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Investissement : la Tunisie et la Turquie préparent une percée conjointe sur les marchés africains

Le Forum d’Investissement et de Coopération Tunisie-Türkiye s’est tenu du 29 au 31 juillet à Istanbul en Turquie avec la participation de Ahmed Ben Sghir, ambassadeur de Tunisie à Ankara.

L’objectif est de mettre en place plus de proximité entre les deux pays et de consolider leur coopération dans plusieurs secteurs à l’instar des énergies renouvelables, de l’aéronautique et de l’automobile.

Au total, 69 sociétés turques sont implantées en Tunisie à ce jour, pour un total d’environ 200 millions de dollars investis, un niveau en deçà de ce que les deux économies pourraient réellement construire.

Côté turc, l’objectif affiché est d’avoir un volume d’échanges à 1,6 milliard de dollars. Les exportations turques ont culminé à 273,4 milliards de dollars en 2025, dont 1,2 milliard destiné à la Tunisie. Les échanges bilatéraux ont, ainsi, évolué de 1,46 milliard de dollars en 2024 à près de 1,68 milliard un an plus tard.

Une trentaine d’opérateurs tunisiens présents

La délégation tunisienne réunissait la FIPA, la Banque Centrale de Tunisie (BCT) et une trentaine d’entreprises actives dans l’industrie, l’énergie, la technologie, le textile et la logistique. Les rencontres B2B organisées en parallèle visaient également à préparer, à terme, une percée conjointe sur des marchés africains tiers.

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SOTUMAG : la facturation électronique pour fiabiliser les marchés de gros

Le 15 août 2026 marquera une étape clé pour la Société Tunisienne des Marchés de Gros (SOTUMAG) avec la mise en place de la facturation électronique pour le marché de gros de Téboulba. Un pas de plus dans le programme national piloté par l’entreprise, sous la houlette du ministère du Commerce et du Développement des exportations, qui vise à sortir les marchés de gros de leur fonctionnement traditionnel et à digitaliser leurs échanges.

Avant Téboulba, c’est le marché de fruits et légumes de Moknine qui a servi de projet pilote. L’essai ayant tenu ses promesses, la SOTUMAG a décidé d’élargir l’expérience. D’ici le lancement officiel, une phase de préparation doit encore régler deux points : obtenir l’agrément sanitaire nécessaire et finaliser l’outil numérique qui permettra de suivre les produits à la trace.

L’objectif : traquer chaque mouvement de marchandise

Derrière cette digitalisation, une idée simple, savoir en temps réel ce qui circule sur les marchés de gros. De quoi limiter les zones d’ombre qui entourent aujourd’hui la distribution des produits agricoles et de la pêche en Tunisie, et donner aux autorités des chiffres fiables pour piloter la politique de sécurité alimentaire.

Le chantier ne s’arrête pas à Téboulba. La SOTUMAG a déjà identifié ses prochaines cibles : les marchés de Kairouan et de Gabès, où le même dispositif sera progressivement installé.

Un secteur qui devient lisible pour les investisseurs

Cette traçabilité numérique change la donne pour ceux qui veulent investir dans la logistique agricole ou la distribution : des données fiables sur les flux réduisent l’incertitude et facilitent l’évaluation des opportunités dans un secteur longtemps opaque.

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100 MDT : les investisseurs invités à se rapprocher des banques

Le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche a appelé les porteurs de projets d’investissement dont les dossiers ont été approuvés à prendre contact avec la Banque nationale agricole (BNA) ou la Banque tunisienne de solidarité (BTS) afin de finaliser, dans les meilleurs délais, les procédures de versement de leurs subventions.

Cette annonce intervient dans le cadre d’un programme de soutien à l’investissement doté d’une enveloppe de 100 millions de dinars (MDT) pour l’année 2026.

Dans une réponse écrite à une question du député Taher Ben Mansour à l’Assemblée des représentants du peuple, le ministère précise que les aides financières sont versées en deux tranches, conformément au décret gouvernemental n°389 de 2017. La première, représentant 40 % du montant de la subvention, est débloquée lorsque le projet atteint 40 % de son coût d’investissement. La seconde tranche, équivalente à 60 %, est versée une fois le projet entré en phase d’exploitation effective.

Le ministère explique également que les crédits sont mis à la disposition de la BNA et de la BTS par le ministère des Finances, sur la base de demandes accompagnées des pièces justificatives et des relevés nécessaires. Les établissements bancaires procèdent ensuite au décaissement des subventions après validation des dossiers, publication des décisions d’octroi des avantages et émission des ordres de paiement.

Concernant la répartition de l’enveloppe budgétaire, 80 millions de dinars sont destinés au secteur de la production agricole, 12,3 millions de dinars à la pêche et à l’aquaculture, tandis que 7,7 millions de dinars sont consacrés au secteur de l’eau.

Les dossiers sont instruits par les services compétents du ministère et par l’Agence de promotion des investissements agricoles, avant d’être soumis aux commissions chargées de statuer sur l’attribution des aides.

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La STEG annonce un risque de délestage entre midi et 17h

La Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) a annoncé qu’elle pourrait recourir à des coupures tournantes d’électricité ce lundi 3 août 2026, entre 12h00 et 17h00.

Selon la STEG, ces interruptions interviendraient par intermittence et ne dépasseraient pas deux heures par tranche.

Les régions susceptibles d’être concernées sont le Grand Tunis, le Nord, le Nord-Ouest, le Centre, Sfax, le Sud et le Sud-Ouest.

La STEG a également précisé que le rétablissement de l’alimentation électrique s’effectuera sans préavis. Elle appelle ainsi les citoyens, les entreprises et les établissements concernés à prendre les précautions nécessaires afin de limiter les éventuels désagréments liés à ces interruptions.

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CONECT : un nouveau cadre juridique pour encourager l’investissement dans le secteur agricole

Donner enfin un cadre juridique fiable à la profession d’agriculteur : c’est ce que réclame la Confédération des Entreprises Citoyennes de Tunisie (CONECT), qui a plaidé vendredi soir pour la mise en place d’un texte fixant les droits et les devoirs afférents à cette activité.

Une meilleure protection des exploitants en découlerait directement et permettrait de les rassurer et de les encourager à poursuivre leurs efforts dans un contexte qui leur est de plus en plus hostile.

L’idée a émergé lors d’une séance de travail, au siège de la CONECT à Tunis, entre le groupement agricole de la confédération patronale et les représentants du ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche.

