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La BCT appelle à une coordination des politiques pour protéger la stabilité des prix

Le Conseil d’administration de la Banque centrale de Tunisie (BCT) estime que les perspectives d’évolution de l’inflation restent entourées de risques haussiers, appelant à poursuivre les efforts visant à consolider la tendance baissière de la hausse des prix au cours des prochains mois.

Dans un communiqué publié à l’issue de sa dernière réunion, la BCT a souligné que la préservation durable de la stabilité des prix ne relève pas uniquement de la politique monétaire. Elle nécessite également une contribution coordonnée et complémentaire des différentes politiques économiques.

L’institution monétaire a insisté sur la nécessité de maintenir une évolution de la liquidité, des dépenses publiques et de la demande intérieure en adéquation avec les capacités productives de l’économie nationale, tout en veillant à préserver les équilibres extérieurs.

Cette vigilance intervient alors que l’inflation en Tunisie poursuit progressivement son ralentissement. Elle s’est établie à 5,3 % en juin dernier, selon les dernières données disponibles.

Lors de sa réunion du 29 juillet 2026, le Conseil d’administration de la BCT a décidé de maintenir inchangé le taux d’intérêt directeur à 7 %, confirmant ainsi une orientation prudente face aux incertitudes entourant l’évolution future des prix.

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TMM : cinq mois de stabilité à 6,99 %

Le taux moyen du marché monétaire (TMM) s’est maintenu à 6,99 % durant le mois de juillet 2026, selon les dernières données publiées par la Banque centrale de Tunisie (BCT). Il s’agit du cinquième mois consécutif où cet indicateur demeure inchangé, traduisant une stabilité des conditions de financement sur le marché monétaire.

Cette stabilité s’inscrit dans une tendance de baisse progressive observée au cours des dernières années. En glissement annuel, le TMM est passé de 8 % en juillet 2023 à 7,97 % en juillet 2024, puis à 7,5 % en juillet 2025, avant de s’établir à 6,99 % cette année.

Le TMM avait atteint un pic de 8,05 % en mars 2023, à la suite du resserrement de la politique monétaire engagé par la Banque centrale afin de contenir les tensions inflationnistes. Depuis, l’indicateur suit une trajectoire baissière, reflétant l’évolution de la politique monétaire de l’institut d’émission.

Étroitement lié au taux directeur de la BCT, actuellement fixé à 7 %, le TMM constitue un indicateur de référence du coût des liquidités entre les banques. Son évolution influence directement les conditions de financement de l’économie, notamment les taux appliqués aux crédits accordés aux ménages et aux entreprises.

Le maintien du TMM à son niveau actuel témoigne ainsi de la poursuite d’une politique monétaire prudente, dans un contexte où la Banque centrale privilégie la stabilité des prix et des équilibres financiers, tout en surveillant l’évolution de l’inflation et de l’activité économique.

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La BCT maintient son taux directeur à 7%… Détails

La Banque centrale de Tunisie (BCT) a choisi de ne pas modifier sa politique monétaire. Réuni le 29 juillet 2026, son conseil d’administration a décidé de maintenir le taux directeur à 7%, estimant que les risques inflationnistes restent suffisamment élevés pour justifier une approche prudente.

Cette décision intervient alors que l’inflation poursuit son ralentissement, mais que plusieurs facteurs, notamment la hausse des coûts de l’énergie et les déséquilibres extérieurs, continuent de peser sur les perspectives économiques du pays.

En juin 2026, le taux d’inflation est revenu à 5,3%, contre un niveau plus élevé les mois précédents. Cette baisse est principalement liée au ralentissement de la hausse des prix des produits alimentaires frais, dont l’inflation est passée de 13,2 à 11,2%. En revanche, l’inflation sous-jacente – qui exclut les produits alimentaires frais et les produits administrés – est restée stable à 5% pour le troisième mois consécutif, signe que les pressions sur les prix demeurent bien présentes dans l’économie.

