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Davantage de gaz algérien pour l’Espagne, mais à un prix plus élevé

L’Algérie a donné son accord de principe pour augmenter ses exportations de gaz vers l’Espagne à partir de 2027, tout en appliquant une hausse des prix pouvant atteindre 10 %.

L’accord, actuellement en discussion à l’occasion de la visite du Premier ministre espagnol Pedro Sánchez à Alger, prévoit également une augmentation des livraisons via le gazoduc Medgaz et des cargaisons de gaz naturel liquéfié (GNL).

L’Algérie s’apprête à renforcer son rôle de principal fournisseur de gaz de l’Espagne. Des sources proches des négociations indiquent qu’Alger a accepté, lundi 20 juillet, sur le principe, d’augmenter ses exportations de gaz vers la péninsule Ibérique de 10 à 15 % à compter du début de l’année 2027. En contrepartie, les prix du gaz seraient relevés dans une proportion ne dépassant pas 10 %.

L’énergie constitue le principal dossier des entretiens entre Pedro Sánchez et le président algérien Abdelmadjid Tebboune, avec pour objectif de normaliser les relations bilatérales et de consolider la coopération énergétique.

Priorité au gazoduc Medgaz

L’accord envisagé prévoit de privilégier l’augmentation des volumes acheminés par le gazoduc Medgaz, qui relie directement l’Algérie à l’Espagne sous la Méditerranée.

Les discussions portent sur un relèvement des flux quotidiens d’environ 28 millions à 32 millions de mètres cubes par jour. Soit une hausse proche de 12,5 %. Cette solution est privilégiée en raison de coûts de transport inférieurs à ceux du gaz naturel liquéfié et d’infrastructures déjà opérationnelles.

Madrid souhaitait initialement obtenir une augmentation comprise entre 20 et 25 % de ses importations de gaz algérien. Des sources citées soulignent qu’Alger n’a toutefois pas été en mesure d’accéder à cette demande en raison de capacités de production excédentaires limitées. Les deux parties se sont donc orientées vers une augmentation plus modérée des livraisons.

L’Algérie demeure le premier fournisseur de gaz de l’Espagne

Au premier semestre 2026, l’Algérie a représenté 33,9 % des importations gazières espagnoles, conservant sa place de premier fournisseur devant les États-Unis. Les exportations algériennes vers l’Espagne ont atteint 64,23 térawattheures (TWh), dont 59,63 TWh acheminés par gazoduc et 4,59 TWh sous forme de GNL. Au seul mois de juin, la part de marché de l’Algérie a atteint 40,3 % des importations espagnoles de gaz.

Les discussions portent aussi sur une augmentation des cargaisons de gaz naturel liquéfié. Les exportations algériennes de GNL ont reculé au premier semestre 2026. Tandis que les importations espagnoles de GNL algérien ont chuté de plus de 50 % sur un an. Les deux pays souhaitent inverser cette tendance afin de diversifier les modes d’approvisionnement de l’Espagne.

Ce rapprochement intervient dans un contexte où les tensions géopolitiques au Moyen-Orient poussent les pays européens à sécuriser leurs approvisionnements énergétiques.

Pour l’Algérie, cet accord renforcerait sa position de fournisseur stratégique du marché européen. Pour l’Espagne, il offrirait une plus grande sécurité d’approvisionnement grâce à des contrats de long terme et à un renforcement des flux via Medgaz, malgré une hausse des prix négociée entre les deux partenaires.

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Vers une forte baisse des réserves européennes de diesel

Le marché européen du diesel pourrait connaître de nouvelles tensions dans les prochains mois. Morgan Stanley estime que les stocks devraient tomber à leur plus bas niveau pour cette période de l’année depuis 2015, sous l’effet des perturbations au Moyen-Orient, des restrictions russes sur les exportations de carburants et d’un manque de capacités de raffinage.

Les analystes de Morgan Stanley anticipent un resserrement marqué de l’offre de diesel en Europe d’ici à la fin de l’année. D’après leur modèle d’offre et de demande, les stocks européens devraient reculer progressivement à partir du mois d’août pour atteindre environ 299 millions de barils en novembre, leur niveau le plus bas pour cette période de l’année depuis l’année 2015.

Contrairement aux précédentes crises énergétiques, les analystes estiment que le principal problème ne réside plus dans la disponibilité du pétrole brut, mais dans les capacités de raffinage. « Le véritable goulot d’étranglement du système pétrolier est aujourd’hui le raffinage, davantage que le pétrole brut », souligne Morgan Stanley.

La banque identifie plusieurs éléments qui contribuent au resserrement du marché : les perturbations persistantes du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz à la suite des tensions entre les États-Unis et l’Iran; les attaques ukrainiennes contre des raffineries russes; l’interdiction des exportations de diesel imposée par la Russie; et le ralentissement de l’activité des raffineries chinoises, qui réduit l’offre disponible sur le marché mondial.

L’Europe particulièrement vulnérable

Le diesel demeure le carburant de référence pour le transport routier, l’agriculture, les engins de chantier et une partie de l’industrie européenne. Toute nouvelle contraction de l’offre pourrait donc entraîner une hausse des coûts de transport, renchérir les prix des marchandises et alimenter les pressions inflationnistes dans plusieurs secteurs de l’économie.

Les tensions se reflètent déjà sur les marchés. Les contrats européens sur le diesel ont progressé jusqu’à atteindre 1 219,5 dollars la tonne, leur plus haut niveau depuis le mois de mai. Tandis que le Brent est repassé au-dessus des 90 dollars le baril, porté par les risques géopolitiques au Moyen-Orient.

Appel à la prudence

Malgré ces perspectives de pénurie, Morgan Stanley estime que les prix intègrent déjà une grande partie des risques actuels. La banque recommande ainsi aux investisseurs de ne pas anticiper automatiquement une nouvelle flambée des cours. Tout en considérant que le marché est désormais largement valorisé au regard des tensions déjà intégrées par les opérateurs.

