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Transition énergétique : Le solaire, une réponse structurelle et durable

L’actualité énergétique en Tunisie confirme une chose : le solaire est l’investissement le plus intelligent pour l’avenir. Les solutions solaires modernes permettent non seulement de produire de l’énergie propre, mais aussi d’en reprendre le contrôle. La Presse —L’énergie solaire n’est plus un luxe ou un choix, c’est une nécessité économique, écologique et stratégique. Elle permet […]

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RFR du Grand Tunis : près de 100 millions de dinars de pertes annuelles liées aux retards

Conçue comme le socle d’une restructuration du transport collectif urbain dans le Grand Tunis, la première phase du projet du Réseau Ferroviaire Rapide (RFR) devait contribuer à réduire la congestion routière et à assurer un transport efficace et sécurisé à quelque 600.000 passagers par jour. Toutefois, une évaluation approfondie réalisée par l’Institut Arabe des Chefs […]

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Droits de douane américains : la Tunisie épargnée par la nouvelle mesure liée au travail forcé

La Tunisie ne figure pas parmi les 60 économies ciblées par la nouvelle mesure commerciale américaine annoncée par le Bureau du représentant américain au Commerce (USTR), qui prévoit l’application de droits additionnels au titre de la Section 301 du Trade Act de 1974 pour sanctionner les pays accusés de ne pas avoir mis en place […]

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Batteries Assad Algérie : ASSAD porte sa participation à 100 % avant l’ouverture du capital

Le Groupe ASSAD détient désormais l’intégralité du capital de sa filiale Batteries Assad Algérie (BAA). L’opération, finalisée le 16 juillet 2026, fait suite au rachat des 4 % auparavant détenus par des investisseurs algériens.

Par cette transaction, L’Accumulateur Tunisien ASSAD devient l’unique actionnaire de Batteries Assad Algérie. Le groupe a indiqué avoir informé ses actionnaires ainsi que le public de cette évolution. Cette prise de contrôle intégrale intervient dans le cadre de l’opération d’ouverture du capital de BAA, lancée l’année précédente et confiée à un cabinet de conseil spécialisé.

Le projet prévoit l’arrivée d’un partenaire stratégique et/ou une introduction en bourse de la filiale sur la Bourse d’Alger. L’objectif est de réaliser une levée de fonds de 1 milliard de dinars algériens, soit environ 22,1 millions de dinars tunisiens, au moyen d’une cession de 25 % à 30 % du capital de Batteries Assad Algérie avant la clôture de l’exercice 2026.

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Pêche artisanale : un nouveau cap vers la décarbonation en Tunisie

Le WWF Afrique du Nord et l’ambassade du Royaume-Uni inaugurent à Ajim (Djerba) une station de recharge solaire et remettent des moteurs électriques à des pêcheurs artisans, marquant une nouvelle étape vers une pêche plus durable et décarbonée en Tunisie.

Dans une nouvelle étape illustrant la solidité du partenariat entre la Tunisie et le Royaume-Uni en faveur de l’action climatique et du développement durable, indique un communiqué de presse, WWF Afrique du Nord, en collaboration avec l’ambassade du Royaume-Uni en Tunisie, a organisé, le 24 juillet 2026 au port de pêche d’Ajim, une cérémonie officielle sur l’île de Djerba, afin d’inaugurer une station photovoltaïque de recharge de batteries électriques et de remettre plusieurs moteurs marins électriques à un groupe de pêcheurs artisans participant au projet.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet « Décarbonation de la pêche artisanale en Tunisie : promouvoir les énergies propres pour des communautés côtières durables », mis en œuvre par WWF Afrique du Nord avec le soutien financier du Foreign, Commonwealth & Development Office (FCDO) du Royaume-Uni. Ce projet vise à accompagner la transition énergétique du secteur de la pêche artisanale en Tunisie, à réduire les émissions de gaz à effet de serre et à renforcer la résilience des communautés côtières face aux défis environnementaux et économiques.

Le projet est mis en œuvre en étroite collaboration technique avec le ministère tunisien de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME) et la Société Tunisienne d’Équipements de Pêche (STEP), qui a assuré la fourniture et l’installation des moteurs électriques ainsi que l’appui technique tout au long du projet.

La cérémonie s’est déroulée en présence de l’ambassadeur du Royaume-Uni auprès de la République tunisienne, ainsi que de représentants des ministères de l’Agriculture, des Affaires étrangères, des autorités régionales et locales, des institutions nationales, des partenaires techniques ainsi que des pêcheurs bénéficiaires du projet.

