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Rached Ghannouchi : Le Premier ministre malaisien écrit à Kaïs Saïed

Le Premier ministre malaisien Anwar Ibrahim a annoncé avoir adressé une lettre au président Kaïs Saïed afin de demander la libération de Rached Ghannouchi pour des raisons humanitaires. Cette démarche, rendue publique par l’agence nationale malaisienne Bernama, intervient alors que l’état de santé du président du mouvement Ennahdha suscite de nouvelles inquiétudes.

Une demande pour des raisons humanitaires

Dans une déclaration relayée vendredi 31 juillet par Bernama, Anwar Ibrahim indique avoir écrit au chef de l’État tunisien pour lui demander d’examiner la situation de Rached Ghannouchi « avec compassion et humanité », en tenant compte de son âge et de son état de santé.

Le Premier ministre malaisien précise avoir formulé cette demande « dans le plein respect de la souveraineté de la République tunisienne et de son processus judiciaire », soulignant que sa démarche est motivée uniquement par des considérations humanitaires.

Des inquiétudes après plusieurs alertes sur sa santé

L’initiative d’Anwar Ibrahim intervient quelques jours après plusieurs alertes concernant l’état de santé de Rached Ghannouchi.

Selon ses avocats et son entourage, le dirigeant d’Ennahdha, âgé de 84 ans, a été hospitalisé à la mi-juillet après avoir perdu connaissance à la prison de Mornaguia. Il aurait ensuite regagné l’établissement pénitentiaire avant d’être de nouveau transféré à l’hôpital à la fin du mois en raison de problèmes de santé.

Aucun bulletin médical officiel n’a toutefois été publié par les autorités tunisiennes. Les informations sur son état de santé proviennent essentiellement de sa défense, de sa famille et de responsables du mouvement Ennahdha.

Une relation ancienne entre les deux hommes

Anwar Ibrahim et Rached Ghannouchi entretiennent depuis de nombreuses années des relations personnelles et politiques. Le chef du gouvernement malaisien a évoqué à plusieurs reprises son estime pour le dirigeant tunisien, qu’il considère comme une figure importante du réformisme dans le monde musulman.

Cette proximité explique en partie son intervention personnelle auprès des autorités tunisiennes.

Pas de réaction officielle de Tunis

À ce stade, la présidence de la République n’a pas confirmé avoir reçu la lettre évoquée par le Premier ministre malaisien et n’a publié aucune réaction officielle à cette initiative.

L’annonce d’Anwar Ibrahim constitue ainsi, à ce stade, une démarche diplomatique rendue publique par le chef du gouvernement malaisien, sans réponse des autorités tunisiennes.

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Tribune – Tunisie. La société civile, entre torpeur et éclat

La société civile tunisienne oscille depuis 2021 entre un abandon relatif et des coups d’éclat, confirmant en tout cas son statut historique depuis l’indépendance. En bref La société civile tunisienne s’est mobilisée le 25 juillet 2026 à Tunis, à l’occasion…

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Limogé puis rétabli « grâce à Kaïs Saïed » : Fethi Rebaï, un cheikh au cœur des polémiques depuis 2016

Rebondissement à Sfax. Quelques heures seulement après avoir annoncé son éviction de la mosquée Essalem à Sakiet Eddaïer, le cheikh Fethi Rebaï a indiqué, mercredi 29 juillet, avoir été réintégré dans ses fonctions. Selon l’imam, ce retour fait suite à une intervention du président de la République, Kaïs Saïed. Une affirmation qui n’a toutefois été confirmée, à ce stade, ni par la présidence de la République ni par le ministère des Affaires religieuses.

Cet épisode remet sur le devant de la scène un imam déjà au cœur d’une vive polémique nationale en 2016, à la suite d’un prêche qui avait suscité de nombreuses réactions.

« L’injustice a été levée »

Dans une publication partagée sur sa page Facebook, Fethi Rebaï s’est félicité de cette issue rapide et a adressé ses remerciements au chef de l’État.

« Je tiens à adresser mes sincères remerciements à Monsieur le Président de la République pour avoir levé cette injustice qui m’a été infligée », écrit-il.

L’imam remercie également le ministre des Affaires religieuses ainsi que les cadres du département. Il conclut son message par des prières pour la stabilité de la Tunisie, son unité et la préservation de ses institutions.

