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Pour mieux gérer les coupures de courant : les panneaux solaires peuvent atténuer l’effet, mais à certaines conditions 

La question se pose toujours à chaque coupure de courant. L’énergie des panneaux solaires, vous protège-t-elle d’éventuelles coupures de courant ?  Avec ces panneaux, est-il possible d’avoir de l’électricité alors que la STEG en arrête l’exploitation ? 

En ces temps de canicule, le pays est concerné par de possibles délestages pour faire face aux économies d’énergie. C’et quoi un délestage? Il s’agit de la suppression momentanée et volontaire du courant électrique pour un certain nombre de foyers. Le but est d’éviter une éventuelle saturation qui conduirait à un black-out. S’il peut sembler lointain, le spectre d’une panne de courant généralisée n’est pas impossible. Un tel phénomène s’est produit en Tunisie en 2023, et il a été plus évident en 2006, déconnectant 10% des clients sur tout le continent européen. L’Europe a frôlé le black-out !

Du coup, certains pensent à l’usage des panneaux solaires qui pourraient constituer une solution très pratique à ces coupures. Est-ce possible ?

Malgré son caractère inépuisable et gratuit, l’énergie solaire récoltée par les panneaux photovoltaïques et transformée en courant irrigue le réseau électrique. À ce titre, les propriétaires d’installations solaires sont concernés : l’énergie de vos panneaux solaires vous protège-t-elle d’éventuelles coupures de courant ? Une installation photovoltaïque continue-t-elle à fonctionner en cas de coupure de courant ?

La réponse risque de décevoir beaucoup d’usagers des panneaux solaires. En cas de panne générale sur le réseau électrique, si votre installation est composée de panneaux solaires traditionnels, elle se met automatiquement en veille et l’énergie solaire cesse d’être récoltée et injectée. Votre système photovoltaïque se met au point mort. Un système de découplage des onduleurs coupe tout fonctionnement (c’est la loi !), afin de protéger les biens et les personnes. En cas de panne, pas de danger d’électrocution.

Lorsque le courant fonctionne de nouveau sur le réseau, votre système photovoltaïque se remet en marche tout seul, sans nécessiter la moindre manœuvre de votre part. 

Pour résumer, il faut rappeler que l’essor de l’énergie solaire résidentielle en Tunisie repose sur un mécanisme technique éprouvé : l’injection directe sur le réseau de la Société Tunisienne de l’Électricité et du Gaz (STEG). Dans cette configuration, l’électricité générée par les modules photovoltaïques est instantanément déversée dans le réseau public, tandis que le foyer continue de s’approvisionner de manière conventionnelle. La STEG opère ensuite une compensation comptable entre l’énergie injectée et l’énergie soutirée.

Si ce cadre réglementaire a permis de démocratiser l’accès au solaire en valorisant financièrement chaque kilowattheure produit, il repose sur une dépendance technique absolue. L’usager reste tributaire de la stabilité du réseau national, transformant le producteur d’énergie en simple spectateur dès que le système central vacille.

Cette absence de dispositif d’«îlotage» coupe le flux solaire vers l’habitation. Résultat : le ménage équipé se retrouve plongé dans le noir, au même titre que n’importe quel abonné démuni de panneaux. Ce garde-fou technique, indispensable à la stabilité globale, met en exergue les limites intrinsèques d’une transition énergétique pensée uniquement à travers le prisme de la centralisation. N’est-ce pas, STEG ?

Des batteries pour avoir de l’électricité

Toutefois, certaines installations photovoltaïques contiennent une batterie en plus de l’onduleur, ce qui permet alors de stocker de l’énergie. C’est pourquoi, avant tout achat, il convient de bien choisir son installation solaire auprès d’un professionnel.

Les avantages d’une batterie de stockage solaire consistent à renforcer son indépendance énergétique et à produire votre propre énergie photovoltaïque et l’utiliser en différé. Choisir une batterie de stockage, c’est aussi protéger la planète en divisant vos émissions de CO² par 3 : une alternative écolo au vieux groupe électrogène fonctionnant au fioul.

