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En deux ans, cette startup a rapporté 3,5 fois la mise à son investisseur

Deux ans seulement après son investissement dans BirdNest, Beltone Venture Capital (BVC) encaisse une première victoire. Le fonds égyptien a annoncé avoir réalisé une sortie partielle de la startup, avec un retour sur investissement de 3,5 fois le capital engagé (3,5x MOIC) et un taux de rentabilité interne (TRI) de 80 %, tout en conservant une participation dans l’entreprise. Une opération qui témoigne de la montée en maturité de l’écosystème des startups en Égypte, où les investisseurs commencent à concrétiser leurs gains sans pour autant quitter les entreprises les plus prometteuses.

La transaction a été réalisée à la fois sur la participation directe de Beltone Venture Capital dans BirdNest et sur celle détenue via un fonds commun avec Citadel International Holdings, basé aux Émirats arabes unis. En choisissant de ne céder qu’une partie de ses actions, le fonds récupère des liquidités pour les redistribuer à ses investisseurs tout en restant exposé au potentiel futur de la startup.

Si cette opération est particulièrement remarquable, c’est parce que BirdNest a considérablement changé d’échelle depuis l’entrée de Beltone à son capital. Selon l’entreprise, ses revenus en dollars ont été multipliés par plus de dix en deux ans, tandis qu’elle est parvenue à atteindre la rentabilité, une étape encore rare parmi les startups technologiques de la région. BirdNest développe une plateforme technologique dédiée au secteur de l’hospitalité, permettant aux propriétaires et opérateurs de gérer leurs biens et d’améliorer l’expérience des voyageurs.

Pour les investisseurs, ce type d’opération est devenu un indicateur beaucoup plus significatif qu’une simple levée de fonds. Les montants levés montrent qu’une startup attire des capitaux, mais ce sont les exits qui démontrent qu’elle crée réellement de la valeur. En réalisant une sortie avec un multiple de 3,5x après seulement deux ans, Beltone Venture Capital envoie un signal fort : les startups égyptiennes peuvent désormais offrir des rendements élevés tout en poursuivant leur croissance.

Le fait que le fonds reste actionnaire est également révélateur. Il traduit la conviction que BirdNest n’a pas encore atteint son plein potentiel et qu’elle peut continuer à se développer, notamment grâce à l’extension de sa plateforme technologique et à l’amélioration de son offre dans le secteur de l’hospitalité.

Au-delà de BirdNest, cette opération illustre l’évolution du capital-risque en Égypte. Après plusieurs années marquées par une multiplication des investissements dans les jeunes entreprises, les premiers retours financiers significatifs commencent à apparaître. Pour les entrepreneurs, c’est un signal encourageant : bâtir une entreprise rentable peut non seulement attirer des investisseurs, mais aussi générer des sorties créatrices de valeur pour l’ensemble de l’écosystème.

 
 

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Le Rwanda veut transformer les propriétaires de panneaux solaires en producteurs d’électricité

Le Rwanda prépare une réforme qui pourrait changer la place des particuliers et des entreprises dans son système électrique. Le gouvernement étudie la mise en place d’un mécanisme permettant aux propriétaires de panneaux solaires de revendre leur surplus d’électricité au réseau national, en échange d’un crédit sur leur facture. Si elle est adoptée, cette mesure ferait entrer le pays dans le cercle encore restreint des États africains ayant mis en place un système de « net metering ».

L’annonce a été faite le 30 juillet par le Premier ministre Justin Nsengiyumva, lors d’une séance au Parlement consacrée notamment aux zones encore privées d’électricité. Selon les informations rapportées par The New Times, le dispositif reposerait sur des compteurs intelligents reliés au réseau national. L’électricité produite serait consommée en priorité par le foyer ou l’entreprise, tandis que l’excédent serait automatiquement injecté dans le réseau exploité par le Rwanda Energy Group (REG).

Concrètement, les producteurs d’électricité ne recevraient pas nécessairement un paiement direct. Le surplus injecté dans le réseau viendrait réduire leur facture d’électricité grâce à un système de crédits, un modèle déjà utilisé dans plusieurs pays ayant adopté le net metering.

Le projet reste toutefois au stade de préparation. Aucun cadre réglementaire n’a encore été publié par la Rwanda Utilities Regulatory Authority (RURA), qui devra définir les conditions d’application, les tarifs de compensation et les modalités techniques du dispositif. À ce jour, la législation rwandaise n’autorise pas les particuliers à vendre leur production électrique au réseau.

Cette initiative s’inscrit dans une stratégie plus large visant à renforcer la capacité énergétique du pays. Le gouvernement mise notamment sur plusieurs projets structurants, dont la centrale hydroélectrique de Nyabarongo II (43,5 MW), un projet de centrale solaire flottante de 200 MW ainsi que le développement de la production d’électricité à partir du méthane du lac Kivu.

Le Rwanda dispose déjà d’une base favorable pour déployer un tel système. À fin juillet 2025, 84,6 % des ménages avaient accès à l’électricité, dont 59,6 % via le réseau national et 25 % grâce à des systèmes hors réseau, principalement solaires. Cette population déjà équipée représente un potentiel important de futurs producteurs d’électricité décentralisée.