Un appel au respect des institutions

Plus tôt dans la journée, alors que l’annonce de son limogeage suscitait de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux, Fethi Rebaï avait publié un premier message destiné à remercier les personnes lui ayant exprimé leur soutien.

S’affirmant pleinement attaché aux institutions de l’État et à l’autorité du ministère des Affaires religieuses, il avait pris ses distances avec les propos tenus en ligne contre les responsables publics. L’imam avait précisé qu’il ne pouvait être tenu responsable des commentaires publiés par des tiers et avait appelé à éviter toute atteinte aux institutions.

Se présentant comme un « soldat de la patrie », il assurait qu’il continuerait à servir les intérêts du pays, quelle que soit la mission qui lui serait confiée.

Le sermon sur les coupures d’eau et d’électricité en toile de fond

Si aucun motif officiel n’a été communiqué concernant sa suspension, de nombreux internautes et fidèles ont rapidement établi un lien avec le sermon prononcé par Fethi Rebaï vendredi dernier et largement relayé sur les réseaux sociaux.

Au cours de ce prêche, l’imam avait évoqué les difficultés auxquelles sont confrontés les Tunisiens, notamment les coupures d’eau et d’électricité. Il avait appelé les responsables à assumer pleinement leurs responsabilités face à cette situation, tout en invitant les citoyens à ne pas s’en prendre aux agents de la STEG et de la SONEDE, estimant que ces derniers ne portaient pas la responsabilité des dysfonctionnements.

Aucun élément officiel ne permet toutefois d’établir un lien entre ce sermon et la décision d’éviction annoncée quelques jours plus tard.

Le précédent de 2016

L’affaire actuelle rappelle un épisode qui avait placé Fethi Rebaï sous les projecteurs en 2016. À l’époque, alors qu’il officiait déjà à la mosquée Essalem, l’imam avait appelé, lors d’un prêche, à l’exécution des personnes homosexuelles au nom de l’application de la charia, suscitant une vive controverse.

L’association Shams avait alors déposé une plainte contre lui, estimant que ses déclarations constituaient un appel au meurtre et une incitation à la haine et à la violence. Pour sa défense, Fethi Rebaï avait affirmé qu’il s’était borné à citer des textes religieux et qu’il n’avait pas appelé personnellement à l’exécution des homosexuels.

Lire aussi: Tunisie homophobie : Shams saisit la justice contre l’imam Fathi Rébaï de Sfax appelant au meurtre des homosexuels

Cette affaire avait relancé le débat sur les limites de la liberté de prêche, le contenu des discours tenus dans les mosquées et le contrôle exercé par les autorités religieuses.

Aujourd’hui, les circonstances exactes de l’éviction puis du rétablissement de Fethi Rebaï restent inconnues. Ni le ministère des Affaires religieuses ni la présidence de la République n’ont communiqué officiellement sur les motifs de la suspension initiale ou sur les modalités de son retour.


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Incendies en Tunisie : Après l’Italie et l’Algérie, l’Égypte propose son aide

Face aux incendies qui ont touché plusieurs régions du pays ces dernières semaines, la Tunisie continue de bénéficier d’un élan de solidarité internationale. Après l’aide apportée par l’Italie et l’Algérie, l’Égypte s’est à son tour déclarée prête à soutenir Tunis dans la lutte contre les feux.

Cette offre a été formulée mardi 28 juillet lors d’un entretien téléphonique entre le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi et le président Kaïs Saïed.

Selon un communiqué officiel de la présidence égyptienne, Abdel Fattah al-Sissi a souligné la solidarité de l’Égypte avec la Tunisie face aux incendies qui ont touché plusieurs régions du pays, affirmant « la pleine disponibilité de l’Égypte à fournir le soutien nécessaire » pour faire face aux conséquences de ces feux.

Plus de 4 400 hectares ravagés depuis le début de la saison

Cette proposition intervient alors que la Tunisie fait face à l’une des saisons d’incendies les plus difficiles de ces dernières années. Selon les chiffres de la Direction générale des forêts, près de 4 400 hectares de superficies forestières ont été ravagés entre le 1er mai et le 23 juillet 2026, contre 2 705 hectares durant la même période en 2025, soit une hausse d’environ 63 %.