D’autres alternatives à encourager

Le Groupement professionnel des énergies renouvelables a appelé à accélérer la finalisation des cadres technique et réglementaire nécessaires à l’adoption des systèmes de stockage d’électricité à domicile. Cette mesure permettrait aux citoyens et aux entreprises de stocker l’énergie produite par les panneaux solaires, considérant cette orientation comme une étape stratégique pour soutenir l’autoproduction énergétique et renforcer la sécurité énergétique en Tunisie.

Dans un communiqué, le groupement a salué les déclarations du directeur général de l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME), Nafeh  Bakri, concernant l’orientation vers l’adoption de solutions de stockage d’électricité dans les habitations. Il a appelé l’ANME et la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) à accélérer la mise en œuvre de ce système.

Le groupement a précisé que les installations d’autoproduction équipées de batteries de stockage contribueraient à réduire l’impact des coupures électriques, à alléger la pression sur le réseau national, notamment lors des périodes de forte demande, et à améliorer la qualité de l’approvisionnement en électricité.

Il a également appelé à mettre en place des mesures incitatives pour encourager les citoyens à investir dans ces systèmes, notamment à travers la réduction ou l’exonération des droits de douane sur les batteries de stockage et la révision des taxes appliquées aux panneaux solaires.

Kamel ZAIEM

 

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Coupures d’électricité : l’hôpital Mongi Slim prend en charge des patients sous oxygène

La direction de l’hôpital universitaire Mongi Slim à La Marsa a appelé, ce mercredi, tous les patients souffrant d’insuffisance respiratoire chronique et bénéficiant d’une oxygénothérapie à domicile à contacter immédiatement l’hôpital en cas d’incapacité de poursuivre leur traitement chez eux en raison d’une coupure d’électricité.
Dans un communiqué publié sur la page officielle de l’hôpital, la direction de l’établissement de santé précise que cette mesure intervient suite aux perturbations enregistrées dans l’approvisionnement en électricité.
« L’objectif est de permettre aux patients de recevoir les soins nécessaires, selon les capacités disponibles, afin d’assurer la continuité de leur prise en charge et de les protéger contre d’éventuelles complications découlant de l’interruption de leur traitement », ajoute le communiqué.
La direction de l’hôpital a réitéré son appel aux patients concernés ainsi qu’à leurs familles à ne pas hésiter à contacter l’établissement de santé en cas de besoin, et ce, afin de préserver leur santé et leur sécurité.

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Tunisie | Les pannes d’électricité mettent le réseau d’eau sous tension

Les températures élevées en Tunisie ces deux dernières semaines entraînent une multiplication des coupures d’électricité, ce qui affecte directement la continuité de la distribution nationale d’eau, a indiqué l’expert agricole Anis Ben Rayana. «Le système de distribution d’eau dépend fortement de l’électricité pour faire fonctionner les stations de pompage et les puits profonds», a-t-il expliqué.  

L’expert, qui intervenait sur Diwan FM, a souligné que la Société nationale d’exploitation et de distribution des eaux (Sonede) gère environ 1 500 stations de pompage électriques et 1 200 puits profonds qui dépendent entièrement du réseau électrique national. «Les coupures de courant, a-t-il précisé, provoquent l’épuisement des réserves d’eau et nécessitent du temps pour relancer les systèmes et rétablir la pression dans le réseau, entraînant ainsi une réduction ou une suspension temporaire de l’approvisionnement dans diverses régions du pays», a expliqué M. Ben Rayana.

Selon lui, les principales causes des interruptions de distribution d’eau sont la maintenance programmée des infrastructures, les pannes soudaines du réseau de distribution — qui s’étend sur environ 59 000 kilomètres et comprend de nombreuses conduites en service depuis plus de 40 ans — ainsi que les coupures d’électricité perturbant le fonctionnement des stations de pompage.

