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Après la vague de chaleur, l’ONF réduit le prix du maïs fourrager pour soutenir les éleveurs

Face aux difficultés rencontrées par les éleveurs après la vague de chaleur qui a touché la Tunisie, l’Office national des fourrages (ONF) a décidé d’agir sur le coût de l’alimentation animale. L’établissement a annoncé, le 23 juillet 2026, une révision à la baisse du prix de vente du maïs fourrager disponible dans ses entrepôts.

À partir de cette date, le prix de vente est fixé à 863 dinars la tonne. Cette mesure vise à alléger la pression sur les professionnels de la production animale, alors que les fortes températures ont affecté les élevages de volailles et de ruminants, avec des impacts sur les conditions de production et les charges supportées par les éleveurs.

En parallèle, l’ONF a annoncé la suspension des charges financières liées au prix de vente du maïs fourrager pour les opérations réalisées avec un paiement différé. Une décision qui concerne les professionnels bénéficiant de ce mode de règlement.

Le dispositif s’adresse à l’ensemble des acteurs du secteur, notamment les éleveurs de volailles et de ruminants, les sociétés coopératives, les sociétés communautaires, les groupements de développement agricole, les centres de collecte de lait ainsi que les fabricants et commerçants de fourrages agréés.

À travers ces mesures, l’ONF cherche à maintenir l’approvisionnement du marché en aliments pour bétail et à limiter l’impact économique de la période de fortes chaleurs sur les filières animales.

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Face aux coupures d’électricité, les entreprises demandent des comptes et des solutions durables

Quand l’électricité disparaît à la maison, dans un commerce ou dans une usine, le problème ne se limite plus à quelques heures sans courant. Pour les Tunisiens, ces coupures deviennent une réalité du quotidien, avec des conséquences qui dépassent le simple inconfort. Elles touchent aussi l’activité économique et commencent à inquiéter les entreprises.

L’Organisation nationale des entrepreneurs (ONE) alerte sur l’impact des interruptions répétées et non programmées de l’électricité. Pour les opérateurs économiques, chaque coupure peut entraîner des pertes difficiles à rattraper et perturber une chaîne de production déjà soumise à plusieurs contraintes.

Dans les usines, une interruption brutale peut arrêter les machines, ralentir la production ou provoquer des dommages sur certains équipements. Dans les secteurs qui dépendent du froid, comme l’agroalimentaire, quelques heures sans alimentation peuvent entraîner la perte de matières premières ou de produits finis.

Les petites entreprises, les artisans et les commerçants ne sont pas épargnés. Une coupure peut empêcher une activité de fonctionner normalement, retarder une commande ou compliquer une relation avec un client.

Pour les entreprises tournées vers l’export, l’enjeu est encore plus important. Dans un environnement où les délais de livraison sont un critère essentiel, une production perturbée peut fragiliser la confiance des partenaires étrangers.

L’ONE estime que cette situation pose une question plus large sur la capacité du pays à garantir un environnement stable pour l’investissement et la production. L’énergie devient ainsi un facteur qui influence directement la compétitivité des entreprises tunisiennes.

Face à ces difficultés, l’organisation annonce un accompagnement juridique pour les entreprises touchées. Elle appelle les entrepreneurs, commerçants et artisans à conserver les preuves des pertes enregistrées, qu’il s’agisse de factures de réparation, de dommages matériels ou de pertes de marchandises.

Mais au-delà des démarches liées aux préjudices, l’ONE appelle à une réflexion de fond sur la gestion énergétique du pays. Pour les acteurs économiques, il ne suffit plus d’intervenir après chaque incident. Il faut renforcer l’anticipation et trouver des solutions durables.

L’organisation met notamment en avant l’importance d’accélérer les projets d’énergies renouvelables et de faciliter l’autoproduction pour les entreprises. L’objectif est de permettre aux acteurs économiques de réduire leur dépendance au réseau et de mieux sécuriser leur activité.

La question énergétique dépasse désormais le secteur de l’électricité. Elle touche directement le quotidien des citoyens, la capacité des entreprises à produire et l’attractivité économique du pays.

Pour les entrepreneurs, la priorité est aujourd’hui de retrouver plus de visibilité et de stabilité afin de pouvoir travailler dans de meilleures conditions.

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Le Tunisien Zied Jaouadi accède à la vice-présidence Afrique du Nord de la PACCI

La Tunisie renforce sa présence au sein des organisations économiques africaines. Zied Jaouadi a été élu vice-président Afrique du Nord du Conseil exécutif de la Pan African Chamber of Commerce and Industry (PACCI) pour le mandat 2026-2028. Il occupe actuellement le poste de vice-président de la Chambre nationale des sociétés de commerce international au sein de l’Utica.

L’élection a eu lieu lors de la 5ᵉ Assemblée générale de la PACCI. L’événement s’est tenu du 24 au 26 juin 2026 à Fès, au Maroc. La présidence de l’Afrique du Nord est revenue à Hamza Benabdallah, représentant de la Chambre de commerce, d’industrie et de services de Fès-Meknès. Mais au fait, qu’est-ce que la PACCI?

Créée en 2009, cette organisation est basée à Addis-Abeba, en Éthiopie. Elle réunit des chambres de commerce, des organisations patronales et des associations d’entreprises de plusieurs pays africains. Son objectif? Faire entendre la voix du secteur privé africain et encourager les échanges entre les entreprises du continent.

Son rôle a gagné en importance avec le lancement de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf). La PACCI travaille sur les questions de commerce, d’investissement, de développement des PME et d’intégration économique. Elle dialogue également avec l’Union africaine et d’autres institutions régionales pour défendre les intérêts des entreprises africaines.

Le Conseil exécutif est l’organe qui dirige l’organisation. Il définit les priorités de la PACCI et suit la mise en œuvre de ses actions. En rejoignant cette instance, Jaouadi Zied représentera les intérêts de l’Afrique du Nord aux côtés des autres responsables régionaux.

Pour l’Utica, cette élection offre une présence au sein d’une organisation qui participe aux débats sur l’avenir du commerce africain. Pour la Tunisie, elle constitue aussi une occasion de peser davantage dans les discussions autour de l’intégration économique du continent.

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Les utilisateurs de l’e-Dinar à nouveau ciblés par des sites frauduleux

Comment distinguer un site officiel d’une plateforme frauduleuse? La question se pose de nouveau après l’alerte publiée par la Poste tunisienne concernant des tentatives de phishing visant les détenteurs de cartes de paiement électronique et les utilisateurs du portefeuille “Wallet e-Dinar”.

Dans un communiqué diffusé sur ses pages officielles, la Poste tunisienne indique avoir identifié des sites internet qui utilisent son identité ou se présentent comme des partenaires afin d’inciter les utilisateurs à communiquer leurs données personnelles et leurs informations de paiement. L’établissement rappelle dans un communiqué qu’il ne demande jamais à ses clients de transmettre leur mot de passe, leur code secret ou tout autre identifiant confidentiel. Toute sollicitation de ce type doit être considérée comme suspecte.

