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Nucléaire industriel : la Tunisie veut devenir une référence africaine du contrôle non destructif

Une délégation conjointe de l’Agence Internationale de l’Énergie Atomique (AIEA) et du Centre National des Sciences et Technologies Nucléaires (CNSTN) a effectué une visite au Centre Technique des Industries Mécaniques et Électriques (CETIME).

Au menu de cette rencontre : les pistes de coopération autour des essais non destructifs et, plus largement, des usages industriels des technologies nucléaires en Tunisie. La visite s’inscrit dans le cadre d’une mission de sensibilisation menée par les deux organismes auprès des structures qui manipulent traceurs et sources radioactives à des fins industrielles.

Les échanges ont mis en avant les pratiques en place au sein du CETIME : le recours à des sources radioactives pour tester des pièces industrielles sans les abîmer, une méthode connue sous le nom d’essais non destructifs.

Le Centre a également présenté ses infrastructures, sa capacité de certification, ses programmes de formation et son accompagnement dédiés aux industriels. Une longue liste d’atouts sur lesquels pourraient s’appuyer de futurs programmes conjoints avec l’AIEA et le CNSTN pour faire progresser les technologies nucléaires et radiologiques appliquées à l’industrie.

Deux rendez-vous internationaux en novembre

Le directeur général du CETIME, Noureddine Guizani, a profité de la rencontre pour annoncer, dans une déclaration à la TAP, deux événements qui seront organisés du 17 au 20 novembre 2026 avec la Société des Foires Internationales de Tunis (ITF). Il s’agit du Salon de la pièce de rechange, des équipements et services industriels (SAPRI 2026) et de la Conférence africaine des essais non destructifs (ACNDT 2026). L’objectif est de positionner la Tunisie comme une référence régionale des technologies de contrôle non destructif, tout en renforçant les compétences et le tissu industriel à l’échelle continentale.

Un savoir-faire qui peut attirer les industriels africains

En misant sur le contrôle non destructif par sources radioactives, la Tunisie cible un segment technique où l’offre n’est pas au niveau de la demande à l’échelle africaine. Il s’agit de la certification qualité conditionnant l’accès aux marchés export, notamment dans la mécanique et l’électrique.

L’idée est également d’améliorer la visibilité des équipementiers et prestataires de services industriels tunisiens présents sur ce créneau, dans un secteur où la coopération avec l’AIEA facilite généralement le transfert de compétences et l’accès aux financements internationaux.

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La STAR fixe le calendrier de versement de son dividende 2025

La Société Tunisienne d’Assurances et de Réassurances (STAR) a annoncé les modalités de distribution des dividendes au titre de l’exercice 2025, à la suite de la décision prise par son Assemblée générale ordinaire du 21 juillet 2026.

Selon communiqué, les actionnaires percevront un dividende de 2,593 dinars par action, pour un montant total de 25 930 007,779 dinars. La société précise que cette distribution est intégralement soumise à la retenue à la source.

Le détachement du coupon interviendra le 12 août 2026, tandis que le versement des dividendes aux actionnaires débutera le 17 août 2026.

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Ennakl Automobiles boucle avec succès son emprunt obligataire de 60 millions de dinars

Ennakl Automobiles a clôturé son emprunt obligataire “ENNAKL 2026-1”.

L’opération, lancée le 20 juillet 2026, s’est achevée le 29 juillet 2026. Elle a permis à la société de mobiliser les 60 millions de dinars prévus. Et ce, d’après un communiqué publié sur le CMF.

Cet emprunt a été réalisé sans recours à l’appel public à l’épargne.

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Une délégation tunisienne au « Mondial du Bâtiment » du 27 septembre et 1er octobre à Paris

La Chambre de Commerce et d’Industrie du Centre s’associe à la Chambre Tuniso-Française de Commerce et d’Industrie pour représenter la Tunisie au Paris Builders Show, du 27 septembre au 1er octobre 2026, au Parc des Expositions de la Porte de Versailles. L’ex-Mondial du Bâtiment reste, sous son nouveau nom, le plus grand rendez-vous français dédié à la construction, à l’architecture et à la rénovation. Il regroupe quatre événements complémentaires : Batimat pour la construction, Interclima pour le génie climatique durable, Idéobain pour la salle de bains, et Renodays pour la rénovation globale.