Alléger la fiscalité, moderniser l’équipement

Sur le volet fiscal, la CONECT demande carrément que les intrants agricoles échappent à la TVA. D’autant que les exploitants doivent être davantage incités à s’équiper en matériel moderne, un levier jugé indispensable pour tirer vers le haut les rendements du secteur.

Les propositions ne s’arrêtent pas là. Pour la filière oléicole, l’organisation réclame la rénovation des infrastructures de stockage pour garantir la qualité du produit jusqu’au bout de la chaîne.

La CONECT a demandé, sur un autre volet, l’élaboration du texte réglementaire censé encadrer maisons d’hôtes et gîtes ruraux, un dossier en stand-by depuis longtemps. À cela s’ajoutent deux autres revendications : un statut réglementaire aux fermes à vocation pédagogique et autoriser davantage l’irrigation par eaux usées traitées pour certaines cultures.

Bétail, lait, volaille : les dossiers chauds évoqués en réunion

Les discussions entre les deux parties, menées par le directeur du cabinet du ministre de l’Agriculture, le président de la CONECT, Aslan Berrajeb et Mohamed Taher Nabbi, chargé du groupement agricole au sein de la CONECT, ont balayé plusieurs urgences sectorielles : remettre à plat les filières lait et viande, relancer les programmes de sélection génétique du cheptel, mieux structurer les circuits de vente de bétail et le fonctionnement des abattoirs, endiguer les abattages clandestins et trouver des solutions aux difficultés qui pèsent sur les éleveurs de volailles.

Un cadre plus stable, un signal pour les investisseurs

Un cadre juridique clair relatif au statut de l’agriculteur et la suppression de la TVA pour les intrants reviendrait à encourager l’investissement dans l’agriculture tunisienne. Il s’agit, en effet, de deux paramètres qui pèsent directement sur le calcul de la rentabilité d’un investisseur qui se lance dans le secteur.

Le ministère a fait savoir, de son côté, qu’il comptait poursuivre les discussions et étudier ces pistes avec attention, dans la perspective de consolider le rôle de l’agriculture dans la sécurité alimentaire du pays.

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Coupures d’électricité : l’OTE écarte la piste climatique et pointe la STEG

L’Observatoire Tunisien de l’Economie (OTE) a publié dans la journée du samedi 1er août, un rapport qui remet en cause la lecture purement climatique de la récente campagne de délestages organisée par la STEG.

Le constat est clair et sans appel, de 2016 à 2020, la STEG a engagé près de 1,947 milliard de dinars dans ses stations de production. Sur la période suivante, de 2021 à 2025, ce montant est tombé à 248 millions de dinars, soit une baisse de 87 %.

Pendant que les investissements s’effondraient, la consommation électrique tunisienne, elle, poursuivait sa progression. L’OTE relève une hausse annuelle moyenne de 3,8 % entre 2021 et 2025. Un pic historique a même été enregistré le 14 août 2024, avec 4 888 mégawatts consommés en une seule journée. Résultat : une capacité de production qui recule alors même que les besoins explosent.

Selon l’OTE, plusieurs projets de production restent en suspens faute de feu vert du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Energie, qui a pourtant le dernier mot sur ce type de dossier.

L’Observatoire va encore plus loin : ces dernières années, les pouvoirs publics auraient orienté leurs efforts vers les capitaux privés et étrangers dans le renouvelable, laissant de côté le financement public des unités de production classiques.

L’érosion continue des moyens de la STEG

Pour l’OTE, réduire les délestages du mois dernier à un simple épisode de canicule reviendrait à ignorer l’essentiel. Ce que révèlent surtout ces coupures, c’est l’érosion continue, depuis 2021, des moyens de production du pays ; le fruit d’arbitrages politiques et de lenteurs administratives répétées. La vague de chaleur n’a fait, en somme, que rendre visible une fragilité déjà installée.

Un signal pour les investisseurs privés

Cette baisse de l’investissement public dans la production constitue, de ce fait, une opportunité pour les capitaux privés et étrangers dans le secteur énergétique tunisien. Les acteurs positionnés sur le solaire, l’éolien ou le stockage par batteries (BESS) évoluent ainsi dans un contexte où l’offre publique peine structurellement à suivre la demande, un paramètre à intégrer dans toute analyse d’opportunité sur le marché électrique tunisien.

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BA Glass BV lance une OPA obligatoire sur 17,43% du capital de la Sotuver

Le Conseil du Marché Financier a validé les modalités de l’Offre Publique d’Achat obligatoire lancée par la société néerlandaise B.A GLASS B.V à destination des actionnaires minoritaires de la Société Tunisienne de Verreries (Sotuver). Cette opération fait suite à l’acquisition par BA Glass BV d’un bloc de titres de 16, 205 315 actions, représentant 41,28% du capital.

L’offre, ouverte du 5 au 26 août 2026, vise le solde des actions non détenues par l’initiateur, soit 6 843 844 titres représentant 17,43% du capital, au prix de 13,390 TND par action. Ce prix a été établi conformément à la réglementation boursière, en retenant la valeur la plus élevée entre la moyenne des cours des quatre-vingt-dix derniers jours, le prix d’acquisition du bloc historique et toute autre transaction significative.

L’initiateur de l’offre a fait savoir qu’il n’envisageait, à ce stade et pour les douze prochains mois, aucune modification significative de la politique industrielle, financière ou sociale de la société visée. L’acquéreur s’est également engagé à maintenir la cotation boursière des titres Sotuver, en s’interdisant tout retrait de la cote et en promettant, le cas échéant, de redistribuer sur le marché le nombre de titres nécessaire pour rétablir un flottant d’au moins 10% du capital. Par ailleurs, le Conseil d’Administration de Sotuver, récemment renouvelé, reflète désormais cette nouvelle donne actionnariale, avec des représentants des deux principaux blocs. La société a également pris l’engagement de lancer, au cours de l’année 2026, deux appels à candidature pour pourvoir les postes d’administrateur indépendant et de représentant des actionnaires minoritaires, conformément aux exigences de bonne gouvernance.

Sur le marché, le titre reste sur une performance exceptionnelle depuis le début de l’année. Nous pensons que la majorité des minoritaires préserveraient leurs actions au vu des belles perspectives de croissance l’entreprise.

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Céréales : déjà près de 11 millions de quintaux collectés

La collecte de céréales a dépassé 10,752 millions de quintaux, avec une récolte totale estimée à plus de 20 millions de quintaux, alors que la saison de la moisson touche à sa fin avec un taux d’avancement de 98 %.

