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À cause de la guerre en Iran, la production de la société tunisienne STIP baisse fortement

La Société Tunisienne des Industries de Pneumatiques (STIP) a enregistré une forte progression de son activité commerciale au premier semestre 2026, alors même que sa production a nettement reculé. Les indicateurs publiés à la Bourse de Tunis montrent un chiffre d’affaires en hausse de 7,1 % sur les six premiers mois de l’année, porté principalement par la vigueur du marché local, tandis que le deuxième trimestre affiche une accélération encore plus marquée.

Entre avril et juin 2026, la STIP a réalisé un chiffre d’affaires de 40,1 millions de dinars, contre 32,7 millions de dinars un an plus tôt, soit une progression de 22,7%.

Cette croissance est alimentée par deux moteurs. Sur le marché tunisien, les ventes ont augmenté de 18,8 %, atteignant 34,6 millions de dinars. À l’export, la progression est encore plus spectaculaire avec une hausse de 54,5 %, même si les ventes à l’international restent limitées en volume, à 5,5 millions de dinars.

Sur l’ensemble du premier semestre, le chiffre d’affaires s’élève à 64,3 millions de dinars, contre 60 millions de dinars à la même période de 2025. Cette évolution provient essentiellement de la dynamique du marché local, qui représente plus de 90 % des revenus du groupe. En parallèle, la société a dû faire face à d’importantes difficultés industrielles. La production a chuté de 30,1 % au deuxième trimestre, passant de 2 656 tonnes à 1 856 tonnes.

Selon la STIP, cette baisse est directement liée aux perturbations de l’approvisionnement en matières premières dérivées du pétrole, provoquées par le conflit en Iran. Face à cette situation, l’entreprise a adapté son outil industriel en privilégiant la fabrication de pneus destinés aux véhicules de tourisme et en suspendant temporairement la production de pneus pour poids lourds.

Malgré ce contexte, la société poursuit ses investissements. À fin juin 2026, ceux-ci atteignent 4,7 millions de dinars, traduisant la volonté de maintenir l’effort de modernisation de l’appareil productif.

En revanche, les engagements bancaires restent élevés. Les emprunts, concours bancaires et autres passifs financiers totalisent 99,7 millions de dinars à fin juin, un niveau supérieur aux 96,3 millions de dinars enregistrés un an auparavant.

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STEG : l’entrepreneuriat tunisien passe à l’action devant les tribunaux

Le ton monte d’un cran entre la STEG et les entreprises tunisiennes. Le président de l’Organisation nationale des entrepreneurs (ONE), Yassine Gouiaa, a annoncé, dans la journée du samedi 25 juillet, le dépôt prochain d’une plainte contre l’opérateur national de l’électricité en Tunisie. En cause : les préjudices subis par plusieurs entreprises en raison de la récente campagne de délestages.

Plus de 30 avocats mobilisés

L’Organisation nationale des entrepreneurs (ONE) avait déjà annoncé la mise en place d’une cellule juridique pour accompagner les entreprises touchées. Gouiaa a précisé les contours du dispositif : plus de 30 avocats se sont portés volontaires pour suivre le dossier. Leur mission, accompagner la constitution des dossiers, la collecte des preuves et le démarrage des procédures. Les entreprises concernées devront transmettre factures, rapports techniques et tout document permettant d’évaluer les dégâts matériels et les pertes constatées.

Cliniques, restaurants, cafés en première ligne

Yassine Gouiaa cite plusieurs secteurs particulièrement touchés : cliniques privées, restaurants et cafés. Selon lui, plus des deux tiers des établissements de café auraient vu leur activité perturbée. Un constat qui se recoupe avec celui de la Chambre nationale des propriétaires de restaurants, où un établissement sur deux, voire davantage, a subi des pertes par rapport aux denrées périssables avec des interruptions de service et des réservations annulées durant la vague de chaleur.

Un dispositif de crise réclamé aux pouvoirs publics

Au-delà du volet judiciaire, l’Organisation nationale des entrepreneurs (ONE) proteste contre la gestion structurelle du dossier. L’organisation évoque une absence de vision de long terme dans le pilotage du réseau électrique national, incapable, selon elle, d’assurer un approvisionnement continu. Elle réclame quatre mesures : garantir en priorité l’alimentation des zones industrielles, créer une cellule nationale de crise, mettre en place un mécanisme transparent de déclaration des dommages et instaurer un dispositif d’indemnisation pour les pertes dûment établies. L’organisation, qui existe depuis 2020, fédère un large spectre d’acteurs économiques : petites entreprises, artisans, commerçants et professionnels de l’agriculture, de l’industrie et des services.

Ce que ça change pour les entreprises et les investisseurs

Cette mobilisation judiciaire n’est pas qu’un bras de fer ponctuel. Elle pose la question, beaucoup plus large, de la fiabilité du réseau électrique comme facteur de risque pour l’investissement. Pour les porteurs de projets qui évaluent l’implantation ou l’extension d’une activité en Tunisie, la multiplication des recours contre la STEG et la pression pour un mécanisme d’indemnisation pérenne pourraient, à terme, clarifier le partage des responsabilités en cas de défaillance du réseau ; un point qui pèse directement dans le calcul du risque opérationnel, notamment pour les secteurs à forte dépendance énergétique.

