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Hausse du prix de certains médicaments en Tunisie : La Pharmacie centrale explique

La récente hausse des prix de certains médicaments en Tunisie ne concerne qu’un nombre limité de produits et vise avant tout à garantir leur disponibilité sur le marché. C’est ce qu’a affirmé une source informée de la Pharmacie centrale de Tunisie (PCT), citée par Mosaïque FM.

Selon cette source, la révision tarifaire concerne uniquement quelques médicaments importés dont les prix n’avaient pas été actualisés depuis plusieurs années.

Une augmentation limitée

La même source précise que les hausses restent modestes, se limitant à « quelques dinars et même à quelques millimes » selon les spécialités concernées.

Cette révision s’explique par l’augmentation des coûts d’importation ainsi que par la hausse des prix de ces médicaments sur les marchés internationaux.

Garantir l’approvisionnement du marché

Toujours selon la Pharmacie centrale, l’objectif principal de cette mise à jour des tarifs est d’assurer la continuité de l’approvisionnement en médicaments et d’éviter toute perturbation dans la disponibilité de certains traitements.

Lire aussi : Tunisie : Hausse des prix de près de 300 médicaments

Les autorités cherchent ainsi à préserver l’équilibre entre les coûts supportés pour l’importation de ces produits et leur maintien sur le marché tunisien.

Ces précisions interviennent alors que la hausse des prix de certains médicaments suscite des interrogations parmi les consommateurs. La Pharmacie centrale insiste toutefois sur le fait que cette révision reste ciblée et ne concerne qu’un nombre restreint de médicaments importés dont les tarifs étaient restés inchangés depuis plusieurs années.

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Retour des délestages : La STEG annonce de nouvelles coupures tournantes ce lundi

Après plusieurs jours sans annoncer de coupures programmées, la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) a de nouveau averti qu’elle pourrait recourir, ce lundi 3 août 2026, au délestage électrique afin de préserver la stabilité du réseau national.

Dans un communiqué publié ce lundi, la STEG indique que, « dans le cadre de la préservation de la sécurité et de la continuité de son système électrique », des coupures tournantes pourront intervenir entre 12h00 et 17h00.

De manière intermittente et ne dépasseront pas deux heures

Ces interruptions seront appliquées de manière intermittente et ne dépasseront pas deux heures par période, en fonction de l’état du réseau électrique au moment des opérations.

Les coupures concernent plusieurs zones du pays. Parmi les régions citées figurent notamment des secteurs du Grand Tunis, de Nabeul, Sousse, Monastir, Mahdia, Sfax, Kairouan, Kasserine, Sidi Bouzid, Gafsa, Gabès, Médenine et Tataouine, selon la liste détaillée publiée par la STEG.

Ce retour des délestages marque un changement par rapport aux derniers jours. En effet, la STEG n’avait plus annoncé de coupures tournantes depuis plusieurs jours, alimentant l’espoir d’une amélioration durable de l’équilibre entre la production et la consommation d’électricité. Les autorités avaient d’ailleurs laissé entendre que la situation s’était stabilisée après le pic de consommation enregistré durant la vague de chaleur.

Forte pression sur le réseau électrique

Depuis la mi-juillet, la Tunisie a toutefois été confrontée à une forte pression sur son réseau électrique, sous l’effet de températures exceptionnellement élevées et d’une demande record liée à l’utilisation massive des climatiseurs. La STEG avait alors multiplié les appels à la sobriété énergétique et mis en place des délestages ciblés pour éviter un effondrement du réseau.

La reprise des coupures ce lundi montre que le système électrique reste sous tension, malgré une légère accalmie observée ces derniers jours, et que l’équilibre entre l’offre et la demande demeure fragile durant cette période de fortes chaleurs.

Lire aussi : Délestage : Une plateforme énergétique basée à Washington annonce la fin des coupures programmées en Tunisie

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Crise énergétique : Un expert appelle la Tunisie à ouvrir le débat sur l’énergie nucléaire

La crise énergétique que traverse la Tunisie pourrait se prolonger durant les prochaines années. C’est l’avertissement lancé par l’ingénieur et expert en énergie Fouad Ali, qui estime que les déséquilibres entre l’offre et la demande d’électricité ne constituent pas un phénomène conjoncturel mais une problématique structurelle.

Invité lundi sur Jawhara FM, l’expert a expliqué que la demande énergétique devrait connaître une nouvelle hausse importante dans les années à venir, notamment avec le développement des véhicules électriques et l’augmentation du nombre de centres de données, très consommateurs d’électricité.

Face à cette évolution, Fouad Ali estime qu’un débat national sur le recours à l’énergie nucléaire deviendra inévitable afin de garantir la sécurité énergétique du pays à long terme.

Des mesures urgentes pour améliorer la production actuelle

À court terme, l’expert propose d’agir sur deux principaux leviers pour réduire la pression sur le système électrique.

Le premier consiste à améliorer les performances du parc actuel de production d’électricité à travers des opérations d’optimisation et d’audit énergétique. Selon lui, ces interventions pourraient permettre de récupérer environ 10% de l’efficacité perdue des centrales en raison notamment des conditions climatiques, soit un gain estimé entre 100 et 200 mégawatts.

Le deuxième axe concerne la consommation. Fouad Ali recommande une révision de la politique tarifaire ainsi que la mise en place d’un système d’incitations et de sanctions afin d’orienter les comportements des consommateurs. Il appelle également au lancement de campagnes nationales de sensibilisation à travers le Fonds de transition énergétique.

Après 2011, une hausse rapide de la consommation

L’expert est revenu sur l’évolution du modèle énergétique tunisien, rappelant que la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) reposait auparavant sur une planification anticipative permettant d’assurer un équilibre entre investissements et besoins futurs.

Selon lui, la période postérieure à 2011 a été marquée par une forte progression de la consommation, notamment avec la généralisation des climatiseurs, parfois de manière non maîtrisée.

Il considère que l’année 2015 a constitué un tournant avec l’adoption de la loi sur les énergies renouvelables, qui a orienté les priorités vers le système des concessions (« lزمات ») au détriment, selon lui, des investissements dans les moyens traditionnels de production électrique.

Des retards dans les énergies renouvelables et des difficultés d’approvisionnement en gaz

Fouad Ali estime que ce changement d’orientation a été accompagné par d’importants retards dans la réalisation des projets d’énergies alternatives, en raison de problèmes de gouvernance et d’un manque de transparence.

Il évoque également l’annulation du contrat supplémentaire d’approvisionnement en gaz conclu avec l’Algérie, expliquant que ce choix reposait sur l’hypothèse d’une montée rapide des énergies propres. Cette situation aurait contraint la STEG à recourir davantage aux marchés spot du gaz, avec des difficultés d’approvisionnement.

Lire aussi : La Tunisie accélère la mise en place de son cadre sur les usages pacifiques du nucléaire

L’expert a par ailleurs souligné que les énergies renouvelables, dans leur configuration actuelle, ne peuvent pas répondre totalement aux périodes de pointe de consommation.

Selon lui, les pics de demande en Tunisie sont principalement liés au secteur résidentiel, notamment durant les heures de midi et de soirée, alors que la production solaire dépend fortement de l’ensoleillement.

À l’inverse, il estime que le secteur industriel représente moins une difficulté, la STEG ayant réussi à conclure des accords avec plusieurs industriels pour ajuster leurs niveaux de consommation.

