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Les coupures de courant se succèdent dans toutes les régions : des sacrifices mesurés pour éviter un éventuel black-out 

En ces temps de canicule, les coupures du courant électrique deviennent très fréquentes et n’épargnent aucune région du pays. La STEG ne s’en cache pas et affirme procéder de la sorte pour éviter un éventuel black-out qui pourrait paralyser tout le pays…

Rien que jeudi dernier, la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) a annoncé qu’elle allait recourir à des coupures d’électricité dans plusieurs régions du pays, entre 13h00 et 16h00, afin de préserver la stabilité et la continuité du réseau électrique.

La STEG a précisé que ces coupures pourraient concerner les régions suivantes :

Grand Tunis : Hraïria, Le Bardo, La Manouba, Ezzouhour, El Menzah V, El Menzah, L’Ariana, El Manar, Mhamdia, Fouchana, Jedaïda, Sanhaja et Borj Cédria.

Nord : Hemada, Tazarka, El Mida, Zeriba, Mrezga et Somaâ.

Nord-Ouest : Ouechtata, Rouhia, Jedeliane, Oued Meliz, Bou Salem, Bouarada, Amdoun, Touiref et Medjez el-Bab.

Centre : Sahlat Bouhajla, El Khadhra, Jehina, Dar Jamaïa, Sidi Saïidane, El Jem, Sidi Messaoud, Zaâfrana et Ghouiba.

Sfax : Gremda, Menzel Chaker, Agareb, Thyna, Route de Tunis et Route de Mahdia.

Sud : Zerig, Aghir, Mareth, Tataouine, Ouedhref, Chahbania, Ghomrassen et Zarzis.

Sud-Ouest : Regueb, Lajred, Souk Jedid, Chakhar, Nasrallah, Charaïaâ, El Makarem, Hammar et Hichria.

C’est dire que toutes les régions du pays sont concernées et que tous les citoyens vont devoir composer avec ces coupures, rendues nécessaires, voire inévitables pour se prémunir contre toute éventualité de black-out total qui pourrait paralyser tout le pays avec des conséquences très fâcheuses pour tous les secteurs d’activité.

Face à cette situation, les autorités et la STEG expliquent que certaines coupures sont devenues inévitables afin de préserver la stabilité du réseau national et d’éviter un black-out généralisé. C’est ce que rappelle Fayçal Trifa, le PDG de la STEG : «La consommation d’électricité a atteint des niveaux historiques sous l’effet des températures extrêmes et du recours massif aux climatiseurs, notamment entre 13h et 17h, période où le réseau enregistre son pic de charge. À cette pression s’est ajoutée une panne technique sur une installation énergétique située dans l’Est de l’Algérie, réduisant temporairement les capacités d’échange d’électricité entre les deux pays. Or, la Tunisie dispose d’une capacité installée estimée entre 6.000 et 6.300 MW, dont plus de 90% proviennent de centrales thermiques alimentées au gaz naturel. Ainsi, pour préserver l’équilibre entre l’offre et la demande, la STEG recourt à des opérations de délestage, c’est-à-dire des coupures temporaires et ciblées destinées à empêcher un effondrement général du système électrique».

Compréhension et agacement

Ces interruptions, qui touchent différents quartiers selon une rotation, sont présentées par les responsables de la STEG et des autorités compétentes comme un mal nécessaire pour éviter un scénario de black-out similaire à celui qu’avait connu la Tunisie, rappelons-le, en septembre 2023.

Certes, une telle situation n’a rien de satisfaisant ou de rassurant, mais le contexte, avec des chaleurs anormalement élevées et une «obligation» à avoir recours aux climatiseurs, de jour comme de nuit, incitent, tout de même, à la prudence et à une consommation responsable de l’énergie électrique, avec toutes les précautions qui s’imposent. A ce titre, la STEG appelle également les citoyens à prendre les précautions nécessaires afin d’éviter d’éventuelles surtensions lors du rétablissement de l’alimentation électrique pour éviter l’endommagement des appareils et engins électriques.

Du côté du citoyen, les coupures deviennent de plus en plus gênantes, de jour comme de nuit. L’agacement est visible, mais lorsque ces mesures sont prises pour préserver l’intérêt commun du pays et de ces mêmes citoyens, la sagesse incite à se comporter de manière responsable, à condition de voir ces coupures durer le moins de temps possible. De même, on signale des interruptions prolongées de l’approvisionnement en eau potable dans certaines régions. Renseignement pris, il s’avère que les stations de pompage dépendent directement de l’alimentation en électricité et se trouvent, à leur tour, à l’arrêt à chaque fois que l’électricité manque à l’appel.

C’est dire que cette situation exceptionnelle met à nu, encore une fois, les limites d’infrastructures soumises à une demande record, dans un contexte où les épisodes de chaleur extrême deviennent de plus en plus fréquents.

Dans ce même chapitre d’agacement, de nombreux citoyens réclament davantage de transparence sur les horaires des coupures et une meilleure communication de la part des autorités, de manière à prendre plus de précautions et la STEG doit s’y plier pour éviter les mauvaises surprises et les arrêts inattendus.

La consommation a augmenté de 30% 

Jusqu’à quand ces coupures vont-elles demeurer nécessaires et inévitables ? Du côté de la STEG, on appelle les consommateurs à rationaliser leur consommation, particulièrement durant les heures de pointe, afin de réduire la pression sur le réseau électrique national. Les autorités estiment que ces mesures demeurent nécessaires tant que les températures resteront exceptionnellement élevées.

Avec des températures ayant atteint jusqu’à 47°C, et une moyenne de chaleur qui a dépassé, de loin, la normale au mois de juin, les besoins en refroidissement ont fortement augmenté. La multiplication de l’usage des climatiseurs a entraîné une pression supplémentaire sur le réseau électrique, notamment pendant les heures de pointe, entre 13h00 et 17h00, où la consommation a progressé d’environ 30% par rapport aux niveaux habituels.

Kamel ZAIEM

 

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Pourquoi, chaque été, nos champs et forêts sont menacés d’incendie ?

Voilà que depuis toujours, la saison estivale est marquée par ces incendies qui ravagent champs et forêts occasionnant des dégâts importants. Il est vrai que la plupart des incendies sont brusques et imprévus, mais les causes des feux de forêt sont généralement connues et attendues, surtout lorsque la température est très élevée et que la pluie vient à manquer. C’est le moment propice pour que la moindre étincelle enflamme des brindilles, puis des herbes sèches, des buissons, des arbres et enfin, la forêt tout entière. 

Des causes naturelles sont certes à l’origine des feux de forêt, mais aussi les causes humaines sont importantes, comme la malveillance et l’incivisme : un mégot de cigarette mal éteint jeté au sol, un barbecue mal maîtrisé peuvent provoquer un incendie. De plus, il y a une autre cause liée à des actes criminels puisque les feux de forêt sont souvent allumés volontairement par des pyromanes. En effet, la cadence avec laquelle les incendies se déclenchent de façon répétitive et le fait qu’ils se soient tous déclenchés dans des champs de blé, ne poussent-ils pas à croire qu’il y a quelque chose de suspect ?

Le nombre des incendies va crescendo

En 2026, la Tunisie a déjà enregistré au moins 417 incendies depuis le 1er mai, un chiffre qui est supérieur à celui de la même période de l’année dernière. De plus, entre le 1er juin et le 5 juillet 2026, une certaine augmentation du nombre d’incendies a été constatée dans des régions comme les gouvernorats du Kef, de Béja et de Jendouba. Par ailleurs, jusqu’à mi-juillet 2026, on compte déjà plusieurs centaines d’incendies déclenchés dans plusieurs régions du pays. Selon les rapports diffusés par la Direction Générale des Forêts, les données montrent une augmentation progressive du nombre d’incendies en Tunisie au fil des années, soit plus du double par rapport à avant 2010. L’on se demande si à cette époque-là, nos champs et forêts étaient plus protégés qu’aujourd’hui. Y aurait-il d’autres facteurs qui sont à l’origine de ces feux ? Serait-ce un phénomène naturel dû au réchauffement du globe et de la hausse de température en cette saison estivale ? 