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TIC : la Tunisie sixième en Afrique, le réseau est solide, la facture est salée

L’Union internationale des télécommunications (UIT) a publié son dernier rapport sur l’Indice de développement des TIC (IDI) : la Tunisie y décroche la 6e place africaine, avec un score de 80,1 points, largement au-dessus de la moyenne continentale, qui est à 59 points.

Le mobile porte le score, le portefeuille freine

L’objectif de ce classement est de savoir s’il est possible, partout dans le monde, de se connecter à Internet sans trop de contraintes : un coût raisonnable, une connexion stable et un accès fiable. Il repose sur dix indicateurs, classés en deux grandes familles ; l’accès de base d’un côté, la qualité réelle de la connexion de l’autre. Côté infrastructure, la Tunisie coche presque toutes les cases : 99 % de la population est couverte par, au moins, un réseau 3G, et neuf Tunisiens sur dix possèdent un téléphone mobile. Le point faible de la Tunisie réside ailleurs, selon l’UIT, un forfait mobile combinant données et voix coûte 98,6 % du revenu national brut par habitant. Il s’agit de l’équivalent de presque un mois de revenu moyen. Un poids qui plombe l’inclusion numérique, malgré une infrastructure solide.

Le Maroc en tête, l’Angola en bas de tableau

Au classement africain, le Maroc domine avec 89,2 points, porté par sa couverture haut débit et ses investissements dans les infrastructures. Juste derrière, l’île Maurice avec 89,1 points, puis l’Algérie (87,8) et l’Afrique du Sud (86,4). La Tunisie devance quant à elle le Cap-Vert (79,8), l’Égypte (79,6), l’Eswatini (78,9) et le Botswana (77,7). En queue de peloton, l’Angola ferme la marche avec 55,4 points, plombé par un accès limité aux infrastructures et de fortes disparités régionales. À l’échelle mondiale, l’Arabie saoudite trône en tête avec 99,2 points, devant la Finlande, l’Estonie, le Koweït et le Qatar.

Un signal pour les investisseurs télécoms

Ce classement dessine, en creux, une carte des priorités d’investissement. La couverture réseau tunisienne est déjà mature ; c’est sur l’accessibilité tarifaire qu’il faut agir. Pour les opérateurs et les acteurs du numérique, l’écart entre infrastructure et pouvoir d’achat représente de réelles opportunités ; offres low cost, modèles de financement des terminaux et partenariats sur la data. L’objectif est d’attirer des capitaux vers un segment encore sous-exploité du marché tunisien.

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Meta lance un badge de vérification gratuit sur Facebook pour lutter contre les faux comptes

La société Meta a officiellement annoncé le lancement de la fonctionnalité « badge de vérification gratuit » sur la plateforme Facebook afin de lutter contre les faux comptes et l’usurpation d’identité.
Selon l’entreprise, cette nouvelle option repose sur l’enregistrement d’une courte vidéo « selfie » comparée aux photos de profil grâce à la technologie de reconnaissance faciale, ce qui permet d’attribuer à l’utilisateur un badge confirmant que le compte appartient à une personne réelle.
Ce badge apparaîtra dans les espaces nécessitant un degré accru de confiance, tels que Facebook Marketplace, les groupes et les profils.
La fonctionnalité est réservée aux utilisateurs âgés de 18 ans et plus disposant d’un historique exempt de violations, tandis que les pages commerciales et les comptes professionnels en sont exclus.
Meta a précisé que ce badge diffère du système de vérification précédent, puisqu’il se limite à confirmer l’identité du titulaire du compte, sans constituer une recommandation de Facebook ni une garantie de fiabilité de l’utilisateur. Il se distingue également de l’abonnement payant « Meta Verified », étant gratuit pour tous les utilisateurs éligibles.
Parallèlement au lancement de cette nouveauté, Meta a dévoilé une nouvelle expérience de visionnage de vidéos, testant une interface affichant les clips en plein écran dès l’ouverture de l’application Facebook pour un segment d’utilisateurs.
L’entreprise a indiqué que cette initiative vise à offrir un environnement numérique plus sûr, avec un déploiement progressif à partir de lundi dans un nombre limité de marchés, avant une extension mondiale dans les prochains mois.

(agences)

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La Tunisie et le Japon s’associent pour une meilleure croissance des startups en Afrique

L’Agence japonaise de coopération internationale JICA a annoncé la signature du procès-verbal du programme « Partenariat pour booster l’écosystème africain des startups ». Ce dispositif triangulaire, porté conjointement par le ministère tunisien des Technologies de la communication, Smart Tunisian Technoparks (S2T) et la JICA, doit s’étaler de 2026 à 2028 et vise à renforcer les écosystèmes de startups en Afrique.

Huit pays représentés dès la première session

Concrètement, le programme réunira chaque année des participants de plusieurs pays africains, appelés à monter en compétence sur le développement et la gestion d’écosystèmes startups. La première session est fixée pour décembre 2026 ; huit pays africains y seront représentés.

Le Startup Act tunisien comme socle

Le programme s’appuie explicitement sur l’expérience tunisienne, à commencer par le Startup Act, le cadre juridique qui organise le soutien aux jeunes pousses dans le pays. L’objectif est de promouvoir l’innovation, d’accélérer la transformation numérique et de favoriser une croissance économique plus inclusive à l’échelle africaine. Le dispositif doit également servir de plateforme de réseautage entre acteurs de l’innovation africains et tunisiens et experts japonais.

