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L’UE inflige à Google une amende de 1 milliard de dollars pour pratiques anticoncurrentielles

L’UE a infligé à Google une amende record de 890 millions d’euros (1 milliard de dollars) pour violation des lois antitrust, plaçant Bruxelles sur une trajectoire de collision potentielle avec Washington.

Le géant technologique avait illégalement abusé de sa position dominante sur le marché pour privilégier ses propres services de recherche et empêcher les développeurs d’orienter les clients vers des alternatives moins coûteuses, accuse Bruxelles. La Commission européenne a ordonné à Google de traiter les services tiers de manière « équitable et non discriminatoire », rapporte Guardian.

Mais le moment est mal choisi, car le président américain Donald Trump devrait annoncer prochainement de nouveaux droits de douane. L’UE et les États-Unis se sont entendus l’an dernier sur un plafond de 15 % pour ces droits, mais une amende exorbitante infligée à une grande entreprise américaine pourrait entraîner des représailles.

Bruxelles est donc confrontée à « l’un des exercices d’équilibriste transatlantiques les plus délicats de ces derniers mois », conclut Politico.

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Turquie : taux d’intérêt inchangé à 37 %

La Banque centrale de Turquie a maintenu, jeudi 23 juillet, son taux directeur inchangé à 37 %. Alors que la hausse des prix de l’énergie et l’incertitude quant à l’évolution de la situation au Moyen-Orient compliquent les efforts visant à désamorcer l’inflation.

Le Comité de politique monétaire, présidé par le gouverneur Fatih Karahan, a maintenu le taux de refinancement à une semaine à 37 % pour la quatrième réunion consécutive. Il a également laissé inchangé le taux au jour le jour à 40 %. Ce qui constitue de facto le principal coût de financement depuis le début du conflit avec l’Iran fin février.

Cette décision intervient alors que le prix du Brent a dépassé les 100 dollars le baril depuis le début du mois, en raison de l’escalade des conflits au Moyen-Orient. Pour la Turquie, fortement dépendante des importations d’énergie, la hausse des prix du pétrole accentue les pressions inflationnistes.

Dans son communiqué, la Banque centrale de Turquie note que les indicateurs avancés font état d’une accélération temporaire de la tendance inflationniste sous-jacente en juillet. Tout en soulignant que l’incertitude géopolitique accrue a entraîné une nouvelle tendance à la hausse des prix de l’énergie.

Selon Bloomberg, le gouverneur de la Banque centrale a indiqué aux investisseurs que les décideurs politiques souhaitent évaluer les données sur l’inflation de juillet et l’évolution de la situation géopolitique avant d’envisager tout changement de politique monétaire.

Avant la crise, la Banque centrale avait entamé un assouplissement progressif de sa politique monétaire restrictive, en abaissant graduellement son taux directeur de 50 % à mesure que l’inflation se calmait. Cependant, la crise géopolitique a interrompu ce processus. Bien qu’elle n’ait pas procédé à une hausse officielle des taux d’intérêt, la Banque a de fait durci sa politique depuis mars, en suspendant les opérations de pension à une semaine et en canalisant les liquidités via le taux au jour le jour, plus coûteux.

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Venezuela : le double séisme a causé près de 20 milliards de dollars de dégâts

Le double séisme qui a frappé le Venezuela il y a un mois a causé 19,6 milliards de dollars de dégâts, selon une estimation de la Banque mondiale.

Les deux séismes, de 7,2 et 7,5 de magnitude sur l’échelle de Richter, ont secoué la partie nord du pays le 24 juin, provoquant l’effondrement de centaines de bâtiments à Caracas et dans l’État de La Huira, et entraînant la mort de 5 398 personnes, selon le bilan du gouvernement vénézuélien.

D’après les estimations de la Banque mondiale, 47 % des dégâts concernent des bâtiments résidentiels, 27 % des infrastructures et 26 % des bâtiments non résidentiels, c’est-à-dire que  la majorité d’entre eux étaient des bâtiments commerciaux ou industriels.

« Cette évaluation offre au gouvernement vénézuélien et à ses partenaires une base objective pour préparer les efforts de reconstruction. Et la Banque mondiale s’engage à soutenir cet effort à chaque étape », a déclaré la vice-présidente de l’institution de Bretton Woods pour l’Amérique latine et les Caraïbes, Susana Cordeiro Guerra, citée dans un communiqué de presse.

Au-delà des dégâts matériels, l’impact socio-économique des séismes dépendra principalement du rythme de la reconstruction et du soutien apporté par les partenaires du pays. « Compte tenu du niveau actuel des investissements privés et publics , la reconstruction devra être financée en grande partie par la réaffectation de ressources initialement destinées à d’autres projets d’investissement. Dans ce cas, elle ne sera pas achevée, même dans dix ans, ce qui aura des répercussions négatives à long terme sur l’activité économique », indique le communiqué.

La présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodriguez, a promis de fournir 4 000 logements aux victimes du tremblement de terre cette année et 10 000 d’ici 2027. Pour ce faire, le Parlement a approuvé des réformes législatives visant à accélérer la construction de complexes résidentiels, ainsi que l’achat de logements sur le marché secondaire de l’immobilier.

Pour sa part, le Fonds monétaire international a déboursé une première tranche de 346 millions de dollars pour contribuer au financement de l’aide humanitaire et du déblaiement des débris, ainsi qu’aux premiers efforts de reconstruction.

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La BCE maintient ses taux d’intérêt à 2,25 % en vue de septembre

La Banque centrale européenne a maintenu, jeudi 23 juillet, ses taux d’intérêt inchangés à 2,25 %, après sa première hausse des coûts d’emprunt depuis 2023 lors de sa dernière réunion en juin.

L’attention se porte désormais sur la décision que prendra la Banque en septembre, étant donné l’intensification des pressions inflationnistes liées aux prix de l’énergie, la poursuite des hostilités au Moyen-Orient et le prix du pétrole qui frôle désormais les 100 dollars le baril, tandis que les indicateurs d’activité économique montrent des signes de ralentissement.

Les perspectives concernant les prix de l’énergie, bien que très volatiles, sont actuellement proches du scénario de référence des projections des services de l’Eurosystème de juin et nettement supérieures aux niveaux enregistrés avant le conflit au Moyen-Orient. L’incertitude demeure élevée et les effets inflationnistes du choc énergétique ne se sont pas encore pleinement manifestés. Le Conseil des gouverneurs s’engage à mener une politique monétaire de manière à garantir la stabilité de l’inflation autour de son objectif de 2 % à moyen terme.