Cette cérémonie marque l’aboutissement de la première navigation pilote d’un bateau de pêche artisanale propulsé exclusivement par un système électrique alimenté à l’énergie solaire, réalisée le 29 juin 2026 à Ajim. Cette démonstration pionnière constitue une première à l’échelle nationale et l’une des premières expériences de ce type en Méditerranée. Elle a démontré avec succès la faisabilité technique et opérationnelle de cette solution innovante grâce à une collaboration étroite entre les institutions nationales et les partenaires du projet, notamment grâce à la contribution technique de la Société tunisienne d’équipements de pêche (STEP). Elle ouvre également des perspectives prometteuses pour accompagner la transition du secteur de la pêche artisanale dans le cadre d’une économie bleue durable et sobre en carbone.

L’inauguration de la station de recharge solaire et la remise des moteurs marins électriques marquent une étape déterminante, faisant passer le projet de la phase pilote et d’expérimentation à l’utilisation opérationnelle effective de technologies propres par les pêcheurs artisans. Cette avancée illustre des progrès concrets vers la décarbonation du secteur de la pêche tout en démontrant que des solutions pratiques peuvent répondre simultanément aux enjeux environnementaux, économiques et sociaux.

Le projet poursuit notamment les objectifs suivants :

  • Réduire la dépendance aux combustibles fossiles conventionnels et diminuer les émissions de carbone.
  • Réduire les coûts d’exploitation supportés par les pêcheurs artisans.
  • Limiter la pollution marine ainsi que les nuisances sonores sous-marines générées par les moteurs conventionnels.
  • Renforcer la sécurité énergétique des communautés côtières.
  • Accroître la résilience du secteur de la pêche face aux effets du changement climatique.
  • Proposer un modèle reproductible pouvant être déployé dans d’autres zones côtières tunisiennes ainsi que dans l’ensemble de la région méditerranéenne.

Le programme de l’événement mettra en lumière les principaux résultats obtenus ainsi que les enseignements tirés de la phase pilote. Il donnera également la parole aux pêcheurs participants, qui partageront leur expérience de l’utilisation quotidienne des moteurs électriques dans leurs activités de pêche. La cérémonie comprendra la remise officielle des équipements, l’inauguration de la station photovoltaïque de recharge et se conclura par une démonstration en mer à bord d’un bateau de pêche équipé d’un moteur électrique, permettant aux invités et aux représentants des médias de constater directement le potentiel de cette technologie innovante.

A cette occasion, Jamel Jrijer, directeur régional de WWF Afrique du Nord, a déclaré : « Il s’agit d’une étape importante pour la communauté des pêcheurs artisans ainsi que pour les écosystèmes marins en Tunisie et en Méditerranée. La technologie existe aujourd’hui et nous la mettons désormais au service de la nature et des populations. »

Pour sa part, l’ambassadeur du Royaume-Uni en Tunisie, Roddy Drummond, a souligné : « Ce projet incarne les principales priorités du Royaume-Uni. A savoir lutter contre le changement climatique, soutenir une croissance économique durable et promouvoir l’innovation qui apporte de bénéfices concrets aux communautés locales. En aidant les pêcheurs à réduire leurs coûts tout en protégeant l’environnement marin, nous démontrons que l’action climatique et la prospérité peuvent aller de pair. »

Ce projet reflète l’engagement constant du Royaume-Uni à accompagner la Tunisie dans la réalisation de ses priorités nationales en matière de transition énergétique, de lutte contre le changement climatique et de développement durable, à travers des partenariats fondés sur le partage des connaissances, l’innovation et la mise en œuvre de solutions concrètes générant un impact tangible au niveau local.

WWF Afrique du Nord, aux côtés de ses partenaires nationaux et de ses soutiens internationaux, demeure pleinement engagé dans le développement de solutions durables contribuant à la protection des écosystèmes marins, à l’amélioration des moyens de subsistance des pêcheurs artisans et à l’accompagnement de la transition vers un secteur de la pêche plus résilient, plus performant et à faibles émissions de carbone.

D’après communiqué

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Néjia Gharbi : « Le potentiel des start-up tunisiennes mérite d’être soutenu à grande échelle »

La contribution de la Caisse des Dépôts et Consignations CDC s’inscrit à travers le programme Start-up et PME innovantes, déjà tourné vers les entreprises actives dans la Ditech, l’innovation et les secteurs à forte valeur créative.

Pour Néjia Gharbi, directrice générale de la CDC, l’enjeu consiste avant tout à mobiliser la diaspora autour de cette dynamique et à renforcer ses liens avec l’écosystème tunisien des start-up. Elle a souligné dans une déclaration à lecoonomistemaghrébin, lors de la 3 ème édition du Tunisia Global forum, que de nombreux talents tunisiens, notamment à travers des start-up ayant déjà réalisé des exits, à l’image d’Instadeep ou d’Expensya, fondée par Karim Benguir et Karim Jouini, ont émergé. 