Les incendies ont principalement touché les gouvernorats de Zaghouan, Béja, Bizerte, Le Kef et Jendouba. Depuis le début de la saison, les autorités ont recensé 75 incendies de forêt, 108 incendies dans les maquis et mené plus de 900 opérations d’extinction, témoignant de l’intensité exceptionnelle de cette campagne de lutte contre les feux.

Lire aussi: Canicule : Près de 600 incendies en 48 heures, la Protection civile sous forte pression

Des niveaux d’engagement différents

À ce stade, les trois soutiens annoncés présentent des niveaux d’engagement différents.

L’Italie a déjà déployé des moyens aériens dans le cadre du Mécanisme de protection civile de l’Union européenne afin de participer aux opérations de lutte contre les incendies.

L’Algérie a, de son côté, engagé une coopération opérationnelle directe entre ses services de protection civile et leurs homologues tunisiens.

L’Égypte, en revanche, s’est pour l’instant limitée à une offre officielle de soutien. Si Le Caire a affirmé sa « pleine disponibilité » à fournir le soutien nécessaire à la Tunisie, aucun moyen concret — aérien, humain ou matériel — n’a, à ce stade, été annoncé.

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Un entretien également consacré aux dossiers régionaux

Au-delà des incendies, l’entretien entre Kaïs Saïed et Abdel Fattah al-Sissi a porté sur les relations bilatérales ainsi que sur plusieurs dossiers régionaux, notamment la situation dans la bande de Gaza et en Libye. Les deux chefs d’État ont réaffirmé leur attachement à une désescalade des tensions et au règlement des crises par des moyens politiques et diplomatiques.

L’offre de soutien formulée par l’Égypte intervient alors que la Tunisie reste confrontée aux conséquences d’une saison d’incendies particulièrement sévère. Les modalités d’une éventuelle assistance égyptienne n’ont toutefois pas encore été précisées.

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Kaïs Saïed accuse le « sionisme mondial » de chercher à déstabiliser les États

Le président de la République Kaïs Saïed, a eu mardi 28 juillet un entretien téléphonique avec son homologue égyptien Abdel Fattah Al-Sissi, consacré aux relations bilatérales entre Tunis et Le Caire ainsi qu’aux évolutions régionales.

Selon un communiqué de la présidence tunisienne, les deux dirigeants ont évoqué « les relations historiques solides » entre les deux pays et leur volonté de renforcer la coopération dans différents domaines. La situation générale dans la région a également occupé une place importante dans les discussions, dans un contexte marqué par la poursuite de la guerre à Gaza et les tensions au Moyen-Orient.

Lors de cet échange, Kaïs Saïed a réaffirmé que « la sécurité de l’Égypte fait partie de la sécurité nationale arabe », estimant que l’unité des positions arabes permettrait de relever les défis actuels.

Le président tunisien a également consacré une partie de son intervention à une critique de la mouvance sioniste. Il a déclaré que « le mouvement sioniste mondial » avait, selon lui, œuvré depuis le XIXe siècle à « affaiblir la nation » et chercherait aujourd’hui à provoquer des crises internes dans les États.

Lire aussi : Coupures de plus de 24 heures : Kaïs Saïed convoque la STEG, la SONEDE et plusieurs ministres

Cette référence au sionisme s’inscrit dans une ligne régulièrement exprimée par Kaïs Saïed, qui associe la question palestinienne à une critique plus large de l’ordre international actuel. Le chef de l’État tunisien a affirmé que les peuples étaient en train de se mobiliser contre un « système mondial injuste » et a appelé à l’émergence d’un « nouvel ordre humain ».

La question palestinienne au cœur des échanges

Les deux présidents ont également abordé la situation à Gaza. Kaïs Saïed a dénoncé ce qu’il a qualifié de « guerre d’extermination » visant le peuple palestinien, affirmant que « le droit du peuple palestinien ne disparaîtra ni par le temps ni par l’usage des armes les plus destructrices ».

La Tunisie maintient depuis le début du conflit une position très critique envers Israël, dénonçant les opérations militaires israéliennes dans la bande de Gaza et appelant à un cessez-le-feu ainsi qu’à la protection des civils palestiniens.

Le dossier libyen évoqué

L’entretien a aussi porté sur la Libye. Les deux parties ont réaffirmé leur attachement à une solution politique « libyenne », rejetant toute issue imposée de l’extérieur. Kaïs Saïed a estimé que le peuple libyen, attaché à l’unité territoriale de son pays, était capable de parvenir à une solution acceptable.