M. Ben Rayana a également souligné un autre phénomène lié à la canicule : l’évaporation accrue de l’eau stockée dans les barrages lors des vagues de chaleur. «Lors des pics de température enregistrés depuis le début de l’été, l’évaporation a dépassé le million de mètres cubes d’eau par jour, contre les 500 000 à 600 000 mètres cubes habituellement observés lors des journées de forte chaleur», a noté l’expert.

Fin juin, le taux de remplissage des barrages tunisiens avoisinait les 59 %, a rappelé M. Ben Rayana, en expliquant que «les autorités ont écarté l’utilisation de couvertures à base de sphères ou de granules en plastique pour limiter l’évaporation, le but étant de préserver la qualité de l’eau et de respecter les normes sanitaires».

Une collaboration est en cours entre les ministères de l’Agriculture et de l’Enseignement supérieur pour tester des systèmes de couverture destinés à certains réservoirs collinaires.

En matière d’investissement, M. Ben Rayana a signalé un projet stratégique majeur : le transfert d’eau du barrage de Barbara, au sud-ouest de Aïn Draham, vers les gouvernorats du Kef et de Siliana. Ce projet, dont le coût est estimé à environ deux milliards de dinars, implique la construction de 147 kilomètres de conduites.

Il est également prévu de lancer un projet exploitant les eaux du barrage de Sarrat au sud-ouest du Kef — pour un coût estimé à 95 millions de dinars — qui comprend la construction de 29 kilomètres de canaux.

Plusieurs programmes financés par des partenaires internationaux sont également en cours en Tunisie pour renouveler les réseaux d’eau. Il s’agit notamment d’un projet de 230 millions de dinars destiné à sept gouvernorats du sud du pays et soutenu par la banque allemande de développement KfW. Ainsi que d’une initiative dans les gouvernorats de Sfax, Kébili et Tozeur, d’un coût de 670 millions de dinars et financée par la Banque mondiale ; et d’un programme de 500 millions de dinars pour le Grand Tunis, soutenu par la Banque africaine de développement (BAD).

Enfin, M. Ben Rayana a souligné que les équipes techniques poursuivent les travaux de maintenance et de remplacement des conduites malgré des conditions météorologiques particulièrement difficiles, les températures atteignant 50 à 52 degrés Celsius dans certaines zones du sud de la Tunisie, comme le gouvernorat de Tataouine.

I. B.

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Canicule et coupures d’électricité : sécuriser l’alimentation électrique, un enjeu de santé publique

La vague de chaleur exceptionnelle qui frappe la Tunisie depuis plusieurs jours, met à rude épreuve les infrastructures nationales. Dans plusieurs régions du pays, les températures ont dépassé les 49°C, entraînant une consommation d’électricité sans précédent. Face à cette situation, la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) a été contrainte de procéder à des coupures de courant tournantes afin d’éviter un effondrement généralisé du réseau électrique national.

Sur le plan technique, cette décision peut se comprendre. Les gestionnaires du réseau sont confrontés à une demande qui atteint des niveaux historiques sous l’effet de l’utilisation massive des climatiseurs, des systèmes de réfrigération et des équipements électriques indispensables durant cette période de canicule. Dans un tel contexte, les délestages programmés constituent parfois le seul moyen d’éviter un black-out national dont les conséquences seraient encore plus graves. Mais si ces coupures peuvent se justifier au regard des impératifs de sécurité du réseau, leurs conséquences humaines soulèvent une tout autre question. Car derrière les chiffres de la consommation électrique se trouvent des vies humaines menacées. Une coupure de courant peut provoquer l’arrêt d’un appareil d’assistance respiratoire et aboutir même au décès de son utilisateur. Les coupures d’électricité ne représentent pas uniquement un désagrément pour les ménages ou une gêne passagère pour les activités économiques. Pour certains malades, elles constituent une menace directe pour la vie.

