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L’industrie aérienne appelle l’Afrique à harmoniser les programmes API et PNR

L’Association des compagnies aériennes africaines (AFRAA), l’Association des compagnies aériennes d’Afrique australe (AASA) et l’Association du transport aérien international (IATA) exhortent les États africains à déployer les systèmes d’information préalable sur les voyageurs (API) et de dossier passager (PNR). Et ce, conformément aux normes de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI).

Les trois organisations estiment que ces dispositifs, destinés à renforcer la sécurité aux frontières et à faciliter les déplacements des voyageurs, doivent reposer sur un cadre juridique harmonisé, limiter la collecte des données au strict nécessaire et garantir leur utilisation à des fins exclusivement sécuritaires, précisent-elles dans communiqué.

L’AFRAA, l’AASA et l’IATA demandent également que le financement des programmes API et PNR soit assuré par les gouvernements, conformément aux recommandations de l’OACI. Elles mettent en garde contre l’instauration de redevances à la charge des compagnies aériennes ou des passagers. Tout en estimant qu’une telle mesure renchérirait le coût du transport aérien, affaiblirait la connectivité du continent et réduirait les retombées économiques de l’aviation.

Les trois organisations réaffirment enfin leur volonté de collaborer avec les États africains afin de déployer des systèmes conformes aux standards internationaux, conciliant sécurité, efficacité opérationnelle et compétitivité du transport aérien.

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Algérie : le solaire freiné par la réglementation

L’avenir du programme solaire algérien dépendra moins de l’abondance des ressources naturelles que de la capacité du pays à transformer ses ambitions en projets rentables et finançables.

C’est la principale conclusion d’un rapport publié récemment par PV Magazine, spécialisé dans les questions énergétiques, qui appelle à des réformes structurelles afin de créer un environnement plus attractif pour les investisseurs.

S’appuyant sur les conclusions d’une table ronde organisée par la Middle East Solar Industry Association, le rapport souligne que l’Algérie dispose d’atouts naturels exceptionnels, notamment un ensoleillement parmi les plus élevés au monde, de vastes espaces disponibles et une position géographique stratégique. Toutefois, ces avantages ne suffisent plus à eux seuls à attirer les capitaux internationaux en l’absence d’un cadre réglementaire et financier stable.

Le document rappelle que le système électrique algérien repose encore presque exclusivement sur le gaz naturel, qui constitue à la fois le principal combustible utilisé pour la production d’électricité et une source essentielle de recettes d’exportation. Dans ce contexte, le développement de l’énergie solaire apparaît comme un levier économique permettant de réduire la consommation intérieure de gaz et de réserver davantage de volumes aux exportations ou aux industries à forte valeur ajoutée.

15 GW de solaire et un réseau à renforcer

L’Algérie est appelée à lancer un programme visant à installer 15 gigawatts de capacité solaire. À ce stade, les projets en cours de réalisation représentent environ 3,2 gigawatts, alors que la demande nationale d’électricité continue de progresser. Ce qui impose d’accélérer la mise en œuvre des projets et de sécuriser des mécanismes de financement pérennes.

Les auteurs estiment que le modèle actuel, piloté par Sonelgaz à travers le financement des projets et les appels d’offres publics, a permis d’engager la première phase du programme. En revanche, le développement du marché nécessitera une participation accrue des investisseurs privés, notamment via des modèles de producteurs indépendants d’électricité (IPP), des contrats d’achat d’électricité à long terme (PPA) et des mécanismes contractuels plus transparents.

Le rapport insiste également sur la nécessité de renforcer les infrastructures électriques. Le développement des réseaux de transport, des postes de transformation et des capacités de stockage est jugé indispensable, la majorité des futurs parcs solaires étant implantée dans le sud du pays et sur les Hauts-Plateaux, loin des principaux centres de consommation.

Quid des systèmes de stockage et des projets d’hydrogène vert?

Les systèmes de stockage, notamment les batteries, sont appelés à jouer un rôle central dans le futur système énergétique algérien. Ils permettront de stocker l’électricité produite durant les périodes de fort ensoleillement, de renforcer la stabilité du réseau et d’alimenter les sites industriels ainsi que les zones isolées.

Le choix des technologies constitue un autre enjeu majeur. Le rapport recommande de privilégier des équipements capables de résister aux températures élevées et aux conditions poussiéreuses caractéristiques du climat algérien, afin d’assurer la fiabilité des installations et de réduire le coût de production de l’électricité sur le long terme.

Concernant le développement industriel, les auteurs considèrent que l’exigence d’un contenu local de 35 % constitue une étape importante pour structurer une filière nationale. Cet objectif devra toutefois être accompagné d’investissements dans les capacités industrielles et d’ingénierie, la formation de la main-d’œuvre et le renforcement des chaînes d’approvisionnement locales.

Le rapport souligne enfin que les projets d’hydrogène vert représentent une perspective stratégique pour l’Algérie. Leur succès dépendra néanmoins de la disponibilité d’une électricité renouvelable à faible coût, d’un cadre d’investissement attractif et d’infrastructures adaptées aux besoins de production et d’exportation.

En conclusion, PV Magazine estime que la réussite de la transition énergétique algérienne sera désormais évaluée à l’aune de la capacité du pays à bâtir un marché de l’investissement crédible, reposant sur des projets bancables, un réseau électrique modernisé, des solutions de stockage performantes et une base industrielle nationale capable de soutenir les ambitions du pays dans le domaine des énergies renouvelables.

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Ain : la justice saisie après des chants racistes lors d’une féria

« Et on s’en fout, on n’aime pas les bougnoules. » Ces propos racistes ont été entonnés pendant la féria de Marboz, le week-end dernier. Le préfet de l’Ain a saisi la justice. En bref Une vidéo montrant des chants…

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Près de 50 000 dinars de pertes par restaurant touristique : le bilan de la récente campagne de délestages de la STEG

Le président de la Fédération tunisienne des restaurants touristiques, Habib Ben Moussa a déclaré dans la journée du mardi que les coupures d’électricité à répétition coûteraient près de 50 000 dinars à chaque établissement du secteur, essentiellement en raison des denrées avariées faute de réfrigération.

Au cours de la récente vague de chaleur, plusieurs restaurants ont carrément dû fermer boutique pendant quatre jours d’affilée. Résultat : du matériel de réfrigération endommagé, des stocks perdus et des clients qui ne reviennent pas.

Face à cela, Habib Ben Moussa réclame un geste simple de la STEG : prévenir les restaurateurs par SMS avant chaque coupure programmée, pour qu’ils aient le temps de mettre leur matériel et leurs marchandises à l’abri.

Le solaire, une solution hors de prix

Se tourner vers le stockage de l’énergie solaire ? L’idée séduit, mais le porte-monnaie freine : quatre batteries sont nécessaires pour équiper une installation de 5,4 kW, ce qui représente une dépense proche de 10 000 dinars. Le responsable appelle, par conséquent, les autorités à alléger la fiscalité douanière sur ces équipements, avec l’objectif de faire baisser la facture dans une fourchette de 5 000 à 6 000 dinars.

Un secteur déjà sous pression

Avec 397 établissements classés et près de 20 000 emplois, les récentes difficultés énergétiques interviennent au pire moment pour le secteur. Un quart des recettes générées file tout droit dans les caisses de l’État sous forme d’impôts et de taxes diverses, et la marge bénéficiaire de certains services ne dépasse pas les 2 %, plombée par la flambée du coût des matières premières.

