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Après Berlin, Rome place à son tour la Tunisie dans son projet de centres de retour

La Tunisie réapparaît dans les réflexions européennes sur la gestion des flux migratoires. Après avoir été évoquée ces derniers mois dans les discussions allemandes sur les « hubs de retour », elle figure désormais sur une liste préliminaire de douze pays tiers que l’Italie présentera mardi 4 août lors d’une réunion extraordinaire des ministres de l’Intérieur de l’Union européenne, convoquée après la crise migratoire de Ceuta.

À ce stade, il ne s’agit toutefois ni d’une décision européenne, ni d’un accord avec la Tunisie. La proposition italienne doit ouvrir une première discussion entre les États membres.

Une réunion convoquée après la crise de Ceuta

L’arrivée de milliers de migrants dans l’enclave espagnole de Ceuta la semaine dernière a replacé la question migratoire au premier plan de l’agenda européen. C’est dans ce contexte que le ministre italien de l’Intérieur, Matteo Piantedosi, doit présenter un projet visant à créer des centres de retour dans des pays tiers, financés par des fonds européens.

Le gouvernement de Giorgia Meloni souhaite étendre à l’échelle européenne le modèle mis en place avec l’Albanie. Ces « hubs » seraient destinés à accueillir des migrants déboutés du droit d’asile avant leur rapatriement vers leur pays d’origine.

Selon l’agence italienne ANSA, la liste préliminaire accompagnant cette proposition comprend le Rwanda, le Ghana, le Sénégal, la Tunisie, la Libye, la Mauritanie, l’Égypte, l’Ouganda, l’Ouzbékistan, l’Arménie, le Monténégro et l’Éthiopie.

Au-delà de ces centres de retour, Rome souhaite également renforcer les instruments destinés à encourager les pays d’origine à reprendre leurs ressortissants. L’Italie compte notamment demander l’application stricte du programme commercial « GSP+ », qui conditionne certains avantages tarifaires accordés aux pays en développement à leur coopération en matière de réadmission. Son entrée en vigueur est prévue le 1er janvier 2027.

Aucune décision n’est attendue à l’issue de la réunion de mardi, qui doit avant tout permettre un premier échange entre les ministres européens de l’Intérieur.

La Tunisie revient au cœur des réflexions européennes

Ce n’est pas la première fois que la Tunisie apparaît dans ce débat. Dès mars 2026, lorsque l’Allemagne, les Pays-Bas, l’Autriche, le Danemark et la Grèce avaient lancé une initiative commune sur les « return hubs », son nom figurait déjà parmi les pays évoqués. Tunis avait alors fait savoir qu’il n’était pas question d’accueillir un tel centre sur son territoire. En mai, l’ambassadeur de l’Union européenne en Tunisie, Giuseppe Perrone, avait lui aussi écarté l’idée d’un « return hub » européen sur le territoire tunisien.

La proposition italienne marque donc moins une rupture qu’une nouvelle étape. Après Berlin, c’est désormais Rome qui replace la Tunisie parmi les pays envisagés dans les réflexions européennes sur l’externalisation des retours de migrants.

Pour autant, rien n’indique à ce stade que la position de Tunis ait évolué. Aucune décision européenne n’a été prise et la réunion de mardi doit avant tout ouvrir les discussions entre les États membres.

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Entrées de visiteurs en Tunisie : quels résultats à fin juin 2026

Le nombre total d’entrées de non-résidents en Tunisie durant le premier semestre de l’année 2026 a légèrement progressé par rapport à la même période de 2025. Zoom sur les particularités de cette période.

On craignait une baisse manifeste des arrivées touristiques en Tunisie tant l’impact du conflit armé au Moyen-Orient au cours du printemps 2026 avait provoqué un retard de réservation de séjours. Finalement, la destination tunisienne s’en sort bien pour la première moitié de l’année si l’on observe les principaux indicateurs vus de manière sommaire.

Du 1er janvier au 30 juin 2026, le nombre global d’entrées de visiteurs a très légèrement progressé de 2,1% atteignant 4 546 389 non-résidents comptabilisés aux frontières aériennes, terrestres et maritimes selon les chiffres officiels compilés par la Police aux frontières.

Européens: les Anglais en force

Le nombre total de ressortissants du continent européen entrés en Tunisie au cours du premier semestre a été en très légère hausse de 2,3% par rapport au premier semestre 2025, totalisant 1 310 780 visiteurs, correspondant à une part de marché de 28,8%, laquelle est demeurée stable ces dernières années.