Cependant, ces incendies sont souvent déclenchés suite à un comportement humain, irresponsable et irréfléchi provenant d’individus paranoïaques, qu’on appelle des pyromanes, ces personnes qui souffrent d’une impulsion incontrôlable à allumer des incendies de manière délibérée et répétée, trouvant dans cet acte criminel un soulagement et une satisfaction. Et dire que souvent, ces pyromanes perpétuent leurs actes sans être interceptés par les gardes forestiers ou la Direction Générale des Forêts ! Pourtant, les autorités tunisiennes, notamment la Direction Générale des Forêts, ont récemment procédé à des arrestations de pyromanes dans le cadre de la lutte contre les incendies. Ces actions font partie des efforts pour maîtriser les départs de feu volontaires qui contribuent à la recrudescence des incendies en Tunisie. 

Impacts néfastes sur l’agriculture et l’environnement

Il n’y a aucun doute que les incendies ont des impacts significatifs et souvent dévastateurs sur l’agriculture et l’environnement. En agriculture, les incendies détruisent directement les cultures en brûlant les plantes, ce qui entraîne une perte immédiate de la production agricole. Les pertes peuvent affecter les récoltes en cours ainsi que les plantations futures, réduisant la disponibilité alimentaire locale et nationale. Ils peuvent également détruire la matière organique du sol, essentielle à la fertilité. En outre, les incendies touchent souvent le bétail qui peut être blessé ou tué. De même, la destruction des pâturages réduit la disponibilité de nourriture pour les animaux, affectant la production laitière et la reproduction.

Quant aux impacts des incendies sur l’environnement, ils peuvent affecter la biodiversité. En effet, ils détruisent les habitats naturels, mettant en danger la faune et la flore locale. Certaines espèces peuvent être décimées localement, surtout celles qui sont endémiques ou déjà vulnérables. Dans ce cas, la régénération naturelle peut être lente, voire impossible dans certains cas. C’est qu’il faut des années entières pour reboiser une forêt incendiée.

Eviter la propagation des feux

Au cas où les incendies, causés par des facteurs naturels ou humains, seraient évidents, compte tenu des fortes chaleurs de ce mois de juillet, notre devoir serait d’éviter la propagation des feux que ce soit dans les champs ou dans les forêts. Aussi faut-il prendre les mesures préventives nécessaires afin d’éviter de grandes pertes. Nous avons certes une stratégie nationale pour la protection des forêts contre les incendies qui se base principalement sur un programme d’action pour coordonner avec toutes les parties intervenantes, l’ouverture des circuits forestiers et le contrôle des points d’approvisionnement en eau, dont le nombre s’élève à 355. Il s’agit, également, de l’adoption du système des patrouilleurs et la création de 43 centres avancés d’alerte précoce, d’information et d’intervention rapide. Mais il reste beaucoup à faire. Lors d’un incendie, il est important de maîtriser la propagation, en particulier si des habitations, des bâtiments d’élevage ou de stockage de l’engrais ou des engins se trouvent à proximité. Si le début d’incendie ne peut être arrêté par les moyens présents sur place, la Direction Générale des Forêts insiste sur la priorité qui est de prévenir pour faire évacuer tous les bâtiments.

Hechmi KHALLADI

 

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Protection contre le décrochage scolaire et inclusion des élèves en situation de handicap :  entre ambition stratégique et défis de la mise en œuvre

 Par Mondher AFI

La séance d’audition consacrée à la protection des enfants menacés de décrochage scolaire, à l’inclusion des élèves en situation de handicap ainsi qu’aux perspectives de réforme du système éducatif, tenue le 9 juillet 2026 devant la Commission des services et du développement social du Conseil national des régions et des districts, s’inscrit dans le cadre de la vision générale de réforme de l’État portée par le Président de la République, Kaïs Saïed.

Cette orientation stratégique traduit une volonté de repenser l’école non seulement comme une institution de transmission des savoirs, mais également comme un instrument de cohésion sociale, de réduction des inégalités et de consolidation du capital humain.

Cependant, comme dans toute réforme publique d’envergure, la définition d’une vision stratégique ne constitue que la première étape. La véritable mesure de son efficacité réside dans sa traduction opérationnelle. Or, les politiques éducatives révèlent souvent un décalage entre l’ambition des orientations nationales et leur concrétisation sur le terrain. Ce décalage ne remet pas nécessairement en cause la pertinence des objectifs poursuivis, il met plutôt en évidence la complexité des mécanismes institutionnels chargés de leur mise en œuvre. Les contraintes administratives, les limites des ressources humaines et financières, les disparités territoriales et la coordination parfois insuffisante entre les différents intervenants ralentissent le rythme de réalisation des réformes et réduisent leur impact sur les établissements scolaires.

Le décrochage scolaire : une problématique systémique

Les données présentées au cours de la séance témoignent d’une évolution positive grâce au renforcement des réseaux d’accompagnement, aux cellules d’écoute, au suivi psychosocial et aux Écoles de la deuxième chance. Cette approche marque une rupture avec une conception strictement curative du décrochage scolaire en privilégiant désormais l’anticipation, la prévention et l’accompagnement individualisé.

Toutefois, les recherches en sociologie de l’éducation montrent que le décrochage scolaire ne constitue jamais un phénomène exclusivement pédagogique. Il résulte d’une accumulation de facteurs économiques, sociaux, familiaux, territoriaux, psychologiques et institutionnels. Les inégalités sociales, la précarité, l’éloignement géographique, la fragilité des infrastructures, les difficultés d’apprentissage ou encore les transformations du rapport des jeunes à l’école participent simultanément à la production du risque de rupture scolaire.

Dans cette perspective, la lutte contre le décrochage ne peut être limitée au seul espace scolaire. Elle suppose une coordination durable entre les politiques éducatives, sociales, sanitaires et territoriales afin de construire un environnement protecteur autour de l’enfant. L’efficacité de cette stratégie dépendra moins de la multiplication des dispositifs que de leur articulation, de leur continuité et de leur capacité à intervenir précocement avant que les situations d’exclusion ne deviennent irréversibles.

L’intégration de plus de douze mille élèves en situation de handicap dans les établissements scolaires constitue une avancée importante vers la reconnaissance du droit universel à l’éducation. Elle traduit une évolution des politiques publiques vers une approche davantage fondée sur les droits humains et l’égalité des chances.

Néanmoins, les standards internationaux rappellent que l’inclusion ne peut être assimilée à une simple présence physique dans les établissements ordinaires. Une école véritablement inclusive suppose une transformation profonde de l’environnement éducatif : accessibilité des infrastructures, adaptation pédagogique, disponibilité d’accompagnants spécialisés, formation continue des enseignants, équipements adaptés et coopération permanente entre les secteurs de l’éducation, de la santé et des affaires sociales.

Les difficultés relevées dans plusieurs régions illustrent l’écart qui peut subsister entre les principes consacrés par les textes et leur application concrète. Les contraintes budgétaires, les insuffisances organisationnelles, les disparités territoriales et les difficultés de coordination institutionnelle limitent encore l’effectivité de ce droit. Ainsi, la question centrale n’est plus celle de la reconnaissance juridique de l’inclusion, largement acquise, mais celle des capacités administratives, techniques et financières nécessaires pour la rendre pleinement opérationnelle.

