Lese-Ansicht

Bizerte au cœur d’un partenariat technologique tuniso-omanais

L’ambassadeur du Sultanat d’Oman en Tunisie (également ambassadeur non-résident auprès de l’État de Libye), Hilal Ben Abdallah Assinaoui, a effectué, jeudi 30 juillet 2026, une visite de courtoisie et de travail dans la région de Bizerte. Au centre de la visite : le déploiement du contrat formalisé entre le gouvernement omanais et le Consortium international tuniso-franco-canadien GUAMobility –regroupant les compétences de GIS, DTA et Innovitech.

Lotfi Sahli

Le diplomate, qui était accompagné de son conseiller, Zaher Sulaiman Al Abri, a été accueilli au Coworking Business Center (CBC) de Zarzouna par l’équipe dirigeante du Consortium GUAMobility menée par Borhene Dhaouadi. Il est venu étudier les moyens de concrétiser un partenariat technologique et industriel entre les deux pays, et notamment dans la région de Bizerte. Cette visite, qui s’inscrit dans la continuité des échanges institutionnels, vise à tirer profit de l’ingénierie tunisienne, tout en posant les bases d’une dynamique de coopération économique régionale à fort impact territorial.

Etaient présents à cette réunion de travail : Faouzi Ben Aïssa, président de la Chambre de commerce et d’industrie du Nord-Est (CCINE), Lotfi Sahli, président Conect Bizerte, Raouf Golli, promoteur dans le secteur aquacole, ainsi qu’un représentant du groupement MAP / Arlynk.

La rencontre a eu lieu dans le sillage du déploiement du contrat d’une durée de 18 mois formalisé entre le gouvernement omanais et le Consortium international tuniso-franco-canadien GUAMobility –regroupant les compétences de GIS, DTA et Innovitech.

Ce projet pionnier porte sur la conception de la Stratégie nationale des mobilités aériennes avancées (Advanced Air Mobility – AAM) du Sultanat d’Oman, positionnant Mascate comme la toute première capitale au monde à se doter d’une telle feuille de route globale et structurée.

Les enjeux clés de cette transformation reposent sur la création d’une véritable «économie de basse altitude» (Low Altitude Economy), destinée à décongestionner les axes terrestres tout en modernisant l’ensemble du maillage national de transport.

Concrètement, l’étude pilotée par les experts tunisiens et internationaux définit l’intégration harmonieuse des nouvelles technologies aéronautiques, notamment l’usage intensif de drones civils et logistiques, ainsi que l’introduction progressive des aéronefs électriques à décollage et atterrissage verticaux (eVTOL).

Vitrine technologique et rayonnement international

Le programme couvre un spectre d’intervention exhaustif, articulé autour du cadre réglementaire, des normes de sécurité aérienne, des infrastructures d’accueil physiques et numériques (vertiports, centres de contrôle), de la soutenabilité environnementale et de la planification urbaine intelligente (Smart Cities).

Le choix porté sur le consortium GUAMobility témoigne d’une reconnaissance internationale incontestable du savoir-faire tunisien en matière d’innovation territoriale et de gestion de projets d’infrastructures du futur.

En marge de la présentation de l’état d’avancement des travaux stratégiques et des prochaines échéances du programme AAM, le Sultanat d’Oman a été officiellement invité à participer à l’événement phare BigTech Tunisia 2026, prévu à Tunis les 13 et 14 octobre prochain. Cette vitrine internationale réunira plus de 1 000 rendez-vous B2B, 100 intervenants internationaux et 40 investisseurs de premier plan venus de divers pays africains et méditerranéens.

Ce ralliement permettra à Oman, représenté par ses principales institutions gouvernementales aux côtés de son Autorité de l’aviation civile (CAA), de présenter en exclusivité mondiale son modèle pionnier de développement territorial et d’intégration des technologies émergentes. L’ambassadeur omanais a confirmé l’engagement ferme de son pays à faire de ce rassemblement un moment fort de synergie et de transfert technologique bilatéral.

Vers un axe triangulaire avec la Libye

Au-delà du volet aéronautique et technologique, la visite s’est élargie à une concertation économique réunissant des acteurs clés de la région de Bizerte, CCINE, Conect, ainsi que le groupement MAP / Arlynk.

Les discussions ont abouti au projet d’organisation, d’ici la fin de l’année 2026, d’une mission économique et industrielle d’entreprises tunisiennes vers le Sultanat d’Oman. Plusieurs filières stratégiques à forte valeur ajoutée ont été ciblées : l’industrie maritime et les constructions navales ; les équipements liés au secteur de l’énergie (Oil & Gas) ; l’industrie agroalimentaire ; l’ingénierie spécialisée et les services à haute valeur technologique.

Pour prolonger cette dynamique d’intégration commerciale, les participants ont enfin étudié l’opportunité d’une mission conjointe impliquant les partenaires économiques libyens de la CCINE. Tirant parti de la double accréditation diplomatique de l’ambassadeur omanais, cette initiative triangulaire (Tunisie-Oman-Libye) – envisageable à Tunis ou à Tripoli – vise à favoriser les investissements croisés et à bâtir de nouvelles chaînes de valeur régionales dans les domaines industriels, logistiques et technologiques.

