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Après les flammes, le mont Nadhour veut renaître avec 200 000 arbres

Le mont Nadhour, à Ghar El Melh dans le gouvernorat de Bizerte, tente désormais de tourner la page après l’un des épisodes les plus marquants de dégradation de son couvert végétal. À la suite du violent incendie qui a touché cette zone naturelle, une initiative citoyenne de grande ampleur a été lancée afin de réhabiliter l’écosystème endommagé et de rendre à la montagne son paysage verdoyant.

Baptisée opération de renaissance du mont Nadhour, cette campagne prévoit la plantation de plus de 200 000 arbres le 25 octobre prochain. L’objectif affiché est de reconstruire progressivement la couverture forestière détruite par les flammes et de favoriser le retour de la biodiversité dans une région considérée comme un patrimoine naturel important.

Une vive émotion parmi les habitants de Ghar El Melh

L’incendie qui a frappé le mont Nadhour avait suscité une vive émotion parmi les habitants de Ghar El Melh et les défenseurs de l’environnement. Les flammes avaient ravagé plusieurs hectares de végétation, mettant en évidence la vulnérabilité des espaces forestiers tunisiens face aux risques liés aux incendies, particulièrement durant les périodes de fortes chaleurs et de sécheresse.

Au-delà des dégâts visibles sur le paysage, les conséquences écologiques sont multiples : destruction d’habitats naturels, disparition d’une partie de la flore locale et perturbation de l’équilibre environnemental. La régénération d’une forêt après un incendie nécessite plusieurs années d’efforts, avec des actions combinant reboisement, suivi écologique et protection des jeunes plantations.

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Face à cette situation, les initiateurs de la campagne appellent à une mobilisation collective impliquant les associations, les organisations de la société civile, les autorités locales et régionales, les institutions ainsi que les citoyens. La participation peut prendre plusieurs formes, allant du soutien logistique à la présence sur le terrain lors des opérations de plantation.

Multiplication des épisodes de dégradation environnementale

Cette initiative intervient dans un contexte où la Tunisie fait face à une multiplication des épisodes de dégradation environnementale. Les incendies de forêts, favorisés par les températures élevées, le manque de précipitations et certains comportements humains, représentent chaque année une menace pour les zones naturelles du pays.

Pour les porteurs du projet, l’ambition dépasse la simple plantation d’arbres. Il s’agit de transformer une catastrophe écologique en un symbole de reconstruction collective et de sensibilisation à la protection de la nature.

Le rendez-vous du 25 octobre sera ainsi présenté comme une opération citoyenne visant à écrire un nouveau chapitre pour le mont Nadhour : celui d’une renaissance verte portée par l’engagement des habitants et la responsabilité environnementale de tous.

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Gabès : tolérance zéro contre les points noirs écologiques et cap sur l’extension des espaces verts

Le gouverneur de Gabès, Ridha Ncibi, a présidé récemment au siège du gouvernorat une séance de travail sur la propreté et l’entretien des espaces verts.
Premier impératif : liquider sans délai tous les points noirs. Dans ce contexte, Ncibi a réclamé la mobilisation de tous les moyens humains et logistiques disponibles, un nombre suffisant de bacs à ordures dans chaque quartier, leur nettoyage régulier, et une refonte totale des services de collecte et de maintenance.
Objectif affiché : couverture intégrale de tous les quartiers et de toutes les artères. Aucune zone laissée pour compte.
Deuxième front : la loi. Le gouverneur a exigé l’application vigoureuse des textes en vigueur contre toutes les infractions liées à la propreté, mettant l’accent sur l’impératif de mettre sur pied un plan d’action cohérent pour élever durablement le niveau des services.
Troisième axe, tout aussi ferme : le boisement. Le gouverneur a insisté sur la nécessité de planter davantage d’arbres et de renforcer les espaces verts dans l’ensemble du gouvernorat, un enjeu à la fois esthétique, environnemental et sanitaire.
La séance a réuni les secrétaires généraux chargés de la gestion des affaires municipales, les administrations et services régionaux concernés, ainsi que la société de l’environnement, de la plantation et de l’horticulture.

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Tunisie : Barrage de Raghai, le chantier de 250 millions de dinars entre dans une phase décisive

Le ministère de l’Agriculture accélère le suivi du chantier du barrage de Raghai, dans le gouvernorat de Jendouba. À l’occasion d’une visite de terrain effectuée vendredi, le chargé de la gestion de la Direction générale des barrages et des grands travaux hydrauliques a insisté sur la nécessité de redoubler d’efforts et de renforcer la coordination entre les différents intervenants afin de lever les difficultés et de garantir le respect des délais contractuels.

Cette visite s’inscrit dans le cadre du suivi des grands projets hydrauliques du pays, alors que le barrage de Raghai est considéré comme l’un des investissements les plus stratégiques de la Tunisie en matière de sécurité hydrique.

Les responsables ont inspecté l’état d’avancement de l’installation de la base-vie et des équipements logistiques indispensables au démarrage effectif des travaux. Ils ont également évalué le niveau de préparation du chantier, en présence des cadres de l’unité de réalisation du projet, des représentants de l’entreprise chinoise chargée de l’exécution des travaux ainsi que du groupement de bureaux d’études chargé du suivi et du contrôle du projet.

