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La facturation électronique sera progressivement généralisée dans les marchés de gros

La Société tunisienne des marchés de gros, relevant du ministère du Commerce et du Développement des exportations, poursuit la mise en œuvre du programme national de généralisation de la facturation électronique dans les marchés de gros à travers le pays.

Cette démarche s’inscrit dans le cadre de la modernisation des marchés de gros et de la numérisation des transactions commerciales. Elle vise à renforcer la transparence des échanges, améliorer le suivi des circuits de distribution des produits agricoles et des produits de la pêche, ainsi qu’à disposer de données plus précises sur les mouvements des marchandises.

Après une phase pilote réussie au marché de gros des fruits et légumes de Moknine, la société prévoit de franchir une nouvelle étape avec le lancement officiel de l’extension du dispositif au marché de gros de Teboulba, à partir du 15 août 2026.

Cette nouvelle phase portera notamment sur l’accompagnement du marché afin de finaliser les exigences techniques et organisationnelles nécessaires, parmi lesquelles la conformité sanitaire et le développement du système électronique dédié au suivi de la traçabilité des produits agricoles.

Ce projet est mené dans le cadre du programme national visant à généraliser la facturation électronique à l’ensemble des marchés de gros de la République, en coordination avec les différents ministères et structures concernées.

La Société tunisienne des marchés de gros prévoit également d’élargir progressivement l’expérience à d’autres marchés, notamment ceux à caractère national situés à Kairouan et Gabès.

À terme, cette transformation numérique devrait contribuer à améliorer la transparence des transactions commerciales, fournir des informations actualisées sur la circulation des produits, renforcer les mécanismes de contrôle et soutenir la prise de décision, notamment dans le domaine de la sécurité alimentaire.

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100 MDT : les investisseurs invités à se rapprocher des banques

Le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche a appelé les porteurs de projets d’investissement dont les dossiers ont été approuvés à prendre contact avec la Banque nationale agricole (BNA) ou la Banque tunisienne de solidarité (BTS) afin de finaliser, dans les meilleurs délais, les procédures de versement de leurs subventions.

Cette annonce intervient dans le cadre d’un programme de soutien à l’investissement doté d’une enveloppe de 100 millions de dinars (MDT) pour l’année 2026.

Dans une réponse écrite à une question du député Taher Ben Mansour à l’Assemblée des représentants du peuple, le ministère précise que les aides financières sont versées en deux tranches, conformément au décret gouvernemental n°389 de 2017. La première, représentant 40 % du montant de la subvention, est débloquée lorsque le projet atteint 40 % de son coût d’investissement. La seconde tranche, équivalente à 60 %, est versée une fois le projet entré en phase d’exploitation effective.

Le ministère explique également que les crédits sont mis à la disposition de la BNA et de la BTS par le ministère des Finances, sur la base de demandes accompagnées des pièces justificatives et des relevés nécessaires. Les établissements bancaires procèdent ensuite au décaissement des subventions après validation des dossiers, publication des décisions d’octroi des avantages et émission des ordres de paiement.

Concernant la répartition de l’enveloppe budgétaire, 80 millions de dinars sont destinés au secteur de la production agricole, 12,3 millions de dinars à la pêche et à l’aquaculture, tandis que 7,7 millions de dinars sont consacrés au secteur de l’eau.

Les dossiers sont instruits par les services compétents du ministère et par l’Agence de promotion des investissements agricoles, avant d’être soumis aux commissions chargées de statuer sur l’attribution des aides.

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La STEG annonce un risque de délestage entre midi et 17h

La Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) a annoncé qu’elle pourrait recourir à des coupures tournantes d’électricité ce lundi 3 août 2026, entre 12h00 et 17h00.

Selon la STEG, ces interruptions interviendraient par intermittence et ne dépasseraient pas deux heures par tranche.

Les régions susceptibles d’être concernées sont le Grand Tunis, le Nord, le Nord-Ouest, le Centre, Sfax, le Sud et le Sud-Ouest.

La STEG a également précisé que le rétablissement de l’alimentation électrique s’effectuera sans préavis. Elle appelle ainsi les citoyens, les entreprises et les établissements concernés à prendre les précautions nécessaires afin de limiter les éventuels désagréments liés à ces interruptions.

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La BCT appelle à une coordination des politiques pour protéger la stabilité des prix

Le Conseil d’administration de la Banque centrale de Tunisie (BCT) estime que les perspectives d’évolution de l’inflation restent entourées de risques haussiers, appelant à poursuivre les efforts visant à consolider la tendance baissière de la hausse des prix au cours des prochains mois.

Dans un communiqué publié à l’issue de sa dernière réunion, la BCT a souligné que la préservation durable de la stabilité des prix ne relève pas uniquement de la politique monétaire. Elle nécessite également une contribution coordonnée et complémentaire des différentes politiques économiques.

L’institution monétaire a insisté sur la nécessité de maintenir une évolution de la liquidité, des dépenses publiques et de la demande intérieure en adéquation avec les capacités productives de l’économie nationale, tout en veillant à préserver les équilibres extérieurs.

Cette vigilance intervient alors que l’inflation en Tunisie poursuit progressivement son ralentissement. Elle s’est établie à 5,3 % en juin dernier, selon les dernières données disponibles.

Lors de sa réunion du 29 juillet 2026, le Conseil d’administration de la BCT a décidé de maintenir inchangé le taux d’intérêt directeur à 7 %, confirmant ainsi une orientation prudente face aux incertitudes entourant l’évolution future des prix.

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TMM : cinq mois de stabilité à 6,99 %

Le taux moyen du marché monétaire (TMM) s’est maintenu à 6,99 % durant le mois de juillet 2026, selon les dernières données publiées par la Banque centrale de Tunisie (BCT). Il s’agit du cinquième mois consécutif où cet indicateur demeure inchangé, traduisant une stabilité des conditions de financement sur le marché monétaire.