 

La gouvernance comme condition de réussite

L’analyse comparée des réformes éducatives met en évidence que leur efficacité ne dépend pas exclusivement de la qualité des orientations stratégiques ou des objectifs affichés, mais repose essentiellement sur les modalités de leur gouvernance, de leur pilotage et de leur mise en œuvre. Les systèmes éducatifs qui enregistrent des progrès durables sont généralement ceux qui disposent d’institutions capables d’assurer la continuité des politiques publiques, de coordonner les différents niveaux décisionnels, de mobiliser les ressources nécessaires et d’adapter les interventions aux réalités territoriales, sociales et démographiques. La gouvernance constitue ainsi un facteur structurant qui conditionne la traduction des choix politiques en résultats observables.

Dans le contexte tunisien, l’examen des politiques éducatives fait apparaître un ensemble de contraintes principalement liées aux mécanismes d’exécution et de régulation. La complexité des procédures administratives, la dispersion des responsabilités entre les différents niveaux de décision, l’hétérogénéité des capacités institutionnelles, l’insuffisance des dispositifs de suivi et d’évaluation, ainsi que les disparités persistantes entre les régions influencent le rythme et l’efficacité de la mise en œuvre des réformes. Ces éléments témoignent moins d’une absence d’orientations stratégiques que des difficultés inhérentes à leur opérationnalisation et à leur inscription dans une logique de gouvernance intégrée.

Dans cette perspective, la consolidation des politiques éducatives suppose le développement de mécanismes institutionnels fondés sur la planification stratégique, la coordination intersectorielle, l’évaluation continue des résultats, la production d’indicateurs fiables et la clarification des responsabilités des différents acteurs. Une telle approche favorise l’ajustement progressif des politiques publiques aux évolutions du système éducatif et contribue à renforcer leur cohérence, leur efficacité et leur capacité d’adaptation aux transformations économiques, sociales et technologiques.

 

Vers une école plus équitable et plus résiliente

La prévention du décrochage scolaire et la pleine inclusion des élèves en situation de handicap constituent désormais des critères fondamentaux d’évaluation de la performance des systèmes éducatifs contemporains. Elles ne relèvent plus uniquement de considérations pédagogiques ou sociales, mais traduisent la capacité d’un État à construire un modèle de développement fondé sur la justice éducative, la cohésion sociale et la valorisation durable du capital humain. À travers ces deux enjeux se mesure la faculté des politiques publiques à garantir un accès équitable aux apprentissages, à prévenir les mécanismes de marginalisation scolaire et à offrir à chaque enfant les conditions nécessaires à la réalisation de son potentiel, indépendamment de son origine sociale, de son territoire de résidence ou de sa situation de handicap.

Au regard de ces éléments, le décrochage scolaire ne saurait être réduit à un simple abandon des études ou à une interruption ponctuelle du parcours éducatif. Il constitue l’aboutissement d’un processus cumulatif d’exclusion progressive, résultant de l’interaction complexe de facteurs individuels, familiaux, institutionnels, économiques, culturels et territoriaux.

Bien avant la rupture définitive avec l’école, apparaissent des signes précurseurs tels que l’absentéisme répété, les difficultés d’apprentissage, la démotivation, la dégradation des performances scolaires, les tensions avec l’institution éducative ou encore le sentiment de ne plus trouver sa place au sein de l’environnement scolaire. Le décrochage représente ainsi la manifestation visible de dysfonctionnements plus profonds qui affectent simultanément les politiques éducatives, les mécanismes de protection sociale et les conditions de développement des territoires.

Ses conséquences dépassent largement le cadre scolaire. Elles affectent durablement les trajectoires individuelles en limitant l’accès à l’emploi qualifié, en renforçant la précarité économique, en accroissant les risques d’exclusion sociale et en réduisant les possibilités de mobilité sociale intergénérationnelle. À l’échelle collective, le décrochage entraîne une perte considérable de ressources humaines, affaiblit la compétitivité économique, accentue les inégalités sociales et territoriales, nourrit les phénomènes de pauvreté structurelle et peut favoriser diverses formes de vulnérabilité sociale, notamment la marginalisation, la délinquance ou l’économie informelle. Il représente ainsi une forme particulièrement coûteuse de gaspillage éducatif et d’inefficience des investissements publics consacrés à l’éducation.

L’inclusion des élèves en situation de handicap s’inscrit dans la même logique de transformation des systèmes éducatifs. Elle ne peut être envisagée comme une simple mesure compensatoire ou comme une politique d’assistance destinée à des catégories spécifiques d’élèves. Elle suppose une redéfinition profonde de l’organisation scolaire afin de garantir l’accessibilité physique, pédagogique, numérique et sociale des établissements, d’adapter les méthodes d’enseignement à la diversité des besoins éducatifs, de renforcer les compétences des personnels éducatifs et de promouvoir une culture institutionnelle fondée sur la reconnaissance de la diversité comme richesse collective plutôt que comme facteur de différenciation. L’inclusion constitue ainsi un principe structurant qui interroge la capacité de l’école à accueillir tous les élèves sans discrimination et à transformer ses propres pratiques plutôt qu’à exiger des apprenants qu’ils s’adaptent à des normes rigides.

Une lecture critique conduit toutefois à dépasser les approches exclusivement centrées sur les comportements individuels des élèves ou sur les difficultés des familles. Une part importante des situations de décrochage trouve également son origine dans les insuffisances structurelles des systèmes éducatifs eux-mêmes : programmes peu adaptés aux réalités sociales, méthodes pédagogiques insuffisamment différenciées, faiblesse des dispositifs d’accompagnement personnalisé, orientation scolaire parfois inéquitable, inégalités territoriales persistantes, déficit de coordination entre les secteurs éducatif, social et sanitaire, ainsi qu’une prise en compte encore insuffisante des besoins spécifiques des élèves vulnérables. Le décrochage apparaît alors moins comme un échec individuel que comme le révélateur des limites d’un système incapable d’assurer durablement la réussite de tous.

Dans cette perspective, la lutte contre le décrochage scolaire et la promotion d’une école pleinement inclusive ne peuvent se limiter à des interventions correctives intervenant après la rupture scolaire. Elles exigent une stratégie globale fondée sur la prévention précoce, le repérage des facteurs de risque, le renforcement du partenariat entre l’école, la famille et les acteurs sociaux, l’amélioration de la qualité des apprentissages, le développement d’environnements scolaires bienveillants et la mise en œuvre de politiques publiques intégrées articulant éducation, protection sociale, santé, développement territorial et insertion professionnelle. Ce n’est qu’à cette condition que l’école pourra pleinement remplir sa mission de réduction des inégalités, de promotion de la citoyenneté et de construction d’un développement humain inclusif et durable.

Les orientations présentées témoignent d’une évolution significative des politiques publiques vers une approche plus inclusive et plus préventive. Toutefois, leur réussite dépendra principalement de la capacité des institutions à assurer une mise en œuvre continue, coordonnée et évaluée, fondée sur des ressources suffisantes et une gouvernance efficace. Le véritable enjeu ne réside donc plus dans la définition des objectifs, largement identifiés, mais dans la capacité à transformer ces orientations en résultats mesurables, durables et équitablement répartis sur l’ensemble du territoire national. C’est à cette condition que la réforme éducative pourra produire une amélioration réelle de la qualité de l’école tunisienne et renforcer son rôle comme levier de développement humain, de cohésion sociale et de réduction des inégalités.