Examiner le rythme d’avancement

Une réunion de travail a également permis d’examiner le rythme d’avancement du chantier, de passer en revue les aspects techniques et organisationnels et d’identifier les principales difficultés susceptibles de ralentir les travaux. Les participants se sont accordés sur une série de mesures destinées à surmonter ces obstacles et à assurer le bon déroulement du projet.

Le barrage de Raghai représente un investissement estimé à près de 250 millions de dinars. Longtemps retardé par des procédures d’expropriation, le chantier a véritablement été lancé au début de l’année 2026, après la finalisation d’une grande partie des indemnisations des propriétaires concernés et l’installation de l’entreprise chinoise chargée des travaux.

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L’ouvrage permettra de mobiliser environ 30 millions de mètres cubes d’eau. Cette capacité doit renforcer l’alimentation en eau potable de plusieurs localités du Nord-Ouest, notamment Ghardimaou, Jendouba, Oued Mliz et Boussalem, soit près de 100 000 habitants. Le barrage contribuera également à l’irrigation des terres agricoles, à la recharge des nappes phréatiques ainsi qu’à la réduction des risques d’inondation dans le bassin de la Medjerda.

Mobilisation des ressources en eau

Au-delà de son impact régional, le barrage de Raghai s’inscrit dans la stratégie nationale de mobilisation des ressources en eau. Face à des épisodes de sécheresse de plus en plus fréquents, la Tunisie cherche à renforcer ses capacités de stockage afin de sécuriser l’approvisionnement en eau potable et de soutenir son agriculture. Le projet figure d’ailleurs parmi les priorités retenues par le gouvernement pour accroître la résilience hydrique du pays.

Ce nouveau déplacement des responsables du ministère traduit ainsi une volonté d’éviter tout nouveau retard sur un chantier considéré comme déterminant pour l’avenir de la gestion de l’eau en Tunisie, alors que les autorités multiplient les appels à respecter strictement le calendrier de réalisation.

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Sousse déclare la tolérance zéro contre les infractions environnementales

La municipalité de Sousse hausse le ton. À la suite de la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo montrant un commerçant jetant des déchets issus de son activité à proximité de conteneurs, les autorités locales ont annoncé qu’elles appliqueraient désormais la loi « avec la plus grande fermeté » contre toute personne portant atteinte à la propreté de la ville.

Cette mise en garde intervient alors que les services municipaux ont mené, ce samedi, une vaste campagne de nettoyage dans plusieurs quartiers de la ville. Les interventions ont concerné notamment Boukhzer, Bouhsina, Oued Ghanim et la rue Abdel Salam Ennabli, où des équipes ont procédé à l’enlèvement de dépôts sauvages, au nettoyage de terrains vagues et à l’évacuation de divers déchets.

Selon la municipalité, ces opérations s’inscrivent dans le cadre d’une campagne régionale de propreté visant à améliorer le cadre de vie, préserver l’environnement et renforcer les indicateurs de propreté de la ville. Les actions ont été réalisées en coordination avec les différents services concernés.

Un commerçant identifié après une vidéo virale

Dans son communiqué, la municipalité explique que l’avertissement fait suite à une affaire largement relayée sur les réseaux sociaux. Un propriétaire d’un commerce de vente de volailles est accusé d’avoir abandonné les déchets de son activité à côté de conteneurs à ordures.

Lire aussi : Sousse lance une offensive contre les dépassements sur les plages

Les services municipaux, en coordination avec les forces de sécurité, indiquent avoir rapidement identifié le suspect. Un procès-verbal a été dressé à son encontre pour la commission d’un crime environnemental, tandis que les procédures judiciaires prévues par la loi sont en cours.

« Aucune tolérance » pour les atteintes à la propreté

La municipalité affirme qu’elle ne fera preuve d’« aucune indulgence » envers les personnes reconnues responsables de dégradations de l’environnement ou d’atteintes à la propreté urbaine.

Elle précise qu’elle poursuivra, avec les services de sécurité et de contrôle, l’application stricte des dispositions légales contre les contrevenants, estimant que ces mesures sont nécessaires pour protéger la santé publique et garantir le droit des citoyens à un environnement sain.

Enfin, les autorités locales appellent les habitants à adopter un comportement citoyen et à signaler toute pratique nuisible à l’environnement, rappelant que la préservation de la propreté de la ville constitue une responsabilité collective.

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Tunisie : Face au tapage nocturne, une municipalité prend une décision inédite contre les motos bruyantes

Face aux plaintes des habitants liées aux nuisances sonores et aux comportements dangereux de certains conducteurs, la municipalité de Menzel Jemil à Bizerte a décidé de renforcer les restrictions de circulation pendant la période estivale. Une interdiction nocturne vise notamment les quads et les motos non conformes sur deux grandes avenues de la ville.

La municipalité de Menzel Jemil, dans le gouvernorat de Bizerte, a adopté une nouvelle mesure destinée à lutter contre le tapage nocturne et à améliorer la sécurité routière durant la saison estivale.