 

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6ᵉ panne géante en quelques mois: Cuba se retrouve une nouvelle fois sans électricité

Cuba s’est retrouvée une nouvelle fois plongée dans le noir. Les autorités cubaines ont annoncé une panne d’électricité nationale qui a paralysé l’ensemble de l’île, la sixième coupure généralisée enregistrée ces derniers mois et la troisième depuis le début du mois de juillet. Un nouvel épisode qui met en lumière l’état critique du système énergétique cubain et son impact croissant sur l’économie du pays.

Cette nouvelle panne intervient alors que Cuba traverse une crise économique profonde, marquée par des pénuries de carburant, une inflation élevée et des difficultés d’approvisionnement. Le réseau électrique national, largement dépendant de centrales thermiques vieillissantes fonctionnant au fioul, peine à répondre à la demande. Les autorités expliquent ces coupures par des pannes techniques, un manque de combustible et les limites d’infrastructures qui nécessitent d’importants investissements.

Pour les entreprises cubaines, ces interruptions d’électricité représentent bien plus qu’un simple désagrément. Elles perturbent la production, ralentissent les activités commerciales, affectent les services numériques et compliquent le fonctionnement des petites entreprises privées qui se sont développées ces dernières années. Dans un pays où l’activité économique dépend de plus en plus de la connectivité et des équipements électriques, l’instabilité énergétique devient un frein direct à la croissance.

La situation est également aggravée par les difficultés d’approvisionnement en pétrole. Cuba importe une grande partie de son carburant pour faire fonctionner ses centrales et affirme que les restrictions américaines limitent davantage son accès aux ressources énergétiques. Washington maintient de son côté que ses sanctions visent à faire pression sur le gouvernement cubain.

Face à cette crise, Cuba cherche progressivement à diversifier ses sources d’énergie. Les projets liés aux énergies renouvelables, notamment le solaire, apparaissent comme une piste stratégique pour réduire la dépendance aux importations de carburants. Mais leur déploiement reste encore insuffisant pour compenser les besoins immédiats du pays.

Au-delà de la panne électrique, l’enjeu est devenu économique : sans une énergie stable, Cuba peine à attirer des investissements, soutenir ses entrepreneurs et moderniser son appareil productif. La répétition des blackouts rappelle qu’une infrastructure énergétique fiable est désormais un facteur clé de compétitivité pour les économies, au même titre que les financements ou les compétences.

 

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153 359 vols en une journée : le ciel n’a jamais été aussi chargé

Le transport aérien mondial continue d’accélérer. Le 23 juillet 2026, 153 359 vols commerciaux ont été suivis en 24 heures par Flightradar24, un nouveau record pour la plateforme de suivi des vols. Ce volume illustre la vigueur retrouvée du secteur et l’intensification des échanges internationaux, portée par la forte demande estivale.

Selon les données publiées par Flightradar24, ce record représente une hausse de 5,9 % par rapport à la même journée de la semaine en 2025, où 144 806 vols commerciaux avaient été enregistrés. Au total, en incluant les vols privés, d’affaires, gouvernementaux, certains appareils militaires, hélicoptères, drones et autres catégories, 287 364 vols ont été suivis ce jour-là. Il s’agit du deuxième plus haut niveau jamais enregistré par la plateforme, derrière le record absolu de 289 586 vols atteint le 8 avril 2026.

Cette performance reflète la saison la plus intense de l’année pour les compagnies aériennes. Les vacances d’été dans l’hémisphère Nord, combinées aux programmes de vols renforcés en Europe, en Amérique du Nord et en Asie, stimulent fortement le trafic mondial.

Quelques jours après ce record, un autre événement a retenu l’attention de la communauté aéronautique. Le 27 juillet, un Airbus A350-1000ULR en phase d’essais a quitté Melbourne pour rejoindre Toulouse en empruntant un itinéraire vers l’est, traversant successivement le Pacifique, l’Amérique du Nord et l’Atlantique. L’appareil a parcouru 23 075 kilomètres sans escale en 24 heures et 24 minutes, une performance qui pourrait constituer un nouveau record de distance pour un avion commercial, sous réserve de certification officielle.

Au-delà de l’exploit technique, ce vol a suscité un engouement exceptionnel. Plus de 3,65 millions de personnes ont suivi sa progression en direct sur Flightradar24, ce qui en fait le deuxième vol le plus suivi de l’histoire de la plateforme. Seul le dernier vol transportant la dépouille de la reine Élisabeth II, en septembre 2022, avait mobilisé davantage d’internautes.

L’A350-1000ULR est développé pour le programme Project Sunrise de Qantas, qui ambitionne de relier sans escale la côte est australienne à Londres et New York. Doté de réservoirs supplémentaires, cet appareil est conçu pour effectuer des vols d’environ 20 heures, ouvrant la voie à une nouvelle génération de liaisons ultra-long-courriers.

  

 
 

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DeepSeek lance une IA jusqu’à 100 fois moins chère que ses concurrents

DeepSeek revient sur le devant de la scène avec une stratégie qui pourrait redistribuer les cartes du marché mondial de l’intelligence artificielle. La startup chinoise a lancé officiellement vendredi son nouveau modèle V4-Flash, présenté comme le modèle d’IA le moins coûteux à exploiter parmi les principales références du marché, selon les analyses du cabinet indépendant Artificial Analysis.

D’après cette évaluation, le coût moyen d’exécution des tests de référence avec V4-Flash est d’environ 0,03 dollar par tâche, soit un niveau largement inférieur à celui des modèles concurrents. Le modèle serait plus de 100 fois moins cher à utiliser que Claude Fable 5 d’Anthropic sur certains benchmarks, tout en restant compétitif en matière de performances.