Sur le front extérieur, la Banque centrale alerte sur une dégradation des équilibres. Le déficit courant s’est creusé à 4,241 milliards de dinars, soit 2,3% du PIB, au premier semestre 2026, contre 2,844 milliards de dinars un an auparavant. En cause, la forte progression de la facture énergétique, qui a atteint un niveau record de 8,502 milliards de dinars, contre 6,370 milliards à fin juin 2025. La BCT souligne d’ailleurs que, sans le poids des importations d’énergie, la balance courante aurait affiché un excédent de 2,538 milliards de dinars, illustrant l’impact déterminant de la dépendance énergétique sur les finances extérieures du pays.

L’institution met également en avant le remboursement, en juillet, de l’eurobond de 700 millions d’euros arrivé à échéance. Malgré cette importante sortie de devises, les réserves de change se sont établies à 23,4 milliards de dinars, représentant 92 jours d’importation au 28 juillet 2026.

À l’international, la Banque centrale estime que le contexte reste marqué par une forte incertitude. Les tensions géopolitiques, notamment au Moyen-Orient, continuent d’alimenter la volatilité des prix du pétrole. Même si les cours de l’énergie ont récemment reculé, ils demeurent supérieurs à leurs niveaux d’avant le conflit, ce qui entretient les risques inflationnistes, en particulier pour les pays importateurs d’énergie comme la Tunisie.

Dans ce contexte, la BCT considère qu’il est nécessaire de poursuivre le processus de désinflation tout en préservant la stabilité macroéconomique. Elle insiste également sur la nécessité d’accélérer les réformes destinées à renforcer la production, stimuler l’investissement, réduire la dépendance énergétique et améliorer la résilience de l’économie face aux chocs extérieurs.

 

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La BCT maintient son taux directeur inchangé à 7 %

Le Conseil d’Administration de la Banque Centrale de Tunisie (BCT) a décidé, lors de sa réunion de mercredi, 29 juillet 2026, de maintenir son taux directeur inchangé à 7 %.

Le Conseil a, en effet, examiné les évolutions économiques, monétaires et financières récentes, aux plans international et national, ainsi que la dynamique de l’inflation et les risques entourant ses perspectives, selon un communiqué publié, mercredi, sur le site officiel de la BCT.

D’après l’institut d’émission, l’économie mondiale continue de faire preuve de résilience, bien que son évolution demeure contrastée selon les pays et fortement exposée aux tensions géopolitiques. Les marchés internationaux des matières premières demeurent, à cet égard, caractérisés par une volatilité particulièrement élevée. Après la détente enregistrée en juin, les cours du pétrole ont connu de nouvelles fluctuations importantes en juillet, en lien avec la recrudescence des tensions au Moyen-Orient et les risques pesant sur les principales voies d’acheminement énergétique.

Malgré leur repli récent, les prix de l’énergie demeurent sensiblement supérieurs à leurs niveaux antérieurs au conflit. Cette situation continue d’alimenter les risques inflationnistes, notamment, pour les économies importatrices d’énergie.

Face à ces incertitudes et au risque d’effets indirects et de second tour du choc énergétique, les principales banques centrales ont opté pour une orientation prudente afin de prévenir un écart durable de l’inflation par rapport sa cible.

L’inflation à 5,3 %

Sur le plan national, l’inflation s’est établie à 5,3 % en juin 2026. Cette évolution a bénéficié du ralentissement de la hausse des prix des produits alimentaires frais, revenue à 11,2 %, contre 13,2 % le mois précédent. L’inflation sous-jacente, hors produits alimentaires frais et produits à prix administrés, s’est toutefois maintenue stable à 5 % pour le troisième mois consécutif, témoignant de la persistance des pressions internes sur les prix.