Dans un arrêté municipal portant le numéro 175/2026, signé le 29 juillet 2026 par le chargé de la gestion des affaires de la commune, Mohamed Guesmi, les autorités locales ont annoncé l’interdiction de circulation de certains engins motorisés pendant la nuit.

Quads et motos sans silencieux dans le viseur

La décision concerne principalement les quads ainsi que les motos à deux roues qui ne disposent pas d’un pot d’échappement homologué ou dont le système de réduction du bruit est absent ou défectueux.

La municipalité justifie cette mesure par la multiplication des réclamations des citoyens dénonçant les nuisances sonores provoquées par certains véhicules, particulièrement durant les soirées d’été, ainsi que par les risques liés aux comportements dangereux sur la voie publique.

Deux grandes avenues concernées

L’interdiction porte sur deux axes majeurs de Menzel Jemil : l’avenue Habib Bourguiba et l’avenue du 17 Décembre. Le périmètre concerné s’étend notamment du rond-point de l’Horloge jusqu’au rond-point du Monument des agents de la propreté.

La circulation des véhicules ciblés y est interdite chaque nuit de 20h00 à 04h00 du matin.

Selon l’arrêté municipal, ces restrictions sont appliquées depuis le 1er juillet 2026 et resteront en vigueur jusqu’au 15 septembre prochain. Le contrôle de l’application de cette décision sera assuré en coordination avec les services municipaux, la brigade de la circulation de Bizerte ainsi que le chef du poste de sécurité nationale de Menzel Jemil.

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Les contrevenants s’exposent à des sanctions conformément à la réglementation en vigueur.

À travers cette décision, la municipalité entend préserver la tranquillité des habitants, notamment durant les nuits d’été, tout en limitant les risques d’accidents liés à l’usage de véhicules motorisés non conformes dans les zones urbaines très fréquentées.

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Tunisie : Plus de 100 climatiseurs saisis à Bizerte, la lutte contre les appareils illégaux s’intensifie en pleine crise énergétique

Alors que la Tunisie fait face à une pression sans précédent sur son réseau électrique en raison des fortes chaleurs estivales, les autorités intensifient les contrôles contre les équipements électroménagers commercialisés en dehors des circuits légaux. Une vaste opération menée ce jeudi 30 juillet dans le gouvernorat de Bizerte s’est soldée par la saisie de plus de 100 climatiseurs destinés à un usage domestique.

Cette campagne régionale, organisée dans l’ensemble des délégations du gouvernorat, s’inscrit dans le cadre de la campagne nationale de protection du consommateur et de maîtrise de la consommation énergétique, alors que les climatiseurs figurent parmi les principaux facteurs de hausse de la demande d’électricité durant l’été.

Saisie de plus d’une centaine de climatiseurs

Selon le directeur régional du Commerce à Bizerte, Sadok Laham, plus de quinze équipes de contrôle ont été mobilisées dans cette opération conjointe. Les agents ont procédé à la saisie de plus d’une centaine de climatiseurs, tout en dressant plusieurs procès-verbaux pour infractions économiques et douanières, ainsi que des avertissements à l’encontre de commerçants en infraction.

Les autorités expliquent que les appareils concernés proviennent des circuits parallèles et ne répondent pas aux exigences techniques et réglementaires en vigueur. Outre leur caractère illégal, ils sont accusés de présenter une faible efficacité énergétique et de contribuer à une consommation excessive d’électricité, aggravant ainsi les contraintes qui pèsent sur le réseau national.

Lire aussi : Réseau électrique : Les compteurs intelligents, une réponse aux coupures de courant ?

Cette opération intervient dans un contexte particulièrement sensible. Depuis plusieurs semaines, la Tunisie connaît des températures exceptionnellement élevées, entraînant des pics historiques de consommation électrique. La Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) a récemment indiqué que la demande avait atteint des niveaux record, dépassant pour la première fois le seuil des 6.000 MW, tout en appelant les citoyens à rationaliser leur consommation, notamment pendant les heures de pointe.

Face à cette situation, les pouvoirs publics multiplient les mesures visant à réduire les consommations inutiles. En parallèle des campagnes de sensibilisation, les services de contrôle renforcent la surveillance du marché afin d’écarter les équipements les plus énergivores ou ne respectant pas les normes d’efficacité énergétique.

Un enjeu économique

La lutte contre le commerce parallèle constitue également un enjeu économique. Les appareils introduits illégalement échappent aux contrôles de conformité, aux taxes et aux garanties imposées aux produits distribués dans les circuits officiels, créant une concurrence déloyale pour les importateurs et distributeurs agréés tout en exposant les consommateurs à des risques techniques.

Les autorités de Bizerte ont précisé que ces opérations de contrôle se poursuivront dans l’ensemble des délégations du gouvernorat et s’inscrivent dans une stratégie nationale visant à protéger les consommateurs, lutter contre le commerce informel et préserver la stabilité du réseau électrique durant la période de forte consommation estivale.