Pour Fouad Ali, la Tunisie doit donc combiner plusieurs solutions : amélioration de l’efficacité énergétique, réforme de la consommation, accélération des investissements et réflexion sur de nouvelles sources de production pour éviter que la crise énergétique ne devienne durable.

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Tunisie : Cette municipalité mise sur les caméras mobiles contre les dépôts sauvages

La municipalité de Sousse prépare l’acquisition de caméras mobiles destinées à renforcer la surveillance de l’espace public et à lutter contre les infractions liées notamment à la propreté et aux atteintes à l’environnement. Une initiative qui pourrait ouvrir la voie à une généralisation de ce type de dispositif dans d’autres villes tunisiennes confrontées aux mêmes difficultés.

Dans un communiqué publié à l’occasion de ses interventions sur le terrain, la municipalité de Sousse a indiqué qu’elle prépare une procédure d’achat de plusieurs caméras mobiles qui seront installées dans les zones bleues ainsi que dans les « points noirs » identifiés dans la ville.

L’objectif affiché est de renforcer le contrôle et la dissuasion face aux comportements portant atteinte au cadre de vie, notamment les dépôts anarchiques de déchets, les infractions liées à la propreté urbaine et les différentes formes d’agression contre l’environnement.

Selon la municipalité, ce nouveau dispositif devra contribuer à une meilleure protection des espaces publics et faciliter l’application de la loi en permettant un suivi plus efficace des infractions constatées.

Face à la multiplication des dépôts sauvages

Le choix de Sousse intervient dans un contexte où de nombreuses municipalités tunisiennes font face à un même défi : la persistance des dépôts sauvages malgré les campagnes de nettoyage et les opérations régulières d’intervention.

Lire aussi : Sousse déclare la tolérance zéro contre les infractions environnementales

Dans plusieurs régions, les services municipaux dénoncent les difficultés à identifier les auteurs des infractions, notamment lorsque les dépôts sont effectués dans des zones isolées ou en dehors des horaires habituels de collecte.

Dans ce contexte, l’utilisation de caméras mobiles apparaît comme un outil supplémentaire permettant de surveiller les zones sensibles, d’identifier les contrevenants et de renforcer l’effet dissuasif.

Vers une généralisation à l’échelle nationale ?

L’expérience de Sousse pourrait-elle inspirer d’autres municipalités tunisiennes ? La question se pose alors que la propreté urbaine demeure une préoccupation majeure dans plusieurs villes.

La généralisation de ce dispositif pourrait permettre aux municipalités de disposer d’un outil commun de contrôle, particulièrement dans les quartiers connaissant des problèmes récurrents liés aux déchets, aux occupations anarchiques de l’espace public ou aux dégradations environnementales.

Une telle démarche nécessiterait toutefois des moyens financiers, une organisation technique adaptée et un cadre clair concernant l’utilisation des images collectées, afin de garantir le respect des règles liées à la protection des données personnelles.

Les caméras ne pourraient pas, à elles seules, régler la problématique des déchets. Elles devraient être accompagnées d’un renforcement des services de collecte, d’actions de sensibilisation auprès des citoyens et d’une application effective des sanctions.

Avec l’initiative annoncée à Sousse, la question d’un recours plus large aux outils numériques dans la gestion municipale est désormais posée : les caméras mobiles pourraient devenir un nouvel instrument dans la lutte contre les incivilités et pour la préservation des espaces publics en Tunisie.

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Crédits sur l’honneur : Les banques ouvriront les demandes dès septembre

Les banques tunisiennes devraient entamer, dans un délai de deux à trois semaines, la réception des demandes liées aux « crédits d’honneur », selon l’expert en droit bancaire Mohamed Nakhli. Ces financements, prévus par le nouveau cadre juridique adopté en 2024, doivent permettre de soutenir les particuliers, les petits entrepreneurs ainsi que certaines structures économiques sans exiger de garanties classiques.

Selon Mohamed Nakhli cité par Mosaique FM, les établissements bancaires ont déjà réservé les ressources nécessaires à ce mécanisme depuis l’entrée en vigueur de l’article 412 ter nouveau du Code de commerce, introduit dans le cadre de la réforme de 2024. Les banques finalisent actuellement les procédures internes avant le lancement effectif du dispositif.

Les premiers crédits dès septembre

L’expert estime que l’octroi des crédits devrait débuter au début du mois de septembre, après l’achèvement des derniers réglages administratifs et opérationnels. Les banques doivent notamment mettre en place les mécanismes de réception, d’étude et de suivi des dossiers.

Ces crédits reposent sur un principe différent des prêts bancaires classiques : ils sont accordés sans garanties, sans intérêts et sans commissions, avec une logique de soutien économique et social.

Qui peut bénéficier des crédits d’honneur ?

Le dispositif cible plusieurs catégories de bénéficiaires :

  • Les particuliers : des crédits à la consommation pouvant atteindre 5 000 dinars.
  • Les porteurs de petits projets : des crédits d’investissement pouvant aller jusqu’à 10 000 dinars.
  • Les petites et moyennes entreprises ainsi que les entreprises communautaires : des financements d’investissement pouvant atteindre 25 000 dinars.

L’attribution des crédits devrait se faire selon un principe de priorité, en fonction des dossiers présentés et des objectifs fixés par le dispositif.

8% des bénéfices bancaires consacrés au financement

Mohamed Nakhli rappelle que les banques ont déjà consacré une part de leurs bénéfices au financement de ces crédits. Conformément aux nouvelles dispositions, une enveloppe représentant 8% des bénéfices des banques est destinée à ce mécanisme.

Lire aussi : Crédits sur l’honneur : Tout savoir sur ces financements sans intérêts ni garanties

Cette contribution vise à garantir la disponibilité des fonds nécessaires et à assurer la pérennité du programme.

Des sanctions prévues pour les banques non conformes

L’expert a également indiqué que les banques qui ne respecteraient pas les dispositions de l’arrêté n°148 de 2026 relatif à l’octroi des crédits d’honneur s’exposeraient à des sanctions financières progressives.

Ces sanctions pourraient aller jusqu’au retrait de 10% du capital minimum réglementaire de l’établissement concerné, selon les dispositions prévues.

Les crédits d’honneur s’inscrivent dans une volonté de faciliter l’accès au financement pour des catégories souvent confrontées aux difficultés d’obtention de prêts classiques, notamment les jeunes porteurs de projets, les petites structures économiques et les initiatives locales.

Avec des montants plafonnés et une absence de garanties et de coûts financiers, ce mécanisme vise à encourager la création d’activités économiques tout en renforçant le rôle des banques dans le financement de l’économie nationale.

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Délestage : Une plateforme énergétique basée à Washington annonce la fin des coupures programmées en Tunisie

Après plusieurs semaines marquées par des coupures d’électricité programmées dans plusieurs régions du pays, la Tunisie affirme avoir tourné la page du délestage pour la période restante de l’été. Selon une source au sein du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie citée par la plateforme spécialisée Taqa, les opérations de réduction temporaire de la charge électrique « ont pris fin ».

Ces délestages avaient été instaurés durant près de trois semaines dans un contexte exceptionnel, marqué par une forte vague de chaleur et une hausse importante de la consommation électrique, notamment en raison de l’utilisation massive des climatiseurs.

Des températures plus modérées

La source ministérielle a indiqué que les prévisions météorologiques pour le reste du mois d’août tablent sur des températures plus modérées, comprises entre 32 et 38 degrés Celsius, ce qui devrait contribuer à stabiliser la demande sur le réseau national.