Contraintes techniques et protection des personnes

Ainsi, plusieurs patients auraient été victimes de situations difficiles, nécessitant des interventions d’urgence ou leur transfert vers des établissements hospitaliers afin de rétablir une assistance respiratoire. Ces événements posent une question fondamentale : comment, en 2026, des personnes dont la survie dépend d’un appareil électrique peuvent-elles encore être exposées à un tel risque ? Cette interrogation dépasse largement la seule responsabilité de la STEG.

Le véritable problème réside dans l’absence d’un dispositif national coordonné destiné à protéger les personnes dépendantes d’équipements médicaux électriques. Dans de nombreux pays, les opérateurs d’électricité disposent de registres recensant les patients sous assistance respiratoire ou nécessitant des équipements vitaux. Lorsqu’une coupure programmée est envisagée, ces personnes sont identifiées afin que des solutions particulières soient mises en place. En Tunisie, un tel système demeure encore insuffisamment développé. Il est pourtant possible de concilier les contraintes techniques du réseau électrique avec la protection des personnes les plus vulnérables.

Equipements électrogènes

Plusieurs structures sanitaires du pays ont fini par réagir face à la multiplication des coupures de courant qui menacent la vie des patients sous oxygène à domicile. Dans diverses délégations du pays, des hôpitaux locaux ont annoncé être prêts à accueillir en urgence les malades dépendantes de concentrateurs d’oxygène dès lors qu’une interruption de courant les empêche d’utiliser leur matériel chez eux. Ces établissements invitent les patients concernés, ou leurs proches, à contacter sans délai le service des urgences en cas de besoin, afin de garantir une prise en charge rapide et sécurisée.

Les établissements hospitaliers constituent également un maillon essentiel de cette chaîne de sécurité. La plupart des hôpitaux disposent certes de groupes électrogènes destinés à assurer la continuité des soins en cas de panne, mais les événements récents montrent que ces dispositifs ne couvrent pas toujours l’ensemble des besoins ou ne permettent pas une alimentation instantanée de tous les équipements vitaux. Au-delà des groupes électrogènes classiques, les progrès technologiques offrent aujourd’hui des solutions beaucoup plus performantes. Les alimentations électriques sans interruption (UPS), capables de prendre immédiatement le relais sans la moindre coupure, sont désormais utilisées dans la plupart des services hospitaliers modernes. Elles permettent de maintenir en fonctionnement les respirateurs, les moniteurs, les équipements de réanimation ou les appareils d’assistance respiratoire durant les quelques secondes nécessaires au démarrage des groupes électrogènes. Les batteries médicales autonomes, les concentrateurs d’oxygène équipés d’accumulateurs de longue durée ou encore les systèmes hybrides associant batteries et panneaux photovoltaïques représentent également des solutions fiables pour garantir une continuité des soins. Le coût de ces équipements demeure évidemment important. Mais il doit être comparé au prix inestimable d’une vie humaine.

Registre national des personnes dépendantes d’équipements électriques

Les patients soignés à domicile constituent une autre catégorie particulièrement exposée. De plus en plus de personnes souffrant d’insuffisance respiratoire chronique vivent aujourd’hui chez elles grâce à des concentrateurs d’oxygène fonctionnant exclusivement à l’électricité. Ces malades ne disposent généralement d’aucune alimentation de secours. Lorsqu’une panne survient durant plusieurs heures, leur état peut rapidement devenir critique. Cette réalité impose la mise en place d’une véritable stratégie nationale. Les autorités sanitaires pourraient, en collaboration avec la STEG, créer un registre national des personnes dépendantes d’équipements médicaux électriques.

Chaque patient concerné pourrait bénéficier d’un dispositif de secours adapté à sa situation : batterie autonome, groupe électrogène individuel, bouteilles d’oxygène de réserve ou hébergement temporaire dans un établissement de santé lors des périodes de délestage prolongé.