La Poste tunisienne précise également avoir engagé des procédures judiciaires contre les responsables de sites qui utilisent son identité sans autorisation ou se présentent abusivement comme des partenaires de l’institution pour collecter des données personnelles. En effet,cette alerte intervient plusieurs mois après un premier avertissement publié en février, qui portait déjà sur des tentatives de phishing ciblant les utilisateurs des services de paiement de la Poste.

Le phishing consiste à reproduire l’apparence d’un site ou d’un service connu afin d’obtenir les informations confidentielles des utilisateurs. Les fraudeurs diffusent généralement des liens par SMS, courrier électronique ou réseaux sociaux en invitant les victimes à confirmer leurs informations, à sécuriser leur compte ou à effectuer une prétendue mise à jour.

Pour limiter les risques, la Poste tunisienne invite ses clients à vérifier l’adresse du site consulté avant de saisir des informations personnelles, à ne pas utiliser les liens reçus de sources inconnues et à s’assurer que toute communication provient de ses canaux officiels.

L’institution recommande également de ne jamais communiquer ses codes confidentiels, même lorsqu’une demande semble provenir de la Poste tunisienne ou d’un partenaire présenté comme tel.

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ARP: près de 750 millions de dinars approuvés pour relancer la CPG et le GCT

Le secteur tunisien des phosphates franchit une nouvelle étape dans son plan de redressement. La Commission des finances et du budget de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) a approuvé trois projets de loi autorisant l’État à garantir des financements internationaux destinés à la Compagnie des phosphates de Gafsa (CPG) et au Groupe chimique tunisien (GCT), selon une dépêche de l’agence TAP.

L’opération représente près de 750 millions de dinars. Elle comprend un prêt de 110 millions d’euros accordé par la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) à la CPG, ainsi que deux financements totalisant 120 millions de dollars mobilisés auprès de la Société internationale islamique de financement du commerce (ITFC) au profit du GCT.

Pour la CPG, ces ressources serviront à moderniser les installations de production. Le programme prévoit le renouvellement d’une partie du matériel d’extraction, l’installation de nouvelles unités de filtration et la mise à niveau de plusieurs équipements afin d’améliorer les performances industrielles et de réduire les coûts d’exploitation.

Le financement couvre également le projet CAPSA, une unité de traitement des eaux industrielles. Son objectif est de porter le taux de réutilisation des eaux usées de 60 % à plus de 90 %. Dans le bassin minier, où les ressources en eau sont limitées, cette amélioration doit permettre de diminuer la consommation d’eau liée aux activités minières.

Le GCT utilisera, de son côté, les financements de l’ITFC pour acheter du soufre et de l’ammoniac, deux matières premières indispensables à la fabrication des engrais. L’objectif est de sécuriser les approvisionnements, dans un contexte marqué par la volatilité des prix internationaux, et d’assurer la continuité de la production.

Selon le ministère de l’Industrie, ces financements s’inscrivent dans le programme de réforme du secteur des phosphates. Les investissements prévus devraient permettre à la CPG d’augmenter sa capacité d’extraction d’environ 30 % au cours des prochaines années.

Longtemps considéré comme l’un des moteurs des exportations tunisiennes, le secteur des phosphates a vu sa production reculer ces dernières années sous l’effet de difficultés sociales, logistiques et d’un sous-investissement des infrastructures. La remise à niveau des équipements et la sécurisation de l’approvisionnement des unités de transformation constituent donc deux leviers essentiels pour retrouver un rythme de production plus stable.

Après l’approbation de la commission parlementaire, la concrétisation de ces investissements dépendra désormais de leur mise en œuvre sur le terrain et de leur capacité à produire les résultats attendus sur la production et les exportations.

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Assad reprend 100% de sa filiale algérienne BAA

Le groupe tunisien Assad a finalisé le rachat des parts restantes de sa filiale Batteries Assad Algérie (BAA). L’opération, conclue le 16 juillet 2026, porte sur les 4% du capital encore détenus par des investisseurs locaux algériens. Le groupe détient désormais la totalité du capital de sa filiale.

Cette opération ouvre la voie à une nouvelle étape pour BAA. Assad envisage une ouverture du capital de la société, soit à travers l’entrée d’un partenaire industriel, soit via une introduction en Bourse sur le marché algérien.

Le groupe prépare cette opération depuis l’année dernière avec l’accompagnement d’un cabinet spécialisé. L’objectif est de définir le meilleur schéma pour financer le développement de BAA.

La levée de fonds envisagée pourrait atteindre 1 milliard de dinars algériens, soit environ 22,1 millions de dinars tunisiens. Assad prévoit de céder entre 25% et 30% du capital de la filiale.

L’opération devrait être réalisée avant la fin de 2026. Les fonds levés en Algérie seraient destinés au développement de l’activité locale, avec un financement en monnaie nationale.

Avec cette restructuration, Assad renforce son contrôle sur sa filiale algérienne avant une éventuelle ouverture aux investisseurs.

 
 

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La BCT adresse une nouvelle circulaire aux banques et aux établissements de paiement

À quelques semaines du lancement des inscriptions scolaires, le paiement des frais d’inscription pour l’année 2026-2027 change de dispositif. Les opérations seront effectuées exclusivement à travers des canaux numériques, notamment via des portefeuilles mobiles ainsi que des cartes de paiement bancaires ou postales.

Cette nouvelle organisation mobilise plusieurs acteurs du système financier, dont les banques, l’Office national des postes, les établissements de paiement non bancaires et la Banque centrale de Tunisie (BCT).

C’est dans ce contexte que la BCT a adressé, le 21 juillet, une circulaire aux banques, aux établissements de paiement et à La Poste tunisienne. Le document fixe les mesures à prendre pour accompagner la campagne d’inscription scolaire et garantir le fonctionnement des services de paiement électronique durant cette période.

Premier point d’attention: la disponibilité des plateformes. La BCT demande aux établissements concernés de s’assurer du bon fonctionnement de leurs canaux électroniques avant le démarrage de la campagne, d’en suivre les performances pendant toute la période des inscriptions et d’intervenir rapidement en cas d’incident technique.

L’enjeu est d’éviter les interruptions de service pouvant affecter les opérations de paiement réalisées par les familles.

La circulaire met également l’accent sur l’information et l’accompagnement des usagers. Les établissements sont appelés à communiquer davantage sur les solutions numériques disponibles et à apporter une assistance aux parents rencontrant des difficultés lors des démarches d’inscription.

Autre volet abordé: la coordination entre les différents intervenants. La Banque centrale recommande aux banques, aux établissements de paiement et à La Poste tunisienne de renforcer leurs échanges afin de faciliter le suivi des incidents, le traitement des réclamations et la résolution des problèmes rencontrés.

Cette organisation intervient alors que les services de paiement électronique sont progressivement intégrés dans plusieurs usages du quotidien. Avec les inscriptions scolaires, ces solutions seront utilisées dans le cadre d’une opération nationale impliquant un nombre important d’utilisateurs sur une période limitée.

Signée par le gouverneur de la Banque centrale, Fethi Zouhair Nouri, cette circulaire précise ainsi le cadre opérationnel applicable aux établissements financiers pour la campagne de paiement des frais d’inscription scolaire 2026-2027.

