Lese-Ansicht

​Le SNJT solidaire avec Insaf Boughdiri et Hamza Belloumi

Le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) a exprimé sa totale solidarité avec les journalistes Hamza Belloumi et Insaf Boughdiri, suite à leur condamnation par contumace à un an de prison ferme.

Dans son communiqué, le syndicat a fermement contesté ce verdict prononcé par la Cour d’appel de Tunis, assorti d’une amende financière, suite à une plainte déposée en 2015 par l’ancien président de la République, Moncef Marzouki. L’affaire concerne la diffusion, dans le cadre de l’émission « El Yaoum El Thamen » (Le Huitième Jour) sur la chaîne El Hiwar El Tounesi, d’un extrait vidéo attribué par erreur à ce dernier.

​Le SNJT a tenu à rappeler que le journaliste Hamza Belloumi avait immédiatement pris les mesures correctives requises sur le plan déontologique, en présentant des excuses et en rectifiant le tir. Une démarche qui s’inscrit, selon le syndicat, dans le cadre des mécanismes d’autorégulation et de responsabilité professionnelle, témoignant du respect du droit du public à une information exacte.

​Parallèlement Moncef Marzouki avait intenté une action en justice en 2015 auprès du Tribunal de première instance de Manouba. Après des années de procédures, ce tribunal avait d’abord rendu un jugement par contumace condamnant cinq journalistes, dont Hamza Belloumi et Insaf Boughdiri, à des amendes financières.

​« Cependant, la surprise a été totale cette semaine pour les deux journalistes, qui ont découvert l’existence d’un arrêt d’appel, rendu lui aussi par contumace, alourdissant la peine à un an de prison ferme avec amende, assorti d’un mandat de recherche à leur encontre », déplore le SNJT en rappelant que Hamza Belloumi et Insaf Boughdiri ont entamé les démarches légales pour suspendre l’exécution de cette peine et faire opposition à ce jugement

​Face à cette situation, le SNJT exige de la Cour d’appel de Tunis une révision de ce verdict et demande à ce que le droit à la défense des deux journalistes soit pleinement garanti dans le cadre d’un procès équitable sachant que l’audience a été fixée pour le 21 juillet.

Y. N.

L’article ​Le SNJT solidaire avec Insaf Boughdiri et Hamza Belloumi est apparu en premier sur Kapitalis.

  •  

La Tunisie réceptionne trois navires de surveillance maritime fabriqués en Italie

Officiellement, la Tunisie est un pays souverain et ne garde les frontières maritimes d’aucun autre pays. Cela ne l’empêche pas d’accepter une aide européenne en équipements de recherche, de sauvetage et de surveillance maritime destinés essentiellement à lutter contre la migration illégale à partir de ses côtes vers les rivages italiens de la citadelle Europe.

L’information a été communiquée par Shipping Italy : trois patrouilleurs de sauvetage (SAR) construits à Trieste, en Italie, ont été livrés à la Tunisie. Les trois navires en aluminium — mesurant chacun 20 mètres de long — sont dotés d’une technologie d’auto-redressement et conçus pour opérer même dans des conditions météorologiques et maritimes difficiles.

La commande remonte à 2024, mais Cartubi, le chantier naval de Trieste, n’a pas divulgué l’identité du client, affirmant ne pas être autorisé à le faire. Des sources du secteur évoquent généralement une autorité maritime locale, sans préciser si les navires sont destinés à la marine ou à la garde nationale tunisiennes. Toutefois, cette livraison confirme le rôle croissant de l’industrie navale italienne dans le renforcement des capacités de recherche et de sauvetage ainsi que de surveillance maritime de la Tunisie.

Ces trois navires récemment arrivés ne doivent pas être confondus avec une autre commande attribuée à Cartubi par l’agence française Civipol : le chantier naval de Trieste construit actuellement deux patrouilleurs SAR (recherche et sauvetage) supplémentaires de 20 mètres, spécifiquement pour la Garde nationale tunisienne, dans le cadre d’un programme financé par l’Union européenne.