Ces quantités collectées devraient permettre au pays de réduire le coût de ses importations céréalières et d’améliorer sa balance commerciale alimentaire. En tout cas, selon l’Office des céréales, les quantités de blé dur récoltées suffiront à couvrir les besoins du pays jusqu’en janvier 2027, une échéance qui allégera la facture d’importation de cette matière stratégique, dont la tonne coûte actuellement 350 dollars.

Idem pour la collecte de blé tendre qui a elle aussi presque doublé, passant de 600 mille quintaux l’an dernier à 1,1 million de quintaux cette année, offrant une marge de manœuvre appréciable face à une consommation nationale moyenne de 100 mille tonnes par mois. Une grande partie de ce blé, essentiel à la fabrication du pain, reste toutefois importée pour être transformée en farine, faut-il le rappeler.

Au total, les Tunisiens consomment en moyenne 30 millions de quintaux de céréales par an. Le budget économique tablait initialement sur une récolte moyenne de 19 millions de quintaux pour la saison 2025/2026, mais l’actualisation des données par le ministère de l’Agriculture a revu ce chiffre à la hausse, au-delà des 20 millions de quintaux.

Ce résultat confirme une tendance à l’amélioration amorcée depuis la saison 2024/2025, après plusieurs années marquées par la sécheresse ayant lourdement pesé sur les récoltes céréalières du pays.

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UGTT : Face aux difficultés du pays, l’heure serait à « l’urgence nationale »

La Tunisie traverse une phase de « grands défis » où les conditions d’un « vivre dignement » se sont fortement dégradées, selon l’Union générale tunisienne du travail (UGTT). Intervenant samedi 1er août 2026 sur les ondes de Diwan FM, Ahmed Jaziri, secrétaire général adjoint chargé du département des études et de la documentation au sein de la centrale syndicale, a alerté sur la situation économique et sociale du pays, évoquant notamment les plaintes croissantes des citoyens face à la hausse du coût de la vie.

Selon lui, cette situation a conduit le département des études et de la documentation de l’UGTT à élaborer un document intitulé « La Tunisie à la croisée des chemins… Les grands défis et les clés de sortie de crise ». Cette réflexion vise, d’après le responsable syndical, à proposer des pistes de solutions aux difficultés auxquelles le pays est confronté.

« L’Union travaille jour et nuit pour trouver des solutions aux problèmes de la Tunisie », a-t-il affirmé, appelant à une mobilisation collective de l’ensemble des acteurs nationaux.

Une « urgence nationale » et un dialogue élargi

Ahmed Jaziri a plaidé pour une réunion de toutes les parties concernées afin de réfléchir aux solutions possibles dans les différents secteurs. Il a estimé que la situation nécessite « une urgence nationale » et une « réconciliation nationale globale », basée sur un dialogue réunissant les organisations nationales et la société civile.

Pour lui, la sortie de crise ne peut passer par des décisions individuelles mais exige une approche collective. « La Tunisie a aujourd’hui besoin de ses compétences », a-t-il déclaré, appelant à rassembler les forces vives du pays.

Lire aussi : Pouvoir d’achat, services publics et dialogue social : L’UGTT interpelle le gouvernement

Le responsable syndical a également adressé son message aux autorités actuelles, qu’il accuse de refuser le dialogue avec l’UGTT et d’autres organisations. Il a estimé que les difficultés actuelles imposent une convergence des efforts entre toutes les parties.

« La Tunisie ne manque de rien »

Défendant la capacité du pays à surmonter ses difficultés, Ahmed Jaziri a affirmé que la Tunisie dispose des ressources nécessaires pour sortir de la crise. « La Tunisie ne manque de rien, chaque crise peut être résolue », a-t-il déclaré, reprenant l’expression populaire selon laquelle « l’union fait la force ».

Il a toutefois pointé du doigt les problèmes de gouvernance, l’absence de suivi et la négligence dans la gestion de certaines institutions publiques, citant notamment le cas de la Compagnie des phosphates de Gafsa comme exemple d’une situation qui s’est dégradée au fil des années.

L’UGTT répond aux accusations sur son rôle dans la crise

Réagissant aux critiques qui accusent l’UGTT d’avoir contribué aux difficultés actuelles du pays, Ahmed Jaziri a rejeté ces accusations. Il a affirmé que l’organisation syndicale avait été marginalisée durant les cinq dernières années et qu’elle avait proposé des solutions sans obtenir de réponse.

« Aujourd’hui, tout est rejeté sur l’UGTT », a-t-il regretté, estimant que la centrale syndicale demeure « une force de proposition et une force de dialogue ».

Pour lui, attribuer les problèmes du pays à l’Union générale tunisienne du travail constitue une manière de détourner l’attention des véritables causes de la crise. « Faire porter les difficultés du pays à l’UGTT est une fuite en avant », a-t-il conclu.

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Sousse déclare la tolérance zéro contre les infractions environnementales

La municipalité de Sousse hausse le ton. À la suite de la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo montrant un commerçant jetant des déchets issus de son activité à proximité de conteneurs, les autorités locales ont annoncé qu’elles appliqueraient désormais la loi « avec la plus grande fermeté » contre toute personne portant atteinte à la propreté de la ville.

Cette mise en garde intervient alors que les services municipaux ont mené, ce samedi, une vaste campagne de nettoyage dans plusieurs quartiers de la ville. Les interventions ont concerné notamment Boukhzer, Bouhsina, Oued Ghanim et la rue Abdel Salam Ennabli, où des équipes ont procédé à l’enlèvement de dépôts sauvages, au nettoyage de terrains vagues et à l’évacuation de divers déchets.

Selon la municipalité, ces opérations s’inscrivent dans le cadre d’une campagne régionale de propreté visant à améliorer le cadre de vie, préserver l’environnement et renforcer les indicateurs de propreté de la ville. Les actions ont été réalisées en coordination avec les différents services concernés.

Un commerçant identifié après une vidéo virale

Dans son communiqué, la municipalité explique que l’avertissement fait suite à une affaire largement relayée sur les réseaux sociaux. Un propriétaire d’un commerce de vente de volailles est accusé d’avoir abandonné les déchets de son activité à côté de conteneurs à ordures.

Lire aussi : Sousse lance une offensive contre les dépassements sur les plages

Les services municipaux, en coordination avec les forces de sécurité, indiquent avoir rapidement identifié le suspect. Un procès-verbal a été dressé à son encontre pour la commission d’un crime environnemental, tandis que les procédures judiciaires prévues par la loi sont en cours.