Suite à sa décision, le Conseil des gouverneurs demeure bien placé pour faire face à l’incertitude engendrée par le conflit. Il adoptera une approche fondée sur des données probantes et prendra des décisions lors de chaque réunion afin de déterminer l’orientation appropriée de sa politique monétaire. En particulier, les décisions du Conseil des gouverneurs relatives aux taux d’intérêt s’appuieront sur son évaluation des perspectives d’inflation et des risques y afférents, à la lumière des données économiques et financières publiées, ainsi que de la dynamique sous-jacente de l’inflation et de la robustesse de la transmission de la politique monétaire.

Taux d’intérêt directeurs de la BCE

Les taux d’intérêt sur la facilité de dépôt, les principales opérations de refinancement et la facilité de prêt marginal resteront inchangés à respectivement 2,25 %, 2,40 % et 2,65 %. Les portefeuilles APP et PEPP sont réduits à un rythme mesuré et prévisible, l’Eurosystème ne réinvestissant plus les montants provenant du rachat des titres à échéance.

Le Conseil des gouverneurs se déclare prêt à ajuster tous les instruments à sa disposition, dans les limites de son mandat, afin de stabiliser l’inflation autour de l’objectif de 2 % à moyen terme et de préserver le bon fonctionnement du mécanisme de transmission de la politique monétaire. En outre, l’instrument de protection de la transmission (IPT) est disponible pour contrer les évolutions de marché indésirables et désordonnées qui menacent sérieusement la transmission de la politique monétaire dans la zone euro, permettant ainsi au Conseil des gouverneurs de remplir plus efficacement sa mission de stabilité des prix.

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Le Brent franchit la barre des 100 de dollars

Les prix du pétrole ont augmenté de 7 % à la fin de la séance du jeudi 23 juillet 2026, continuant à enregistrer des gains pour la cinquième séance consécutive, dans un contexte de tensions géopolitiques croissantes au Moyen-Orient.

Les Houthis du Yémen, alliés de l’Iran, ont ouvert un nouveau front dans la guerre américaine contre ce pays en ciblant des navires transportant du pétrole saoudien dans le détroit de Bab el-Mandeb et en déclarant un blocus naval contre l’Arabie saoudite.

À la clôture de la séance de jeudi 23 juillet, les contrats à terme sur le pétrole brut Brent pour livraison en septembre 2026 ont augmenté de 7,04 % pour atteindre 100,69 dollars le baril.

Parallèlement, les prix à terme du pétrole brut américain West Texas Intermediate, pour livraison en août 2026, ont augmenté de 6,17 % pour atteindre 92,19 dollars le baril, selon les chiffres suivis en temps réel par la plateforme énergétique spécialisée ‘Energy’ (basée à Washington).

Le Brent et West Texas Intermediate ont augmenté respectivement de 3,36 % et 2,95 % au cours de la dernière séance, suite aux frappes des forces américaines sur des cibles dans le sud et l’ouest de l’Iran, tandis que l’Iran a attaqué des installations américaines au Bahreïn, au Koweït et en Jordanie.

Les données maritimes ont montré que deux superpétroliers chinois transportant un total de 4 millions de barils de pétrole saoudien quittaient la mer Rouge par le détroit de Bab el-Mandeb jeudi, alors même qu’un navire était attaqué dans la zone.

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BM : l’inflation mondiale pourrait grimper à 4,5 % à cause du conflit

La poursuite de l’escalade des tensions au Moyen-Orient pourrait freiner la croissance mondiale à seulement 1,3 % en 2026 et relancer l’inflation. Ainsi prévient Indermit Gill, économiste en chef de la Banque mondiale.

L’escalade des hostilités entre les États-Unis et l’Iran pourrait relancer l’inflation, entraîner une hausse des taux d’intérêt de la part des banques centrales du monde entier et limiter la croissance économique mondiale à seulement 1,3 % en 2026, contre 2,9 % l’année dernière, s’inquiète M. Gill.

Indermit Gill, qui quittera ses fonctions fin août, rappelle que la Banque mondiale avait envisagé trois scénarios différents dans ses prévisions économiques de juin; et ce, en raison de la forte incertitude entourant la guerre au Moyen-Orient. Tout en précisant que le scénario le plus pessimiste, qui prévoit des combats durant six mois ou plus, commençait déjà à se réaliser.

Dans ce cas, l’inflation mondiale pourrait atteindre 4,5 %. Tandis que la croissance mondiale chuterait à 1,3 %, selon les modèles de la Banque mondiale.

Un conflit prolongé et la destruction des infrastructures pétrolières de la région pourraient aggraver l’insécurité alimentaire. Avec des perturbation sur le transport des engrais, de l’hélium et du soufre, essentiels à l’agriculture. Selon M. Gill, ces perturbations pourraient entraîner une série d’effets secondaires, notamment une hausse de l’inflation et des taux d’intérêt.

Ses déclarations constituent la première intervention publique d’un haut responsable de la Banque mondiale depuis la forte détérioration des relations entre Washington et Téhéran et l’effondrement de l’accord de cessez-le-feu d’avril, qui avait suscité l’espoir de limiter l’impact économique du conflit.

Les pays les plus pauvres sous les projecteurs

Les pays les plus pauvres qui ne se sont pas encore pleinement remis de la pandémie de COVID 19 risquent de faire face à une insécurité alimentaire accrue. Alors que les pays fortement endettés seront touchés par la hausse des coûts d’emprunt, à mesure que les taux d’intérêt augmenteront. Tel est encore l’avertissement de l’économiste en chef de la Banque mondiale.

Cette situation pourrait limiter les dépenses consacrées à l’éducation, à la santé et à d’autres services publics essentiels. « J’ai le sentiment que nous pourrions y être d’ici quelques mois » poursuit-il. Tout en précisant qu’aucune hausse des taux directeurs n’avait encore été annoncée. Mais une fois l’inflation lancée, les pays fortement endettés pourraient se retrouver en grande difficulté à honorer leurs engagements d’ici quelques mois seulement.

D’ailleurs, les premières tensions se font déjà sentir. Certains pays confrontés à de graves problèmes de liquidités ont demandé au Fonds monétaire international de renforcer leurs programmes de prêts existants. Parallèlement, le Pakistan a sollicité cette semaine auprès des États-Unis une ligne de crédit de 10 milliards de dollars pour la stabilisation de sa monnaie, révèle une source proche du dossier.