Ce que cela signifie pour l’écosystème régional

Pour les porteurs de projets africains, ce partenariat permet d’élargir le vivier de startups formées et structurées, dès la première promotion de huit pays. Pour ce qui est des investisseurs et des fonds régionaux, une meilleure structuration juridique des écosystèmes, sur le modèle du Startup Act, réduit une partie du risque perçu et facilite le repérage d’opportunités entrepreneuriales sur des marchés encore peu explorés.

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TPR: les aléas géopolitiques et logistiques pèsent sur les chiffres

Tunisie Profilés Aluminium (TPR) a publié ses indicateurs d’activité pour le deuxième trimestre 2026. Les chiffres, individuels et consolidés, reflètent un environnement économique et géopolitique particulièrement dégradé, impactant l’ensemble des principaux agrégats du groupe.

Au niveau individuel, le chiffre d’affaires du deuxième trimestre 2026 s’établit à 48,219 MDT, en recul de 24% par rapport à la même période de l’année précédente. Sur le semestre, le repli est de 12%, avec un total de 96,807 MDT. Ce mouvement baissier a touché aussi bien le marché local, en diminution de 13% sur les six premiers mois (59,934 MDT), que les exportations, qui chutent de 11% (36,873 MDT). Cette tendance est encore plus marquée au deuxième trimestre, où les ventes locales s’effondrent de 30% (29,285 MDT) et les ventes à l’étranger de 13% (18,933 MDT).

La production en valeur suit la même trajectoire, avec une baisse de 27% sur le semestre, à 82,870 MDT, conséquence directe des difficultés d’approvisionnement en matières premières à cause des perturbations géopolitiques dans la région du Golfe et des difficultés d’approvisionnement en billettes d’aluminium, dues notamment aux dommages subis par deux fournisseurs stratégiques.

Sur le plan consolidé, le groupe TPR affiche un chiffre d’affaires semestriel de 152,335 MDT, en retrait de 11% par rapport à 2025. Le deuxième trimestre, avec 79,541 MDT, accuse une baisse de 16%. Là encore, le marché local est le plus touché avec une diminution de 13% sur le semestre, tandis que les exportations ont reculé de 10%. Le groupe insiste toutefois sur le fait que cette contre-performance à l’export est davantage liée à des contraintes de production qu’à un affaiblissement de la demande.

L’endettement total a diminué de 42%, s’établissant à 53,477 MDT, grâce à une réduction significative des financements à court terme, conséquence directe de la baisse des achats de matières premières. Parallèlement, les placements en billets de trésorerie et bons du Trésor reculent de 15%, à 63,250 MDT.

En dépit de ce contexte difficile, TPR affiche une résilience. Le groupe a souligné le maintien de ses parts de marché à l’export et son carnet de commandes en progression.

Dès que les contraintes d’approvisionnement seront levées, il y aura un retour à la normale. Le premier semestre 2026 apparaît ainsi comme une période de turbulences passagères, mais la société entend capitaliser sur sa capacité d’adaptation et ses fondamentaux solides pour rebondir dans les mois à venir.

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Bayt Mal Al-Qods organise un tournoi pour les enfants maqdessis

Trois mille enfants maqdessis ont bénéficié du premier tournoi de mini-football, réunissant des équipes des camps d’été participant au programme « Écoles d’été », mis en œuvre par l’Agence Bayt Mal Al-Qods Acharif avec l’appui du Royaume du Maroc. En…

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Football | Avec Reghecampf, l’Espérance espère bâtir une équipe solide

L’entraîneur de l’Espérance sportive de Tunis, Laurențiu Reghecampf, a confirmé que l’effectif a connu des changements importants suite au départ de plusieurs joueurs clés — tels que Yassine Meriah, Mohamed Amine Tougai, Mohamed Amine Ben Hamida, Raed Bouchniba, Yan Sasse, Youcef Belaïli et Onuche Ogbelu — tout en soulignant que le club s’attelle actuellement à bâtir une nouvelle équipe.

Reghecampf a expliqué à Diwan FM que l’Espérance a déjà recruté plusieurs nouveaux joueurs et poursuit sa collaboration avec le président du club Hamdi Meddeb et ancien gardien de but, Chokri El Ouaer, pour attirer des talents de qualité destinés à remplacer les partants, se disant confiant quant à la capacité du club à constituer un effectif solide.

L’entraîneur roumain a ajouté qu’il préférait ne pas faire de promesses, privilégiant plutôt le travail concret sur le terrain, et a souligné que sa priorité est que chacun puisse constater les résultats de ce travail.

Il a également révélé que, même durant sa période d’éloignement de l’équipe, il était resté en contact avec divers acteurs du club et suivait de près tout ce qui concernait l’Espérance ; il a précisé qu’il ignorait la raison de l’attachement indéfectible des supporters à son égard, mais qu’il le ressentait à travers les messages qu’il recevait constamment.

Reghecampf a souligné qu’il relevait un défi personnel majeur dans sa quête de tous les titres — en particulier la Ligue des champions de la CAF, qui revêt une importance capitale pour les supporters de l’Espérance.

Il a conclu en insistant sur sa volonté de rester proche de l’atmosphère du club, en évoquant le lien unique qui unit l’Espérance à ses supporters et en exprimant la joie qu’il ressent lorsqu’il échange avec eux.