Parallèlement, la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) poursuit un programme de maintenance estivale ainsi qu’un suivi permanent des installations. Selon la même source, les équipes techniques interviennent « 24 heures sur 24 » pour assurer les opérations d’entretien et de réparation nécessaires.

Le rôle de l’Algérie dans la sécurisation de l’approvisionnement

La question du soutien énergétique algérien a également été évoquée. La liaison électrique entre l’Algérie et la Tunisie dispose actuellement d’une capacité d’échange d’environ 600 mégawatts, selon les accords établis entre les deux pays.

Lire aussi : Délestages en Tunisie : La fin des coupures tournantes se profile

Durant la récente période de tensions sur le réseau tunisien, Alger a maintenu son soutien, mais les capacités d’échange n’ont pas dépassé ce plafond, précise la source citée par Taqa. Une interruption temporaire de l’approvisionnement algérien avait toutefois eu lieu pendant quelques jours en raison des incendies enregistrés en Algérie, pour des raisons liées à la sécurité des infrastructures électriques.

Depuis, les échanges électriques entre les deux pays ont repris normalement.

Les énergies renouvelables progressent dans le mix électrique tunisien

Au-delà de la gestion de la crise estivale, la Tunisie connaît également une évolution progressive de son mix énergétique. Selon les données communiquées à Taqa, les énergies renouvelables auraient représenté près de 9% de la production électrique nationale durant le premier semestre 2026, contre 4,03% en 2025.

Cette progression intervient après la mise en service de plusieurs projets visant à renforcer la place du solaire et des autres sources renouvelables dans le système électrique tunisien. L’objectif affiché par les autorités est d’atteindre une part de 35% d’énergies renouvelables dans la production électrique à l’horizon 2035, puis 50% en 2050.

Malgré cette évolution, le gaz naturel reste largement dominant dans la production électrique tunisienne. Il représenterait environ 90% du mix électrique depuis le début de l’année 2026 jusqu’à fin juillet, contre près de 94,9% en 2025.

Une information issue de la plateforme énergétique Taqa

Ces informations proviennent de la plateforme « Taqa », un média spécialisé dans les questions énergétiques basé à Washington. La plateforme couvre les secteurs du pétrole, du gaz, de l’électricité et des énergies renouvelables dans le monde arabe, en s’appuyant sur des sources institutionnelles et des acteurs du secteur énergétique. Son traitement éditorial est principalement consacré au suivi des politiques énergétiques, des investissements et des évolutions des marchés de l’énergie dans la région.

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Pollution à Radès : Kaïs Saïed inspecte Oued Miliane

Le président de la République, Kaïs Saïed, a effectué dans la soirée de ce lundi une visite de terrain non annoncée à Oued Miliane, le principal cours d’eau qui se jette dans la mer de la banlieue sud de Tunis. Une descente sur le terrain qui intervient dans un contexte de critiques récurrentes concernant la dégradation environnementale du littoral, notamment à Radès et Hammam Lif.

L’information a été révélée par Malek Toumi, député au Conseil local de Hammam Lif, dans une publication sur Facebook. Selon lui, le chef de l’État s’est rendu directement sur les berges de l’oued afin de constater l’état des lieux.

Dysfonctionnements des réseaux d’assainissement

Des vidéos largement relayées sur les réseaux sociaux montrent Kaïs Saïed échangeant avec plusieurs habitants de la région. Les discussions ont porté sur les nombreux problèmes environnementaux qui affectent la zone, en particulier les dysfonctionnements des réseaux d’assainissement, les rejets d’eaux usées ainsi que l’accumulation de déchets le long des plages de Radès et des communes voisines.

Lire aussi : Après une semaine de coupures d’eau et d’électricité, Kaïs Saïed réclame des comptes

Selon une vidéo diffusée par Mosaïque FM, le président de la République a également entendu les doléances des citoyens concernant la détérioration de l’environnement et les conséquences de ces pollutions sur leur cadre de vie, tout en inspectant plusieurs points situés aux abords de l’oued.

L’un des principaux exutoires des eaux

Oued Miliane est considéré comme l’un des principaux exutoires des eaux provenant du Grand Tunis vers la Méditerranée. Depuis plusieurs années, des associations, des habitants et des élus locaux dénoncent régulièrement les pollutions qui touchent ce cours d’eau, notamment en raison des défaillances des infrastructures d’assainissement, des rejets polluants et de la présence de déchets charriés jusqu’au littoral.

Cette visite surprise s’inscrit dans la série de déplacements inopinés effectués ces derniers mois par Kaïs Saïed sur différents sites à travers le pays afin de constater directement les dysfonctionnements signalés par les citoyens et d’interpeller les responsables concernés.

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Un séisme de magnitude 5,5 en Égypte

Un séisme de magnitude comprise entre 5,3 et 5,6 selon les instituts de surveillance sismique a frappé l’Égypte dans la nuit de dimanche 2 au lundi 3 août 2026. La secousse, enregistrée vers 3 heures du matin (heure locale), avait son épicentre dans la région du golfe de Suez, au nord-est du pays.

Le tremblement de terre a été ressenti dans plusieurs gouvernorats égyptiens, notamment au Caire, à Alexandrie, à Suez et à Port-Saïd, réveillant de nombreux habitants. Les autorités ont rapidement activé leurs protocoles de surveillance et indiqué qu’aucune victime ni aucun dégât matériel majeur n’avaient été signalés dans les heures ayant suivi l’événement.

Secousses dans plusieurs pays voisins

Au-delà de l’Égypte, les secousses ont également été ressenties dans plusieurs pays voisins. Des témoignages ont notamment été rapportés en Israël, en Jordanie, au Liban, en Syrie, dans les territoires palestiniens ainsi qu’à Chypre. Certaines zones du nord-ouest de l’Arabie saoudite ont également enregistré de légères vibrations, illustrant l’étendue géographique de ce séisme modéré.

Lire aussi : Incendies en Tunisie : Après l’Italie et l’Algérie, l’Égypte propose son aide

Cette large zone de perception s’explique par la localisation de l’épicentre dans le golfe de Suez, une région située à la jonction de plusieurs plaques tectoniques actives. Bien que l’Égypte ne figure pas parmi les pays les plus exposés aux séismes destructeurs, elle enregistre régulièrement des secousses de faible ou moyenne intensité, en particulier dans les régions du Sinaï, du golfe de Suez et de la mer Rouge.

Eventuelle survenue de répliques

Les autorités égyptiennes poursuivent leurs inspections et surveillent l’éventuelle survenue de répliques, phénomène courant après un séisme de cette intensité. À ce stade, aucune alerte au tsunami n’a été émise et la situation est considérée comme sous contrôle.

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Eau minérale : Retour progressif à la normale dès la semaine prochaine

Après plusieurs semaines marquées par une pénurie d’eau minérale dans de nombreux commerces à travers la Tunisie, la situation devrait progressivement s’améliorer. Le président de la Chambre des producteurs de boissons non alcoolisées, Lassâad Mezzah, a annoncé ce dimanche 2 août 2026 un retour à un approvisionnement régulier à partir de la semaine prochaine.

Dans une déclaration accordée à la Radio nationale, il a expliqué que les difficultés d’approvisionnement étaient principalement liées à deux facteurs : la forte hausse des températures enregistrée ces dernières semaines et les coupures d’électricité ayant affecté plusieurs unités de production majeures, entraînant des interruptions temporaires de l’activité.

