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L’Allemagne et l’UE forment 275 Tunisiens aux métiers de la transition énergétique

L’Allemagne et l’Union européenne lancent un nouveau programme de formation destiné à renforcer les compétences des professionnels tunisiens dans les secteurs de l’électricité et de l’électronique. Et ce, afin de répondre aux besoins croissants de la transition écologique et des marchés de l’emploi.

Dans le cadre de l’initiative THAMM Plus, 275 professionnels tunisiens bénéficieront d’un parcours de formation spécialisée leur permettant d’acquérir des compétences avancées dans plusieurs domaines liés à l’économie verte. Les modules porteront notamment sur les systèmes photovoltaïques, le calcul de l’empreinte carbone ainsi que l’amélioration de l’efficacité énergétique dans les secteurs du bâtiment et des services.

Selon l’Ambassade d’Allemagne à Tunis, cette initiative vise à préparer les bénéficiaires aux évolutions du marché du travail, en les dotant des compétences recherchées dans le cadre de la transition vers une économie plus durable. Le programme entend ainsi renforcer leur employabilité, aussi bien en Tunisie qu’en Allemagne.

Le projet THAMM Plus est mis en œuvre par la GIZ Tunisie (Agence allemande de coopération internationale) en partenariat avec le ministère tunisien de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Swisscontact, l’Agence tunisienne de la formation professionnelle (ATFP), l’Agence nationale pour l’emploi et le travail indépendant (ANETI) ainsi que la Fédération nationale de l’électricité et de l’électronique (FEDELEC).

À travers cette initiative, les partenaires ambitionnent de soutenir le développement des compétences dans des métiers d’avenir, en accompagnant la montée en puissance des filières liées à la transition énergétique et à la décarbonation de l’économie. Le programme s’inscrit également dans une dynamique de coopération entre la Tunisie et ses partenaires européens pour favoriser l’adaptation de la main-d’œuvre aux nouveaux défis environnementaux et économiques.

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Une voiture pour chaque famille : le gouvernement cherche la formule de financement

La ministre des Finances, Mechket Salama Khaldi, a indiqué que le travail se poursuit pour préparer la plateforme numérique dédiée aux diplômés de l’enseignement supérieur sans emploi. Tout en affirmant que l’État reste dans l’obligation de respecter ses engagements dans ce domaine.

Lors d’une séance plénière au Parlement tenue dans la soirée du mercredi 29 juillet, la ministre a précisé que les dispositions de la loi de finances pour l’année 2026 sont entrées en vigueur dès sa promulgation par le président de la République et sa publication au Journal officiel.

Elle a toutefois souligné que la mise en œuvre de certains articles nécessite encore la finalisation des textes d’application et des procédures réglementaires nécessaires.

Concernant l’avantage fiscal supplémentaire prévu en faveur des retraités par l’article 56 de la loi de finances, Mechket Salama Khaldi a indiqué que cette mesure entrera en vigueur à partir du 1er janvier 2027, conformément aux dispositions de la loi.

Par ailleurs, la ministre a fait savoir que les ministères concernés ont commencé à publier les décisions d’ouverture des concours de recrutement prévus dans la loi de finances, notamment les ministères des Finances, des Domaines de l’État et des Affaires sociales.

Programme « Une voiture pour chaque famille » : des modalités encore à définir

S’agissant du programme « une voiture pour chaque famille », la ministre a reconnu l’existence d’un certain nombre de difficultés d’application, notamment celles liées aux mécanismes de financement.

Lire aussi – Voiture pour chaque famille : une promesse qui roule ou un mirage?

Elle a précisé que la mise en place du programme nécessite la création d’un système permettant l’enregistrement des demandes, la définition des priorités…, en s’inspirant notamment de l’expérience du programme de la voiture populaire.

Au-delà des annonces, plusieurs dispositifs prévus par la loi de finances demeurent tributaires de textes d’application ou de mécanismes techniques encore en cours d’élaboration. Le programme « Une voiture pour chaque famille » en est l’illustration. Ainsi, si son principe est acté, ses modalités de financement, ses critères d’éligibilité et son dispositif de gestion restent à définir. Une situation qui rappelle le proverbe tunisien selon lequel « on prépare les tapis avant de construire la mosquée », tant les outils de mise en œuvre semblent encore en préparation.