I. B.

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Tunisie : La pénurie d’eau minérale risque de s’installer dans la durée, alerte une ONG

La disponibilité des bouteilles d’eau minérale commence à diminuer dans plusieurs commerces en Tunisie. Dans un communiqué publié ces dernières heures, l’association ALERT affirme que cette situation ne serait que le début d’une crise plus profonde, alimentée à la fois par les coupures répétées d’électricité et par des perturbations internationales de la chaîne d’approvisionnement.

L’organisation explique que les difficultés actuellement constatées dans les rayons sont d’abord liées aux délestages électriques qui touchent le pays depuis plusieurs jours. Selon elle, les interruptions d’alimentation ont fortement perturbé le fonctionnement des usines d’embouteillage, entraînant un ralentissement de la production et une baisse immédiate des quantités mises sur le marché.

Cette alerte intervient alors que la Tunisie connaît une vague de chaleur exceptionnelle, accompagnée d’une consommation record d’électricité. Ces derniers jours, la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) a procédé à plusieurs délestages dans différentes régions afin de préserver la stabilité du réseau électrique, une situation qui a déjà affecté plusieurs secteurs économiques.

Une deuxième menace : le manque de plastique pour fabriquer les bouteilles

Selon ALERT, les difficultés ne s’arrêtent pas aux coupures de courant. Elle affirme que les fabricants tunisiens de bouteilles en plastique (PET) rencontrent actuellement d’importants problèmes d’approvisionnement en granulés de plastique, indispensables à la fabrication des préformes utilisées pour produire les bouteilles.

Lire aussi : Tension sur le marché : L’eau minérale rationnée ou en rupture de stock

Toujours selon l’organisation, ces matières premières, importées principalement de Chine, subissent des retards en raison de perturbations logistiques internationales, notamment des difficultés de navigation affectant les routes maritimes transitant par le détroit d’Ormuz.

L’association estime que cette combinaison de facteurs risque de provoquer une aggravation de la situation dans les prochains jours.

Une pénurie pouvant durer entre 15 et 21 jours

Sur la base des informations recueillies auprès d’acteurs du secteur, ALERT avance que les industriels anticipent une pénurie plus marquée à partir du début du mois d’août.

L’organisation évoque une période critique pouvant s’étendre entre 15 et 21 jours si les approvisionnements en matières premières ne reprennent pas rapidement et si les perturbations de la production persistent.

Face à cette situation, ALERT appelle les autorités à communiquer de manière transparente avec l’opinion publique afin d’expliquer les causes de ces perturbations et d’éviter les phénomènes de panique ou de stockage excessif.

Entre des difficultés importées et des fragilités locales

L’association considère que cette crise est le résultat d’une combinaison entre des difficultés importées et des fragilités locales, notamment en matière d’infrastructures énergétiques.

À ce stade, aucune communication officielle des autorités tunisiennes ni des producteurs d’eau minérale n’a confirmé les prévisions avancées par ALERT concernant une pénurie de 15 à 21 jours ou les difficultés d’approvisionnement en PET. Ces éléments proviennent exclusivement de l’analyse et des informations relayées par l’association et restent donc à confirmer par les acteurs concernés.

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Le brut russe, nouveau choix stratégique de la Chine

Les acheteurs chinois se précipitent pour s’approvisionner en pétrole brut russe ESPO, car les risques accrus pesant sur les flux pétroliers en provenance du Moyen-Orient incitent les raffineurs à sécuriser leurs approvisionnements.

Toutes les cargaisons chargées en août au terminal de Kozmino, sur la côte pacifique russe, ont déjà été achetées. Tandis que plusieurs autres prévues pour septembre ont également changé de mains, rapporte Bloomberg, citant des négociants.

Le rythme des ventes est plus rapide que d’habitude, ont-ils déclaré, car un fort intérêt des acheteurs a fait chuter les prix de l’ESPO à une décote d’environ 1 dollar par baril par rapport au Brent ICE, contre une décote de 3 à 4 dollars il y a deux semaines.

Cet achat anticipé marque une rupture avec les pratiques commerciales habituelles de l’ESPO. Ce pétrole brut léger et doux — ainsi nommé en raison de sa relative liquidité et de sa faible teneur en soufre — nécessite environ une semaine de transport de Kozmino à la Chine. De ce fait, les acheteurs sont généralement peu incités à s’approvisionner beaucoup plus tôt. Bien que l’ESPO ne soit pas identique aux mélanges de pétrole brut du Moyen-Orient, il reste attractif pour les raffineurs chinois en raison de son prix bas et de son rendement élevé en diesel.

Cependant, les raffineurs semblent désormais disposés à payer un prix plus élevé afin de sécuriser leur approvisionnement. Car le conflit au Moyen-Orient crée une incertitude quant aux expéditions de pétrole en provenance du golfe Persique. « Les grandes compagnies pétrolières chinoises, menées par Unipec, achètent du pétrole brut russe ESPO depuis juillet, et les récents troubles au Moyen-Orient ont accéléré les achats pour août et septembre », a déclaré Emma Li, analyste en chef du marché chinois chez Vortexa Ltd…

Ces marchés stimulent déjà les exportations de pétrole russe vers la Chine. Les importations maritimes mensuelles devraient atteindre leur plus haut niveau depuis mars, date à laquelle le conflit au Moyen-Orient a commencé à perturber les approvisionnements pétroliers régionaux, relève la société d’analyse de données Kpler.