Les prévisions de la Banque mondiale publiées en juin indiquaient que 40 % des pays à revenu faible ou intermédiaire étaient déjà confrontés à une crise de la dette ou couraient un risque élevé d’y entrer.

Le fardeau de la dette

D’après les données de la Banque mondiale, le ratio dette/PIB moyen des économies émergentes et en développement s’élevait à environ 74 % en 2025. Ce chiffre est nettement supérieur aux niveaux de 50 % à 55 % enregistrés avant la pandémie, qui a débuté fin 2019. Dans les pays à faible revenu, le ratio dette/PIB est de 67 %, contre environ 40 % avant la pandémie.

Les plus grandes économies mondiales – les États-Unis, la Chine et l’Inde – sont restées jusqu’à présent relativement épargnées par les effets de la guerre, pour des raisons différentes et grâce à des facteurs de résilience distincts. Les pays en développement, en revanche, sont confrontés à des défis bien plus importants. Le G20 a progressé dans la réforme du processus de restructuration de la dette malgré l’accroissement des vulnérabilités. Cependant, les améliorations sont lentes.

L’intelligence artificielle comme opportunité

M. Gill souligne toutefois qu’il existe également une évolution positive pour les économies en développement. Une nouvelle analyse de la Banque mondiale sur le niveau de préparation des pays à l’intelligence artificielle montre que les économies en développement peuvent tirer un profit considérable de cette technologie émergente et des gains de productivité qu’elle promet.

En effet, le pourcentage de travailleurs des pays les plus pauvres susceptibles d’être affectés négativement par l’intelligence artificielle est d’environ 10 %, contre 30 à 40 % dans les économies les plus riches. « Pour ces pays, l’IA peut être une aubaine », déclare aussi l’expert. « Les pays en développement devraient être beaucoup plus optimistes quant à l’impact de l’IA que les économies développées » souligne–t-il.

Au final, il estime que l’intelligence artificielle pourrait potentiellement contribuer à ramener la croissance mondiale à des niveaux jamais atteints depuis des décennies.

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OpenAI reconnaît un incident inédit impliquant ses modèles d’IA

OpenAI a révélé qu’un agent autonome alimenté par plusieurs de ses modèles d’intelligence artificielle (IA) les plus avancés est parvenu à s’échapper de son environnement de test, à accéder à Internet et à compromettre l’infrastructure de la plateforme Hugging Face afin d’obtenir les réponses d’une évaluation de cybersécurité. L’entreprise qualifie cet épisode d’« incident cybernétique sans précédent » et annonce un renforcement immédiat de ses dispositifs de sécurité.

OpenAI a annoncé mardi 21 juillet au soir qu’un agent autonome utilisant une combinaison de ses modèles les plus avancés, dont GPT-5.6 Sol et un modèle encore en développement, a dépassé les limites de son environnement de test lors d’une évaluation interne consacrée à la cybersécurité. L’agent est parvenu à sortir du « bac à sable » (sandbox) dans lequel il était confiné, à accéder à Internet puis à infiltrer les systèmes de Hugging Face, plateforme spécialisée dans l’hébergement de modèles d’intelligence artificielle.

Selon OpenAI, les modèles étaient évalués sur leur capacité à détecter et exploiter des vulnérabilités informatiques dans un environnement contrôlé. Plutôt que de résoudre directement l’exercice proposé, l’agent autonome a identifié une faille lui permettant de quitter son environnement isolé. Il a ensuite recherché les réponses directement dans les systèmes de Hugging Face afin d’atteindre l’objectif fixé par le test. L’entreprise affirme que cette initiative n’avait pas été programmée explicitement et qu’elle résulte du comportement autonome du système.

Hugging Face a indiqué avoir identifié une activité inhabituelle sur son infrastructure et avoir contenu l’intrusion avant qu’elle ne provoque des dommages significatifs. Les deux entreprises collaborent désormais pour analyser précisément le déroulement de l’incident, corriger les vulnérabilités exploitées et renforcer leurs mécanismes de protection. OpenAI précise avoir également signalé les failles de sécurité découvertes au cours de cet épisode.

Un signal d’alarme pour la sécurité des IA

OpenAI considère cet événement comme le premier incident connu impliquant un agent d’intelligence artificielle capable de mener de manière autonome une opération de piratage hors de son environnement de test. L’entreprise estime que ce type d’incident pourrait devenir plus fréquent à mesure que les modèles acquièrent des capacités avancées en cybersécurité. Elle annonce renforcer l’isolation des environnements d’évaluation, les mécanismes de surveillance en temps réel et les procédures de contrôle avant le déploiement de modèles de nouvelle génération.

Le débat sur la gouvernance de l’IA relancé

Cette divulgation intervient alors que les gouvernements et les organismes de régulation multiplient les initiatives pour encadrer les systèmes d’IA les plus puissants.

Pour plusieurs spécialistes de la cybersécurité, cet incident illustre les nouveaux défis liés aux agents autonomes, capables de poursuivre un objectif en élaborant eux-mêmes des stratégies inattendues. Il renforce les appels à des évaluations indépendantes, à des protocoles de sécurité plus stricts et à une coopération internationale sur les risques associés aux modèles d’intelligence artificielle de pointe.

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Washington et Riyad concluent un accord sur le nucléaire civil

Les États-Unis et l’Arabie saoudite ont signé, mercredi 22 juillet, un accord de coopération dans le domaine du nucléaire civil. Le texte autorise Riyad à développer un programme nucléaire avec des technologies américaines, y compris la possibilité d’enrichir de l’uranium sur son territoire, sous certaines garanties.

Après plusieurs années de négociations, les États-Unis et l’Arabie saoudite ont officiellement signé un accord de coopération nucléaire civile, connu sous le nom d’accord « 123 », qui ouvre la voie à la construction de centrales nucléaires dans le royaume avec des technologies américaines. L’accord a été signé par le secrétaire américain à l’Énergie, Chris Wright, et le ministre saoudien de l’Énergie, le prince Abdelaziz ben Salmane.

Le principal point d’attention concerne l’autorisation accordée à l’Arabie saoudite d’enrichir de l’uranium sur son territoire dans le cadre de son programme nucléaire civil. Contrairement à l’accord conclu avec les Émirats arabes unis en 2009, qui interdisait l’enrichissement et le retraitement des combustibles usés, le nouveau texte laisse cette possibilité à Riyad. Les autorités américaines assurent toutefois que des mécanismes de contrôle bilatéraux et des engagements de non-prolifération encadreront ces activités.