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États-Unis : l’essence dépasse les 4 dollars le gallon

Stimulé par la résurgence des hostilités entre Washington et Téhéran, le prix moyen de l’essence dans les stations-service américaines a dépassé, lundi 20 juillet, le seuil symbolique de 4 dollars le gallon.

L’essence ordinaire sans plomb coûte désormais en moyenne 4,003 $ le gallon (soit 3,78 litres, l’unité de référence aux États-Unis), selon les données de l’American Automobile Association (AAA).

A rappeler au passage que les prix ont explosé après le début de la guerre contre l’Iran déclenchée par les États-Unis et Israël… Ils se sont ensuite rétractés à la suite des négociations entre Américains et Iraniens, qui ont abouti à un protocole d’accord à la mi-juin et à une reprise partielle de la navigation dans le détroit d’Ormuz.

Cependant, les violentes frappes américaines et la réponse iranienne de ces derniers jours ont entraîné de nouveau une hausse des prix du pétrole brut, d’environ 16 % la semaine dernière, et par conséquent des prix à la pompe.

Quant au gazole, utilisé dans les camions et les tracteurs, il se vend désormais en moyenne à 5,11 dollars le gallon, contre 4,76 dollars au début du mois.

Notons enfin que la hausse des prix du carburant suscite un vif mécontentement aux États-Unis, pèse sur les budgets des ménages et place l’équipe présidentielle dans une position délicate à quelques mois des élections de mi-mandat.

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Andy Burnham s’engage à protéger l’économie britannique de tout risque

Le vice-Premier ministre britannique, David Lammy, a démissionné lundi 20 juillet, après la nomination d’Andy Burnham au poste de Premier ministre.

Andy Burnham, septième Premier ministre britannique en dix ans, s’est engagé à « ne prendre aucun risque » avec l’économie, réaffirmant sa promesse de faire respecter les règles budgétaires de son prédécesseur. Il a notamment promis de prendre des mesures pour aider les Britanniques à faire face au coût élevé de la vie.

Interrogé par des journalistes sur la manière dont il pourrait faire davantage tout en respectant ces règles et si cela impliquait d’emprunter davantage pour investir, il a répondu : « Je pense que vous allez un peu vite en besogne, car j’ai dit que nous respecterons (…) les règles fiscales existantes et, évidemment, toute la flexibilité qu’elles incluent ». Et d’ajouter : « Rien de tout cela ne signifie prendre des risques avec l’économie. Je ne l’ai jamais fait, quel que soit le poste que j’ai occupé. J’ai toujours adopté une approche très prudente », a-t-il ajouté.

Plus tôt dans la journée, lors de son premier discours devant le 10 Downing Street, M. Burnham a laissé entendre qu’il chercherait à réduire les dépenses sociales afin de respecter les règles budgétaires et les engagements du budget de la défense britannique. Il n’a pas donné beaucoup de détails sur son programme, mais a déclaré vouloir offrir aux Britanniques un répit face à la crise du coût de la vie, avec des mesures immédiates qui seraient annoncées dès mardi 21 juillet. « Mais nous voulons simplement faire des choses que les gens ressentiront et les faire assez rapidement », a-t-il déclaré. « Cela ne résoudra pas tout, ne fera pas disparaître toute la pression, mais cela montre simplement la direction que nous prenons et (…) que nous voulons les aider ».

M. Burnham examinait le seuil d’imposition personnel à partir duquel les contribuables sont imposés. Ce seuil est gelé depuis cinq ans. Ce qui a entraîné une augmentation du nombre de contribuables, leurs salaires et revenus ayant progressé durant cette période. « C’est difficile, car modifier les limites ne sera pas sans conséquences importantes », a-t-il déclaré. « Mais j’y réfléchis ».

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Le Maroc et le Portugal sollicitent l’UE pour financer leur interconnexion électrique

Le Maroc et le Portugal vont demander à la Commission européenne d’envisager de proposer un projet d’interconnexion électrique entre les deux pays pour un financement de l’UE.

Une panne de courant généralisée qui a paralysé l’Espagne et le Portugal en avril 2025 avait révélé les limites des lignes d’interconnexion électrique de la péninsule ibérique avec le reste de l’Europe. C’est ce qui a contribué à relancer les projets de construction d’une ligne d’interconnexion électrique entre le Portugal et le Maroc, proposés pour la première fois en 2018.

La péninsule Ibérique n’est connectée aux pays européens voisins que pour 3 % de sa capacité électrique, un chiffre bien inférieur à l’objectif d’interconnexion de 15 % fixé par l’Union européenne d’ici 2030, selon Reuters. Cette interconnexion avec le Maroc renforcerait la sécurité énergétique du Portugal, actuellement connecté uniquement à l’Espagne, en fournissant une source d’électricité supplémentaire en cas de coupures.

La ministre portugaise de l’Énergie, Maria da Graça Carvalho, a déclaré que Lisbonne et Rabat s’étaient entendus avec la vice-présidente exécutive de la Commission européenne, Teresa Ribeira, pour évoquer la possibilité de considérer la ligne d’interconnexion électrique comme « un projet important d’intérêt européen commun ».

Mme Carvalho a expliqué que la création d’une nouvelle ligne d’interconnexion électrique entre l’Europe et l’Afrique renforcera la sécurité énergétique et la coopération entre les deux continents. « Nous avons décidé de nous adresser d’abord à la Commission européenne pour voir dans quelle mesure elle est intéressée à considérer ce projet comme un projet européen important », a-t-elle déclaré aux journalistes après sa rencontre avec la ministre marocaine de la Transition énergétique et du Développement durable, Leila Benali.