Par ailleurs, l’évolution modérée des prix des produits administrés (1,3 % en juin 2026 contre 1,2 % le mois précédent) a continué de contenir l’inflation globale. Au niveau du secteur extérieur, le déficit courant s’est creusé à 4 241 MDT (2,3 % du PIB) au premier semestre 2026 contre un déficit de 2 844 MDT (1,6% du PIB) un an auparavant. Cette évolution traduit, notamment, l’effet de la hausse importante de la facture énergétique, qui a atteint un niveau record de 8 502 MDT.

Hors énergie, la balance courante a dégagé un excédent de +2 538 MDT, à fin juin 2026, confirmant le poids déterminant de la dépendance énergétique dans les déséquilibres extérieurs du pays.

 23,4 milliards de dinars d’avoirs nets en devises…

La Tunisie a, par ailleurs, continué d’honorer ses engagements financiers internationaux, notamment à travers le remboursement, en juillet 2026, de l’Eurobond de 700 millions d’euros arrivé à échéance.

 À la suite de cette importante sortie de devises, les avoirs nets se sont établis à 23,4 milliards de dinars, soit l’équivalent de 92 jours d’importation, au 28 juillet 2026.

Le Conseil a souligné, à cet égard, l’importance de préserver un niveau adéquat de réserves de change, notamment, à travers le renforcement des recettes en devises, la réduction structurelle du déficit énergétique et la mobilisation de ressources extérieures à des conditions appropriées.

Il considère que les perspectives de l’inflation restent encore entourées de risques haussiers et estime nécessaire de continuer à soutenir le processus désinflationniste au cours de la période à venir.

Nécessité d’une stabilité des prix

Le Conseil a affirmé que la préservation durable de la stabilité des prix appelle, au-delà de l’action de la politique monétaire, une contribution cohérente et convergente de l’ensemble des politiques économiques.

À cet égard, l’évolution de la liquidité, de la dépense publique et de la demande intérieure devrait demeurer en adéquation avec les capacités de production de l’économie et avec les exigences de préservation des équilibres extérieurs.

 La consolidation de la stabilité macroéconomique requiert, également, la poursuite des réformes destinées à renforcer l’offre productive, à favoriser l’investissement et à améliorer la sécurité énergétique et alimentaire, ainsi, que la résilience de l’économie face aux chocs extérieurs.

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La BCT maintient son taux directeur à 7 % : Pourquoi le recul de l’inflation ne suffit pas

Malgré un ralentissement de l’inflation, la Banque centrale de Tunisie (BCT) ne desserre pas encore sa politique monétaire. Réuni ce mercredi 29 juillet 2026, son Conseil d’administration a décidé de maintenir le taux directeur à 7 %, estimant que les pressions inflationnistes demeurent élevées et que les déséquilibres extérieurs continuent de peser sur l’économie tunisienne.

Au-delà de cette décision, le communiqué de la BCT apporte plusieurs éléments qui expliquent pourquoi une baisse des taux n’est pas encore à l’ordre du jour.

Lire aussi: Bourse de Tunis : Après le décrochage du matin, le TUNINDEX clôture en hausse

Pourquoi le recul de l’inflation ne convainc-il pas encore la BCT ?

L’inflation a poursuivi son ralentissement, s’établissant à 5,3 % en juin 2026, contre 5,5 % en mai. Cette amélioration s’explique principalement par le ralentissement de la hausse des prix des produits alimentaires frais, dont l’inflation est revenue à 11,2 %, contre 13,2 % le mois précédent.

Mais pour la Banque centrale, cet indicateur global ne suffit pas à rassurer. L’inflation sous-jacente – c’est-à-dire hors produits alimentaires frais et produits à prix administrés – reste stable à 5 % pour le troisième mois consécutif. Cet indicateur est particulièrement suivi, car il reflète les tensions durables sur les prix, indépendamment des variations saisonnières de certains produits.

Autrement dit, si l’inflation globale ralentit, c’est principalement grâce au reflux des prix alimentaires frais. Le noyau dur de l’inflation, lui, demeure inchangé.

La facture énergétique pèse toujours sur les équilibres du pays

L’autre enseignement du communiqué concerne les comptes extérieurs du pays.