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La Tunisie et l’Italie renforcent leur coopération dans les transports

La Tunisie et l’Italie ont signé, mercredi, un accord-cadre de coopération dans les domaines des transports et de la logistique.

Cette signature intervient au lendemain de la réunion bilatérale entre le ministre tunisien des Transports, Rachid Amri, et le vice-ministre italien des Infrastructures et des Transports, Edoardo Rixi.

A cet égard, un communiqué publié sur la page officielle Facebook du ministère des Transports indique que cet accord vise à établir un cadre global définissant une stratégie commune pour le développement de la coopération bilatérale entre la Tunisie et l’Italie dans les domaines des transports et de la logistique.

En outre, la même source révèle que cette coopération a pour objectif de servir les intérêts des deux peuples amis.

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Canicule, nuits tropicales, explosion de la climatisation : l’été 2026 hors norme en Tunisie

L’été 2026 pourrait marquer un tournant dans la manière dont la Tunisie appréhende les effets du changement climatique sur son système énergétique. Entre la multiplication des vagues de chaleur, la hausse spectaculaire de la demande en climatisation et la pression croissante sur le réseau électrique, le pays fait face à des défis qui pourraient devenir récurrents dans les prochaines années.

Dans une déclaration accordée à L’Économiste Maghrébin, en marge du séminaire intitulé « Facing the Energy Crisis: Empowering Tunisian Households to Embrace Solar Energy », organisé avec le soutien de la Fondation Friedrich Naumann Tunisie, l’ingénieur en environnement et spécialiste en énergie Hamdi Hached revient sur les facteurs qui expliquent cette situation exceptionnelle et appelle à accélérer l’adaptation des infrastructures.

Cette rencontre, qui a réuni des experts, des acteurs institutionnels et des professionnels du secteur énergétique, a notamment porté sur les défis actuels liés à la crise énergétique et sur le rôle du photovoltaïque résidentiel comme levier de résilience et de transition énergétique.

Hamdi Hached note que l’année 2026 constitue une rupture dans l’évolution des phénomènes climatiques extrêmes. « En 2026, nous avons connu une situation exceptionnelle à l’échelle mondiale. Près de 62 % des surfaces terrestres ont été touchées par des vagues de chaleur, avec des températures largement supérieures aux normales saisonnières », explique-t-il à L’Économiste Maghrébin.

Cette tendance s’est également manifestée dans la région méditerranéenne et en Europe, où plusieurs épisodes caniculaires se sont succédé sur une période particulièrement courte. « En seulement 40 jours, nous avons enregistré au moins quatre vagues de chaleur importantes, avec des durées relativement longues », précise l’expert.

Au-delà de l’intensité des températures, Hamdi Hached insiste sur un changement majeur dans le calendrier d’apparition de ces phénomènes. « Les vagues de chaleur étaient auparavant principalement associées à l’été. Aujourd’hui, nous observons des épisodes de forte chaleur dès le mois de mai », souligne-t-il.

Une demande électrique dopée par l’explosion de la climatisation

Pour l’ingénieur, la situation énergétique observée en Tunisie durant l’été 2026 n’est pas une surprise totale. Elle résulte d’une accumulation de facteurs climatiques et structurels qui avaient déjà été identifiés depuis plusieurs années.

« Nous avions été alertés depuis 2013-2014 sur le risque d’atteindre une telle situation. La transition énergétique et la nécessité d’investir dans les infrastructures étaient déjà au centre des discussions », rappelle-t-il.

Parmi les phénomènes les plus préoccupants figure celui des « nuits tropicales », caractérisées par une faible diminution des températures durant la nuit. Cette absence de rafraîchissement naturel empêche les bâtiments de retrouver des températures plus supportables et accentue le recours aux équipements de climatisation.

« Normalement, la température doit diminuer pendant la nuit. Mais nous avons connu des nuits où elle est restée autour de 34, 35 voire 36 degrés dans certaines régions, avec des pointes proches de 38 degrés. Le nombre de nuits tropicales prolongées a fortement augmenté », explique Hamdi Hached.

Cette situation a eu un effet direct sur la consommation électrique. Lorsque les températures restent élevées en continu, les climatiseurs fonctionnent plus longtemps et sollicitent davantage le réseau. « Lorsque la chaleur persiste jour et nuit, la consommation des climatiseurs augmente fortement. Cela a provoqué une hausse brutale de la demande électrique », affirme-t-il.