Une meilleure coordination entre les services de santé, la Protection civile, les collectivités locales et les distributeurs d’électricité permettrait également d’intervenir beaucoup plus rapidement en cas de panne.

La communication constitue également un élément essentiel

Les coupures programmées devraient être annoncées suffisamment à l’avance afin que les familles puissent prendre les dispositions nécessaires. Une application mobile, des SMS ciblés ou des appels automatisés pourraient informer les patients concernés avant toute interruption de l’alimentation électrique. Ces outils existent déjà dans plusieurs pays. Le changement climatique rend ces questions encore plus urgentes. Les épisodes de chaleur extrême devraient devenir plus fréquents au cours des prochaines années. Les besoins en climatisation continueront d’augmenter, accentuant la pression sur le réseau électrique national. Cette nouvelle réalité impose de repenser simultanément la politique énergétique et la politique sanitaire.

Modernisation des réseaux et protection des personnes fragiles

Le renforcement des capacités de production électrique, l’accélération des investissements dans les énergies renouvelables, la modernisation des réseaux de transport et de distribution ainsi que le développement des systèmes de stockage de l’électricité constituent autant de priorités pour renforcer la résilience du pays. Mais ces investissements devront s’accompagner d’une réflexion tout aussi ambitieuse sur la protection des personnes les plus fragiles. Car une infrastructure énergétique moderne ne se mesure pas uniquement à sa capacité de produire davantage d’électricité. Elle se juge également à sa capacité de protéger les citoyens lorsque surviennent des situations exceptionnelles. Les drames de Médenine ne doivent donc pas être considérés comme de simples faits divers liés à une canicule exceptionnelle. Ils constituent un signal d’alerte adressé à l’ensemble des pouvoirs publics. La Tunisie dispose aujourd’hui des compétences médicales, techniques et technologiques nécessaires pour éviter que de tels événements ne se reproduisent.

Solidarité nationale et droit à la vie

Il appartient désormais aux différents intervenants, ministère de la Santé, ministère de l’Industrie, STEG, Protection civile, collectivités locales et établissements hospitaliers, de bâtir un véritable dispositif national de prévention. Car si les coupures d’électricité peuvent parfois être inévitables pour préserver l’équilibre du réseau, aucune personne ne devrait perdre la vie faute d’alimentation électrique de secours. La protection des patients les plus vulnérables ne relève pas seulement d’une obligation technique, elle constitue un impératif de santé publique, un devoir de solidarité nationale et l’une des expressions les plus concrètes du droit fondamental à la vie.

À travers ses visites de terrain, le Président de la République Kaïs Saïed ne fait que réaffirmer que les réformes institutionnelles ne sauraient rester au stade des intentions, mais doivent produire des effets tangibles sur le quotidien des citoyens, dans le cadre de sa vision d’un État plus performant, plus responsable et davantage au service de l’intérêt général.

Ahmed NEMLAGHI

 

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Steg | Les zones concernées par les coupures d’électricité dimanche

La Société tunisienne de l’électricité et du gaz (Steg) a annoncé la possibilité de coupures d’électricité intermittentes ce dimanche 19 juillet 2026, entre 11h00 et 16 h00, qui toucheront diverses zones à travers le pays. Le rétablissement du service pourrait intervenir sans préavis, ajoute l’entreprise publique en invitant le public à prendre les mesures de précaution nécessaires.

Selon les communiqués successifs publiés par la société ce dimanche matin, ces coupures — mises en œuvre pour garantir la sécurité et la stabilité du réseau électrique — concernent une liste préliminaire de localités susceptible d’être élargie à d’autres zones.

Dans la région du Grand Tunis, les zones touchées comprennent Tunis, Ben Arous, El Mourouj, El Bouhaira, Radès, Fouchana, Mghira, Borj Cedria, La Soukra, Sanhaja, Riad El Andalous, l’Ariana et La Manouba.