En septembre 2025, la marine tunisienne avait déjà réceptionné deux navires de recherche et de sauvetage via le projet européen «Soutien aux opérations de recherche et de sauvetage en mer en Tunisie», financé par Bruxelles et mis en œuvre par Civipol avec le soutien de l’agence de coopération technique allemande GIZ.

Selon la délégation de l’UE, ces navires visent à protéger des vies en mer, à améliorer la gestion des frontières maritimes et à lutter contre les réseaux de trafic d’êtres humains.

Le renforcement de la flotte tunisienne s’inscrit dans le cadre du partenariat stratégique plus large conclu entre l’UE et la Tunisie en juillet 2023. Le volet migratoire européen comprenait — entre autres mesures — la maintenance et la fourniture de navires, de véhicules, de caméras thermiques, d’équipements opérationnels et d’activités de formation pour la Garde nationale et la marine tunisiennes, parallèlement à des programmes de rapatriement volontaire de migrants.

Traduit de l’italien.

D’après Ansamed.

L’article La Tunisie réceptionne trois navires de surveillance maritime fabriqués en Italie est apparu en premier sur Kapitalis.

  •  

Tunisie | Va-t-on enfin nous informer sur la santé de Kaïs Saïed ?

Des médias étrangers ont relayé ces deux derniers jours des informations (ou des rumeurs) sur un malaise cardiaque du président de la république Kaïs Saïed qui aurait nécessité son hospitalisation d’urgence à l’hôpital militaire de Tunis. L’absence du chef de l’Etat des titres de l’actualité – sa dernière activité officielle remontant au 8 juillet 2026 – n’a guère arrangé les choses, suscitant diverses réactions sur les réseaux sociaux. Plus grave encore, l’absence de communication officielle sur le sujet suscite interrogations, inquiétudes et surenchères politiques.

Ridha Kefi

Nous n’allons pas disserter sur l’état de santé du président de la république, au moment où l’épée de Damoclès du décret-loi n°54 de 2022 est suspendu sur nos têtes.

Nous n’allons pas non plus cogiter, comme le font certains sur les réseaux sociaux, sur le thème d’une éventuelle vacance du pouvoir et de la succession du locataire du palais de Carthage. Un tel débat n’est pas seulement prématuré, mais déplacé et de mauvais goût, tant qu’aucun élément objectif n’est venu confirmer les rumeurs dont nous sommes souvent gavés en Tunisie, en l’absence d’une information sérieuse et responsable.

Mais nous ne pouvons pas garder un silence total sur un tel sujet dont le sort de douze millions de Tunisiens dépend. Aussi notre devoir, à notre niveau, est-il – et c’est la moindre des choses pour ne pas nous couvrir de ridicule en tant que journalistes – d’appeler les autorités à réagir de manière à informer le public sur l’état de santé du président de manière claire. En espérant calmer les esprits chauffés et les âmes tourmentées, qui plus est dans un contexte socio-économique marqué par des tensions en raison des coupures d’électricité et d’eau potable en pleine canicule estivale, dont souffrent aussi bien les opérateurs économiques que les simples citoyens dans pratiquement toutes les régions du pays.

L’article Tunisie | Va-t-on enfin nous informer sur la santé de Kaïs Saïed ? est apparu en premier sur Kapitalis.

  •  

Tunisie | Ennahdha condamne les appels à la violence

Le mouvement Ennahdha a fermement condamné toute forme d’appel ou d’incitation à la violence, ainsi que toute menace visant l’intégrité physique des personnes, tenant pour pleinement responsables, tant sur le plan juridique que moral, ceux qui les profèrent et les diffusent.

Dans un communiqué publié le vendredi 17 juillet 2026, le mouvement a appelé les différentes forces politiques et de la société civile à adopter une position claire et unifiée condamnant ce type de discours et à œuvrer pour y faire face par tous les moyens pacifiques et légaux.