« Aucune tolérance » pour les atteintes à la propreté

La municipalité affirme qu’elle ne fera preuve d’« aucune indulgence » envers les personnes reconnues responsables de dégradations de l’environnement ou d’atteintes à la propreté urbaine.

Elle précise qu’elle poursuivra, avec les services de sécurité et de contrôle, l’application stricte des dispositions légales contre les contrevenants, estimant que ces mesures sont nécessaires pour protéger la santé publique et garantir le droit des citoyens à un environnement sain.

Enfin, les autorités locales appellent les habitants à adopter un comportement citoyen et à signaler toute pratique nuisible à l’environnement, rappelant que la préservation de la propreté de la ville constitue une responsabilité collective.

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L’édito de Hédi Mechri – Coupures d’électricité et d’eau: le prix de l’immobilisme

Pénuries d’hier, pénuries d’aujourd’hui, pénuries de toujours. Sauf que d’une vague à l’autre, les tensions, les considérations morales, les drames humains, les coûts économiques et financiers gagnent en complexité, en intensité et en gravité, au point de menacer d’asphyxier l’appareil productif. Des pénuries en temps de paix – de pain, de lait, de sucre, d’huile végétale, de médicaments, en dépit de leur impérieuse nécessité, avec leur cortège de frustration et d’humiliation humaine – paraissent de peu d’importance et de gravité comparées aux coupures d’électricité et d’eau sans aucune indication ni information préalable au gré des capacités de résistance du réseau électrique à bout de souffle.

Les 12 millions de Tunisiens pèsent peu dans le processus d’improvisation. Rien, ni les dégâts, ni les pertes économiques et financières, ni la mise en danger de vies humaines, pas même d’éventuels troubles sociaux, ne semble égratigner l’indifférence et troubler pour ainsi dire la sérénité des dirigeants de la compagnie nationale d’électricité et, au-delà, des gouvernants. Ils sont contraints de naviguer à vue face à l’urgence pour éviter l’effondrement de tout le système qui fera plonger le pays dans le noir, ce fameux black-out, le pire de ce qui peut arriver.

Entre deux maux, la STEG choisit celui qui lui convient le mieux sans qu’il soit perçu comme tel par les ménages, les entreprises, les exploitants agricoles, les cliniques, les laboratoires d’analyses, les hôpitaux et les sociétés de services, qui sont victimes d’énormes dégâts physiques, humains et financiers. La compagnie nationale et son autorité de tutelle exacerbent les tensions à cause de leur silence assourdissant en cherchant à se faire bonne conscience à peu de frais, comme si nécessité faisait loi. Elles semblent vouloir se dédouaner, sans avoir à rendre des comptes. Ce serait céder à la fatalité, au mépris de tous les principes de réalité.

 

D’une année à l’autre, la consommation d’électricité augmente de près de 4 %, moins que le passé en raison de l’atonie de la croissance, mais paradoxalement plus que l’évolution du PIB, phénomène du reste inédit. Ce décalage justifie à lui seul d’élever le niveau de l’offre d’électricité, moyennant de nouveaux investissements d’extension, de capacité, qui n’eurent jamais lieu.

 

On savait depuis longtemps que les étés seraient très chauds, caniculaires même – et celui-ci particulièrement – à cause du réchauffement climatique. Les experts prédisaient, à raison, des pics de température localisés dans le temps et l’espace, frôlant les 50 degrés. Le reste est une affaire de gestion et de mode de gouvernance. D’une année à l’autre, la consommation d’électricité augmente de près de 4 %, moins que le passé en raison de l’atonie de la croissance, mais paradoxalement plus que l’évolution du PIB, phénomène du reste inédit. Ce décalage justifie à lui seul d’élever le niveau de l’offre d’électricité, moyennant de nouveaux investissements d’extension, de capacité, qui n’eurent jamais lieu. Les derniers en date remontent à plus de six ans. La STEG, forte de son expérience, de ses compétences humaines, ne pouvait l’ignorer, elle s’y serait pleinement engagée en dépit de ses difficultés financières.

L’ennui, c’est qu’il lui fallait l’aval de son autorité de tutelle. Celle-ci a longuement traîné, pour des raisons qui lui sont propres, avant de lancer un appel d’offres global en cohérence avec l’impérieuse transition énergétique. Problème : beaucoup d’eau a coulé sous le pont de Carthage avant le dénouement de l’opération. Ce n’est que tout récemment – 7 ans après ou presque – que furent octroyées cinq concessions pour donner plus de chair à notre mix énergétique. Dans l’intervalle, le pays subissait chaque année, à pareille époque, les mêmes scènes de désagrément et de désolation : chute de la productivité, moins de création de richesse, destruction d’emplois, d’outils de production. Et suprême sanction : perte d’attractivité du site Tunisie, peu compatible avec les pratiques à la hussarde de la STEG. Qui s’arroge le droit de couper le courant sans autre forme d’indication et de prévention, au motif que dans l’urgence elle ne pouvait agir autrement. Le gouvernement, pour sa part, se drape dans un silence effarant, loin d’être à son honneur.

Aucun pays n’est à l’abri des aléas et bouleversements climatiques, qui provoquent d’énormes dégâts humains et matériels. À cette différence près que, le jour d’après, les responsables aux commandes des pays sinistrés en tirent les enseignements. Passé le choc initial où il faudrait agir dans l’urgence, parer au plus pressé pour sauver et sauvegarder ce qui peut l’être, commence alors le temps fort de la réflexion, de l’anticipation, des préventions et de l’action sur la durée.

 

Ce n’est que tout récemment que furent octroyées cinq concessions pour donner plus de chair à notre mix énergétique. Dans l’intervalle, le pays subissait chaque année, à pareille époque, les mêmes scènes de désagrément et de désolation : chute de la productivité, moins de création de richesse, destruction d’emplois, d’outils de production.