Concrètement, DeepSeek facture 0,14 dollar par million de tokens en entrée et 0,28 dollar par million de tokens en sortie, des tarifs qui placent l’entreprise très en dessous des prix pratiqués par plusieurs grands acteurs du secteur. Pour les entreprises qui déploient des applications d’IA à grande échelle – assistants conversationnels, automatisation du support client, génération de contenu ou développement logiciel – cette différence peut représenter des économies substantielles.

Au-delà des prix, V4-Flash affiche un niveau de performance qui le maintient dans le groupe des modèles les plus performants du marché. Artificial Analysis lui attribue un score de 50 sur son indice d’intelligence, un résultat comparable à celui de certains modèles récents de Google et proche d’autres références chinoises de dernière génération.

Cette annonce intervient alors que DeepSeek chercherait à retrouver son élan après l’arrivée de nouveaux rivaux chinois particulièrement agressifs, notamment Moonshot AI, MiniMax, Z.AI, ByteDance et Alibaba. Selon Reuters, la startup préparerait également une introduction en Bourse (IPO), même si aucun calendrier officiel n’a été annoncé.

 

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La Chine mise davantage sur l’Afrique : 33,5 milliards de dollars d’investissements au premier semestre 2026

Au premier semestre 2026, les investissements chinois réalisés dans le cadre des Nouvelles routes de la soie (BRI) ont atteint 33,5 milliards de dollars sur le continent africain, en hausse de 254 % sur un an, selon le rapport China Belt and Road Initiative (BRI) Investment Report 2026 H1 du Green Finance & Development Center de l’Université Fudan et de l’Asia Pacific Centre for Industry Transitions de l’Université du Queensland.

L’Afrique a ainsi concentré 67,24 % des investissements chinois mondiaux liés à la BRI sur les six premiers mois de 2026, confirmant son importance stratégique pour Pékin. Mais cette montée en puissance ne passe plus principalement par les grands chantiers d’infrastructures. Les contrats de construction chinois en Afrique ont reculé de 60,8 %, à 13,49 milliards de dollars, dans un contexte marqué par la baisse des prêts publics chinois et les difficultés d’endettement de plusieurs pays africains.

La Chine privilégie désormais davantage les secteurs stratégiques : énergie, mines, industrie et technologies. L’Éthiopie et l’Égypte figurent parmi les principaux bénéficiaires, avec respectivement 18,9 milliards de dollars et 9,7 milliards de dollars d’engagements chinois au premier semestre 2026.

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Amazon veut connecter les smartphones depuis l’espace…

Après avoir lancé Amazon Leo pour fournir un accès Internet par satellite, le géant américain veut désormais connecter directement les smartphones et autres appareils mobiles depuis l’orbite basse. Une stratégie qui pourrait changer la manière dont les zones mal couvertes accèdent aux réseaux numériques.

L’entreprise a déposé auprès de la Federal Communications Commission (FCC) une demande pour déployer jusqu’à 5 105 satellites en orbite basse dédiés à un service de connectivité directe aux appareils (Direct-to-Device). Le projet vise à permettre aux utilisateurs de passer des appels, envoyer des messages, accéder à des données ou utiliser des services d’urgence dans des zones privées de couverture mobile classique. Le déploiement de cette nouvelle constellation devrait débuter à partir de 2028.

Cette évolution marque un changement d’échelle pour Amazon Leo. Jusqu’à présent, le réseau était principalement destiné à fournir un accès Internet fixe par satellite aux particuliers, entreprises et territoires éloignés. Avec la connexion directe aux smartphones, Amazon veut s’attaquer à un marché beaucoup plus large : celui de la couverture mobile mondiale.

Le groupe prévoit de s’appuyer sur des partenariats avec des opérateurs télécoms afin d’intégrer son infrastructure spatiale aux réseaux existants. L’objectif n’est pas de remplacer les antennes terrestres, mais de compléter leur couverture dans les régions où le déploiement de réseaux classiques est trop coûteux ou techniquement difficile.

Amazon compte également renforcer cette stratégie grâce à l’opération annoncée autour de Globalstar, un opérateur satellite dont l’acquisition pour environ 11,6 milliards de dollars doit encore être finalisée. Cette opération doit permettre au groupe de récupérer des ressources stratégiques, notamment des fréquences utiles pour développer ses services de communication spatiale.

L’Afrique figure parmi les marchés où cette technologie pourrait avoir un impact important. Plusieurs régions du continent restent confrontées à des difficultés de couverture en raison de la distance, du coût des infrastructures ou de la faible densité de population. Pour les opérateurs, les satellites représentent une alternative pour atteindre des zones où installer de la fibre ou multiplier les antennes mobiles reste peu rentable.

Amazon a déjà commencé à poser ses premiers jalons sur le continent. En Afrique du Sud, le groupe travaille avec Herotel pour proposer à partir de 2027 des solutions de connectivité satellitaire destinées notamment aux foyers et aux petites entreprises situés loin des réseaux fixes traditionnels. Amazon collabore également avec des acteurs spécialisés dans les infrastructures mobiles afin d’étendre la couverture cellulaire dans les zones rurales d’Afrique australe.

Mais Amazon arrive sur un terrain déjà disputé. SpaceX développe avec Starlink des services similaires de connexion directe aux smartphones, tandis que des sociétés comme AST SpaceMobile et Lynk Global avancent également sur ce marché. La différence se jouera sur la capacité à déployer rapidement les constellations, obtenir les autorisations nécessaires et convaincre les opérateurs mobiles de s’allier à ces nouveaux réseaux spatiaux.