Entreprises du secteur privé

Le Maroc et le Portugal suivront deux voies parallèles : solliciter un financement auprès du programme Connect Europe de l’Union européenne et sonder l’intérêt des investisseurs par le biais d’un appel à manifestation d’intérêt lancé par le secteur privé, notamment les gestionnaires de réseaux et les entreprises de services publics. Mme Carvalho a déclaré : « Nous ne voulons pas surfacturer les actionnaires ni les consommateurs ».

De son côté, Leila Benali a déclaré que les deux pays souhaitent garantir des réductions de coûts, notamment en rendant l’accès à l’énergie abordable pour tous les résidents et pour un certain nombre de secteurs.

En outre, elle a estimé qu’il était encore trop tôt pour déterminer si le projet impliquerait un câble sous-marin direct entre le Portugal et le Maroc ou s’il utiliserait une infrastructure via l’Espagne, qui dispose déjà d’une liaison électrique avec le Maroc.

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France : la municipalité de Paris double la taxe sur les logements vacants

Le conseil municipal de Paris vient de voter le doublement de la taxe sur les logements vacants pour 2027, comme le permet la loi. Et ce, dans le but de « décongestionner le marché du logement » dans la capitale française.

La capitale française compterait 150 000 logements vacants, soit 9 % de son parc immobilier total. C’est ce que révèle la municipalité, soulignant le « déséquilibre persistant entre l’offre et la demande ».

A noter que le budget 2026 autorise les municipalités à augmenter, à compter du 1er janvier 2027, les taux d’imposition sur les logements vacants, passant de 17 % du loyer annuel estimé que le logement pourrait générer la première année où il reste vacant, et de 34 % la deuxième année, à 30 % et 60 % respectivement. « Une victoire historique après 10 ans de lutte », a déclaré satisfait un Jacques Baudrier, adjoint au maire chargé du logement auprès du maire de gauche Emmanuel Grégoire, après le dépouillement.

Sur les 150 000 logements vacants, environ 80 000 sont inoccupés depuis longtemps et sont donc soumis à la taxe, estime M. Baudrier. D’ailleurs, il espère que grâce à cette mesure, environ 20 000 de ces logements seront mis sur le marché, à la location ou à la vente.

Cette hausse d’impôt devrait également dissuader certains propriétaires qui, jusqu’à présent, payaient moins d’impôts, de déclarer leur résidence secondaire comme vacante, a-t-il expliqué à l’AFP. Pour l’opposition de droite, qui conteste les chiffres de la municipalité sur les logements vacants, doubler la taxe « ne servirait à rien », affirme Grégory Canal, coprésident du parti « Paris Liberté » avec Rachida Dati.

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La Libye adhère au système de paiement chinois

Le système de paiement interbancaire transfrontalier chinois permettra aux banques libyennes d’envoyer et de recevoir des paiements directement en yuans chinois.

Le gouverneur de la Banque centrale de Libye, Naji Mohammed Issa, et le gouverneur de la Banque populaire de Chine, Pan Gongsheng, ont convenu samedi 18 juillet de connecter les banques commerciales libyennes au système de paiement et de règlement chinois. Dans un communiqué publié sur son site internet, la Banque centrale de Libye a indiqué que M. Issa, en visite à Pékin, avait rencontré vendredi le gouverneur de la Banque populaire de Chine. « L’importance d’entamer une nouvelle phase de véritable partenariat stratégique entre les deux banques centrales a été évoquée. Il a été convenu de connecter les banques commerciales libyennes au Système de paiements interbancaires transfrontaliers chinois (CIPS). Ce qui simplifiera les transferts financiers et facilitera leur réalisation », a-t-on indiqué.

A rappeler que le CIPS a été lancé par la Banque populaire de Chine en 2015 pour faciliter les transferts internationaux en utilisant le yuan. Il sert d’infrastructure permettant aux banques d’envoyer et de recevoir directement des paiements en yuans, réduisant ainsi leur dépendance au dollar américain en éliminant la nécessité de traiter les transactions par des banques intermédiaires.

Le communiqué ajoute que les deux parties se sont également engagées à lever les obstacles existants et à faciliter les procédures commerciales de manière à accroître le volume des échanges entre les deux pays. Cela commencerait par la mise en place de transferts d’argent directs vers la Chine, facilitant ainsi les transactions pour les petits commerçants…

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BCE : pause estivale avant un probable resserrement monétaire

La Banque centrale européenne (BCE) devrait laisser ses taux d’intérêt inchangés lors de sa réunion du 23 juillet, estiment les économistes. Si le récent rebond des prix de l’énergie lié aux tensions au Moyen-Orient ravive les inquiétudes inflationnistes, la baisse de l’inflation sous-jacente et le ralentissement de la croissance plaident en faveur d’une pause; avant une éventuelle nouvelle hausse des taux en septembre.

À quelques jours de sa réunion de politique monétaire, la Banque centrale européenne s’oriente vers un maintien de son taux de dépôt à 2,25 %, après le relèvement de 25 points de base décidé en juin. Cette pause est largement anticipée par les marchés et les économistes; malgré un contexte géopolitique plus tendu. Une enquête Reuters menée durant le week-end auprès de 74 économistes révèle que ces derniers s’attendent à un statu quo le 23 juillet. Toutefois, une majorité prévoit qu’une nouvelle hausse des taux reste probable d’ici la fin de l’année; avec une préférence marquée pour le mois de septembre.

Les derniers chiffres montrent un ralentissement plus marqué que prévu de l’inflation dans la zone euro. En juin, l’inflation globale est retombée à 2,8 %. Tandis que l’inflation sous-jacente, qui exclut l’énergie et l’alimentation, a également reculé. Malgré cette amélioration, ces niveaux demeurent supérieurs à l’objectif de 2 % fixé par la BCE.

Lire aussi : L’inflation a atteint 2,8 % dans la zone euro en juin

 

La BCE doit également composer avec une économie européenne qui montre des signes de faiblesse. La croissance de la zone euro reste modérée et les prévisions pour 2026 ont été revues à la baisse. Dans ce contexte, un nouveau relèvement des taux dès juillet risquerait de freiner davantage l’activité économique.