Par ailleurs, un projet de loi américain pourrait imposer des droits de douane aux principaux acheteurs de pétrole brut et de gaz naturel russes, dont la Chine. Ce qui augmenterait encore l’incitation à acheter dans un avenir proche.

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Fincart lève 2,8 millions de dollars pour accélérer le commerce en ligne en Afrique

La startup égyptienne Fincart a levé 2,8 millions de dollars lors d’un tour de table en seed pour développer sa plateforme de gestion des opérations e-commerce et préparer son expansion au Moyen-Orient et en Afrique. L’opération a été menée par Launch Africa et Antler MENA, avec la participation de plusieurs fonds régionaux, dont Yango Ventures, Five35 Ventures, Bluestream Capital, Hi2 Global et Kalahari Venture Labs.

Fondée en Égypte, Fincart s’attaque à un problème central pour les vendeurs en ligne : la complexité des opérations après l’achat. Livraison, suivi des commandes, retours, paiements à la réception ou encore coordination avec les transporteurs restent des points de friction majeurs pour les marques qui veulent grandir rapidement sur les marchés africains.

La startup développe une plateforme qui permet aux entreprises e-commerce de piloter ces opérations depuis une seule interface. Son outil connecte les marques aux services de livraison, automatise le suivi des commandes et fournit des données pour améliorer les performances logistiques.

Contrairement aux marketplaces qui cherchent à attirer directement les consommateurs, Fincart se positionne comme une infrastructure pour les entreprises qui vendent déjà en ligne. Son objectif : réduire les pertes liées aux livraisons échouées, améliorer l’expérience client et permettre aux marques de gérer davantage de commandes sans multiplier les outils. La startup revendique un réseau de plus de 40 partenaires de livraison et accompagne des entreprises opérant dans plusieurs secteurs. Avec ce nouveau financement, elle prévoit de renforcer ses solutions basées sur l’intelligence artificielle, développer ses équipes et accélérer son implantation dans de nouveaux marchés.

 
 

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Orages annoncés : agriculteurs et pêcheurs appelés à la prudence

Le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche maritime a appelé les agriculteurs et les pêcheurs à la plus grande vigilance. Et ce, en raison des prévisions de l’Institut national de la météorologie annonçant, pour l’après-midi de ce lundi, des cellules orageuses accompagnées de pluies parfois abondantes et de vents forts.

Les agriculteurs sont invités à sécuriser leurs équipements, machines et serres. De même qu’ils doivent protéger leurs troupeaux en les éloignant des zones à risque et éviter toute activité en plein champ pendant les orages.

Les pêcheurs sont, pour leur part, appelés à reporter leurs sorties en mer jusqu’à l’amélioration des conditions météorologiques. Ils sont amenés également à respecter les consignes des autorités maritimes et à vérifier leurs équipements de sécurité.

Le ministère recommande enfin à tous les intervenants des secteurs agricole et maritime de suivre les bulletins météorologiques. Tout en respectant les mesures préventives, afin de préserver les vies et les biens.

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La Tunisie dans le Top 6 africain de la connectivité numérique

La Tunisie confirme sa progression dans le paysage numérique africain. Le pays occupe la 6e place en Afrique en matière de connectivité numérique, révèle la dernière édition de l’Indice de développement des technologies de l’information et de la communication (IDI) publié par l’Union internationale des télécommunications (UIT).

Avec un score de 80,1 points sur 100, la Tunisie se situe largement au-dessus de la moyenne africaine, établie à 59 points. Cette performance traduit les avancées réalisées en matière d’accès aux services numériques, de couverture des réseaux et d’utilisation des technologies de communication.

L’IDI évalue principalement deux dimensions : la connectivité universelle et la connectivité efficace. La Tunisie affiche un résultat particulièrement élevé dans le second volet, avec un score de 90,8 points; tandis que le pilier de la connectivité universelle obtient 69,5 points.

Parmi les facteurs ayant contribué à ce classement figurent la large couverture des réseaux mobiles et la forte adoption des équipements numériques. La couverture de la population par les réseaux mobiles 3G atteint ainsi près de 99 %; tandis que le taux de possession d’un téléphone mobile s’élève à 90,9 %.

Ces indicateurs témoignent d’un niveau d’équipement élevé et d’une intégration progressive du numérique dans les usages quotidiens des Tunisiens, qu’il s’agisse des services administratifs, de la communication ou des activités économiques.

Toutefois, des défis persistent, notamment en matière d’accessibilité financière. Le coût des services de télécommunication et d’Internet demeure un facteur susceptible de limiter l’accès régulier au numérique pour une partie de la population, en particulier dans un contexte marqué par les pressions sur le pouvoir d’achat.

À l’échelle africaine, le classement est dominé par le Maroc, qui arrive en tête avec 89,2 points, suivi de Maurice (89,1 points), de l’Algérie (87,8 points) et de l’Afrique du Sud (86,4 points). La Tunisie se positionne ainsi parmi les pays africains les mieux avancés en matière d’infrastructures et d’usages numériques.