Investir dans l’autonomie énergétique, un pari encore hors de portée

Les difficultés soulevées par la Fédération constituent de réelles opportunités d’investissement pour les acteurs du solaire et du stockage de l’énergie en Tunisie : la demande existe, portée par un secteur touristique confronté à des pertes récurrentes, mais le coût initial reste dissuasif pour la majorité des exploitants.

Une baisse ciblée des droits de douane sur les équipements de stockage, comme le réclame Habib Ben Moussa, pourrait à la fois soulager les restaurateurs et ouvrir un marché plus large aux fournisseurs locaux de solutions solaires et de batteries.

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La Sotipapier voit son chiffre d’affaires chuter de 20% au premier semestre 2026

La Sotipapier a enregistré un recul de son activité au premier semestre 2026. Son chiffre d’affaires s’est établi à 44,19 millions de dinars, en baisse de 20% par rapport à la même période de 2025, dans un contexte marqué par une demande toujours faible pour le papier kraft et une pression persistante sur les coûts de production.

Les indicateurs d’activité publiés par la société montrent également un ralentissement de la production. Entre janvier et juin 2026, la Sotipapier a produit 23.947 tonnes de papier, contre 26.798 tonnes un an auparavant, soit une diminution de 11%. Cette baisse concerne aussi bien le papier pour ondulé, dont la production recule de 1.081 tonnes, que le papier kraft, en baisse de 1.770 tonnes.

Le repli du chiffre d’affaires est principalement attribué à la contre-performance du segment du papier kraft, dont les revenus ont chuté de 30%. Le papier pour ondulé résiste davantage avec une baisse limitée à 5%, mais les volumes commercialisés restent en retrait par rapport à l’année précédente.

La Sotipapier souligne que le marché tunisien du papier kraft peine toujours à retrouver son niveau d’avant 2025. Si la demande s’est stabilisée au cours des six premiers mois de l’année, elle demeure insuffisante pour soutenir la croissance de l’activité. En parallèle, la hausse continue des prix de la pâte à papier maintient une forte pression sur les coûts de fabrication.

À l’inverse, le marché du papier destiné à l’emballage reste mieux orienté grâce à une demande soutenue des industriels. La société prévient toutefois que l’évolution des prix des matières premières et l’intensification de la concurrence pourraient peser sur les prix de vente au second semestre 2026.

Sur le plan des investissements, la Sotipapier a engagé 3,14 millions de dinars au premier semestre, contre 4,9 millions de dinars un an plus tôt, soit une baisse de 36%, traduisant un rythme d’investissement plus prudent.

Côté financement, la société affiche une légère amélioration de sa structure financière. Sa dette nette ressort à 47,19 millions de dinars au 30 juin 2026, contre 48,44 millions de dinars un an auparavant, soit une réduction de 1,26 million de dinars. Cette évolution résulte principalement du remboursement d’une partie des crédits à moyen terme, malgré une hausse des crédits de gestion et un niveau de trésorerie plus faible.

 

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STEG: le flou le plus total entoure le nouveau générateur de la centrale de La Mornaguia

Une opération logistique peu banale s’est déroulée dans la nuit de samedi à dimanche: un générateur électrique de taille impressionnante a quitté le port de Menzel-Bourguiba, à Bizerte, direction le Grand Tunis. L’appareil doit être installé à la centrale de la STEG de La Mornaguia, dans le gouvernorat de La Manouba.

Un convoi qui n’est pas passé inaperçu

Remorques surbaissées, itinéraire étudié, coordination sécuritaire renforcée; le transport n’a rien eu d’ordinaire. Le passage du convoi a carrément enflammé les réseaux sociaux, entre photos, vidéos et questions sans réponse: quelle puissance, quel coût, et pourquoi avoir fait transiter l’équipement par Menzel-Bourguiba, un trajet nettement plus long qu’en passant par Radès? Pour ce point comme pour les autres, aucune communication officielle.

Seule certitude à ce stade: l’équipement est de fabrication allemande. Capacité exacte, montant de l’acquisition, fournisseur, calendrier précis, tout reste flou. Une fois sur site, le générateur devra passer des tests techniques avant sa mise en exploitation.

Un signal pour l’investissement énergétique

Au-delà de l’anecdote logistique, cet épisode remet sur la table la nécessité d’investir dans le renforcement des capacités de production, pour absorber des pics de demande devenus une norme chaque été. Le flou entretenu autour du coût et du fournisseur de cet équipement est problématique par rapport à la transparence des contrats énergétiques, un paramètre que les investisseurs et les partenaires financiers du secteur suivent de près avant de s’engager sur des projets similaires.

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Le Groupe QNB poursuit sa feuille de route stratégique

Le Groupe QNB, institution financière de premier plan au Moyen-Orient et en Afrique, a publié aujourd’hui son rapport stratégique présentant la performance du Groupe au deuxième trimestre 2026 et mettant en évidence la poursuite réussie de ses initiatives en matière d’innovation, de durabilité et de développement des capacités institutionnelles à travers son réseau international.

Au cours du deuxième trimestre de l’année, le Groupe a enregistré des progrès significatifs dans la mise en œuvre d’un ensemble d’initiatives alignées sur ses priorités stratégiques à long terme, centrées sur le renforcement de la résilience économique, le soutien aux secteurs porteurs et l’accompagnement d’une croissance durable sur ses principaux marchés.

Ces avancées traduisent l’approche rigoureuse adoptée par le Groupe, afin de renforcer la création de valeur durable une approche fondée sur la diversification de ses activités, la solidité de ses dispositifs de gouvernance et la poursuite des investissements dans l’innovation et le développement du capital humain.

À cette occasion, Abdulla Mubarak Al-Khalifa, directeur général du Groupe QNB, a déclaré : « Notre performance au deuxième trimestre illustre clairement notre leadership dans le financement de l’avenir de la région, depuis le soutien aux projets pionniers d’énergie durable jusqu’à l’autonomisation de la prochaine génération d’innovateurs. Nous restons pleinement mobilisés pour accompagner le développement économique, renforcer la résilience institutionnelle, favoriser l’innovation et générer une valeur durable à long terme sur l’ensemble des marchés où nous opérons. Nos efforts continus de diversification de notre plateforme internationale, conjugués à l’exécution rigoureuse de nos initiatives stratégiques et à la solidité de nos cadres de gouvernance, renforcent la capacité du Groupe à faire face à l’évolution rapide des marchés, tout en maintenant notre priorité sur une croissance responsable et une innovation centrée sur les besoins des clients ».

 

Développer les capacités mondiales grâce aux partenariats stratégiques et au financement

Au deuxième trimestre, QNB a poursuivi son soutien aux secteurs stratégiques et au développement économique à long terme au moyen d’initiatives de financement spécialisées déployées à travers son réseau international.

En Afrique du Nord, QNB Égypte a participé au financement d’un projet historique de 500 millions de dollars américains portant sur l’usine de carburant d’aviation durable de Green Sky Capital, située dans la zone économique du canal de Suez en Égypte et appelée à devenir la plus grande installation de production de carburant d’aviation durable du Moyen-Orient et d’Afrique. Le projet devrait produire jusqu’à 200 000 tonnes de biocarburant par an et permettre une réduction annuelle des émissions pouvant atteindre 500 000 tonnes d’équivalent CO₂. Cette initiative témoigne ainsi l’engagement de notre activité de banque d’entreprises en faveur du financement des infrastructures vertes. Le projet contribue également au développement des solutions énergétiques de demain et renforce la position de la région au sein des chaînes de valeur émergentes du carburant d’aviation durable.