En outre, l’expert souligne que cette demande supplémentaire a entraîné une augmentation significative de la puissance appelée sur le réseau national. « Nous sommes passés d’une capacité de pointe autour de 5 000 mégawatts à une demande supérieure, avec près de 1 000 mégawatts supplémentaires liés essentiellement aux climatiseurs », détaille-t-il.

Un phénomène qui pourrait se reproduire

Ainsi, Hamdi Hached affirme que l’épisode vécu durant l’été 2026 doit être considéré comme un signal d’alerte. Rien ne permet d’affirmer que ces conditions climatiques resteront exceptionnelles.

« Nous n’avons aucune garantie que ce phénomène ne se reproduira pas. Nous n’avons jamais atteint auparavant ce niveau de chaleur », avertit-il.

Cette évolution intervient dans un contexte où le nombre d’équipements de climatisation installés dans les foyers tunisiens continue d’augmenter. « Aujourd’hui, nous comptons environ 2,8 millions de climatiseurs et ce chiffre continue de progresser. Avec la multiplication des épisodes de chaleur, la demande de refroidissement va continuer à augmenter », estime-t-il.

L’expert ajoute également que l’évolution des besoins sociaux pourrait accentuer cette pression. « Certaines catégories sociales qui n’avaient pas accès auparavant à la climatisation pourraient chercher à s’équiper en raison des fortes chaleurs. Cela entraînera mécaniquement une nouvelle hausse de la demande », explique-t-il.

Anticiper plutôt que subir

Face à cette nouvelle réalité climatique, Hamdi Hachad estime que la Tunisie doit changer d’approche et privilégier l’anticipation plutôt que la gestion des crises ponctuelles.

« Ce phénomène est lié à l’évolution du climat de la planète. Il ne faut pas transmettre un mauvais message aux citoyens en leur faisant porter toute la responsabilité. L’enjeu est plutôt de savoir comment se préparer et comment adapter nos infrastructures », insiste-t-il.

Selon lui, les prochaines décisions d’investissement seront déterminantes. « La vraie question est : que devons-nous investir aujourd’hui pour éviter de revivre cette situation demain ? », interroge-t-il.

L’adaptation du système énergétique ne passe pas uniquement par l’augmentation des capacités de production électrique. Elle implique également une transformation profonde des modes de construction et de consommation.

L’efficacité énergétique comme première ligne de défense

Parmi les solutions envisageables, Hamdi Hachad met en avant le développement du « refroidissement passif », qui consiste à concevoir des bâtiments capables de limiter naturellement l’accumulation de chaleur.

« Il faut réfléchir à l’architecture de nos maisons, de nos bâtiments administratifs et de nos infrastructures pour réduire naturellement la chaleur accumulée », explique-t-il.

La végétalisation des espaces urbains constitue également un levier important. « Chaque arbre, chaque espace vert contribue à créer un microclimat. La baisse de température générée permet de réduire la consommation énergétique liée à la climatisation », souligne-t-il.

L’isolation thermique des bâtiments doit aussi devenir une priorité dans les politiques publiques. « Nous devons revoir notre cadre réglementaire et intégrer davantage les techniques d’isolation thermique dans les constructions futures », plaide l’expert.

Enfin, Hamdi Hached insiste sur la nécessité d’une meilleure préparation des citoyens avant les périodes de forte chaleur. « Il faut mettre en place une véritable stratégie de sensibilisation avant la saison estivale, notamment sur la rationalisation de la consommation électrique. Cela ne réglera pas toute la crise, mais cela peut contribuer à limiter les pics de demande » conclut-il.

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Suspensions à la Bourse de Tunis : Aram Belhadj appelle les investisseurs à garder leur sang-froid

L’économiste Aram Belhadj a réagi mercredi à la deuxième suspension technique enregistrée par la Bourse de Tunis. Il appelle les investisseurs à garder leur sang-froid face à la volatilité actuelle du marché. Dans une publication sur sa page Facebook, il estime que ces mécanismes de protection ne doivent pas être interprétés comme un signal d’alarme, mais plutôt comme des outils destinés à préserver la stabilité du marché.