Il a exprimé sa totale solidarité avec les personnalités politiques visées par ces menaces — telles que Rached Ghannouchi, Samir Dilou, Hamma Hammami, Ezzedine Hazgui et Mohamed Abbou — ainsi qu’avec toutes les «victimes de la violence et des discours de haine».

Par ailleurs, le mouvement islamiste a exhorté les autorités judiciaires et les instances compétentes à diligenter des enquêtes sérieuses, à poursuivre toute personne dont l’implication dans l’incitation à la violence ou à la haine serait avérée, et à faire appliquer la loi de manière à garantir la protection de la société ainsi que le respect des droits et des libertés.

Le mouvement Ennahdha, qui a été associé au pouvoir entre 2011 et 2021 au sein de coalition, a vu la plupart de ses dirigeants poursuivis en justice dans diverses affaires et condamnés à de lourdes peines de prison, notamment son président-fondateur et ancien président de l’Assemblée Rached Ghannouchi, l’ancien chef de gouvernement Ali Larayedh, l’ancien ministre de la Justice Noureddine Bhiri ou l’ancien président de son Conseil de la Choura Abdelkerim Harouni, pour ne citer que ceux-là.

Par ailleurs, le siège du mouvement à Tunis a été fermé, ainsi que la plupart de ses bureaux à travers la république. Il continue d’exister à travers de communiqués de presse publiés de temps en temps. Et les déclarations de certains de ses dirigeants résidant à l’étranger.

I. B.  

L’article Tunisie | Ennahdha condamne les appels à la violence est apparu en premier sur Kapitalis.

  •  

Mohamed Ali Nafti reçoit l’ambassadeur de Finlande à l’occasion de la fin de sa mission en Tunisie

Mohamed Ali Nafti, ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, a reçu vendredi 17 juillet 2026, Teemu Sepponen, ambassadeur de la République de Finlande en Tunisie, venu lui rendre une visite d’adieu à l’occasion de la fin de sa mission dans notre pays.

Le ministre a salué, à cette occasion, la solidité des relations d’amitié et de coopération unissant la Tunisie et la Finlande depuis l’établissement de leurs relations diplomatiques en 1959. Il s’est félicité de la dynamique positive qu’ont connue les relations bilatérales au cours de la récente période, notamment à la suite de la visite qu’il a effectuée à Helsinki le 3 juin 2025 et de ses importants entretiens avec M. Alexander Stubb, Président de la République de Finlande, ainsi qu’avec Mme Elina Valtonen, Ministre des Affaires Etrangères.

Il a également mis en avant les résultats prometteurs issus de la cinquième session des Consultations Politiques tuniso-finlandaises, tenue le 19 mai 2026 à Helsinki.

Le Ministre a réaffirmé la volonté de la Tunisie de poursuivre cette dynamique positive à travers la concrétisation des projets de visites de haut niveau et le renforcement de la coopération dans les domaines d’intérêt commun, notamment les énergies alternatives et renouvelables, les technologies de l’information et de la communication, l’enseignement supérieur et la recherche scientifique, la formation professionnelle, l’investissement et le tourisme.

Il a souligné l’importance de réaliser davantage d’avancées tant sur le plan bilatéral que dans le cadre du renforcement du partenariat avec les pays nordiques scandinaves en tant que groupe homogène, ainsi qu’entre la Tunisie et l’Union Européenne, outre la coopération multilatérale au sein de l’Organisation des Nations Unies.

Pour sa part, l’Ambassadeur de Finlande a exprimé sa profonde gratitude et sa haute appréciation aux autorités tunisiennes pour le soutien et la coopération dont il a bénéficié tout au long de sa mission. Il s’est déclaré fier des progrès significatifs accomplis dans les relations bilatérales et a réaffirmé la volonté de son pays de poursuivre le renforcement du partenariat avec la Tunisie et d’explorer de nouvelles perspectives de coopération bilatérale au service des intérêts communs des deux pays amis dans les nombreux domaines porteurs.

Communiqué

L’article Mohamed Ali Nafti reçoit l’ambassadeur de Finlande à l’occasion de la fin de sa mission en Tunisie est apparu en premier sur Kapitalis.