 

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Les Sang et Or à Tabarka pour intensifier leur préparation

Après quatre jours de travail intense au Parc Hassène Belkhodja, l’effectif actuel de l’Espérance Sportive de Tunis, dans sa grande majorité, a rejoint depuis jeudi en fin d’après-midi son lieu de résidence à Tabarka où, pendant 10 jours, les joueurs poursuivront leur préparation. 

La liste des joueurs convoqués pour ce stage a enregistré l’absence de Alaâ Eddine Derbali, Koussay Maâcha et Rayan Hamrouni. En revanche, plusieurs jeunes étaient du déplacement à l’instar de Skander Chammam, Amen Allah Hmidhi, Arkem Taboubi et du jeune latéral gauche russo-tunisien, Vassili Mestrallet, qui a été appelé à rejoindre l’équipe première après avoir laissé de bonnes impressions dans les catégories des jeunes. 

Le groupe sera rejoint par Youcef Belaïli, Elias Mokwana, probablement lundi prochain, ainsi que les deux nouvelles recrues, Adel Bettaïeb et Babacar Diarra dès la signature de leur contrat avec l’équipe.

A propos de ces deux derniers joueurs et comme nous l’avons annoncé dans notre édition de vendredi, un accord a été conclu et leur recrutement va être officialisé dans les prochains jours. 

Toujours avec le mercato, le dossier du Brésilien Lucas Ribério est sur la bonne voie puisque tout indique que la signature du contrat entre les deux parties ne va plus tarder. Enfin, et comme déjà annoncé par nos soins dans notre livraison du vendredi, deux autres joueurs africains se rapprochent du Parc Hassène Belkhodja. 

Offre qatarie pour Boualia

Ciblé par la Jeunesse Sportive de Kabylie, Koucelia Boualia pourrait bien atterrir au Qatar. En effet, l’administration de l’Espérance vient de recevoir une offre d’une équipe qatarie pour s’attacher ses services.

Selon les informations récoltées dans les coulisses du club «sang et or», la direction étudie à l’heure actuelle cette offre et pourrait donner son accord pour le transfert de son ailier très bientôt.   

Mokwana en Algérie ?

En revanche, Elias Mokwana, qui est de retour au Parc après la fin de sa période de prêt au club saoudien d’Al Hazm, pourrait prendre la direction de l’Algérie dans les prochains jours. Le Mouloudia Club d’Alger vient de faire une offre assez alléchante pour s’attacher les services du Sud-Africain.

Ben Hmida à Tabarka

De retour du Mondial, le latéral gauche de l’Espérance et de l’équipe de Tunisie n’a pas repris le chemin du Parc, mais s’est plutôt dirigé vers Tabarka pour rejoindre le stage de l’équipe d’Al Hazm de Jalel Kadri.

En fin de contrat avec les «Sang et Or» depuis le 30 juin dernier, Mohamed Amine Ben Hmida aurait signé un précontrat avec la formation saoudienne avant le déplacement de l’équipe de Tunisie au Mexique. 

Les excuses de Tougaï

Après la réduction de sa peine par la Commission d’appel de la Fédération Tunisienne de Football (FTF), ce qui va lui permettre de reprendre du service à partir de la troisième ou quatrième journée du championnat dans sa nouvelle édition, l’international algérien, Mohamed Amine Tougaï, a présenté ses excuses à tous les sportifs tunisiens, à Mehdi Miled, le vice-président du Club Africain, assurant par la même occasion son attachement à la charte sportive.

Hédi RASSAÂ

 

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ESS : Sabri Ben Hassen convoité par les Japonais d’Urawa 

Ayant manifesté leur intérêt pour le portier international de l’Etoile Sportive du Sahel, Sabri Ben Hassen, bien avant la Coupe du monde, les dirigeants du club nippon d’Urawa seraient revenus à la charge pour s’attacher les services de l’excellent keeper de l’Etoile et auraient proposé la somme de 500 mille euros pour obtenir la signature de Sabri Ben Hassen.

Pour sa part, l’establishment étoilé n’est guère opposé à l’idée de céder ce dernier malgré sa valeur intrinsèque et son impact indéniable sur son équipe, en raison de la persistance des difficultés financières prévalant à l’Etoile. Affaire à suivre…

Saïd Benmazouz et Zineddine Benahmed portent plainte

Les deux Algériens de l’Etoile, Saïd Benmazouz, auteur d’une saison calamiteuse, et Zinedine Benahmed, qui n’a pas disputé la moindre seconde sous les couleurs de l’Etoile (blessé toute la saison et le club a même pris en charge son opération sur une pubalgie) viennent de porter plainte pour réclamer leurs émoluments.

Deux litiges de plus pour le nouveau directoire de l’Etoile dirigé par Karim Akrout et occasionnés par les castings diamétralement ratés de Zoubaïr Baya et son équipe.

 

Stage bloqué à Sousse

Après une semaine de préparation dans le camp d’entraînement de l’équipe première, le nouveau staff technique étoilé sous la férule du Français Christian Bracconi a programmé un stage bloqué de 10 jours dans l’un des hôtels de la ville de Sousse, à compter de la semaine prochaine.

Hatem REGAIEG

 

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Le torchon brûle entre le CSS et le SRS

Rien ne va plus entre le Club Sportif Sfaxien et son voisin le Sfax Railways Sports à propos de la quote-part revenant aux Cheminots du Sud suite au transfert de Alaa Ghram au Shakhtar Donestk au cours du mercato d’été de l’année 2024. Cette quote-part s’élève à 860 mille dinars, représentant 15% des 2 millions d’euros, le prix de vente dudit joueur au club ukrainien. Ce montant revient de droit au SRS, le club formateur de Alaa Ghram. Dans le contrat du transfert du joueur au CSS au mois de juillet 2019, alors qu’il était encore juniors, il est en effet mentionné que le SRS toucherait 15% du prix de la revente du joueur à un club tiers. Mais, et après deux années presque jour pour jour, le SRS n’a rien vu venir de cette prime et ce, en dépit des multiples démarches entreprises auprès de son voisin clubiste. A ce jour, il n’a touché aucun millime. A bout de patience, le SRS a fini par saisir la justice qui a ordonné une saisie des biens du CSS. Parallèlement il a porté plainte auprès de la FTF. Le SRS estime qu’il a été berné par son voisin, affirmant que, malgré de nombreuses négociations et les arrangements de paiement convenus avec le CSS, ce dernier n’a pas tenu ses promesses, ce qui a porté un fort préjudice au club cheminot, confronté lui aussi à de grandes difficultés financières sans lesquelles il aurait pu réussir son retour parmi l’élite la saison écoulée. Ces difficultés financières, affirme le SRS, ont été en effet derrière la grève des joueurs qui réclamaient leurs salaires impayés. Ce débrayage a fait perdre à l’équipe plusieurs points précieux. Le SRS, affirment ses responsables, se sent d’autant plus lésé que le CSS a payé de nombreux créanciers et qu’il continue de s’acquitter de ses dettes tout en ignorant celle qu’il lui doit.

Le CSS entre le marteau et l’enclume 

La version du CSS est tout autre. Tout en reconnaissant la légitimité des revendications de son voisin et de leur bien-fondé, et qu’il s’est engagé à satisfaire et fermer ainsi ce dossier définitivement, il a argué lui aussi des mêmes difficultés financières et de l’ampleur de ses dettes qui dépassaient les 7 millions de dinars. Les choses étant ce qu’elles sont, le CSS a dû faire face au plus urgent en réglant les dossiers qui sont derrière l’interdiction de recrutement, soit un peu moins de 3 millions de dinars. 