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Une centrale solaire de 132 MW verra le jour à Gabès pour renforcer la transition énergétique

Le projet de la centrale solaire photovoltaïque de Mahamla, dans la délégation de Menzel Habib (gouvernorat de Gabès), franchit une nouvelle étape. Les travaux de construction de cette infrastructure de 132 MW devraient débuter avant la fin de l’année 2027, pour une mise en service prévue en juin 2029. Doté d’un investissement de 340 millions de dinars, le projet vise à renforcer la production d’électricité renouvelable, créer des emplois et soutenir la sécurité énergétique de la Tunisie.

Un investissement de 340 millions de dinars

L’annonce a été faite mardi lors d’une journée d’information, selon un communiqué publié par le gouvernorat de Gabès. La future centrale photovoltaïque sera implantée dans la délégation de Menzel Habib et disposera d’une capacité installée de 132 MW.

Sa mise en production est programmée pour juin 2029, après un démarrage des travaux attendu avant la fin de l’année 2027.

Lire aussi : Tunisie : Un prêt européen de 61,3 millions d’euros pour une centrale solaire de 100 MW à Sidi Bouzid

Le projet mobilisera un investissement estimé à 340 millions de dinars. Durant sa première phase de réalisation, il devrait générer environ 400 emplois directs et indirects, notamment au profit des ingénieurs, des cadres et des techniciens.

Cette centrale produira près de 302 GWh d’électricité par an, une capacité suffisante pour répondre aux besoins énergétiques d’environ 200.000 habitants.

Un appui à la transition énergétique

Au-delà de sa contribution à la production d’électricité, la centrale de Mahamla devrait permettre de réduire les émissions de dioxyde de carbone d’environ 120.000 tonnes par an. Le projet s’inscrit dans la stratégie nationale de développement des énergies renouvelables, avec pour objectif de valoriser les ressources naturelles du pays et de renforcer la sécurité ainsi que l’indépendance énergétiques de la Tunisie.

La centrale de Mahamla s’inscrit dans la stratégie nationale de transition énergétique, qui vise à réduire la dépendance de la Tunisie aux énergies fossiles et à renforcer la sécurité d’approvisionnement en électricité.

Lire aussi : Photovoltaïque en Tunisie : Le paradoxe des panneaux solaires face aux coupures STEG

Le pays dispose d’un important potentiel solaire, mais le développement des projets d’énergies renouvelables reste confronté à plusieurs défis, notamment les délais de réalisation, les besoins de financement, les contraintes administratives et la modernisation des infrastructures de transport et de distribution de l’électricité.

Le recours accru aux énergies renouvelables apparaît d’autant plus stratégique que la demande en électricité connaît une hausse continue, particulièrement durant les périodes de forte chaleur où les pics de consommation mettent le réseau sous pression.

En augmentant progressivement la capacité de production d’origine solaire et éolienne, la Tunisie entend limiter sa dépendance aux importations de gaz naturel, réduire son déficit énergétique et atteindre ses objectifs de décarbonation, tout en améliorant la résilience de son système électrique.

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Manouba : programmation de plusieurs projets d’infrastructure routière dans quatre municipalités

Des projets d’infrastructure sont prévus les mois à venir dans les villes de Denden, Manouba, Mornaguia et Jedaida (gouvernorat de Manouba) dans le cadre de la deuxième tranche du programme national de modernisation des routes municipales.
Ces projets, dont le coût est estimé à 11 millions de dinars, sont à un stade avancé d’études, en attendant la finalisation des autres procédures pour faciliter leur mise en œuvre, a indiqué une source officielle à l’Agence TAP. Parmi ces projets, la modernisation et l’entretien des routes à travers le renforcement des couches de revêtement, la rénovation des réseaux de drainage des eaux pluviales pour protéger les voies et les quartiers des inondations, la réfection des trottoirs, le traçage des signalisations horizontale et verticale pour assurer la sécurité routière, l’installation des réseaux d’éclairage public, en plus de l’embellissement et de la décoration des carrefours.

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Hammamet : Des eaux usées se déversent en pleine plage sous les yeux des estivants

Une vidéo montrant un rejet d’eaux usées dans la mer à Hammamet suscite une vive polémique en pleine saison touristique. Les images, publiées par le député de Hammamet et président de la Commission du tourisme, de la culture et de l’artisanat, Yassine Mami, montrent un écoulement provenant d’une station d’épuration située à proximité de la plage.

Une vidéo relance la polémique

Dans une vidéo diffusée dimanche 26 juillet, Yassine Mami affirme que des eaux usées s’écoulent depuis la station d’épuration située près de la municipalité de Hammamet directement vers la mer, alors que la plage est fréquentée par de nombreux estivants.

Les images montrent un écoulement se déversant sur le littoral, au milieu des baigneurs, relançant les inquiétudes concernant la qualité des eaux de baignade dans cette station balnéaire très prisée.

Le député dénonce l’inaction

Le parlementaire a fait part de son indignation face à cette situation, dénonçant ce qu’il qualifie de déni de l’existence de rejets d’eaux usées en mer.

Il a également critiqué l’absence d’intervention des autorités pour mettre fin à ces déversements, estimant que le problème perdure malgré les alertes.