Mais au-delà de ces réussites, l’essentiel reste, précise-t-elle, la multiplication de nouvelles start-up et de nouvelles formes de collaboration, rendues possibles par l’interconnexion entre la diaspora et l’écosystème local. L’objectif est donc de consolider ce pont, de stimuler les échanges et de proposer des outils de financement adaptés à ces jeunes entreprises.

Néjia Gharbi salue également le rôle joué par les premiers fonds créés en Tunisie et financés par le fonds ANAVA, souvent portés par des membres de la diaspora tunisienne. Elle cite notamment 216 Capital, aujourd’hui à son deuxième fonds, ainsi que Medenine, qui a lancé un fonds dédié à la Deeptech. Pour elle, ces initiatives traduisent une conviction partagée : le potentiel des start-up tunisiennes est réel et mérite d’être soutenu à grande échelle.

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Indice mondial des TIC 2026 : la Tunisie 6ᵉ en Afrique avec un score de 80,1 points

La Tunisie a occupé la 6ème place à l’échelle africaine, selon l’édition 2026 de l’Indice de développement des TIC (IDI) récemment publiée par l’Union internationale des télécommunications (UIT). Ce classement évalue 159 économies selon la connectivité universelle et significative. Avec un score de 80,1 sur 100, le pays dépasse la moyenne mondiale fixée à 79 […]

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Fruits à noyau : la Tunisie engrange 66 millions de dinars grâce aux exportations

Les recettes d’exportation des fruits d’été à noyau ont atteint 66,1 millions de dinars (MD), ce qui représente une hausse de 18%, par rapport à la campagne précédente, a annoncé l’Observatoire National de l’Agriculture (Onagri), dans une note publiée vendredi. En volume, les quantités ont poursuit également leur progression de 10%, avec 8 797 tonnes […]

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Palestine. Ces Entreprises qui font honte à la France

Il semble qu’on a beau se cacher derrière des prête-noms bien commodes, on est toujours rattrapé par la vérité du terrain. Devant le silence complice des autorités françaises, ce sont ainsi pas moins de cinq organisations non gouvernementales (ONG) qui…

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Tunisie | La restauration des forêts incendiées nécessitera deux ans

La protection et la restauration de l’écosystème forestier, qui a été endommagé par les incendies survenus ces derniers jours en Tunisie et qui ont ravagé quelque 4 400 hectares de forêts, nécessitent les efforts concertés de divers organismes publiques et acteurs de la société civile, a déclaré Mohamed Naoufel Ben Haha, directeur général des forêts au ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, dans une déclaration faite ce vendredi 24 juillet 2026 à Mosaïque. (Photo : Forêts de pins d’Alep au Kef).

Les incendies ont jusqu’à présent ravagé environ 4 400 hectares de forêt, sans compter les zones encore en feu, notamment dans le gouvernorat du Kef. Les différents organismes mobilisés poursuivent leurs efforts pour maîtriser les incendies et protéger les espaces forestiers.

Les plus importants ont touché la forêt de Jebel Chahda, dans le gouvernorat de Zaghouan, où environ 905 hectares ont été endommagés. Viennent ensuite la zone de Cap Negro, dans le gouvernorat de Béja (environ 300 hectares), et celle de Ghar El Melh, dans le gouvernorat de Bizerte (environ 300 hectares).

Les incendies de Béja et de Ghar El Melh sont entrés dans la phase de refroidissement, a précisé le responsable, démentant les informations circulant sur ls réseaux sociaux selon lesquelles le feu à Ghar El Melh serait encore actif. Les équipes des services forestiers et de la protection civile surveillent la zone en permanence pour prévenir toute reprise du feu, a-t-il assuré, ajoutant que l’incendie en cours dans le gouvernorat du Kef mobilise l’ensemble des services d’intervention. Le personnel forestier travaille en coordination avec la protection civile, avec le soutien d’unités de la Garde nationale, de l’armée et du ministère de l’Équipement, ainsi que le déploiement d’aéronefs militaires à chaque fois que la nécessité s’en fait ressentir. Toutes les ressources humaines et logistiques sont donc mobilisées pour maîtriser les incendies, a souligné M. Ben Haha, ajoutant que les dégâts causés par les incendies ne se limitent pas à la destruction des arbres mais affectent l’ensemble de l’écosystème, y compris la flore et la faune.

La perte du couvert végétal entraîne une érosion des sols en hiver, susceptible de provoquer une accumulation de sédiments, des obstructions de routes et des dommages aux zones résidentielles situées à proximité des forêts, outre l’impact des incendies sur la biodiversité et les activités liées à la forêt, telles que la chasse.