Le porte-parole du CSS, Ahmed Jebir, a également pointé du doigt la FTF à laquelle il reproche son refus de coopérer dans cette affaire. «Malgré nos nombreuses tentatives et une correspondance officielle que nous lui avons adressée pour l’amener à parvenir à un arrangement avec le SRS, l’instance nationale du football a continué à faire la sourde oreille alors qu’il s’agit d’un cas très grave mettant en péril la  participation du club  à la Coupe de la Confédération». En effet,  passé le délai du 18 courant (aujourd’hui) sans que ce dossier soit résolu, le CSS ne pourra plus prendre part à la prochaine édition de la Coupe de la CAF.

La FTF sollicitée

Dans une intervention sur les ondes d’une radio privée, le porte-parole du CSS a indiqué qu’il avait sollicité la FTF pour avancer au SRS le montant de la prime lui revenant, ou une partie selon un arrangement convenu, et retrancher le montant versé de la prime de la FIFA qui revient au CSS de la participation de son gardien, Aymen Dahmen, au Mondial, estimée à 1,5 million de dinars.

Il est malheureux que deux clubs voisins en soient arrivés là, au point de mettre en cause la participation d’un club tunisien à une épreuve continentale. Cette éventualité constituerait alors un nouveau coup dur pour le football national après le grand gâchis de la sélection en Coupe du Monde. Aussi, les autorités de tutelle et la FTF sont tenues de trouver au plus vite une issue heureuse à cette affaire tant qu’il est encore temps, puisque quelques heures  seulement séparent le CSS de l’expiration du délai imparti pour régler sa dette et qui se voit donc confronté à une dramatique course contre la montre.

Ameur KERKENNI 

 

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Canicule : dix gouvernorats placés en vigilance orange

Dix gouvernorats sur 24 ont été placés samedi, vigilance orange par l’Institut national de la météorologie (INM) en raison des fortes températures prévues. Il s’agit des gouvernorats de Jendouba, Béjà, Zaghouan, le Kef, Siliana, Kairouan, Sidi Bouzid, Gafsa, Tozeur et Kébili. La vigilance jaune a été, par ailleurs, attribuée au reste des gouvernorats.

L’INM prévoit un temps chaud à très chaud avec des coups de sirocco. Des cellules orageuses locales accompagnées de pluies isolées sont aussi prévues.

L’institut estime que le danger est plus grand pour les personnes âgées, les personnes atteintes de maladie chronique ou de troubles de la santé mentale, les personnes qui prennent régulièrement des médicaments, et les personnes isolées. Les sportifs et les personnes qui travaillent dehors, doivent faire attention à la déshydratation et au coup de chaleur. Il appelle à veiller aussi sur les enfants, précisant que les symptômes d’un coup de chaleur sont essentiellement une fièvre supérieure à 40°C, une peau chaude, rouge et sèche, des maux de tête, des nausées, une somnolence, une soif intense, une confusion, des convulsions et une perte de connaissance.

Pour faire face aux fortes chaleurs, l’INM préconise plusieurs mesures essentielles pour préserver sa santé. Il est primordial de s’hydrater régulièrement en buvant de l’eau plusieurs fois par jour, même sans sensation de soif, tout en continuant à s’alimenter normalement et en se mouillant le corps fréquemment. Il est fortement conseillé de rester à l’intérieur durant les heures les plus chaudes, entre 12h et 16h, et de limiter toute activité physique ou sportive. Si une sortie est inévitable, le port de vêtements légers, amples et de couleurs claires est recommandé, ainsi que le port d’un chapeau pour se protéger la tête.

Dans le logement, il convient de maintenir la fraîcheur en fermant les volets et fenêtres le jour pour n’aérer que la nuit, ou de chercher refuge deux à trois heures par jour dans un lieu climatisé. Enfin, en cas de malaise ou de troubles du comportement, il est nécessaire de contacter un médecin ou les services de la protection civile en composant le 198.

La vigilance météorologique vise à attirer l’attention de tous sur les dangers potentiels d’une situation météorologique. Elle est, également, destinée aux services de la sécurité civile et aux autorités sanitaires qui peuvent ainsi alerter et mobiliser respectivement les équipes d’intervention et les professionnels et structures de santé.

Une carte de vigilance est actualisée au moins deux fois par jour à 7h et 17h. Elle signale si un danger menace un ou plusieurs gouvernorats dans les prochaines 24 heures.

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Natation : Ayoub Hafnaoui décroche l’or sur 200 m nage libre en Floride

Le champion olympique et mondial tunisien Ayoub Hafnaoui a remporté hier, vendredi, le 200m nage libre du meeting estival de Floride (Etats-Unis), en signant un chrono de 1:50.76.

Agé de 23 ans, Hafnaoui poursuit sa préparation en vue de plusieurs échéances importantes, au premier rang desquelles figurent les Jeux Méditerranéens, prévus à Tarente (Italie) du 21 août au 3 septembre prochains.

Le nageur tunisien, rappelle-t-on, s’était révélé au plus haut niveau en décrochant la médaille d’or du 400m nage libre aux Jeux Olympiques de Tokyo 2020 (+1). Il avait ensuite enrichi son palmarès lors des Mondiaux 2023 de Fukuoka (Japon) en grand bassin, avec l’or sur 800m et 1 500m nage libre, ainsi que l’argent sur 400m. Ayoub Hafnaoui compte également une médaille d’argent sur 1500m nage libre aux Mondiaux 2021 d’Abou Dhabi (Emirats arabes unis) en petit bassin.

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Moins d’accidents, plus de morts : pourquoi nos routes deviennent-elles plus meurtrières ?

Le paradoxe est aussi inquiétant que difficile à ignorer. Depuis le début de l’année, la Tunisie enregistre moins d’accidents de la route, mais davantage de morts. Autrement dit, les collisions sont moins nombreuses qu’au cours de la même période de l’année précédente, mais elles coûtent plus souvent la vie. Une évolution qui montre que le nombre total d’accidents ne suffit plus, à lui seul, à mesurer la gravité de la situation sur les routes tunisiennes. 

Les données de l’Observatoire national de la sécurité routière font apparaître une nette aggravation de la mortalité routière en 2026. Au début du mois de juillet, le nombre de décès était en hausse de près de 10% par rapport à la même période de 2025, alors même que le nombre global d’accidents reculait. L’indice de gravité, qui mesure le nombre de morts par rapport au nombre d’accidents, s’est ainsi détérioré. Chaque collision semble, en moyenne, avoir des conséquences plus lourdes. Ce constat pose une question essentielle : pourquoi les accidents deviennent-ils plus meurtriers alors qu’ils sont moins nombreux ? La réponse ne tient pas à une seule cause. Elle se trouve dans la combinaison de plusieurs facteurs déjà bien identifiés dans les statistiques officielles : vitesse excessive ou inadaptée, inattention, non-respect des priorités, traversée imprudente de la chaussée, comportements dangereux et vulnérabilité particulière des usagers des deux-roues et des piétons.

Tous les accidents n’ont pas les mêmes conséquences. Un accrochage à faible vitesse en ville peut provoquer des dégâts matériels ou des blessures légères. Une collision sur une route rapide, en revanche, laisse beaucoup moins de chances aux occupants des véhicules. C’est précisément cette différence qui permet de comprendre pourquoi une baisse du nombre d’accidents ne signifie pas automatiquement une baisse du nombre de morts. 

La vitesse transforme l’accident en drame

La vitesse joue ici un rôle central. Plus un véhicule roule vite, plus la distance nécessaire pour réagir et s’arrêter augmente. Surtout, la violence du choc devient beaucoup plus importante. Quelques kilomètres à l’heure supplémentaires peuvent suffire à transformer un accident qui aurait pu rester matériel en collision grave, voire mortelle. Les statistiques de l’Observatoire national de la sécurité routière placent régulièrement l’inattention et la vitesse parmi les principales causes des accidents et des décès. Mais ces deux facteurs sont souvent liés. Un conducteur distrait pendant quelques secondes peut parcourir une distance importante sans réellement surveiller la route. Si cette distraction se produit à grande vitesse, le temps disponible pour éviter l’obstacle devient extrêmement réduit. 