Top Ten européen/évolution par rapport à S1/2025 :

1) Français : 518 113 (+2,5%)

2) Anglais: 217 354 (+8,6%)

3)  Allemands: 120 949 (+6,6%)

4) Polonais: 107 494 (-0,7%)

5) Italiens: 67 141 (+2,7%)

6) Belges: 39 373 (-2,2%)

7) Tchèques: 37 441 (-3,8%)

8) Roumains: 20 989 (-3,1%)

9) Portugais: 19 681 (+5,5%)

10) Espagnols: 14 555 (+2,5%)

Libyens en recul, Algériens en hausse.

Les visiteurs en provenance notamment d’Algérie et de Libye ont continué à dominer les entrées de non-résidents en Tunisie avec 2 443 373 visiteurs, avec une légère croissance de 1,3% en dépit d’un net recul de 10% des arrivées libyennes qui ont été compensées par une évolution de plus de 11% des Algériens.

Les Tunisiens résidents à l’étranger ont été quant à eux plus nombreux à rentrer au pays au cours de la période indiquée, avec 667 100 arrivées, en hausse de 5,8%.

©Destination Tunisie

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TRE et tourisme rapportent 7,32 milliards de dinars au 20 juin

Les transferts des Tunisiens résidant à l’étranger (TRE) et les recettes touristiques continuent d’alimenter les réserves en devises de la Tunisie. Les dernières données de la Banque centrale de Tunisie (BCT), arrêtées au 20 juin 2026, font état d’une progression des deux indicateurs par rapport à la même période de l’an dernier. Les entrées de...

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Saison estivale 2026 : 240 traversées pour le retour des TRE

Le retour estival des Tunisiens résidents à l’étranger s’annonce soutenu, avec une hausse des arrivées et un important dispositif maritime déployé entre l’Europe et la Tunisie.

Avec le lancement de la saison estivale, le 15 juin, le transport maritime retrouve une place centrale à l’occasion du retour des Tunisiens résidents à l’étranger (TRE).

Au total, 240 traversées de car-ferries sont programmées pour la saison 2026 par l’ensemble des compagnies maritimes vers la Goulettze : 50 au départ de Palerme, 44 depuis Gênes et Marseille, 17 depuis Civitavecchia et 3 vers Zarzis.

La Compagnie tunisienne de navigation (CTN) assurera à elle seule 149 traversées grâce aux navires Tanit et Carthage, avec une capacité prévisionnelle de 433 400 passagers et 126 600 véhicules.

En 2025, 1 405 417 TRE étaient rentrés en Tunisie, représentant 12,4 % de l’ensemble des arrivées de non-résidents.

Une dynamique qui semble se confirmer cette année, les entrées de TRE affichant, au 30 avril 2026, une progression de 2,8 % par rapport à la même période de 2025.

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TRE : FCR, devises et formalités en ligne, les rappels de la Douane avant l’été

À l’approche du pic des retours estivaux des Tunisiens résidant à l’étranger (TRE), la Douane tunisienne multiplie les rappels concernant les avantages mis à leur disposition ainsi que les principales formalités à accomplir. Invité de l’émission Sbeh El Ward sur Jawhara FM, vendredi 19 juin 2026, le colonel-major Elyes Belkhir a passé en revue les...

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Impôt sur la fortune : Maher Ketari plaide pour l’exemption des Tunisiens résidant à l’étranger

Le président de la Commission des finances à l’Assemblée des représentants du peuple, Maher Ketari, a défendu jeudi 18 juin 2026 sur les ondes de Mosaïque FM le maintien d’une exception en faveur des Tunisiens résidant à l’étranger concernant l’impôt sur la fortune, tout en réaffirmant son opposition de principe à cette taxe. Revenant sur...

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TRE et tourisme : plus de 6,8 milliards de dinars générés au 10 juin

Les transferts des Tunisiens résidant à l’étranger (TRE) et les recettes touristiques continuent de soutenir les équilibres extérieurs du pays. Selon les dernières données publiées par la Banque centrale de Tunisie (BCT), ces deux principales sources de devises ont poursuivi leur progression au cours des premiers mois de 2026, confirmant leur rôle central dans l’alimentation...

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Tunisair : le ministre du Transport parle d’un héritage lourd et promet un redressement accéléré.

Face au Parlement hier, le ministre du Transport, Rachid Amri a imputé l’état du groupe Tunisair a un passif sur lequel son département est en train de travailler pour y remédier.

La situation de Tunisair continue de cristalliser les inquiétudes à la lumière des dernières déclarations du ministre du Transport. Devant les députés, le 20 avril 2026, le ton s’est voulu lucide sur l’ampleur des difficultés mais à la fois (un peu trop) optimiste sur le redressement en cours.