 

Leur message est clair : envoyer un signal fort à l’adresse du pays pour le rassurer et le sécuriser quant à l’avenir. L’État ne peut se soustraire à une telle mission. Sinon à quoi servirait un gouvernement qui ne saurait assumer une telle responsabilité. Il en a le devoir et l’obligation. Il est comptable de son propre bilan et doit être jugé à l’aune de ses résultats et réalisations. Pour l’heure, ils ne plaident pas en sa faveur : pas de quoi susciter le moindre enthousiasme. Rien qui puisse nous faire rêver ou réenchanter. Où que l’on porte notre regard, il y a très peu d’indices qui puissent nous donner la moindre assurance et nous restituer notre fierté passée. L’économie est à la traîne, l’infrastructure économique et sociale est d’une autre époque quand elle ne menace pas effondrement, les finances publiques sont au plus bas, les entreprises – notamment les PME, fers de lance de l’économie – sont à l’agonie, l’inflation et le chômage achèvent de détruire ce qui reste de la cohésion sociale. Les grands conglomérats économiques et financiers, hier figures de proue de l’économie nationale, ont beaucoup perdu de leur aura, de leur puissance de feu et de leur assurance, faute de visibilité politique.

À quoi s’ajoutent l’incertitude économique et technologique, l’arbitraire administratif et fiscal… Le pays n’investit plus ou à peine, à dose homéopathique. Le taux d’investissement est descendu en dessous de la barre des 10 %. L’épargne nationale s’est volatilisée pour se situer à moins de 6 %. Et personne pendant ce temps dans le corps gouvernemental pour sonner l’alerte au regard de l’étendue du désastre.

 

Le pays n’investit plus dans l’avenir, dans les technologies émergentes, dans l’IA, dans les entreprises 4.0, dans l’éducation et la santé. Les ingénieurs, les universitaires, les médecins, les techniciens qui quittent chaque année le pays dépassent en nombre les nouveaux diplômés.

 

Seul rayon de soleil dans le ciel chargé de nuages, l’annonce du Plan 2026-2030, qui, hélas, pour louable et nécessaire qu’il soit, n’efface pas craintes et appréhensions. Et pour cause : l’essentiel est ailleurs, moins dans les hypothèses sur lesquelles il est construit et qui font débat que sur notre incapacité de réformer et d’oser les transformations économiques et sociales. Celles-ci sont d’autant plus d’une absolue nécessité que le remboursement cette année du service de la dette – 23 M de dinars – équivaut à près de 4 fois la valeur des richesses créées en 2025, année du reste à « forte croissance » : 2,5 %. Résultat des courses : le pays s’enfonce dans un processus de destruction de valeurs, en clair d’appauvrissement structurel. Qu’il persiste encore quelques îlots d’apparente prospérité – mais pour combien de temps encore ? – ne doit pas faire illusion. La précarité, la pauvreté et le déclassement social achèvent de fracturer le pays de long en large… La cohésion sociale se fissure de partout. Le pays n’investit plus dans l’avenir, dans les technologies émergentes, dans l’IA, dans les entreprises 4.0, dans l’éducation et la santé. Les ingénieurs, les universitaires, les médecins, les techniciens qui quittent chaque année le pays dépassent en nombre les nouveaux diplômés. Notre capital humain se rétrécit comme peau de chagrin. On comprend qu’à ce rythme, à cause de cette implacable mécanique, on compromet gravement les chances de redressement de l’économie nationale et le développement du pays. Il est des signes qui ne trompent pas : le recul inquiétant de notre croissance potentielle est à cet égard très significatif et aurait dû nous alerter bien plus tôt.

 

Que faire ? Laisser le temps au gouvernement pour qu’il puisse se « réinventer », agir, réfléchir et travailler sur la durée. Encore faut-il qu’il ait la volonté, la maîtrise de son sujet et la détermination de casser des codes devenus caducs et désuets. Il doit avoir au fond suffisamment de leadership et d’autorité pour oser les nécessaires transformations structurelles qui sont de son ressort.

 

Que faire ? Laisser le temps au gouvernement pour qu’il puisse se « réinventer », agir, réfléchir et travailler sur la durée. Encore faut-il qu’il ait la volonté, la maîtrise de son sujet et la détermination de casser des codes devenus caducs et désuets. Il doit avoir au fond suffisamment de leadership et d’autorité pour oser les nécessaires transformations structurelles qui sont de son ressort. Une chose est sûre : l’économie, pas plus que le pays, ne peut plus supporter un tel immobilisme. Tout laisse à penser ces derniers jours qu’il n’est pas loin de son point de rupture. On l’aura compris, les coupures d’électricité et d’eau sans discernement aucun, devenues pour ainsi dire la norme et la règle, ont exacerbé les frustrations, les tensions, sociales et déstabilisé la marche d’une économie qui peine à se redresser. Il n’en fallait pas plus pour briser tous les espoirs. Le mal est devenu endémique faute de le traiter à la racine par injection annuellement d’investissements conséquents. Où sont passés le mode de gouvernance de la STEG et son autonomie, les politiques sectorielles et publiques en charge du futur ?

 

Les pertes en heures de travail, en productivité et en destruction de richesses, en souveraineté nationale et en attractivité du site Tunisie devraient l’inciter à plus de vigilance et d’humilité… La facture est si lourde qu’elle doit lui faire perdre le sommeil.

 

De tout temps, l’électricité et l’eau ont été les principaux facteurs d’émancipation, de développement, de transformation économique, sociale, sociétale et de souveraineté. La moindre négligence à ce niveau nous expose à des dérapages dont on imagine mal la fin. Le gouvernement serait bien inspiré de faire entendre sa voix et d’évaluer les dégâts, les pertes encourues par les ménages, les acteurs économiques et le pays tout entier, victimes qu’ils sont de ruptures à n’en plus finir d’électricité et d’eau. Les pertes en heures de travail, en productivité et en destruction de richesses, en souveraineté nationale et en attractivité du site Tunisie devraient l’inciter à plus de vigilance et d’humilité. Comme si être la lanterne rouge en matière d’IDE ne suffisait pas au décrochage de l’économie nationale. La facture est si lourde qu’elle doit lui faire perdre le sommeil.

Souveraineté limitée ou volontarisme politique ? Le choix se pose en ces termes. Si le gouvernement persiste dans le déni, il y a peu de choses à attendre et à espérer. Être amené à se poser cette question au moment de la commémoration du 69e anniversaire de la République n’est pas d’un bon présage. L’état de décomposition du pays et la montée de la défiance font craindre le pire.

Cet édito est à retrouver dans le magazine L’Economiste maghrébin n°950 du 29 juillet au 26 août 2026, sous le titre “Ruptures !“

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Le CETIME explore de nouveaux horizons avec l’AIEA

Une délégation de l’AIEA (Agence internationale de l’énergie atomique) et du CNSTN (Centre national des sciences et technologies nucléaires) s’est rendue, jeudi 30 juillet, au Centre technique des industries mécaniques et électriques (CETIME) pour discuter de perspectives de coopération entre les trois entités.