QNB Égypte a également signé un accord de financement à moyen terme d’un montant de 5,5 milliards de livres égyptiennes avec la société Marakez, afin de soutenir la poursuite de l’expansion de son projet immobilier à usage mixte « Fifth Square » dans l’est du Caire. Le projet contribue au dynamisme économique général grâce à la mise en place d’une infrastructure intégrée comprenant des unités résidentielles et commerciales ainsi que des équipements modernes.

Dans le cadre de ses efforts continus visant à soutenir le développement économique et la croissance du secteur privé, QNB Égypte a conclu une convention de facilités de crédit de 3 milliards de livres égyptiennes avec GlobalCorp Financial Services, afin de financer ses activités de crédit-bail et de financement immobilier. Cet accord vise à élargir l’accès à des solutions de financement souples dans différents secteurs, en favorisant l’investissement, la croissance des entreprises et l’inclusion financière.

QNB Égypte a également mené à bien l’arrangement d’un prêt syndiqué de 11,98 milliards de livres égyptiennes au profit de Qased Khair for General Supplies and Contracting, destiné au financement d’un projet de développement de nouveaux quais maritimes au port d’East Port-Saïd. Ce projet devrait renforcer les infrastructures logistiques et maritimes de l’Égypte, améliorer la connectivité commerciale et soutenir la croissance économique à long terme.

Le Groupe a par ailleurs continué d’appuyer les initiatives de transformation du secteur de l’énergie à travers son réseau international. En Turquie, QNB a accordé un financement à long terme de 38 millions de dollars américains pour soutenir deux projets majeurs d’énergie renouvelable. Ce financement stratégique comprend 23 millions de dollars américains destinés à la construction d’une centrale solaire de pointe d’une capacité de 36 MW, dédiée à l’autoconsommation, ainsi qu’une allocation structurée des 15 millions de dollars américains restants dans le cadre d’un partenariat lancé en 2025 pour cofinancer un projet éolien d’une capacité de 140 MW. Ces initiatives illustrent le rôle de premier plan du Groupe QNB dans le financement d’infrastructures durables et résilientes face aux défis climatiques à l’échelle mondiale.

Ces opérations confortent le rôle essentiel joué par le Groupe QNB dans le financement de projets qui renforcent la résilience économique, soutiennent le développement du secteur privé et contribuent à une croissance durable sur les marchés où il est présent.

 

Renforcer l’innovation et les compétences

Le Groupe a continué d’intensifier ses efforts en matière d’innovation, d’éducation et de développement des compétences de ses collaborateurs afin de s’adapter à l’évolution rapide des marchés, au moyen d’initiatives favorisant une croissance fondée sur la connaissance dans l’ensemble des pays où il exerce ses activités.

Au cours du deuxième trimestre, QNB a conclu un partenariat avec Carnegie Mellon University in Qatar afin de créer le QNB Center for Business Innovation, une plateforme destinée à promouvoir l’innovation dans les affaires, l’apprentissage appliqué et la préparation de compétences capables de répondre aux évolutions futures au Qatar et, plus largement, dans la région.

Cette initiative rassemble des expertises académiques et professionnelles spécialisées dans des domaines tels que l’intelligence artificielle, la culture financière, l’analyse de données et les outils pédagogiques interactifs, en appui aux ambitions du Qatar de bâtir une économie diversifiée et fondée sur l’innovation.

Parallèlement, le Groupe QNB a poursuivi le renforcement de son programme de bourses d’études, qui accompagne les étudiants qataris dans des disciplines stratégiques telles que la technologie, la cybersécurité, la finance, l’économie, l’ingénierie et la gestion des entreprises.

Le Groupe a également continué de soutenir le développement des futurs dirigeants du secteur financier grâce à des initiatives internationales de partage des connaissances. Au deuxième trimestre, QNB Suisse a accueilli une délégation du Qatar Leadership Centre à Genève. Cette visite a permis aux participants de bénéficier d’analyses approfondies sur la gestion de fortune internationale, la finance durable et l’évolution rapide des marchés financiers mondiaux. Cette coopération traduit l’engagement de QNB en faveur du développement des futurs dirigeants et du renforcement des expertises financières spécialisées.

Illustrant son engagement à constituer des équipes performantes et prêtes à relever les défis futurs dans l’ensemble de son réseau international, QNB Indonesia a remporté plusieurs distinctions lors des HR Asia Awards 2026, notamment le prix de la meilleure entreprise où travailler en Asie et le prix récompensant une transformation à fort impact dans le domaine des ressources humaines.

En Tunisie, QNB a poursuivi son soutien au développement des compétences des jeunes, à l’innovation et à l’engagement des collaborateurs à travers plusieurs initiatives, dont la première édition des QNB Talent Awards et sa participation à la 13e édition de la Foire aux projets organisée par ESPRIT School of Business. Ces actions ont contribué à promouvoir l’innovation, l’entrepreneuriat et le développement durable, tout en renforçant les liens avec les étudiants, les universitaires et les futurs talents.

Ces initiatives témoignent de la poursuite des investissements de QNB dans les écosystèmes d’innovation, le développement du capital humain, l’engagement des collaborateurs et l’accompagnement de la prochaine génération de talents régionaux.

 

Créer de la valeur ajoutée

Le Groupe QNB a continué de consolider sa position d’institution financière de premier plan dans la région grâce à une performance solide, une large présence internationale et une attention constante portée à la création de valeur pour ses clients.

Au deuxième trimestre, le Groupe a conservé son statut de marque bancaire la plus valorisée du Moyen-Orient et d’Afrique selon le rapport de Brand Finance, avec une valeur de 10,3 milliards de dollars américains et une place parmi les 50 marques bancaires les plus valorisées au monde. L’indice de force de la marque du Groupe s’est maintenu à 86, reflétant la confiance durable de ses clients et de ses parties prenantes.

Le Groupe a également consolidé de recevoir une reconnaissance internationale pour ses performances et sa contribution au développement économique. Il a notamment été désigné « Meilleur prestataire de services de financement du commerce au Qatar en 2026 » par le magazine Global Finance, confirmant une nouvelle fois son leadership dans la fourniture de solutions de financement du commerce innovantes adaptées aux besoins évolutifs de ses clients.

QNB a par ailleurs été distingué par la Chambre de commerce française en reconnaissance de ses investissements en France et de son rôle dans le renforcement de la coopération économique entre l’État du Qatar et la République française.

Le Groupe a également pris part à plusieurs grands forums internationaux consacrés au renforcement de la coopération économique et des flux d’investissement entre le monde arabe et l’Europe. Il a notamment participé au Gulf Vision 2026 Forum à Paris, plateforme de référence pour le dialogue entre la France et la région du Golfe, ainsi qu’au Forum économique arabo-allemand à Berlin, organisé sous le thème « Construire des ponts entre l’Allemagne et le monde arabe ». À travers ces participations, QNB a contribué aux échanges sur le commerce, l’investissement et les opportunités de coopération transfrontalière, confirmant son engagement à renforcer les relations économiques entre les marchés régionaux et internationaux.

 

Renforcer la durabilité et la résilience institutionnelle

La durabilité demeure une composante indissociable des activités de financement, des opérations et des priorités stratégiques à long terme du Groupe QNB.

Au deuxième trimestre, le Groupe QNB a remporté le prix « SustainableLender of the Year 2026 » dans le cadre des Middle East Transition Finance Awards organisés par le magazine Environmental Finance, en reconnaissance de son rôle dans le développement de la finance durable à travers la région. Cette distinction reflète l’impact de notre cadre de financement durable, qui a permis d’orienter plus de 11 milliards de dollars américains vers le financement de projets verts, sociaux et liés à la durabilité.