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Entrées de visiteurs en Tunisie : quels résultats à fin juin 2026

Le nombre total d’entrées de non-résidents en Tunisie durant le premier semestre de l’année 2026 a légèrement progressé par rapport à la même période de 2025. Zoom sur les particularités de cette période.

On craignait une baisse manifeste des arrivées touristiques en Tunisie tant l’impact du conflit armé au Moyen-Orient au cours du printemps 2026 avait provoqué un retard de réservation de séjours. Finalement, la destination tunisienne s’en sort bien pour la première moitié de l’année si l’on observe les principaux indicateurs vus de manière sommaire.

Du 1er janvier au 30 juin 2026, le nombre global d’entrées de visiteurs a très légèrement progressé de 2,1% atteignant 4 546 389 non-résidents comptabilisés aux frontières aériennes, terrestres et maritimes selon les chiffres officiels compilés par la Police aux frontières.

Européens: les Anglais en force

Le nombre total de ressortissants du continent européen entrés en Tunisie au cours du premier semestre a été en très légère hausse de 2,3% par rapport au premier semestre 2025, totalisant 1 310 780 visiteurs, correspondant à une part de marché de 28,8%, laquelle est demeurée stable ces dernières années.

Top Ten européen/évolution par rapport à S1/2025 :

1) Français : 518 113 (+2,5%)

2) Anglais: 217 354 (+8,6%)

3)  Allemands: 120 949 (+6,6%)

4) Polonais: 107 494 (-0,7%)

5) Italiens: 67 141 (+2,7%)

6) Belges: 39 373 (-2,2%)

7) Tchèques: 37 441 (-3,8%)

8) Roumains: 20 989 (-3,1%)

9) Portugais: 19 681 (+5,5%)

10) Espagnols: 14 555 (+2,5%)

Libyens en recul, Algériens en hausse.

Les visiteurs en provenance notamment d’Algérie et de Libye ont continué à dominer les entrées de non-résidents en Tunisie avec 2 443 373 visiteurs, avec une légère croissance de 1,3% en dépit d’un net recul de 10% des arrivées libyennes qui ont été compensées par une évolution de plus de 11% des Algériens.

Les Tunisiens résidents à l’étranger ont été quant à eux plus nombreux à rentrer au pays au cours de la période indiquée, avec 667 100 arrivées, en hausse de 5,8%.

©Destination Tunisie

Lire aussi:

11 millions de touristes en Tunisie en 2025 ? Ce que disent les chiffres et comment les interpréter

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Tunisie | Les risques croissants des feux de forêt pour la faune sauvage

Les répercussions des incendies de forêt en Tunisie ne se limitent plus à la destruction des arbres et de la végétation ; elles affectent de plus en plus la faune et la biodiversité à mesure que le nombre d’incendies augmente et que les surfaces touchées s’étendent. Cette tendance suscite l’inquiétude des spécialistes quant à l’impact du changement climatique sur les écosystèmes, suscitant des appels en faveur d’un plan national proactif pour prévenir ce phénomène et en atténuer les effets.

Sahbi Bedhiaf, directeur de la protection à la Direction générale des forêts, a déclaré à l’agence Tunis Afrique Presse (Tap) que les animaux sauvages peuplant les forêts et les montagnes tunisiennes se répartissent en trois catégories principales : le gibier — notamment les lièvres, les sangliers, les perdrix et le gibier d’eau (comme les canards et les oies) ; les espèces protégées, dont les gazelles sauvages ; et les espèces nuisibles susceptibles d’endommager les cultures agricoles, telles que les étourneaux.

Ces espèces peuplent les forêts tunisiennes, lesquelles offrent les conditions nécessaires à leur survie et à leur reproduction, a-t-il expliqué, en soulignant le rôle du ministère de l’Agriculture dans la réglementation des activités de chasse par le biais de décrets officiels émis par le ministre, dans le but de préserver cette faune, de la protéger contre l’extinction et de favoriser l’accroissement de ses populations.

La Direction générale des forêts — parallèlement à ses efforts de lutte contre les incendies — œuvre à atténuer l’impact du feu sur la faune sauvage en aménageant des points d’eau au sein des forêts ; les animaux dépendent de ces sources, notamment en période de sécheresse et d’épuisement des ressources hydriques naturelles, a indiqué M. Bedhiaf, en classant les menaces pesant sur la faune sauvage en deux catégories : la première englobe le changement climatique et les vastes incendies qui en découlent — des facteurs échappant au contrôle de l’administration — tandis que la seconde a trait aux activités humaines.

Le responsable a exhorté les visiteurs de la forêt et les habitants des zones avoisinantes à respecter les habitats naturels, à protéger les nids, les œufs et les terriers, et à s’abstenir de toute chasse indiscriminée ainsi que de l’usage de substances nocives pour l’environnement.

Il a également appelé les citoyens à faire preuve de vigilance et à signaler immédiatement tout élément susceptible de présenter un risque pour les personnes, les biens ou l’environnement, précisant qu’une évaluation définitive des dégâts écologiques serait réalisée une fois tous les incendies éteints, permettant ainsi de dresser un bilan précis des pertes subies par le couvert forestier et la faune sauvage.

Pour sa part, Karim Toumi, secrétaire général de la Fédération nationale des associations de chasseurs et des associations spécialisées en chasse (Fnacacs), a déclaré que la forêt représente un écosystème intégré réunissant humains, animaux et arbres, chaque élément jouant un rôle essentiel dans le maintien de l’équilibre écologique et la continuité de la vie.