Au nord, les pannes affecteront la région du Cap Bon, notamment El Mida, Tazarka, El Mrezga, Ain Kamacha, Essomâa, Dar Chaabane, Beni Khiar, Grombalia, Menzel Bouzelfa et Takelsa, ainsi que la région de Zaghouan.

Autres zones concernées Jebel Et Oust, Bir Mcherga, Zriba, Smenja, Saouaf, Mograne et Nadhour. Dans la région de Sousse, Cité Riyad, Hammam Sousse, Quartier Universitaire, Kalaa Sghira, Ksar Lamta, Ain Jelloula, Jemmal, Bembla, Msaken, Bouhjar, Zaouiet Kontech, Sahline, Menzel Kamel, El Frina, Moknine, Chebba, Souassi, Karkar, Sidi Bou Ali et Kalaa Kebira.

Dans le gouvernorat de Sfax, des interruptions de service sont enregistrées dans les localités de Sidi Mansour, Bir Saleh, El Hencha, El Gharaba, El Amra, El Mastaria, Jebiniana, Agareb, Chaffar, Bir Ali Ben Khalifa, Mahres et la délégation d’Agareb.

Dans la région du sud-ouest, les interruptions touchent les zones de Saïda, Khamouda Boudrias, Souk El Jedid, El Hammar, Ouled Hamed, El Houamed, Makarem, Qatrana, El Chakhar, Foussana, Hassi El Farid, Ouled Haffouz, Sbeitla, Thala, El Ayoun, El Amaymia et Sidi Aich.

L’entreprise a mis à la disposition de ses clients le numéro de service 71.239.222, en plus des numéros de téléphone indiqués sur les factures de consommation, pour signaler des urgences ou demander des informations complémentaires.

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La Tunisie tombe en lambeaux ou le naufrage quotidien

Samedi, j’ai profité de la coupure d’électricité qui a duré quatre bonnes heures pour dégivrer et nettoyer mon vieux réfrigérateur. En réalité, c’est toute la Tunisie qui devrait être dégivré et nettoyé. Ce nettoyage ne sera pas seulement technique ou politique ; il devra d’abord être un nettoyage des mentalités et une prise de conscience morale.

Mohamed Sadok Lejri *

En plein cœur de l’été tunisien, notre quotidien est rythmé par la succession infernale des coupures d’eau et d’électricité. À bout de souffle et usé par les décennies, le réseau de distribution d’eau potable géré par la Sonede est incapable d’assurer l’approvisionnement du pays en période estivale ; il capitule chaque été, asphyxié par une urbanisation anarchique, une gestion défaillante et des infrastructures à l’abandon.

Pour éviter le blackout total, la Steg en est réduite à pratiquer le délestage. Dans quelques semaines, la première averse qui durera un peu plus d’un quart d’heure saturera nos égouts et transformera nos rues en torrents. Ajoutez à cela des transports publics dans un état lamentable et des ordures qui inondent le pays entier : ce naufrage quotidien n’a rien d’un hasard, et encore moins d’une malédiction divine.

Ce désastre est entre autres le résultat d’une urbanisation sauvage, de constructions anarchiques et d’infrastructures obsolètes qui auraient dû être entretenues et modernisées depuis longtemps.

Nos villes victimes d’incivilité et d’abandon

Entre pollution, bétonnage à tout-va, incivisme généralisé et absence d’entretien des grands travaux nécessaires à tout pays qui se veut civilisé, nos villes ont soif et étouffent sous la chaleur, les détritus et le laisser-aller.

Face à l’ampleur de cette crise structurelle et environnementale, force est de constater que ni le peuple tunisien, trop souvent prisonnier de la palabre et de comportements inciviles, ni ses dirigeants successifs, incompétents et/ou déconnectés des réalités, n’ont su se hisser à la hauteur de ces immenses enjeux.