Le constat initial fait par le ministre a toutefois été jugé surprenant : celui-ci a soutenu avoir trouvé une compagnie dans une « situation lamentable », réduite à opérer avec seulement six à sept avions en état de service. Une configuration minimale pour une compagnie nationale, symptomatique selon le ministre d’années de gestion dégradée. Une déclaration qui n’est pas passée inaperçue dans les milieux avisés qui y ont vu un dédouanement de sa part, imputant implicitement la responsabilité de la situation à l’ancien dirigeant de la compagnie.

À cela s’ajoute un endettement jugé critique, évalué à près de 2 600 millions de dinars selon le chiffre avancé à l’ARP, niveau d’endettement qui a durablement pesé sur la capacité d’investissement et de fonctionnement de l’entreprise.

Etats financiers et retards de publication

Sur le plan financier, un effort de mise à jour est en cours promet Rachid Amri. Les états financiers des exercices 2021 et 2022 ont été validés, tandis que ceux de 2023, 2024 et 2025 devraient l’être dans le courant de l’année 2026. Une étape indispensable pour restaurer la crédibilité de la compagnie, aujourd’hui jugée non bancable. « Elle ne peut pas contracter de prêt dans sa situation actuelle, mais elle va le redevenir », a-t-il assuré, évoquant un objectif de retour progressif à la confiance des partenaires financiers.

Au cœur de cette stratégie, un plan de sauvetage qualifié d’« urgent » est déployé à court terme. L’objectif : remettre rapidement en exploitation un maximum d’appareils afin de générer des revenus, tout en finançant les réparations nécessaires, notamment celles des moteurs, particulièrement coûteuses.

Flotte en cours de développement

La flotte constitue ainsi un indicateur clé de ce redressement. Actuellement, Tunisair dispose de 12 avions opérationnels, auxquels s’ajoutent deux appareils en réparation, attendus en service d’ici la fin du mois. Dès juin, la flotte devrait atteindre 16 avions grâce à l’intégration de deux appareils supplémentaires, un Airbus A320 et un Airbus A330, pour lesquels les moteurs ont été acquis et les contrats finalisés.

À horizon fin 2026, la compagnie ambitionne d’exploiter 18 avions, dont trois en location de type « dry lease », avec option d’achat selon le ministre, quoique cette affirmation soit discutable étant donné que les appareils sous ce régime sont restitués à la fin du bail.

Selon les projections présentées, un seuil de 21 appareils serait nécessaire pour atteindre l’équilibre financier, illustrant le lien direct entre capacité opérationnelle et viabilité économique.

Filiales en déficit

Le ministre a également évoqué la situation des six filiales du groupe, bizarrement toutes décrites comme fortement endettées (les résultats montrent  au contraire qu’Amadeus qu’il a citée est la seule bénéficiaire), mais engagées dans des processus d’assainissement. Un chantier parallèle, essentiel pour restaurer la cohérence et la performance globale du groupe.

Sur le plan opérationnel, des progrès ont été revendiqués concernant l’état des avions, longtemps critiqué. Le ministre a indiqué qu’un indicateur interne de sécurité et de conformité (qu’il a désigné par le terme facteur), qui atteignait auparavant des niveaux préoccupants (jusqu’à 3,5), est désormais repassé sous la barre de 1. Une amélioration qui aurait permis de lever certaines immobilisations et de renforcer les standards de sûreté et de sécurité.

Enfin, la situation de Tunisair Express a été qualifiée de « plus préoccupante encore ». Malgré des tarifs de billets jugés élevés, la filiale demeure déficitaire et dépendante de subventions. Des mesures sont toutefois prévues, avec l’exploitation d’au moins deux avions de capacité moyenne d’ici la fin de l’année, dans l’espoir de renforcer son modèle économique.

Entre diagnostic sévère hérité du passé et projections volontaristes, le discours officiel dessine une trajectoire de redressement rapide, mais encore conditionnée à la capacité de la compagnie à exécuter son plan dans un contexte financier contraint.

Le sauvetage de Tunisair s’annonce ainsi comme un test majeur de résilience pour cette entreprise dont la main-mise de l’Etat demeure encore très prononcée malgré la décision de modifier son mode de gouvernance depuis 2024 qui n’a, dans les faits, jamais été appliqué malgré la nomination d’un président de conseil.

©Destination Tunisie

 

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„E-Identité“ (E-Houwiya), verfügbar für Tunesier, die im Ausland leben

In einer veröffentlichten Erklärung kündigte das Ministerium für auswärtige Angelegenheiten, Migration und Auslandstunesier in Zusammenarbeit mit dem Ministerium für Kommunikationstechnologien den Start des digitalen Bürgerportals Mehr

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