M. Toumi a fait valoir que la fréquence et l’ampleur croissantes des incendies de forêt exigent l’élaboration d’un plan national axé sur la prospective et la prévention pour faire face aux changements climatiques extrêmes, soulignant que les ressources logistiques actuellement allouées à la lutte contre ces incendies demeurent insuffisantes pour relever les défis posés par ce phénomène.

Il a également souligné l’importance de la contribution de la société civile au soutien des efforts de l’État, notamment par le biais de campagnes de sensibilisation intensifiées et d’une présence sur le terrain dans les zones forestières, précisant que la Fnacacs— qui compte environ 14 000 membres à travers le pays — appuie la Direction générale des forêts dans le cadre d’un accord de partenariat entre les deux parties.

De son côté, Kenza Kacem, directrice technique de l’Association tunisienne de la vie sauvage (ATVS), a indiqué que la contribution de l’organisation porte principalement sur la réalisation d’études et de recherches scientifiques concernant la faune sauvage indigène et migratrice, ainsi que sur la mise en œuvre de programmes de sensibilisation visant à promouvoir une culture de préservation de la biodiversité.

Elle a ajouté que le rôle de l’association dans l’atténuation de l’impact des incendies consiste notamment à sensibiliser le public à la nécessité de protéger diverses espèces sauvages — parmi lesquelles les mammifères, les oiseaux et les insectes — car elles constituent des éléments essentiels de l’écosystème.

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La filière huile d’olive propulse les revenus de la Sotuver

La Société Tunisienne de Verreries (Sotuver) a publié ses indicateurs d’activité pour le premier semestre 2026. Si les revenus consolidés du groupe, intégrant sa filiale SGI, sont en progression de 6% à 144,115 MDT, la dynamique interne de la Sotuver est bien plus marquée. Jusqu’à fin juin 2026, son chiffre d’affaires s’est établi à 69,764 MDT, soit une hausse de 27% par rapport à la même période en 2025. Cette croissance vigoureuse cache, toutefois, des évolutions opposées entre ses deux principaux marchés, illustrant un arbitrage stratégique assumé par l’entreprise.

Le moteur de cette performance est sans conteste le marché local, qui a connu une hausse de 143%, totalisant 28,205 MDT. Cette envolée spectaculaire est directement attribuée à la demande soutenue de la filière huile d’olive. Le deuxième trimestre 2026 a même été exceptionnel, avec une progression de 228% en glissement annuel, portant les revenus locaux à 20,545 MDT. Le marché à l’export a subi un repli de 4% sur le semestre. Loin d’être le signe d’une perte de compétitivité, cette baisse résulte d’un choix délibéré. Face à une demande locale exceptionnelle, la Sotuver a priorisé l’approvisionnement des conditionneurs d’huile d’olive tunisiens, réorientant une partie de sa production qui était initialement destinée aux marchés étrangers.

Parallèlement à ces évolutions commerciales, la situation financière de l’entreprise montre des signes d’assainissement. L’endettement global a diminué de 17% pour s’établir à 156,219 MDT, une amélioration notable soutenue par une réduction de 20% des dettes à court terme à 86,111 MDT. En revanche, les placements et liquidités ont chuté de 66 % sur un an, une baisse qui est attribuée au dénouement de billets de trésorerie, signifiant que l’entreprise a utilisé une partie de ses réserves pour désendetter ou financer ses opérations. Les investissements, qui s’élèvent à 13,371 MDT sur le semestre, ont été principalement orientés vers des opérations d’entretien et de maintien des outils de production, avec une progression de 41% par rapport à 2025. Cette hausse confirme la volonté de la Sotuver de préserver et d’optimiser son appareil productif, gage de sa capacité à répondre aux fortes demandes conjoncturelles et à préparer son avenir industriel.

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Le poème du dimanche | ‘‘Consolations à ma mère’’ de Sénèque

Sénèque, dit le Jeune, (4 av J.-C., Cordoue – 65, Rome) est philosophe, dramaturge et homme politique.

Exilé en Corse en 41 par l’Empereur Claude qui l’accuse de comploter contre lui, il adresse à sa mère Helvia, les ‘‘Consolations’’, ensemble de réflexions sur l’exil et le bonheur véritable, textes qui forment un recueil de méditations sur la douleur et la mort, la force intérieure et la résistance à l’opprobre. L’art rhétorique se présente ici dans toute son éloquence au service de la pensée philosophique, non sans poésie.

Tahar Bekri

5 – C’est par notre âme que nous sommes riches, celle-ci nous suit dans notre exil et au cœur des plus âpres solitudes ; une fois qu’elle a trouvé de quoi nourrir le corps, elle-même jouit de tous ses biens dont elle abonde. L’argent ne concerne en rien l’âme, pas plus qu’il ne concerne les dieux immortels.

6-Toutes ces choses qu’admirent les esprits ignorants et trop esclaves de leurs corps – marbres, or, argenterie et grands plateaux de table bien polissée – sont des masses de matière qui ne peut aimer une âme pure et consciente de sa nature originelle, elle-même légère ; libre de toute entrave et prête, dès qu’on l’aura laissée s’échapper, à s’élancer au plus haut des cieux : en attendant, pour autant que le lui permettent les obstacles corporels et sa pesante enveloppe, elle parcourt l’espace divin de sa pensée rapide et agile.