La protection et la restauration de l’écosystème forestier nécessitent les efforts concertés de divers organismes publics, ainsi que des acteurs de la société civile. D’ailleurs, le ministère de l’Agriculture a entamé les préparatifs pour la réhabilitation des forêts endommagées en procédant à un état des lieux des zones incendiées et en élaborant des cartes numériques précises identifiant les essences d’arbres adaptées à chaque région ; cette démarche ouvre la voie à la production de plants, à la planification logistique et au lancement des opérations de plantation dans les meilleurs délais, a expliqué M. Ben Haha ajoutant que chaque essence d’arbre présente des exigences climatiques et environnementales spécifiques, ce qui impose de sélectionner les variétés appropriées pour chaque site touché.

Le domaine forestier public s’étend sur un million d’hectares.

Le directeur général des forêts a souligné que son département met en œuvre un programme annuel et continu de reboisement, en accordant la priorité aux zones dévastées par les incendies.

Toutes les zones touchées sont intégrées aux plans de restauration, dans le cadre des efforts visant à préserver le patrimoine forestier public, qui s’étend sur environ un million d’hectares.

M. Ben Haha a souligné que la restauration de l’écosystème forestier après des incendies exige une période d’au moins deux ans, citant l’exemple de la forêt de Boukornine — ravagée par le feu en 2021 — qui commence à retrouver son équilibre naturel.

La régénération naturelle nécessite par la suite des interventions techniques pour soutenir la croissance des arbres — notamment par l’éclaircie des jeunes plants issus de semis spontanés — garantissant ainsi un développement sain tout en préservant l’équilibre de la forêt, la qualité du paysage et sa pérennité.

Concernant les initiatives de la société civile, le directeur général des forêts a expliqué qu’elles sont menées exclusivement en coordination avec le Département des forêts et dans le cadre d’accords de partenariat précisant les zones désignées ainsi que les essences d’arbres adaptées à chaque région.

C’est le ministère de l’Agriculture qui est chargé de fournir les plants, de suivre les différentes étapes de la plantation et de réaliser des évaluations avant chaque nouvelle campagne, a indiqué M. Ben Haha, précisant que la saison de plantation débute chaque année juste avant la Journée de l’arbre, qui a lieu le deuxième dimanche de novembre.

I. B.

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Coupures d’électricité en Tunisie : l’industrie au bord de la rupture, les consommateurs appelés en renfort

Vagues de chaleur, délestages en série et entreprises exsangues : la crise électrique tunisienne s’aggrave de jour en jour. Face à cette situation critique, Wissem Ben Amor, représentant de l’UPMI, alerte sur des pertes incalculables pour le secteur productif. De son côté, Lotfi Riahi, président de l’Organisation tunisienne pour l’information du consommateur, réclame une politique ambitieuse de maîtrise de la demande. Celle-ci reposerait principalement sur l’énergie solaire et l’intelligence artificielle.

Pour Wissem Ben Amor, le quotidien des industriels est devenu insoutenable. Les interruptions brutales du courant provoquent le gaspillage immédiat des matières premières engagées dans les chaînes de fabrication. Le préjudice financier se chiffre à plusieurs millions de dinars pour des structures déjà fragilisées. De plus, il empêche souvent les exportateurs d’honorer leurs contrats, ce qui entame gravement leur crédibilité auprès des partenaires étrangers.

À ce préjudice commercial s’ajoute un impact technique particulièrement lourd. Certains équipements industriels nécessitent jusqu’à deux heures pour redémarrer. Dans le même temps, le réseau subit des coupures répétées espacées de seulement trente à soixante minutes. Cela rend impossible le moindre cycle de production complet. Ces variations électriques à répétition endommagent des cartes électroniques sophistiquées, indisponibles sur le marché local. Ces composants doivent être commandés à l’étranger. Ce qui prolonge l’arrêt des usines pendant des durées indéterminées, alors que les salaires du personnel inactif continuent d’être versés.

Des réformes d’urgence pour préserver le tissu productif

Sceptique quant aux explications officielles qui imputent la situation à la seule canicule, Wissem Ben Amor dénonce un manque cruel de visibilité. Il exige d’abord que les zones industrielles soient exclues des délestages pendant les horaires administratifs, de huit heures à quinze heures. À défaut, il demande que les interruptions soient notifiées à l’avance selon des créneaux précis et respectés. Cela permettrait aux industriels d’arrêter leurs machines en toute sécurité.

Pour éviter une vague de faillites, le porte-parole de l’UPMI préconise des mesures d’urgence inspirées de la crise du Covid. Il propose un report de quinze jours à un mois des échéances fiscales et des dépôts de bilans. Ce délai resterait sans impact sur le budget de l’État, tout en soulageant les trésoreries des entreprises. Enfin, il plaide pour une révision du cadre légal de l’autoconsommation énergétique afin d’autoriser le stockage d’électricité par batteries, une solution qui sécuriserait l’outil de production et réduirait la pression sur le réseau de la STEG.