 
 

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Grammer AG explore la piste tunisienne pour un projet industriel de 1 200 emplois

La Tunisie pourrait bientôt accueillir un nouvel acteur de poids dans son écosystème automobile. Le groupe allemand Grammer AG, spécialiste des systèmes de sièges et des composants d’intérieur pour l’industrie automobile, étudie la possibilité d’une implantation industrielle dans le pays. Le projet, encore au stade de prospection, pourrait déboucher sur la création de près de 1 200 emplois directs.

Cette perspective a été évoquée à l’occasion d’une visite d’une délégation de haut niveau de l’entreprise allemande en Tunisie. Selon un communiqué de la Tunisia Investment Authority (TIA), cette mission a été organisée en coordination avec la Chambre tuniso-allemande de l’industrie et du commerce (AHK Tunisie) afin d’examiner les opportunités d’investissement qu’offre le pays.

Au cours des échanges, plusieurs aspects ont été passés en revue, notamment les sites d’implantation possibles, les solutions industrielles disponibles ainsi que les mécanismes d’accompagnement proposés aux investisseurs étrangers. D’après la TIA, les discussions s’inscrivent dans le cadre de la stratégie d’expansion internationale de Grammer AG.

Le projet, s’il se concrétise, viendrait renforcer une filière automobile tunisienne qui continue d’attirer des industriels européens à la recherche de solutions de nearshoring. Au-delà des emplois annoncés, une telle implantation contribuerait également à élargir la chaîne de valeur locale dans un segment à plus forte intensité technologique.

Dans son communiqué, la Tunisia Investment Authority indique avoir réaffirmé son engagement à accompagner le groupe tout au long du processus, en facilitant les procédures administratives, l’identification du foncier industriel et la coordination avec les différents intervenants publics.

Fondée en 1880 en Allemagne, Grammer AG est aujourd’hui l’un des principaux fournisseurs mondiaux de solutions d’intérieur pour les véhicules particuliers ainsi que de systèmes de sièges destinés aux poids lourds, autobus, engins agricoles, de chantier et véhicules ferroviaires.

Le groupe emploie près de 14 000 collaborateurs répartis dans plus de 20 pays. Ses clients comptent parmi les grands constructeurs automobiles internationaux, auxquels il fournit des composants intégrant des technologies liées au confort, à la sécurité et à l’ergonomie.

Cette nouvelle marque d’intérêt intervient dans un contexte où la Tunisie multiplie les annonces d’investissements dans les industries manufacturières exportatrices, notamment dans les secteurs automobile, aéronautique et électronique.

La proximité géographique avec l’Europe, la disponibilité d’une main-d’œuvre qualifiée et l’expérience acquise dans les industries mécaniques et électriques continuent de constituer les principaux arguments avancés pour attirer les investisseurs internationaux.

Si le projet de Grammer AG aboutit, il viendrait s’ajouter à la liste des investissements étrangers qui misent sur la Tunisie comme base industrielle régionale, tout en renforçant le positionnement du pays dans les chaînes de valeur européennes de l’industrie automobile.

 
 

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Qui sont les experts derrière le livre blanc “TunisIA”?

Comment la Tunisie peut-elle transformer son vivier de talents en véritable levier de compétitivité dans l’intelligence artificielle? C’est à cette question que tente de répondre TunisIA, une initiative portée par l’Association des Tunisiens des Grandes Écoles (Atuge), qui vient de dévoiler un livre blanc proposant une vision et une feuille de route à l’horizon 2030.

L’intelligence artificielle n’est ni une tendance, ni technologie d’avenir, mais plutôt un facteur de compétitivité qui redessine les économies. Face à cette transformation, la Tunisie cherche à définir sa propre trajectoire. C’est dans cette optique que l’Atuge a lancé TunisIA, une initiative qui a abouti à l’élaboration d’un livre blanc destiné à servir de référence pour les décideurs publics, les entreprises, les universités et l’ensemble de l’écosystème numérique. Présenté dans le cadre de la 3e édition du Tunisia Global Forum 2026, ce document se veut plus qu’un simple rapport. Ses initiateurs le décrivent comme un “document vivant”, publié en open source afin d’être enrichi au fil des contributions de l’ensemble des acteurs concernés.

L’ambition de l’écosytème est de permettre à la Tunisie de développer une stratégie nationale adaptée à ses réalités, ses besoins, ses points forts… au profit des acteurs, sans reproduire mécaniquement les modèles étrangers. Le Livre Blanc défend ainsi une approche qualifiée de “tunisienne”, fondée sur les compétences locales, la sobriété des investissements et la réponse à des besoins concrets des citoyens, des entreprises et de l’administration.

Une mobilisation de figures de référence, une promesse

L’un des principaux atouts de cette initiative réside dans la diversité des profils mobilisés pour sa conception. Le projet a réuni des experts issus des grandes entreprises technologiques internationales, du monde universitaire, de la recherche et de l’entrepreneuriat. Union fait la force!

Le comité stratégique est présidé par Amine Aloulou, président de l’Atuge Tunisie. Il rassemble notamment Karim Beguir, cofondateur et CEO d’InstaDeep, Nozha Boujemaa, experte internationale et coprésidente du groupe IA de l’OCDE, Imed Zitouni, directeur principal de l’ingénierie chez Meta, Sami Ben Romdhane, vice-président Cloud & AI chez eBay, ainsi que le professeur Elyes Jouini de l’Université Paris Dauphine-PSL. Y participent également plusieurs personnalités reconnues de l’écosystème tunisien, parmi lesquelles Neila Benzina, fondatrice et CEO de Winbee, Mehdi Houas, président de Talan, ainsi que Noomane Fehri, Farouk Kamoun et Badreddine Ouali.La rédaction du document a, quant à elle, été assurée par une équipe composée de Maledh Marrakchi, consultant et enseignant spécialisé en intelligence artificielle, Emna Kharouf, ancienne présidente de l’Atuge Tunisie, et Nozha Ben Hajel-Boujemaa.

Une feuille de route à l’horizon 2030

Le Livre Blanc s’articule autour de 5 mesures structurantes déclinées en 41 recommandations opérationnelles. Ces recommandations sont organisées autour de trois piliers, à savoir, le développement des usages de l’intelligence artificielle, puis, les infrastructures numériques et les données. Elles sont complétées par deux leviers transversaux, consacrés à la gouvernance et au développement des talents. À travers cette feuille de route, les auteurs ambitionnent de créer les conditions nécessaires à une adoption plus large de l’IA dans les secteurs public et privé, tout en renforçant les capacités nationales en matière de recherche, d’innovation et de formation. Au-delà des recommandations techniques, le document fixe également comme objectif “mesurable”! “Permettre à la Tunisie d’intégrer le Top 50 mondial du Global Innovation Index d’ici 2030, en faisant de l’intelligence artificielle un levier de transformation économique et de compétitivité.”

Le défi reste désormais celui de la mise en œuvre. Car si la Tunisie dispose d’atouts reconnus, notamment un important vivier d’ingénieurs et d’entrepreneurs, la réussite de cette stratégie dépendra de la capacité à fédérer durablement les pouvoirs publics, les entreprises, les universités et les investisseurs autour d’une vision commune. C’est précisément l’ambition affichée par TunisIA, qui entend faire de ce Livre Blanc le point de départ d’une démarche collective plutôt qu’un document figé.