Le téléphone au volant, les écrans installés dans les véhicules, la fatigue, les conversations avec les passagers ou le simple relâchement de l’attention constituent autant de situations susceptibles de retarder la réaction du conducteur. Sur une route rapide, ce retard peut avoir des conséquences dramatiques. La période estivale accentue encore certains risques. Les déplacements sont plus nombreux, les trajets plus longs et les routes accueillent des conducteurs qui ne les empruntent pas habituellement. Les départs vers les plages, les retours tardifs, les voyages entre les régions et la circulation nocturne modifient les conditions de conduite. À cela s’ajoutent la fatigue liée à la chaleur et la tentation, sur les axes moins encombrés, d’augmenter la vitesse. La baisse du nombre d’accidents pourrait donc masquer une autre réalité : les collisions qui se produisent sont parfois plus violentes, notamment lorsqu’elles surviennent sur des axes où les vitesses pratiquées sont élevées. Le véritable enjeu n’est alors plus seulement d’empêcher les accidents, mais d’empêcher qu’ils ne deviennent mortels.

Deux-roues et piétons, les plus exposés

La gravité de la mortalité routière en Tunisie s’explique également par la forte vulnérabilité de certains usagers. Un automobiliste bénéficie d’une carrosserie, d’une ceinture de sécurité et de différents équipements de protection. Le conducteur d’une moto, d’un cyclomoteur ou un piéton ne dispose pas de cette protection. Lorsqu’un accident implique un deux-roues ou une personne à pied, les conséquences peuvent donc être beaucoup plus graves. La vitesse du véhicule impliqué, l’absence ou le mauvais usage des équipements de protection et les conditions de la route deviennent alors déterminants. La place croissante des deux-roues dans les déplacements quotidiens constitue un enjeu majeur de sécurité routière. Plus accessibles et pratiques dans les zones urbaines encombrées, motos et cyclomoteurs sont utilisés par une population de plus en plus large. Mais cette progression s’accompagne de comportements à risque : dépassements dangereux, circulation entre les files, non-respect des priorités ou encore port insuffisant d’équipements de protection. Les piétons restent eux aussi particulièrement exposés. Traverser en dehors des passages prévus, marcher sur une chaussée dépourvue de trottoir ou circuler la nuit dans une zone mal éclairée peut rapidement devenir dangereux. Mais la responsabilité ne peut pas être renvoyée uniquement aux usagers vulnérables. La conception des routes, l’éclairage, la signalisation, l’existence de passages protégés et la vitesse pratiquée par les véhicules jouent également un rôle essentiel. La gravité des accidents est ainsi étroitement liée à l’environnement dans lequel ils se produisent. Une même erreur n’a pas les mêmes conséquences sur une rue où la circulation est lente et sur un axe où les véhicules roulent à grande vitesse.

Compter les accidents ne suffit plus

Pendant longtemps, l’évolution de la sécurité routière a surtout été observée à travers le nombre total d’accidents. Une baisse était considérée comme un signe encourageant, une hausse comme une dégradation. Les chiffres de 2026 montrent les limites de cette lecture. Si les accidents sont moins nombreux mais tuent davantage, le principal indicateur à surveiller devient leur gravité. Il faut alors s’interroger sur les circonstances précises des collisions mortelles, les routes sur lesquelles elles surviennent, les catégories d’usagers concernées et les comportements qui transforment le plus souvent une erreur en drame. La prévention doit donc évoluer. Les campagnes générales appelant à la prudence restent nécessaires, mais elles ne peuvent suffire. La réduction de la mortalité passe aussi par un contrôle plus ciblé des comportements les plus dangereux, une présence renforcée sur les axes à risque et une meilleure protection des usagers vulnérables. Le port de la ceinture de sécurité reste, lui aussi, un élément essentiel. Un accident n’est pas toujours évitable, mais ses conséquences peuvent être limitées par les dispositifs de protection. La même logique vaut pour les équipements adaptés aux deux-roues. La sécurité routière ne consiste pas seulement à empêcher la collision, elle consiste aussi à réduire la probabilité qu’elle tue. Les infrastructures ont également leur part dans l’équation. L’état de la chaussée, la visibilité, l’éclairage, la signalisation et l’aménagement des intersections peuvent aggraver ou réduire le risque. Identifier les zones où se concentrent les accidents graves permettrait d’agir plus précisément, plutôt que de considérer l’ensemble du réseau routier de la même manière. 

La situation observée depuis le début de l’année 2026 envoie finalement un avertissement clair. Moins d’accidents ne signifie pas nécessairement des routes plus sûres. Tant que le nombre de morts continue d’augmenter, la baisse des collisions ne peut être considérée comme une victoire. Derrière chaque accident mortel se trouve souvent une succession de facteurs : quelques secondes d’inattention, une vitesse trop élevée, une protection insuffisante ou une route qui pardonne mal l’erreur. C’est cette chaîne qu’il faut désormais chercher à briser. Car le véritable objectif de la sécurité routière ne devrait pas être uniquement de réduire le nombre d’accidents, mais d’empêcher qu’une erreur sur la route ne se transforme, trop souvent encore, en tragédie.

Leila SELMI

 

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Les climatiseurs, deuxième équipement le plus énergivore des ménages

Les climatiseurs occupent désormais la deuxième place parmi les équipements électroménagers les plus énergivores dans les foyers, selon la dernière étude datant de l’année 2024, alors qu’ils ont été classés au troisième rang dans l’étude précédente  de 2019, a indiqué le directeur de l’efficacité énergétique dans le secteur du bâtiment à l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME), Abdelkader Baccouche.

Cette évolution  s’explique par la hausse importante du nombre de climatiseurs installés dans le secteur résidentiel, avec environ un million d’appareils supplémentaires intégrés au cours des cinq dernières années, ce qui a eu un impact direct sur la consommation d’électricité, notamment lors des pics de chaleur.

Les climatiseurs représentent ainsi près de 18 % de la consommation totale d’électricité des ménages, alors que le réfrigérateur occupe la première place des appareils les plus consommateurs d’énergie, bien que sa part soit passée de plus de 45 % à environ 36% selon l’étude de 2024.

Baccouche a souligné que ces données émanent d’un suivi de plus de vingt ans basé sur des études périodiques menées conjointement par la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) et l’ANME pour observer l’évolution des modes de consommation domestique.

Lors d’un récent débat organisé, à Tunis par la Chambre de commerce et d’industrie tuniso-française (CTFCI), Baccouche a signalé que le parc tunisien compte environ 2,7 millions de climatiseurs, plus de 50% des familles tunisiennes possédant au moins un appareil. Il a précisé que la climatisation résidentielle absorbe à elle seule près de 50 % du pic de consommation électrique estivale, qui a atteint un niveau de 4,8 gigawatts en juillet 2024.

Il a rappelé que le fonctionnement simultané de ces appareils lors des vagues de chaleur exerce une forte pression sur le réseau électrique national, ce qui explique l’accroissement de la contribution de ces appareils à la consommation ménagère globale de l’électricité.