La réunion de septembre pourrait s’avérer beaucoup plus déterminante. Les gouverneurs disposeront alors de nouvelles projections économiques et de deux mois supplémentaires de données sur l’inflation et les effets de la hausse des prix de l’énergie. Plusieurs économistes estiment que cette visibilité accrue permettra à la BCE d’évaluer plus précisément l’impact durable des tensions géopolitiques sur les prix.

Les marchés scruteront surtout le discours de Christine Lagarde

Au-delà de la décision elle-même, les investisseurs porteront une attention particulière aux déclarations de la présidente de la BCE, Christine Lagarde. Tout indice laissant entendre qu’un resserrement monétaire reste envisagé à l’automne pourrait influencer les marchés obligataires, l’euro et les anticipations d’inflation, dans un environnement toujours marqué par les incertitudes énergétiques et géopolitiques.

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Énergie et métaux : les marchés réagissent à la nouvelle escalade militaire au Moyen-Orient

La reprise des affrontements entre les États-Unis et l’Iran a provoqué de fortes turbulences sur les marchés mondiaux des matières premières. Les craintes de perturbations dans le détroit d’Ormuz et en mer Rouge ont propulsé les prix du pétrole et du gaz naturel à la hausse…

Les nouvelles frappes américaines contre des installations militaires iraniennes, suivies de représailles de Téhéran et de menaces sur les principales routes maritimes du Golfe, ont entraîné une forte volatilité sur les marchés des matières premières.

Les opérateurs craignent une perturbation durable des flux énergétiques transitant par le détroit d’Ormuz, passage stratégique par lequel transite près d’un cinquième du pétrole consommé dans le monde.

Dans ce contexte, les prix du pétrole poursuivent leur hausse, avec un baril de Brent au-dessus des 90 dollars pour la première fois depuis juin, en raison de la poursuite des frappes au Moyen-Orient entre Washington et Téhéran… Le Brent a dépassé, vendredi juillet 17 juillet, le seuil des 85 dollars le baril…

Les tensions géopolitiques alimentent également les marchés du gaz naturel liquéfié (GNL). Les risques pesant sur les exportations du Qatar, premier exportateur mondial de GNL transitant par Ormuz, poussent les acheteurs asiatiques et européens à sécuriser leurs approvisionnements, soutenant ainsi les prix.

L’or retrouve son rôle de valeur refuge

Face à l’incertitude géopolitique, les investisseurs se tournent vers les actifs considérés comme les plus sûrs. L’or progresse donc sous l’effet d’une demande accrue de valeurs refuges Tandis que les obligations souveraines américaines bénéficient elles aussi d’un regain d’intérêt. En revanche, les marchés actions restent plus hésitants, les secteurs les plus sensibles aux coûts de l’énergie étant particulièrement exposés.

Par ailleurs, les tensions au Moyen-Orient exercent également une influence sur plusieurs métaux industriels. L’aluminium, le cuivre et le nickel évoluent dans un contexte de forte volatilité, les marchés intégrant le risque de perturbations logistiques et d’un ralentissement de la demande mondiale si le conflit devait s’intensifier.

Les produits agricoles relativement épargnés

À ce stade, les marchés agricoles réagissent de manière plus modérée. Cependant, une prolongation des tensions pourrait renchérir les coûts du transport maritime et des engrais, avec des répercussions indirectes sur les prix des céréales et des produits alimentaires.

Toutefois, les analystes estiment que l’évolution des cours dépendra principalement de la sécurité des principaux corridors maritimes, notamment le détroit d’Ormuz et le détroit de Bab el-Mandeb.

Toute aggravation du conflit susceptible d’interrompre durablement les exportations de pétrole et de gaz du Golfe pourrait provoquer une nouvelle flambée des prix de l’énergie, avec des répercussions sur l’inflation mondiale, les politiques monétaires et la croissance économique.

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Trump sous pression après les pertes américaines en Iran

Pour le 9ème jour consécutif, les États-Unis ont lancé, dimanche 19 juillet, de nouvelles frappes contre l’Iran après la mort de deux soldats américains lors d’une attaque contre une base aérienne en Jordanie vendredi, rapprochant ainsi les deux camps d’une guerre totale.

Un autre militaire américain a été tué et un autre blessé samedi dans le nord de l’Irak alors qu’il procédait à la neutralisation de munitions non explosées provenant d’un drone d’attaque iranien abattu, a annoncé dimanche le commandement central américain.

Ces pertes, qui portent à 16 le nombre de morts militaires américains dans ce conflit, sont les premières depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran en avril. Le ministre américain de la Guerre, Pete Hegseth, a averti que cette attaque « ne fait que renforcer notre détermination ». La dynamique vers une reprise des combats s’est accélérée avec le déploiement par les États-Unis d’avions de combat supplémentaires dans la région, le retrait officiel de l’Iran du cessez-le-feu et le blocage des négociations diplomatiques.

L’Organisation iranienne de l’énergie atomique a déclaré dimanche 19 juillet que les frappes américaines visaient la centrale nucléaire de Darkhovin, toujours en construction dans le sud-ouest du pays. « Une attaque contre une installation nucléaire pacifique placée sous contrôle international constitue une violation flagrante du droit international ».

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Mondial 2026 : près de 13 milliards de dollars dans les caisses de la FIFA 

Coorganisée par les États-Unis, le Canada et le Mexique, la Coupe du monde 2026 est déjà la plus lucrative de l’histoire. L’élargissement du tournoi à 48 sélections et, par ricochet, l’augmentation du nombre de rencontres ont démultiplié les recettes commerciales et les revenus audiovisuels…

La FIFA apparaît comme le principal bénéficiaire du tournoi. Après avoir généré 7,6 milliards de dollars lors de l’édition 2022 au Qatar, l’instance du football mondial devrait voir ses recettes atteindre près de 13 milliards de dollars pour l’édition 2026, selon les estimations citées par la BBC.