La Tunisie tombe en lambeaux. Pour l’arracher au sous-développement, les demi-mesures ne suffisent plus ; le pays a un besoin vital de visions stratégiques majeures, d’une refonte globale et d’une sorte de «Plan Marshall» pour reconstruire ses fondations.

Un tel sursaut exige trois piliers fondamentaux : beaucoup d’argent, un peuple conscient, dont le patriotisme se traduit par des actes plutôt que par des discours futiles, et des dirigeants d’une tout autre envergure.

Une scène politique nationale tragiquement stérile

Malheureusement, la scène politique post-2011 s’est avérée tragiquement stérile, n’offrant au pays qu’une succession d’illuminés, d’idéologues, d’obscurantistes, d’apprentis dictateurs et de bras cassés.

Pour autant, il serait trop facile d’imputer l’entière responsabilité de ce marasme aux seuls gouvernants actuels. Si ces derniers ne brillent pas par leur compétence, mais plutôt par une impuissance flagrante, le mal est bien plus profond. Les grands chantiers indispensables à la survie du pays auraient dû être engagés il y a plus vingt ans. Ce que subissent les Tunisiens aujourd’hui n’est pas une crise passagère, mais la facture douloureuse d’une accumulation de plusieurs décennies d’irresponsabilité politique et de gouvernance à la petite semaine.

Tant que la compétence ne remplacera pas le populisme et tant que le respect de l’espace public ne deviendra pas un devoir sacré pour le citoyen, la Tunisie subira les conséquences de son absence de civisme et de ses propres renoncements. Le nettoyage du pays ne sera pas seulement technique ou politique ; il devra d’abord être un nettoyage des mentalités et une prise de conscience morale.

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La Tunisie compte 2,7 millions de climatiseurs installés

Abdelkader Baccouche, directeur de l’efficacité énergétique dans le secteur du bâtiment au sein de l’Agence nationale de maîtrise de l’énergie (ANME), a expliqué que les climatiseurs occupent désormais la deuxième place de la consommation électrique des ménages, après les réfrigérateurs, ajoutant que ce changement dans le classement des consommations est dû à l’installation d’environ un million d’unités de climatisation supplémentaires dans le secteur résidentiel au cours des cinq dernières années.

Selon Diwan FM, M. Baccouche, qui parlait lors d’un séminaire organisé par la Chambre de commerce et d’industrie tuniso-française (CCITF), le 18 mai 2026 à Tunis, a affirmé que les données statistiques issues d’une étude réalisée en 2024 indiquent que les climatiseurs représentent désormais environ 18 % de la consommation totale d’électricité des ménages, derrière les réfrigérateurs, qui conservent la première place avec une part de consommation d’environ 36 %, contre plus de 45 % auparavant.

M. Baccouche a noté que le nombre de climatiseurs en Tunisie a atteint environ 2,7 millions d’unités — plus de la moitié des foyers tunisiens en possédant au moins un — et a souligné que ces appareils représentent près de 50 % de la consommation d’électricité aux heures de pointe en été, exerçant ainsi une pression croissante sur le réseau électrique national. C’est ce qui explique les coupures intempestives du courant électrique ces derniers jours, marqués par une forte chaleur. Ces coupures sont effectuées par la Société tunisienne d’électricité et de gaz (Steg) pour alléger la pression sur le réseau lors des pics de consommation.

I.B.  

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La Steg annonce la poursuite des coupures impromptues d’électricité

La Société tunisienne d’électricité et de gaz (Steg) a annoncé dans un communiqué que des coupures de courant intermittentes auront lieu aujourd’hui, vendredi 17 juillet 2026, entre 11 h00 et 15 h00, dans plusieurs zones du pays. La canicule a bon dos, et sert à justifier ce qui ressemble de plus en plus à une punition collective.