Un partenariat stratégique et économique

Washington présente cet accord comme un moyen de renforcer son partenariat stratégique avec l’Arabie saoudite tout en permettant aux entreprises américaines, notamment dans le secteur nucléaire, de participer au vaste programme énergétique saoudien.

Pour Riyad, le nucléaire civil constitue un pilier de la stratégie Vision 2030, qui vise à diversifier le mix énergétique, réduire la consommation domestique de pétrole pour la production d’électricité et accroître les exportations d’hydrocarbures.

Lire aussi: Où va l’Arabie saoudite de MBS ?

 

Des inquiétudes sur la prolifération nucléaire

L’accord suscite toutefois de fortes réserves parmi les spécialistes de la non-prolifération et plusieurs élus américains.

Ils soulignent que le texte ne reprend pas le Protocole additionnel de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), qui prévoit des inspections renforcées des installations nucléaires. Certains craignent qu’en autorisant l’enrichissement de l’uranium et le retraitement du combustible, l’accord n’offre à terme au royaume les capacités techniques nécessaires à un éventuel programme militaire.

La signature intervient alors que les tensions restent très vives entre les États-Unis, l’Iran et plusieurs acteurs régionaux. Le développement d’un programme nucléaire saoudien est observé avec attention, d’autant que les dirigeants saoudiens ont déjà indiqué par le passé qu’ils ne resteraient pas inactifs si l’Iran se dotait de l’arme nucléaire. Ce contexte alimente les craintes d’une course aux armements au Moyen-Orient.

Le Congrès américain devra encore se prononcer

L’accord doit désormais être soumis à un examen de 90 jours par le Congrès américain, conformément à la législation sur l’énergie atomique. Sauf opposition qualifiée du Congrès, le partenariat entrera en vigueur et permettra aux entreprises américaines de participer à la construction des futures infrastructures nucléaires saoudiennes, dans un marché évalué à plusieurs dizaines de milliards de dollars.

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Les attaques houthies en mer Rouge font monter le prix du pétrole

Les prix du pétrole ont progressé lors des échanges asiatiques ce jeudi 23 juillet, enregistrant une cinquième session consécutive de hausse, suite à des frappes des Houthis contre deux pétroliers saoudiens en mer Rouge.

Les Houthis ont déclaré dans soirée de mercredi 21 juillet avoir ciblé deux pétroliers saoudiens, les accusant d’avoir violé un blocus maritime récemment annoncé. Suite à cela, les contrats à terme sur le Brent livraison septembre ont progressé de 1,7 % à 95,62 $ le baril, tandis que les contrats à terme sur le West Texas Intermediate (WTI) ont gagné 1,5 % à 88,18 $ le baril.

Même si les autorités saoudiennes e font état d’aucun dommage, cette attaque marque tout de même une nouvelle escalade dans un conflit qui menace de plus en plus les infrastructures énergétiques et le transport maritime mondial.

Cet incident fait suite aux avertissements lancés en début de semaine par le groupe, qui entendait bloquer le trafic maritime lié à l’Arabie saoudite dans le détroit de Bab el-Mandeb, l’un des points de passage énergétiques les plus fréquentés au monde, reliant la mer Rouge au golfe d’Aden.

Lire aussi: L’Iran envisage un double verrou maritime avec les Houthis en mer Rouge

Toute perturbation durable pourrait contraindre les pétroliers à contourner l’Afrique australe, allongeant les trajets et augmentant les coûts de fret.

Les inquiétudes concernant l’approvisionnement en brut se sont intensifiées avec la poursuite des attaques et contre-attaques entre les États-Unis et l’Iran, ajoutant à l’incertitude autour du trafic dans le détroit d’Ormuz, autre route vitale pour les exportations mondiales de pétrole.

Ensemble, les voies navigables d’Ormuz et de Bab el-Mandeb représentent une part significative des expéditions maritimes de brut, ce qui en fait des points étroitement surveillés par les marchés de l’énergie.

Les traders se concentrent de plus en plus sur les risques liés au transport, la hausse des coûts d’assurance et la possibilité de nouvelles attaques contre des pétroliers ou des installations énergétiques.

Ces attaques surviennent après que plusieurs pétroliers saoudiens à destination de l’Inde et de la Chine ont modifié leur cap en début de semaine, suite aux avertissements des Houthis.

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Les risques liés à la sécurité énergétique inquiètent l’AIE

Le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), Fatih Birol, a lancé, mardi 21 juillet, un nouvel avertissement aux marchés mondiaux de l’énergie, soulignant que l’escalade des conflits au Moyen-Orient accroît considérablement l’incertitude quant à la sécurité de l’approvisionnement énergétique. Et ce, malgré le fait que les marchés pétroliers disposent actuellement encore d’importantes « soupapes de sécurité ».

Le directeur de l’AIE souligne que les événements affectant le détroit d’Ormuz et les menaces pesant sur le passage de Bab el-Mandeb renforcent les craintes de nouvelles perturbations des flux mondiaux de pétrole et de GNL, car il s’agit de deux des routes de transport d’énergie maritime les plus importantes au niveau international.

M. Birol note que, malgré les tensions, le marché du pétrole brut continue de s’appuyer sur un certain nombre de facteurs qui limitent les effets de la crise. Les exportations accrues des pays du Golfe, principalement d’Arabie saoudite et des Émirats arabes unis, jouent un rôle décisif. Ces pays continuent d’acheminer d’importantes quantités de pétrole vers les marchés internationaux par des voies alternatives, mais aussi par les quantités qui continuent de transiter par le détroit d’Ormuz…

Dans le même temps, l’augmentation des exportations d’autres pays producteurs de pétrole, tels que les États-Unis, le Brésil, le Venezuela et le Kazakhstan, a compensé une partie des pertes du golfe Persique.

Du côté de la demande, l’AIE souligne que la Chine, qui a réduit ses importations de pétrole brut de près de 50 % par rapport aux niveaux d’avant-guerre, a également contribué de manière significative à la stabilisation du marché.

Les réserves stratégiques continuent de soutenir le marché

Fatih Birol fait également une référence particulière au rôle des réserves stratégiques. Comme il le souligne, depuis la décision commune de l’AIE du 11 mars de libérer jusqu’à 400 millions de barils sur le marché, les États membres en ont déjà libéré environ 290 millions. Tandis que les sorties de capitaux correspondantes se poursuivent.