 
 

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Comment produire plus avec moins d’eau? La startup Grow It Yourself répond

Dans une serre, il n’y a pas toujours besoin de terre pour faire pousser des légumes. C’est le pari fait par Grow It Yourself, une startup tunisienne qui développe des solutions d’hydroponie, une technique agricole qui permet de cultiver des plantes hors-sol en contrôlant leur environnement.

Fondée entre 2018 et 2019 par Ilyes Saidani, l’entreprise s’est spécialisée dans une technologie qui répond à une problématique devenue centrale en Tunisie. Comment continuer à produire alors que l’eau devient une ressource de plus en plus rare? “L’idée était de développer une agriculture plus efficace, capable de produire davantage tout en consommant moins de ressources”, souligne le CEO.

Plus précisément, l’hydroponie repose sur un principe un peu simple. Les racines des plantes ne puisent plus leurs nutriments dans la terre, mais dans une solution aqueuse enrichie. Cette maîtrise du milieu permet de réduire les pertes et d’optimiser chaque apport.

L’eau, le déclencheur!

Le choix de cette technologie n’est pas un hasard. La Tunisie fait partie des pays soumis à un stress hydrique important. D’ailleurs, précisément ces jours et aussi avec la canicule, les Tunisiens en font chaque jour le constat avec les coupures d’eau qui se multiplient dans plusieurs régions du pays. La baisse des précipitations, la pression sur les nappes phréatiques et l’évolution des besoins agricoles obligent le secteur à revoir ses méthodes de production. Dans ce contexte, les solutions permettant d’utiliser moins d’eau attirent de plus en plus l’attention. Selon Grow It Yourself, ses systèmes peuvent permettre jusqu’à 90% d’économie d’eau par rapport aux méthodes agricoles classiques, selon les cultures et les conditions d’exploitation. La startup avance également un potentiel de rendement supérieur, pouvant atteindre jusqu’à dix fois celui d’une culture traditionnelle sur une même surface grâce à un meilleur contrôle des paramètres de croissance.Au-delà de la quantité produite, c’est aussi la manière de produire qui change. D’ailleurs, l’une des évolutions de la startup , apportées par l’hydroponie moderne, est l’intégration de la technologie dans le suivi des cultures. En outre, les installations développées par Grow It Yourself intègrent des capteurs capables de surveiller différents paramètres comme l’irrigation, le fonctionnement du système, les conditions de culture ou encore besoins spécifiques des plantes. Par conséquent, l’agriculteur peut suivre plusieurs données à distance via une interface numérique. Une approche qui rapproche l’agriculture tunisienne des concepts de smart farming, où la donnée devient un outil pour prendre de meilleures décisions. Cette évolution correspond à une tendance mondiale. Dans plusieurs pays, notamment aux Pays-Bas, en Espagne ou aux États-Unis, les technologies agricoles permettent déjà de produire dans des environnements fortement contrôlés, y compris dans des zones où les contraintes climatiques rendent l’agriculture traditionnelle plus difficile.

L’autre argument mis en avant par les acteurs de l’hydroponie concerne la maîtrise sanitaire. En supprimant le contact direct avec le sol, cette méthode limite certains risques liés aux maladies transmises par celui-ci. Grow It Yourself affirme ainsi développer des systèmes fonctionnant sans pesticides et collaborer avec des laboratoires pour accompagner les agriculteurs qui souhaitent renforcer la traçabilité de leurs productions. Cette dimension répond aussi à une évolution des attentes des consommateurs, de plus en plus attentifs à l’origine des produits alimentaires et aux méthodes utilisées pour les produire.

Pour les particuliers aussi

Le modèle de Grow It Yourself ne se limite pas aux exploitations agricoles. La startup propose également des installations destinées aux particuliers souhaitant produire leurs propres légumes. L’entreprise accompagne ses clients avec des solutions clés en main, allant de l’installation à la formation, avec un suivi après mise en service. Cette approche traduit une évolution du marché : l’agriculture technologique ne concerne plus uniquement les grands exploitants. Elle commence aussi à intéresser les particuliers, les petites structures et les nouveaux profils attirés par une production locale.

Son réseau? 

Après son développement en Tunisie, Grow It Yourself exporte son expertise vers d’autres marchés africains, notamment l’Algérie, la Libye et le Sénégal. Pour la startup, l’Afrique représente un terrain naturel d’expansion. Le continent fait face à des défis similaires: croissance démographique, pression sur les ressources naturelles et nécessité d’améliorer la productivité agricole. L’entreprise revendique aujourd’hui une présence importante sur le marché tunisien de l’hydroponie. Elle privilégie pour l’instant l’autofinancement et envisage une éventuelle levée de fonds à partir de 2027 pour accélérer son développement.

Une question qui se pose si l’hydroponie peut-elle changer l’agriculture tunisienne? L’agriculture hors-sol ne remplacera pas toutes les formes d’agriculture traditionnelle. Les cultures en plein champ resteront essentielles pour de nombreuses productions. Mais dans un pays où chaque litre d’eau compte davantage, l’hydroponie apparaît comme une piste parmi les solutions possibles pour adapter le modèle agricole. Le défi pour les startups du secteur sera désormais de dépasser le stade de l’innovation technologique pour atteindre une adoption plus large auprès des agriculteurs.Car derrière cette technologie se joue une question plus large, à savoir, dans un contexte de changement climatique, comment produire mieux avec moins de ressources?

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Boom des échanges sino-africain: l’Afrique parvient-elle enfin à remonter dans la chaîne de valeur?

Les chiffres donnent le vertige. En six mois seulement, les échanges commerciaux entre la Chine et l’Afrique ont franchi un nouveau seuil, à 203,5 milliards de dollars, en hausse de 24% sur un an, selon les données relayées par l’agence ecofin. En effet, Pékin est devenu un partenaire économique incontournable pour le continent africain. Mais derrière cette croissance spectaculaire, une autre réalité apparaît. Le commerce sino-africain continue de fonctionner selon un schéma déséquilibré: l’Afrique vend principalement ses ressources naturelles, tandis qu’elle achète des produits transformés, des équipements et des technologies, prècise la même source. La question n’est donc plus seulement celle du volume des échangesm mais celle de la valeur créée par cette relation.

Les dernières données de l’Administration générale de la douane chinoise illustrent cette dynamique à deux vitesses. Au premier semestre 2026, les exportations chinoises vers l’Afrique ont atteint 130,01 milliards de dollars, enregistrant une hausse de 26%. Dans le même temps, les importations chinoises en provenance du continent ont progressé de 20%, pour s’établir à 73,5 milliards de dollars.

Cette différence explique l’un des principaux points de tension. A dire vrai, le déficit commercial africain vis-à-vis de la Chine s’est creusé pour atteindre 56,8 milliards de dollars sur les six premiers mois de l’année. Par ailleurs, dderrière ces montants se cache une réalité plus profonde. L’Afrique exporte encore largement du pétrole, du cuivre, du cobalt, du fer, du gaz ou encore des produits agricoles peu transformés. La Chine, de son côté, fournit des machines, des équipements électroniques, des véhicules, des produits manufacturés et de plus en plus de technologies liées à la transition énergétique.