Selon lui, les chaînes de production reprennent progressivement leur rythme, ce qui permettra un retour graduel des bouteilles d’eau minérale sur les étals.

Une crise révélatrice des fragilités de l’été

Cette annonce intervient après une période particulièrement tendue sur le marché. Depuis plusieurs semaines, de nombreux consommateurs faisaient état de rayons vides ou de fortes difficultés à trouver certaines marques d’eau minérale, notamment dans les grandes surfaces et les commerces de proximité.

Cette pénurie est survenue dans un contexte de canicule exceptionnelle ayant entraîné une explosion de la consommation d’eau embouteillée. Parallèlement, les délestages électriques ayant touché plusieurs régions du pays ont perturbé le fonctionnement des usines de production et ralenti les cadences de fabrication.

Lire aussi : Tension sur le marché : L’eau minérale rationnée ou en rupture de stock

La combinaison de ces deux facteurs avait alimenté des achats de précaution, voire des phénomènes de stockage chez certains consommateurs, accentuant davantage les tensions sur le marché.

Les producteurs appellent à éviter le stockage

Face à cette situation, Lassâad Mezzah a appelé les citoyens à faire preuve de civisme en rationalisant leur consommation et en évitant les achats excessifs.

Selon lui, le retour de la production à un niveau normal permettra un rétablissement progressif des circuits de distribution, rendant inutile le stockage de grandes quantités d’eau minérale.

Si les conditions de production restent stables et qu’aucune nouvelle perturbation majeure ne survient, l’approvisionnement devrait ainsi retrouver son rythme habituel au cours des prochains jours.

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Après les flammes, le mont Nadhour veut renaître avec 200 000 arbres

Le mont Nadhour, à Ghar El Melh dans le gouvernorat de Bizerte, tente désormais de tourner la page après l’un des épisodes les plus marquants de dégradation de son couvert végétal. À la suite du violent incendie qui a touché cette zone naturelle, une initiative citoyenne de grande ampleur a été lancée afin de réhabiliter l’écosystème endommagé et de rendre à la montagne son paysage verdoyant.

Baptisée opération de renaissance du mont Nadhour, cette campagne prévoit la plantation de plus de 200 000 arbres le 25 octobre prochain. L’objectif affiché est de reconstruire progressivement la couverture forestière détruite par les flammes et de favoriser le retour de la biodiversité dans une région considérée comme un patrimoine naturel important.

Une vive émotion parmi les habitants de Ghar El Melh

L’incendie qui a frappé le mont Nadhour avait suscité une vive émotion parmi les habitants de Ghar El Melh et les défenseurs de l’environnement. Les flammes avaient ravagé plusieurs hectares de végétation, mettant en évidence la vulnérabilité des espaces forestiers tunisiens face aux risques liés aux incendies, particulièrement durant les périodes de fortes chaleurs et de sécheresse.

Au-delà des dégâts visibles sur le paysage, les conséquences écologiques sont multiples : destruction d’habitats naturels, disparition d’une partie de la flore locale et perturbation de l’équilibre environnemental. La régénération d’une forêt après un incendie nécessite plusieurs années d’efforts, avec des actions combinant reboisement, suivi écologique et protection des jeunes plantations.

Lire aussi : Incendies à Jebel Nadhour : Une nuit de feu à Ghar El Melh, Sidi Ali El Mekki et Rafraf

Face à cette situation, les initiateurs de la campagne appellent à une mobilisation collective impliquant les associations, les organisations de la société civile, les autorités locales et régionales, les institutions ainsi que les citoyens. La participation peut prendre plusieurs formes, allant du soutien logistique à la présence sur le terrain lors des opérations de plantation.

Multiplication des épisodes de dégradation environnementale

Cette initiative intervient dans un contexte où la Tunisie fait face à une multiplication des épisodes de dégradation environnementale. Les incendies de forêts, favorisés par les températures élevées, le manque de précipitations et certains comportements humains, représentent chaque année une menace pour les zones naturelles du pays.

Pour les porteurs du projet, l’ambition dépasse la simple plantation d’arbres. Il s’agit de transformer une catastrophe écologique en un symbole de reconstruction collective et de sensibilisation à la protection de la nature.

Le rendez-vous du 25 octobre sera ainsi présenté comme une opération citoyenne visant à écrire un nouveau chapitre pour le mont Nadhour : celui d’une renaissance verte portée par l’engagement des habitants et la responsabilité environnementale de tous.

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UGTT : Face aux difficultés du pays, l’heure serait à « l’urgence nationale »

La Tunisie traverse une phase de « grands défis » où les conditions d’un « vivre dignement » se sont fortement dégradées, selon l’Union générale tunisienne du travail (UGTT). Intervenant samedi 1er août 2026 sur les ondes de Diwan FM, Ahmed Jaziri, secrétaire général adjoint chargé du département des études et de la documentation au sein de la centrale syndicale, a alerté sur la situation économique et sociale du pays, évoquant notamment les plaintes croissantes des citoyens face à la hausse du coût de la vie.

Selon lui, cette situation a conduit le département des études et de la documentation de l’UGTT à élaborer un document intitulé « La Tunisie à la croisée des chemins… Les grands défis et les clés de sortie de crise ». Cette réflexion vise, d’après le responsable syndical, à proposer des pistes de solutions aux difficultés auxquelles le pays est confronté.

« L’Union travaille jour et nuit pour trouver des solutions aux problèmes de la Tunisie », a-t-il affirmé, appelant à une mobilisation collective de l’ensemble des acteurs nationaux.

Une « urgence nationale » et un dialogue élargi

Ahmed Jaziri a plaidé pour une réunion de toutes les parties concernées afin de réfléchir aux solutions possibles dans les différents secteurs. Il a estimé que la situation nécessite « une urgence nationale » et une « réconciliation nationale globale », basée sur un dialogue réunissant les organisations nationales et la société civile.

Pour lui, la sortie de crise ne peut passer par des décisions individuelles mais exige une approche collective. « La Tunisie a aujourd’hui besoin de ses compétences », a-t-il déclaré, appelant à rassembler les forces vives du pays.

Lire aussi : Pouvoir d’achat, services publics et dialogue social : L’UGTT interpelle le gouvernement

Le responsable syndical a également adressé son message aux autorités actuelles, qu’il accuse de refuser le dialogue avec l’UGTT et d’autres organisations. Il a estimé que les difficultés actuelles imposent une convergence des efforts entre toutes les parties.

« La Tunisie ne manque de rien »

Défendant la capacité du pays à surmonter ses difficultés, Ahmed Jaziri a affirmé que la Tunisie dispose des ressources nécessaires pour sortir de la crise. « La Tunisie ne manque de rien, chaque crise peut être résolue », a-t-il déclaré, reprenant l’expression populaire selon laquelle « l’union fait la force ».

Il a toutefois pointé du doigt les problèmes de gouvernance, l’absence de suivi et la négligence dans la gestion de certaines institutions publiques, citant notamment le cas de la Compagnie des phosphates de Gafsa comme exemple d’une situation qui s’est dégradée au fil des années.

L’UGTT répond aux accusations sur son rôle dans la crise

Réagissant aux critiques qui accusent l’UGTT d’avoir contribué aux difficultés actuelles du pays, Ahmed Jaziri a rejeté ces accusations. Il a affirmé que l’organisation syndicale avait été marginalisée durant les cinq dernières années et qu’elle avait proposé des solutions sans obtenir de réponse.