Au premier semestre 2026, le déficit courant s’est creusé à 4,241 milliards de dinars, contre 2,844 milliards un an plus tôt. Selon la BCT, cette dégradation s’explique essentiellement par la facture énergétique, qui a atteint un niveau record de 8,502 milliards de dinars à fin juin, contre 6,370 milliards un an auparavant.

À l’inverse, hors énergie, la balance courante affiche un excédent de 2,538 milliards de dinars. Pour la Banque centrale, cette situation confirme que la dépendance énergétique demeure le principal facteur de déséquilibre des comptes extérieurs.

Dans un contexte marqué par les tensions géopolitiques au Moyen-Orient et la volatilité persistante des prix du pétrole, l’institution préfère donc maintenir une politique monétaire prudente afin d’éviter un retour des pressions inflationnistes.

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Une baisse des taux n’est pas encore d’actualité

La Banque centrale rappelle également que le remboursement, en juillet, de l’Eurobond de 700 millions d’euros a réduit les réserves en devises, qui s’établissaient à 23,4 milliards de dinars au 28 juillet, soit l’équivalent de 92 jours d’importation.

Elle insiste sur la nécessité de préserver ces réserves, de réduire durablement le déficit énergétique et de poursuivre les réformes destinées à renforcer l’investissement, la production ainsi que la sécurité énergétique et alimentaire du pays.

En maintenant son taux directeur à 7 %, la BCT privilégie donc la prudence. Pour l’institution, le ralentissement de l’inflation constitue un signal encourageant, mais il reste insuffisant tant que les tensions sous-jacentes sur les prix persistent, que la facture énergétique continue de peser sur les comptes extérieurs et que les réserves en devises demeurent sous pression.

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Tunisie| Le taux directeur de la BCT maintenu à 7 %

Le Conseil d’Administration de la Banque Centrale de Tunisie a décidé, lors de sa réunion du 29 juillet 2026, de maintenir le taux directeur de la Banque Centrale de Tunisie inchangé à 7%.

Le Conseil d’Administration de la Banque Centrale de Tunisie (BCT) s’est réuni le 29 juillet 2026 pour examiner les évolutions économiques, monétaires et financières récentes, aux plans international et national, ainsi que la dynamique de l’inflation et les risques entourant ses perspectives.

À l’échelle internationale, l’économie mondiale continue de faire preuve de résilience, bien que son évolution demeure contrastée selon les pays et fortement exposée aux tensions géopolitiques.

Les marchés internationaux des matières premières demeurent, à cet égard, caractérisés par une volatilité particulièrement élevée. Après la détente enregistrée en juin, les cours du pétrole ont connu de nouvelles fluctuations importantes en juillet, en lien avec la recrudescence des tensions au Moyen-Orient et les risques pesant sur les principales voies d’acheminement énergétique. Malgré leur repli récent, les prix de l’énergie demeurent sensiblement supérieurs à leurs niveaux antérieurs au conflit. Cette situation continue d’alimenter les risques inflationnistes, notamment pour les économies importatrices d’énergie. Face à ces incertitudes et au risque d’effets indirects et de second tour du choc énergétique, les principales banques centrales ont opté pour une orientation prudente afin de prévenir un écart durable de l’inflation par rapport sa cible.

Sur le plan national, l’inflation s’est établie à 5,3% en juin 2026. Cette évolution a bénéficié du ralentissement de la hausse des prix des produits alimentaires frais, revenue à 11,2%, contre 13,2% le mois précédent. L’inflation sous-jacente, hors produits alimentaires frais et produits à prix administrés, s’est toutefois maintenue stable à 5% pour le troisième mois consécutif, témoignant de la persistance des pressions internes sur les prix. Par ailleurs, l’évolution modérée des prix des produits administrés (1,3% en juin 2026 contre 1,2% le mois précédent) a continué de contenir l’inflation globale. .