Ces revenus proviennent essentiellement des droits télévisés, du sponsoring, de la billetterie, des licences commerciales et désormais des commissions perçues sur la plateforme officielle de revente des billets.

Toutefois, si le Mondial reste une expérience unique pour les fans, son coût est devenu prohibitif. En effet, les prix des billets ont atteint des niveaux records sous l’effet de la tarification dynamique. Certaines places pour la finale ont été vendues officiellement près de 33 000 dollars, tandis que des billets proposés sur le marché secondaire ont dépassé les 2 millions de dollars.

À ces dépenses s’ajoutent les coûts du transport, de l’hébergement et de la restauration, eux aussi fortement majorés pendant la compétition.

Diffuseurs et sponsors : une machine à profits

Les chaînes de télévision et les grandes marques figurent également parmi les principaux gagnants. Les « pauses hydratation », introduites officiellement pour protéger les joueurs des fortes chaleurs, sont devenues un nouvel espace publicitaire particulièrement rentable.

Aux États-Unis, un spot publicitaire de 30 secondes pendant un match du Mondial atteint 750 000 dollars, ce qui est à même de générer potentiellement 250 millions de dollars de recettes publicitaires grâce aux seules pauses hydratation.

Les équipementiers et sponsors mondiaux, tels qu’Adidas ou Coca-Cola, profitent également d’une visibilité sans précédent.

Quid pour les villes hôtes ?

Contrairement aux prévisions, les bénéfices économiques à long terme pour les villes organisatrices demeurent limités. Si la FIFA estime que la compétition injectera 41 milliards de dollars dans l’économie mondiale, plusieurs chercheurs soulignent que ces événements créent surtout des emplois temporaires et peu qualifiés, sans générer de richesse durable.

Les infrastructures existantes, largement utilisées pour cette édition, limitent par ailleurs les effets d’entraînement sur l’investissement urbain.

Du reste, le secteur hôtelier fait également partie des déceptions de ce Mondial. Malgré les attentes, plusieurs villes hôtes ont enregistré des réservations inférieures aux prévisions. Des organisations professionnelles aux États-Unis et au Canada estiment que la FIFA a réservé un nombre important de chambres, contribuant à créer une demande artificielle qui ne s’est finalement pas matérialisée.

À New York comme à Seattle, de nombreux hôteliers ont même qualifié le tournoi de « non-événement » sur le plan économique.

Les paris sportifs, autre grand bénéficiaire

Le marché mondial des paris sportifs devrait battre tous les records durant cette Coupe du monde. Les analystes de Macquarie Group Limited estiment le volume total des mises à 50 milliards de dollars, soit près de 500 millions de dollars par rencontre.

L’augmentation du nombre de matchs et l’essor des paris en direct alimentent cette croissance spectaculaire, particulièrement aux États-Unis et au Brésil.

En tout cas, cette édition 2026 confirme l’évolution du football vers une industrie mondiale où les recettes commerciales, les droits audiovisuels, les sponsors et les plateformes de paris occupent une place toujours plus importante.

Mais si la FIFA, les diffuseurs et les grandes marques enregistrent des profits records, les bénéfices pour les supporters, les villes organisatrices et certains acteurs locaux apparaissent nettement plus contrastés, illustrant la transformation du Mondial en un événement économique autant que sportif.

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Envolée des marges bénéficiaires des raffineries américaines

Les marges bénéficiaires des raffineries américaines qui produisent de l’essence et du diesel à partir de pétrole brut atteignent des niveaux records.

La marge bénéficiaire moyenne par baril que les raffineurs américains reçoivent pour la production de deux barils d’essence et d’un baril de diesel à partir de trois barils de pétrole brut – connue sous le nom de « marge de raffinage 3-2-1 » – a atteint 70 dollars le baril jeudi, soit le niveau le plus élevé jamais enregistré.

Bien qu’il ne s’agisse pas d’un chiffre exact, Bloomberg, dans un rapport du 17 juillet, note que ce nombre vise à refléter approximativement l’activité d’une raffinerie américaine typique, qui a tendance à produire plus d’essence que de diesel.

Durant le conflit iranien, les prix des carburants ont augmenté plus fortement que ceux du pétrole brut et sont restés élevés malgré la baisse de ce dernier pendant une trêve désormais expirée. Cette situation s’explique par les perturbations géopolitiques, une demande persistante et des stocks exceptionnellement bas…

Les cours du diesel ont fortement augmenté ce mois-ci, la Russie ayant bloqué une grande partie de ses exportations suite aux attaques ukrainiennes contre ses raffineries. La reprise des tensions dans le détroit d’Ormuz aggrave encore la pénurie d’approvisionnement.

Les marges sur l’essence se maintiennent également près de leurs niveaux historiques atteints en juin 2022, lorsque les prix à la pompe ont atteint des sommets records aux États-Unis. Le prix moyen de l’essence au détail oscillait autour de 3,94 dollars le gallon mercredi, selon l’American Automobile Association.

Ces derniers mois, les raffineries ont privilégié la production de kérosène et de gazole au détriment de l’essence. Par ailleurs, les exportations sont restées à leur niveau saisonnier habituel, maintenant ainsi les stocks à un faible niveau.

Les marchés mondiaux de l’essence et du diesel sont également touchés par la perte d’approvisionnement en provenance de Chine, a déclaré Ryan Mackay de TD Securities…

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L’inflation a atteint 2,8 % dans la zone euro en juin

Les estimations préliminaires ont été confirmées par Eurostat sur l’évolution de l’inflation en Europe en juin.

L’agence statistique européenne a notamment annoncé que l’indice des prix à la consommation (IPC) avait augmenté le mois dernier à un taux annuel de 2,8 % dans la zone euro.