« Aujourd’hui, tout est rejeté sur l’UGTT », a-t-il regretté, estimant que la centrale syndicale demeure « une force de proposition et une force de dialogue ».

Pour lui, attribuer les problèmes du pays à l’Union générale tunisienne du travail constitue une manière de détourner l’attention des véritables causes de la crise. « Faire porter les difficultés du pays à l’UGTT est une fuite en avant », a-t-il conclu.

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Tunisie : Barrage de Raghai, le chantier de 250 millions de dinars entre dans une phase décisive

Le ministère de l’Agriculture accélère le suivi du chantier du barrage de Raghai, dans le gouvernorat de Jendouba. À l’occasion d’une visite de terrain effectuée vendredi, le chargé de la gestion de la Direction générale des barrages et des grands travaux hydrauliques a insisté sur la nécessité de redoubler d’efforts et de renforcer la coordination entre les différents intervenants afin de lever les difficultés et de garantir le respect des délais contractuels.

Cette visite s’inscrit dans le cadre du suivi des grands projets hydrauliques du pays, alors que le barrage de Raghai est considéré comme l’un des investissements les plus stratégiques de la Tunisie en matière de sécurité hydrique.

Les responsables ont inspecté l’état d’avancement de l’installation de la base-vie et des équipements logistiques indispensables au démarrage effectif des travaux. Ils ont également évalué le niveau de préparation du chantier, en présence des cadres de l’unité de réalisation du projet, des représentants de l’entreprise chinoise chargée de l’exécution des travaux ainsi que du groupement de bureaux d’études chargé du suivi et du contrôle du projet.

Examiner le rythme d’avancement

Une réunion de travail a également permis d’examiner le rythme d’avancement du chantier, de passer en revue les aspects techniques et organisationnels et d’identifier les principales difficultés susceptibles de ralentir les travaux. Les participants se sont accordés sur une série de mesures destinées à surmonter ces obstacles et à assurer le bon déroulement du projet.

Le barrage de Raghai représente un investissement estimé à près de 250 millions de dinars. Longtemps retardé par des procédures d’expropriation, le chantier a véritablement été lancé au début de l’année 2026, après la finalisation d’une grande partie des indemnisations des propriétaires concernés et l’installation de l’entreprise chinoise chargée des travaux.

Lire aussi : Barrages : Jendouba atteint le plein après des pluies exceptionnelles

L’ouvrage permettra de mobiliser environ 30 millions de mètres cubes d’eau. Cette capacité doit renforcer l’alimentation en eau potable de plusieurs localités du Nord-Ouest, notamment Ghardimaou, Jendouba, Oued Mliz et Boussalem, soit près de 100 000 habitants. Le barrage contribuera également à l’irrigation des terres agricoles, à la recharge des nappes phréatiques ainsi qu’à la réduction des risques d’inondation dans le bassin de la Medjerda.

Mobilisation des ressources en eau

Au-delà de son impact régional, le barrage de Raghai s’inscrit dans la stratégie nationale de mobilisation des ressources en eau. Face à des épisodes de sécheresse de plus en plus fréquents, la Tunisie cherche à renforcer ses capacités de stockage afin de sécuriser l’approvisionnement en eau potable et de soutenir son agriculture. Le projet figure d’ailleurs parmi les priorités retenues par le gouvernement pour accroître la résilience hydrique du pays.

Ce nouveau déplacement des responsables du ministère traduit ainsi une volonté d’éviter tout nouveau retard sur un chantier considéré comme déterminant pour l’avenir de la gestion de l’eau en Tunisie, alors que les autorités multiplient les appels à respecter strictement le calendrier de réalisation.

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Sousse déclare la tolérance zéro contre les infractions environnementales

La municipalité de Sousse hausse le ton. À la suite de la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo montrant un commerçant jetant des déchets issus de son activité à proximité de conteneurs, les autorités locales ont annoncé qu’elles appliqueraient désormais la loi « avec la plus grande fermeté » contre toute personne portant atteinte à la propreté de la ville.

Cette mise en garde intervient alors que les services municipaux ont mené, ce samedi, une vaste campagne de nettoyage dans plusieurs quartiers de la ville. Les interventions ont concerné notamment Boukhzer, Bouhsina, Oued Ghanim et la rue Abdel Salam Ennabli, où des équipes ont procédé à l’enlèvement de dépôts sauvages, au nettoyage de terrains vagues et à l’évacuation de divers déchets.

Selon la municipalité, ces opérations s’inscrivent dans le cadre d’une campagne régionale de propreté visant à améliorer le cadre de vie, préserver l’environnement et renforcer les indicateurs de propreté de la ville. Les actions ont été réalisées en coordination avec les différents services concernés.

Un commerçant identifié après une vidéo virale

Dans son communiqué, la municipalité explique que l’avertissement fait suite à une affaire largement relayée sur les réseaux sociaux. Un propriétaire d’un commerce de vente de volailles est accusé d’avoir abandonné les déchets de son activité à côté de conteneurs à ordures.

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Les services municipaux, en coordination avec les forces de sécurité, indiquent avoir rapidement identifié le suspect. Un procès-verbal a été dressé à son encontre pour la commission d’un crime environnemental, tandis que les procédures judiciaires prévues par la loi sont en cours.

« Aucune tolérance » pour les atteintes à la propreté

La municipalité affirme qu’elle ne fera preuve d’« aucune indulgence » envers les personnes reconnues responsables de dégradations de l’environnement ou d’atteintes à la propreté urbaine.

Elle précise qu’elle poursuivra, avec les services de sécurité et de contrôle, l’application stricte des dispositions légales contre les contrevenants, estimant que ces mesures sont nécessaires pour protéger la santé publique et garantir le droit des citoyens à un environnement sain.

Enfin, les autorités locales appellent les habitants à adopter un comportement citoyen et à signaler toute pratique nuisible à l’environnement, rappelant que la préservation de la propreté de la ville constitue une responsabilité collective.

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La diaspora rapporte près d’un dinar sur sept du budget de l’État

Les transferts des Tunisiens résidant à l’étranger (TRE) continuent de s’imposer comme l’un des principaux soutiens de l’économie nationale. Après avoir atteint 8,8 milliards de dinars en 2025, en hausse de 6 % sur un an, ils devraient dépasser le seuil des 9 milliards de dinars en 2026, selon les prévisions évoquées par le président de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (UTICA), Samir Majoul.

À titre de comparaison, un tel montant représente près de 14,5 % du budget de l’État prévu pour 2026, estimé à environ 62 milliards de dinars. Autrement dit, les transferts des Tunisiens de l’étranger équivalent à près d’un dinar sur sept des dépenses publiques de l’année.

Ces déclarations ont été faites à l’occasion de la conférence régionale des Tunisiens à l’étranger consacrée à la deuxième région, organisée à Tunis sous le thème « Nos compétences à l’étranger, une force motrice pour le développement national », en présence notamment du gouverneur de Tunis, Imed Boukhris, de la directrice générale chargée de la gestion de l’Office des Tunisiens à l’étranger, Naïla Bali, ainsi que d’experts et d’acteurs de la migration.

Près de deux millions de Tunisiens établis à l’étranger

Selon Samir Majoul, la communauté tunisienne à l’étranger, estimée à près de deux millions de personnes, constitue un capital humain et économique stratégique. Au-delà des transferts financiers, elle représente un réservoir de compétences, de savoir-faire et de réseaux internationaux susceptibles de renforcer l’attractivité économique du pays.