Au niveau du secteur extérieur, le déficit courant s’est creusé à 4.241 MDT (2,3% du PIB) au premier semestre 2026 contre un déficit de 2.844 MDT (1,6% du PIB) un an auparavant. Cette évolution traduit notamment l’effet de la hausse importante de la facture énergétique, qui a atteint un niveau record de 8.502 MDT contre 6.370 MDT à fin juin 2025. Hors énergie, la balance courante a dégagé un excédent de +2.538 MDT à fin juin 2026, confirmant le poids déterminant de la dépendance énergétique dans les déséquilibres extérieurs du pays.

La Tunisie a, par ailleurs, continué d’honorer ses engagements financiers internationaux, notamment à travers le remboursement, en juillet 2026, de l’Eurobond de 700 millions d’euros arrivé à échéance. À la suite de cette importante sortie de devises, les avoirs nets se sont établis à 23,4 milliards de dinars, soit l’équivalent de 92 jours d’importation, au 28 juillet 2026.

Le Conseil souligne, à cet égard, l’importance de préserver un niveau adéquat de réserves de change, notamment à travers le renforcement des recettes en devises, la réduction structurelle du déficit énergétique et la mobilisation de ressources extérieures à des conditions appropriées.

Il considère que les perspectives de l’inflation restent encore entourées de risques haussiers et estime nécessaire de continuer à soutenir le processus désinflationniste au cours de la période à venir.

Le Conseil souligne que la préservation durable de la stabilité des prix appelle, au-delà de l’action de la politique monétaire, une contribution cohérente et convergente de l’ensemble des politiques économiques. À cet égard, l’évolution de la liquidité, de la dépense publique et de la demande intérieure devrait demeurer en adéquation avec les capacités de production de l’économie et avec les exigences de préservation des équilibres extérieurs.

La consolidation de la stabilité macroéconomique requiert également la poursuite des réformes destinées à renforcer l’offre productive, à favoriser l’investissement et à améliorer la sécurité énergétique et alimentaire, ainsi que la résilience de l’économie face aux chocs extérieurs.

Le Conseil continuera de suivre attentivement l’évolution de l’inflation et des équilibres macroéconomiques. Il a décidé de maintenir le taux directeur de la Banque Centrale de Tunisie inchangé à 7,00%.

Communiqué

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JORT: les banques vont ouvrir une nouvelle voie de financement pour les PME et les petits projets

Un nouveau mécanisme de financement destiné aux particuliers, aux porteurs de projets et aux petites entreprises entre progressivement en place en Tunisie. Un décret publié au Journal officiel de la République tunisienne (Jort) fixe désormais les règles de fonctionnement des lignes de microfinancement d’honneur, un dispositif qui repose sur des financements sans intérêts et sans garanties exigées par les banques.

L’idée est de créer une enveloppe dédiée au financement de projets de petite taille et d’activités économiques qui rencontrent souvent des difficultés pour accéder aux crédits classiques. Pour cela, chaque banque devra ouvrir dans ses comptes un compte spécifique appelé “compte de la ligne de financement d’honneur”, destiné à gérer les montants consacrés à ce mécanisme.

Ce dispositif intervient après l’affectation par les banques d’une partie de leurs bénéfices réalisés au titre de l’exercice comptable 2025, conformément aux dispositions prévues par le Code de commerce. En effet, le décret n°2026-148 du 23 juillet 2026 précise les bénéficiaires de ces financements. Sont concernés les particuliers, les porteurs de micro-projets, les PME économiques ainsi que les sociétés communautaires. Le texte définit également les catégories de projets pouvant bénéficier de ce soutien. Un micro-projet est considéré comme une activité dont le montant total d’investissement ne dépasse pas 150 mille dinars, y compris les besoins en fonds de roulement.