De son côté, Lotfi Riahi estime que la crise dépasse le simple dysfonctionnement technique. Elle touche directement au droit fondamental du citoyen d’accéder à un service public essentiel de manière sûre et continue.

Il souligne que la réponse ne doit pas se limiter à réparer les pannes. Elle doit s’inscrire dans une gestion stratégique capable de transformer l’usager en partenaire de la solution.

Le solaire urbain et l’intelligence artificielle comme leviers d’avenir

Pour concrétiser cette vision, Lotfi Riahi propose le déploiement d’un programme national baptisé « L’énergie solaire dans chaque quartier ». Destiné en priorité aux zones urbaines denses, ce plan prévoit l’installation par l’État de centrales solaires collectives sur les toits des infrastructures publiques comme les écoles, les administrations ou les marchés. Cela permettrait d’alléger le réseau et d’amoindrir la facture des ménages sans coût direct pour les citoyens. Pour financer ce dispositif, un modèle diversifié s’appuierait sur les fonds internationaux pour le climat, les banques de développement, les partenariats public-privé et la finance carbone. L’investissement initial serait ensuite amorti par les économies réalisées sur la production électrique. Ce volet comprend également un projet pilote de quartier solaire intelligent offrant aux riverains une électricité locale à tarifs préférentiels.

Le président de l’organisation voit également dans l’intelligence artificielle un levier central pour moderniser le réseau. Il imagine une véritable salle d’opérations virtuelle capable d’anticiper les pics de consommation, d’analyser les données par quartier, de redistribuer les charges et de détecter les anomalies avant la survenue des pannes. Ce dispositif serait complété par un programme national dédié à l’IA énergétique, l’ouverture d’une plateforme publique de données sur la qualité du service, ainsi qu’une application mobile gratuite envoyant des alertes en temps réel et des conseils personnalisés. Par ailleurs, il annonce son intention de proposer la création d’un Observatoire national du consommateur et de l’énergie, une plateforme numérique dotée d’intelligence artificielle pour centraliser les réclamations et cartographier les zones touchées.

Repenser les normes d’urbanisme et inciter la transition

Enfin, Lotfi Riahi appelle à une réforme en profondeur du secteur de la construction. Il juge peu cohérent de continuer à bâtir des logements selon des normes dépassées. Il préconise ainsi une révision du Code de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme, ainsi que des cahiers des charges des promoteurs immobiliers.

Cette révision rendrait obligatoires les équipements solaires photovoltaïques et thermiques, tout en imposant des critères de haute performance énergétique dans le neuf. En contrepartie, l’État devrait garantir de véritables incitations aux investisseurs et aux particuliers, notamment la possibilité de revendre leur surplus d’électricité solaire directement au réseau national.

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Mohamed Ali Elloumi : « Les datacenters en Tunisie, une opportunité stratégique »

À l’heure où l’IA redistribue les cartes de la connaissance, l’enjeu n’est plus de savoir si nous l’acceptons, mais comment nous l’orchestrons. L’intelligence collective devient alors la clé : quand les humains coopèrent et se laissent épauler par des algorithmes, la décision gagne en précision, la vision en clarté et la souveraineté en consistance. 

Rencontré en marge de la 3ᵉ édition du Tunisia Global Forum, Mohamed Ali Elloumi, fondateur d’Access Content Agency, a insisté sur l’importance de l’intelligence collective pour bâtir l’avenir et sur la nécessité de mettre l’IA au service de l’humain. Il a rappelé que l’intelligence collective, annoncée comme thème central de cette édition, constitue un levier stratégique pour organiser la coopération entre les deux rives de la Méditerranée, les responsables politiques et les décideurs économiques, afin de construire une vision commune de la période à venir autour de l’IA et de la souveraineté des États.

Il a cité une étude qui illustre concrètement ce potentiel : un médecin qui pose seul un diagnostic atteint un taux d’efficacité d’environ 60 à 65 %. Mais, a‑t‑il expliqué, dès lors que trois ou quatre médecins discutent ensemble d’un même cas, ce taux grimpe autour de 75 %, soit un gain de 10 à 15 points. Lorsque cette intelligence collective humaine est, en plus, augmentée par une intelligence artificielle, on peut gagner encore une dizaine de points et atteindre près de 85 % de maladies correctement diagnostiquées grâce à une intelligence collective orchestrée et soutenue par l’IA.