Les dernières innovations du secteur

Selon la CCI du Centre, le rendez-vous cible en priorité les entreprises tunisiennes des matériaux de construction, des équipements, de l’énergie et de la rénovation ; elles pourront y découvrir les dernières innovations du secteur et tisser des partenariats avec des acteurs internationaux. L’ampleur du salon donne la mesure de l’enjeu : plus de 2 200 exposants, près de 135 000 visiteurs professionnels attendus et 500 conférences et ateliers programmés.

Les participants à cet évènement pour caler eux-mêmes leurs rendez-vous professionnels, piocher librement dans le programme de conférences et d’ateliers et passer par le Club International. Autre coup de pouce pour encourager la participation : la CCI du Centre remettra une attestation de participation, appuyée d’un courrier de recommandation de la chambre tuniso-française pour simplifier le dossier de visa. Les entreprises intéressées peuvent d’ores et déjà se rapprocher de la CCI du Centre pour boucler leur inscription.

Une occasion de nouer des contacts export

Ce type de mission collective donne aux PME tunisiennes du bâtiment un accès direct à un marché européen concentré sur quelques jours, sans les coûts logistiques d’une participation individuelle. Pour les fabricants de matériaux, les équipementiers ou les acteurs de la rénovation énergétique, le rendez-vous peut servir de porte d’entrée vers des distributeurs ou partenaires français, dans un secteur où les normes de performance énergétique évoluent vite et où la Tunisie cherche à valoriser son savoir-faire dans la construction.

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Golfe de Gabès : le WWF NA transforme la collecte de déchets marins en filière de recyclage

Le WWF Afrique du Nord (WWF NA) a annoncé le lancement en Tunisie d’un projet baptisé ECOSAFE WALD IF, pensé pour faire des déchets marins une ressource économique durable.

L’idée est, ainsi, d’aller au-delà de la simple dépollution du littoral et de faire de ces déchets un levier de développement pour les populations locales. Ce projet s’inscrit dans le cadre des efforts de l’organisation autour de la restauration des herbiers de Posidonia oceanica et du développement des mécanismes de carbone bleu dans le golfe de Gabès.

Un circuit organisé de la mer à l’usine

Le projet met en place un système appelé « Waste Management Track », qui trace les déchets depuis leur collecte en mer jusqu’à leur traitement final. Les matériaux triés partent d’abord vers des coopératives artisanales pour de l’upcycling, puis vers des recycleurs plastiques agréés pour une transformation industrielle.

Ce qui ne peut pas être valorisé finit dans des centres d’enfouissement homologués par l’Agence Nationale de Gestion des Déchets. Le WWF NA vise également à appuyer les groupements de pêcheurs et les acteurs de l’économie sociale et solidaire, avec la mise en place d’un suivi des données pour mesurer l’impact réel de cette initiative sur leurs conditions de vie.

Cette filière naissante ; collecte, tri, transformation, constitue une nouvelle piste d’investissement pour l’upcycling et le recyclage du plastique en Tunisie, un segment de l’économie bleue encore peu structuré mais soutenu par les organisations internationales dans le cadre de la dépollution du littoral tunisien et plus particulièrement du golfe de Gabès.

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Prosol : 25 ans, 400 000 foyers, un marché toujours aussi solide

Vingt ans après son lancement, le programme national de promotion des chauffe-eau solaires affiche un bilan solide. Plus de 400 000 foyers tunisiens en ont profité entre 2005 et fin décembre 2025, selon Tarek Barkati, directeur du programme de promotion des chauffe-eau solaires et de la production d’électricité raccordée au réseau basse tension à l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME). Dans une déclaration à la TAP, il explique que cette performance positionne le programme Prosol parmi les expériences de référence en matière d’énergies renouvelables en Tunisie.

Un million de mètres carrés de capteurs installés

La surface cumulée des capteurs solaires installés en Tunisie dépasse aujourd’hui le million de mètres carrés. Au total, un ménage tunisien sur cinq couvre désormais ses besoins en eau chaude via le solaire.

