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Le travail et le tourisme rapportent plus de 9 milliards de dinars

Le total des revenus du travail et des recettes touristiques cumulés a drainé plus de 9 milliards de dinars depuis janvier jusqu’à la date du 20 juillet 2026. C’est ce qu’il ressort des indicateurs monétaires et financiers, publiés récemment, par la Banque centrale de Tunisie (BCT).

Les revenus du travail ont progressé de 5,2 %, passant de 4,7 milliards de dinars, à la date du 20 juillet 2025 à plus de 5 milliards de dinars, actuellement. De même, les recettes touristiques ont augmenté de 4,6 %, pour frôler les 4 milliards de dinars.

Pour ce qui est des avoirs nets en devises, ils se sont stabilisés au niveau de 23 milliards de dinars. Soit l’équivalent de 91 jours d’importation, à la date du 22 juillet 2026; contre 22,8 milliards de dinars, une année auparavant.

S’agissant des services de la dette extérieure, ils se sont élevés à 7,5 milliards de dinars, au 20 juillet 2026; contre 9 milliards de dinars à la même date de l’année dernière.

Enfin, les données statistiques de la BCT font état d’une hausse des billets et monnaies en circulation de 16,6 %. Ils passent de 25,2 milliards de dinars en juillet 2025, à 29,4 milliards de dinars, actuellement.

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Tourisme, TRE, dette, cash… Les quatre signaux à retenir des derniers chiffres de la BCT

Les derniers indicateurs monétaires et financiers publiés par la Banque centrale de Tunisie (BCT) dressent un tableau contrasté de l’économie nationale. Si les recettes touristiques et les transferts des Tunisiens résidant à l’étranger (TRE) continuent de soutenir les entrées de devises, d’autres indicateurs, comme la circulation fiduciaire, poursuivent leur progression.

Tourisme et TRE : plus de 9 milliards de dinars de devises

Au 20 juillet 2026, les revenus du travail et les recettes touristiques cumulés ont dépassé 9 milliards de dinars, confirmant leur statut de principaux pourvoyeurs de devises du pays.

Les transferts des Tunisiens résidant à l’étranger ont progressé de 5,2%, passant de 4,7 milliards de dinars à plus de 5 milliards de dinars en un an. Les recettes touristiques ont, quant à elles, augmenté de 4,6% pour atteindre près de 4 milliards de dinars, témoignant de la bonne dynamique de la saison estivale.

Des réserves en devises globalement stables

Les avoirs nets en devises se sont établis à 23 milliards de dinars au 22 juillet 2026, soit l’équivalent de 91 jours d’importation, contre 22,8 milliards de dinars un an auparavant.

Cette stabilité traduit une relative résilience des réserves de change, soutenues notamment par les performances du tourisme et des transferts des TRE.

La dette extérieure recule

Autre indicateur positif : les services de la dette extérieure ont diminué par rapport à l’année précédente.

Au 20 juillet 2026, ils se sont élevés à 7,5 milliards de dinars, contre 9 milliards de dinars à la même période de 2025, soit une baisse de 1,5 milliard de dinars.

Une forte hausse des liquidités en circulation

Les statistiques de la BCT mettent également en évidence une progression soutenue des billets et monnaies en circulation.

Le volume de cash en circulation a augmenté de 16,6% sur un an, passant de 25,2 milliards à 29,4 milliards de dinars. Une évolution qui reflète la forte demande de liquidités, particulièrement marquée durant la période estivale, même si ce phénomène reste également associé à l’importance des paiements en espèces dans l’économie tunisienne.

En définitive, les derniers indicateurs de la BCT confirment que le tourisme et les transferts des Tunisiens résidant à l’étranger demeurent les deux principaux amortisseurs de l’économie tunisienne. Ensemble, ils continuent d’alimenter les réserves en devises et de soutenir les équilibres extérieurs.

Toutefois, la stabilité des réserves de change à 91 jours d’importation et la forte progression des liquidités en circulation rappellent que ces bonnes performances ne suffisent pas, à elles seules, à lever les défis structurels de l’économie.

La diversification des sources de devises et l’accélération de l’investissement restent des enjeux majeurs pour renforcer durablement la résilience du pays.