Cette stabilité s’inscrit dans une tendance de baisse progressive observée au cours des dernières années. En glissement annuel, le TMM est passé de 8 % en juillet 2023 à 7,97 % en juillet 2024, puis à 7,5 % en juillet 2025, avant de s’établir à 6,99 % cette année.

Le TMM avait atteint un pic de 8,05 % en mars 2023, à la suite du resserrement de la politique monétaire engagé par la Banque centrale afin de contenir les tensions inflationnistes. Depuis, l’indicateur suit une trajectoire baissière, reflétant l’évolution de la politique monétaire de l’institut d’émission.

Étroitement lié au taux directeur de la BCT, actuellement fixé à 7 %, le TMM constitue un indicateur de référence du coût des liquidités entre les banques. Son évolution influence directement les conditions de financement de l’économie, notamment les taux appliqués aux crédits accordés aux ménages et aux entreprises.

Le maintien du TMM à son niveau actuel témoigne ainsi de la poursuite d’une politique monétaire prudente, dans un contexte où la Banque centrale privilégie la stabilité des prix et des équilibres financiers, tout en surveillant l’évolution de l’inflation et de l’activité économique.

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La diaspora tunisienne franchit les 8,8 milliards de dinars de transferts en 2025

Les transferts des Tunisiens résidant à l’étranger (TRE) ont atteint 8,8 milliards de dinars en 2025, en hausse de 6 % par rapport à 2024. Ce montant devrait dépasser 9 milliards de dinars en 2026, selon le président de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (UTICA), Samir Majoul, qui plaide pour une meilleure orientation de ces ressources en provenance de la diaspora tunisienne vers l’investissement productif et le développement économique.

S’exprimant lors de la conférence régionale des Tunisiens à l’étranger consacrée à la deuxième région, organisée mercredi à Tunis sur le thème « Nos talents à l’étranger, moteur du développement national », Samir Majoul a souligné que la diaspora tunisienne, forte d’environ deux millions de personnes, constitue un important levier humain et économique pour le pays.

Il souligne que les compétences, l’expertise et les réseaux de la communauté tunisienne à l’étranger doivent être davantage mobilisés afin de générer des investissements à forte valeur ajoutée, capables de soutenir la création de richesses et d’améliorer la compétitivité de l’économie nationale.

Le président de l’UTICA a également estimé que, si les transferts financiers demeurent une ressource essentielle pour l’économie tunisienne et témoignent de l’attachement des Tunisiens de l’étranger à leur pays, ils devraient aussi servir de levier pour stimuler l’investissement productif. Cela passe, estime-t-il, par un climat des affaires plus favorable, des mécanismes d’accompagnement plus efficaces et un meilleur rapprochement entre les investisseurs de la diaspora et le tissu économique national.

Par ailleurs, Samir Majoul a mis en avant l’amélioration de plusieurs indicateurs économiques. Il a indiqué que les investissements étrangers enregistrés en Tunisie au premier trimestre 2026 se sont élevés à 839 millions de dinars, dont 825 millions de dinars d’investissements directs étrangers (IDE), le secteur industriel demeurant le principal pôle d’attraction.

Il a également rappelé que la deuxième région, regroupant les gouvernorats de Tunis, de l’Ariana, de Ben Arous, de La Manouba, de Zaghouan et de Nabeul, figure parmi les principaux pôles économiques du pays. Le Plan de développement 2026-2030 y prévoit plus de 4 400 projets, pour un investissement global de 28,6 milliards de dinars, offrant d’importantes perspectives aux investisseurs et aux porteurs de projets.

En conclusion, Samir Majoul a appelé les entrepreneurs et les compétences tunisiennes établis à l’étranger à contribuer davantage à la dynamique d’investissement et au renforcement de l’attractivité de la Tunisie. Il les a qualifiés de « meilleurs ambassadeurs » du pays, capables d’attirer des investisseurs étrangers et de participer activement à une croissance durable.

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STEG : 40 % des climatiseurs en Tunisie non conformes et énergivores

La forte progression de l’usage de la climatisation résidentielle constitue désormais l’un des principaux facteurs de tension sur le système électrique tunisien. Maha Alaya, responsable au sein du département stratégie et planification stratégique de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG), estime que près de 40 % des climatiseurs acquis par les consommateurs tunisiens ne répondent pas aux normes d’efficacité énergétique. Ce qui entraîne une consommation excessive d’électricité et accentue la pression sur le réseau national.

Intervenant lors du séminaire intitulé « Facing the Energy Crisis: Empowering Tunisian Households to Embrace Solar Energy », organisé le 28 juillet 2026 avec le soutien de la Fondation Friedrich Naumann Tunisie, Maha Alaya a dressé un état des lieux des défis énergétiques auxquels la Tunisie est confrontée. Et ce, dans un contexte marqué par une hausse continue de la demande électrique et des épisodes de forte chaleur.

Elle a expliqué que la consommation d’électricité n’a cessé d’augmenter au cours des dernières années, atteignant des niveaux particulièrement élevés depuis 2024. Cette dynamique s’est encore renforcée en 2025 et 2026, notamment sous l’effet de la hausse des températures et du recours massif à la climatisation.

A cet égard, elle noté que la dernière période estivale a illustré cette pression croissante sur le système électrique, avec des niveaux de consommation ayant parfois dépassé les capacités de production nationale, y compris les volumes importés depuis l’Algérie.

Maha Alaya, responsable au sein du département de la stratégie et de la planification stratégique de la STEG

La climatisation résidentielle, principal moteur de la hausse de la demande

Ainsi, Maha Alaya précise que cette augmentation ne s’explique pas principalement par une progression de l’activité industrielle ou par une accélération économique, mais essentiellement par l’explosion de la climatisation dans les ménages.

Elle a indiqué que le parc national de climatiseurs a atteint environ 2,794 millions d’appareils en 2024, générant une consommation estimée à 2 016,8 GWh. Une évolution qui pèse fortement sur la courbe de charge électrique, particulièrement durant les périodes de pointe estivales.