Dans le même temps, les pays de l’Organisation disposent encore d’importantes réserves de sécurité, dont plus d’un milliard de barils de réserves stratégiques d’État, qui peuvent être utilisées en cas de besoin.

Malgré les mesures de sécurité, le directeur de l’AIE souligne qu’« il n’y a pas lieu de relâcher la vigilance » en matière de sécurité énergétique. Les stocks commerciaux de pétrole continuent de diminuer. Alors que les opérations de raffinage et la production de carburant n’ont pas augmenté au même rythme que les livraisons de pétrole brut. Il en résulte que les marchés des produits raffinés, tels que le diesel et l’essence, sont nettement plus tendus que celui du pétrole brut. Ce qui maintient à un niveau élevé les risques de nouvelles hausses des prix des carburants.

GNL : un risque accru pour l’Europe

L’AIE relève également des défis similaires sur le marché du gaz naturel. M. Birol précise encore que l’augmentation des exportations de GNL en provenance des États-Unis et du Canada a compensé environ 70 % des pertes causées par la réduction des flux à travers le détroit d’Ormuz.

Toutefois, elle prévient que tout retard supplémentaire dans le rétablissement complet des exportations de GNL en provenance des pays du Golfe maintiendra le marché dans un contexte tendu pendant une période prolongée.

Cette évolution concerne directement l’Europe, qui se trouve dans une période critique de reconstitution de ses réserves de gaz naturel en prévision de l’hiver prochain. La concurrence accrue pour les cargaisons de GNL étant susceptible d’entraîner une hausse des prix et une plus grande volatilité.

La solution passe par Ormuz

Le directeur général de l’AIE estime que le retour à la normale sur les marchés de l’énergie nécessite la conclusion d’un accord garantissant la réouverture complète et inconditionnelle du détroit d’Ormuz. Seule la restauration de la libre navigation dans ce passage maritime particulier peut empêcher une nouvelle détérioration de la sécurité énergétique mondiale, à un moment où les marchés du pétrole, du gaz naturel et des carburants restent particulièrement vulnérables aux développements géopolitiques.

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L’or retrouve son éclat malgré les tensions au Moyen-Orient

Après plusieurs séances de forte volatilité, l’or retrouve un certain soutien sur les marchés financiers. Mais si les tensions entre les États-Unis et l’Iran ravivent la demande de valeurs refuges; elles limitent le potentiel de progression du métal précieux.

L’or a progressé, mardi 21 juillet à Londres, de 1,2 % à 4 056,75 dollars l’once. Tandis que l’argent a bondi de 4,6 % à 59,02 dollars l’once. Le platine et le palladium ont également progressé. Alors que l’indice Bloomberg Dollar Spot, qui suit la valeur du dollar américain par rapport à un panier de devises majeures, est resté quasiment inchangé.

Contrairement aux précédentes crises géopolitiques, la hausse des prix du pétrole modifie l’équilibre du marché de l’or. L’envolée des cours du brut nourrit les anticipations d’inflation. Ce qui renforce la probabilité d’un maintien de taux d’intérêt élevés, voire d’un nouveau resserrement monétaire de la Réserve fédérale américaine. Cette perspective soutient le dollar et les rendements obligataires, deux facteurs traditionnellement défavorables à l’or, qui ne génèrent aucun rendement.

Habituellement, les crises géopolitiques favorisent les achats d’or. Cette fois, le mouvement est plus nuancé. Les investisseurs arbitrent entre la recherche de sécurité et la perspective de taux américains durablement élevés. Le renforcement du dollar réduit également l’attrait du métal jaune pour les acheteurs utilisant d’autres devises.

Les banques centrales restent un soutien structurel

Malgré la volatilité à court terme, les achats des banques centrales, notamment dans les économies émergentes, continuent de soutenir le marché de l’or. Le World Gold Council estime que cette demande officielle demeure l’un des principaux facteurs de soutien à long terme. Même si certains pays ont récemment vendu une partie de leurs réserves afin de répondre à des besoins de liquidité. L’évolution du métal précieux dépendra désormais largement des décisions de politique monétaire aux États-Unis.

Si les tensions au Moyen-Orient entretiennent la demande de valeurs refuges, une nouvelle hausse des taux directeurs ou un maintien prolongé de taux élevés pourraient continuer à limiter les gains de l’or.

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La France adopte une loi interdisant les réseaux sociaux aux moins de 15 ans

Le Parlement français a adopté une loi visant à interdire l’accès aux réseaux sociaux aux enfants de moins de 15 ans, sous réserve d’une vérification obligatoire de l’âge par les plateformes. Le texte, qui doit encore être examiné par le Conseil constitutionnel avant sa promulgation, renforce les obligations des opérateurs numériques en matière de protection des mineurs.

Le Parlement français a approuvé, mardi 21 juillet, un projet de loi destiné à mieux protéger les enfants face aux risques liés aux réseaux sociaux. Le texte interdit l’ouverture et l’utilisation d’un compte sur les principales plateformes par les jeunes de moins de 15 ans, sauf autorisation parentale lorsque les dispositions le prévoient. De même, il impose aux opérateurs des systèmes de contrôle de l’âge jugés fiables.

La mesure centrale du texte repose sur la mise en place de mécanismes de vérification de l’âge. Les plateformes devront s’assurer que leurs utilisateurs ont atteint l’âge légal requis avant de leur permettre d’accéder à leurs services. En cas de manquement, elles pourront s’exposer à des sanctions administratives et financières. L’objectif est de rendre ces contrôles plus efficaces, tout en préservant la protection des données personnelles.

Le gouvernement français justifie cette réforme par la multiplication des études établissant un lien entre une utilisation précoce et intensive des réseaux sociaux et plusieurs risques pour les mineurs : anxiété, troubles du sommeil, exposition à des contenus violents ou pornographiques, désinformation et cyberharcèlement.

Une législation qui pourrait inspirer l’Europe

Avec cette loi, la France devient le premier pays européen à interdire l’accès des mineurs aux plateformes numériques. Ainsi, le gouvernement français entend également défendre cette approche au niveau européen afin d’harmoniser les règles de protection des enfants au sein de l’Union européenne, dans le cadre des discussions sur la régulation des grandes plateformes numériques…

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Les menaces des Houthis bouleversent les routes du pétrole saoudien pour l’Asie

Les menaces des rebelles houthis contre les navires utilisant les ports saoudiens en mer Rouge contraignent les raffineurs asiatiques à revoir leurs circuits d’approvisionnement. Plusieurs cargaisons de brut saoudien sont désormais redirigées via le canal de Suez, le pipeline égyptien SUMED ou, dans certains cas, par le cap de Bonne-Espérance, au prix de délais de livraison plus longs et de coûts de transport plus élevés.