Le président de l’UTICA a ainsi plaidé pour que les transferts ne servent pas uniquement à la consommation des ménages, mais qu’une part plus importante soit orientée vers l’investissement productif, la création d’entreprises et les projets à forte valeur ajoutée.

Créer un environnement favorable à l’investissement

Pour atteindre cet objectif, Samir Majoul estime nécessaire d’améliorer le climat des affaires, de renforcer les mécanismes d’accompagnement des investisseurs et de faciliter les liens entre les entrepreneurs tunisiens établis à l’étranger et le tissu économique national.

Il considère que les transferts des expatriés demeurent un indicateur fort de leur attachement à la Tunisie, mais qu’ils pourraient générer un impact économique beaucoup plus important s’ils étaient davantage mobilisés pour financer des activités productives.

Des indicateurs économiques en amélioration

Le président de l’UTICA a également mis en avant plusieurs indicateurs jugés encourageants. Les investissements étrangers ont atteint 839 millions de dinars au cours du premier trimestre 2026, dont 825 millions sous forme d’investissements directs étrangers (IDE), le secteur industriel restant le principal bénéficiaire de ces flux.

Il a par ailleurs souligné le potentiel économique de la deuxième région, qui regroupe les gouvernorats de Tunis, Ariana, Ben Arous, La Manouba, Zaghouan et Nabeul. Le plan de développement 2026-2030 prévoit plus de 4 400 projets dans cette région pour un coût global estimé à 28,6 milliards de dinars.

Lire aussi : La Tunisie veut mieux orienter l’épargne de la diaspora vers l’investissement productif

Si les transferts des Tunisiens à l’étranger constituent déjà l’une des principales sources de devises du pays, leur poids croissant pose également la question de leur valorisation. Aujourd’hui, une grande partie de ces fonds alimente les dépenses courantes des familles ou le marché immobilier.

Pour de nombreux économistes, l’enjeu consiste désormais à transformer cette ressource en véritable moteur de croissance. Cela passe par des instruments financiers dédiés, des incitations fiscales, des procédures administratives simplifiées et un accompagnement ciblé afin d’encourager les Tunisiens de l’étranger à investir davantage dans les secteurs créateurs d’emplois.

En clôture de son intervention, Samir Majoul a appelé les entrepreneurs et les compétences tunisiennes établis à l’étranger à contribuer davantage à l’attractivité de la Tunisie, estimant qu’ils constituent les meilleurs ambassadeurs du pays auprès des investisseurs internationaux.

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Ponctualité aérienne : Tunisair parmi les compagnies les plus en retard au départ de France

La ponctualité reste l’un des principaux points faibles de Tunisair. La compagnie nationale tunisienne figure parmi les transporteurs enregistrant les plus importantes perturbations sur les vols au départ de France, selon une analyse publiée par la plateforme spécialisée Flightright à l’occasion de la période des grands départs estivaux.

Cette étude, qui porte sur les performances des compagnies opérant depuis les aéroports français, place Tunisair parmi les compagnies les plus affectées par les retards. La compagnie tunisienne se distingue notamment par une proportion élevée de vols accusant des retards importants, notamment ceux dépassant plusieurs heures.

Une situation particulièrement sensible pour Tunisair, alors que la période estivale représente un moment stratégique pour la compagnie. Les liaisons entre la France et la Tunisie concentrent une grande partie de son activité, avec un trafic important lié aux touristes et aux Tunisiens résidant à l’étranger.

Au-delà des chiffres, les retards répétés ont un impact direct sur l’image de la compagnie. Dans un secteur où les voyageurs comparent désormais facilement les performances des transporteurs, la ponctualité est devenue un critère déterminant dans le choix d’une compagnie aérienne.

Une difficulté qui s’inscrit dans un contexte structurel

Les problèmes de régularité de Tunisair ne sont pas nouveaux. Depuis plusieurs années, la compagnie fait face à des contraintes opérationnelles qui affectent son fonctionnement quotidien : disponibilité limitée de certains appareils, opérations de maintenance, gestion des rotations et difficultés organisationnelles.

Lire aussi : 1,07 milliard de dinars de pertes en un an : Tunisair et les ports parmi les plus touchés

Dans le transport aérien, un retard sur un premier vol peut rapidement provoquer un effet domino sur toute une journée d’exploitation. Lorsqu’un avion accumule du retard, les rotations suivantes peuvent être affectées, entraînant une multiplication des perturbations pour les passagers.

Cette situation intervient alors que Tunisair cherche à améliorer ses performances après plusieurs années marquées par des difficultés financières et opérationnelles.

Comment Tunisair peut-elle dépasser cette image ternie ?

Pour reconquérir la confiance des voyageurs, l’amélioration de la ponctualité devra devenir un objectif stratégique au même titre que la restructuration financière ou le renouvellement de la flotte.

La première priorité concerne la fiabilité opérationnelle. Une meilleure planification des rotations, une gestion plus efficace des équipages et une anticipation renforcée des opérations de maintenance pourraient réduire les retards en chaîne.

La flotte constitue également un enjeu majeur. Une compagnie disposant d’un nombre suffisant d’appareils disponibles bénéficie d’une plus grande marge de manœuvre pour absorber les imprévus techniques ou opérationnels. La modernisation progressive de la flotte pourrait donc contribuer directement à améliorer la régularité des vols.

La communication avec les passagers représente un autre levier important. En cas de retard, les voyageurs attendent aujourd’hui une information rapide, précise et transparente. Une politique de communication proactive pourrait limiter la frustration et améliorer la perception du service.

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Tunisie : La révolte des livreurs

Le secteur de la livraison rapide connaît une nouvelle zone de turbulences en Tunisie. Plusieurs livreurs affiliés à Glovo, leader du marché de la livraison à domicile dans le pays, ont annoncé ce samedi une grève générale, après plusieurs semaines de tensions avec l’administration de la plateforme.

Le mouvement marque une escalade dans un bras de fer qui oppose les coursiers à leur employeur numérique autour principalement des tarifs de livraison, des revenus générés et des conditions de travail.

Selon plusieurs témoignages de livreurs, la rémunération par course aurait fortement diminué ces dernières semaines. Certains affirment que plusieurs livraisons ne rapporteraient désormais que quelques millimes, rendant difficile la couverture des frais liés à l’activité, notamment le carburant, l’entretien des véhicules et les charges quotidiennes.

Les protestataires réclament notamment une révision à la hausse des tarifs de livraison ainsi qu’une amélioration de plusieurs services liés à l’utilisation de la plateforme.

Une plateforme perturbée, des commandes bloquées

Sur l’application Glovo, plusieurs utilisateurs ont constaté samedi des perturbations importantes. La plateforme affichait une situation de « forte demande » et un trafic élevé, alors que les délais de livraison devenaient très longs, voire que certaines commandes ne pouvaient pas être exécutées.

Cette situation traduit l’importance stratégique des livreurs dans le fonctionnement du modèle économique des plateformes numériques : sans leur disponibilité sur le terrain, l’application perd rapidement sa capacité opérationnelle.

Glovo dispose en Tunisie d’un système dédié aux coursiers permettant notamment le suivi des revenus, la gestion des comptes et l’accès à des services d’assistance.

Présente depuis plusieurs années sur le marché tunisien, Glovo s’est imposée comme l’un des acteurs majeurs de la livraison rapide dans le pays. La plateforme, qui met en relation consommateurs, restaurants, commerces et livreurs indépendants, a profondément transformé les habitudes d’achat en développant le concept de livraison à la demande via une application mobile.