QNB a également continué de renforcer son positionnement institutionnel à l’échelle internationale grâce aux distinctions obtenues sur les marchés de capitaux et dans les classements institutionnels. Le Groupe a été nommé « Meilleur émetteur d’obligations sur les marchés émergents du Moyen-Orient » lors de la première édition des GlobalCapital MTN Awards 2026, illustrant la confiance des investisseurs dans sa stratégie de financement diversifiée et dans sa résilience financière.

Parallèlement, le Groupe QNB a figuré dans le classement Forbes Middle East des 100 plus grandes sociétés cotées de la région par capitalisation boursière en 2026, renforçant encore sa position de marché et sa solidité institutionnelle.

Ces réalisations reflètent l’engagement constant portée par le Groupe à une croissance durable, au renforcement des pratiques de bonne gouvernance et à la création de valeur pour ses clients dans l’ensemble de ses opérations internationales.

 

Soutenir les communautés et le développement inclusif

Le Groupe poursuit son soutien aux initiatives qui contribuent positivement au bien-être des communautés dans lesquelles il opère.

Dans le cadre de ses activités de responsabilité sociétale à l’occasion de l’Aïd al-Adha, QNB Qatar a organisé des visites au centre Enaya de soins spécialisés, au cours desquelles un soutien et des cadeaux ont été remis aux patients afin de favoriser le bien-être et les liens communautaires pendant la période des fêtes.

En Tunisie, QNB a apporté son soutien à une caravane médicale multidisciplinaire organisée à l’hôpital régional de Mareth. Cette initiative a contribué à améliorer l’accès aux soins et aux consultations spécialisées pour les enfants et les familles des communautés environnantes.

Ces initiatives s’inscrivent dans l’approche plus large du Groupe QNB en matière de responsabilité sociétale et d’appui au développement inclusif.

 

Perspectives

Alors que les marchés régionaux et internationaux continuent d’évoluer, QNB maintient sa priorité sur l’exécution rigoureuse de ses orientations stratégiques, tout en conservant une vision à long terme fondée sur la croissance durable et le renforcement de la résilience institutionnelle.

Le Groupe continuera de développer ses capacités d’innovation, de soutenir les secteurs stratégiques au moyen de financements responsables et d’élargir l’intégration des principes de durabilité dans l’ensemble de ses opérations et de ses activités avec les clients.

À l’approche du troisième trimestre 2026, le Groupe QNB poursuivra sur sa forte dynamique en avançant dans la mise en œuvre de plusieurs priorités stratégiques. Il renforcera son leadership dans la finance durable et accélérera encore le développement de ses capacités de banque digitale afin d’améliorer l’expérience client. Parallèlement, l’activité de gestion d’actifs et de fortune étendra ses services de gestion de portefeuille sur plusieurs marchés nationaux et internationaux clés, afin de proposer aux clients des solutions d’investissement en constante évolution. Fort d’une exécution rigoureuse, d’une gouvernance solide et d’une présence internationale résiliente, le Groupe QNB continue de consolider son positionnement pour saisir de nouvelles opportunités et générer une croissance durable à long terme sur l’ensemble des marchés où il opère.

 

Avec communiqué

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Canicule, nuits tropicales, explosion de la climatisation : l’été 2026 hors norme en Tunisie

L’été 2026 pourrait marquer un tournant dans la manière dont la Tunisie appréhende les effets du changement climatique sur son système énergétique. Entre la multiplication des vagues de chaleur, la hausse spectaculaire de la demande en climatisation et la pression croissante sur le réseau électrique, le pays fait face à des défis qui pourraient devenir récurrents dans les prochaines années.

Dans une déclaration accordée à L’Économiste Maghrébin, en marge du séminaire intitulé « Facing the Energy Crisis: Empowering Tunisian Households to Embrace Solar Energy », organisé avec le soutien de la Fondation Friedrich Naumann Tunisie, l’ingénieur en environnement et spécialiste en énergie Hamdi Hached revient sur les facteurs qui expliquent cette situation exceptionnelle et appelle à accélérer l’adaptation des infrastructures.

Cette rencontre, qui a réuni des experts, des acteurs institutionnels et des professionnels du secteur énergétique, a notamment porté sur les défis actuels liés à la crise énergétique et sur le rôle du photovoltaïque résidentiel comme levier de résilience et de transition énergétique.

Hamdi Hached note que l’année 2026 constitue une rupture dans l’évolution des phénomènes climatiques extrêmes. « En 2026, nous avons connu une situation exceptionnelle à l’échelle mondiale. Près de 62 % des surfaces terrestres ont été touchées par des vagues de chaleur, avec des températures largement supérieures aux normales saisonnières », explique-t-il à L’Économiste Maghrébin.

Cette tendance s’est également manifestée dans la région méditerranéenne et en Europe, où plusieurs épisodes caniculaires se sont succédé sur une période particulièrement courte. « En seulement 40 jours, nous avons enregistré au moins quatre vagues de chaleur importantes, avec des durées relativement longues », précise l’expert.

Au-delà de l’intensité des températures, Hamdi Hached insiste sur un changement majeur dans le calendrier d’apparition de ces phénomènes. « Les vagues de chaleur étaient auparavant principalement associées à l’été. Aujourd’hui, nous observons des épisodes de forte chaleur dès le mois de mai », souligne-t-il.

Une demande électrique dopée par l’explosion de la climatisation

Pour l’ingénieur, la situation énergétique observée en Tunisie durant l’été 2026 n’est pas une surprise totale. Elle résulte d’une accumulation de facteurs climatiques et structurels qui avaient déjà été identifiés depuis plusieurs années.

« Nous avions été alertés depuis 2013-2014 sur le risque d’atteindre une telle situation. La transition énergétique et la nécessité d’investir dans les infrastructures étaient déjà au centre des discussions », rappelle-t-il.

Parmi les phénomènes les plus préoccupants figure celui des « nuits tropicales », caractérisées par une faible diminution des températures durant la nuit. Cette absence de rafraîchissement naturel empêche les bâtiments de retrouver des températures plus supportables et accentue le recours aux équipements de climatisation.

« Normalement, la température doit diminuer pendant la nuit. Mais nous avons connu des nuits où elle est restée autour de 34, 35 voire 36 degrés dans certaines régions, avec des pointes proches de 38 degrés. Le nombre de nuits tropicales prolongées a fortement augmenté », explique Hamdi Hached.

Cette situation a eu un effet direct sur la consommation électrique. Lorsque les températures restent élevées en continu, les climatiseurs fonctionnent plus longtemps et sollicitent davantage le réseau. « Lorsque la chaleur persiste jour et nuit, la consommation des climatiseurs augmente fortement. Cela a provoqué une hausse brutale de la demande électrique », affirme-t-il.

En outre, l’expert souligne que cette demande supplémentaire a entraîné une augmentation significative de la puissance appelée sur le réseau national. « Nous sommes passés d’une capacité de pointe autour de 5 000 mégawatts à une demande supérieure, avec près de 1 000 mégawatts supplémentaires liés essentiellement aux climatiseurs », détaille-t-il.

Un phénomène qui pourrait se reproduire

Ainsi, Hamdi Hached affirme que l’épisode vécu durant l’été 2026 doit être considéré comme un signal d’alerte. Rien ne permet d’affirmer que ces conditions climatiques resteront exceptionnelles.