L’article Bizerte au cœur d’un partenariat technologique tuniso-omanais est apparu en premier sur Kapitalis.

  •  

A qui profite la guerre contre l’Iran ?

Alors que la guerre contre l’Iran reprend de plus belle, le seul vainqueur de cette débauche de violences et de destructions semble être la Chine et ce, sans avoir levé le petit doigt ni tiré un seul coup de feu. La guerre menée par le président américain Donald Trump contre la République islamique – pour le compte d’Israël, autre bénéficiaire –, a accompli ce dont la Chine rêvait depuis longtemps : rendre les États du Golfe moins dépendants des États-Unis. L’Arabie saoudite, le Qatar et Oman, qui ont été très affectés par cette guerre dont le prétendu parapluie américain n’a pas su les en protéger, recherchent, aujourd’hui, à rééquilibrer leurs relations internationales en se tournant vers la Chine.

Habib Glenza, à Lodz.

Alors que le conflit entre Washington et Téhéran s’est enlisé et son issue est devenue imprévisible, les villes et les infrastructures de la région du Golfe en ont été des cibles collatérales. Conséquence inattendue : les États du Golfe se sont divisés en deux camps : le premier est composé des Émirats arabes unis, désireux de rester proches des États-Unis et d’Israël. Tandis que le second comprend l’Arabie saoudite, le Qatar, Oman et peut-être la Turquie et l’Irak, qui recherchent un équilibre entre le maintien de bonnes relations avec les États-Unis, l’amélioration de leurs relations avec l’Iran et un rapprochement stratégique avec la Chine, la superpuissance de demain.

L’accord nucléaire des Etats-Unis avec l’Arabie saoudite

L’accord nucléaire conclu par Donald Trump avec l’Arabie saoudite le 22 juillet 2026 est sans aucun doute motivé par la crainte que la Chine ne gagne en influence dans une région traditionnellement dominée par les États-Unis.Ce pacte indique que Washinton souhaite maintenir un statu quo, même si un tel accord va lui attirer les foudres de son principal allié au Moyen-Orient : Israël.

«Les pays du Moyen-Orient souhaitent développer leur infrastructure nucléaire et ils le feront même sans l’implication des États-Unis. Washington commence à le reconnaître», a déclaré à la BBC Yusuf Can, expert du Moyen-Orient pour le cabinet de conseil Amena Strategies. Avec cet accord nucléaire, a-t-il ajouté, «les États-Unis disent en substance : vous n’êtes pas obligés de travailler avec la Chine. Vous pouvez travailler avec nous.»

Même si l’Arabie saoudite cesse de se rapprocher de la Chine, la guerre a d’autres retombées qui ont renforcé la position de la Chine, comme le besoin urgent du monde en matière de technologies d’énergies renouvelables. L’électricité représente désormais 30 % de la consommation d’énergie en Chine, soit 40 % de plus qu’aux États-Unis et qu’en Europe.

La guerre a placé les énergies renouvelables et les véhicules électriques au sommet de l’agenda mondial, alors que les prix du pétrole s’envolent, et la Chine est le pays de référence dans ce domaine. Ce pays domine environ 91 % de la capacité mondiale de production de panneaux solaires et 89 % de la capacité de production de batteries de stockage en lithium-ion.

Les entreprises chinoises produisent également environ 70 % des technologies d’énergie propre, ce qui signifie que plus la guerre contre l’Iran s’éternise et plus le détroit d’Ormuz est pratiquement bloqué, plus des pays investiront dans ce secteur vital désormais contrôlé par la Chine.

Chute du dollar au profit des monnaies asiatiques 

La guerre a également contribué à modifier la domination du dollar dans le commerce mondial, accélérant une tendance naissante. Selon Bloomberg, l’Iran a autorisé plusieurs pétroliers à traverser le détroit d’Ormuz à condition qu’ils paient en monnaie officielle chinoise, le renminbi, ou en cryptomonnaie.

Le Wall Street Journal rapporte que la Chine encourageait déjà le commerce en renminbi pour permettre à des pays comme l’Iran et la Russie de contourner les sanctions américaines.

Enfin, la Chine s’impose comme une superpuissance capable d’exercer son influence sans conflits, tandis que l’Amérique est apparue comme une puissance adoptant une approche chaotique et agressive pour contraindre les autres nations à se plier à sa volonté.

L’article A qui profite la guerre contre l’Iran ? est apparu en premier sur Kapitalis.

  •  

Hot Maroc en finale à Pise : la littérature marocaine s’offre une nouvelle consécration internationale

Le roman de Yassin Adnan « Hot Maroc », poursuit son parcours à l’étranger. Sa traduction italienne figure parmi les trois finalistes du Pisa Book Translation Awards 2026, un prix qui récompense l’excellence de la traduction littéraire en Italie. Une…

L’article Hot Maroc en finale à Pise : la littérature marocaine s’offre une nouvelle consécration internationale est apparu en premier sur lecourrierdelatlas.

  •  
❌