Il note que les « coupe-circuits » déclenchés par la Bourse de Tunis ont justement pour objectif de limiter les mouvements excessifs et d’offrir une pause face à une accélération inhabituelle des ordres de vente ou d’achat.

L’économiste souligne que, malgré cette phase de turbulence, les fondamentaux du marché tunisien demeurent solides. Il rappelle que la Bourse de Tunis affiche une performance annuelle largement positive; après une progression jugée exceptionnelle au cours des derniers mois.

Aram Belhadj précise encore que la correction actuelle s’inscrit dans un processus normal d’ajustement après une période de forte hausse. « Une phase d’ajustement, même marquée, est normale après une telle hausse. Puisqu’elle purge les excès, sans pour autant remettre en cause la trajectoire de fond », explique-t-il.

Puis, s’adressant aux investisseurs, il recommande une approche basée sur la patience et l’analyse rationnelle. Et ce, plutôt que sur des réactions dictées par l’inquiétude à court terme. Il met notamment en garde contre les scénarios alarmistes. Lesquels pourraient alimenter des comportements de panique et provoquer des « anticipations auto-réalisatrices ».

Au final, cette réaction intervient alors que la Bourse de Tunis a déclenché, pour la deuxième journée consécutive, son mécanisme de suspension technique. Après une baisse importante de l’indice TUNINDEX, dans un contexte de forte volatilité des échanges.

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Nouvelle suspension à la Bourse de Tunis

La Bourse de Tunis a de nouveau suspendu les cotations, ce mercredi, après une baisse de plus de 3 % de l’indice de référence Tunindex. Marquant ainsi la deuxième séance consécutive durant laquelle ce mécanisme est déclenché.

Dans un avis adressé aux intermédiaires en bourse et au public, la Bourse indique avoir activé le mécanisme d’interruption des échanges. Et ce, conformément aux dispositions de l’article 3.7 du Règlement de parquet, à la suite du repli de plus de 3 % de l’indice boursier.

En conséquence, les cotations ont été suspendues pour une durée d’une heure. Ce qui devrait permettre au marché de retrouver son équilibre et de limiter les mouvements excessifs.

La reprise des échanges est prévue à partir de 10h16, selon le communiqué de la Bourse de Tunis.

Cette nouvelle suspension intervient pour la deuxième journée de suite, illustrant la forte volatilité qui secoue actuellement le marché boursier tunisien. Le mécanisme d’interruption automatique est prévu par la réglementation afin d’encadrer les fluctuations importantes de l’indice et de préserver le bon déroulement des échanges.

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Al-Sissi à Kaïs Saïed : l’Égypte prête à soutenir la Tunisie face aux incendies

Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a eu, mardi, un entretien téléphonique avec le président de la République tunisienne, Kaïs Saïed.

Selon le porte-parole officiel de la présidence égyptienne, cet échange s’inscrit dans le cadre de la coordination continue entre les deux pays. Le président égyptien a entamé la conversation en adressant ses félicitations à la Tunisie à l’occasion du 69ᵉ anniversaire de la proclamation de la République tunisienne.

Il a salué la solidité des relations fraternelles entre les deux pays, fondées sur une histoire commune et des liens établis entre les deux peuples. Il a également rappelé que l’année en cours marque le 70ᵉ anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre la Tunisie et l’Égypte.

Au cours de l’entretien, Abdel Fattah al-Sissi a exprimé la solidarité de l’Égypte avec la Tunisie face aux incendies ayant touché plusieurs zones du pays. Il a affirmé la disponibilité de l’Égypte à fournir le soutien nécessaire dans ce cadre.

Le président égyptien a également souligné l’importance de renforcer les voies de coopération bilatérale et de mettre en œuvre les résultats de la commission mixte supérieure ainsi que les différents mécanismes de coopération existants. Et ce, afin de traduire la dynamique politique entre les deux pays en résultats concrets au service des deux peuples.

De son côté, le président Kaïs Saïed a exprimé son appréciation pour l’attention accordée par le président égyptien au renforcement des relations entre les deux pays ainsi qu’à l’intensification de la concertation et de la coordination politique à tous les niveaux.