Enfin, le président tunisien a renouvelé son invitation à Abdel Fattah Al-Sissi pour effectuer une visite officielle en Tunisie, dont la date devra être fixée prochainement.

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Al-Sissi à Kaïs Saïed : l’Égypte prête à soutenir la Tunisie face aux incendies

Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a eu, mardi, un entretien téléphonique avec le président de la République tunisienne, Kaïs Saïed.

Selon le porte-parole officiel de la présidence égyptienne, cet échange s’inscrit dans le cadre de la coordination continue entre les deux pays. Le président égyptien a entamé la conversation en adressant ses félicitations à la Tunisie à l’occasion du 69ᵉ anniversaire de la proclamation de la République tunisienne.

Il a salué la solidité des relations fraternelles entre les deux pays, fondées sur une histoire commune et des liens établis entre les deux peuples. Il a également rappelé que l’année en cours marque le 70ᵉ anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre la Tunisie et l’Égypte.

Au cours de l’entretien, Abdel Fattah al-Sissi a exprimé la solidarité de l’Égypte avec la Tunisie face aux incendies ayant touché plusieurs zones du pays. Il a affirmé la disponibilité de l’Égypte à fournir le soutien nécessaire dans ce cadre.

Le président égyptien a également souligné l’importance de renforcer les voies de coopération bilatérale et de mettre en œuvre les résultats de la commission mixte supérieure ainsi que les différents mécanismes de coopération existants. Et ce, afin de traduire la dynamique politique entre les deux pays en résultats concrets au service des deux peuples.

De son côté, le président Kaïs Saïed a exprimé son appréciation pour l’attention accordée par le président égyptien au renforcement des relations entre les deux pays ainsi qu’à l’intensification de la concertation et de la coordination politique à tous les niveaux.

Le chef de l’État tunisien a présenté les efforts engagés pour lutter contre les incendies, préserver les ressources de l’État et protéger la sécurité ainsi que les biens des citoyens. Il a également exprimé sa reconnaissance pour la solidarité et le soutien manifestés par le président égyptien dans ce contexte.

L’entretien a également porté sur les évolutions régionales et internationales d’intérêt commun. Abdel Fattah al-Sissi a évoqué la situation actuelle dans la région, marquée par une reprise des tensions. Tout en mettant en garde contre les conséquences possibles d’une nouvelle escalade généralisée. Il a également présenté les efforts de l’Égypte pour rapprocher les positions des parties concernées.

À cette occasion, les deux présidents ont insisté sur la nécessité de privilégier les solutions politiques et diplomatiques, de réduire l’escalade et de contenir les tensions afin d’éviter l’élargissement des crises et de préserver la sécurité et la stabilité régionales.

Ils ont enfin souligné l’importance de renforcer la coordination et la concertation entre les deux pays sur les différentes questions régionales, notamment face aux défis actuels.

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A qui s’adressent les propos de Tebboune ?

Les déclarations du président algérien Abdelmadjid Tebboune sur la Tunisie ont été présentées comme une mise en garde contre toute tentative de déstabilisation. Mais elles ont également suscité une lecture politique chez des opposants tunisiens et algériens, notamment dans des milieux qui se considèrent eux-mêmes visés par les discours officiels sur le terrorisme et la sûreté de l’État.

Ce qu’a déclaré Tebboune

Lors de son entretien périodique avec la presse algérienne, Abdelmadjid Tebboune a affirmé que la Tunisie était visée en raison de sa proximité avec l’Algérie.

Selon lui, certains chercheraient à déstabiliser la Tunisie afin de pouvoir ensuite atteindre plus facilement l’Algérie. Le président algérien a également évoqué la menace terroriste et assuré que son pays ne resterait pas passif face à une tentative de déstabilisation de son voisin.

Il n’a cependant cité ni parti politique tunisien, ni personnalité, ni composante particulière de l’opposition.

Lire aussi: Tebboune : « On veut déstabiliser la Tunisie pour pouvoir ensuite « manger » l’Algérie »

En Tunisie, une déclaration interprétée à travers le contexte politique

L’avocate et opposante Dalila Ben Mbarek Msaddek a estimé que les propos de Tebboune ne se limitaient pas à un message de solidarité sécuritaire. Selon sa lecture, l’emploi des termes « terrorisme » et « déstabilisation » pourrait également viser les adversaires du président Kaïs Saïed.