Les études menées par la STEGSTEG montrent également une transformation des habitudes des ménages. Alors qu’auparavant l’analyse portait principalement sur le premier ou le deuxième climatiseur installé dans un logement, les données récentes révèlent une progression importante du nombre de foyers équipés de trois voire quatre appareils.

Cette tendance s’est accentuée après les épisodes de canicule enregistrés en 2024, poussant de nombreux Tunisiens à installer davantage de climatiseurs, notamment dans les chambres et les cuisines.

Selon la responsable de la STEG, l’écart entre les périodes creuses et les pics de consommation atteint désormais près de 2 500 MW. Ce qui nécessite une évolution des comportements des consommateurs afin de mieux maîtriser la demande et réduire la pression sur le réseau.

L’efficacité énergétique au cœur de l’équation

Au-delà du nombre croissant de climatiseurs, Maha Alaya a insisté sur la question de leur performance énergétique. Le choix d’équipements moins efficaces représente, souligne-t-elle, un facteur aggravant pour le système électrique tunisien.

Elle a souligné que l’acquisition de climatiseurs de classe énergétique élevée, notamment ceux de catégorie A, demeure encore insuffisamment répandue auprès des consommateurs. Les appareils non conformes consomment davantage d’électricité et contribuent directement à la dégradation de la performance énergétique globale.

Cette problématique intervient alors que la Tunisie s’est fixé des objectifs ambitieux en matière de transition énergétique. Avec notamment l’objectif d’atteindre la neutralité carbone à l’horizon 2050, une part de 50 % d’énergies renouvelables dans le mix énergétique en 2035 et une réduction significative des émissions de gaz à effet de serre.

Le stockage et les énergies renouvelables, nouveaux piliers du système électrique

Face à l’augmentation continue de la demande, la STEG mise sur le développement des énergies renouvelables, mais aussi sur les solutions de stockage capables d’assurer davantage de flexibilité au réseau.

Maha Alaya a cité plusieurs projets structurants, notamment l’interconnexion électrique entre la Tunisie et l’Italie d’une capacité de 600 MW, la centrale à cycle combiné de Skhira de 650 MW, ainsi que des projets photovoltaïques associés à des systèmes de stockage.

Parmi ces initiatives figure également la future station de transfert d’énergie par pompage à Tabarka, d’une capacité comprise entre 400 et 600 MW, qui permettra de stocker l’énergie durant les périodes de faible demande afin de la mobiliser lors des pics de consommation. Ce projet devrait contribuer à réduire les émissions de CO₂ à hauteur d’environ 25 000 tonnes par an.

Vers un réseau électrique plus intelligent

La responsable de la STEG a également mis en avant le rôle de la modernisation du réseau électrique à travers le déploiement des technologies « Smart Grid ».

À fin 2026, environ 80 000 compteurs intelligents basse tension et près de 25 000 compteurs moyenne tension ont déjà été installés. Ces équipements doivent permettre d’améliorer la gestion de la consommation, de réduire les pertes sur le réseau, d’optimiser la distribution et de faciliter l’intégration des énergies renouvelables.

Pae ailleurs, Maha Alaya assure que la transition énergétique tunisienne est entrée dans une nouvelle phase, où le stockage devient un élément central, aussi bien pour les installations industrielles que pour les solutions résidentielles.

Dans ce cadre, la STEG a récemment élaboré un guide consacré au stockage résidentiel, destiné à accompagner les consommateurs dans l’adoption de nouvelles solutions énergétiques. Une évolution qui pourrait renforcer l’autonomie énergétique des ménages. Tout en contribuant à alléger la pression exercée sur le réseau national durant les périodes de forte demande.

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Prosol Économique : la STEG ouvre le solaire à 65 000 familles avec des crédits sur 10 ans

À l’heure où la Tunisie cherche à renforcer sa résilience énergétique et à accélérer sa transition vers des sources d’énergie plus durables, le photovoltaïque résidentiel apparaît comme un levier stratégique. C’est dans cette perspective que le programme Prosol Économique a été présenté lors du séminaire intitulé « Facing the Energy Crisis : Empowering Tunisian Households to Embrace Solar Energy », organisé mardi 28 juillet 2026 avec le soutien de la Fondation Friedrich Naumann Tunisie.

Réunissant experts, acteurs institutionnels et professionnels du secteur, cette rencontre a permis de mettre en lumière les mécanismes destinés à faciliter l’accès des ménages tunisiens à l’énergie solaire, notamment à travers les dispositifs d’accompagnement financier. Intervenant lors de ce séminaire, Hend Ennaifer, directrice commerciale et marketing de la STEG, a détaillé l’évolution du programme Prosol et l’émergence d’une nouvelle formule destinée à toucher une catégorie plus large de consommateurs : Prosol Économique.

Lancé en 2024, ce mécanisme vise les ménages dont la consommation électrique annuelle se situe entre 1 200 et 1 800 kWh. Selon la responsable de la STEG, le dispositif représente un potentiel d’environ 65 000 ménages, avec pour objectif de rendre le photovoltaïque accessible à des foyers qui ne pouvaient pas nécessairement intégrer les premières générations du programme.

Contrairement à une simple aide à l’équipement, Prosol Économique repose sur un écosystème associant plusieurs acteurs, notamment la STEG, les institutions financières et les installateurs. Le principe repose sur un financement par crédit, dont le remboursement est directement intégré à la facture d’électricité de la STEG, permettant ainsi de réduire la contrainte liée au coût initial de l’installation.

Le dispositif prévoit également des conditions financières incitatives, avec des crédits bénéficiant de taux bonifiés à 3 %, grâce au soutien du Fonds de transition énergétique et de la Nama Facility. La durée de remboursement est fixée à 10 ans, afin d’adapter l’investissement aux capacités financières des ménages ciblés.