Le chef de l’État tunisien a présenté les efforts engagés pour lutter contre les incendies, préserver les ressources de l’État et protéger la sécurité ainsi que les biens des citoyens. Il a également exprimé sa reconnaissance pour la solidarité et le soutien manifestés par le président égyptien dans ce contexte.

L’entretien a également porté sur les évolutions régionales et internationales d’intérêt commun. Abdel Fattah al-Sissi a évoqué la situation actuelle dans la région, marquée par une reprise des tensions. Tout en mettant en garde contre les conséquences possibles d’une nouvelle escalade généralisée. Il a également présenté les efforts de l’Égypte pour rapprocher les positions des parties concernées.

À cette occasion, les deux présidents ont insisté sur la nécessité de privilégier les solutions politiques et diplomatiques, de réduire l’escalade et de contenir les tensions afin d’éviter l’élargissement des crises et de préserver la sécurité et la stabilité régionales.

Ils ont enfin souligné l’importance de renforcer la coordination et la concertation entre les deux pays sur les différentes questions régionales, notamment face aux défis actuels.

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Eau minérale en Tunisie : ALERT évoque un risque de pénurie de trois semaines !

L’organisation ALERT a alerté, dans un communiqué publié lundi 27 juillet, sur des tensions d’approvisionnement en bouteilles d’eau minérale observées actuellement sur le marché tunisien. L’organisation précise que cette situation résulte de la combinaison de plusieurs facteurs, notamment les perturbations de la production locale liées aux coupures d’électricité et les difficultés d’approvisionnement en matières premières importées.

D’après ALERT, les interruptions répétées du courant électrique ont eu un impact direct sur l’activité des unités de production et de conditionnement d’eau minérale, entraînant un ralentissement du rythme de fabrication et une baisse des quantités distribuées sur le marché.

Des difficultés autour du PET importé

L’organisation souligne toutefois que la situation ne se limite pas aux contraintes énergétiques. Elle évoque également des difficultés rencontrées par les fabricants de plastique en Tunisie pour s’approvisionner en PET (polyéthylène téréphtalate), une matière première indispensable à la fabrication des préformes utilisées pour produire les bouteilles.

En outre, le communiqué indique que ces difficultés seraient liées à des perturbations des chaînes logistiques internationales. Les matières premières importées principalement de Chine connaîtraient des retards d’acheminement en raison de tensions affectant le transport maritime, notamment dans la zone du détroit d’Ormuz.

Un risque de tensions accrues en août

ALERT indique que, face à ces contraintes cumulées, des professionnels du secteur anticipent un risque de pénurie plus marqué dans les prochaines semaines. L’organisation rapporte que le déficit d’approvisionnement pourrait s’étendre sur une période estimée entre 15 et 21 jours à partir du début du mois d’août.

Pour ALERT, la situation actuelle illustre la vulnérabilité de certaines filières stratégiques face aux perturbations internationales, mais aussi l’impact des contraintes énergétiques nationales sur l’activité industrielle.

L’organisation appelle les autorités concernées à assurer une communication transparente afin d’informer les citoyens sur l’évolution de la situation et de limiter les comportements de stockage excessif ou les phénomènes de spéculation.

Cette alerte intervient dans un contexte marqué par des tensions croissantes sur les chaînes d’approvisionnement mondiales, qui affectent plusieurs secteurs dépendants des importations de matières premières.

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Incendies en Tunisie, en Algérie et au Maroc : Greenpeace appelle à une action urgente

Les incendies de forêt enregistrés ces dernières semaines en Tunisie, en Algérie et au Maroc illustrent l’intensification des risques climatiques dans la région, estime Greenpeace Moyen-Orient et Afrique du Nord. Dans un communiqué publié lundi, l’organisation appelle à renforcer les politiques de prévention, d’adaptation et de résilience face à la multiplication des événements climatiques extrêmes.

La responsable des campagnes régionales de Greenpeace, Kenzi Azmi, affirme que les conséquences des incendies vont au-delà des dégâts matériels. Elle souligne que ces catastrophes affectent également « le droit à la vie, à un logement sûr et à un environnement sain » et fragilisent la capacité des communautés à faire face aux crises climatiques.

En Tunisie, plus de 240 hectares ont été détruits par les flammes au cours du mois de juillet 2026. Les données de la Protection civile font également état de plus de 35 incendies de forêt enregistrés entre le 1er juin et le 25 juillet.