« Nous n’avons aucune garantie que ce phénomène ne se reproduira pas. Nous n’avons jamais atteint auparavant ce niveau de chaleur », avertit-il.

Cette évolution intervient dans un contexte où le nombre d’équipements de climatisation installés dans les foyers tunisiens continue d’augmenter. « Aujourd’hui, nous comptons environ 2,8 millions de climatiseurs et ce chiffre continue de progresser. Avec la multiplication des épisodes de chaleur, la demande de refroidissement va continuer à augmenter », estime-t-il.

L’expert ajoute également que l’évolution des besoins sociaux pourrait accentuer cette pression. « Certaines catégories sociales qui n’avaient pas accès auparavant à la climatisation pourraient chercher à s’équiper en raison des fortes chaleurs. Cela entraînera mécaniquement une nouvelle hausse de la demande », explique-t-il.

Anticiper plutôt que subir

Face à cette nouvelle réalité climatique, Hamdi Hachad estime que la Tunisie doit changer d’approche et privilégier l’anticipation plutôt que la gestion des crises ponctuelles.

« Ce phénomène est lié à l’évolution du climat de la planète. Il ne faut pas transmettre un mauvais message aux citoyens en leur faisant porter toute la responsabilité. L’enjeu est plutôt de savoir comment se préparer et comment adapter nos infrastructures », insiste-t-il.

Selon lui, les prochaines décisions d’investissement seront déterminantes. « La vraie question est : que devons-nous investir aujourd’hui pour éviter de revivre cette situation demain ? », interroge-t-il.

L’adaptation du système énergétique ne passe pas uniquement par l’augmentation des capacités de production électrique. Elle implique également une transformation profonde des modes de construction et de consommation.

L’efficacité énergétique comme première ligne de défense

Parmi les solutions envisageables, Hamdi Hachad met en avant le développement du « refroidissement passif », qui consiste à concevoir des bâtiments capables de limiter naturellement l’accumulation de chaleur.

« Il faut réfléchir à l’architecture de nos maisons, de nos bâtiments administratifs et de nos infrastructures pour réduire naturellement la chaleur accumulée », explique-t-il.

La végétalisation des espaces urbains constitue également un levier important. « Chaque arbre, chaque espace vert contribue à créer un microclimat. La baisse de température générée permet de réduire la consommation énergétique liée à la climatisation », souligne-t-il.

L’isolation thermique des bâtiments doit aussi devenir une priorité dans les politiques publiques. « Nous devons revoir notre cadre réglementaire et intégrer davantage les techniques d’isolation thermique dans les constructions futures », plaide l’expert.

Enfin, Hamdi Hached insiste sur la nécessité d’une meilleure préparation des citoyens avant les périodes de forte chaleur. « Il faut mettre en place une véritable stratégie de sensibilisation avant la saison estivale, notamment sur la rationalisation de la consommation électrique. Cela ne réglera pas toute la crise, mais cela peut contribuer à limiter les pics de demande » conclut-il.

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Face aux défis énergétiques, l’Italie mise de nouveau sur le nucléaire

L’Italie franchit une nouvelle étape vers un retour de l’énergie nucléaire, près de quarante ans après avoir abandonné cette filière à la suite de la catastrophe de Tchernobyl en 1986. Le gouvernement de la Première ministre Giorgia Meloni entend réintroduire le nucléaire dans le mix énergétique national. Et ce, afin de renforcer la sécurité énergétique du pays et de soutenir ses objectifs de décarbonation.

Le ministre italien de l’Environnement et de la Sécurité énergétique, Gilberto Pichetto Fratin, a confirmé, mardi 28 juillet à l’Associated Press (AP), que l’exécutif prépare le cadre législatif nécessaire pour permettre le développement d’une nouvelle génération de réacteurs nucléaires. L’objectif affiché de l’Italie est de favoriser le déploiement de technologies innovantes, notamment les petits réacteurs modulaires (SMR) et, à plus long terme, les réacteurs avancés de quatrième génération.

L’Italie fut pourtant l’un des premiers pays européens à renoncer au nucléaire. À la suite de l’accident de Tchernobyl, un référendum organisé en 1987 conduisit à la fermeture progressive des quatre centrales nucléaires italiennes, la dernière cessant définitivement ses activités en 1990. Une nouvelle tentative de relance, engagée sous le gouvernement de Silvio Berlusconi, fut à son tour abandonnée après la catastrophe de Fukushima, lorsqu’un second référendum, en 2011, confirma le rejet populaire de cette technologie.

Aujourd’hui, le contexte a profondément changé. La guerre en Ukraine, les tensions sur les marchés de l’énergie et la nécessité de réduire les émissions de carbone conduisent plusieurs pays européens à revoir leur politique énergétique. Le gouvernement Meloni estime que les nouvelles technologies nucléaires offrent des garanties de sûreté supérieures aux anciennes générations de centrales. Tout en contribuant à limiter la dépendance de l’Italie aux importations d’énergie.

Selon les projections officielles, l’énergie nucléaire pourrait représenter entre 11 % et 22 % de la production nationale d’électricité à l’horizon 2050, en complément des énergies renouvelables. Rome ne prévoit toutefois pas de construire de grandes centrales classiques, mais privilégie le développement progressif de réacteurs modulaires de faible puissance, jugés plus flexibles, moins coûteux et plus rapides à déployer.

Pour préparer cette transition, plusieurs groupes industriels italiens se sont déjà mobilisés. En 2025, Enel, Ansaldo Energia et Leonardo ont créé la société Nuclitalia, chargée d’évaluer les technologies nucléaires les plus adaptées et de préparer l’émergence d’une future filière nationale.

Malgré cette volonté politique, le projet continue de susciter un débat nourri au sein de la société italienne. Si une partie des jeunes générations se montre désormais plus favorable au nucléaire en raison des préoccupations climatiques et énergétiques, une partie importante de l’opinion publique reste marquée par les souvenirs de Tchernobyl et de Fukushima, alimentant une fracture générationnelle sur cette question.

Le gouvernement devra désormais convaincre le Parlement, les collectivités locales et l’opinion publique avant que l’Italie ne puisse effectivement renouer avec une production d’électricité d’origine nucléaire, près de quatre décennies après y avoir officiellement renoncé.

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Électricité en Europe : hausse des prix en vue

Les prix de l’électricité en Europe devraient augmenter cette semaine. Une nouvelle vague de chaleur se propageant sur certaines régions du continent, stimulant la demande d’électricité et menaçant de limiter la production du parc nucléaire français.

Des températures supérieures à la moyenne sont prévues dans une grande partie de l’Europe à partir du mercredi 29 juillet. Madrid devrait atteindre 39 °C pendant plusieurs jours. Paris pourrait grimper jusqu’à 38 °C. Tandis que Berlin pourrait connaître des températures allant jusqu’à 37 °C jeudi, selon le service météorologique Vaisala.

Électricité de France (EDF) a déjà averti qu’elle pourrait réduire la production de sa centrale nucléaire de Tricastin à partir du 1er août, les fortes chaleurs du Rhône risquant d’entraîner des restrictions environnementales sur l’eau de refroidissement. Selon Bloomberg, il s’agit du premier signe que la nouvelle vague de chaleur pourrait à nouveau mettre à rude épreuve le réseau électrique européen.