Les compagnies de raffinage asiatiques modifient leurs itinéraires d’approvisionnement en pétrole brut afin de limiter les risques liés aux menaces des Houthis en mer Rouge.

Après l’annonce du mouvement yéménite d’un « blocus maritime » visant les navires utilisant les ports saoudiens de la mer Rouge, plusieurs cargaisons de brut destinées à l’Asie ont été redirigées vers le canal de Suez ou autour du cap de Bonne-Espérance, afin d’éviter le détroit de Bab el-Mandeb.

Lire aussi : L’Iran envisage un double verrou maritime avec les Houthis en mer Rouge

 

Les premiers effets de cette menace sont déjà visibles. Deux pétroliers transportant du pétrole saoudien à destination de la Chine et de l’Inde ont fait demi-tour en mer Rouge avant de rejoindre la route du canal de Suez. Cette décision illustre les inquiétudes croissantes des armateurs et des négociants face au risque d’attaques contre les navires commerciaux.

Pour maintenir leurs approvisionnements, plusieurs raffineurs asiatiques étudient un itinéraire combinant le canal de Suez et le pipeline égyptien SUMED, qui permet de transporter une partie du pétrole entre la mer Rouge et la Méditerranée.

Cette solution est particulièrement adaptée aux très grands pétroliers (VLCC), dont le tirant d’eau ne leur permet pas de franchir le canal de Suez à pleine charge. Une partie de leur cargaison est transférée via le pipeline avant d’être rechargée sur un autre navire.

Des coûts logistiques en forte hausse

Ces nouveaux itinéraires allongent considérablement les délais de transport. Un détour par le canal de Suez, puis le cap de Bonne-Espérance peut ajouter jusqu’à quatre semaines au temps de voyage entre les ports saoudiens et les marchés asiatiques. Cette réorganisation entraîne une hausse des coûts de carburant, de fret maritime et des primes d’assurance contre les risques de guerre. Cette évolution intervient alors que le détroit d’Ormuz demeure lui aussi perturbé par les tensions entre les États-Unis et l’Iran.

Ainsi, la menace d’une perturbation simultanée des deux principaux corridors énergétiques du Moyen-Orient — Ormuz et Bab el-Mandeb — renforce les inquiétudes des marchés quant à la sécurité des approvisionnements mondiaux en pétrole.

Cette réorientation des flux confirme le retour du canal de Suez comme axe logistique majeur pour le commerce énergétique mondial.

Alors que les risques sécuritaires se multiplient en mer Rouge, l’Égypte pourrait voir transiter une part croissante des exportations saoudiennes destinées à l’Asie, renforçant encore l’importance stratégique du canal et du pipeline SUMED dans les échanges internationaux d’hydrocarbures.

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Washington prépare une nouvelle vague de droits de douane contre 60 économies

Les États-Unis devraient annoncer prochainement une nouvelle série de droits de douane visant une soixantaine d’économies. C’est le représentant américain au Commerce, Jamieson Greer, qui l’a déclaré, assurant que ces mesures s’inscrivent dans la stratégie commerciale de l’administration Trump visant à renforcer la protection de l’industrie américaine.

Le représentant américain au Commerce (USTR), Jamieson Greer, a annoncé que de nouveaux droits de douane visant environ 60 économies devraient être dévoilés prochainement, à l’issue d’enquêtes commerciales menées par son administration. Les conclusions de ces investigations sont attendues d’ici la fin de la semaine.

Ces nouveaux droits de douane ont vocation à remplacer les taxes temporaires de 10 % mises en place après que la Cour suprême américaine a invalidé une grande partie des droits de douane instaurés précédemment par Donald Trump. L’administration cherche désormais à leur donner une base juridique plus solide en s’appuyant sur les dispositions de la Section 301 du Trade Act de 1974, qui permet de sanctionner des pratiques commerciales jugées déloyales.

L’Union européenne et plusieurs partenaires commerciaux concernés

Selon les documents publiés par l’USTR, les mesures, qui pourraient concerner 59 pays ainsi que l’Union européenne, avec des taux envisagés compris entre 10 % et 12,5 %, selon les conclusions des enquêtes relatives aux pratiques commerciales et à la lutte contre les produits issus du travail forcé. Parmi les économies visées figurent notamment la Chine, le Japon, la Corée du Sud, le Royaume-Uni, le Brésil, l’Inde, la Turquie, plusieurs pays du Golfe ainsi que l’Union européenne.

L’administration américaine estime que plusieurs partenaires commerciaux ne luttent pas suffisamment contre les importations de produits fabriqués à l’aide du travail forcé. Ce qui créerait une concurrence jugée déloyale pour les entreprises américaines.

Si ces nouveaux droits de douane sont confirmés, ils pourraient affecter une part importante des échanges internationaux et raviver les tensions commerciales entre Washington et ses principaux partenaires.

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Davantage de gaz algérien pour l’Espagne, mais à un prix plus élevé

L’Algérie a donné son accord de principe pour augmenter ses exportations de gaz vers l’Espagne à partir de 2027, tout en appliquant une hausse des prix pouvant atteindre 10 %.

L’accord, actuellement en discussion à l’occasion de la visite du Premier ministre espagnol Pedro Sánchez à Alger, prévoit également une augmentation des livraisons via le gazoduc Medgaz et des cargaisons de gaz naturel liquéfié (GNL).

L’Algérie s’apprête à renforcer son rôle de principal fournisseur de gaz de l’Espagne. Des sources proches des négociations indiquent qu’Alger a accepté, lundi 20 juillet, sur le principe, d’augmenter ses exportations de gaz vers la péninsule Ibérique de 10 à 15 % à compter du début de l’année 2027. En contrepartie, les prix du gaz seraient relevés dans une proportion ne dépassant pas 10 %.

L’énergie constitue le principal dossier des entretiens entre Pedro Sánchez et le président algérien Abdelmadjid Tebboune, avec pour objectif de normaliser les relations bilatérales et de consolider la coopération énergétique.

Priorité au gazoduc Medgaz

L’accord envisagé prévoit de privilégier l’augmentation des volumes acheminés par le gazoduc Medgaz, qui relie directement l’Algérie à l’Espagne sous la Méditerranée.