Dans ce taux d’inflation, les services ont contribué à hauteur de +1,51 point de pourcentage, l’énergie de +0,77 point de pourcentage, la catégorie alimentation, alcool et tabac de +0,29 point de pourcentage et les biens industriels non énergétiques de +0,18 point de pourcentage.

Dans l’ensemble de l’Union européenne, l’IPC a ralenti à 2,9 %, contre 3,3 % en mai. Les taux d’inflation annuels les plus bas ont été enregistrés en Suède (1 %), en République tchèque (1,1 %) et au Danemark (1,8 %). En revanche, les plus élevés ont été observés en Roumanie (9,2 %), en Lituanie (5,4 %) et en Bulgarie (5,2 %).

Par rapport à mai 2026, l’inflation annuelle a diminué dans vingt-deux États membres, est restée stable dans trois et a augmenté dans deux.

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L’Irak confie la relance de Kirkouk aux majors américaines

Le groupe pétrolier américain ConocoPhillips va acquérir une participation de 42 % dans la société BP Energy Company of Kirkuk, détenue par BP, afin de participer au redéveloppement de quatre importants champs pétroliers dans le nord de l’Irak.

Cette opération s’inscrit dans la stratégie de Bagdad visant à attirer davantage d’investissements américains dans son secteur énergétique, longtemps dominé par des groupes chinois.

ConocoPhillips a annoncé vendredi 17 juillet la signature d’un accord avec BP pour acquérir une participation de 42 % dans BP Energy Company of Kirkuk Ltd (BP ECKL), la société chargée de redévelopper plusieurs gisements majeurs situés dans la région de Kirkouk, au nord de l’Irak.

Plus de 3 milliards de barils de ressources récupérables

Le contrat porte sur le redéveloppement des dômes pétrolifères de Baba et Avanah, qui font partie du gigantesque champ de Kirkouk, ainsi que des champs voisins de Bai Hassan, Jambur et Khabbaz. Ces actifs représentent plus de 3 milliards de barils équivalent pétrole de ressources récupérables dans une première phase, avec un potentiel d’exploration supplémentaire.

Les conditions financières de l’opération n’ont pas été rendues publiques, même si plusieurs analystes estiment la valeur de la participation entre 300 et 500 millions de dollars.

ConocoPhillips précise que cette prise de participation ne nécessitera pas d’importants apports en capital. La rémunération du groupe sera principalement liée à sa part de la production supplémentaire et des coûts d’exploitation.

Pour l’Irak, cette opération s’inscrit dans une stratégie plus large visant à renforcer la présence des entreprises américaines dans les secteurs du pétrole, du gaz et de l’électricité. Ces dernières années, les compagnies chinoises ont progressivement pris une place dominante dans l’industrie pétrolière irakienne, tandis que plusieurs majors occidentales s’étaient montrées plus prudentes en raison des risques sécuritaires et des conditions contractuelles.

Le gouvernement irakien a récemment approuvé plusieurs projets avec des entreprises américaines, notamment dans les secteurs des hydrocarbures et de l’électricité, afin de diversifier ses partenaires internationaux.

Kirkouk, un gisement stratégique

Découvert il y a près d’un siècle, le champ pétrolier de Kirkouk demeure l’un des plus importants d’Irak. Jadis capable de produire plus de 1,5 million de barils par jour, il ne fournit aujourd’hui qu’environ 300 000 barils quotidiens.

Sa réhabilitation constitue un élément central de la stratégie énergétique de Bagdad pour maintenir sa production à long terme et valoriser l’une des plus importantes réserves d’hydrocarbures du pays.

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Pékin dément toute ingérence dans les élections américaines de 2020

La Chine a fermement rejeté les nouvelles accusations de Donald Trump selon lesquelles Pékin aurait interféré dans l’élection présidentielle américaine de 2020.

Qualifiant ces allégations de « pures inventions » et de « calomnies malveillantes », le ministère chinois des Affaires étrangères affirme que la Chine « ne s’est jamais ingérée » dans les scrutins américains, tandis que les accusations de fraude électorale avancées par le président américain n’ont jamais été étayées par des preuves.

Lors d’une conférence de presse, le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Lin Jian, a qualifié ces déclarations de « pures inventions » et de « calomnies malveillantes », estimant que leur caractère infondé avait été démontré depuis longtemps.

A rappeler que, dans un discours à la nation prononcé jeudi 16 juillet, Donald Trump a affirmé que la Chine avait orchestré « le plus grand piratage de données électorales de l’histoire », en obtenant illégalement les données de 220 millions d’électeurs américains.

Le président américain a également accusé Pékin d’avoir tenté de favoriser son adversaire démocrate, Joe Biden, en cherchant à fabriquer des bulletins de vote à son avantage. Dans ce cadre, il annonce avoir ordonné la déclassification de documents qui, selon lui, viendraient étayer ces accusations.

Pékin dénonce des accusations sans fondement

En réponse, Lin Jian a assuré que « la Chine ne s’intéresse pas aux élections américaines et ne s’y est jamais ingérée ». Le diplomate chinois a également appelé Washington à « réfléchir à ses propres actions », à cesser de « calomnier la Chine sans fondement » et à ne plus faire de Pékin un thème de politique intérieure américaine.

Il a ajouté que la communauté internationale savait parfaitement « quel pays s’ingère régulièrement dans les affaires intérieures des autres États », dans une critique à peine voilée des États-Unis.

Des accusations déjà rejetées par la justice américaine

Depuis l’élection présidentielle de novembre 2020, Donald Trump affirme régulièrement que sa défaite face à Joe Biden résulte d’une fraude électorale. Ces allégations ont toutefois été examinées par les tribunaux américains. Plus de 60 recours judiciaires ont été rejetés ou déboutés, faute de preuves suffisantes d’une fraude susceptible d’avoir modifié l’issue du scrutin.