Suite à cette visite, le CITIME assure que les échanges ont porté sur le partage d’expertise et le développement d’initiatives conjointes au service de l’innovation et de la compétitivité industrielle. Les discussions ont également abordé les programmes de coopération visant à renforcer le développement des technologies nucléaires et radiologiques au service de l’industrie, du contrôle non destructif et de l’amélioration de la qualité industrielle.

Cette visite s’inscrit dans le cadre d’une mission d’information et de promotion des applications des technologies radioactives et nucléaires auprès des organismes exploitant des traceurs et des sources radioactives à des fins industrielles.

Les échanges ont, en outre, mis en lumière les activités du CETIME en matière d’essais non destructifs (END) utilisant des sources radioactives, ainsi que ses compétences, ses infrastructures et son savoir-faire dans les domaines des essais non destructifs, de la certification, de la formation et de l’accompagnement des industriels.

Noureddine Guizani, directeur général du CETIME, a présenté à cette occasion les deux grands événements que le Centre organisera du 17 au 20 novembre 2026, en partenariat avec la Société des Foires Internationales de Tunis (ITF); à savoir le Salon de la pièce de rechange, des équipements et services industriels (SAPRI 2026) et la Conférence africaine des essais non destructifs (ACNDT 2026).

Il a souligné l’importance stratégique de ces rendez-vous pour promouvoir les technologies de contrôle non destructif, renforcer les compétences régionales et soutenir le développement du tissu industriel africain.

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Bako Motors exporte les premières voitures électriques vers tunisiennes vers l’Allemagne

La start-up tunisienne « Bako Motors », spécialisée dans l’industrie de voitures électriques, vient de procéder à sa première exportation de voitures, plus précisément vers l’Allemagne, devenant ainsi la première entreprise tunisienne à obtenir un certificat de conformité européen pour véhicules électriques.

A cette occasion, la directrice générale du Commerce extérieur au ministère du Commerce et du Développement des exportations, Dorra Borji, s’est félicité de l’essor, en Tunisie, de la filière des composants automobiles, laquelle compte actuellement près de 280 entreprises et emploie plus de 95 000 personnes. Selon ses dires, la Tunisie est classée deuxième en Afrique dans ce secteur prometteur, avec des exportations avoisinant les 3,9 milliards de dollars en 2025.

Concertant l’entreprise Bako Motors, Mme Borji assure que le taux d’intégration y dépasse les 40%, étant donné que la start-up collabore avec des sociétés tunisiennes spécialisées dans le textile, l’aluminium, les câbles automobiles, etc.

Lire aussi: Bako Motors décroche l’homologation ECE

Le directeur général de Bako Motors, Boubaker Siala, a indiqué que 20 véhicules électriques seront exportées vers l’Allemagne, dans le cadre de cette opération d’exportation. Il ajoute que sa start-up a déjà réussi à conquérir cinq marchés étrangers, à savoir l’Italie, la France, le Qatar, l’Arabie saoudite et l’Allemagne.

Il importe de noter que « Bako Motors » prévoit l’exportation de 88 voitures, durant l’exercice 2026, et de 800 véhicules en 2027.

Située à la zone industrielle El Mghira (gouvernorat de Ben Arous), la start-up, qui emploie actuellement 68 personnes, est parvenue à vendre plus de 400 voitures sur le marché local, depuis sa création, il y a quatre ans.

Rappelons que la loi de finances 2026 a accordé des avantages fiscaux significatifs au secteur de véhicules électriques, ce qui prouve la détermination du gouvernement à s’orienter vers une économie verte et d’être à la page de progrès technologiques.

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Dès le 30 juillet, l’humanité vit à crédit sur les ressources de la planète

À partir du 30 juillet 2026, l’humanité entre en « déficit écologique ». Autrement dit la situation où la demande de l’humanité en ressources naturelles dépasse ce que la Terre est capable de régénérer sur une période donnée, généralement une année.

En effet, selon les calculs de Global Footprint Network, toutes les ressources que la Terre peut produire et régénérer en une année ont déjà été consommées, entre le 1er janvier et le 29 juillet 2026. Les cinq derniers mois de l’année seront donc financés au détriment du capital naturel de la planète, souligne l’ONG.

Le constat est sans appel : au rythme actuel de consommation, il faudrait 1,73 planète Terre pour répondre durablement aux besoins de l’humanité. Si le « Jour du dépassement » survient six jours plus tard qu’en 2025 (c’était le 23 juillet), ce léger décalage ne reflète aucun progrès, tient à préciser Global Footprint Network. « Il s’explique principalement par une révision des méthodes de calcul liées à l’absorption du carbone par les océans, et non par une baisse de notre empreinte écologique ».

En effet, depuis plus de cinquante ans (c’est-à-dire depuis 1976), la consommation mondiale dépasse la capacité de régénération des écosystèmes. « Forêts, terres agricoles, ressources en eau, poissons, minerais et métaux rares sont exploités à un rythme qui fragilise durablement les équilibres naturels », explique l’organisation non gouvernementale. Et ce sont les pays les plus développés qui restent les principaux moteurs de cette surexploitation, avec une consommation moyenne de ressources six fois supérieure à celle des pays à faible revenu. Pour les experts, sans changement rapide des modes de production et de consommation, le déficit écologique continuera de se creuser, aggravant la raréfaction des ressources, l’érosion de la biodiversité et les effets du changement climatique. Les premières victimes en seront les pays eous-développés ou en développement.

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La jeunesse au cœur des efforts de prévention de la drogue en Tunisie

Les volontaires des Nations unies en Tunisie ont participé à une session spéciale dédiée à la prévention de l’usage des drogues et visant à promouvoir des comportements sains et renforcer la résilience des communautés

Dans le cadre du partenariat entre le Programme des volontaires des Nations unies (VNU) au Maghreb et l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime en Tunisie, une activité de sensibilisation a été organisée au bureau de l’ONUDC mettant en avant les approches fondées sur les données probantes, conformément aux standards internationaux.

Cet évènement a permis de souligner le rôle essentiel des jeunes volontaires dans la sensibilisation, la promotion de comportements sains et la contribution à des communautés plus résilientes.

Les missions des Volontaires des Nations Unies affectés au bureau de l’ONUDC bénéficient du soutien de l’Ambassade de Suisse en Tunisie, rappellent les organisateurs.