Les discussions portent sur un relèvement des flux quotidiens d’environ 28 millions à 32 millions de mètres cubes par jour. Soit une hausse proche de 12,5 %. Cette solution est privilégiée en raison de coûts de transport inférieurs à ceux du gaz naturel liquéfié et d’infrastructures déjà opérationnelles.

Madrid souhaitait initialement obtenir une augmentation comprise entre 20 et 25 % de ses importations de gaz algérien. Des sources citées soulignent qu’Alger n’a toutefois pas été en mesure d’accéder à cette demande en raison de capacités de production excédentaires limitées. Les deux parties se sont donc orientées vers une augmentation plus modérée des livraisons.

L’Algérie demeure le premier fournisseur de gaz de l’Espagne

Au premier semestre 2026, l’Algérie a représenté 33,9 % des importations gazières espagnoles, conservant sa place de premier fournisseur devant les États-Unis. Les exportations algériennes vers l’Espagne ont atteint 64,23 térawattheures (TWh), dont 59,63 TWh acheminés par gazoduc et 4,59 TWh sous forme de GNL. Au seul mois de juin, la part de marché de l’Algérie a atteint 40,3 % des importations espagnoles de gaz.

Les discussions portent aussi sur une augmentation des cargaisons de gaz naturel liquéfié. Les exportations algériennes de GNL ont reculé au premier semestre 2026. Tandis que les importations espagnoles de GNL algérien ont chuté de plus de 50 % sur un an. Les deux pays souhaitent inverser cette tendance afin de diversifier les modes d’approvisionnement de l’Espagne.

Ce rapprochement intervient dans un contexte où les tensions géopolitiques au Moyen-Orient poussent les pays européens à sécuriser leurs approvisionnements énergétiques.

Pour l’Algérie, cet accord renforcerait sa position de fournisseur stratégique du marché européen. Pour l’Espagne, il offrirait une plus grande sécurité d’approvisionnement grâce à des contrats de long terme et à un renforcement des flux via Medgaz, malgré une hausse des prix négociée entre les deux partenaires.

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Vers une forte baisse des réserves européennes de diesel

Le marché européen du diesel pourrait connaître de nouvelles tensions dans les prochains mois. Morgan Stanley estime que les stocks devraient tomber à leur plus bas niveau pour cette période de l’année depuis 2015, sous l’effet des perturbations au Moyen-Orient, des restrictions russes sur les exportations de carburants et d’un manque de capacités de raffinage.

Les analystes de Morgan Stanley anticipent un resserrement marqué de l’offre de diesel en Europe d’ici à la fin de l’année. D’après leur modèle d’offre et de demande, les stocks européens devraient reculer progressivement à partir du mois d’août pour atteindre environ 299 millions de barils en novembre, leur niveau le plus bas pour cette période de l’année depuis l’année 2015.

Contrairement aux précédentes crises énergétiques, les analystes estiment que le principal problème ne réside plus dans la disponibilité du pétrole brut, mais dans les capacités de raffinage. « Le véritable goulot d’étranglement du système pétrolier est aujourd’hui le raffinage, davantage que le pétrole brut », souligne Morgan Stanley.

La banque identifie plusieurs éléments qui contribuent au resserrement du marché : les perturbations persistantes du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz à la suite des tensions entre les États-Unis et l’Iran; les attaques ukrainiennes contre des raffineries russes; l’interdiction des exportations de diesel imposée par la Russie; et le ralentissement de l’activité des raffineries chinoises, qui réduit l’offre disponible sur le marché mondial.

L’Europe particulièrement vulnérable

Le diesel demeure le carburant de référence pour le transport routier, l’agriculture, les engins de chantier et une partie de l’industrie européenne. Toute nouvelle contraction de l’offre pourrait donc entraîner une hausse des coûts de transport, renchérir les prix des marchandises et alimenter les pressions inflationnistes dans plusieurs secteurs de l’économie.

Les tensions se reflètent déjà sur les marchés. Les contrats européens sur le diesel ont progressé jusqu’à atteindre 1 219,5 dollars la tonne, leur plus haut niveau depuis le mois de mai. Tandis que le Brent est repassé au-dessus des 90 dollars le baril, porté par les risques géopolitiques au Moyen-Orient.

Appel à la prudence

Malgré ces perspectives de pénurie, Morgan Stanley estime que les prix intègrent déjà une grande partie des risques actuels. La banque recommande ainsi aux investisseurs de ne pas anticiper automatiquement une nouvelle flambée des cours. Tout en considérant que le marché est désormais largement valorisé au regard des tensions déjà intégrées par les opérateurs.

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États-Unis : l’essence dépasse les 4 dollars le gallon

Stimulé par la résurgence des hostilités entre Washington et Téhéran, le prix moyen de l’essence dans les stations-service américaines a dépassé, lundi 20 juillet, le seuil symbolique de 4 dollars le gallon.

L’essence ordinaire sans plomb coûte désormais en moyenne 4,003 $ le gallon (soit 3,78 litres, l’unité de référence aux États-Unis), selon les données de l’American Automobile Association (AAA).

A rappeler au passage que les prix ont explosé après le début de la guerre contre l’Iran déclenchée par les États-Unis et Israël… Ils se sont ensuite rétractés à la suite des négociations entre Américains et Iraniens, qui ont abouti à un protocole d’accord à la mi-juin et à une reprise partielle de la navigation dans le détroit d’Ormuz.

Cependant, les violentes frappes américaines et la réponse iranienne de ces derniers jours ont entraîné de nouveau une hausse des prix du pétrole brut, d’environ 16 % la semaine dernière, et par conséquent des prix à la pompe.

Quant au gazole, utilisé dans les camions et les tracteurs, il se vend désormais en moyenne à 5,11 dollars le gallon, contre 4,76 dollars au début du mois.

Notons enfin que la hausse des prix du carburant suscite un vif mécontentement aux États-Unis, pèse sur les budgets des ménages et place l’équipe présidentielle dans une position délicate à quelques mois des élections de mi-mandat.

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Andy Burnham s’engage à protéger l’économie britannique de tout risque

Le vice-Premier ministre britannique, David Lammy, a démissionné lundi 20 juillet, après la nomination d’Andy Burnham au poste de Premier ministre.