« Les images parlent d’elles-mêmes »

Yassine Mami a indiqué qu’il ne ferait pas de déclaration supplémentaire à la presse, considérant que la vidéo qu’il a publiée est suffisamment explicite pour illustrer la gravité de la situation.

À ce stade, aucune réaction officielle des autorités compétentes ou de l’Office national de l’assainissement (ONAS) n’avait été rendue publique concernant ces images.

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Coupures d’eau à Mahdia et Sfax après une coupure d’électricité

La Société nationale d’exploitation et de distribution des eaux (SONEDE) a annoncé une perturbation de l’approvisionnement en eau potable dans plusieurs délégations des gouvernorats de Mahdia et de Sfax. Cette interruption, qui a débuté dimanche 26 juillet à 22h00, est due à une coupure d’électricité ayant affecté la station principale de pompage de Kerker.

Une panne électrique à l’origine des coupures

Selon un communiqué de la SONEDE, la perturbation de la distribution d’eau est provoquée par une coupure du courant électrique au niveau de la station principale de pompage de Kerker, qui assure l’alimentation en eau de plusieurs zones des gouvernorats de Mahdia et de Sfax.

Le rétablissement progressif de l’approvisionnement est prévu à partir de lundi 27 juillet à 16h00, une fois l’alimentation électrique rétablie et les installations remises en service.

Les délégations concernées

Dans le gouvernorat de Mahdia, les coupures touchent les délégations de Boumerdès, El Jem, Sidi Alouane, Melloulèche, El Bradâa, Chebba, Essouassi, Ouled Chamekh, Hebira et Chorbane.

À Sfax, les perturbations concernent les délégations d’El Hencha et de Jebiniana, ainsi que le secteur de Centre Kamoun dans la délégation de Menzel Chaker, El Ghraba, les zones en hauteur de Sakiet Ezzit et Sakiet Eddaïer, ainsi que les quartiers d’El Awabed, El Bokaa Al Bidha et de la Route d’El Aïn dans la délégation de Sfax Sud.

Les coupures d’électricité continuent d’impacter l’alimentation en eau

Cet incident illustre une nouvelle fois les répercussions des coupures d’électricité sur les infrastructures hydrauliques. En pleine période de forte chaleur et de consommation élevée, une interruption de courant au niveau des stations de pompage peut rapidement entraîner des coupures d’eau dans les zones alimentées, affectant des milliers d’habitants.

Les épisodes de délestage enregistrés ces derniers jours continuent ainsi d’avoir des conséquences sur plusieurs services essentiels.

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Kélibia : Un accident mortel lié à l’utilisation d’un groupe électrogène domestique

La crise de l’électricité en Tunisie vient de franchir un nouveau seuil dramatique. Cette fois, ce ne sont ni des aliments perdus, ni des commerces paralysés, ni des nuits passées dans l’obscurité. C’est une vie qui s’est éteinte.

Dans la nuit de jeudi à vendredi, un jeune originaire de la région d’El Fatha, à Kélibia, est décédé à l’hôpital des grands brûlés de Ben Arous, succombant aux graves blessures provoquées par l’explosion d’un groupe électrogène fonctionnant à l’essence.

Le drame remonte à trois jours auparavant

Selon le député Fadhel Ben Torkia et des sources médicales citées par Mosaique FM, le drame remonte à trois jours auparavant. Lassé des coupures répétées du courant qui frappent la région, le jeune homme avait tenté de remettre en marche son générateur électrique domestique. Après plusieurs essais, le moteur a explosé en plein visage, provoquant des brûlures extrêmement graves. Transporté d’abord à l’hôpital local de Kélibia, il avait ensuite été transféré au centre spécialisé de Ben Arous où les médecins n’ont finalement pas réussi à le sauver.

Ce décès dépasse le simple fait divers. Il raconte l’histoire d’une population qui tente, par tous les moyens, de s’adapter à une crise énergétique devenue le quotidien de milliers de familles tunisiennes.

Les coupures d’électricité se multiplient

Depuis plusieurs semaines, les coupures d’électricité se multiplient sous l’effet d’une consommation record alimentée par une canicule historique. Face à des températures qui approchent parfois les 50 °C, les climatiseurs tournent sans interruption, mettant un réseau électrique déjà fragilisé sous une pression inédite. La STEG a été contrainte d’effectuer des délestages dans de nombreuses régions afin d’éviter un effondrement général du système.

Dans ce contexte, les groupes électrogènes sont devenus une solution de secours pour de nombreux foyers, agriculteurs, commerces et petites entreprises. Mais ces équipements, souvent achetés dans l’urgence, parfois d’occasion ou sans véritable accompagnement technique, comportent des risques considérables. Une mauvaise manipulation, un ravitaillement en carburant inadapté, un entretien insuffisant ou une tentative de démarrage répétée peuvent provoquer incendies ou explosions.