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Avant de payer une amende par SMS, vérifiez ce détail essentiel

Les cybercriminels ciblent de nouveau les utilisateurs tunisiens. L’Agence nationale de la cybersécurité (ANCS) met en garde contre une campagne de phishing qui se propage par SMS et qui cherche à dérober les informations bancaires des victimes en usurpant l’identité de services liés aux infractions routières.

Selon l’ANCS, les victimes reçoivent des messages provenant de numéros étrangers leur signalant une prétendue contravention impayée. Le SMS invite à cliquer sur un lien présenté comme permettant de consulter ou de régler cette amende. En réalité, ce lien redirige vers un faux site conçu pour récupérer les données bancaires et d’autres informations sensibles.

L’agence rappelle que les plateformes officielles de l’administration tunisienne utilisent exclusivement le nom de domaine .tn. Tout lien renvoyant vers une adresse différente doit donc être considéré avec une grande prudence, en particulier lorsqu’il est reçu par SMS ou provient d’un numéro étranger.

Cette nouvelle campagne s’inscrit dans une tendance mondiale où les cybercriminels exploitent le sentiment d’urgence – ici, la peur d’une sanction routière – pour inciter les internautes à agir rapidement sans vérifier la légitimité du message.

 

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6,7 millions de dinars d’investissements agricoles validés: l’APIA finance trois nouveaux projets en Tunisie

L’Agence de promotion des investissements agricoles (APIA) a validé trois nouveaux projets d’investissement dans les secteurs agricole et de la pêche, pour un montant global de 6,7 millions de dinars. Les opérations concernent des projets de création, d’extension et de renouvellement implantés dans les gouvernorats de La Manouba, Béja et Gabès.

La décision a été prise lors de la 7ᵉ réunion de la Commission d’octroi des avantages au titre de l’année 2026, tenue jeudi 30 juillet sous la présidence de la directrice générale de l’APIA.

Au-delà du volume financier engagé, ces nouveaux dossiers traduisent une orientation vers le soutien des porteurs de projets souhaitant développer des activités productives dans les régions. Les investissements retenus couvrent plusieurs étapes du cycle de vie des entreprises agricoles, allant du lancement de nouvelles unités à la modernisation ou à l’élargissement de projets existants.

Par ailleurs, la commission a également approuvé l’octroi de trois crédits fonciers destinés à de jeunes promoteurs agricoles pour l’acquisition de terrains. Ces financements, d’une valeur totale de 410 mille dinars, permettront l’achat de 27,3 hectares de terres agricoles répartis entre les gouvernorats de Kasserine, du Kef et de Tataouine.

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46.000 ingénieurs ont quitté la Tunisie: l’Utica refuse toute remise en cause du diplôme national

L’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (Utica) monte au créneau dans le dossier des écoles d’ingénieurs privées. Dans un communiqué publié ce 30 juillet, l’organisation patronale affirme que la reconnaissance du diplôme national d’ingénieur relève exclusivement du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Une prise de position qui intervient après la publication par l’Ordre des ingénieurs tunisiens de listes d’établissements privés dont les diplômés sont seuls éligibles à l’inscription au tableau de l’Ordre.

Pour l’Utica, cette initiative risque de créer une confusion chez les étudiants, les familles et les employeurs, alors même que la Tunisie fait face à une fuite continue de ses compétences. Selon les chiffres avancés par l’organisation, près de 46.000 ingénieurs ont quitté le pays au cours des dix dernières années, tandis qu’environ 6.000 nouveaux départs sont enregistrés chaque année.

L’organisation patronale estime que le véritable défi consiste aujourd’hui à renforcer l’attractivité du métier d’ingénieur, améliorer l’employabilité des jeunes diplômés et valoriser les compétences nationales, plutôt que de multiplier les obstacles à l’accès à la profession.

L’Utica rappelle que, d’un point de vue juridique, seul le ministère de l’Enseignement supérieur est habilité à autoriser les établissements d’enseignement supérieur, à valider leurs programmes et à reconnaître les diplômes qu’ils délivrent. Elle souligne également que les textes régissant l’Ordre des ingénieurs n’imposent pas une accréditation spécifique des formations, mais exigent uniquement que le diplôme soit reconnu par l’État. L’organisation s’interroge aussi sur les critères ayant conduit à la publication des listes d’établissements retenus par l’Ordre. Elle demande davantage de transparence sur la base juridique de cette démarche, les méthodes d’évaluation utilisées ainsi que les conséquences légales qui en découlent.

Autre point soulevé: l’Utica rappelle que plusieurs écoles privées concernées disposent déjà d’accréditations internationales reconnues, notamment CTI, ABET et ASIIN, considérées parmi les références les plus exigeantes en matière d’évaluation des formations d’ingénieurs. Elle s’interroge ainsi sur la valeur ajoutée des nouvelles procédures mises en place. Le patronat demande également des explications sur le fondement juridique d’un montant de 10.000 dinars qui aurait été réclamé à certains établissements pour l’examen et l’évaluation de leurs dossiers, ainsi que sur les prestations couvertes par cette somme, au nom des principes de transparence et de bonne gouvernance.