Andy Burnham, septième Premier ministre britannique en dix ans, s’est engagé à « ne prendre aucun risque » avec l’économie, réaffirmant sa promesse de faire respecter les règles budgétaires de son prédécesseur. Il a notamment promis de prendre des mesures pour aider les Britanniques à faire face au coût élevé de la vie.

Interrogé par des journalistes sur la manière dont il pourrait faire davantage tout en respectant ces règles et si cela impliquait d’emprunter davantage pour investir, il a répondu : « Je pense que vous allez un peu vite en besogne, car j’ai dit que nous respecterons (…) les règles fiscales existantes et, évidemment, toute la flexibilité qu’elles incluent ». Et d’ajouter : « Rien de tout cela ne signifie prendre des risques avec l’économie. Je ne l’ai jamais fait, quel que soit le poste que j’ai occupé. J’ai toujours adopté une approche très prudente », a-t-il ajouté.

Plus tôt dans la journée, lors de son premier discours devant le 10 Downing Street, M. Burnham a laissé entendre qu’il chercherait à réduire les dépenses sociales afin de respecter les règles budgétaires et les engagements du budget de la défense britannique. Il n’a pas donné beaucoup de détails sur son programme, mais a déclaré vouloir offrir aux Britanniques un répit face à la crise du coût de la vie, avec des mesures immédiates qui seraient annoncées dès mardi 21 juillet. « Mais nous voulons simplement faire des choses que les gens ressentiront et les faire assez rapidement », a-t-il déclaré. « Cela ne résoudra pas tout, ne fera pas disparaître toute la pression, mais cela montre simplement la direction que nous prenons et (…) que nous voulons les aider ».

M. Burnham examinait le seuil d’imposition personnel à partir duquel les contribuables sont imposés. Ce seuil est gelé depuis cinq ans. Ce qui a entraîné une augmentation du nombre de contribuables, leurs salaires et revenus ayant progressé durant cette période. « C’est difficile, car modifier les limites ne sera pas sans conséquences importantes », a-t-il déclaré. « Mais j’y réfléchis ».

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Le Maroc et le Portugal sollicitent l’UE pour financer leur interconnexion électrique

Le Maroc et le Portugal vont demander à la Commission européenne d’envisager de proposer un projet d’interconnexion électrique entre les deux pays pour un financement de l’UE.

Une panne de courant généralisée qui a paralysé l’Espagne et le Portugal en avril 2025 avait révélé les limites des lignes d’interconnexion électrique de la péninsule ibérique avec le reste de l’Europe. C’est ce qui a contribué à relancer les projets de construction d’une ligne d’interconnexion électrique entre le Portugal et le Maroc, proposés pour la première fois en 2018.

La péninsule Ibérique n’est connectée aux pays européens voisins que pour 3 % de sa capacité électrique, un chiffre bien inférieur à l’objectif d’interconnexion de 15 % fixé par l’Union européenne d’ici 2030, selon Reuters. Cette interconnexion avec le Maroc renforcerait la sécurité énergétique du Portugal, actuellement connecté uniquement à l’Espagne, en fournissant une source d’électricité supplémentaire en cas de coupures.

La ministre portugaise de l’Énergie, Maria da Graça Carvalho, a déclaré que Lisbonne et Rabat s’étaient entendus avec la vice-présidente exécutive de la Commission européenne, Teresa Ribeira, pour évoquer la possibilité de considérer la ligne d’interconnexion électrique comme « un projet important d’intérêt européen commun ».

Mme Carvalho a expliqué que la création d’une nouvelle ligne d’interconnexion électrique entre l’Europe et l’Afrique renforcera la sécurité énergétique et la coopération entre les deux continents. « Nous avons décidé de nous adresser d’abord à la Commission européenne pour voir dans quelle mesure elle est intéressée à considérer ce projet comme un projet européen important », a-t-elle déclaré aux journalistes après sa rencontre avec la ministre marocaine de la Transition énergétique et du Développement durable, Leila Benali.

Entreprises du secteur privé

Le Maroc et le Portugal suivront deux voies parallèles : solliciter un financement auprès du programme Connect Europe de l’Union européenne et sonder l’intérêt des investisseurs par le biais d’un appel à manifestation d’intérêt lancé par le secteur privé, notamment les gestionnaires de réseaux et les entreprises de services publics. Mme Carvalho a déclaré : « Nous ne voulons pas surfacturer les actionnaires ni les consommateurs ».

De son côté, Leila Benali a déclaré que les deux pays souhaitent garantir des réductions de coûts, notamment en rendant l’accès à l’énergie abordable pour tous les résidents et pour un certain nombre de secteurs.

En outre, elle a estimé qu’il était encore trop tôt pour déterminer si le projet impliquerait un câble sous-marin direct entre le Portugal et le Maroc ou s’il utiliserait une infrastructure via l’Espagne, qui dispose déjà d’une liaison électrique avec le Maroc.

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France : la municipalité de Paris double la taxe sur les logements vacants

Le conseil municipal de Paris vient de voter le doublement de la taxe sur les logements vacants pour 2027, comme le permet la loi. Et ce, dans le but de « décongestionner le marché du logement » dans la capitale française.

La capitale française compterait 150 000 logements vacants, soit 9 % de son parc immobilier total. C’est ce que révèle la municipalité, soulignant le « déséquilibre persistant entre l’offre et la demande ».

A noter que le budget 2026 autorise les municipalités à augmenter, à compter du 1er janvier 2027, les taux d’imposition sur les logements vacants, passant de 17 % du loyer annuel estimé que le logement pourrait générer la première année où il reste vacant, et de 34 % la deuxième année, à 30 % et 60 % respectivement. « Une victoire historique après 10 ans de lutte », a déclaré satisfait un Jacques Baudrier, adjoint au maire chargé du logement auprès du maire de gauche Emmanuel Grégoire, après le dépouillement.

Sur les 150 000 logements vacants, environ 80 000 sont inoccupés depuis longtemps et sont donc soumis à la taxe, estime M. Baudrier. D’ailleurs, il espère que grâce à cette mesure, environ 20 000 de ces logements seront mis sur le marché, à la location ou à la vente.

Cette hausse d’impôt devrait également dissuader certains propriétaires qui, jusqu’à présent, payaient moins d’impôts, de déclarer leur résidence secondaire comme vacante, a-t-il expliqué à l’AFP. Pour l’opposition de droite, qui conteste les chiffres de la municipalité sur les logements vacants, doubler la taxe « ne servirait à rien », affirme Grégory Canal, coprésident du parti « Paris Liberté » avec Rachida Dati.

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