Par ailleurs, plusieurs responsables de l’administration Trump ainsi que des autorités électorales américaines avaient également indiqué à l’époque ne disposer d’aucun élément démontrant une fraude électorale à grande échelle.

Cette nouvelle confrontation verbale intervient dans un contexte de relations toujours tendues entre Washington et Pékin, marqué par les différends commerciaux, technologiques et géopolitiques. Ces accusations d’ingérence électorale s’ajoutent désormais aux nombreux sujets de friction entre les deux premières puissances mondiales, alors que la campagne politique américaine continue d’alimenter les tensions diplomatiques entre les deux capitales.

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L’emprise de Pékin sur les terres rares inquiète l’AIE

Les restrictions que la Chine envisage d’imposer aux exportations de terres rares pourraient mettre en péril 6 500 milliards de dollars de production en aval. C’est ce qu’a déclaré, jeudi 16 juillet, l’Agence internationale de l’énergie (AIE).

En octobre 2025, la Chine a décidé de renforcer ses contrôles à l’exportation en réponse aux droits de douane imposés par Washington. Et ce, avant de reporter leur mise en œuvre d’un an. Si les États-Unis et d’autres pays occidentaux se sont engagés à réduire leur dépendance aux terres rares chinoises; les experts estiment que cette transition pourrait prendre des années.

« La Chine a bâti son influence en faisant croire au monde qu’elle était le seul fournisseur », a écrit un conseiller économique de haut rang de la Maison Blanche. « La tâche des États-Unis est de collaborer avec leurs alliés du ‘monde libre’ afin de garantir l’existence d’une alternative » conlut-il.

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La vague de chaleur de juin a fait plus de 12 000 morts supplémentaires en Europe

La canicule exceptionnelle qui a frappé une grande partie de l’Europe à la fin du mois de juin a provoqué une surmortalité. Selon les dernières estimations, plus de 12 000 décès ont été enregistrés durant cet épisode.

La vague de chaleur qui a balayé une grande partie de l’Europe à la fin du mois de juin a entraîné une surmortalité exceptionnelle. Les dernières estimations font état de plus de 12 000 décès excédentaires, un bilan qui pourrait encore évoluer à mesure que les données sanitaires sont consolidées.

Les températures exceptionnellement élevées ont touché de nombreux pays d’Europe occidentale, notamment la France, l’Espagne, l’Italie, le Royaume-Uni, l’Allemagne, la Belgique et les Pays-Bas. Les personnes âgées de 65 ans et plus représentent l’immense majorité des victimes, les fortes chaleurs aggravant les maladies cardiovasculaires, respiratoires et rénales.

Par ailleurs, les données compilées par le réseau européen EuroMOMO, soutenu par le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) et l’Organisation mondiale de la santé (OMS), montrent qu’au plus fort de la canicule, entre le 22 et le 28 juin, plus de 10 650 décès excédentaires ont été enregistrés dans 27 pays européens…

Selon les spécialistes, plus de 9 000 de ces décès concernent des personnes âgées de 65 ans ou plus. Ils estiment qu’aucun autre facteur sanitaire majeur, comme une épidémie, ne peut expliquer cette hausse brutale de la mortalité, renforçant l’hypothèse d’un impact direct des températures extrêmes.

La France et la Belgique parmi les pays les plus affectés

La France et la Belgique figurent parmi les États ayant enregistré les niveaux de surmortalité les plus élevés durant cette période. Ainsi, en France, les autorités sanitaires ont observé une augmentation marquée du nombre de décès quotidiens dès la dernière semaine de juin. Tandis que la Belgique a connu son épisode de surmortalité lié à la chaleur le plus important depuis le début des relevés en 2000.

Par ailleurs, les climatologues rappellent que le réchauffement climatique accroît la fréquence, l’intensité et la durée des vagues de chaleur. Selon plusieurs études scientifiques, l’épisode de chaleur de juin 2026 aurait été pratiquement impossible sans l’influence du changement climatique d’origine humaine. Les experts appellent les gouvernements européens à renforcer les plans d’adaptation afin de protéger les populations les plus vulnérables face à des épisodes de chaleur appelés à devenir plus fréquents.

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Liban-Syrie : le dégel commercial qu’on n’attendait plus

Le Liban et la Syrie entameront dans les prochains mois une révision des accords commerciaux qu’ils ont signés il y a plusieurs décennies, dans le but de relancer leurs liens économiques après l’ère des Assad. C’est ce qu’a déclaré, jeudi 16 juillet, le ministre libanais de l’Économie, cité par Reuters.

Amer Bisat assure, au lendemain de sa rencontre avec son homologue syrien à Damas, que les deux pays pourraient éventuellement viser un accord commercial bilatéral plus large. Depuis la fin de la dynastie Assad, les deux pays se sont engagés dans un processus de redéfinition de leurs relations, période durant laquelle des troupes syriennes ont été stationnées au Liban pendant près de 30 ans. « Ces relations économiques devaient être redéfinies et pourraient devenir la relation bilatérale la plus importante pour les deux pays », a déclaré Bisat.

A noter que le Liban partage 375 kilomètres de frontière avec la Syrie au nord et à l’est et dépend des voies terrestres syriennes pour ses exportations vers la Jordanie et le Golfe.

Pour leur part, les exportateurs syriens ont utilisé le Liban comme un important corridor d’exportation, notamment pendant les 14 années de guerre civile (en Syrie) qui se sont terminées par le renversement d’Assad.

À son apogée, le commerce total entre les deux pays s’élevait à un peu moins de 800 millions de dollars. L’année dernière, le volume des échanges a à peine atteint 250 millions de dollars, selon M. Bisat, qui a déclaré que cette relation « devrait se mesurer en milliards ».