L’Utica rappelle par ailleurs le poids des écoles d’ingénieurs privées dans l’écosystème national. Selon ses données, elles forment chaque année près de 6.500 ingénieurs et affichent un taux d’insertion professionnelle supérieur à 75% dans les six mois suivant l’obtention du diplôme. 

En conclusion, l’organisation appelle les étudiants, les futurs bacheliers et leurs familles à se référer uniquement aux décisions officielles du ministère de l’Enseignement supérieur concernant la reconnaissance des diplômes. Elle invite également l’Ordre des ingénieurs à publier les fondements juridiques, les critères et la méthodologie de ses procédures afin de lever toute ambiguïté.

 

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La baisse du marché n’inquiète pas, «c’est une opportunité»

La suspension temporaire de la cotation à la Bourse de Tunis après la baisse de plus de 3% du Tunindex ne doit pas être interprétée comme un signe de crise, mais comme une correction normale du marché. C’est l’analyse de Talel Ayed, directeur général de MCP, qui estime, dans un entretien accordé à Managers, que ce mouvement offre même des opportunités d’achat à certains investisseurs.

Selon lui, le marché tunisien sort d’une longue période de forte progression. «En un an et demi, la Bourse a gagné près de 100%. Cette année, le rendement était d’environ 30% avant d’atteindre près de 60%. Il est donc normal que des investisseurs prennent leurs bénéfices», explique-t-il. Il rappelle que cette période coïncide également avec la publication des résultats financiers des sociétés cotées et les détachements de dividendes, des événements qui donnent souvent lieu à des ajustements de cours.

Concernant la suspension de la cotation, Talel Ayed insiste sur le fait qu’il ne s’agit pas d’une décision prise par la Bourse. Le mécanisme est prévu par le Règlement de parquet: dès que le Tunindex recule de plus de 3% au cours d’une séance, la cotation est automatiquement interrompue pendant une heure. Si la baisse atteint ensuite 5%, la séance est suspendue. «Ce n’est pas une intervention humaine. Le déclenchement est entièrement automatique et prévu par la réglementation», précise-t-il.

Le directeur général de MCP écarte également le lien établi par certains entre la baisse du marché et la publication au Journal officiel de l’arrêté relatif aux bons du Trésor. D’après lui, cette information n’était pas nouvelle puisque le montant de 20 milliards de dinars était déjà prévu dans la loi de finances. L’arrêté ne fait, selon lui, que fixer les modalités d’application.

Pour Talel Ayed, l’évolution du marché montre d’ailleurs qu’il ne s’agissait pas d’un mouvement de panique. Il rappelle qu’après la reprise des échanges, la baisse s’est réduite et que la séance suivante s’est ouverte en hausse. Les volumes sont également restés importants, avec plus de 30 millions de dinars échangés en moins de deux heures.

«S’il y avait une véritable crise, il n’y aurait plus d’acheteurs et les titres tomberaient en chute libre. Ce n’est pas le cas», affirme-t-il. Au contraire, il considère que cette correction peut représenter une opportunité pour les investisseurs. Certaines actions, notamment dans le secteur bancaire, ont reculé de plusieurs dinars par rapport à leurs niveaux récents tout en continuant d’enregistrer d’importants volumes de transactions. «Pour ceux qui n’avaient pas pu acheter lorsque les cours étaient plus élevés, c’est une occasion d’entrer à des prix plus bas», estime-t-il.

Enfin, Talel Ayed invite les investisseurs à se référer aux informations publiées par les sources officielles, notamment la Bourse de Tunis et le Conseil du marché financier, plutôt qu’aux rumeurs circulant sur les réseaux sociaux.

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Ce pays africain supprime la carte d’embarquement papier dans ses aéroports

Le smartphone devient désormais le seul sésame nécessaire pour embarquer dans les aéroports marocains. Airports of Morocco a lancé Pax Check, un dispositif qui permet aux voyageurs d’utiliser une carte d’embarquement entièrement numérique, sans avoir à présenter de document imprimé lors des différents contrôles.

Concrètement, après avoir effectué leur enregistrement en ligne auprès de leur compagnie aérienne, les passagers reçoivent un QR code sécurisé sur leur téléphone. Ce code est ensuite utilisé pour franchir les postes de contrôle et les sas automatisés jusqu’à l’embarquement. Les vérifications des documents de voyage sont réalisées en amont par les compagnies aériennes, conformément aux exigences réglementaires, ce qui limite les contrôles manuels au sein des terminaux.

Cette évolution marque une nouvelle étape dans la transformation numérique des infrastructures aéroportuaires marocaines. Après la réservation en ligne, le check-in mobile et le suivi des vols, la dématérialisation couvre désormais l’ensemble du parcours du voyageur à l’aéroport. Pour les exploitants aéroportuaires, les bénéfices vont bien au-delà de la réduction du papier. La digitalisation vise à fluidifier les flux de passagers, diminuer les temps d’attente, faciliter l’utilisation des équipements automatisés et améliorer la capacité des terminaux à absorber une hausse du trafic aérien, tout en maintenant les standards internationaux de sûreté et de sécurité.

Le déploiement ne sera toutefois pas immédiat pour toutes les compagnies aériennes. Airports of Morocco précise que le système sera progressivement étendu aux transporteurs ayant adapté leurs infrastructures techniques et satisfait aux exigences opérationnelles et réglementaires nécessaires à son intégration.