Les vagues de chaleur précédentes de cet été ont démontré à quel point les températures élevées et prolongées ont pesé sur le marché européen de l’électricité. Les centrales nucléaires françaises utilisent l’eau des rivières pour leur refroidissement et la réglementation environnementale limite la quantité d’eau chaude qu’elles peuvent rejeter dans les cours d’eau. Lorsque la température de l’eau augmente, les réacteurs sont parfois contraints de réduire leur puissance pour respecter ces limites.

Par conséquent, les opérateurs anticipent une hausse des prix de l’électricité, mais pas aussi importante que lors de la précédente vague de chaleur. D’après les prévisions de Kpler, le prix de l’électricité de nuit en Allemagne devrait atteindre 265,34 euros par mégawattheure mercredi, contre un niveau déjà élevé de 216,76 euros mardi. En France, les prix de nuit devraient également se maintenir au-dessus de 200 euros par mégawattheure.

La vague de chaleur devrait également accroître la demande en électricité, les ménages et les entreprises ayant davantage recours à la climatisation. Le gestionnaire du réseau électrique français, RTE, prévoit que la demande atteindra environ 55 gigawatts vendredi midi, soit environ 6 gigawatts de plus qu’à la même heure la semaine dernière.

Les centrales nucléaires ne sont pas les seules touchées. Plus tôt cet été, les fortes chaleurs ont également réduit la production de certaines centrales à gaz, contribuant à faire grimper le prix de l’électricité à plus de 500 euros par mégawattheure.

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Fitch alerte sur un risque de correction de l’IA pour les marchés mondiaux

L’explosion des investissements dans l’intelligence artificielle et le risque d’une correction brutale des marchés constituent l’un des risques de crédit mondiaux les plus importants, avertit l’agence de notation Fitch, ravivant les inquiétudes quant au fait que la flambée des valorisations dans le secteur technologique et les dépenses sans précédent consacrées au développement de l’IA pourraient précéder des rendements futurs incertains.

Dans son rapport Global Risk Outlook du troisième trimestre, publié mardi 28 juillet, Fitch note que l’environnement de crédit mondial continue d’être dominé par deux risques clés à court terme : une vulnérabilité accrue à une correction du marché liée à l’intelligence artificielle et une incertitude persistante découlant du conflit entre les États-Unis et l’Iran.

L’entreprise réitère les avertissements récents des organismes de réglementation internationaux selon lesquels l’essor de l’intelligence artificielle est de plus en plus lié à la croissance économique et aux marchés financiers, notamment aux États-Unis. Ce qui accroît l’exposition du système financier à une baisse potentiellement importante des prix des actifs. « L’ampleur des investissements dans l’intelligence artificielle est telle que l’exposition de l’économie et des marchés financiers dans leur ensemble à une éventuelle correction est significative », a déclaré Fitch.

Des valorisations proches des niveaux de la bulle Internet

Cet avertissement, le plus catégorique à ce jour émanant d’une grande agence de notation, intervient alors que les actions asiatiques liées à l’intelligence artificielle sont de nouveau en baisse, sur fond d’inquiétudes croissantes concernant le financement de cette vague d’investissements et de signes de concurrence accrue de la part de la Chine.

En outre, le rapport indique que le ratio cours/bénéfice ajusté cycliquement (CAPE) de l’indice américain S&P 500 s’est rapproché des niveaux enregistrés lors de la bulle Internet à la fin des années 1990. Parallèlement, les émissions d’obligations d’entreprises aux États-Unis ont augmenté de 26 % au premier semestre 2026, principalement en raison de la levée de capitaux pour des investissements liés à l’intelligence artificielle.

Amazon, Alphabet, Nvidia, Meta, Oracle et SpaceX ont émis un total de 182 milliards de dollars d’obligations de qualité investissement. Tandis que les dépenses d’investissement d’Alphabet, d’Amazon, de Meta et de Microsoft devraient augmenter de plus de 75 % en 2026, pour atteindre 700 milliards de dollars, estime encore Fitch.

De plus, l’entreprise souligne que la forte croissance des investissements dans les technologies de l’information a contribué directement à hauteur de 1,4 point de pourcentage à la croissance du PIB américain au premier trimestre. Parallèlement, la hausse des valorisations boursières a stimulé la consommation des ménages grâce à ce que l’on appelle « l’effet de richesse ».

Toutefois, l’incertitude entourant les futurs revenus de l’IA, le cadre réglementaire, l’intensification de la concurrence et les répercussions sur le marché du travail pourrait entraîner une correction de marché importante et prolongée, avec de vastes implications macroéconomiques. « Le degré de connexion étroite entre les marchés de capitaux, les économies et l’intelligence artificielle a accru la vulnérabilité du secteur du crédit », note Fitch.

Guerre et El Niño

Le risque géopolitique demeure la deuxième source de préoccupation majeure. Fitch souligne que la recrudescence des tensions entre les États-Unis et l’Iran ces dernières semaines, ainsi que la nouvelle fermeture du détroit d’Ormuz, accentuent les risques pesant sur l’économie mondiale.

La société prévoit que la croissance économique mondiale ralentira à 2,4 % en 2026. Tandis qu’elle prévoit que l’inflation américaine atteindra 3,7 % d’ici la fin de l’année, reflétant principalement l’impact de la hausse des prix de l’énergie. Dans le même temps, elle met en évidence le phénomène El Niño comme un autre risque de crédit émergent, en raison de la probabilité accrue de sécheresses, d’inondations et d’événements météorologiques extrêmes.

Ainsi, Fitch prévient qu’El Niño pourrait aggraver les pressions inflationnistes déjà engendrées par le conflit irano-américain. Les pays fortement endettés et affichant une faible notation de crédit seront particulièrement vulnérables, car une forte hausse des prix alimentaires pourrait compliquer la politique monétaire, accroître le coût des subventions publiques et fragiliser davantage les finances publiques.

En Amérique latine, où les engrais et le diesel représentent de 50 % à 70 % des coûts des intrants agricoles et où environ 30 % des engrais importés proviennent du Moyen-Orient, la hausse des coûts de production combinée à la baisse des rendements agricoles pourrait réduire les marges agricoles et avoir un impact plus général sur les transports, notamment sur les ports, les chemins de fer et les autoroutes à péage, conclut Fitch.

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Tunisie – Suisse : 70 ans d’amitié

La Suisse a célébré, mardi soir à Tunis, sa fête nationale dans une ambiance solennelle, marquée par le 70e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques avec la Tunisie. La cérémonie, organisée par l’ambassade de Suisse, a été l’occasion de saluer une relation bilatérale ancienne, dense et toujours active.

Dans son allocution, l’ambassadeur de Suisse à Tunis, Josef Renggli, a souligné que cette année revêtait une importance particulière, puisque la Suisse et la Tunisie célèbrent 70 ans de relations diplomatiques, établies après la reconnaissance de l’indépendance tunisienne.

Il a poursuivi en évoquant l’histoire commune des deux pays, à travers la résidence suisse à Tunis, l’influence de l’architecte Le Corbusier, ainsi que des figures comme Henri Dunant et Paul Klee, dont le passage en Tunisie a marqué leurs parcours. L’ambassadeur a estimé que ces trajectoires illustrent une relation fondée autant sur les institutions que sur les liens humains.

Le partenariat Tuniso-suisse, plus que jamais renforcé

De son côté, le ministre des Affaires sociales, Issam Lahmar, a salué une amitié « solide » entre la Tunisie et la Suisse. Tour en rappelant que les relations modernes entre les deux pays remontent à la reconnaissance de l’indépendance tunisienne par le Conseil fédéral en 1956. Il a souligné la régularité des échanges politiques et institutionnels, ainsi que la tenue récente de la 15e session du comité de pilotage du programme de coopération suisse en Tunisie, le 22 avril 2026.