Subvention d’un côté, crédit de l’autre : c’est sur ce duo que repose tout le dispositif. Pour un chauffe-eau de 200 litres, facturé environ 2 100 dinars, l’aide du Fonds de transition énergétique s’élève à 400 dinars et elle grimpe à 700 dinars pour les modèles de 300 litres et plus. Le reste à payer est étalé sur un prêt remboursable en cinq ans maximum, directement via la facture d’électricité, une formule qui allège la charge initiale pour les ménages.

Peu de réclamations, la digitalisation est en cours

Côté qualité, l’ANME dit surveiller de près installateurs, fournisseurs et équipements, avec un suivi après-vente prévu à cet effet. Sur environ 12.000 chauffe-eau installés chaque année, les plaintes ne dépassent pas 150 (et pas moins de 100), soit un taux inférieur à 1% du volume total de panneaux. Autre chantier en cours : le passage au numérique de la gestion du programme. L’objectif est d’optimiser le processus du suivi tout en réduisant les démarches relatives aux aides et aux contrôles.

Un signal pour les investisseurs

Le rythme de croisière de Prosol, environ 12 000 installations par an et une couverture qui progresse chaque année, dessine un marché stable pour les fabricants et installateurs de chauffe-eau solaires en Tunisie.

La combinaison subvention-crédit réduit le risque commercial en solvabilisant la demande des ménages, ce qui peut inciter de nouveaux acteurs à investir dans la production locale de capteurs ou dans les services d’installation et de maintenance. La digitalisation annoncée du programme ouvre par ailleurs une piste pour des solutions technologiques dédiées au suivi et à la gestion des subventions énergétiques.

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SIAME: le marché local a partiellement compensé le repli de l’export

La Société Industrielle d’Appareillage et de Matériels Électriques (SIAME) a publié ses indicateurs d’activité relatif au premier semestre 2026, faisant ressortir une performance contrastée. Si le marché local affiche une nette progression, l’effondrement des exportations, conséquence directe des tensions géopolitiques au Moyen-Orient, pèse lourdement sur les revenus globaux de l’entreprise.

Au 30 juin 2026, le chiffre d’affaires total de la SIAME s’est établi à 20,011 MTND, en baisse de 11,6% par rapport au premier semestre de l’exercice précédent.

Le marché local constitue le principal moteur de croissance, enregistrant une progression de 7,2% pour atteindre 15,527 MTND. Cette performance est portée par le dynamisme du secteur privé, dont les ventes ont bondi de 39,6%, confirmant un regain d’activité sur ce segment. En revanche, les ventes à la Société Tunisienne de l’Électricité et du Gaz (Steg) ont chuté de 31,8%, un repli expliqué par le décalage du calendrier d’exécution de nouveaux marchés, dont les livraisons sont programmées au second semestre de l’exercice.

À l’inverse, les exportations ont connu une chute brutale de 45%, passant de 8,157 MTND à 4,484 MTND. Cette contre-performance est imputable à l’arrêt provisoire des expéditions vers l’Irak, le principal marché d’exportation de la société, en raison des tensions géopolitiques au Moyen-Orient. Le conflit entre l’Iran et les États-Unis a perturbé les flux commerciaux, entraînant un blocage des expéditions vers ce pays.

Malgré cette baisse d’activité, la SIAME affiche des signes de résilience et une gestion financière rigoureuse. L’endettement bancaire total s”est élevé à 18,625 MTND, en recul de 10% par rapport au 31 décembre 2025. Cette réduction reflète les actions engagées par la société pour optimiser son besoin en fonds de roulement.

Parallèlement, les investissements ont été multipliés par plus de deux, atteignant 2,017 MTND. Ces investissements se concentrent principalement sur les actifs immatériels (1,479 MTND), traduisant une stratégie d’innovation et de modernisation, tandis que les investissements matériels s’élèvent à 0,538 MTND.

La SIAME a démontré sa capacité à naviguer dans un environnement complexe, en s’appuyant sur la vigueur de son marché local pour compenser les aléas géopolitiques affectant ses exportations. La réduction significative de l’endettement et l’augmentation des investissements témoignent d’une stratégie de consolidation et de préparation de l’avenir. Le redressement des exportations reste toutefois conditionné à une résolution des tensions au Moyen-Orient, tandis que la reprise des livraisons à la Steg au second semestre pourrait soutenir la performance annuelle.