Mohamed Ali Elloumi a souligné dans une déclaration exclusive à l’economistemaghrebin.com que l’intelligence collective ne se limite pas à une coopération abstraite : elle implique des choix politiques, des stratégies et des modèles d’organisation très concrets. Il a donné l’exemple de la Suisse, qui a développé des datacenters souterrains, capables non seulement de réduire l’empreinte environnementale de ces infrastructures, mais aussi de chauffer un grand nombre d’habitants en ville grâce à la chaleur dégagée par les serveurs. L’eau circulant dans ces datacenters est chauffée, utilisée pour le chauffage urbain, puis recyclée dans un autre cycle.

Il souligne que ce type de solution montre qu’il est possible de concilier technologie, efficacité énergétique et protection de l’environnement. Et ce, à condition de se doter d’une stratégie claire et d’une organisation politique cohérente, en ligne avec les engagements des Nations unies.

Il a également insisté sur les atouts de la Tunisie dans ce nouveau paysage technologique. Le pays peut offrir à l’Europe deux ressources majeures : d’une part, un ensoleillement et une énergie solaire exceptionnels; et d’autre part, une intelligence humaine et une intelligence collective riches, portées par une position géographique souvent décrite comme stratégique. Associés à un financement européen et à une stratégie environnementale ambitieuse, ces atouts pourraient, estime-t-il, produire un effet très positif pour les deux rives de la Méditerranée.

Interrogé sur la question des datacenters en Tunisie, il a rappelé que nous sommes confrontés à une « guerre technologique » plus qu’à une simple compétition économique. Il a expliqué que, pour un pays modeste et aux ressources limitées comme la Tunisie, la construction de datacenters dédiés uniquement à des besoins locaux peut se justifier, mais que la demande interne reste relativement restreinte. En revanche, la construction de datacenters destinés à répondre aux besoins de l’Europe constitue « une opportunité stratégique, à condition de poser des garde‑fous clairs ». Tout en insistant sur le fait qu’il est hors de question d’accepter des solutions qui contribueraient à dégrader l’environnement tunisien. »

En outre, poursuit-il, l’intelligence collective est précisément l’outil qui permettrait de faire avancer ce dossier. Elle doit d’abord servir à bien définir le besoin : il existe aujourd’hui une demande explicite pour des datacenters hébergés en dehors de l’Europe et des États‑Unis, afin de sauvegarder les données hors de ces territoires et de mieux les protéger en cas d’attaque ou de crise majeure. Ce besoin est réel et identifié.

Ensuite, rappelle-t-il, un datacenter ne peut fonctionner qu’avec des conditions techniques strictes : il doit être sécurisé, adossé à une infrastructure fiable, disposer d’un accès garanti à l’énergie et intégrer une gestion responsable de l’eau.

Il a souligné que l’eau, dans ce modèle, peut être recyclée et réutilisée dans un autre cycle, comme le montrent déjà certaines expériences internationales. C’est, conclut-il, l’une des pistes concrètes pour concilier souveraineté numérique, développement économique et protection des ressources du pays. 

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Batteries domestiques : l’appel à des incitations financières pour démocratiser le stockage d’énergie

L’investissement dans les technologies de stockage de l’énergie et les batteries représente désormais un axe stratégique pour renforcer le réseau national d’électricité et accompagner le développement des énergies renouvelables, a affirmé Sadok Besbes, président du pôle des énergies renouvelables relevant de la Confédération des entreprises citoyennes tunisiennes (CONECT). Intervenant ce vendredi 24 juillet 2026 sur […]

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LEONI mise sur la Tunisie et annonce 10 mégaprojets à fort impact économique

Les travaux de la quatrième édition du “LEONI Big Event” ont démarré jeudi 23 juillet 2026 à Tunis, en présence massive de cadres et d’employés venus des différentes unités de production du groupe. Plus de 600 cadres ont pris part à cette rencontre annuelle. Cet événement constitue une occasion privilégiée d’échange autour des réalisations de […]

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Tunisie / Electricité | Retour progressif à la normale dans quelques jours  

Le recours de la Société tunisienne d’électricité et du gaz (Steg) à des coupures intermittentes de courant — ou «délestages» — demeure une mesure exceptionnelle rendue nécessaire par la vague de chaleur sans précédent sévissant depuis une semaine en Tunisie et qui s’est traduite par une demande record d’électricité pour la climatisation, a indiqué Atef Bouabdallah, membre de la Fédération général de l’électricité et du gaz relevant de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), tout en prévoyant un retour progressif à la normale dans les jours à venir.

Intervenant sur Mosaïque ce vendredi 24 juillet 2026, M. Bouabdallah a expliqué qu’une baisse des températures ne se traduit pas par un soulagement immédiat pour le réseau électrique, car l’impact de la chaleur sur le système persiste même après la baisse du mercure. Il a ajouté que le rétablissement d’un approvisionnement normal en électricité nécessite une baisse de température d’environ 10 degrés, seuil à partir duquel le réseau pourrait retrouver son équilibre sous 48 heures.