Lire aussi : Délestages en Tunisie : La fin des coupures tournantes se profile

Le drame de Kélibia rappelle avec brutalité que la crise énergétique ne se limite plus à des désagréments matériels. Elle expose désormais directement les citoyens à des dangers physiques. Après les pertes économiques subies par les restaurateurs, les stocks alimentaires détruits, les patients sous oxygène contraints de rejoindre les hôpitaux, les nuits passées sur les plages pour fuir la chaleur, voici qu’une nouvelle victime vient illustrer le coût humain de cette situation.

Au-delà de l’émotion, cette tragédie pose une question plus large : jusqu’où les Tunisiens devront-ils improviser pour assurer eux-mêmes un service aussi essentiel que l’électricité ? Lorsque des familles investissent dans des générateurs, des batteries ou des installations de fortune pour pallier les défaillances du réseau, elles assument également des risques qui relevaient jusque-là de la sphère industrielle et des professionnels.

Il y a des vies bouleversées

La mort de ce jeune homme rappelle que derrière les statistiques de consommation électrique, les mégawatts et les plans de délestage, il y a des vies bouleversées. La crise de l’électricité n’est plus seulement une crise technique ou économique. Elle devient progressivement une crise humanitaire silencieuse, où chaque coupure peut avoir des conséquences qui dépassent largement l’inconfort quotidien.

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Hammamet : Les hôtels appelés à produire leur propre électricité pour soulager le réseau national

Après les appels répétés adressés aux ménages pour limiter leur consommation, les délestages tournants dans plusieurs régions du pays et les mesures de rationalisation prises par certaines grandes surfaces, c’est désormais au secteur touristique que la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) demande de contribuer directement à l’équilibre du réseau national.

Dans un communiqué adressé aux établissements hôteliers de la région de Hammamet, l’antenne régionale de la STEG a invité les hôtels à mettre en service leurs groupes électrogènes privés chaque nuit entre minuit et 2 heures du matin. Cette mesure, présentée comme « exceptionnelle », est justifiée par « la nécessité de préserver la stabilité du système électrique national » face aux conditions inédites de consommation observées depuis plusieurs jours.

Un signal fort sur les tensions

Cette demande est entrée en vigueur à partir du 21 juillet et constitue un signal fort sur les tensions auxquelles est confronté le réseau électrique tunisien. Si de nombreux hôtels disposent effectivement de groupes électrogènes destinés à assurer la continuité de service lors des coupures, leur utilisation n’était jusqu’ici envisagée qu’en cas d’incident. Désormais, ces équipements deviennent un outil de gestion de la demande nationale.

Cette évolution intervient alors que la Tunisie connaît l’une des plus graves crises électriques de ces dernières années. Les températures, dépassant localement les 45 °C et approchant les 50 °C dans certaines prévisions, ont provoqué une explosion de la consommation liée principalement à la climatisation. La STEG a reconnu que la demande nationale avait atteint des niveaux historiques, dépassant pour la première fois le seuil des 6 000 MW lors des pics de consommation.

Face à cette pression, l’entreprise publique a déjà eu recours à des coupures programmées d’électricité dans de nombreuses régions. Les autorités ont également multiplié les appels à limiter l’utilisation des appareils énergivores durant les heures critiques, tandis que plusieurs enseignes commerciales ont réduit l’intensité de leur climatisation afin de participer à l’effort collectif.

Lire aussi : La Tunisie aura traversé l’une des pires séquences caniculaires de son histoire récente

Le recours aux groupes électrogènes des hôtels pose néanmoins plusieurs questions. Sur le plan économique, il implique un coût supplémentaire pour les établissements, qui devront alimenter leurs générateurs en carburant alors que le secteur touristique cherche encore à consolider sa reprise. Même si la plage horaire retenue – de minuit à deux heures du matin – correspond à une période où l’activité est moins intense, cette sollicitation représente un transfert partiel de la charge énergétique vers les opérateurs privés.

Nouvelle stratégie de gestion du réseau ?

Elle témoigne également d’une nouvelle stratégie de gestion du réseau : plutôt que d’augmenter rapidement les capacités de production, la priorité est donnée à l’effacement de consommation et à la mobilisation des moyens de production décentralisés déjà disponibles.

Cette situation met aussi en lumière les limites structurelles du système énergétique tunisien. Depuis plusieurs années, les experts alertent sur le retard pris dans le développement des énergies renouvelables, du stockage électrique et de la modernisation du réseau. Or, la succession d’épisodes caniculaires rend désormais ces investissements de plus en plus urgents.

Le fait que la STEG sollicite aujourd’hui les hôtels pour produire leur propre électricité illustre un changement de paradigme. Les groupes électrogènes, autrefois simples solutions de secours, deviennent ponctuellement un maillon du système électrique national. Une réalité qui montre à quel point la marge de manœuvre du réseau s’est réduite sous l’effet conjugué de la hausse de la demande, des vagues de chaleur et des difficultés à accroître rapidement les capacités de production.

À court terme, cette coopération avec le secteur hôtelier peut contribuer à soulager le réseau pendant les périodes critiques. Mais elle rappelle surtout que la gestion de l’urgence ne peut se substituer durablement à une stratégie énergétique capable d’anticiper des étés qui, selon les climatologues, seront de plus en plus chauds et plus exigeants pour les infrastructures électriques du pays.