Pour Hend Ennaifer, le développement du photovoltaïque résidentiel dépasse la seule dimension technologique. Il constitue désormais un choix stratégique visant à construire une transition énergétique plus inclusive, en donnant aux citoyens la possibilité d’accéder à une énergie propre, durable et plus abordable.

Cette ambition s’inscrit dans une approche plus large de justice énergétique. Selon la responsable de la STEG, l’objectif est de ne pas limiter la transition aux ménages disposant déjà des moyens financiers nécessaires, mais d’élargir progressivement le nombre de bénéficiaires grâce à des mécanismes adaptés aux différentes catégories de consommateurs.

Toutefois, plusieurs défis restent à relever pour accélérer la diffusion du solaire résidentiel. Les acteurs du secteur soulignent notamment la nécessité de simplifier davantage les procédures administratives et de réduire les délais de traitement des dossiers afin de renforcer la confiance des citoyens et d’accélérer le rythme des installations.

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L’APIA valide 6,7 MDT d’investissements agricoles

La Commission d’octroi des avantages relevant de l’Agence de promotion des investissements agricoles (APIA) a approuvé, lors de sa septième réunion au titre de l’année 2026, trois opérations d’investissement dans les secteurs agricole et de la pêche maritime pour un montant global de 6,7 millions de dinars (MDT).

Réunie jeudi 30 juillet 2026 sous la présidence de la directrice générale de l’APIA, Inji Doggui Hanini, la commission a validé des projets portant sur la création, l’extension et le renouvellement d’activités agricoles dans les gouvernorats de La Manouba, Béja et Gabès.

Par ailleurs, trois prêts fonciers ont été accordés au profit de jeunes promoteurs agricoles afin de leur permettre d’acquérir des terres destinées à la réalisation de projets agricoles. Ces terrains couvrent une superficie totale de 27,3 hectares répartis entre les gouvernorats de Kasserine, du Kef et de Tataouine, pour une valeur globale estimée à 410 mille dinars.

Ces décisions s’inscrivent dans le cadre du programme de la Commission d’octroi des avantages pour l’année 2026, visant à soutenir l’investissement agricole, encourager la création de projets et renforcer l’accompagnement des investisseurs, notamment les jeunes promoteurs.

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UGTT : une croissance de moins de 4 % freine l’emploi et décourage les investisseurs

Le département des études et de la documentation de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) estime que la Tunisie dispose toujours d’importants atouts pour renouer avec une croissance durable. Dans un document intitulé « La Tunisie à la croisée des chemins : les grands défis et les clés pour sortir de la crise », il souligne toutefois que ces potentialités ne pourront être valorisées qu’à travers une volonté politique de réforme, un dialogue national responsable et une vision économique de long terme.

Selon cette analyse, le pays bénéficie notamment d’une position géographique stratégique, de ressources humaines qualifiées, d’infrastructures jugées acceptables ainsi que d’une ouverture privilégiée sur les marchés européens et africains. Pour l’UGTT, ces avantages doivent être transformés en leviers de croissance fondés sur la confiance, l’investissement et la productivité, dans le respect des libertés publiques, des droits économiques et des droits sociaux.

Une économie confrontée à des défis structurels

Le document estime que l’économie tunisienne traverse « sa période la plus complexe de la dernière décennie ». Les difficultés ne sont plus conjoncturelles, mais structurelles, touchant les fondements mêmes du modèle économique national.

Parmi les principales préoccupations figurent la dégradation des finances publiques, la faiblesse de la croissance, les tensions inflationnistes, le recul de l’investissement ainsi que les défis énergétiques.

L’UGTT souligne notamment que la dette publique dépasse désormais 82 % du produit intérieur brut (PIB), tandis que le déficit budgétaire demeure élevé. Le service de la dette absorbe une part croissante des ressources de l’État, alors que les négociations au point mort avec le Fonds monétaire international limitent l’accès à des financements extérieurs concessionnels et renforcent le recours à l’endettement intérieur, au détriment de la liquidité et de l’investissement privé.

Une dépendance énergétique croissante

Le département des études met particulièrement en garde contre l’évolution du secteur énergétique. Selon lui, la Tunisie est progressivement passée d’un pays relativement autosuffisant sur le plan énergétique à une économie de plus en plus dépendante des importations de gaz et de pétrole.

Cette évolution accroît l’exposition du pays à la volatilité des prix internationaux de l’énergie, détériore davantage la balance commerciale et exerce une pression croissante sur les réserves en devises.

Le document souligne également que la demande nationale d’électricité continue d’augmenter, alors que les réseaux et les infrastructures de production nécessitent d’importants investissements de modernisation et d’extension. Il regrette par ailleurs que le rythme de développement des projets d’énergies renouvelables reste en deçà des objectifs fixés.

Croissance, investissement et emploi sous pression

L’UGTT rappelle qu’une croissance économique inférieure à 3 à 4 % par an ne permet ni d’absorber les nouveaux arrivants sur le marché du travail ni de réduire durablement le chômage et les inégalités sociales.

Le document pointe également la persistance des pressions inflationnistes, le recul de l’investissement privé, la baisse de la confiance des investisseurs ainsi que la fuite des compétences. À ces difficultés s’ajoutent les défis liés à la sécurité hydrique et au changement climatique, qui constituent désormais des freins majeurs au développement économique.

Miser sur l’investissement productif et le dialogue social

Pour sortir durablement de cette situation, le département des études appelle à dépasser la logique de gestion des crises au quotidien. Il recommande de privilégier l’investissement productif, le développement de l’économie numérique, les énergies renouvelables et les industries à forte valeur ajoutée.

L’organisation plaide également pour un rapprochement entre l’université et le tissu économique, un soutien renforcé à l’innovation et aux start-up, ainsi qu’une réforme fiscale destinée à élargir l’assiette de l’impôt et à réduire le poids de l’économie informelle.