Lire aussi :

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La BCT adresse une nouvelle circulaire aux banques et aux établissements de paiement

À quelques semaines du lancement des inscriptions scolaires, le paiement des frais d’inscription pour l’année 2026-2027 change de dispositif. Les opérations seront effectuées exclusivement à travers des canaux numériques, notamment via des portefeuilles mobiles ainsi que des cartes de paiement bancaires ou postales.

Cette nouvelle organisation mobilise plusieurs acteurs du système financier, dont les banques, l’Office national des postes, les établissements de paiement non bancaires et la Banque centrale de Tunisie (BCT).

C’est dans ce contexte que la BCT a adressé, le 21 juillet, une circulaire aux banques, aux établissements de paiement et à La Poste tunisienne. Le document fixe les mesures à prendre pour accompagner la campagne d’inscription scolaire et garantir le fonctionnement des services de paiement électronique durant cette période.

Premier point d’attention: la disponibilité des plateformes. La BCT demande aux établissements concernés de s’assurer du bon fonctionnement de leurs canaux électroniques avant le démarrage de la campagne, d’en suivre les performances pendant toute la période des inscriptions et d’intervenir rapidement en cas d’incident technique.

L’enjeu est d’éviter les interruptions de service pouvant affecter les opérations de paiement réalisées par les familles.

La circulaire met également l’accent sur l’information et l’accompagnement des usagers. Les établissements sont appelés à communiquer davantage sur les solutions numériques disponibles et à apporter une assistance aux parents rencontrant des difficultés lors des démarches d’inscription.

Autre volet abordé: la coordination entre les différents intervenants. La Banque centrale recommande aux banques, aux établissements de paiement et à La Poste tunisienne de renforcer leurs échanges afin de faciliter le suivi des incidents, le traitement des réclamations et la résolution des problèmes rencontrés.

Cette organisation intervient alors que les services de paiement électronique sont progressivement intégrés dans plusieurs usages du quotidien. Avec les inscriptions scolaires, ces solutions seront utilisées dans le cadre d’une opération nationale impliquant un nombre important d’utilisateurs sur une période limitée.

Signée par le gouverneur de la Banque centrale, Fethi Zouhair Nouri, cette circulaire précise ainsi le cadre opérationnel applicable aux établissements financiers pour la campagne de paiement des frais d’inscription scolaire 2026-2027.

 
 

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Les banques tunisiennes financent-elles vraiment trop peu l’investissement ? Ce que révèle le rapport 2025 de la BCT

La cheffe du gouvernement, Sara Zaafrani Zenzri, a reçu samedi 11 juillet 2026, au Palais du gouvernement à la Kasbah, le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), Fethi Zouhaier Nouri, venu lui remettre le rapport annuel 2025 de l’institution. À cette occasion, elle a estimé que « le financement de l’investissement par le secteur bancaire privé demeure très faible » et a appelé les banques à accroître leur contribution au financement de l’économie productive. Cette appréciation est-elle confirmée par les chiffres du rapport annuel 2025 ? Consulter le rapport annuel 2025 de la Banque centrale de Tunisie (PDF).

Une interpellation directe du secteur bancaire

Lors de cette rencontre, la cheffe du gouvernement a salué les résultats obtenus en matière de maîtrise de l’inflation, de stabilité du taux de change, de préservation des réserves en devises et de baisse du taux directeur de la BCT à deux reprises en 2025.

Elle a toutefois insisté sur les défis qui demeurent, notamment le déficit énergétique, les incertitudes internationales et surtout la nécessité de renforcer l’investissement productif. Dans ce contexte, elle a estimé que les banques privées ne financent pas suffisamment les projets d’investissement et a invité la Banque centrale à jouer pleinement son rôle afin d’encourager un engagement plus important du secteur bancaire dans le financement de l’économie réelle.

Mais cette appréciation est-elle confirmée par les données du rapport annuel ?

Lire aussi : La BCT presse les banques de mieux financer les PME et l’économie réelle

Les banques continuent de financer l’économie

À première vue, les chiffres ne donnent pas l’image d’un secteur bancaire qui aurait fermé le robinet du crédit.