BON

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Météo : prévisions du samedi 18 juillet 2026

Ciel clair à peu nuageux dans les différentes régions du pays ,selon les prévisions de l’institut national de la météorologie (INM). Vent de secteur nord ouest au nord et au centre, et de secteur ouest au sud faible à modéré. Le vent sera relativement fort près des côtes et les hauteurs l’après-midi. Mer onduleuse aux côtes nord est et calme à peu agitée dans le reste des côtes. Températures en hausse. les maximales varieront entre 34° et 38° dans les régions côtières et sur les hauteurs et entre 38° et 42° dans le reste des régions avec apparition de coups de sirocco

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La STEG annonce des coupures d’électricité en soirée dans plusieurs régions

La Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) a annoncé qu’en raison de la préservation de la stabilité du réseau électrique national, des coupures d’électricité temporaires et tournantes pourront intervenir ce vendredi 17 juillet 2026, de 17h00 à 21h00, selon les besoins du réseau.

Les coupures concerneront, par intermittence, plusieurs localités dans les gouvernorats de :

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Mondial 2026 : Lamine Yamal, l’espoir de l’Espagne face à la légende Lionel Messi

Dans le ​quartier populaire de Mataró où Lamine Yamal a grandi, ​le terrain de football sur lequel ‌l’attaquant espagnol a fait ses gammes ‌est bouillonnant de vie : les habitants ‌se préparent avec ferveur et fierté à la finale de la Coupe du monde face à ⁠l’Argentine de Lionel Messi.

« Maintenant que ce moment est enfin arrivé, celui où ils vont s’affronter, c’est incroyable », confie Keba, un Sénégalais de 18 ​ans, en référence au duel attendu dimanche à New York.

Lionel Messi, 39 ans, ⁠a connu les meilleures années de sa carrière à Barcelone après avoir été formé au centre ⁠de formation du Barça, et une photo virale montrant l’Argentin aux côtés d’un jeune Lamine Yamal, aujourd’hui âgé de 19 ans, a capté l’imagination du public à l’approche de la finale.

Des enfants issus de l’immigration, comme leur idole, jouent sous les yeux de la grand-mère de Lamine Yamal, Fatima Nasraoui, et de ​son cousin Rayan, 15 ans, assis sur un banc du quartier de Rocafonda, dans la ville côtière de Mataró, à une trentaine de kilomètres ‌de Barcelone.

En arrière-plan, une fresque du joueur, fils d’un peintre en bâtiment d’origine marocaine et d’une serveuse originaire de Guinée équatoriale.

Sa grand-mère paternelle ⁠Fatima fut la première à gagner l’Espagne, où elle a ‌multiplié les emplois pour permettre au reste de la famille de la rejoindre.

« Je veux que l’Espagne gagne », dit-elle, promettant de crier à tue-tête si son petit-fils marque un but.

« Pour moi, Lamine représente beaucoup de bonnes choses, mais c’est avant tout comme un frère, car nous avons grandi ensemble », témoigne Rayan.

Lamine Yamal ‌n’a jamais oublié ses racines.

Tout au ⁠long de sa carrière, il a rendu hommage à Rocafonda en effectuant son geste caractéristique « 304 » à chaque but – une référence au code postal ‌du quartier.

Pendant la Coupe du monde, il a porté un bandeau sur lequel était inscrit « Rocafonda », arboré les drapeaux des pays d’origine de ses parents ‌sur ses ⁠chaussures et souligné que le football était un exemple d’intégration ethnique et sociale.

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Mondial 2026 : l’arbitre Slavko Vincic désigné pour la finale

Le Slovène Slavko Vincic a été désigné pour diriger la finale de la Coupe du monde 2026 entre l’Espagne et l’Argentine, prévue dimanche au stade MetLife au New Jersey (20h00 heure tunisienne), a annoncé la Fédération internationale de football (FIFA), vendredi dans un communiqué.

Vincic (46 ans), qui sera assisté de ses compatriotes Tomaz Klancnik et Andraz Kovacic, fait partie des arbitres les plus expérimentés du football européen. Il participe à sa deuxième Coupe du monde après celle du Qatar en 2022 et compte également à son actif deux Championnats d’Europe (2021 et 2024), ainsi que plusieurs finales continentales, dont celle de la Ligue des champions de l’UEFA en 2024 et de la Ligue Europa en 2022.

Lors du Mondial-2022 au Qatar, il avait notamment arbitré le match d’ouverture de l’Argentine face à l’Arabie saoudite.

Au cours de la saison écoulée, Vincic s’est également illustré en Ligue des champions en dirigeant le quart de finale retour entre le Bayern Munich et le Real Madrid (4-3).

Vincic, qui a déjà dirigé trois rencontres durant ce Mondial, est le premier Slovène à diriger une finale de Coupe du monde.

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Coupures d’électricité : la CONECT recommande des mesures pour limiter les impacts

La Confédération des Entreprises Citoyennes de Tunisie (CONECT) suit avec préoccupation les répercussions des coupures d’électricité programmées sur les entreprises  de divers secteurs et dans différentes régions, ainsi que les pertes directes et indirectes qui en découlent en raison de l’arrêt de la production et de la perturbation du rythme de travail, outre les dommages causés aux équipements industriels, électriques et électroniques, impactant négativement la rentabilité des entreprises, leur compétitivité ainsi que le climat des affaires.

La centrale patronale reconnaisse les efforts déployés par la Société Tunisienne de l’Électricité et du Gaz (STEG) pour informer le public des opérations de coupure programmées via les différents canaux de communication, mais elle regrette le fait que les données publiées ne sont pas, dans la plupart des cas, suffisamment précises ou détaillées, aussi bien en termes d’identification des zones concernées, d’horaires ou de durée prévue des coupures, ce qui empêche les entreprises de planifier leurs activités et de prendre les mesures nécessaires pour atténuer les effets négatifs de ces coupures.

La confédération appelle, à ce propos, dans un communiqué publié vendredi, à développer davantage le système d’information relatif aux coupures programmées, en fournissant des données précises et actualisées sur les zones concernées, les horaires et la durée prévue des coupures, et en adoptant des moyens de communication plus efficaces et susceptibles de garantir aux entreprises l’accès à l’information nécessaire, afin de prendre les dispositions pour limiter les pertes et préserver la continuité de l’activité.

La CONECT souligne également que la résolution de ces problèmes ne doit pas se limiter à l’amélioration des mécanismes d’information préalable, mais nécessite l’adoption d’une approche participative basée sur le dialogue et la coordination entre les différentes parties concernées, afin de formuler des solutions  efficaces et durables qui limitent la récurrence des coupures et renforcent la stabilité de l’approvisionnement énergétique, garantissant ainsi la pérennité de l’activité économique et préservant la compétitivité des entreprises.

La confédération a, dans ce même ordre d’idées, affirmé sa disposition de  jouer le rôle de partenaire actif aux côtés de la STEG, des autorités publiques et de tous les intervenants pour contribuer à l’élaboration de propositions et de solutions efficaces.

Il s’agit, selon la CONECT, d’encourager l’investissement dans les énergies renouvelables, le développement des systèmes de stockage d’énergie, ainsi que le renforcement des programmes d’efficacité énergétique, de rationalisation de la consommation et de gestion de la demande d’électricité, de manière à soutenir la sécurité de l’approvisionnement énergétique et à servir les intérêts des entreprises et de l’économie nationale.

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La deuxième édition du Festival International des Arts Populaires à Oudhna 22 juillet – 02 août 2026

Sous le haut patronage du Ministère des Affaires Culturelles, et organisée par la Commissariat Régionale des Affaires Culturelles de Ben Arous, en partenariat avec l’Agence de Mise en Valeur du Patrimoine et du Développement Culturel, l’Etablissement National pour la Promotion des Festivals et des Manifestations Culturelles et Artistiques ainsi que le Théâtre de l’Opéra de Tunis, le théâtre antique du site archéologique d’Oudhna accueillera la deuxième édition du Festival International des Arts Populaires, du 22 juillet au 02 août 2026.