Enfin, le document insiste sur le rôle central du dialogue social. Selon l’UGTT, les grandes réformes – notamment celles relatives au système de compensation, aux entreprises publiques ou encore à la fiscalité – ne pourront aboutir sans un large consensus réunissant le gouvernement, l’UGTT, l’organisation patronale et les composantes de la société civile.

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L’Allemagne et l’UE forment 275 Tunisiens aux métiers de la transition énergétique

L’Allemagne et l’Union européenne lancent un nouveau programme de formation destiné à renforcer les compétences des professionnels tunisiens dans les secteurs de l’électricité et de l’électronique. Et ce, afin de répondre aux besoins croissants de la transition écologique et des marchés de l’emploi.

Dans le cadre de l’initiative THAMM Plus, 275 professionnels tunisiens bénéficieront d’un parcours de formation spécialisée leur permettant d’acquérir des compétences avancées dans plusieurs domaines liés à l’économie verte. Les modules porteront notamment sur les systèmes photovoltaïques, le calcul de l’empreinte carbone ainsi que l’amélioration de l’efficacité énergétique dans les secteurs du bâtiment et des services.

Selon l’Ambassade d’Allemagne à Tunis, cette initiative vise à préparer les bénéficiaires aux évolutions du marché du travail, en les dotant des compétences recherchées dans le cadre de la transition vers une économie plus durable. Le programme entend ainsi renforcer leur employabilité, aussi bien en Tunisie qu’en Allemagne.

Le projet THAMM Plus est mis en œuvre par la GIZ Tunisie (Agence allemande de coopération internationale) en partenariat avec le ministère tunisien de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Swisscontact, l’Agence tunisienne de la formation professionnelle (ATFP), l’Agence nationale pour l’emploi et le travail indépendant (ANETI) ainsi que la Fédération nationale de l’électricité et de l’électronique (FEDELEC).

À travers cette initiative, les partenaires ambitionnent de soutenir le développement des compétences dans des métiers d’avenir, en accompagnant la montée en puissance des filières liées à la transition énergétique et à la décarbonation de l’économie. Le programme s’inscrit également dans une dynamique de coopération entre la Tunisie et ses partenaires européens pour favoriser l’adaptation de la main-d’œuvre aux nouveaux défis environnementaux et économiques.

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Une voiture pour chaque famille : le gouvernement cherche la formule de financement

La ministre des Finances, Mechket Salama Khaldi, a indiqué que le travail se poursuit pour préparer la plateforme numérique dédiée aux diplômés de l’enseignement supérieur sans emploi. Tout en affirmant que l’État reste dans l’obligation de respecter ses engagements dans ce domaine.

Lors d’une séance plénière au Parlement tenue dans la soirée du mercredi 29 juillet, la ministre a précisé que les dispositions de la loi de finances pour l’année 2026 sont entrées en vigueur dès sa promulgation par le président de la République et sa publication au Journal officiel.

Elle a toutefois souligné que la mise en œuvre de certains articles nécessite encore la finalisation des textes d’application et des procédures réglementaires nécessaires.

Concernant l’avantage fiscal supplémentaire prévu en faveur des retraités par l’article 56 de la loi de finances, Mechket Salama Khaldi a indiqué que cette mesure entrera en vigueur à partir du 1er janvier 2027, conformément aux dispositions de la loi.

Par ailleurs, la ministre a fait savoir que les ministères concernés ont commencé à publier les décisions d’ouverture des concours de recrutement prévus dans la loi de finances, notamment les ministères des Finances, des Domaines de l’État et des Affaires sociales.

Programme « Une voiture pour chaque famille » : des modalités encore à définir

S’agissant du programme « une voiture pour chaque famille », la ministre a reconnu l’existence d’un certain nombre de difficultés d’application, notamment celles liées aux mécanismes de financement.

Lire aussi – Voiture pour chaque famille : une promesse qui roule ou un mirage?

Elle a précisé que la mise en place du programme nécessite la création d’un système permettant l’enregistrement des demandes, la définition des priorités…, en s’inspirant notamment de l’expérience du programme de la voiture populaire.

Au-delà des annonces, plusieurs dispositifs prévus par la loi de finances demeurent tributaires de textes d’application ou de mécanismes techniques encore en cours d’élaboration. Le programme « Une voiture pour chaque famille » en est l’illustration. Ainsi, si son principe est acté, ses modalités de financement, ses critères d’éligibilité et son dispositif de gestion restent à définir. Une situation qui rappelle le proverbe tunisien selon lequel « on prépare les tapis avant de construire la mosquée », tant les outils de mise en œuvre semblent encore en préparation.

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La Tunisie et l’Italie renforcent leur coopération dans les transports

La Tunisie et l’Italie ont signé, mercredi, un accord-cadre de coopération dans les domaines des transports et de la logistique.

Cette signature intervient au lendemain de la réunion bilatérale entre le ministre tunisien des Transports, Rachid Amri, et le vice-ministre italien des Infrastructures et des Transports, Edoardo Rixi.

A cet égard, un communiqué publié sur la page officielle Facebook du ministère des Transports indique que cet accord vise à établir un cadre global définissant une stratégie commune pour le développement de la coopération bilatérale entre la Tunisie et l’Italie dans les domaines des transports et de la logistique.

En outre, la même source révèle que cette coopération a pour objectif de servir les intérêts des deux peuples amis.

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Canicule, nuits tropicales, explosion de la climatisation : l’été 2026 hors norme en Tunisie

L’été 2026 pourrait marquer un tournant dans la manière dont la Tunisie appréhende les effets du changement climatique sur son système énergétique. Entre la multiplication des vagues de chaleur, la hausse spectaculaire de la demande en climatisation et la pression croissante sur le réseau électrique, le pays fait face à des défis qui pourraient devenir récurrents dans les prochaines années.