Pour les PME, le dispositif concerne les entreprises dont les investissements, incluant la création et l’extension, se situent entre 150 mille dinars et 15 millions de dinars. L’objectif est donc de couvrir plusieurs profils, allant du particulier cherchant un appui financier limité jusqu’à l’entreprise ayant besoin d’un soutien pour développer son activité. D’ailleurs, l’un des principaux changements apportés par ce mécanisme concerne les conditions d’accès. Les financements accordés dans le cadre des lignes de microfinancement d’honneur sont des crédits à court terme, remboursables sur une durée maximale de 2 ans, sans intérêts. Les bénéficiaires peuvent également obtenir une période de grâce pouvant aller jusqu’à 6 mois. Autre particularité, les banques ne pourront pas demander de garanties ou de sûretés, quelle que soit leur nature. Une disposition qui vise à faciliter l’accès au financement pour des porteurs de projets qui disposent rarement d’actifs suffisants pour répondre aux exigences habituelles du système bancaire.

Jusqu’à 25 mille dinars pour les PME

Le décret fixe aussi les plafonds des financements. Les PME et les sociétés communautaires pourront bénéficier d’un montant maximal de 25 mille dinars. Les porteurs de micro-projets pourront obtenir jusqu’à 10 mille dinars, tandis que les particuliers pourront accéder à un financement pouvant atteindre 5 mille dinars pour couvrir des besoins de consommation.

Pour les banques, l’effort attendu est également précisé. À l’exception des établissements dont les statuts limitent le champ d’intervention, chaque banque devra consacrer au minimum 50% des dotations disponibles aux PME et aux sociétés communautaires.

Le décret prévoit également des délais précis pour éviter que les demandes restent bloquées. Les banques devront examiner les dossiers dans un délai maximum de 10 jours ouvrables bancaires à compter de leur dépôt. La réponse devra être communiquée au demandeur par un moyen laissant une trace écrite. En cas de refus, la banque devra expliquer les raisons de sa décision. L’étude des dossiers ne pourra générer aucun frais ni commission pour les demandeurs. Le principe retenu est celui de l’antériorité et de l’équité. Les demandes seront traitées en tenant compte de l’ordre de présentation et dans le respect d’un traitement équitable entre les bénéficiaires.

Un suivi assuré par la BCT

Le dispositif prévoit également un mécanisme de contrôle. Les commissaires aux comptes des banques devront établir chaque année un rapport sur le respect des obligations liées à ces lignes de financement. Ce rapport devra être transmis au ministère chargé des Finances et à la Banque centrale de Tunisie (BCT) dans un délai maximum de 3 mois. En cas de non-respect des règles fixées par le décret, la BCT pourra intervenir et appliquer les sanctions prévues par le Code de commerce.

À travers ce mécanisme, les autorités cherchent à mobiliser une partie des ressources du secteur bancaire vers des projets de petite taille, souvent considérés comme trop risqués par les circuits classiques de financement. Reste à voir comment ce dispositif sera appliqué sur le terrain et quelle sera sa capacité réelle à répondre aux besoins des entrepreneurs, des jeunes porteurs de projets et des petites entreprises.

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La BCT adresse une nouvelle circulaire aux banques et aux établissements de paiement

À quelques semaines du lancement des inscriptions scolaires, le paiement des frais d’inscription pour l’année 2026-2027 change de dispositif. Les opérations seront effectuées exclusivement à travers des canaux numériques, notamment via des portefeuilles mobiles ainsi que des cartes de paiement bancaires ou postales.

Cette nouvelle organisation mobilise plusieurs acteurs du système financier, dont les banques, l’Office national des postes, les établissements de paiement non bancaires et la Banque centrale de Tunisie (BCT).

C’est dans ce contexte que la BCT a adressé, le 21 juillet, une circulaire aux banques, aux établissements de paiement et à La Poste tunisienne. Le document fixe les mesures à prendre pour accompagner la campagne d’inscription scolaire et garantir le fonctionnement des services de paiement électronique durant cette période.