À fin 2025, les crédits à l’économie atteignent près de 123 milliards de dinars, en progression de 3,1 % sur un an. Les crédits accordés aux entreprises et aux professionnels dépassent désormais 92 milliards de dinars, poursuivant leur progression par rapport à 2024.

Ces données montrent que les banques continuent d’accompagner l’activité économique.

Autrement dit, le débat ne porte pas sur le volume global du crédit, mais sur son orientation.

Lire aussi : BCT : Les crédits à l’économie ont atteint 118,6 milliards de dinars en 2024

Les crédits de trésorerie progressent beaucoup plus vite que ceux destinés à l’investissement

Le rapport de la Banque centrale met en évidence une évolution contrastée des financements accordés aux entreprises.

Les crédits à court terme, principalement destinés aux besoins de trésorerie et au financement de l’exploitation courante, progressent de 5,6 % en 2025.

En revanche, les crédits à moyen et long terme, qui servent généralement à financer les investissements, les équipements ou les projets de développement des entreprises, n’augmentent que de 0,7 %.

Le contraste est encore plus marqué dans certains secteurs.

Les crédits à moyen et long terme accordés à l’industrie reculent de 0,6 %, tandis qu’ils progressent de seulement 0,3 % dans les services. Autrement dit, les banques continuent de financer les besoins de fonctionnement des entreprises, mais les financements destinés aux investissements évoluent beaucoup plus lentement.

Ces chiffres tendent ainsi à conforter, au moins en partie, le constat formulé par la cheffe du gouvernement.

Les entreprises publiques et les titres de l’État gagnent du terrain

Selon les données de supervision bancaire du rapport, fondées sur le bilan agrégé des banques, le rythme de progression du crédit diverge nettement selon la nature du bénéficiaire. Les crédits accordés aux professionnels privés ne progressent que de 2,3 %, tandis que ceux destinés aux entreprises publiques enregistrent une hausse de 15 %.

Fait notable : cette dynamique ne profite pas à l’ensemble de la sphère publique. Sur le même exercice, l’encours des crédits aux administrations publiques recule de 33 %, sous l’effet de remboursements de créances syndiquées par le Trésor. Autrement dit, ce sont les entreprises publiques elles-mêmes — et non l’État en tant qu’emprunteur direct — qui voient leurs financements progresser beaucoup plus rapidement que ceux du secteur privé.

Parallèlement, les banques renforcent leurs placements en titres de l’État.

Le montant des bons du Trésor détenus par les banques atteint 25,7 milliards de dinars, en hausse de 39,4 % sur un an. Plus largement, la part des actifs bancaires orientée vers le secteur public progresse de 24,7 % à 27,6 % entre 2024 et 2025.

Ces données ne signifient pas que les banques privilégient systématiquement le financement public au détriment du secteur privé. Elles montrent toutefois qu’une part croissante de leurs actifs est orientée vers la sphère publique — entreprises publiques et titres d’État confondus — dans un contexte où les investissements privés peinent à accélérer.

Un diagnostic à nuancer

Les chiffres du rapport annuel 2025 ne permettent donc pas d’affirmer que les banques financent insuffisamment l’économie dans son ensemble.

En revanche, ils montrent que la progression du crédit bénéficie davantage aux besoins de trésorerie, aux entreprises publiques et aux placements en titres de l’État qu’aux investissements privés de long terme.

Les données du rapport confirment ainsi partiellement le diagnostic formulé par la cheffe du gouvernement. Les banques continuent d’accorder des crédits, mais leur progression profite davantage au financement du fonctionnement courant, des entreprises publiques et des titres souverains qu’aux nouveaux investissements privés.

Reste désormais à savoir si la baisse du taux directeur de la Banque centrale, amorcée en 2025, et l’amélioration progressive de plusieurs indicateurs économiques suffiront à relancer durablement les crédits destinés aux projets créateurs de richesse et d’emplois.

Lire aussi :

  • Tunisie : Pourquoi les banques empruntent moins auprès de la Banque centrale ?
  • Tunisie : Les banques financent davantage les entreprises que les particuliers.

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TRE et tourisme rapportent 7,32 milliards de dinars au 20 juin

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