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Pont de Bizerte : Le chantier avance, mais le défi reste de livrer un projet stratégique avant septembre 2027

Le nouveau pont de Bizerte, considéré comme l’un des projets d’infrastructure les plus ambitieux de Tunisie, entre dans une phase décisive. Lors d’une visite de travail sur le chantier, le gouverneur de Bizerte, Salem Ben Yacoub, a assuré que toutes les parties prenantes étaient mobilisées afin d’accélérer la réalisation de cette infrastructure stratégique baptisée techniquement « la liaison fixe ».

Cette visite intervient dans un contexte où les autorités cherchent à accélérer l’exécution des grands projets publics après plusieurs années marquées par des retards dans la réalisation d’infrastructures majeures. Le gouvernorat affirme avoir mobilisé les moyens locaux, régionaux et centraux pour faciliter l’intervention des entreprises tunisiennes et chinoises chargées du chantier.

Deux composantes achevées dans les prochains mois

Selon Lilia Saïfaoui, directrice générale de l’unité de réalisation du pont, les deux lots réalisés par des entreprises tunisiennes affichent aujourd’hui un taux d’avancement technique d’environ 75%. Ces deux composantes devraient être achevées dans les prochains mois.

Le premier lot, d’un coût de 76 millions de dinars, concerne principalement les raccordements routiers sud et ouest de la zone. Il prévoit la réalisation d’une voie rapide de 4,7 kilomètres ainsi que trois échangeurs au niveau de la route nationale 8 et de l’autoroute A4.

Le troisième lot, évalué à 75 millions de dinars, porte sur le raccordement nord avec une voie rapide de 2,7 kilomètres. Il comprend notamment un échangeur sur la route nationale 11 reliant Bizerte à Menzel Bourguiba, une structure métallique au niveau de la cimenterie, ainsi que plusieurs ouvrages routiers.

Le deuxième lot confié aux Chinois

Le cœur du projet demeure toutefois le deuxième lot, confié à des entreprises chinoises, qui concerne la construction du pont principal traversant le canal de Bizerte. Les travaux ont atteint un taux d’avancement supérieur à 25%, avec l’achèvement des fondations profondes, une étape majeure dans la réalisation de cet ouvrage.

D’une longueur de 2,1 kilomètres, ce pont à double voie sera doté d’une structure métallique pesant environ 24 000 tonnes d’acier. Culminant à près de 60 mètres au-dessus du niveau de la mer, il permettra le passage des différents types de navires, un élément essentiel pour préserver et renforcer l’activité du port de Bizerte.

La première partie de la structure métallique est attendue fin décembre 2026, avant l’acheminement progressif des autres éléments entre mars et juin 2027. Cette étape constituera un moment clé dans l’avancement du chantier, puisque l’assemblage de la structure principale donnera une visibilité concrète sur la naissance du futur pont.

Rappelons que selon Chen Junfeng, directeur général adjoint de l’antenne tunisienne de SRBG, « l’ensemble du projet prendra au total 1140 jours et sera achevé le 2 septembre 2027 ».

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Au-delà de sa dimension technique, le pont de Bizerte est présenté comme un projet à portée économique et territoriale majeure. Il doit permettre de désengorger la circulation autour de la ville, créer une nouvelle liaison périphérique et améliorer l’intégration de Bizerte dans les réseaux régionaux et nationaux.

Renforcer l’attractivité économique de la région

Le projet ambitionne également de renforcer l’attractivité économique de la région, notamment en facilitant les échanges autour du port de Bizerte. La possibilité de maintenir la circulation maritime grâce à une hauteur suffisante sous le tablier constitue un avantage stratégique pour les activités d’import-export.

Reste la principale question : la Tunisie parviendra-t-elle cette fois à respecter les délais annoncés (pour 2027) pour un chantier qui symbolise depuis plusieurs années l’attente d’une modernisation des infrastructures nationales ? Après les retards accumulés depuis le lancement du projet, chaque étape franchie sera désormais scrutée comme un test de la capacité du pays à mener à terme ses grands projets structurants.

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L’incendie entre Rafraf et Sidi Ali El Mekki maîtrisé après plus de 16 heures de lutte

Les équipes de la Protection civile et les différents intervenants mobilisés dans le gouvernorat de Bizerte sont parvenus, mercredi, à maîtriser l’incendie qui s’était déclaré la veille dans la zone forestière entre Rafraf et Sidi Ali El Mekki, relevant de la délégation de Ghar El Melh. Les opérations de surveillance se poursuivent toutefois afin d’éviter toute reprise des flammes.

Un important dispositif mobilisé

Selon une source officielle citée par l’Agence TAP, l’incendie a été éteint après plus de 16 heures d’interventions ininterrompues.

Les opérations ont mobilisé les équipes de la Protection civile, les structures de la Commission régionale de lutte contre les catastrophes naturelles et d’organisation des secours, les comités locaux, les unités sécuritaires et militaires, ainsi que des représentants de la société civile.