Cette structure des échanges n’est pas nouvelle. Elle rappelle une difficulté persistante pour de nombreuses économies africaines : disposer de ressources abondantes ne garantit pas automatiquement la création de valeur sur place. La transformation industrielle reste le maillon faible.

La hausse des importations chinoises depuis l’Afrique ne traduit d’ailleurs pas forcément une diversification de l’offre africaine. Elle est aussi portée par l’évolution des cours mondiaux des matières premières. Lorsque les prix du pétrole ou des minerais augmentent, la valeur des exportations progresse mécaniquement, sans que cela signifie nécessairement une montée en gamme de la production africaine.

La Chine tente pourtant de faciliter l’accès de ses marchés aux produits africains. Depuis le 1er mai 2026, Pékin a étendu le traitement tarifaire zéro à 53 pays africains disposant de relations diplomatiques avec elle. Une mesure qui concerne désormais un nombre plus large de pays, au-delà des seuls pays les moins avancés.

Mais cette ouverture commerciale ne règle qu’une partie du problème. Car le principal obstacle n’est pas uniquement lié aux droits de douane. Avant même cette nouvelle étape, environ 94,5 % des exportations africaines entraient déjà sur le marché chinois sans droits de douane.

Le véritable défi reste ailleurs de produire davantage, transformer localement et répondre aux exigences d’un marché chinois en évolution.C’est précisément sur ce point que les institutions africaines insistent. Pour Afreximbank, l’enjeu est désormais de renforcer les capacités productives du continent afin que l’Afrique ne se limite plus à exporter des matières premières.

Cela passe par le développement de chaînes de valeur régionales, notamment dans l’agro-industrie, les minerais stratégiques ou encore les industries manufacturières. Transformer le cacao avant exportation, raffiner certains minerais localement ou développer des composants industriels permettrait de capter une part plus importante de la richesse générée.

La question logistique reste également centrale. L’accès au marché chinois ne dépend pas seulement des tarifs commerciaux, mais aussi de la capacité à produire régulièrement, à respecter les normes internationales et à acheminer les marchandises dans de bonnes conditions. Zones industrielles proches des ports, réseaux ferroviaires, plateformes logistiques ou encore infrastructures de stockage deviennent des éléments déterminants.

Cette nouvelle phase des relations sino-africaines intervient aussi dans un contexte international particulier. Face aux tensions commerciales avec les États-Unis, la Chine cherche à renforcer ses débouchés dans les marchés émergents. L’Afrique apparaît ainsi comme un partenaire stratégique pour ses entreprises, mais cette dynamique pourrait aussi accentuer certaines inquiétudes locales.

Des analyses, notamment celles d’Oxford Economics, alertent sur le risque de voir apparaître davantage de tensions commerciales si les importations chinoises continuent de concurrencer directement certaines productions africaines. Certains pays pourraient alors renforcer leurs mesures de protection, à travers des mécanismes antidumping ou des restrictions sur certains produits.

Pour autant, réduire la relation Chine-Afrique à un simple déséquilibre commercial serait incomplet. La Chine reste un acteur majeur du financement des infrastructures africaines, un fournisseur d’équipements et un partenaire industriel de nombreux pays. L’enjeu pour le continent n’est donc pas de choisir entre ouverture ou protection, mais de mieux négocier sa place dans cette relation.

Le prochain chapitre du commerce sino-africain se jouera moins sur les milliards échangés que sur la capacité de l’Afrique à transformer une partie de ses richesses sur son propre sol. Car la véritable question n’est plus seulement combien l’Afrique vend à la Chine, mais ce qu’elle est capable de construire grâce à ces échanges.

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Un géant allemand de la porcelaine en Tunisie: que faut-il savoir ?

Plus de 500 emplois devraient voir le jour en Tunisie avec l’arrivée du groupe allemand BHS Tabletop. Le fabricant de porcelaine professionnelle haut de gamme prévoit d’y réaliser un investissement de près de 40 millions de dinars, dont la mise en exploitation est attendue en 2028.

Ce projet a été présenté mardi par le directeur général du groupe, Jens Becker, lors d’une réunion avec le ministre de l’Équipement et de l’Habitat, chargé de la gestion du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, Salah Zouari, selon un communiqué du ministère.

À cette occasion, le dirigeant allemand a exposé les activités de BHS Tabletop ainsi que son programme d’implantation en Tunisie. La première phase de l’investissement devrait générer plus de 500 postes, marquant une nouvelle étape dans le développement industriel du groupe.

Le ministre a, pour sa part, assuré que les services de son département accompagneront le projet en coordonnant avec les différentes administrations concernées afin d’en accélérer la réalisation et de réunir les conditions nécessaires à son aboutissement.

Fondé en 1814, BHS Tabletop AG s’est imposé comme l’un des principaux fabricants mondiaux d’articles de table et d’ustensiles en porcelaine destinés aux professionnels de l’hôtellerie et de la restauration. Le groupe produit chaque année plus de 20 millions de pièces, distribuées dans 140 pays.

Cet investissement s’inscrit dans la dynamique des projets industriels étrangers qui continuent de cibler la Tunisie. Pour les groupes internationaux, le pays reste un site de production compétitif grâce à son savoir-faire industriel, à la qualification de sa main-d’œuvre et à sa proximité avec les marchés européens.

Source: ministère de l’Industrie.

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Atuge: un livre blanc en préparation pour tracer les priorités de la Tunisie à l’ère de l’IA

La Tunisie dispose d’un atout majeur dans la course à l’intelligence artificielle. Le pays forme des ingénieurs, exporte ses compétences et affiche 4120 développeurs par million d’habitants, soit l’une des plus fortes densités d’Afrique du Nord.

Un potentiel qui était au centre des échanges lors de la troisième édition du Tunisia Global Forum (TGF), organisée le 21 juillet 2026 à Tunis par l’Association des Tunisiens des Grandes Écoles (ATUGE) sous le thème “Bâtir l’avenir à l’ère de l’IA”.

Entrepreneurs, chercheurs, investisseurs, responsables publics et membres de la diaspora se sont retrouvés autour d’un même défi. Comment transformer cette réserve de compétences en véritable moteur économique? La réponse passe par une stratégie nationale. Le Livre Blanc “TunisIA” propose une feuille de route à l’horizon 2030 pour accélérer l’adoption de l’intelligence artificielle, renforcer les infrastructures et créer un environnement favorable à l’innovation.

Le constat reste toutefois contrasté. Malgré ses talents, la Tunisie accuse encore un retard dans l’usage de l’IA, avec un taux d’adoption estimé à 13%. Le manque de capacités de calcul, la disponibilité des données et le cadre réglementaire figurent parmi les principaux obstacles identifiés.

Calcul, énergie et données, les trois chantiers prioritaires

Le premier enjeu concerne les infrastructures. Le Livre Blanc recommande de mutualiser les capacités de calcul existantes, notamment celles du Centre de Calcul El Khawarizmi (CCK), de Novation City et d’ESPRIT, afin de permettre aux chercheurs et entreprises d’accéder à des ressources adaptées sans engager immédiatement de lourds investissements.