Les zones concernées sont Tunis, Ariana, Ben Arous, Al-Madina Al-Jadida, Les Berges du Lac, Radès, Fouchana, Mghira, Borj Cedria, Soukra, El-Mourouj,  Sanhaja, Riadh Andalous, Manouba, El-Hmada, Tazarka, El-Mida, El-Mrezga, Essomaâ, Menzel Temime, Menzel Bouzelfa, Takelsa, Soliman, Souaf, Rouhia, Makthar, Bousalem, Ghardimaou, Goubellat, Jerissa, El-Krib, Dahmani, Souk El-Ahad, Zaâfrane, Kébili, El-Kalaâ, Menzel Lahbib, El Akarit, Matmata, Sidi Makhlouf, Medenine Sud, Medenine ville, El-Ahcham, Mouansa, Guellala, El-May, Robbana, Sedouikech, Ben Guerdane, Sidi Mansour, Bir Salah, El-Hancha, El-Ghraba, El-Amra, El-Msatria, Jebeniana, Chaffar, Bir Ali, Mahres, Agareb, Raqqada, Bouhajla, Dar El-Jamiya, Ouled Achour, Sehilat, Sbiba, El-Ala,  Rejiche, Sidi Abdelhamid, Hay Erriadh, Hammam-Sousse, Kalaa Sghira, Ksar Lamta, Aïn Jloula, Jammel, Bembla, Msaken, Bouhjar, Zaouiet Gannouch, Sahline, Menzel Kamel, Moknine, Chebba, Souassi, Karkar, Sidi Bouali, Kalaa Kebira.

La Steg précise que cette liste n’est pas exhaustive et que les coupures pourraient s’étendre à d’autres secteurs, soulignant que cette mesure est prise «pour garantir la sécurité et la pérennité du réseau électrique».

L’entreprise publique invite les citoyens à prendre les précautions nécessaires, précisant que le rétablissement du courant s’effectuerait sans préavis. Elle se garde donc de s’engager sur la durée prévisible des coupures et encore moins de présenter des excuses aux citoyens, qui sont tenus d’encaisser ces désagréments comme une punition collective de la part d’une administration qui n’a jamais aussi omnipotente et aussi incompétente.

Les responsables de la Steg semblent dire ou sous-entendre ceci : «Vous devez être contents que nos équipes soient déployées par cette canicule pour réparer les pannes».

Que Dieu allège les malheurs des Tunisiennes et des Tunisiens !

I. B.

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Tunisie-Canicule | Régler la climatisation à 26 °C

La mesure préventive exceptionnelle actuellement mise en œuvre par la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (Steg) — consistant en des coupures d’électricité alternées entre des zones et des gouvernorats — vise à alléger la charge sur le réseau, compte tenu notamment de la hausse sans précédent de la demande d’électricité, qui dépasse les capacités de production disponibles, et ce en pleine canicule estivale amenant un usage excessif de la climatisation.

C’est ce qu’a déclaré l’expert international en énergie Ezzeddine Khalfallah, jeudi 16 juillet 2026 dans l’émission ‘‘Minnek Nasmaâ’’ (Nous vous écoutons), sur Diwan FM. Cette pratique, courante dans de nombreux pays, a pour objectif de préserver la stabilité du réseau électrique et d’éviter un effondrement à grande échelle, a-t-il précisé.

L’expert a appelé à intensifier les campagnes de sensibilisation du public pour encourager les citoyens à utiliser l’électricité de manière rationnelle, soulignant que — selon une étude antérieure de la Steg — régler la climatisation en dessous de 26 °C augmente la consommation d’électricité de 7 %.

M. Khalfallah a insisté sur le fait que tout déséquilibre entre l’offre et la demande pourrait menacer le système électrique de la Steg, indiquant qu’une solution envisageable pour le pays, afin de réduire les coupures de courant durant la vague de chaleur actuelle, consisterait à acheter de plus grandes quantités d’électricité à l’Algérie.

On sait cependant que le pays voisin fait face lui aussi à un pic de consommation électrique et que certaines de ses régions ont connu cette semaine des coupures fréquentes d’électricité.

I. B.

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