Communiqué

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Sans garanties, sans intérêts : le crédit sur l’honneur peut-il tenir ses promesses ?

Le décret n° 2026-148 du 23 juillet 2026, publié au Journal Officiel de la République Tunisienne (JORT), introduit un nouveau mécanisme des crédits sur l’honneur, prévu depuis la réforme des chèques de 2024 (article 412 ter du Code de commerce).

Le texte fixe trois plafonds selon le profil du bénéficiaire : 25 000 dinars pour les PME et sociétés communautaires, 10 000 dinars pour les porteurs de microprojets, 5 000 dinars pour les particuliers, remboursables sur deux ans au maximum. Fait notable : les banques n’ont pas le choix, elles doivent consacrer au moins 8 % de leurs bénéfices de l’exercice précédent à alimenter ces lignes, et statuer sur chaque dossier en dix jours ouvrables.

L’expert Mohamed Salah Ayari a d’ailleurs tenu à clarifier un point : la simple déclaration sur l’honneur ne suffit pas, un dossier reste nécessaire, et la banque conserve son droit de poursuite en cas d’impayé.

La gratuité, qui pour la payer ?

Le principal point qui pose problème concerne le taux, si ce dernier est nul pour l’emprunteur, quelqu’un doit absorber le coût. L’ancien cadre de la Banque Centrale de Tunisie, Sadok Rouai explique en ce sens que « le coût ne disparaît jamais, il change simplement de payeur ».

L’économiste Aram Belhaj redoute, de son côté, que les banques ne privilégient en pratique les dossiers qui présentent le moins de risques, ce qui viderait le dispositif de sa vocation sociale. Quant à l’enveloppe globale, qui est environ de 120 millions de dinars puisés dans les bénéfices bancaires de 2025, elle lui semble bien en deçà de ce qu’exigerait un tissu économique où les demandeurs potentiels de crédits se comptent par dizaines de milliers.

Un accès au crédit pour le petit entrepreneuriat

Pour les jeunes porteurs de projets et les micro-entreprises historiquement écartés du crédit bancaire faute de garanties suffisantes, ce mécanisme ouvre malgré tout une porte concrète vers un premier financement. Sa réussite dépendra, néanmoins, de la clarté des critères d’octroi entre banques et de l’accompagnement offert aux bénéficiaires pour transformer ce coup de pouce en activité pérenne.

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STEG : 40 % des climatiseurs en Tunisie non conformes et énergivores

La forte progression de l’usage de la climatisation résidentielle constitue désormais l’un des principaux facteurs de tension sur le système électrique tunisien. Maha Alaya, responsable au sein du département stratégie et planification stratégique de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG), estime que près de 40 % des climatiseurs acquis par les consommateurs tunisiens ne répondent pas aux normes d’efficacité énergétique. Ce qui entraîne une consommation excessive d’électricité et accentue la pression sur le réseau national.

Intervenant lors du séminaire intitulé « Facing the Energy Crisis: Empowering Tunisian Households to Embrace Solar Energy », organisé le 28 juillet 2026 avec le soutien de la Fondation Friedrich Naumann Tunisie, Maha Alaya a dressé un état des lieux des défis énergétiques auxquels la Tunisie est confrontée. Et ce, dans un contexte marqué par une hausse continue de la demande électrique et des épisodes de forte chaleur.

Elle a expliqué que la consommation d’électricité n’a cessé d’augmenter au cours des dernières années, atteignant des niveaux particulièrement élevés depuis 2024. Cette dynamique s’est encore renforcée en 2025 et 2026, notamment sous l’effet de la hausse des températures et du recours massif à la climatisation.

A cet égard, elle noté que la dernière période estivale a illustré cette pression croissante sur le système électrique, avec des niveaux de consommation ayant parfois dépassé les capacités de production nationale, y compris les volumes importés depuis l’Algérie.

Maha Alaya, responsable au sein du département de la stratégie et de la planification stratégique de la STEG

La climatisation résidentielle, principal moteur de la hausse de la demande

Ainsi, Maha Alaya précise que cette augmentation ne s’explique pas principalement par une progression de l’activité industrielle ou par une accélération économique, mais essentiellement par l’explosion de la climatisation dans les ménages.

Elle a indiqué que le parc national de climatiseurs a atteint environ 2,794 millions d’appareils en 2024, générant une consommation estimée à 2 016,8 GWh. Une évolution qui pèse fortement sur la courbe de charge électrique, particulièrement durant les périodes de pointe estivales.

Les études menées par la STEGSTEG montrent également une transformation des habitudes des ménages. Alors qu’auparavant l’analyse portait principalement sur le premier ou le deuxième climatiseur installé dans un logement, les données récentes révèlent une progression importante du nombre de foyers équipés de trois voire quatre appareils.

Cette tendance s’est accentuée après les épisodes de canicule enregistrés en 2024, poussant de nombreux Tunisiens à installer davantage de climatiseurs, notamment dans les chambres et les cuisines.

Selon la responsable de la STEG, l’écart entre les périodes creuses et les pics de consommation atteint désormais près de 2 500 MW. Ce qui nécessite une évolution des comportements des consommateurs afin de mieux maîtriser la demande et réduire la pression sur le réseau.

L’efficacité énergétique au cœur de l’équation

Au-delà du nombre croissant de climatiseurs, Maha Alaya a insisté sur la question de leur performance énergétique. Le choix d’équipements moins efficaces représente, souligne-t-elle, un facteur aggravant pour le système électrique tunisien.

Elle a souligné que l’acquisition de climatiseurs de classe énergétique élevée, notamment ceux de catégorie A, demeure encore insuffisamment répandue auprès des consommateurs. Les appareils non conformes consomment davantage d’électricité et contribuent directement à la dégradation de la performance énergétique globale.

Cette problématique intervient alors que la Tunisie s’est fixé des objectifs ambitieux en matière de transition énergétique. Avec notamment l’objectif d’atteindre la neutralité carbone à l’horizon 2050, une part de 50 % d’énergies renouvelables dans le mix énergétique en 2035 et une réduction significative des émissions de gaz à effet de serre.

Le stockage et les énergies renouvelables, nouveaux piliers du système électrique

Face à l’augmentation continue de la demande, la STEG mise sur le développement des énergies renouvelables, mais aussi sur les solutions de stockage capables d’assurer davantage de flexibilité au réseau.