Cette question est étroitement liée à l’énergie. Les centres de données nécessitent une alimentation stable et compétitive, alors que la Tunisie dépend encore à 94% des énergies fossiles pour son électricité. Le document propose ainsi de développer des contrats d’approvisionnement en énergie renouvelable, les “Green PPAs”, afin d’accompagner l’émergence d’infrastructures numériques plus compétitives.

La donnée constitue un autre défi majeur. Le Livre Blanc souligne le manque de bases structurées et interopérables, notamment en dialecte tunisien. Le projet “Dareja Voice” figure parmi les propositions avancées pour créer un corpus vocal ouvert capable d’alimenter des modèles d’intelligence artificielle adaptés au contexte local.

Encadrer l’IA et retenir les compétences

L’adoption de l’intelligence artificielle dépend aussi de la confiance. Le document appelle à faire évoluer le cadre juridique avec une loi-cadre sur l’IA, couvrant notamment les usages sensibles comme la biométrie ou les contenus générés artificiellement. Il recommande également la création d’un Conseil stratégique de l’intelligence artificielle (CSIA) pour coordonner les politiques publiques.

Le capital humain reste cependant le principal avantage tunisien. Avec 71% de la population disposant de compétences numériques et près de 85 établissements proposant des formations en IA ou machine learning, la Tunisie possède une base solide.

Mais la fuite des talents demeure un défi. Pour y répondre, le Livre Blanc propose un plan autour de trois axes, retenir les compétences locales, reconvertir les métiers exposés à l’automatisation et favoriser le retour de la diaspora. Un programme pilote prévoit notamment la reconversion de 5 000 professionnels d’ici 2028.

L’objectif est désormais de faire passer l’IA du stade de technologie émergente à celui d’outil économique. Les PME, qui représentent près de 90 % du tissu économique tunisien, sont appelées à intégrer davantage ces solutions pour améliorer leur productivité et développer de nouveaux services. Le secteur public est également concerné avec le déploiement envisagé de services basés sur l’intelligence artificielle dans plusieurs domaines.

Face à une compétition régionale menée par l’Égypte sur les infrastructures et par le Maroc sur les énergies renouvelables, la Tunisie mise sur ses ingénieurs, son écosystème numérique et sa proximité avec l’Europe. Le défi sera désormais de transformer ce potentiel humain en création de valeur durable.

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Ce que révèle le premier semestre 2026 de la SFBT

Crédit photo: Managers.

La Société de Fabrication des Boissons de Tunisie (Sfbt) poursuit sa croissance en 2026. Au terme des six premiers mois de l’année, le groupe affiche un chiffre d’affaires hors taxes de 379,3 millions de dinars, contre 357,8 millions de dinars un an auparavant, soit une progression de 6%.

Derrière cette progression, un produit tire clairement son épingle du jeu à savoir la bière. Les ventes sur le marché local ont généré 184,4 millions de dinars entre avril et juin, en augmentation de 7,4% par rapport à la même période de 2025. Les exportations de bière ont, elles aussi, poursuivi leur progression, avec une croissance de près de 33%.

Et ce sont surtout les marchés extérieurs qui ont réservé la plus forte surprise. Les exportations de boissons gazeuses ont plus que doublé en l’espace d’un an. Leur chiffre d’affaires est passé de 3,4 millions à 7,2 millions de dinars, soit une envolée de 113%, illustrant la montée en puissance de ce relais de croissance. À l’inverse, le chiffre d’affaires des boissons gazeuses sur le marché local ressort une légère baisse de 4%. Mais cette évolution ne traduit pas un recul de la demande. La SFBT explique qu’elle résulte d’une réorganisation interne de son système de facturation. Depuis la création d’un centre dédié aux produits de la filiale SGBIA au sein de l’usine de Charguia, cette dernière ne facture plus que les produits en verre consigné. Autrement dit, il s’agit d’un changement comptable plutôt que d’un ralentissement de l’activité du groupe.

Par ailleurs, les volumes commercialisés confirment d’ailleurs cette lecture. Les ventes de boissons gazeuses ont légèrement progressé au deuxième trimestre, atteignant 5,4 millions de caisses, contre 5,33 millions un an plus tôt. Même constat pour la bière, dont les volumes ont augmenté de 6,5%, à 537 408 hectolitres. Côté production, la tendance est plus contrastée. Alors que la production de bière a progressé de 5%, celle des boissons gazeuses a reculé de 9% par rapport au deuxième trimestre de 2025.

En parallèle, la SFBT poursuit le renforcement de son outil industriel. Les investissements réalisés au cours du trimestre ont atteint 35,5 millions de dinars, contre 13,4 millions une année auparavant. Une enveloppe de plus de 10 millions de dinars a notamment été consacrée à l’équipement de l’usine de Bab Saadoun. Le groupe a également poursuivi le renouvellement de ses emballages consignés, notamment les bouteilles et les casiers.

Autre indicateur révélateur de la solidité financière de l’entreprise! Sa trésorerie. Au 30 juin 2026, la Sfbt disposait d’un solde bancaire de 408,6 millions de dinars. La société souligne, par ailleurs, ne recourir à aucun crédit bancaire, qu’il soit à court ou à long terme.

Au final, ces résultats confirment une trajectoire de croissance portée par la bonne tenue du marché de la bière, l’accélération des exportations et un effort d’investissement nettement renforcé. Malgré les ajustements organisationnels opérés au sein du groupe, les fondamentaux de l’activité demeurent orientés à la hausse.

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La facture énergétique tunisienne s’alourdit de 32% à fin mai

Le déficit de la balance commerciale énergétique continue de peser sur les comptes extérieurs de la Tunisie. À fin mai 2026, le déficit, en tenant compte de la redevance du gaz algérien exporté, a atteint 5 767 millions de dinars (MD), contre 4 373 MD durant la même période de 2025, soit une hausse de 32%, selon le rapport de conjoncture énergétique de l’Observatoire national de l’énergie et des mines, rapporté par l’Agence TAP.

Cette évolution intervient dans un contexte marqué par une progression parallèle des échanges énergétiques. Sur les 5 premiers mois de l’année, la valeur des exportations de produits énergétiques a augmenté de 32%, tandis que celle des importations a enregistré une hausse similaire.

L’évolution de la balance énergétique reste fortement liée aux conditions du marché international. L’Observatoire rappelle que les échanges du secteur dépendent principalement de trois facteurs à savoir, les volumes échangés, le taux de change entre le dollar et le dinar tunisien, ainsi que les cours internationaux du pétrole, notamment le Brent, référence utilisée pour fixer les prix du brut et des produits pétroliers.

Au mois de mai 2026, le prix du Brent a progressé de 43,3 dollars par baril par rapport à mai 2025. Cette hausse s’explique notamment par les tensions géopolitiques au Moyen-Orient et les inquiétudes liées au trafic pétrolier dans le détroit d’Hormuz, précise la même source.

À l’inverse, le dinar tunisien a enregistré une amélioration de 3% face au dollar américain sur la même période. Une évolution qui a permis de limiter partiellement l’impact de la hausse des prix internationaux de l’énergie, les transactions du secteur étant principalement réalisées dans cette devise.

