capacité de transport vers l’aéroport de Londres Stansted, dans un État non membre de l’UE, la Grande-Bretagne, a augmenté de 25 %.

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TRE : FCR, devises et formalités en ligne, les rappels de la Douane avant l’été

À l’approche du pic des retours estivaux des Tunisiens résidant à l’étranger (TRE), la Douane tunisienne multiplie les rappels concernant les avantages mis à leur disposition ainsi que les principales formalités à accomplir. Invité de l’émission Sbeh El Ward sur Jawhara FM, vendredi 19 juin 2026, le colonel-major Elyes Belkhir a passé en revue les...

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