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Investissement : la Tunisie et la Turquie préparent une percée conjointe sur les marchés africains

Le Forum d’Investissement et de Coopération Tunisie-Türkiye s’est tenu du 29 au 31 juillet à Istanbul en Turquie avec la participation de Ahmed Ben Sghir, ambassadeur de Tunisie à Ankara.

L’objectif est de mettre en place plus de proximité entre les deux pays et de consolider leur coopération dans plusieurs secteurs à l’instar des énergies renouvelables, de l’aéronautique et de l’automobile.

Au total, 69 sociétés turques sont implantées en Tunisie à ce jour, pour un total d’environ 200 millions de dollars investis, un niveau en deçà de ce que les deux économies pourraient réellement construire.

Côté turc, l’objectif affiché est d’avoir un volume d’échanges à 1,6 milliard de dollars. Les exportations turques ont culminé à 273,4 milliards de dollars en 2025, dont 1,2 milliard destiné à la Tunisie. Les échanges bilatéraux ont, ainsi, évolué de 1,46 milliard de dollars en 2024 à près de 1,68 milliard un an plus tard.

Une trentaine d’opérateurs tunisiens présents

La délégation tunisienne réunissait la FIPA, la Banque Centrale de Tunisie (BCT) et une trentaine d’entreprises actives dans l’industrie, l’énergie, la technologie, le textile et la logistique. Les rencontres B2B organisées en parallèle visaient également à préparer, à terme, une percée conjointe sur des marchés africains tiers.

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SOTUMAG : la facturation électronique pour fiabiliser les marchés de gros

Le 15 août 2026 marquera une étape clé pour la Société Tunisienne des Marchés de Gros (SOTUMAG) avec la mise en place de la facturation électronique pour le marché de gros de Téboulba. Un pas de plus dans le programme national piloté par l’entreprise, sous la houlette du ministère du Commerce et du Développement des exportations, qui vise à sortir les marchés de gros de leur fonctionnement traditionnel et à digitaliser leurs échanges.

Avant Téboulba, c’est le marché de fruits et légumes de Moknine qui a servi de projet pilote. L’essai ayant tenu ses promesses, la SOTUMAG a décidé d’élargir l’expérience. D’ici le lancement officiel, une phase de préparation doit encore régler deux points : obtenir l’agrément sanitaire nécessaire et finaliser l’outil numérique qui permettra de suivre les produits à la trace.

L’objectif : traquer chaque mouvement de marchandise

Derrière cette digitalisation, une idée simple, savoir en temps réel ce qui circule sur les marchés de gros. De quoi limiter les zones d’ombre qui entourent aujourd’hui la distribution des produits agricoles et de la pêche en Tunisie, et donner aux autorités des chiffres fiables pour piloter la politique de sécurité alimentaire.

Le chantier ne s’arrête pas à Téboulba. La SOTUMAG a déjà identifié ses prochaines cibles : les marchés de Kairouan et de Gabès, où le même dispositif sera progressivement installé.

Un secteur qui devient lisible pour les investisseurs

Cette traçabilité numérique change la donne pour ceux qui veulent investir dans la logistique agricole ou la distribution : des données fiables sur les flux réduisent l’incertitude et facilitent l’évaluation des opportunités dans un secteur longtemps opaque.

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CONECT : un nouveau cadre juridique pour encourager l’investissement dans le secteur agricole

Donner enfin un cadre juridique fiable à la profession d’agriculteur : c’est ce que réclame la Confédération des Entreprises Citoyennes de Tunisie (CONECT), qui a plaidé vendredi soir pour la mise en place d’un texte fixant les droits et les devoirs afférents à cette activité.

Une meilleure protection des exploitants en découlerait directement et permettrait de les rassurer et de les encourager à poursuivre leurs efforts dans un contexte qui leur est de plus en plus hostile.

L’idée a émergé lors d’une séance de travail, au siège de la CONECT à Tunis, entre le groupement agricole de la confédération patronale et les représentants du ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche.

Alléger la fiscalité, moderniser l’équipement

Sur le volet fiscal, la CONECT demande carrément que les intrants agricoles échappent à la TVA. D’autant que les exploitants doivent être davantage incités à s’équiper en matériel moderne, un levier jugé indispensable pour tirer vers le haut les rendements du secteur.