Premier point d’attention: la disponibilité des plateformes. La BCT demande aux établissements concernés de s’assurer du bon fonctionnement de leurs canaux électroniques avant le démarrage de la campagne, d’en suivre les performances pendant toute la période des inscriptions et d’intervenir rapidement en cas d’incident technique.

L’enjeu est d’éviter les interruptions de service pouvant affecter les opérations de paiement réalisées par les familles.

La circulaire met également l’accent sur l’information et l’accompagnement des usagers. Les établissements sont appelés à communiquer davantage sur les solutions numériques disponibles et à apporter une assistance aux parents rencontrant des difficultés lors des démarches d’inscription.

Autre volet abordé: la coordination entre les différents intervenants. La Banque centrale recommande aux banques, aux établissements de paiement et à La Poste tunisienne de renforcer leurs échanges afin de faciliter le suivi des incidents, le traitement des réclamations et la résolution des problèmes rencontrés.

Cette organisation intervient alors que les services de paiement électronique sont progressivement intégrés dans plusieurs usages du quotidien. Avec les inscriptions scolaires, ces solutions seront utilisées dans le cadre d’une opération nationale impliquant un nombre important d’utilisateurs sur une période limitée.

Signée par le gouverneur de la Banque centrale, Fethi Zouhair Nouri, cette circulaire précise ainsi le cadre opérationnel applicable aux établissements financiers pour la campagne de paiement des frais d’inscription scolaire 2026-2027.

 
 

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TRE et tourisme rapportent 7,32 milliards de dinars au 20 juin

Les transferts des Tunisiens résidant à l’étranger (TRE) et les recettes touristiques continuent d’alimenter les réserves en devises de la Tunisie. Les dernières données de la Banque centrale de Tunisie (BCT), arrêtées au 20 juin 2026, font état d’une progression des deux indicateurs par rapport à la même période de l’an dernier. Les entrées de...

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Code des changes : la Banque centrale, principal point de blocage des négociations

Le député Maher Ketari est revenu en détail, lors d’une intervention consacrée aux discussions autour de la réforme du Code des changes, sur l’état d’avancement des travaux au sein de la commission des finances et sur les points de blocage encore en suspens. Invité de l’émission Houna Tounes sur Diwan FM, vendredi 19 juin 2026,...

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Face au silence de la BCT, la commission des Finances envisage d’avancer seule sur le Code des changes

La commission des Finances et du budget de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) pourrait franchir une nouvelle étape dans l’examen du projet de Code des changes sans attendre l’avis de la Banque centrale de Tunisie (BCT). Son président, Maher Ketari, a annoncé, mercredi 17 juin 2026, qu’un vote sera organisé lundi prochain afin de...

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TRE et tourisme : plus de 6,8 milliards de dinars générés au 10 juin

Les transferts des Tunisiens résidant à l’étranger (TRE) et les recettes touristiques continuent de soutenir les équilibres extérieurs du pays. Selon les dernières données publiées par la Banque centrale de Tunisie (BCT), ces deux principales sources de devises ont poursuivi leur progression au cours des premiers mois de 2026, confirmant leur rôle central dans l’alimentation...

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Virements, lettres de change, chèques et cash : les réserves de Sofiene Weriemi

Les statistiques du premier trimestre 2026 publiées par la Banque centrale de Tunisie confirment la profonde mutation du paysage des paiements. Si le recul du chèque et la progression des virements apparaissent désormais incontestables, l’expert-comptable Sofiene Weriemi estime que plusieurs questions demeurent ouvertes, notamment sur la place persistante des espèces et sur la capacité des...

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Paiements : le virement domine, les lettres de change relèguent les chèques au 3e rang au premier trimestre 2026

Au premier trimestre 2026, le bouleversement inédit dans l’usage des moyens de paiement télécompensés révélé par la Banque centrale de Tunisie (BCT) s’est poursuivi. Le virement conforte sa position de premier moyen de paiement du pays, les lettres de change poursuivent leur montée en puissance et s’imposent désormais comme le deuxième instrument en termes de...

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