Son réseau de coursiers constitue aujourd’hui un maillon essentiel de l’économie numérique urbaine, notamment dans les grandes villes tunisiennes, où des milliers de commandes transitent quotidiennement par son application. Cette position dominante explique l’impact immédiat de toute perturbation affectant ses livreurs, comme l’a illustré la grève annoncée ce samedi.

Au-delà des tarifs, une question sociale

Le conflit ne porte pas uniquement sur le montant des courses. Il révèle aussi une problématique plus large liée au statut des travailleurs des plateformes numériques.

En Tunisie, les revendications des livreurs se sont progressivement élargies à des questions de protection sociale, d’assurance, de sécurité professionnelle et de transparence dans la relation avec les plateformes. Des organisations syndicales ont également exprimé leur soutien aux coursiers, estimant que cette mobilisation dépasse le simple cadre salarial et pose la question des droits dans l’économie numérique.

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Une dynamique syndicale autour des livreurs a d’ailleurs commencé à émerger avec l’annonce d’un processus de création d’une structure syndicale dédiée aux travailleurs de Glovo.

Un phénomène mondial : les « riders » face aux plateformes

La mobilisation tunisienne s’inscrit dans une tendance internationale. Depuis plusieurs années, les livreurs des grandes plateformes numériques contestent un modèle basé sur la flexibilité, mais qu’ils jugent parfois précaire.

En Europe et ailleurs, des mouvements similaires ont concerné des plateformes comme Glovo, Uber Eats ou DoorDash, avec des revendications portant sur les rémunérations minimales, la transparence des algorithmes de distribution des courses et la reconnaissance d’un statut professionnel plus protecteur.

Aux États-Unis, certains livreurs de plateformes ont notamment développé des formes d’action collective consistant à refuser certaines commandes jugées insuffisamment rémunérées, afin de faire pression sur les plateformes.

Le débat dépasse désormais la question du prix d’une livraison : il concerne le fonctionnement même de l’économie dite « à la tâche », où des milliers de travailleurs dépendent d’algorithmes pour recevoir des missions et générer leurs revenus.

Quel avenir pour la livraison numérique en Tunisie ?

Le bras de fer entre les livreurs tunisiens et Glovo intervient alors que les plateformes numériques occupent une place croissante dans les habitudes de consommation. La livraison rapide est devenue un service incontournable pour de nombreux restaurants, commerces et consommateurs.

Mais la pérennité de ce modèle dépend largement de l’équilibre trouvé entre trois acteurs : les plateformes, les clients et les livreurs. Une hausse des coûts pourrait affecter les consommateurs, tandis qu’une pression excessive sur les revenus des coursiers risque d’alimenter davantage les conflits sociaux.

La grève ouverte de samedi pourrait donc constituer un tournant dans la structuration du secteur de la livraison en Tunisie, en posant une question centrale : comment encadrer un travail créé par le numérique mais exercé dans des conditions encore largement inspirées de l’économie informelle ?

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Algérie : trois jours de deuil national après la mort de 25 personnes dans un accident de bus

Le président algérien Abdelmadjid Tebboune a décrété trois jours de deuil national à partir de ce vendredi, avec mise en berne des drapeaux, après le grave accident de la circulation qui a coûté la vie à 25 personnes et fait 44 blessés dans la wilaya de Boumerdès.

Selon les premières informations, le drame s’est produit vendredi dans la zone de Berahmoun El Karma, lorsqu’un bus de transport de voyageurs s’est renversé, provoquant un lourd bilan humain. Les opérations de secours ont mobilisé les services de la Protection civile et les équipes médicales locales afin de prendre en charge les victimes.

Instauration d’un deuil national

À la suite de cet accident, le chef de l’État algérien a ordonné l’instauration d’un deuil national de trois jours, une mesure généralement décidée lors de catastrophes ayant provoqué un nombre important de victimes.

Lire aussi : Bus algérien renversé à Medjez el-Bab : Un mort et une cinquantaine de blessés

Ce nouveau drame relance les inquiétudes autour de la sécurité routière en Algérie, un pays régulièrement confronté à des accidents meurtriers impliquant notamment des véhicules de transport collectif. Les autorités ont engagé ces dernières années plusieurs campagnes de prévention et de contrôle, mais les accidents de la route continuent de faire plusieurs milliers de victimes chaque année.

Les causes toujours inconnues

Les causes exactes de l’accident de Boumerdès n’ont pas encore été officiellement déterminées. Une enquête devra établir les circonstances précises du renversement du bus et identifier d’éventuelles responsabilités.

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“Une voiture pour chaque famille tunisienne”… Le programme cale au démarrage

Le projet gouvernemental « Une voiture pour chaque famille », présenté comme un dispositif destiné à faciliter l’accès des ménages à l’automobile, se heurte à des difficultés de mise en œuvre. La ministre des Finances, Mechket Slama, l’a reconnu lors d’une séance plénière à l’Assemblée des représentants du peuple.

Selon la ministre, plusieurs obstacles concernent notamment les mécanismes de financement prévus par le texte. Elle a expliqué que l’application du programme nécessite la mise en place d’un système permettant d’enregistrer les demandes, de définir des critères de priorité et de fixer les taux de bénéfice accordés aux candidats.

Expérience du programme de la « voiture populaire »

Pour élaborer ce dispositif, le ministère des Finances entend s’inspirer de l’expérience du programme de la « voiture populaire », qui repose sur des critères d’éligibilité et un mécanisme de sélection des bénéficiaires.

Lire aussi : Voiture pour chaque famille : Le grand mirage !

« Il faut réfléchir sérieusement à une méthode d’enregistrement des bénéficiaires », a déclaré la ministre, ajoutant que son département travaille, en coordination avec le ministère du Commerce, à trouver des solutions malgré les difficultés d’application du texte.

Une mesure visant à améliorer l’accès à un véhicule

Le projet « Une voiture pour chaque famille » avait été annoncé comme une mesure visant à améliorer l’accès à un véhicule pour les familles tunisiennes, dans un contexte où le prix des automobiles neuves reste élevé et où les solutions de financement demeurent limitées. Son lancement avait suscité un vif intérêt, mais également des interrogations sur les critères d’éligibilité, les modalités de financement, les plafonds de revenus et l’impact budgétaire du dispositif.

Les déclarations de la ministre montrent que ces aspects techniques ne sont pas encore totalement finalisés, retardant ainsi l’entrée en vigueur effective du programme. Le gouvernement affirme toutefois poursuivre ses travaux afin d’aboutir à une formule opérationnelle permettant son déploiement.

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La Plaza à La Marsa : Une affaire de spoliation présumée impliquant le clan Ben Ali devant la justice

La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de justice transitionnelle auprès du tribunal de première instance de Tunis a repris l’examen du dossier relatif à l’hôtel La Plaza à La Marsa, une affaire dans laquelle l’ancien régime de Zine El Abidine Ben Ali et le clan Trabelsi sont accusés par le plaignant d’avoir facilité une opération de confiscation présumée d’un bien immobilier.

Selon le journal Assabah, qui a rapporté les derniers développements de cette affaire, la chambre a examiné le dossier en présence du plaignant Adel Ayachi, avant de décider le report de l’audience au 25 avril afin de joindre cette affaire à un autre dossier lié aux mêmes faits.