Les propositions ne s’arrêtent pas là. Pour la filière oléicole, l’organisation réclame la rénovation des infrastructures de stockage pour garantir la qualité du produit jusqu’au bout de la chaîne.

La CONECT a demandé, sur un autre volet, l’élaboration du texte réglementaire censé encadrer maisons d’hôtes et gîtes ruraux, un dossier en stand-by depuis longtemps. À cela s’ajoutent deux autres revendications : un statut réglementaire aux fermes à vocation pédagogique et autoriser davantage l’irrigation par eaux usées traitées pour certaines cultures.

Bétail, lait, volaille : les dossiers chauds évoqués en réunion

Les discussions entre les deux parties, menées par le directeur du cabinet du ministre de l’Agriculture, le président de la CONECT, Aslan Berrajeb et Mohamed Taher Nabbi, chargé du groupement agricole au sein de la CONECT, ont balayé plusieurs urgences sectorielles : remettre à plat les filières lait et viande, relancer les programmes de sélection génétique du cheptel, mieux structurer les circuits de vente de bétail et le fonctionnement des abattoirs, endiguer les abattages clandestins et trouver des solutions aux difficultés qui pèsent sur les éleveurs de volailles.

Un cadre plus stable, un signal pour les investisseurs

Un cadre juridique clair relatif au statut de l’agriculteur et la suppression de la TVA pour les intrants reviendrait à encourager l’investissement dans l’agriculture tunisienne. Il s’agit, en effet, de deux paramètres qui pèsent directement sur le calcul de la rentabilité d’un investisseur qui se lance dans le secteur.

Le ministère a fait savoir, de son côté, qu’il comptait poursuivre les discussions et étudier ces pistes avec attention, dans la perspective de consolider le rôle de l’agriculture dans la sécurité alimentaire du pays.

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Coupures d’électricité : l’OTE écarte la piste climatique et pointe la STEG

L’Observatoire Tunisien de l’Economie (OTE) a publié dans la journée du samedi 1er août, un rapport qui remet en cause la lecture purement climatique de la récente campagne de délestages organisée par la STEG.

Le constat est clair et sans appel, de 2016 à 2020, la STEG a engagé près de 1,947 milliard de dinars dans ses stations de production. Sur la période suivante, de 2021 à 2025, ce montant est tombé à 248 millions de dinars, soit une baisse de 87 %.

Pendant que les investissements s’effondraient, la consommation électrique tunisienne, elle, poursuivait sa progression. L’OTE relève une hausse annuelle moyenne de 3,8 % entre 2021 et 2025. Un pic historique a même été enregistré le 14 août 2024, avec 4 888 mégawatts consommés en une seule journée. Résultat : une capacité de production qui recule alors même que les besoins explosent.

Selon l’OTE, plusieurs projets de production restent en suspens faute de feu vert du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Energie, qui a pourtant le dernier mot sur ce type de dossier.

L’Observatoire va encore plus loin : ces dernières années, les pouvoirs publics auraient orienté leurs efforts vers les capitaux privés et étrangers dans le renouvelable, laissant de côté le financement public des unités de production classiques.

L’érosion continue des moyens de la STEG

Pour l’OTE, réduire les délestages du mois dernier à un simple épisode de canicule reviendrait à ignorer l’essentiel. Ce que révèlent surtout ces coupures, c’est l’érosion continue, depuis 2021, des moyens de production du pays ; le fruit d’arbitrages politiques et de lenteurs administratives répétées. La vague de chaleur n’a fait, en somme, que rendre visible une fragilité déjà installée.

Un signal pour les investisseurs privés

Cette baisse de l’investissement public dans la production constitue, de ce fait, une opportunité pour les capitaux privés et étrangers dans le secteur énergétique tunisien. Les acteurs positionnés sur le solaire, l’éolien ou le stockage par batteries (BESS) évoluent ainsi dans un contexte où l’offre publique peine structurellement à suivre la demande, un paramètre à intégrer dans toute analyse d’opportunité sur le marché électrique tunisien.