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Tunisie-Malaisie: PME, voici les pistes avancées par FIPA pour de nouveaux partenariats

La relation économique entre la Tunisie et la Malaisie reste aujourd’hui en dessous de ses possibilités. Les deux pays disposent pourtant de plusieurs points de convergence, notamment dans l’agroalimentaire, les industries pharmaceutiques, le halal, le numérique et les services technologiques.

C’est dans cette perspective que l’ambassadeur de Malaisie en Tunisie, Rizany Irwan Muhamad Mazlan, a été reçu le 17 juillet au siège de FIPA-Tunisia par Jalel Tebib, directeur général de FIPA et président par intérim de la Tunisia Investment Authority (TIA), ainsi que Thouraya Khayati, directrice du Marketing international à FIPA et commissaire générale du Tunisia Investment Forum 2026.

Les deux parties ont discuter davantage la manière de renforcer les liens économiques entre les deux pays et d’identifier des secteurs où les entreprises malaisiennes pourraient trouver des opportunités en Tunisie.

Sur le plan commercial, les échanges entre Tunis et Kuala Lumpur restent modestes. En 2024, les exportations tunisiennes vers la Malaisie ont représenté environ 17 millions de dollars, alors que les importations tunisiennes en provenance de ce pays ont dépassé les 70 millions de dollars, d’après les données de Trading Economics. Il est vrai que ces chiffres montrent que la relation existe mais qu’elle reste encore concentrée sur quelques produits et ne reflète pas le potentiel des deux économies.

L’objectif aujourd’hui est donc de passer d’une relation commerciale classique à une logique de partenariat, notamment à travers des investissements croisés et des collaborations industrielles.

En effet, parmi les secteurs évoqués lors de la rencontre figure l’industrie halal. La Malaisie a fait de ce marché un véritable levier économique, en développant un écosystème qui dépasse aujourd’hui l’alimentaire pour englober les cosmétiques, les produits pharmaceutiques, la logistique et les services. Le pays s’appuie notamment sur le système de certification du Département du développement islamique de Malaisie (JAKIM), considéré comme l’un des dispositifs de référence dans ce domaine. Dans le tourisme également, la Malaisie a réussi à construire une image de destination adaptée aux voyageurs musulmans. Elle a conservé en 2026 la première place du Global Muslim Travel Index (GMTI) dans la catégorie des destinations membres de l’Organisation de la coopération islamique (OCI), un classement établi par Mastercard et CrescentRating.

Ces expériences pourraient ouvrir des pistes de coopération avec la Tunisie. Le pays dispose déjà d’une industrie agroalimentaire structurée, d’un secteur pharmaceutique exportateur et d’un savoir-faire dans plusieurs produits naturels. Des partenariats avec des acteurs malaisiens pourraient concerner la valorisation des produits, les standards de certification, la distribution ou encore l’accès à certains marchés asiatiques.

L’agroalimentaire apparaît également comme un terrain naturel de rapprochement. L’huile d’olive, les dattes ou encore certains produits transformés tunisiens disposent d’un potentiel sur les marchés asiatiques, tandis que la Malaisie possède une expertise dans la transformation, le packaging et la commercialisation internationale.

Pour les entreprises malaisiennes, l’intérêt de la Tunisie ne se limite pas à son marché intérieur. Le pays met en avant sa position géographique, entre l’Europe, l’Afrique, le Maghreb et le Moyen-Orient, comme un point d’appui pour développer des activités régionales. C’est d’ailleurs l’un des arguments avancés par FIPA-Tunisia auprès des investisseurs étrangers.

Le numérique figure également parmi les secteurs identifiés lors des échanges entre FIPA-Tunisia et l’ambassade de Malaisie. Les deux pays disposent d’écosystèmes technologiques qui pourraient ouvrir des pistes de coopération possibles, comme par exemple dans les services informatiques, les solutions digitales et l’innovation.

La rencontre entre FIPA-Tunisia et l’ambassade de Malaisie ouvre ainsi plusieurs pistes. Le défi sera désormais de passer des intentions aux projets, à travers des échanges entre entreprises, des partenariats sectoriels et une présence accrue dans les rendez-vous économiques des deux pays.

 

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Fintech: deux Tunisiens prennent la tête du chapitre Afrique de la MFTA

Créer une solution de paiement ne suffit plus. Le défi pour les fintech africaines est désormais de franchir les frontières, connecter les systèmes et composer avec des réglementations encore différentes d’un pays à l’autre. C’est sur ce terrain que la MENA Fintech Association (MFTA) souhaite renforcer son action.

Créée en 2018, l’association réunit startups, banques, investisseurs, entreprises technologiques et régulateurs autour des enjeux de la finance numérique dans la région MENA. Son chapitre Afrique, lancé en juillet 2023, travaille notamment sur les paiements, la régulation et la coopération entre écosystèmes fintech.

Dans cette dynamique, la MFTA a nommé, le 17 juillet 2026, deux Tunisiens, Cyrine Sanchou et Nizar Hannachi, à la coprésidence de son chapitre Afrique.

Cyrine Sanchou et Nizar Hannachi présentent deux profils complémentaires dans le secteur financier tunisien. La première évolue à la croisée de la banque, de la stratégie et de la transformation digitale. Conseillère stratégique et membre du conseil d’administration de la BIAT, elle accompagne des projets liés à l’évolution des institutions financières. Diplômée de l’École Centrale Paris, de HEC Paris et de Télécom Paris, elle a également travaillé sur des problématiques de transformation financière en Afrique, au Moyen-Orient et en Europe.

De son côté, Nizar Hannachi apporte une expérience centrée sur les paiements numériques et l’inclusion financière. Directeur général adjoint d’Enda Tao, il dispose de plus de 25 ans d’expérience dans le secteur bancaire, notamment chez BNP Paribas et Bank ABC. Son parcours couvre les services financiers digitaux, les solutions de paiement et les flux transfrontaliers.

À travers cette coprésidence, les deux responsables auront notamment à contribuer aux travaux de la MFTA sur les questions de régulation, d’interopérabilité des systèmes financiers et de développement des services numériques en Afrique.

Cette nomination raconte aussi une histoire tunisienne.Celle de profils qui, après avoir évolué dans les secteurs bancaire et technologique, prennent aujourd’hui part aux réflexions qui façonnent la finance numérique africaine.

 
 

 

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Trois contrats pour planter des racines tunisiennes au Nigeria

La Tunisie avance ses pions sur le marché africain. Au Nigeria, le Conseil d’Affaires Tuniso-Africain (TABC) vient de franchir une nouvelle étape avec la signature de trois mémorandums d’entente avec l’État de Bauchi. Derrière les signatures, trois projets qui touchent des besoins très concrets du terrain africain: l’énergie solaire, l’accès à l’eau potable et les technologies de pointe.

Selon l’agence TAP, les accords portent sur la construction d’une centrale photovoltaïque de 3 MW, un projet de distribution d’eau potable dans la localité de Dass et la création d’une unité de fabrication de drones. Des secteurs où la demande africaine monte en puissance et où l’expertise tunisienne cherche à trouver sa place.