 

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Après la chute du Tunindex, le CMF rassure…

La chute du Tunindex observée le 28 juillet n’a pas déclenché de crise sur le marché financier tunisien. Au lendemain de cette séance marquée par l’activation du mécanisme de suspension automatique des échanges, le Conseil du marché financier (CMF) a réuni l’ensemble des principaux acteurs de la place financière afin d’évaluer la situation et de réaffirmer la solidité du marché.

La réunion, organisée mercredi 29 juillet au siège du CMF, a rassemblé des représentants du ministère des Finances, de la Banque centrale de Tunisie (BCT), des banques et institutions financières cotées, de la Bourse de Tunis, du Conseil bancaire et financier, de l’Association professionnelle des intermédiaires en Bourse ainsi que des sociétés de courtage.

Les discussions ont porté sur le recul enregistré par l’indice de référence de la Bourse lors de la séance du 28 juillet, suivi d’un retour à un fonctionnement normal des échanges dès le lendemain. Pour le régulateur, le déclenchement de la suspension automatique des cotations constitue un mécanisme de sécurité prévu pour faire face aux fortes variations de marché. L’objectif est de ralentir les mouvements de panique, de laisser aux investisseurs le temps d’analyser la situation et de préserver le bon déroulement des transactions.

Le CMF insiste également sur le fait que ce type de dispositif est utilisé sur les principales places financières internationales et qu’il relève d’une pratique prudentielle destinée à protéger les investisseurs plutôt qu’à signaler une défaillance du marché.

Au cours de la réunion, les participants ont estimé que le marché financier tunisien dispose d’un cadre réglementaire et institutionnel suffisamment robuste pour absorber les épisodes de volatilité. Ils ont souligné la nécessité de maintenir une coordination étroite entre les autorités, la Bourse et les différents intervenants afin d’assurer la transparence, l’intégrité du marché et la continuité des échanges.

Le régulateur affirme par ailleurs que ses équipes poursuivent un suivi permanent de l’évolution du marché. Il appelle les investisseurs à baser leurs décisions sur les données économiques et financières disponibles plutôt que sur les rumeurs ou les réactions émotionnelles susceptibles d’amplifier les mouvements de marché.

À travers ce message, le CMF cherche avant tout à rassurer les investisseurs après la baisse du Tunindex et à rappeler que les mécanismes de protection ont fonctionné comme prévu. 

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La Tunisie obtient un nouveau prêt de 500 millions de dollars d’Afreximbank

L’Assemblée des représentants du peuple (ARP) a approuvé, mercredi 29 juillet, un nouveau prêt de 500 millions de dollars (environ 1,46 milliard de dinars) accordé par la Banque africaine d’import-export (Afreximbank) afin de contribuer au financement du budget de l’État pour 2026.

Adopté par 65 voix pour, 20 contre et 11 abstentions, le projet de loi valide le deuxième avenant au contrat de prêt conclu entre la Banque centrale de Tunisie (BCT), agissant pour le compte de l’État, et Afreximbank.

Avec cette nouvelle enveloppe, le montant total des financements mobilisés auprès d’Afreximbank atteint désormais 1,7 milliard de dollars. Ce total comprend le prêt initial de 700 millions de dollars signé en 2022, un premier financement additionnel de 500 millions de dollars obtenu en 2024, puis cette nouvelle tranche de 500 millions de dollars.

L’opération marque également une amélioration des conditions de financement. Initialement proposé à un taux variable pouvant atteindre 9,45%, le prêt a finalement été négocié à un taux fixe de 5,86% par an. Son remboursement s’étalera sur sept ans, dont deux années de grâce, avec des frais administratifs limités à 0,25% du montant emprunté.

Les fonds seront décaissés dans un délai maximal de douze mois après la signature de l’avenant, en deux versements de 427 millions puis 73 millions de dollars.

La négociation de ce financement avait été confiée par le ministère des Finances à la Banque centrale en mars 2026. L’opération a ensuite été approuvée par le conseil d’administration de la BCT avant d’être autorisée par décret, puis validée définitivement par le Parlement.

 
 

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La BCT maintient son taux directeur à 7%… Détails

La Banque centrale de Tunisie (BCT) a choisi de ne pas modifier sa politique monétaire. Réuni le 29 juillet 2026, son conseil d’administration a décidé de maintenir le taux directeur à 7%, estimant que les risques inflationnistes restent suffisamment élevés pour justifier une approche prudente.

Cette décision intervient alors que l’inflation poursuit son ralentissement, mais que plusieurs facteurs, notamment la hausse des coûts de l’énergie et les déséquilibres extérieurs, continuent de peser sur les perspectives économiques du pays.

En juin 2026, le taux d’inflation est revenu à 5,3%, contre un niveau plus élevé les mois précédents. Cette baisse est principalement liée au ralentissement de la hausse des prix des produits alimentaires frais, dont l’inflation est passée de 13,2 à 11,2%. En revanche, l’inflation sous-jacente – qui exclut les produits alimentaires frais et les produits administrés – est restée stable à 5% pour le troisième mois consécutif, signe que les pressions sur les prix demeurent bien présentes dans l’économie.

Sur le front extérieur, la Banque centrale alerte sur une dégradation des équilibres. Le déficit courant s’est creusé à 4,241 milliards de dinars, soit 2,3% du PIB, au premier semestre 2026, contre 2,844 milliards de dinars un an auparavant. En cause, la forte progression de la facture énergétique, qui a atteint un niveau record de 8,502 milliards de dinars, contre 6,370 milliards à fin juin 2025. La BCT souligne d’ailleurs que, sans le poids des importations d’énergie, la balance courante aurait affiché un excédent de 2,538 milliards de dinars, illustrant l’impact déterminant de la dépendance énergétique sur les finances extérieures du pays.