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BA Glass BV lance une OPA obligatoire sur 17,43% du capital de la Sotuver

Le Conseil du Marché Financier a validé les modalités de l’Offre Publique d’Achat obligatoire lancée par la société néerlandaise B.A GLASS B.V à destination des actionnaires minoritaires de la Société Tunisienne de Verreries (Sotuver). Cette opération fait suite à l’acquisition par BA Glass BV d’un bloc de titres de 16, 205 315 actions, représentant 41,28% du capital.

L’offre, ouverte du 5 au 26 août 2026, vise le solde des actions non détenues par l’initiateur, soit 6 843 844 titres représentant 17,43% du capital, au prix de 13,390 TND par action. Ce prix a été établi conformément à la réglementation boursière, en retenant la valeur la plus élevée entre la moyenne des cours des quatre-vingt-dix derniers jours, le prix d’acquisition du bloc historique et toute autre transaction significative.

L’initiateur de l’offre a fait savoir qu’il n’envisageait, à ce stade et pour les douze prochains mois, aucune modification significative de la politique industrielle, financière ou sociale de la société visée. L’acquéreur s’est également engagé à maintenir la cotation boursière des titres Sotuver, en s’interdisant tout retrait de la cote et en promettant, le cas échéant, de redistribuer sur le marché le nombre de titres nécessaire pour rétablir un flottant d’au moins 10% du capital. Par ailleurs, le Conseil d’Administration de Sotuver, récemment renouvelé, reflète désormais cette nouvelle donne actionnariale, avec des représentants des deux principaux blocs. La société a également pris l’engagement de lancer, au cours de l’année 2026, deux appels à candidature pour pourvoir les postes d’administrateur indépendant et de représentant des actionnaires minoritaires, conformément aux exigences de bonne gouvernance.

Sur le marché, le titre reste sur une performance exceptionnelle depuis le début de l’année. Nous pensons que la majorité des minoritaires préserveraient leurs actions au vu des belles perspectives de croissance l’entreprise.

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Sans garanties, sans intérêts : le crédit sur l’honneur peut-il tenir ses promesses ?

Le décret n° 2026-148 du 23 juillet 2026, publié au Journal Officiel de la République Tunisienne (JORT), introduit un nouveau mécanisme des crédits sur l’honneur, prévu depuis la réforme des chèques de 2024 (article 412 ter du Code de commerce).

Le texte fixe trois plafonds selon le profil du bénéficiaire : 25 000 dinars pour les PME et sociétés communautaires, 10 000 dinars pour les porteurs de microprojets, 5 000 dinars pour les particuliers, remboursables sur deux ans au maximum. Fait notable : les banques n’ont pas le choix, elles doivent consacrer au moins 8 % de leurs bénéfices de l’exercice précédent à alimenter ces lignes, et statuer sur chaque dossier en dix jours ouvrables.

L’expert Mohamed Salah Ayari a d’ailleurs tenu à clarifier un point : la simple déclaration sur l’honneur ne suffit pas, un dossier reste nécessaire, et la banque conserve son droit de poursuite en cas d’impayé.

La gratuité, qui pour la payer ?

Le principal point qui pose problème concerne le taux, si ce dernier est nul pour l’emprunteur, quelqu’un doit absorber le coût. L’ancien cadre de la Banque Centrale de Tunisie, Sadok Rouai explique en ce sens que « le coût ne disparaît jamais, il change simplement de payeur ».

L’économiste Aram Belhaj redoute, de son côté, que les banques ne privilégient en pratique les dossiers qui présentent le moins de risques, ce qui viderait le dispositif de sa vocation sociale. Quant à l’enveloppe globale, qui est environ de 120 millions de dinars puisés dans les bénéfices bancaires de 2025, elle lui semble bien en deçà de ce qu’exigerait un tissu économique où les demandeurs potentiels de crédits se comptent par dizaines de milliers.

Un accès au crédit pour le petit entrepreneuriat

Pour les jeunes porteurs de projets et les micro-entreprises historiquement écartés du crédit bancaire faute de garanties suffisantes, ce mécanisme ouvre malgré tout une porte concrète vers un premier financement. Sa réussite dépendra, néanmoins, de la clarté des critères d’octroi entre banques et de l’accompagnement offert aux bénéficiaires pour transformer ce coup de pouce en activité pérenne.