Dans un premier temps, un comité, qui vient d’être créé, examinera plus de 40 accords et protocoles d’entente conclus avec la Syrie d’Assad, qui concernent les cadres d’investissement, les régimes de visas et les questions fiscales, ainsi que d’autres aspects du commerce syro-libanais…

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L’Iran envisage un double verrou maritime avec les Houthis en mer Rouge

L’Iran a demandé aux rebelles houthis du Yémen de se tenir prêts à fermer le détroit de Bab el-Mandeb, principale porte d’entrée de la mer Rouge, si les États-Unis frappaient les infrastructures énergétiques iraniennes. Une telle décision ouvrirait un second front maritime après les tensions dans le détroit d’Ormuz, faisant peser une menace majeure sur les flux mondiaux de pétrole, de gaz naturel liquéfié (GNL) et de marchandises.

L’Iran a demandé au mouvement houthi au Yémen de se préparer à bloquer le détroit de Bab el-Mandeb si les États-Unis venaient à cibler ses infrastructures énergétiques. C’est ce que révèlent plusieurs sources proches du dossier citées par Capital jeudi 16 juillet. Le message aurait été transmis ces derniers jours aux dirigeants houthis, dans un contexte d’intensification des tensions militaires entre Washington et Téhéran.

Après les perturbations qui affectent déjà le détroit d’Ormuz, l’éventuelle fermeture de Bab el-Mandeb constituerait une nouvelle menace pour le commerce mondial. Ce passage maritime, situé entre le Yémen et la Corne de l’Afrique, relie la mer Rouge au golfe d’Aden et constitue un axe vital pour les échanges entre l’Europe, l’Asie et le Moyen-Orient via le canal de Suez.

Environ 7 % des flux mondiaux d’énergie transitent par ce corridor maritime, dont une part importante des exportations de pétrole et de gaz naturel liquéfié à destination de l’Europe.

Les Houthis auraient renforcé leur dispositif militaire

Selon les mêmes sources, les Houthis auraient déjà déployé des missiles, des drones et d’autres moyens militaires à proximité du détroit afin de pouvoir viser rapidement la navigation commerciale si l’ordre leur était donné. La décision finale reviendrait toutefois aux autorités iraniennes, notamment aux Gardiens de la révolution présents au Yémen, qui coordonnent les relations avec le mouvement rebelle.

L’ouverture d’un second front maritime, en complément des tensions dans le détroit d’Ormuz, accentuerait les risques pesant sur les chaînes d’approvisionnement mondiales. Les marchés redoutent notamment une perturbation simultanée des deux principaux corridors énergétiques du Moyen-Orient, susceptible d’entraîner une nouvelle flambée des prix du pétrole, du gaz naturel liquéfié et des coûts du transport maritime…

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La zone économique du canal de Suez affiche une croissance record de ses revenus

La Zone économique du canal de Suez (SCZone) poursuit son expansion. Au terme de l’exercice 2025-2026, ses recettes ont atteint un niveau record de 15,9 milliards de livres égyptiennes. Soit en hausse de 37 % sur un an. Cette performance est portée par la croissance des activités industrielles; mais aussi l’essor des investissements étrangers et le développement des infrastructures portuaires. Ce qui renforce le rôle de la SCZone comme plateforme industrielle et logistique majeure entre l’Asie, l’Europe et l’Afrique.

L’Autorité générale de la Zone économique du canal de Suez (SCZone) annonce avoir enregistré des recettes historiques au cours de l’exercice budgétaire 2025-2026. Elles atteignent 15,9 milliards de livres égyptiennes (environ 323 millions de dollars). Ce résultat dépasse de 51 % les prévisions budgétaires initiales, fixées à 10,5 milliards de livres. Une progression de 37 % par rapport aux 11,6 milliards de livres enregistrés lors de l’exercice précédent.

Pour leur part, les recettes libellées en devises ont atteint 246 millions de dollars, représentant 76 % des revenus totaux de la SCZone. Elles affichent une progression de 44 % sur un an; contre 171 millions de dollars lors de l’exercice 2024-2025. De leur côté, les recettes en monnaie locale se sont élevées à 3,8 milliards de livres égyptiennes. Soit 24 % du total, en hausse de 21 % par rapport à l’année précédente.

L’industrie gagne du terrain face aux activités portuaires

Par ailleurs, l’un des principaux enseignements de l’exercice est la montée en puissance des activités industrielles. En effet, la part des revenus générés par les zones industrielles et les activités non portuaires est passée de 8 % à 19 % des recettes totales. Ce qui traduit une diversification progressive du modèle économique de la SCZone. Les activités portuaires demeurent néanmoins la principale source de revenus avec 81 % du total, contre 92 % auparavant.

Quant aux infrastructures portuaires, elles poursuivent leur développement. Le volume des marchandises traitées dans les ports de la SCZone est passé de 51,2 millions de tonnes lors de l’exercice 2016-2017 à 108,7 millions de tonnes en 2025-2026. Soit une progression de plus de 112 % en dix ans. Cette croissance est attribuée à l’extension des quais, à l’augmentation des capacités d’accueil, à la modernisation des terminaux et à l’arrivée de nouveaux opérateurs portuaires internationaux.

Plus de 7 milliards de dollars de nouveaux investissements

De plus, au cours de l’exercice écoulé, la SCZone a signé 117 nouveaux projets industriels. Lesquels représentent 7,26 milliards de dollars d’investissements. Ces projets couvrent une superficie de 8,7 millions de mètres carrés. Et ils devraient permettre la création d’environ 73 500 emplois directs une fois pleinement opérationnels.

Au final, notons que sur les quatre dernières années, l’Autorité a conclu 412 contrats d’investissement (dont 398 projets industriels et 14 projets portuaires) pour un montant total de 16,4 milliards de dollars. L’ensemble de ces projets devrait générer plus de 145 000 emplois directs. Ce qui confirme la stratégie du Caire visant à transformer la zone économique du canal de Suez en un pôle industriel, manufacturier et logistique de premier plan reliant les marchés d’Afrique, d’Europe et d’Asie.

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