Le ministre a ajouté que la coopération bilatérale couvre des secteurs clés comme le développement économique, l’emploi, la transition énergétique, l’accès aux services de base et le développement régional. Il a aussi évoqué la présence de plus d’une centaine d’entreprises suisses en Tunisie, générant plus de 14 000 emplois directs.

Une relation humaine

Issam Lahmar a enfin insisté sur la dimension humaine du partenariat, mise en valeur par les échanges universitaires, culturels et scientifiques, ainsi que par la communauté tunisienne établie en Suisse. Il a salué la contribution de la coopération suisse au développement de la Tunisie et remercié l’ambassadeur Josef Renggli pour son engagement durant sa mission à Tunis.

L’ambassadeur a, pour sa part, annoncé qu’il s’agissait de sa dernière fête nationale en Tunisie après cinq années de mission, exprimant son attachement au pays et à ses habitants.

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À cause de la guerre en Iran, la production de la société tunisienne STIP baisse fortement

La Société Tunisienne des Industries de Pneumatiques (STIP) a enregistré une forte progression de son activité commerciale au premier semestre 2026, alors même que sa production a nettement reculé. Les indicateurs publiés à la Bourse de Tunis montrent un chiffre d’affaires en hausse de 7,1 % sur les six premiers mois de l’année, porté principalement par la vigueur du marché local, tandis que le deuxième trimestre affiche une accélération encore plus marquée.

Entre avril et juin 2026, la STIP a réalisé un chiffre d’affaires de 40,1 millions de dinars, contre 32,7 millions de dinars un an plus tôt, soit une progression de 22,7%.

Cette croissance est alimentée par deux moteurs. Sur le marché tunisien, les ventes ont augmenté de 18,8 %, atteignant 34,6 millions de dinars. À l’export, la progression est encore plus spectaculaire avec une hausse de 54,5 %, même si les ventes à l’international restent limitées en volume, à 5,5 millions de dinars.

Sur l’ensemble du premier semestre, le chiffre d’affaires s’élève à 64,3 millions de dinars, contre 60 millions de dinars à la même période de 2025. Cette évolution provient essentiellement de la dynamique du marché local, qui représente plus de 90 % des revenus du groupe. En parallèle, la société a dû faire face à d’importantes difficultés industrielles. La production a chuté de 30,1 % au deuxième trimestre, passant de 2 656 tonnes à 1 856 tonnes.

Selon la STIP, cette baisse est directement liée aux perturbations de l’approvisionnement en matières premières dérivées du pétrole, provoquées par le conflit en Iran. Face à cette situation, l’entreprise a adapté son outil industriel en privilégiant la fabrication de pneus destinés aux véhicules de tourisme et en suspendant temporairement la production de pneus pour poids lourds.

Malgré ce contexte, la société poursuit ses investissements. À fin juin 2026, ceux-ci atteignent 4,7 millions de dinars, traduisant la volonté de maintenir l’effort de modernisation de l’appareil productif.

En revanche, les engagements bancaires restent élevés. Les emprunts, concours bancaires et autres passifs financiers totalisent 99,7 millions de dinars à fin juin, un niveau supérieur aux 96,3 millions de dinars enregistrés un an auparavant.

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STEG : l’entrepreneuriat tunisien passe à l’action devant les tribunaux

Le ton monte d’un cran entre la STEG et les entreprises tunisiennes. Le président de l’Organisation nationale des entrepreneurs (ONE), Yassine Gouiaa, a annoncé, dans la journée du samedi 25 juillet, le dépôt prochain d’une plainte contre l’opérateur national de l’électricité en Tunisie. En cause : les préjudices subis par plusieurs entreprises en raison de la récente campagne de délestages.

Plus de 30 avocats mobilisés

L’Organisation nationale des entrepreneurs (ONE) avait déjà annoncé la mise en place d’une cellule juridique pour accompagner les entreprises touchées. Gouiaa a précisé les contours du dispositif : plus de 30 avocats se sont portés volontaires pour suivre le dossier. Leur mission, accompagner la constitution des dossiers, la collecte des preuves et le démarrage des procédures. Les entreprises concernées devront transmettre factures, rapports techniques et tout document permettant d’évaluer les dégâts matériels et les pertes constatées.

Cliniques, restaurants, cafés en première ligne

Yassine Gouiaa cite plusieurs secteurs particulièrement touchés : cliniques privées, restaurants et cafés. Selon lui, plus des deux tiers des établissements de café auraient vu leur activité perturbée. Un constat qui se recoupe avec celui de la Chambre nationale des propriétaires de restaurants, où un établissement sur deux, voire davantage, a subi des pertes par rapport aux denrées périssables avec des interruptions de service et des réservations annulées durant la vague de chaleur.

Un dispositif de crise réclamé aux pouvoirs publics

Au-delà du volet judiciaire, l’Organisation nationale des entrepreneurs (ONE) proteste contre la gestion structurelle du dossier. L’organisation évoque une absence de vision de long terme dans le pilotage du réseau électrique national, incapable, selon elle, d’assurer un approvisionnement continu. Elle réclame quatre mesures : garantir en priorité l’alimentation des zones industrielles, créer une cellule nationale de crise, mettre en place un mécanisme transparent de déclaration des dommages et instaurer un dispositif d’indemnisation pour les pertes dûment établies. L’organisation, qui existe depuis 2020, fédère un large spectre d’acteurs économiques : petites entreprises, artisans, commerçants et professionnels de l’agriculture, de l’industrie et des services.

Ce que ça change pour les entreprises et les investisseurs

Cette mobilisation judiciaire n’est pas qu’un bras de fer ponctuel. Elle pose la question, beaucoup plus large, de la fiabilité du réseau électrique comme facteur de risque pour l’investissement. Pour les porteurs de projets qui évaluent l’implantation ou l’extension d’une activité en Tunisie, la multiplication des recours contre la STEG et la pression pour un mécanisme d’indemnisation pérenne pourraient, à terme, clarifier le partage des responsabilités en cas de défaillance du réseau ; un point qui pèse directement dans le calcul du risque opérationnel, notamment pour les secteurs à forte dépendance énergétique.

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TIC : la Tunisie sixième en Afrique, le réseau est solide, la facture est salée

L’Union internationale des télécommunications (UIT) a publié son dernier rapport sur l’Indice de développement des TIC (IDI) : la Tunisie y décroche la 6e place africaine, avec un score de 80,1 points, largement au-dessus de la moyenne continentale, qui est à 59 points.

Le mobile porte le score, le portefeuille freine

L’objectif de ce classement est de savoir s’il est possible, partout dans le monde, de se connecter à Internet sans trop de contraintes : un coût raisonnable, une connexion stable et un accès fiable. Il repose sur dix indicateurs, classés en deux grandes familles ; l’accès de base d’un côté, la qualité réelle de la connexion de l’autre. Côté infrastructure, la Tunisie coche presque toutes les cases : 99 % de la population est couverte par, au moins, un réseau 3G, et neuf Tunisiens sur dix possèdent un téléphone mobile. Le point faible de la Tunisie réside ailleurs, selon l’UIT, un forfait mobile combinant données et voix coûte 98,6 % du revenu national brut par habitant. Il s’agit de l’équivalent de presque un mois de revenu moyen. Un poids qui plombe l’inclusion numérique, malgré une infrastructure solide.