7 – Et de ce fait, elle ne peut jamais être exilée car elle est libre, apparentée aux dieux et participe de l’infini dans l’espace et dans le temps ; sa pensée, en effet, parcourt la totalité du ciel, elle se déploie dans la totalité du passé et du futur. Ce misérable corps, prison et chaîne de l’âme, est malmené de-ci de-là : c’est sur lui que pèsent les châtiments, les agressions, les maladies. Mais ce qui est certain, c’est que l’âme est, quant à elle, sacrée et éternelle et que nul ne peut mettre la main sur elle.

Traduit du latin par Colette Lazam

‘‘Consolations’’, Ed. Rivages, 1992.

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Crise de l’énergie : les hôtels tunisiens plongés dans la pénombre en pleine saison touristique

Hôtels, restaurants et autres établissements d’hébergement sont confrontés à des interruptions de courant qui mettent à rude épreuve leur fonctionnement quotidien et risquent d’avoir des répercussions durables sur l’image de la destination.

Alors que la haute saison estivale bat son plein, les coupures d’électricité à répétition qui frappent le pays tout entier plongent une partie du secteur touristique tunisien dans une situation inédite.

Ces perturbations interviennent au pire moment. Les conséquences se font déjà sentir dans plusieurs régions : les réclamations de clients se multiplient, des demandes de rapatriement sont signalées, tandis que certains tour-opérateurs demandent des explications à leurs partenaires tunisiens.

En parallèle, les avis négatifs publiés sur les principales plateformes de réservation et de notation entraînent une dégradation de la réputation de plusieurs établissements, avec un impact qui pourrait perdurer bien au-delà de la saison actuelle.

Les solutions impossibles

Sur le plan opérationnel, les difficultés s’accumulent. Les hôtels qui tentent de louer des groupes électrogènes font face à une forte hausse des coûts, sans pour autant pouvoir garantir une alimentation électrique continue. Les interruptions de courant fragilisent également la chaîne du froid, exposant les établissements à des pertes de denrées alimentaires et à un risque accru de rupture d’approvisionnement, dans la mesure où les fournisseurs sont eux aussi affectés par la crise énergétique.

Cette nouvelle épreuve intervient alors que le secteur touristique n’avait pas encore totalement retrouvé son rythme habituel. Déjà confrontés à un ralentissement des réservations lié aux tensions géopolitiques au Moyen-Orient et aux répercussions du conflit entre les États-Unis et l’Iran sur les comportements de certains marchés émetteurs, les professionnels voient désormais s’ajouter un facteur de crise supplémentaire susceptible de fragiliser davantage la saison estivale.

Les questions sans réponses

Au-delà des conséquences immédiates, les interrogations sont nombreuses. Combien de temps cette situation durera-t-elle ? Quel sera son coût économique pour les entreprises touristiques ? Quel impact aura-t-elle sur la perception de la destination Tunisie auprès des voyageurs internationaux ? Et surtout, s’agit-il d’un épisode ponctuel ou du début d’un phénomène appelé à se reproduire lors des prochaines saisons estivales ?

Sur le terrain, les professionnels font face à une clientèle de plus en plus difficile à rassurer.

« Nous faisons tout pour essayer de calmer les esprits et de nous excuser auprès de nos clients, mais rien n’y fait. Il faut comprendre que lorsqu’il fait encore 36 °C à 23 heures et qu’il n’y a plus de climatisation dans les chambres, les clients sont hors d’eux, notamment les familles avec de jeunes enfants », témoigne une hôtelière de Hammamet.

Toutes les régions touchées

« La clientèle est particulièrement remontée contre l’hôtel et ne peut pas admettre que cette situation échappe totalement à notre volonté. Beaucoup considèrent qu’il est de notre responsabilité de disposer d’un groupe électrogène », explique pour sa part le directeur commercial d’un établissement à Monastir.

Or, rappellent les professionnels, la réalité technique est bien plus complexe. Installer des groupes électrogènes de forte puissance représente un investissement considérable, nécessite des espaces adaptés et implique des contraintes d’exploitation importantes.

Dans la plupart des hôtels, les équipements de secours existants — groupes électrogènes ou onduleurs — ont été conçus pour assurer uniquement les fonctions essentielles : un éclairage minimal des espaces stratégiques comme la réception, le maintien des systèmes de sécurité ainsi que l’alimentation des chambres froides afin de préserver la chaîne du froid. Ils ne permettent généralement pas d’assurer le fonctionnement simultané de l’ensemble des installations d’un hôtel, notamment les systèmes de climatisation des centaines de chambres.

Pour les professionnels du secteur, la multiplication des coupures d’électricité dépasse désormais le simple désagrément technique. Elle constitue un véritable enjeu économique, commercial et d’image pour une industrie qui représente l’un des piliers de l’économie tunisienne et dont la compétitivité repose avant tout sur la qualité de l’expérience offerte aux visiteurs.

D.T

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Dance World Cup : le Maroc décroche sa première médaille d’or

Organisée à Dublin, en Irlande, du 8 au 18 juillet, la Dance World Cup 2026 a offert au Maroc un succès inédit. Grâce au sacre de Youssef Mourahab, l’école casablancaise Temps’Danse remporte la première médaille d’or du Royaume dans cette…

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