L’institution met également en avant le remboursement, en juillet, de l’eurobond de 700 millions d’euros arrivé à échéance. Malgré cette importante sortie de devises, les réserves de change se sont établies à 23,4 milliards de dinars, représentant 92 jours d’importation au 28 juillet 2026.

À l’international, la Banque centrale estime que le contexte reste marqué par une forte incertitude. Les tensions géopolitiques, notamment au Moyen-Orient, continuent d’alimenter la volatilité des prix du pétrole. Même si les cours de l’énergie ont récemment reculé, ils demeurent supérieurs à leurs niveaux d’avant le conflit, ce qui entretient les risques inflationnistes, en particulier pour les pays importateurs d’énergie comme la Tunisie.

Dans ce contexte, la BCT considère qu’il est nécessaire de poursuivre le processus de désinflation tout en préservant la stabilité macroéconomique. Elle insiste également sur la nécessité d’accélérer les réformes destinées à renforcer la production, stimuler l’investissement, réduire la dépendance énergétique et améliorer la résilience de l’économie face aux chocs extérieurs.

 

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La Sotipapier voit son chiffre d’affaires chuter de 20% au premier semestre 2026

La Sotipapier a enregistré un recul de son activité au premier semestre 2026. Son chiffre d’affaires s’est établi à 44,19 millions de dinars, en baisse de 20% par rapport à la même période de 2025, dans un contexte marqué par une demande toujours faible pour le papier kraft et une pression persistante sur les coûts de production.

Les indicateurs d’activité publiés par la société montrent également un ralentissement de la production. Entre janvier et juin 2026, la Sotipapier a produit 23.947 tonnes de papier, contre 26.798 tonnes un an auparavant, soit une diminution de 11%. Cette baisse concerne aussi bien le papier pour ondulé, dont la production recule de 1.081 tonnes, que le papier kraft, en baisse de 1.770 tonnes.

Le repli du chiffre d’affaires est principalement attribué à la contre-performance du segment du papier kraft, dont les revenus ont chuté de 30%. Le papier pour ondulé résiste davantage avec une baisse limitée à 5%, mais les volumes commercialisés restent en retrait par rapport à l’année précédente.

La Sotipapier souligne que le marché tunisien du papier kraft peine toujours à retrouver son niveau d’avant 2025. Si la demande s’est stabilisée au cours des six premiers mois de l’année, elle demeure insuffisante pour soutenir la croissance de l’activité. En parallèle, la hausse continue des prix de la pâte à papier maintient une forte pression sur les coûts de fabrication.

À l’inverse, le marché du papier destiné à l’emballage reste mieux orienté grâce à une demande soutenue des industriels. La société prévient toutefois que l’évolution des prix des matières premières et l’intensification de la concurrence pourraient peser sur les prix de vente au second semestre 2026.

Sur le plan des investissements, la Sotipapier a engagé 3,14 millions de dinars au premier semestre, contre 4,9 millions de dinars un an plus tôt, soit une baisse de 36%, traduisant un rythme d’investissement plus prudent.

Côté financement, la société affiche une légère amélioration de sa structure financière. Sa dette nette ressort à 47,19 millions de dinars au 30 juin 2026, contre 48,44 millions de dinars un an auparavant, soit une réduction de 1,26 million de dinars. Cette évolution résulte principalement du remboursement d’une partie des crédits à moyen terme, malgré une hausse des crédits de gestion et un niveau de trésorerie plus faible.

 

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70 millions de dollars pour sécuriser les importations d’engrais: l’État garantit un nouveau financement stratégique pour le Groupe chimique tunisien

Le financement des importations d’engrais du Groupe chimique tunisien (GCT) bénéficie d’un nouveau soutien public. L’Assemblée des représentants du peuple (ARP) a publié un projet de loi portant approbation d’un accord de garantie conclu entre la République tunisienne, l’Institution islamique internationale de financement du commerce (ITFC) et le Groupe chimique tunisien pour mobiliser jusqu’à 70 millions de dollars américains.

L’objectif: permettre au GCT de financer l’achat des matières premières nécessaires à la production d’engrais. Selon le document explicatif accompagnant le projet de loi, cet accord concerne une convention de financement à court terme, signée le 1er décembre 2025, entre l’ITFC et le GCT, avec la garantie de l’État tunisien.

Le mécanisme prévu doit permettre au Groupe chimique tunisien d’assurer l’approvisionnement en matières premières indispensables à son activité industrielle, notamment pour répondre aux besoins de production d’engrais destinés au marché local et à l’exportation.

Le financement s’inscrit dans le cadre de l’accord-cadre signé entre la Tunisie et l’Institution islamique internationale de financement du commerce le 28 avril 2024, couvrant la période 2024-2026. Cet accord vise principalement à accompagner le financement des besoins d’importation d’entreprises et d’organismes publics opérant dans des secteurs considérés comme prioritaires.

Un financement partagé entre plusieurs bailleurs

Le montage financier repose sur un mécanisme de cofinancement, avec l’ITFC qui fournit une partie du financement et coordonne un groupe de bailleurs afin d’assurer la mobilisation complète des ressources nécessaires.