Maha Alaya a cité plusieurs projets structurants, notamment l’interconnexion électrique entre la Tunisie et l’Italie d’une capacité de 600 MW, la centrale à cycle combiné de Skhira de 650 MW, ainsi que des projets photovoltaïques associés à des systèmes de stockage.

Parmi ces initiatives figure également la future station de transfert d’énergie par pompage à Tabarka, d’une capacité comprise entre 400 et 600 MW, qui permettra de stocker l’énergie durant les périodes de faible demande afin de la mobiliser lors des pics de consommation. Ce projet devrait contribuer à réduire les émissions de CO₂ à hauteur d’environ 25 000 tonnes par an.

Vers un réseau électrique plus intelligent

La responsable de la STEG a également mis en avant le rôle de la modernisation du réseau électrique à travers le déploiement des technologies « Smart Grid ».

À fin 2026, environ 80 000 compteurs intelligents basse tension et près de 25 000 compteurs moyenne tension ont déjà été installés. Ces équipements doivent permettre d’améliorer la gestion de la consommation, de réduire les pertes sur le réseau, d’optimiser la distribution et de faciliter l’intégration des énergies renouvelables.

Pae ailleurs, Maha Alaya assure que la transition énergétique tunisienne est entrée dans une nouvelle phase, où le stockage devient un élément central, aussi bien pour les installations industrielles que pour les solutions résidentielles.

Dans ce cadre, la STEG a récemment élaboré un guide consacré au stockage résidentiel, destiné à accompagner les consommateurs dans l’adoption de nouvelles solutions énergétiques. Une évolution qui pourrait renforcer l’autonomie énergétique des ménages. Tout en contribuant à alléger la pression exercée sur le réseau national durant les périodes de forte demande.

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Énergies vertes: la Tunisie affine son vivier de compétences dans l’électricité et l’électronique

Un cursus de perfectionnement dédié aux nouveaux métiers verts, porté par le programme «THAMM Plus» et soutenu conjointement par Berlin et Bruxelles a été entamé cette semaine à Tunis. Au total, 275 compétences tunisiennes des secteurs de l’électricité et de l’électronique sont concernées par ce programme.

Dans un communiqué officiel, l’ambassade d’Allemagne en Tunisie a indiqué que l’objectif est de préparer les participants aux mutations du marché du travail. Au menu, des sessions de spécialisation en énergie solaire photovoltaïque, en calcul de l’empreinte carbone et en efficacité énergétique dans le bâtiment et les services, de quoi ouvrir des perspectives d’emploi aussi bien en Tunisie qu’en Allemagne.

Un montage à plusieurs partenaires

Le programme est piloté par l’Agence allemande de coopération internationale, le ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle, l’organisation suisse de coopération technique, l’Agence tunisienne de formation professionnelle, l’ANETI et la fédération tunisienne de l’électricité et de l’électronique.

«THAMM Plus» prolonge en réalité l’initiative régionale «THAMM», dédiée à la mobilité sécurisée et légale des techniciens tunisiens, marocains et égyptiens vers l’Allemagne, l’Italie et la France.

Le plus pour l’investissement

Ce type de programme met en place, en amont, un vivier de main-d’œuvre qualifiée dans le solaire et l’efficacité énergétique. Pour les investisseurs et entrepreneurs positionnés sur la transition énergétique, la disponibilité de techniciens certifiés permettra d’accélérer l’implantation de projets verts et facilitera le développement de sous-traitants locaux dans ces métiers.

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Prosol Économique : la STEG ouvre le solaire à 65 000 familles avec des crédits sur 10 ans

À l’heure où la Tunisie cherche à renforcer sa résilience énergétique et à accélérer sa transition vers des sources d’énergie plus durables, le photovoltaïque résidentiel apparaît comme un levier stratégique. C’est dans cette perspective que le programme Prosol Économique a été présenté lors du séminaire intitulé « Facing the Energy Crisis : Empowering Tunisian Households to Embrace Solar Energy », organisé mardi 28 juillet 2026 avec le soutien de la Fondation Friedrich Naumann Tunisie.

Réunissant experts, acteurs institutionnels et professionnels du secteur, cette rencontre a permis de mettre en lumière les mécanismes destinés à faciliter l’accès des ménages tunisiens à l’énergie solaire, notamment à travers les dispositifs d’accompagnement financier. Intervenant lors de ce séminaire, Hend Ennaifer, directrice commerciale et marketing de la STEG, a détaillé l’évolution du programme Prosol et l’émergence d’une nouvelle formule destinée à toucher une catégorie plus large de consommateurs : Prosol Économique.

Lancé en 2024, ce mécanisme vise les ménages dont la consommation électrique annuelle se situe entre 1 200 et 1 800 kWh. Selon la responsable de la STEG, le dispositif représente un potentiel d’environ 65 000 ménages, avec pour objectif de rendre le photovoltaïque accessible à des foyers qui ne pouvaient pas nécessairement intégrer les premières générations du programme.

Contrairement à une simple aide à l’équipement, Prosol Économique repose sur un écosystème associant plusieurs acteurs, notamment la STEG, les institutions financières et les installateurs. Le principe repose sur un financement par crédit, dont le remboursement est directement intégré à la facture d’électricité de la STEG, permettant ainsi de réduire la contrainte liée au coût initial de l’installation.

Le dispositif prévoit également des conditions financières incitatives, avec des crédits bénéficiant de taux bonifiés à 3 %, grâce au soutien du Fonds de transition énergétique et de la Nama Facility. La durée de remboursement est fixée à 10 ans, afin d’adapter l’investissement aux capacités financières des ménages ciblés.

Pour Hend Ennaifer, le développement du photovoltaïque résidentiel dépasse la seule dimension technologique. Il constitue désormais un choix stratégique visant à construire une transition énergétique plus inclusive, en donnant aux citoyens la possibilité d’accéder à une énergie propre, durable et plus abordable.

Cette ambition s’inscrit dans une approche plus large de justice énergétique. Selon la responsable de la STEG, l’objectif est de ne pas limiter la transition aux ménages disposant déjà des moyens financiers nécessaires, mais d’élargir progressivement le nombre de bénéficiaires grâce à des mécanismes adaptés aux différentes catégories de consommateurs.

Toutefois, plusieurs défis restent à relever pour accélérer la diffusion du solaire résidentiel. Les acteurs du secteur soulignent notamment la nécessité de simplifier davantage les procédures administratives et de réduire les délais de traitement des dossiers afin de renforcer la confiance des citoyens et d’accélérer le rythme des installations.

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