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Énergies vertes: la Tunisie affine son vivier de compétences dans l’électricité et l’électronique

Un cursus de perfectionnement dédié aux nouveaux métiers verts, porté par le programme «THAMM Plus» et soutenu conjointement par Berlin et Bruxelles a été entamé cette semaine à Tunis. Au total, 275 compétences tunisiennes des secteurs de l’électricité et de l’électronique sont concernées par ce programme.

Dans un communiqué officiel, l’ambassade d’Allemagne en Tunisie a indiqué que l’objectif est de préparer les participants aux mutations du marché du travail. Au menu, des sessions de spécialisation en énergie solaire photovoltaïque, en calcul de l’empreinte carbone et en efficacité énergétique dans le bâtiment et les services, de quoi ouvrir des perspectives d’emploi aussi bien en Tunisie qu’en Allemagne.

Un montage à plusieurs partenaires

Le programme est piloté par l’Agence allemande de coopération internationale, le ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle, l’organisation suisse de coopération technique, l’Agence tunisienne de formation professionnelle, l’ANETI et la fédération tunisienne de l’électricité et de l’électronique.

«THAMM Plus» prolonge en réalité l’initiative régionale «THAMM», dédiée à la mobilité sécurisée et légale des techniciens tunisiens, marocains et égyptiens vers l’Allemagne, l’Italie et la France.

Le plus pour l’investissement

Ce type de programme met en place, en amont, un vivier de main-d’œuvre qualifiée dans le solaire et l’efficacité énergétique. Pour les investisseurs et entrepreneurs positionnés sur la transition énergétique, la disponibilité de techniciens certifiés permettra d’accélérer l’implantation de projets verts et facilitera le développement de sous-traitants locaux dans ces métiers.

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Carburants verts: la stratégie double de la Tunisie pour une filière qui s’ouvre à l’investissement

La Tunisie avance sur deux fronts pour se tailler une place dans la course aux carburants verts: d’un côté, la recherche universitaire éclaire la voie technique; de l’autre, les grands groupes internationaux mettent déjà l’argent sur la table.

Le e-kérosène, un atout de compétitivité

Le professeur Mohamed Sadok Guellouz, chercheur en génie énergétique interrogé par la TAP en marge d’un atelier à Tunis, plaide pour trois chantiers prioritaires: développer les carburants verts, moderniser le réseau électrique et rapprocher davantage laboratoires et industriels.

Il ajoute que d’après une récente étude, la Tunisie pourrait, d’ici 2050, sortir de ses usines un e-kérosène facturé un quart de moins qu’en Europe et un cinquième de moins qu’aux États-Unis, un avantage tarifaire qui pourrait faire des ports et aéroports du pays des escales de choix pour l’aviation et le transport maritime en quête de décarbonation. Autre chantier évoqué: la STEG explorerait la piste d’un barrage-réservoir à Oued El Meleh, dans le gouvernorat de Jendouba, avec une capacité annoncée de 400 à 600 MW pour stocker l’électricité renouvelable sur de longues périodes.

Trois mégaprojets tournés vers l’export

Sur le terrain, la plateforme Attaqa recense trois initiatives d’envergure. Un groupe saoudien s’est engagé sur une capacité annuelle de 600 000 tonnes d’hydrogène vert, quasi entièrement dédiée à l’export. Autre chantier de taille: celui associant TotalEnergies et l’autrichien Verbund, qui doit démarrer en 2030 avec 200 000 tonnes d’hydrogène vert par an avant de viser le million de tonnes; la facture s’annonce lourde, entre 8 milliards d’euros pour le lancement et jusqu’à 40 milliards une fois le projet à pleine puissance. Troisième pilier: l’ammoniac vert, avec une unité prévue dans la zone industrielle de Gabès.

À terme, Tunis vise l’exportation de 6,3 millions de tonnes d’hydrogène vert par an vers l’UE d’ici 2050, via un corridor transitant par l’Italie.

Un terrain accessible pour les investisseurs

Entre recherche appliquée et mégacontrats internationaux, la filière hydrogène offre un terrain encore largement accessible: électrolyse, stockage, infrastructures portuaires ou sous-traitance industrielle sont autant de niches où des acteurs tunisiens, publics comme privés, pourraient se positionner avant que le marché ne se referme.

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