Les principales conditions financières prévues dans le projet portent sur un financement pouvant atteindre 70 millions de dollars américains, accordé sous forme de mourabaha à court terme. Le taux appliqué est basé sur le taux SOFR augmenté d’une marge de 3,75%. Chaque opération de tirage devra être remboursée sur une période de 12 mois. Le financement prévoit également une commission d’exécution fixée à 0,4% du montant total mobilisé. Enfin, le dispositif repose sur une garantie de l’État tunisien.

 
 
 

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La Chine investit des milliards: voici les secteurs qui attirent ses capitaux

La Chine ne mise plus uniquement sur les grands projets d’infrastructures en Afrique. Sa stratégie évolue vers des secteurs considérés comme plus stratégiques pour renforcer ses chaînes de valeur mondiales: l’énergie, les ressources minières, les transports et les technologies.

Selon le rapport «China Belt and Road Initiative (BRI) Investment Report 2026 H1», publié par le Green Finance & Development Center de l’Université de Fudan en collaboration avec The Asia Pacific Centre for Industry Transitions de l’Université du Queensland, les engagements chinois dans le cadre des Nouvelles routes de la soie se concentrent principalement sur quatre secteurs clés. 

L’énergie arrive en première position avec 28,7% des engagements chinois mondiaux dans la BRI. Ce secteur reste prioritaire pour Pékin, notamment avec le développement des énergies renouvelables, des infrastructures électriques et des projets visant à sécuriser l’approvisionnement énergétique.

Les métaux et les mines représentent 17,2% des engagements, reflétant l’importance croissante des ressources stratégiques nécessaires aux nouvelles industries, notamment les batteries, les véhicules électriques et les technologies de transition énergétique.

Le secteur des transports concentre 14,4% des engagements, tandis que les technologies représentent 13,4%, confirmant la volonté chinoise de renforcer sa présence dans les infrastructures numériques, les télécommunications et les solutions technologiques.

Cette nouvelle orientation intervient dans un contexte marqué par les tensions commerciales entre la Chine, les États-Unis et l’Union européenne. Face aux restrictions douanières et aux politiques de relocalisation industrielle occidentales, Pékin cherche à développer de nouvelles bases de production dans des pays offrant un accès compétitif aux marchés internationaux.

Depuis le lancement de la BRI en 2013, les engagements chinois cumulés atteignent désormais 1 539 milliards de dollars dans 150 pays. Mais le modèle chinois évolue: il ne s’agit plus seulement de financer des routes, des ports ou des centrales, mais de construire des écosystèmes industriels capables de produire, de transformer et d’exporter.

 

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La Chine investit massivement en Afrique: voici les pays qui captent les plus grands projets

La Chine accélère son offensive économique en Afrique. Au premier semestre 2026, les investissements chinois directs sur le continent ont atteint 33,5 milliards de dollars, en hausse de 254% par rapport à la même période de 2025, faisant de l’Afrique la principale destination des capitaux chinois dans le cadre des Nouvelles routes de la soie (Belt and Road Initiative – BRI).

Cette progression traduit un changement de stratégie. Longtemps associée au financement de grands projets d’infrastructures comme les routes, les ports ou les chemins de fer, la présence chinoise en Afrique évolue désormais vers des investissements industriels, énergétiques et technologiques. En parallèle, les contrats de construction d’infrastructures continuent de reculer.

Selon le rapport «China Belt and Road Initiative Investment Report 2026 H1», publié par le Green Finance & Development Center de l’Université Fudan et The Asia Pacific Centre for Industry Transitions de l’Université du Queensland, l’Afrique a concentré 67,24% des investissements chinois réalisés dans les pays membres de la BRI au premier semestre 2026.

L’Éthiopie et l’Égypte figurent parmi les principaux bénéficiaires de ces d’investissements chinois. L’Éthiopie arrive en tête des pays africains en termes de progression des engagements chinois, avec 18,9 milliards de dollars d’engagements globaux. Le pays attire Pékin grâce à son potentiel industriel, ses zones économiques spéciales et son ambition de devenir une plateforme manufacturière régionale.

L’Égypte confirme également son importance stratégique avec 9,7 milliards de dollars d’engagements chinois. Sa position géographique entre l’Afrique, l’Europe et l’Asie, ainsi que le développement de grands projets industriels et énergétiques renforcent son attractivité auprès des investisseurs chinois.

En Afrique du Nord, le Maroc fait partie des pays qui bénéficient de cette évolution. Le royaume attire des investissements chinois notamment dans l’industrie automobile, les batteries électriques et les chaînes de valeur liées à la transition énergétique.

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La Bourse de Tunis suspend de nouveau la cotation…

La Bourse de Tunis vient d’annoncer, aujourd’hui 29 juillet 2026, une nouvelle suspension de la cotation après une baisse importante du marché. Cette interruption intervient après une baisse de plus de 3% de l’indice Tunindex.

Selon un avis publié par la Bourse de Tunis, cette interruption a été déclenchée automatiquement conformément aux dispositions de l’article 3.7 du Règlement de parquet, qui prévoit un mécanisme d’arrêt temporaire en cas de forte variation de l’indice. La suspension de la cotation est prévue pour une durée d’une heure. La reprise des échanges est annoncée à partir de 10h16.

Cette mesure concerne les intermédiaires en Bourse ainsi que l’ensemble des intervenants du marché. Elle vise à encadrer les mouvements brusques et à permettre aux opérateurs d’analyser l’évolution du marché avant la reprise des transactions.

 

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