Dans une déclaration accordée à L’Économiste Maghrébin, en marge du séminaire intitulé « Facing the Energy Crisis: Empowering Tunisian Households to Embrace Solar Energy », organisé avec le soutien de la Fondation Friedrich Naumann Tunisie, l’ingénieur en environnement et spécialiste en énergie Hamdi Hached revient sur les facteurs qui expliquent cette situation exceptionnelle et appelle à accélérer l’adaptation des infrastructures.

Cette rencontre, qui a réuni des experts, des acteurs institutionnels et des professionnels du secteur énergétique, a notamment porté sur les défis actuels liés à la crise énergétique et sur le rôle du photovoltaïque résidentiel comme levier de résilience et de transition énergétique.

Hamdi Hached note que l’année 2026 constitue une rupture dans l’évolution des phénomènes climatiques extrêmes. « En 2026, nous avons connu une situation exceptionnelle à l’échelle mondiale. Près de 62 % des surfaces terrestres ont été touchées par des vagues de chaleur, avec des températures largement supérieures aux normales saisonnières », explique-t-il à L’Économiste Maghrébin.

Cette tendance s’est également manifestée dans la région méditerranéenne et en Europe, où plusieurs épisodes caniculaires se sont succédé sur une période particulièrement courte. « En seulement 40 jours, nous avons enregistré au moins quatre vagues de chaleur importantes, avec des durées relativement longues », précise l’expert.

Au-delà de l’intensité des températures, Hamdi Hached insiste sur un changement majeur dans le calendrier d’apparition de ces phénomènes. « Les vagues de chaleur étaient auparavant principalement associées à l’été. Aujourd’hui, nous observons des épisodes de forte chaleur dès le mois de mai », souligne-t-il.

Une demande électrique dopée par l’explosion de la climatisation

Pour l’ingénieur, la situation énergétique observée en Tunisie durant l’été 2026 n’est pas une surprise totale. Elle résulte d’une accumulation de facteurs climatiques et structurels qui avaient déjà été identifiés depuis plusieurs années.

« Nous avions été alertés depuis 2013-2014 sur le risque d’atteindre une telle situation. La transition énergétique et la nécessité d’investir dans les infrastructures étaient déjà au centre des discussions », rappelle-t-il.

Parmi les phénomènes les plus préoccupants figure celui des « nuits tropicales », caractérisées par une faible diminution des températures durant la nuit. Cette absence de rafraîchissement naturel empêche les bâtiments de retrouver des températures plus supportables et accentue le recours aux équipements de climatisation.

« Normalement, la température doit diminuer pendant la nuit. Mais nous avons connu des nuits où elle est restée autour de 34, 35 voire 36 degrés dans certaines régions, avec des pointes proches de 38 degrés. Le nombre de nuits tropicales prolongées a fortement augmenté », explique Hamdi Hached.

Cette situation a eu un effet direct sur la consommation électrique. Lorsque les températures restent élevées en continu, les climatiseurs fonctionnent plus longtemps et sollicitent davantage le réseau. « Lorsque la chaleur persiste jour et nuit, la consommation des climatiseurs augmente fortement. Cela a provoqué une hausse brutale de la demande électrique », affirme-t-il.

En outre, l’expert souligne que cette demande supplémentaire a entraîné une augmentation significative de la puissance appelée sur le réseau national. « Nous sommes passés d’une capacité de pointe autour de 5 000 mégawatts à une demande supérieure, avec près de 1 000 mégawatts supplémentaires liés essentiellement aux climatiseurs », détaille-t-il.

Un phénomène qui pourrait se reproduire

Ainsi, Hamdi Hached affirme que l’épisode vécu durant l’été 2026 doit être considéré comme un signal d’alerte. Rien ne permet d’affirmer que ces conditions climatiques resteront exceptionnelles.

« Nous n’avons aucune garantie que ce phénomène ne se reproduira pas. Nous n’avons jamais atteint auparavant ce niveau de chaleur », avertit-il.

Cette évolution intervient dans un contexte où le nombre d’équipements de climatisation installés dans les foyers tunisiens continue d’augmenter. « Aujourd’hui, nous comptons environ 2,8 millions de climatiseurs et ce chiffre continue de progresser. Avec la multiplication des épisodes de chaleur, la demande de refroidissement va continuer à augmenter », estime-t-il.

L’expert ajoute également que l’évolution des besoins sociaux pourrait accentuer cette pression. « Certaines catégories sociales qui n’avaient pas accès auparavant à la climatisation pourraient chercher à s’équiper en raison des fortes chaleurs. Cela entraînera mécaniquement une nouvelle hausse de la demande », explique-t-il.

Anticiper plutôt que subir

Face à cette nouvelle réalité climatique, Hamdi Hachad estime que la Tunisie doit changer d’approche et privilégier l’anticipation plutôt que la gestion des crises ponctuelles.

« Ce phénomène est lié à l’évolution du climat de la planète. Il ne faut pas transmettre un mauvais message aux citoyens en leur faisant porter toute la responsabilité. L’enjeu est plutôt de savoir comment se préparer et comment adapter nos infrastructures », insiste-t-il.

Selon lui, les prochaines décisions d’investissement seront déterminantes. « La vraie question est : que devons-nous investir aujourd’hui pour éviter de revivre cette situation demain ? », interroge-t-il.

L’adaptation du système énergétique ne passe pas uniquement par l’augmentation des capacités de production électrique. Elle implique également une transformation profonde des modes de construction et de consommation.

L’efficacité énergétique comme première ligne de défense

Parmi les solutions envisageables, Hamdi Hachad met en avant le développement du « refroidissement passif », qui consiste à concevoir des bâtiments capables de limiter naturellement l’accumulation de chaleur.

« Il faut réfléchir à l’architecture de nos maisons, de nos bâtiments administratifs et de nos infrastructures pour réduire naturellement la chaleur accumulée », explique-t-il.

La végétalisation des espaces urbains constitue également un levier important. « Chaque arbre, chaque espace vert contribue à créer un microclimat. La baisse de température générée permet de réduire la consommation énergétique liée à la climatisation », souligne-t-il.