Cette opération s’inscrit dans le cadre d’une mission économique sectorielle organisée du 12 au 18 juillet au Nigeria par le TABC, en partenariat avec le ministère des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger. La délégation tunisienne a réuni des entreprises membres du Tunisia Consortium for African Development (TUCAD), actives dans l’énergie, l’eau, les infrastructures, les technologies et l’ingénierie.

Sur place, les discussions avec les autorités de l’État de Bauchi ont permis de cibler des projets liés aux priorités locales. Dans cet État fédéré du nord du Nigeria, les besoins en infrastructures restent importants, notamment dans l’accès à l’électricité, la gestion de l’eau et le développement de solutions technologiques adaptées.

Pour les entreprises tunisiennes, l’enjeu dépasse la simple signature d’accords. Il s’agit de transformer un savoir-faire développé en Tunisie en opportunités commerciales sur un continent où les besoins explosent. Les domaines choisis ne sont pas anodins. L’Afrique accélère ses investissements dans les énergies renouvelables, les infrastructures hydrauliques et les technologies industrielles.

Le Nigeria représente un marché stratégique avec plus de 220 millions d’habitants et une économie parmi les plus importantes du continent. Pour les acteurs tunisiens, ce type de partenariat permet d’aller chercher de nouveaux relais de croissance au-delà du marché local.

Avec ces nouveaux projets, le TABC poursuit sa stratégie de rapprochement avec les marchés africains en misant sur une approche de terrain à savoir identifier les besoins, connecter les entreprises et transformer les opportunités en réalisations concrètes. L’objectif? Faire de l’expertise tunisienne un partenaire dans les grands chantiers de développement africains.

 
 

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Administration tunisienne 2030: moins de papiers, plus de services

Pour beaucoup de Tunisiens… entrepreneurs, TRE… une démarche administrative reste encore synonyme de temps perdu, de déplacements répétés et de documents à rassembler. Obtenir un papier, déposer un dossier ou suivre une procédure peut parfois devenir un véritable parcours. C’est justement cette relation entre le citoyen et l’administration que le plan de développement 2026-2030 veut revoir en profondeur.

Selon l’Agence Tunis Afrique Presse (TAP), la modernisation administrative figure parmi les grands axes de réforme pour les prochaines années. L’objectif affiché consiste à construire une administration plus efficace, capable de répondre plus rapidement aux besoins des citoyens et des entreprises. Le changement attendu ne se limite pas à mettre quelques services en ligne. Il touche à la manière même dont l’administration fonctionne, organise ses ressources et accompagne les politiques publiques. En effet, la première transformation concerne le quotidien des usagers. Le plan prévoit une simplification progressive des procédures administratives avec une réduction du recours à certaines pratiques comme la légalisation de signature ou les copies conformes. L’idée est de réduire les étapes inutiles et de faire évoluer le rôle des agents publics. Au lieu de consacrer une grande partie de leur temps à vérifier des documents, ils pourraient davantage accompagner les citoyens et améliorer la qualité du service. Cette nouvelle approche passe aussi par une amélioration de l’accueil dans les structures publiques. Le label “Marhaba” doit permettre de mesurer et d’améliorer la qualité des services proposés aux citoyens. L’objectif annoncé prévoit la labellisation de 200 structures publiques à l’horizon 2030.

Le rapprochement des services constitue également un chantier important. Selon la TAP, 29 Maisons de services digitales doivent être créées dès 2026 dans les municipalités. Ces espaces doivent faciliter l’accès aux démarches numériques, notamment pour les citoyens éloignés des grands centres administratifs. Mais derrière les plateformes et les nouveaux outils, la réussite de cette transformation dépend d’un acteur essentiel, le fonctionnaire. L’administration de demain aura besoin de profils capables de gérer des projets, d’utiliser les données et de travailler avec de nouvelles méthodes. Le plan prévoit ainsi une évolution de la gestion des ressources humaines dans la fonction publique avec une approche davantage basée sur les compétences et les métiers.

D’ailleurs, cette réforme prévoit notamment un système de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences, un guide des métiers publics ainsi que des fiches de poste mieux définies. L’objectif? Mieux identifier les besoins futurs et à valoriser les compétences disponibles. 

La formation des cadres publics doit également évoluer. La réforme de l’École nationale d’administration prévoit une approche plus moderne avec davantage de formation hybride associant présentiel et numérique.

L’autre grande mutation concerne la donnée. L’administration tunisienne veut progressivement passer d’une logique de documents à une logique d’informations partagées. Selon la TAP, une plateforme nationale doit permettre de regrouper les données relatives aux différentes structures administratives. Cette organisation doit améliorer la coordination entre les ministères, les établissements publics et les services territoriaux. L’ouverture des données publiques représente aussi un changement important. L’Open Data doit renforcer la transparence, faciliter l’accès à l’information et permettre un meilleur suivi de l’action publique. 

Les secteurs à fort impact comme la santé, le transport, l’éducation, la justice ou encore les finances font partie des priorités de cette transformation numérique.

Mais le plus grand défi reste celui de l’exécution. La Tunisie a déjà lancé plusieurs projets de modernisation administrative par le passé. La difficulté n’a pas toujours été l’absence d’idées, mais plutôt la capacité à assurer la continuité, la coordination et l’application sur le terrain.

D’ici 2030, l’enjeu sera donc de transformer une administration souvent perçue comme lente en un véritable partenaire du développement économique. Le succès de cette mutation se mesurera moins au nombre de plateformes créées qu’à une question simple pour le citoyen, est-ce que son expérience avec l’État est devenue plus facile?

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Séance unique: les entreprises face à l’échéance du 20 juillet pour les déclarations mensuelles

La date à retenir pour les entreprises soumises à la télé-déclaration est fixée au 20 juillet 2026. La Direction générale des impôts (DGI) rappelle que cette journée représente le dernier délai pour déposer la déclaration mensuelle et effectuer les opérations de télépaiement associées.

Les personnes morales concernées sont ainsi appelées à respecter cette échéance afin d’éviter les éventuelles pénalités prévues en cas de retard. L’administration fiscale rappelle que le calendrier fiscal doit être anticipé et non traité dans l’urgence durant les dernières heures.

La DGI recommande donc aux entreprises de procéder à leurs déclarations avant l’arrivée de la date limite. Une démarche qui permet d’éviter les difficultés techniques liées à une forte affluence sur la plateforme de télé-déclaration, souvent constatée à l’approche des échéances.

Par ailleurs, une disposition particulière reste applicable lorsque la date limite correspond à un jour férié ou un dimanche. Dans ce cas, le dépôt peut être effectué durant le premier jour ouvrable suivant, sans application de pénalités de retard.

Les entreprises concernées sont ainsi invitées à finaliser leurs démarches fiscales dans les délais afin d’assurer leur conformité avec leurs obligations déclaratives. Il sied aussi de rappeler que cette échéance intervient également dans un contexte de séance unique estivale appliquée dans les administrations tunisiennes, ce qui renforce l’intérêt d’anticiper les démarches afin d’éviter tout retard ou difficulté technique.

 
 

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