Ce rendez-vous culturel confirme la place grandissante du festival comme plateforme nationale dédiée à la célébration de la musique populaire, des danses traditionnelles et des arts du spectacle. Il s’inscrit dans la vision nationale de valorisation du patrimoine culturel immatériel et de dynamisation des sites archéologiques à travers des projets artistiques innovants, transformant le patrimoine en un espace vivant de créativité, de rencontre et de dialogue.

La soirée d’ouverture, prévue le 22 juillet, sera marquée par un grand concert arabe animé par l’artiste égyptien Ahmed Sheiba, qui participera pour la première fois au festival. Suivront dix soirées consacrées au riche héritage musical et populaire tunisien, avec la participation d’artistes de renom:

  • 23 juillet: «Rboukh» – Hatem Lajmi
  • 24 juillet: «Zarda» – Najlaa Ettounsiya
  • 25 juillet: «Sinouj» – Ahmed Ben Jami
  • 26 juillet: Hicham Salam & Tlili El-Gafsi
  • 27 juillet: Mohamed Ali El-Asmar
  • 28 juillet: Habib El-Shankawi & Atef Nour
  • 29 juillet: Spectacle folklorique avec les troupes Saf, Ghbtatan, El-Sta et El-Manara
  • 30 juillet: Abdelkarim El-Banzarti
  • 31 juillet: «El-Falaqa» – Nasreddine Chbil
  • 02 août: Clôture avec El-Hadi Habouba

Cette édition ambitionne de rassembler un large public venu de toutes les régions de la République et de l’étranger, grâce à une programmation alliant authenticité et modernité. Le théâtre antique d’Oudhna se transformera ainsi en un lieu où l’histoire et l’art se rencontrent, offrant une expérience culturelle unique qui illustre la vitalité et la capacité du patrimoine à inspirer et à perdurer.

Le Festival International des Arts Populaires à Oudhna vous attend… Soyez au rendez-vous!



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Bac 2026 : les nouveaux étudiants invités à découvrir leur orientation universitaire

Les bacheliers admis à la session 2026 peuvent désormais consulter la formule globale de leur orientation universitaire, et ce, via le service des SMS ainsi que sur la plateforme électronique dédiée à l’orientation universitaire, a annoncé vendredi le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique.

Dans un communiqué, le ministère a précisé avoir ouvert, depuis jeudi, les inscriptions au service des SMS.

Ainsi, les candidats souhaitant bénéficier de ce service peuvent envoyer un SMS au numéro 85000 contenant le mot « or », suivi d’un espace puis du numéro du baccalauréat, ce qui leur permet d’être informés de leur formule globale d’orientation dès sa publication.

 Les bacheliers peuvent, également à partir de ce vendredi à midi, consulter directement la formule globale de leur orientation via le lien www.orientation.tn.

Le ministère a, à cet égard, appelé les admis au baccalauréat, aussi bien de la session principale que de la session de contrôle, qui n’ont pas pu obtenir leurs mots de passe, à  mettre à jour leurs numéros de téléphone mobile sur le site d’inscription au baccalauréat bac.education.tn, durant la période allant du 17 au 26 juillet courant.

Cette opération doit être effectuée en utilisant un nouveau numéro de téléphone personnel associé à une carte SIM enregistrée au même numéro que celui de la carte d’identité nationale du candidat, afin de leur permettre d’obtenir leur mot de passe confidentiel et de bénéficier des différents services électroniques liés à l’orientation universitaire.

(D’après Tap)

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Canicule : l’agriculture sous vigilance, des consignes pour protéger hommes, cultures et animaux

Le ministère de l’Agriculture, des Ressources Hydrauliques et de la Pêche a appelé, vendredi, tous les agriculteurs et producteurs à prendre les précautions nécessaires pour limiter les effets des températures élevées sur les travailleurs agricoles, les cultures et le bétail.

L’appel du ministère intervient suite au bulletin émis par l’Institut National de la Météorologie concernant la persistance de la vague de chaleur et l’atteinte de températures élevées dans plusieurs gouvernorats de la République.

Ainsi, pour protéger les travailleurs agricoles, le ministère estime nécessaire d’éviter le travail sur le terrain durant les heures de pic, particulièrement entre midi et 16 heures et de veiller à boire des quantités suffisantes d’eau, porter des vêtements légers et des chapeaux protecteurs, et prendre des temps de repos dans des endroits ombragés.

En ce qui concerne les arbres fruitiers et les cultures, il est conseillé d’intensifier les opérations d’irrigation, particulièrement tôt le matin ou le soir, tout en rationalisant l’utilisation de l’eau selon les besoins des cultures et d’éviter la taille, la plantation ou les interventions agricoles durant les heures de pic de chaleur.

Il est également recommandé de protéger les jeunes plantations du rayonnement solaire direct et maintenir l’humidité du sol en utilisant des couvertures végétales (paillage) ou des moyens appropriés. Il faut également surveiller les cultures pour anticiper l’apparition de signes de stress thermique ou de ravageurs pouvant s’activer avec la hausse des températures.

S’agissant de l’élevage de bétail et de volaille, le ministère appelle à fournir de l’eau potable propre et fraîche en permanence, à assurer une ventilation et un ombrage adéquats à l’intérieur des étables et des centres d’élevage. Les éleveurs sont également appelés à éviter le transport des animaux durant les périodes de forte chaleur, en programmant cela aux premières heures de la journée ou le soir, à suivre l’état de santé des animaux et à intervenir rapidement dès l’apparition de signes de stress thermique.

// Prévention des incendies de récoltes et de forêts

Pour prévenir les incendies de récoltes et de forêts, le ministère souligne l’impératif de s’abstenir d’allumer des feux ou de brûler des résidus de récolte à proximité des champs ou des forêts, d’entretenir les machines agricoles et de vérifier leur état de fonctionnement pour éviter le déclenchement d’incendies, de s’assurer de la disponibilité des moyens de lutte contre l’incendie et de signaler immédiatement tout départ de feu aux services compétents.

Enfin, le département de l’agriculture exhorte tous les intervenants du secteur agricole à suivre les bulletins météorologiques de l’Institut National de la Météorologie et à respecter ces recommandations afin de préserver la sécurité des personnes et de limiter les pertes agricoles.

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La STEG annonce d’éventuelles coupures tournantes d’électricité ce vendredi

Dans le cadre de la préservation de la sécurité et de la pérennité du réseau électrique national, la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) a annoncé qu’elle pourrait recourir à des coupures tournantes d’électricité ce vendredi 17 juillet 2026.

Selon la société, ces interruptions pourraient intervenir entre 11h00 et 15h00, par périodes intermittentes, et concerner plusieurs zones du pays.

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Mondial 2026 : le classement actualisé des buteurs

Voici le classement des buteurs du Mondial-2026 de football avant le match de classement France-Angleterre samedi et la finale Espagne-Argentine dimanche:

8 buts: Mbappé (France), Messi (Argentine)

7 buts: Haaland (Norvège)

6 buts: Bellingham (Angleterre), Kane (Angleterre)

5 buts: O. Dembélé (France), Oiarzabal (Espagne)

4 buts: Quiñones (Mexique), Sarr (Sénégal), Vinícius Júnior (Brésil)

3 buts: Balogun (Etats-Unis), Brobbey (Pays-Bas), Cristiano Ronaldo (Portugal), Cunha (Brésil), David (Canada), De Ketelaere (Belgique), Gakpo (Pays-Bas), Havertz (Allemagne), Jimenez (Mexique), Just (Nouvelle-Zélande), Lukaku (Belgique), Manzambi (Suisse), Martínez (Argentine), Saibari (Maroc), Undav (Allemagne), Wissa (RD Congo)

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