Des dégâts matériels, mais aucune victime

Malgré la maîtrise du sinistre, les équipes restent déployées sur le terrain pour assurer des opérations de surveillance et de refroidissement. Cette vigilance vise à prévenir toute reprise du feu, dans un contexte marqué par des températures élevées et des rafales de vent susceptibles de raviver les foyers.

Aucune perte humaine n’a été enregistrée, selon la même source.

En revanche, l’incendie a causé des dégâts matériels, notamment la destruction d’un abri situé sur la plage de Bounta. Les autorités poursuivent actuellement les opérations d’évaluation afin de déterminer l’ampleur des dommages causés par le sinistre.

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Incendies à Jebel Nadhour : Une nuit de feu à Ghar El Melh, Sidi Ali El Mekki et Rafraf

La soirée du mardi 21 juillet 2026 a été marquée par d’importants incendies de forêt dans le gouvernorat de Bizerte. Alimentés par une chaleur extrême, le sirocco et un relief difficile d’accès, les flammes ont ravagé des zones boisées à Ghar El Melh, Sidi Ali El Mekki et Rafraf, mobilisant d’importants moyens terrestres et aériens.

Les secours sont intervenus dès les premiers départs de feu, signalés vers 13 heures, et poursuivaient encore leurs opérations plusieurs heures plus tard afin de contenir les différents foyers. Malgré les efforts déployés, certains incendies restaient actifs au moment de la rédaction de cet article.

Le « plan vert » déclenché face à l’ampleur du sinistre

Face à la gravité de la situation, le gouverneur de Bizerte, Salem Ben Yaâcoub, président de la Commission régionale de lutte contre les catastrophes naturelles et d’organisation des secours, a ordonné l’activation du « plan vert », le dispositif régional dédié à la lutte contre les incendies de forêt.

La Protection civile, les services des forêts, les directions régionales de l’Agriculture et de l’Équipement, les municipalités ainsi que les autorités locales ont été mobilisés avec d’importants moyens humains et matériels pour tenter de freiner la progression des flammes.

Des hélicoptères et des volontaires mobilisés

Les opérations ont été renforcées par plusieurs rotations d’un hélicoptère de l’Armée nationale, chargé d’effectuer des largages d’eau sur les secteurs les plus difficiles d’accès.

Des habitants et des volontaires se sont également joints aux équipes de secours afin d’apporter leur soutien sur le terrain, dans des conditions rendues particulièrement éprouvantes par la chaleur et le relief montagneux.

Une propagation favorisée par le vent et la chaleur

Selon les autorités, les températures élevées, les rafales de sirocco et la topographie accidentée des massifs forestiers ont considérablement compliqué les opérations d’extinction et favorisé la propagation rapide des flammes entre les différentes zones boisées.

À cette situation s’est ajoutée une série de coupures d’électricité ayant affecté plusieurs secteurs du gouvernorat, compliquant davantage les interventions et plongeant une partie des habitants dans l’obscurité au cours d’une nuit marquée par les incendies.

Les opérations de lutte se poursuivent afin de maîtriser totalement les foyers encore actifs et d’éviter toute reprise des flammes.

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D’importants feux mobilisent les secours à Ghar El Melh, Sidi Ali El Mekki et Raf Raf

Plusieurs incendies se sont déclarés ce mardi 21 juillet dans les hauteurs de Ghar El Melh, Sidi Ali El Mekki et Raf Raf, dans le gouvernorat de Bizerte. Alimentés par la chaleur et la végétation desséchée, les feux ont généré d’impressionnants panaches de fumée, visibles à plusieurs kilomètres, provoquant l’inquiétude des habitants et des vacanciers. Les opérations de lutte contre les flammes se poursuivaient en fin d’après-midi.

La fumée visible à plusieurs kilomètres

Selon de nombreuses vidéos et témoignages relayés sur les réseaux sociaux, les premiers foyers auraient été signalés aux alentours de 14 heures. Rapidement, d’épais nuages de fumée se sont élevés au-dessus des massifs boisés, restant visibles depuis les plages, les localités voisines et plusieurs axes routiers de la région.

Les images diffusées en ligne montrent les flammes progressant sur les reliefs forestiers ainsi qu’un important déploiement des moyens de secours.

Une importante mobilisation des secours

Les internautes rapportent une intervention rapide des unités de la Protection civile, appuyées par les services forestiers, pour tenter de contenir la propagation des incendies dans cette région particulièrement vulnérable en période de canicule.

Ces nouveaux départs de feu interviennent alors que la Tunisie connaît une vague de chaleur exceptionnelle, avec des températures très élevées et une sécheresse qui favorisent les incendies de végétation, notamment dans les zones forestières du nord du pays.

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Baccalauréat 2026 : pour Nesrine Ben Belgacem, les résultats reflètent les inégalités sociales et territoriales

La sociologue et démographe Nesrine Ben Belgacem estime que les résultats du baccalauréat 2026 ne peuvent plus être analysés uniquement à travers le travail individuel des élèves. Intervenant lundi 22 juin 2026 au micro de Wassim Ben Larbi dans l’émission Expresso sur Express FM, elle considère que les écarts observés entre les régions traduisent avant...

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