En Algérie, les incendies ont fait six morts et endommagé près de 150 habitations. Tandis qu’environ 1 550 départs de feu ont été recensés en 12 jours, révèlent les chiffres cités par Greenpeace.

Le Maroc a également connu plusieurs incendies de forêt au cours de la même période.

Pour l’organisation, ces événements s’inscrivent dans un contexte de hausse des températures et de sécheresses plus fréquentes. Greenpeace rappelle que la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord figure parmi les plus exposées aux effets du changement climatique, avec un réchauffement qui progresse à un rythme proche du double de la moyenne mondiale.

L’ONG considère que les incendies ne doivent plus être perçus comme des phénomènes isolés, mais comme l’expression d’une tendance appelée à s’intensifier sous l’effet du réchauffement climatique. Elle souligne toutefois que si certains départs de feu sont liés à des facteurs humains, le changement climatique favorise leur déclenchement, leur propagation et leur intensité.

Greenpeace appelle ainsi à renforcer les investissements dans la prévention des incendies, la protection des écosystèmes et les politiques d’adaptation. Tout en plaidant pour une réduction rapide des émissions mondiales de gaz à effet de serre et un financement climatique accru en faveur des pays les plus vulnérables.

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Orages annoncés : agriculteurs et pêcheurs appelés à la prudence

Le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche maritime a appelé les agriculteurs et les pêcheurs à la plus grande vigilance. Et ce, en raison des prévisions de l’Institut national de la météorologie annonçant, pour l’après-midi de ce lundi, des cellules orageuses accompagnées de pluies parfois abondantes et de vents forts.

Les agriculteurs sont invités à sécuriser leurs équipements, machines et serres. De même qu’ils doivent protéger leurs troupeaux en les éloignant des zones à risque et éviter toute activité en plein champ pendant les orages.

Les pêcheurs sont, pour leur part, appelés à reporter leurs sorties en mer jusqu’à l’amélioration des conditions météorologiques. Ils sont amenés également à respecter les consignes des autorités maritimes et à vérifier leurs équipements de sécurité.

Le ministère recommande enfin à tous les intervenants des secteurs agricole et maritime de suivre les bulletins météorologiques. Tout en respectant les mesures préventives, afin de préserver les vies et les biens.

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La Tunisie dans le Top 6 africain de la connectivité numérique

La Tunisie confirme sa progression dans le paysage numérique africain. Le pays occupe la 6e place en Afrique en matière de connectivité numérique, révèle la dernière édition de l’Indice de développement des technologies de l’information et de la communication (IDI) publié par l’Union internationale des télécommunications (UIT).

Avec un score de 80,1 points sur 100, la Tunisie se situe largement au-dessus de la moyenne africaine, établie à 59 points. Cette performance traduit les avancées réalisées en matière d’accès aux services numériques, de couverture des réseaux et d’utilisation des technologies de communication.

L’IDI évalue principalement deux dimensions : la connectivité universelle et la connectivité efficace. La Tunisie affiche un résultat particulièrement élevé dans le second volet, avec un score de 90,8 points; tandis que le pilier de la connectivité universelle obtient 69,5 points.

Parmi les facteurs ayant contribué à ce classement figurent la large couverture des réseaux mobiles et la forte adoption des équipements numériques. La couverture de la population par les réseaux mobiles 3G atteint ainsi près de 99 %; tandis que le taux de possession d’un téléphone mobile s’élève à 90,9 %.

Ces indicateurs témoignent d’un niveau d’équipement élevé et d’une intégration progressive du numérique dans les usages quotidiens des Tunisiens, qu’il s’agisse des services administratifs, de la communication ou des activités économiques.

Toutefois, des défis persistent, notamment en matière d’accessibilité financière. Le coût des services de télécommunication et d’Internet demeure un facteur susceptible de limiter l’accès régulier au numérique pour une partie de la population, en particulier dans un contexte marqué par les pressions sur le pouvoir d’achat.

À l’échelle africaine, le classement est dominé par le Maroc, qui arrive en tête avec 89,2 points, suivi de Maurice (89,1 points), de l’Algérie (87,8 points) et de l’Afrique du Sud (86,4 points). La Tunisie se positionne ainsi parmi les pays africains les mieux avancés en matière d’infrastructures et d’usages numériques.

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