Les indicateurs actuels suggèrent une amélioration de la situation, mais on n’est pas encore au chapitre de l’équilibre souhaité entre l’offre et la demande.

La crise de l’électricité en Tunisie est principalement liée à la vague de chaleur actuelle, qui a entraîné une forte hausse de la consommation d’énergie en raison de l’utilisation généralisée des climatiseurs et du fonctionnement simultané de divers appareils électriques, a expliqué le responsable syndical, ajoutant que la demande quotidienne en électricité a atteint environ 6 000 mégawatts cet été, alors que la capacité disponible actuelle ne dépasse pas 4 400 mégawatts ; cet écart important a nécessité la mise en place de mesures visant à alléger la pression sur le réseau.

La demande n’avait pas dépassé 5 000 mégawatts l’été précédent, ce qui signifie que la consommation a augmenté d’environ 1 000 mégawatts cette année ; cette hausse sans précédent est attribuée à la durée prolongée de la vague de chaleur et aux températures exceptionnellement élevées.

Bien que la Tunisie dispose d’un accord d’échange d’électricité avec l’Algérie, cette dernière est elle-même confrontée à une forte tension sur son propre réseau électrique. Cette situation a limité sa capacité à fournir à la Tunisie le volume habituel d’électricité, estimé à environ 300 mégawatts.

Comment s’effectue le délestage ?

En réponse à cette question, le dirigeant syndical a indiqué que les opérations de délestage ne sont pas réalisées de manière anarchique ; elles sont au contraire gérées de façon stratégique afin de protéger le réseau électrique de l’effondrement.

Il existe deux types de délestage, a-t-il expliqué : le premier est manuel et suit un plan préétabli, tandis que le second est automatique. Le délestage automatique intervient lorsque la charge devient excessive et que le réseau ne peut plus y faire face ; des lignes spécifiques sont alors automatiquement déconnectées pour éviter un effondrement total du réseau — ou «blackout» — qui pourrait survenir en quelques secondes seulement si aucune mesure de délestage n’était mise en œuvre.

«Nous menons actuellement une bataille pour garantir l’approvisionnement en énergie, et la priorité absolue pour tous est de préserver la stabilité du réseau électrique», a ajouté M. Bouabdallah.

En réponse à une question autour des  plaintes concernant l’application inégale des coupures d’électricité, le responsable a souligné que l’objectif est de gérer la crise tout en minimisant les effets négatifs, prévoyant un retour progressif à la normale de l’approvisionnement en électricité au cours des trois prochains jours, à condition que les températures continuent de baisser.

M. Bouabdallah a insisté sur le fait que la crise actuelle exige une planification à long terme, notant que cela nécessite des investissements importants pour moderniser les infrastructures électriques et accroître les capacités de production — une entreprise qui impliquerait la mobilisation de ressources financières estimées jusqu’à 30 milliards de dinars.

Depuis la semaine dernière, la Steg a recours à des coupures quasi-quotidiennes d’électricité, expliquant que cette mesure vise à préserver l’intégrité et la pérennité du réseau électrique face à une consommation d’électricité record provoquée par la flambée des températures.

Cette décision a suscité un vif mécontentement, notamment au sein de la population, au moment où le pays connaît une intense vague de chaleur, avec des températures record dépassant parfois de 10 degrés les moyennes saisonnières.

I. B.

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27 000 Tunisiens à l’étranger : où travaillent-ils et dans quels secteurs ?

Quelque 27 000 compétences et cadres tunisiens travaillent actuellement à l’étranger dans le cadre du programme de l’Agence tunisienne de coopération technique (ATCT), a indiqué le directeur général de l’Agence, Mohamed Belidi. Intervenant ce vendredi 24 juillet 2026 sur les ondes de la Radio nationale, le responsable a précisé que la majorité des coopérants tunisiens […]

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Croissance maîtrisée, dette allégée : le pari gagnant de Délice Holding

En l’espace de douze mois, Délice Holding a transformé la physionomie de ses comptes : le groupe agroalimentaire a multiplié par plus de trois son effort d’investissement tout en réduisant son endettement global de plus des trois quarts. Les chiffres arrêtés au 30 juin 2026 dessinent une entreprise qui préfère financer sa croissance sur ses propres ressources plutôt que par le recours à la dette.

Premier fait marquant de ce semestre : la structure financière du groupe. L’endettement global recule de 76,2 %, soit un repli de 59,4 MDT, pour ne plus représenter que 18,5 MDT au 30 juin 2026, contre 77,9 MDT un an plus tôt. Ce désendettement massif s’explique par le choix du groupe de privilégier l’autofinancement pour couvrir ses besoins en fonds de roulement et assurer le financement de son exploitation courante. Conséquence directe de cette stratégie, l’endettement à court terme bascule en position créditrice, à -17,8 MDT, soit une baisse de 126,5 %. L’endettement à moyen et long terme, de son côté, s’établit à 36,4 MDT.