Le Maroc en tête, l’Angola en bas de tableau

Au classement africain, le Maroc domine avec 89,2 points, porté par sa couverture haut débit et ses investissements dans les infrastructures. Juste derrière, l’île Maurice avec 89,1 points, puis l’Algérie (87,8) et l’Afrique du Sud (86,4). La Tunisie devance quant à elle le Cap-Vert (79,8), l’Égypte (79,6), l’Eswatini (78,9) et le Botswana (77,7). En queue de peloton, l’Angola ferme la marche avec 55,4 points, plombé par un accès limité aux infrastructures et de fortes disparités régionales. À l’échelle mondiale, l’Arabie saoudite trône en tête avec 99,2 points, devant la Finlande, l’Estonie, le Koweït et le Qatar.

Un signal pour les investisseurs télécoms

Ce classement dessine, en creux, une carte des priorités d’investissement. La couverture réseau tunisienne est déjà mature ; c’est sur l’accessibilité tarifaire qu’il faut agir. Pour les opérateurs et les acteurs du numérique, l’écart entre infrastructure et pouvoir d’achat représente de réelles opportunités ; offres low cost, modèles de financement des terminaux et partenariats sur la data. L’objectif est d’attirer des capitaux vers un segment encore sous-exploité du marché tunisien.

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Meta lance un badge de vérification gratuit sur Facebook pour lutter contre les faux comptes

La société Meta a officiellement annoncé le lancement de la fonctionnalité « badge de vérification gratuit » sur la plateforme Facebook afin de lutter contre les faux comptes et l’usurpation d’identité.
Selon l’entreprise, cette nouvelle option repose sur l’enregistrement d’une courte vidéo « selfie » comparée aux photos de profil grâce à la technologie de reconnaissance faciale, ce qui permet d’attribuer à l’utilisateur un badge confirmant que le compte appartient à une personne réelle.
Ce badge apparaîtra dans les espaces nécessitant un degré accru de confiance, tels que Facebook Marketplace, les groupes et les profils.
La fonctionnalité est réservée aux utilisateurs âgés de 18 ans et plus disposant d’un historique exempt de violations, tandis que les pages commerciales et les comptes professionnels en sont exclus.
Meta a précisé que ce badge diffère du système de vérification précédent, puisqu’il se limite à confirmer l’identité du titulaire du compte, sans constituer une recommandation de Facebook ni une garantie de fiabilité de l’utilisateur. Il se distingue également de l’abonnement payant « Meta Verified », étant gratuit pour tous les utilisateurs éligibles.
Parallèlement au lancement de cette nouveauté, Meta a dévoilé une nouvelle expérience de visionnage de vidéos, testant une interface affichant les clips en plein écran dès l’ouverture de l’application Facebook pour un segment d’utilisateurs.
L’entreprise a indiqué que cette initiative vise à offrir un environnement numérique plus sûr, avec un déploiement progressif à partir de lundi dans un nombre limité de marchés, avant une extension mondiale dans les prochains mois.

(agences)

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La Tunisie et le Japon s’associent pour une meilleure croissance des startups en Afrique

L’Agence japonaise de coopération internationale JICA a annoncé la signature du procès-verbal du programme « Partenariat pour booster l’écosystème africain des startups ». Ce dispositif triangulaire, porté conjointement par le ministère tunisien des Technologies de la communication, Smart Tunisian Technoparks (S2T) et la JICA, doit s’étaler de 2026 à 2028 et vise à renforcer les écosystèmes de startups en Afrique.

Huit pays représentés dès la première session

Concrètement, le programme réunira chaque année des participants de plusieurs pays africains, appelés à monter en compétence sur le développement et la gestion d’écosystèmes startups. La première session est fixée pour décembre 2026 ; huit pays africains y seront représentés.

Le Startup Act tunisien comme socle

Le programme s’appuie explicitement sur l’expérience tunisienne, à commencer par le Startup Act, le cadre juridique qui organise le soutien aux jeunes pousses dans le pays. L’objectif est de promouvoir l’innovation, d’accélérer la transformation numérique et de favoriser une croissance économique plus inclusive à l’échelle africaine. Le dispositif doit également servir de plateforme de réseautage entre acteurs de l’innovation africains et tunisiens et experts japonais.

Ce que cela signifie pour l’écosystème régional

Pour les porteurs de projets africains, ce partenariat permet d’élargir le vivier de startups formées et structurées, dès la première promotion de huit pays. Pour ce qui est des investisseurs et des fonds régionaux, une meilleure structuration juridique des écosystèmes, sur le modèle du Startup Act, réduit une partie du risque perçu et facilite le repérage d’opportunités entrepreneuriales sur des marchés encore peu explorés.

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TPR: les aléas géopolitiques et logistiques pèsent sur les chiffres

Tunisie Profilés Aluminium (TPR) a publié ses indicateurs d’activité pour le deuxième trimestre 2026. Les chiffres, individuels et consolidés, reflètent un environnement économique et géopolitique particulièrement dégradé, impactant l’ensemble des principaux agrégats du groupe.

Au niveau individuel, le chiffre d’affaires du deuxième trimestre 2026 s’établit à 48,219 MDT, en recul de 24% par rapport à la même période de l’année précédente. Sur le semestre, le repli est de 12%, avec un total de 96,807 MDT. Ce mouvement baissier a touché aussi bien le marché local, en diminution de 13% sur les six premiers mois (59,934 MDT), que les exportations, qui chutent de 11% (36,873 MDT). Cette tendance est encore plus marquée au deuxième trimestre, où les ventes locales s’effondrent de 30% (29,285 MDT) et les ventes à l’étranger de 13% (18,933 MDT).

La production en valeur suit la même trajectoire, avec une baisse de 27% sur le semestre, à 82,870 MDT, conséquence directe des difficultés d’approvisionnement en matières premières à cause des perturbations géopolitiques dans la région du Golfe et des difficultés d’approvisionnement en billettes d’aluminium, dues notamment aux dommages subis par deux fournisseurs stratégiques.

Sur le plan consolidé, le groupe TPR affiche un chiffre d’affaires semestriel de 152,335 MDT, en retrait de 11% par rapport à 2025. Le deuxième trimestre, avec 79,541 MDT, accuse une baisse de 16%. Là encore, le marché local est le plus touché avec une diminution de 13% sur le semestre, tandis que les exportations ont reculé de 10%. Le groupe insiste toutefois sur le fait que cette contre-performance à l’export est davantage liée à des contraintes de production qu’à un affaiblissement de la demande.

L’endettement total a diminué de 42%, s’établissant à 53,477 MDT, grâce à une réduction significative des financements à court terme, conséquence directe de la baisse des achats de matières premières. Parallèlement, les placements en billets de trésorerie et bons du Trésor reculent de 15%, à 63,250 MDT.

En dépit de ce contexte difficile, TPR affiche une résilience. Le groupe a souligné le maintien de ses parts de marché à l’export et son carnet de commandes en progression.

Dès que les contraintes d’approvisionnement seront levées, il y aura un retour à la normale. Le premier semestre 2026 apparaît ainsi comme une période de turbulences passagères, mais la société entend capitaliser sur sa capacité d’adaptation et ses fondamentaux solides pour rebondir dans les mois à venir.

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Bayt Mal Al-Qods organise un tournoi pour les enfants maqdessis

Trois mille enfants maqdessis ont bénéficié du premier tournoi de mini-football, réunissant des équipes des camps d’été participant au programme « Écoles d’été », mis en œuvre par l’Agence Bayt Mal Al-Qods Acharif avec l’appui du Royaume du Maroc. En…

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