L’isolation thermique des bâtiments doit aussi devenir une priorité dans les politiques publiques. « Nous devons revoir notre cadre réglementaire et intégrer davantage les techniques d’isolation thermique dans les constructions futures », plaide l’expert.

Enfin, Hamdi Hached insiste sur la nécessité d’une meilleure préparation des citoyens avant les périodes de forte chaleur. « Il faut mettre en place une véritable stratégie de sensibilisation avant la saison estivale, notamment sur la rationalisation de la consommation électrique. Cela ne réglera pas toute la crise, mais cela peut contribuer à limiter les pics de demande » conclut-il.

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Suspensions à la Bourse de Tunis : Aram Belhadj appelle les investisseurs à garder leur sang-froid

L’économiste Aram Belhadj a réagi mercredi à la deuxième suspension technique enregistrée par la Bourse de Tunis. Il appelle les investisseurs à garder leur sang-froid face à la volatilité actuelle du marché. Dans une publication sur sa page Facebook, il estime que ces mécanismes de protection ne doivent pas être interprétés comme un signal d’alarme, mais plutôt comme des outils destinés à préserver la stabilité du marché.

Il note que les « coupe-circuits » déclenchés par la Bourse de Tunis ont justement pour objectif de limiter les mouvements excessifs et d’offrir une pause face à une accélération inhabituelle des ordres de vente ou d’achat.

L’économiste souligne que, malgré cette phase de turbulence, les fondamentaux du marché tunisien demeurent solides. Il rappelle que la Bourse de Tunis affiche une performance annuelle largement positive; après une progression jugée exceptionnelle au cours des derniers mois.

Aram Belhadj précise encore que la correction actuelle s’inscrit dans un processus normal d’ajustement après une période de forte hausse. « Une phase d’ajustement, même marquée, est normale après une telle hausse. Puisqu’elle purge les excès, sans pour autant remettre en cause la trajectoire de fond », explique-t-il.

Puis, s’adressant aux investisseurs, il recommande une approche basée sur la patience et l’analyse rationnelle. Et ce, plutôt que sur des réactions dictées par l’inquiétude à court terme. Il met notamment en garde contre les scénarios alarmistes. Lesquels pourraient alimenter des comportements de panique et provoquer des « anticipations auto-réalisatrices ».

Au final, cette réaction intervient alors que la Bourse de Tunis a déclenché, pour la deuxième journée consécutive, son mécanisme de suspension technique. Après une baisse importante de l’indice TUNINDEX, dans un contexte de forte volatilité des échanges.

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Nouvelle suspension à la Bourse de Tunis

La Bourse de Tunis a de nouveau suspendu les cotations, ce mercredi, après une baisse de plus de 3 % de l’indice de référence Tunindex. Marquant ainsi la deuxième séance consécutive durant laquelle ce mécanisme est déclenché.

Dans un avis adressé aux intermédiaires en bourse et au public, la Bourse indique avoir activé le mécanisme d’interruption des échanges. Et ce, conformément aux dispositions de l’article 3.7 du Règlement de parquet, à la suite du repli de plus de 3 % de l’indice boursier.

En conséquence, les cotations ont été suspendues pour une durée d’une heure. Ce qui devrait permettre au marché de retrouver son équilibre et de limiter les mouvements excessifs.

La reprise des échanges est prévue à partir de 10h16, selon le communiqué de la Bourse de Tunis.

Cette nouvelle suspension intervient pour la deuxième journée de suite, illustrant la forte volatilité qui secoue actuellement le marché boursier tunisien. Le mécanisme d’interruption automatique est prévu par la réglementation afin d’encadrer les fluctuations importantes de l’indice et de préserver le bon déroulement des échanges.

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Al-Sissi à Kaïs Saïed : l’Égypte prête à soutenir la Tunisie face aux incendies

Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a eu, mardi, un entretien téléphonique avec le président de la République tunisienne, Kaïs Saïed.

Selon le porte-parole officiel de la présidence égyptienne, cet échange s’inscrit dans le cadre de la coordination continue entre les deux pays. Le président égyptien a entamé la conversation en adressant ses félicitations à la Tunisie à l’occasion du 69ᵉ anniversaire de la proclamation de la République tunisienne.

Il a salué la solidité des relations fraternelles entre les deux pays, fondées sur une histoire commune et des liens établis entre les deux peuples. Il a également rappelé que l’année en cours marque le 70ᵉ anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre la Tunisie et l’Égypte.

Au cours de l’entretien, Abdel Fattah al-Sissi a exprimé la solidarité de l’Égypte avec la Tunisie face aux incendies ayant touché plusieurs zones du pays. Il a affirmé la disponibilité de l’Égypte à fournir le soutien nécessaire dans ce cadre.

Le président égyptien a également souligné l’importance de renforcer les voies de coopération bilatérale et de mettre en œuvre les résultats de la commission mixte supérieure ainsi que les différents mécanismes de coopération existants. Et ce, afin de traduire la dynamique politique entre les deux pays en résultats concrets au service des deux peuples.

De son côté, le président Kaïs Saïed a exprimé son appréciation pour l’attention accordée par le président égyptien au renforcement des relations entre les deux pays ainsi qu’à l’intensification de la concertation et de la coordination politique à tous les niveaux.

Le chef de l’État tunisien a présenté les efforts engagés pour lutter contre les incendies, préserver les ressources de l’État et protéger la sécurité ainsi que les biens des citoyens. Il a également exprimé sa reconnaissance pour la solidarité et le soutien manifestés par le président égyptien dans ce contexte.

L’entretien a également porté sur les évolutions régionales et internationales d’intérêt commun. Abdel Fattah al-Sissi a évoqué la situation actuelle dans la région, marquée par une reprise des tensions. Tout en mettant en garde contre les conséquences possibles d’une nouvelle escalade généralisée. Il a également présenté les efforts de l’Égypte pour rapprocher les positions des parties concernées.