Ce désendettement n’a pas empêché le groupe d’accélérer ses dépenses d’investissement. Corporelles et incorporelles confondues, celles-ci atteignent 75,7 MDT au 30 juin 2026, contre seulement 21,8 MDT à la même date en 2025 — soit un quasi-triplement de l’enveloppe, avec une hausse de 246,7 %. Ces fonds ont été orientés en priorité vers trois chantiers : la mise en service d’une nouvelle unité de production d’eaux minérales, l’extension des capacités de production existantes, ainsi que des actions visant à renforcer la productivité et l’efficacité des opérations.

Sur le plan commercial, le chiffre d’affaires consolidé du groupe atteint 752,8 millions de dinars (MDT) sur les six premiers mois de l’exercice. Un niveau supérieur de 1% à celui enregistré sur la même période en 2025. Cette progression, bien que modeste, s’accompagne d’une dynamique plus marquée à l’export : les ventes réalisées à l’international bondissent de 9,7 % au premier semestre pour s’établir à 15,5 MDT, contre 14,2 MDT un an auparavant. Du côté du marché local, les ventes progressent quant à elles de 0,85 % par rapport à fin juin 2025. Autre indicateur en territoire positif, la production valorisée s’élève à 790,3 MDT, en progression de 1,1 %.

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Batteries Assad Algérie : le Groupe ASSAD en devient l’unique actionnaire

L’Accumulateur Tunisien ASSAD a finalisé le 16 juillet 2026 le rachat de la participation de 4% détenue par des investisseurs algériens dans sa filiale Batteries Assad Algérie (BAA), portant ainsi sa détention à 100% du capital de cette entité, annonce l’entreprise dans un communiqué rendu public le 23 juillet sur le site du Conseil du […]

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PGH : le chiffre d’affaires bondit de 14,1% au deuxième trimestre 2026

Poulina Group Holding (PGH) a réalisé un chiffre d’affaires de 1 091 millions de dinars au deuxième trimestre 2026, en progression de 14,1% par rapport à la même période de l’année précédente. Cette performance s’accompagne d’une hausse de la production et d’un doublement des investissements sur le semestre, selon les indicateurs d’activité publiés par le […]

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Tunisie | Plus de 4 000 ha de forêts ravagés en deux semaines

La vague d’incendies qui frappe la Tunisie depuis le 10 juillet 2026 — coïncidant avec des températures record — a jusqu’à présent ravagé plus de 4 000 hectares de forêts, contre environ 2 700 hectares l’année précédente.

C’est ce qu’a indiqué Sahbi Ben Dhiaf, directeur de la conservation des forêts au sein de la Direction générale des forêts du ministère de l’Agriculture, lors de son intervention sur les ondes de Diwan FM, considérant l’incendie survenu dans la zone de Sakiet Sidi Youssef, Touiref et Takrouna, dans le gouvernorat du Kef, comme l’un des plus importants et des plus dangereux de l’année. La forte inflammabilité des forêts de pins d’Alep et le relief accidenté ont entravé les efforts pour maîtriser le feu, a expliqué M. Ben Dhiaf, ajoutant que la maîtrise de cet incendie pourrait prendre plus d’une semaine.

L’étendue géographique des forêts touchées — qui s’étendent vers le gouvernorat de Jendouba et la frontière algérienne — favorise la propagation des incendies transfrontaliers, a précisé le responsable, ajoutant que les écosystèmes forestiers touchés recèlent des ressources d’une grande valeur économique, telles que des plantes médicinales et aromatiques (notamment le romarin, le thym et le genévrier), ou le miel et les graines de pin d’Alep (ou zgougou), qui constituent des moyens de subsistance pour les communautés forestières locales et un apport important à l’économie nationale.

De son côté, Mohamed Noufel Ben Haha, directeur général des forêts au ministère de l’Agriculture, a confirmé aujourd’hui, à Mosaique, que la situation dans le gouvernorat du Kef exige toujours une vigilance constante, notamment en raison de la hausse marquée des températures et des vents violents, des facteurs favorisant la propagation des incendies.

Les agents forestiers sont déployés sur le terrain en coordination avec les unités de la Protection civile et les autres services d’intervention, mobilisant toutes les ressources et tous les équipements disponibles pour maîtriser les feux, a expliqué M. Ben Haha, indiquant que les superficies forestières touchées par les incendies à ce jour — sans compter les zones encore sous surveillance, en particulier dans le gouvernorat du Kef — sont estimées à environ 4 400 hectares, ajoutant que les dégâts les plus importants ont été causés par trois ou quatre incendies majeurs.

I. B.

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