Cette interprétation s’explique par le contexte tunisien. Depuis le 25 juillet 2021, plusieurs figures de l’opposition ont été poursuivies dans des dossiers liés à la sûreté de l’État, au complot ou au terrorisme.

La mouvance islamiste est particulièrement concernée. Le chef historique d’Ennahdha, Rached Ghannouchi, ainsi que plusieurs dirigeants du mouvement sont emprisonnés ou poursuivis dans différentes affaires. L’ancien chef du gouvernement Ali Larayedh a notamment été condamné dans le dossier relatif à l’envoi de Tunisiens vers les zones de conflit, une affaire qu’Ennahdha présente comme un procès politique dirigé contre lui.

En Algérie, la réaction d’une figure liée à Rachad

La dimension islamiste apparaît plus directement du côté algérien avec la réaction de Mohamed Larbi Zitout.

Ancien diplomate installé à Londres, Zitout est l’un des fondateurs et porte-parole du mouvement Rachad, créé notamment par des personnalités issues de l’ancien Front islamique du salut. Le mouvement est considéré par les autorités algériennes comme une organisation terroriste, une qualification rejetée par ses responsables.

Dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, Mohamed Larbi Zitout estime que les déclarations de Tebboune traduisent un soutien politique au président Kaïs Saïed. Il établit également un lien avec les manifestations organisées le 25 juillet en Tunisie, considérant qu’une mobilisation populaire dans le pays voisin pourrait inquiéter le pouvoir algérien.

Cette analyse n’est toutefois étayée par aucun élément public établissant que les manifestations tunisiennes auraient directement motivé la prise de parole de Tebboune.

Une crainte commune dans deux contextes différents

Les oppositions islamistes tunisienne et algérienne ne se trouvent pas dans une situation identique.

En Tunisie, Ennahdha a exercé le pouvoir après la révolution de 2011 avant d’être progressivement marginalisé, puis fortement affaibli par les arrestations et les condamnations de ses dirigeants.

En Algérie, Rachad évolue en dehors du système politique légal et ses principaux dirigeants vivent à l’étranger. Le pouvoir algérien le présente comme une menace sécuritaire, tandis que le mouvement se définit comme une organisation d’opposition politique.

Malgré ces différences, les deux mouvances partagent une même inquiétude : voir la contestation politique assimilée à la déstabilisation ou au terrorisme.

Un message politique ou une doctrine sécuritaire ?

Rien, dans les propos publics de Tebboune, ne permet d’affirmer qu’il visait directement Ennahdha, Rachad ou l’ensemble des oppositions tunisienne et algérienne.

Pour Alger, cette déclaration s’inscrit dans une doctrine ancienne : la stabilité de la Tunisie est considérée comme une composante de la sécurité nationale algérienne.

Mais le vocabulaire employé, le soutien constant d’Alger au président Kaïs Saïed et la situation des opposants dans les deux pays expliquent pourquoi cette déclaration a été interprétée politiquement.

L’enjeu de la polémique réside donc moins dans une cible explicitement désignée que dans la manière dont les mots « terrorisme » et « déstabilisation » résonnent auprès d’oppositions qui estiment en faire régulièrement les frais.

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Accord UE-Tunisie : bilan plus que mitigé après trois ans de mise en place

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Kaïs Saïed à Kairouan : « Celui qui assume une responsabilité dans l’État doit agir comme un soldat sur le front »

À l’occasion d’une visite effectuée mardi 16 juin 2026 à Kairouan, coïncidant avec le premier jour de la nouvelle année de l’Hégire, le président de la République, Kaïs Saïed, s’est adressé aux citoyens présents tout en revenant sur plusieurs projets de réhabilitation du patrimoine historique de la ville. Le chef de l’État a d’abord exprimé...

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Tunesien-China: Gemeinsame Erklärung über die Beziehungen der strategischen Partnerschaft

Auf Einladung des chinesischen Präsidenten Xi Jinping hat Staatspräsident Kais Saïed China vom 28. Mai bis 1. Juni 2024 einen offiziellen Besuch abgestattet. Nach einer Reihe Mehr

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