À cette occasion, les deux présidents ont insisté sur la nécessité de privilégier les solutions politiques et diplomatiques, de réduire l’escalade et de contenir les tensions afin d’éviter l’élargissement des crises et de préserver la sécurité et la stabilité régionales.

Ils ont enfin souligné l’importance de renforcer la coordination et la concertation entre les deux pays sur les différentes questions régionales, notamment face aux défis actuels.

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Eau minérale en Tunisie : ALERT évoque un risque de pénurie de trois semaines !

L’organisation ALERT a alerté, dans un communiqué publié lundi 27 juillet, sur des tensions d’approvisionnement en bouteilles d’eau minérale observées actuellement sur le marché tunisien. L’organisation précise que cette situation résulte de la combinaison de plusieurs facteurs, notamment les perturbations de la production locale liées aux coupures d’électricité et les difficultés d’approvisionnement en matières premières importées.

D’après ALERT, les interruptions répétées du courant électrique ont eu un impact direct sur l’activité des unités de production et de conditionnement d’eau minérale, entraînant un ralentissement du rythme de fabrication et une baisse des quantités distribuées sur le marché.

Des difficultés autour du PET importé

L’organisation souligne toutefois que la situation ne se limite pas aux contraintes énergétiques. Elle évoque également des difficultés rencontrées par les fabricants de plastique en Tunisie pour s’approvisionner en PET (polyéthylène téréphtalate), une matière première indispensable à la fabrication des préformes utilisées pour produire les bouteilles.

En outre, le communiqué indique que ces difficultés seraient liées à des perturbations des chaînes logistiques internationales. Les matières premières importées principalement de Chine connaîtraient des retards d’acheminement en raison de tensions affectant le transport maritime, notamment dans la zone du détroit d’Ormuz.

Un risque de tensions accrues en août

ALERT indique que, face à ces contraintes cumulées, des professionnels du secteur anticipent un risque de pénurie plus marqué dans les prochaines semaines. L’organisation rapporte que le déficit d’approvisionnement pourrait s’étendre sur une période estimée entre 15 et 21 jours à partir du début du mois d’août.

Pour ALERT, la situation actuelle illustre la vulnérabilité de certaines filières stratégiques face aux perturbations internationales, mais aussi l’impact des contraintes énergétiques nationales sur l’activité industrielle.

L’organisation appelle les autorités concernées à assurer une communication transparente afin d’informer les citoyens sur l’évolution de la situation et de limiter les comportements de stockage excessif ou les phénomènes de spéculation.

Cette alerte intervient dans un contexte marqué par des tensions croissantes sur les chaînes d’approvisionnement mondiales, qui affectent plusieurs secteurs dépendants des importations de matières premières.

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Incendies en Tunisie, en Algérie et au Maroc : Greenpeace appelle à une action urgente

Les incendies de forêt enregistrés ces dernières semaines en Tunisie, en Algérie et au Maroc illustrent l’intensification des risques climatiques dans la région, estime Greenpeace Moyen-Orient et Afrique du Nord. Dans un communiqué publié lundi, l’organisation appelle à renforcer les politiques de prévention, d’adaptation et de résilience face à la multiplication des événements climatiques extrêmes.

La responsable des campagnes régionales de Greenpeace, Kenzi Azmi, affirme que les conséquences des incendies vont au-delà des dégâts matériels. Elle souligne que ces catastrophes affectent également « le droit à la vie, à un logement sûr et à un environnement sain » et fragilisent la capacité des communautés à faire face aux crises climatiques.

En Tunisie, plus de 240 hectares ont été détruits par les flammes au cours du mois de juillet 2026. Les données de la Protection civile font également état de plus de 35 incendies de forêt enregistrés entre le 1er juin et le 25 juillet.

En Algérie, les incendies ont fait six morts et endommagé près de 150 habitations. Tandis qu’environ 1 550 départs de feu ont été recensés en 12 jours, révèlent les chiffres cités par Greenpeace.

Le Maroc a également connu plusieurs incendies de forêt au cours de la même période.

Pour l’organisation, ces événements s’inscrivent dans un contexte de hausse des températures et de sécheresses plus fréquentes. Greenpeace rappelle que la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord figure parmi les plus exposées aux effets du changement climatique, avec un réchauffement qui progresse à un rythme proche du double de la moyenne mondiale.

L’ONG considère que les incendies ne doivent plus être perçus comme des phénomènes isolés, mais comme l’expression d’une tendance appelée à s’intensifier sous l’effet du réchauffement climatique. Elle souligne toutefois que si certains départs de feu sont liés à des facteurs humains, le changement climatique favorise leur déclenchement, leur propagation et leur intensité.

Greenpeace appelle ainsi à renforcer les investissements dans la prévention des incendies, la protection des écosystèmes et les politiques d’adaptation. Tout en plaidant pour une réduction rapide des émissions mondiales de gaz à effet de serre et un financement climatique accru en faveur des pays les plus vulnérables.

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Orages annoncés : agriculteurs et pêcheurs appelés à la prudence

Le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche maritime a appelé les agriculteurs et les pêcheurs à la plus grande vigilance. Et ce, en raison des prévisions de l’Institut national de la météorologie annonçant, pour l’après-midi de ce lundi, des cellules orageuses accompagnées de pluies parfois abondantes et de vents forts.

Les agriculteurs sont invités à sécuriser leurs équipements, machines et serres. De même qu’ils doivent protéger leurs troupeaux en les éloignant des zones à risque et éviter toute activité en plein champ pendant les orages.

Les pêcheurs sont, pour leur part, appelés à reporter leurs sorties en mer jusqu’à l’amélioration des conditions météorologiques. Ils sont amenés également à respecter les consignes des autorités maritimes et à vérifier leurs équipements de sécurité.

Le ministère recommande enfin à tous les intervenants des secteurs agricole et maritime de suivre les bulletins météorologiques. Tout en respectant les mesures préventives, afin de préserver les vies et les biens.

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