Une affaire qui remonte aux années 1980

D’après le témoignage d’Adel Ayachi, l’origine du litige remonte à 1981. Le plaignant affirme que son oncle aurait profité de l’état de santé très dégradé de son père pour lui faire signer des documents de vente concernant l’hôtel La Plaza à La Marsa ainsi que d’autres biens familiaux.

Ayachi soutient que ces transactions étaient illégales et qu’il aurait engagé plusieurs procédures judiciaires pour récupérer les biens considérés comme appartenant à sa famille. Il affirme notamment avoir obtenu des décisions favorables dans les années 1980 concernant l’annulation de certains actes de vente, sans toutefois parvenir à faire exécuter pleinement ces jugements.

Le rôle présumé du régime Ben Ali

Toujours selon le récit rapporté par Assabah, le plaignant affirme que la situation aurait changé après l’arrivée de Zine El Abidine Ben Ali au pouvoir en 1987, en raison des liens personnels qu’entretenait son oncle avec l’ancien président.

Il accuse des interventions politiques d’avoir influencé l’évolution judiciaire du dossier, notamment après des décisions rendues par la Cour de cassation dans les années 1990 favorables à son oncle.

Lire aussi : La municipalité de La Marsa ordonne l’évacuation en urgence de Kobbet el-Haoua

Ces accusations restent toutefois celles formulées par le plaignant dans le cadre de la procédure et doivent être distinguées des faits établis par une décision judiciaire définitive.

Imed Trabelsi entre dans le dossier

Le dossier prend une nouvelle dimension à partir de 2010, lorsque l’hôtel aurait été vendu à Imed Trabelsi, neveu de l’ancienne première dame Leïla Trabelsi.

Selon Adel Ayachi, cette opération aurait été réalisée sous l’influence du cercle présidentiel de l’époque. Il affirme que le prix payé, estimé à environ 1,3 million de dinars, était largement inférieur à la valeur réelle du bien, qu’il évalue à plusieurs milliards de dinars.

Imed Trabelsi, figure emblématique du clan présidentiel avant la révolution, a déjà été poursuivi dans plusieurs affaires de corruption financière. La justice tunisienne a notamment prononcé à son encontre plusieurs condamnations dans des dossiers distincts.

Un dossier inscrit dans le processus de justice transitionnelle

Après la révolution de 2011, Adel Ayachi affirme avoir présenté son dossier aux structures chargées d’examiner les abus de l’ancien régime, avant son orientation vers la justice transitionnelle.

Cette juridiction spécialisée a pour mission d’examiner les violations graves liées notamment à la corruption, à l’abus de pouvoir et aux atteintes aux droits économiques durant la période précédant la révolution.

L’affaire de l’hôtel La Plaza intervient dans un contexte plus large de traitement judiciaire des dossiers impliquant des membres de l’ancien cercle dirigeant. Plusieurs procédures ont concerné Imed Trabelsi, y compris des mécanismes de conciliation liés à la justice transitionnelle avec l’État tunisien.

À ce stade, la chambre spécialisée poursuit l’examen du dossier afin de déterminer les responsabilités éventuelles dans cette affaire complexe mêlant conflit familial, propriété immobilière et accusations d’utilisation de l’influence politique sous l’ancien régime.

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Énergie : Le pari de milliers de milliards d’euros de l’Europe, une opportunité stratégique pour la Tunisie

L’Europe prépare une transformation énergétique sans précédent. Selon une analyse publiée par Reuters, le continent mise sur un programme d’investissement de plusieurs milliers de milliards d’euros afin de réduire ses coûts énergétiques, retrouver une compétitivité industrielle face à la Chine et aux États-Unis et sortir définitivement de sa dépendance aux énergies fossiles importées.

Cette nouvelle stratégie européenne constitue un enjeu direct pour la Tunisie, partenaire économique privilégié de l’Union européenne et pays disposant d’un potentiel important dans les énergies renouvelables.

Après le choc énergétique provoqué par la guerre en Ukraine en 2022, l’Europe a constaté les limites d’un modèle reposant largement sur le gaz russe. Les prix de l’électricité européens restent aujourd’hui environ 50 % supérieurs à ceux de la Chine et deux fois plus élevés que ceux des États-Unis, selon les données citées par Reuters.

Cette situation a lourdement affecté l’industrie européenne, notamment les secteurs de la chimie, de l’acier, de l’aluminium, des engrais et du ciment. Bruxelles considère désormais l’énergie non seulement comme une question climatique, mais comme un facteur de souveraineté économique.

L’objectif européen est de devenir un « continent électrique » en augmentant fortement la part des énergies renouvelables et en développant les infrastructures nécessaires : production solaire et éolienne, réseaux électriques, batteries, véhicules électriques et électrification de l’industrie.

La Commission européenne estime que cette transition nécessitera plus de 660 milliards d’euros d’investissements annuels jusqu’en 2040. En contrepartie, elle espère réduire la facture liée aux importations d’énergies fossiles, qui a atteint plusieurs centaines de milliards d’euros par an depuis la crise de 2022.

La Tunisie face à une opportunité stratégique

Pour la Tunisie, cette accélération européenne représente une opportunité à saisir. Le pays dispose d’un avantage géographique majeur : un fort potentiel solaire, une proximité avec le marché européen et une position de passerelle entre l’Afrique du Nord et l’Europe.

Le projet Elmed constitue l’un des principaux symboles de cette nouvelle coopération énergétique. Cette interconnexion électrique entre la Tunisie et l’Italie prévoit la construction d’un câble sous-marin d’environ 200 kilomètres avec une capacité de 600 mégawatts. Il doit relier le réseau tunisien au réseau européen et faciliter les échanges d’électricité, notamment à partir des énergies renouvelables.

Lire aussi : Énergie : Sous pression, la Tunisie accélère enfin sa transition vers le solaire

Le projet est soutenu par l’Union européenne et plusieurs institutions financières internationales. L’initiative « Team Europe » prévoit notamment une mobilisation de 472,6 millions d’euros, dont 334,6 millions sous forme de subventions européennes, pour accompagner Elmed et son écosystème. Le coût global du projet est estimé autour de 850 millions à plus d’un milliard d’euros selon les estimations retenues.

Au-delà de l’interconnexion électrique, la Tunisie ambitionne également de se positionner sur le marché de l’hydrogène vert destiné à l’Europe. Plusieurs projets ont été annoncés avec des partenaires internationaux afin de produire de l’hydrogène à partir de l’énergie solaire et éolienne tunisienne.

Un défi : passer des annonces aux investissements

Mais cette opportunité impose aussi des exigences. La Tunisie doit accélérer le développement de ses capacités de production renouvelable, moderniser son réseau électrique et améliorer son cadre d’investissement.

Le pays reste confronté à une forte dépendance énergétique et à un déficit structurel. L’enjeu n’est donc pas uniquement d’exporter de l’électricité verte vers l’Europe, mais aussi de garantir sa propre sécurité énergétique et de réduire le coût de l’énergie pour ses entreprises.

La compétition régionale est également forte. Le Maroc, l’Égypte et d’autres pays méditerranéens cherchent eux aussi à attirer une partie des futurs investissements européens dans les énergies propres.

Le pari européen de mille milliards d’euros peut donc constituer une fenêtre historique pour la Tunisie. Mais pour en bénéficier, le pays devra transformer son potentiel naturel en projets industriels concrets.

Dans la nouvelle bataille mondiale de l’énergie, la question n’est plus seulement de disposer du soleil et du vent : elle est de savoir qui saura construire les infrastructures capables de les transformer en croissance économique.

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