  •  

Hamza Belloumi et Insaf Boughdiri condamnés à un an de prison

Le journaliste Hamza Belloumi et la rédactrice en chef Insaf Boughdiri de l’émission « Le Huitième Jour » (« Al Yawm Athamen ») font face à une condamnation par contumace à un an de prison et à une amende.

C’est ce qu’a annoncé Hamza Belloumi via un post publié ce vendredi 17 juillet 2026, en précisant que cette condamnation est liée à une affaire datant d’il y a 12 ans, suite à une plainte déposée à l’époque par l’ancien président de la République, Moncef Marzouki, concernant la dite émission.

Alors que les journalistes pensaient l’affaire classée, la justice a rendu ses verdicts sans qu’ils aient pu exercer leur droit de défense, ni en première instance ni en appel, indique encore Hamza Belloumi qui a annoncé avoir officiellement fait opposition à ces jugements.

« L’affaire ne dépasse pas le cadre d’une erreur professionnelle pour laquelle nous avons présenté des excuses publiques et immédiates à l’époque. Il s’agissait de la diffusion d’une vidéo de Moncef Marzouki qui circulait massivement sur les réseaux sociaux et plusieurs sites d’information, avant qu’il ne s’avère, par la suite, qu’elle était truquée. », ajoute encore le journaliste.

Y. N.

L’article Hamza Belloumi et Insaf Boughdiri condamnés à un an de prison est apparu en premier sur Kapitalis.

  •  

La Tunisie reléguée par les aberrations islamistes et les utopies gauchistes

L’image de la Tunisie, aussi bien à l’intérieur qu’à l’étranger, s’est tellement détériorée depuis 2011 que notre pays a beaucoup perdu de son attractivité de l’investissement extérieur. Ce dont témoignent les récentes enquêtes et classements internationaux en la matière. A qui le faute ?

Elyes Kasri *

Les reproches faits à l’islam politique pour son bilan considéré désastreux au cours de la décennie noire (2011-2021) semblent faire l’objet d’un consensus croissant en Tunisie et pour certains l’allure d’un discours légitimateur virant au fonds de commerce politique.

Toutefois, pour être rigoureux et équitable, il faudrait également faire assumer à la gauche tunisienne son lot de dégâts et de méfaits contre non seulement l’économie nationale mais surtout la culture du travail et de la juste récompense de l’effort et du risque.

Si le règne de Ben Ali était loin d’être idyllique, la mentalité tribale et préindustrielle d’Ennahdha et de ses satellites et le rôle corrosif et surenchériste des partis et organisations gauchistes y compris l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), de même que la mixture insipide de ce qui est qualifié d’Islam de gauche, méritent amplement leur part de responsabilités dans l’énorme gâchis qu’est perçue la Tunisie aujourd’hui par de nombreux Tunisiens et étrangers notamment les institutions qui la classent en bas du tableau dans divers secteurs y compris en matière d’attractivité des investissements. Jugeons-en :

– Global Investment Risk and Resilience Index (Girri 2026) classe la Tunisie 118e sur 150 pays, soit une perte de 7 places par rapport à l’édition précédente. À l’échelle de l’Afrique, elle occuperait la 14e position, sachant qu’avant 2011, elle disputait la première place africaine, tour à tour, à l’Afrique du Sud et à Maurice.

– Global Opportunity Index classe la Tunisie au 88e rang mondial sur 130 pays (selon la dernière édition de l’indice du Milken Institute).

– L’Indice d’Attractivité Mondiale relègue la Tunisie à la 101e place sur 146 pays, la classant dans la catégorie des pays dits «peu attractifs» avec un score global faible.

– Le FMI classe la Tunisie 160e sur 164 pays au monde pour le ratio Investissement/PIB, derrière le Mozambique, le Tchad et le Bénin. Son ratio est de 10,4%, contre une moyenne africaine de 23,3 et une moyenne marocaine de 26,1%.

Après une cascade de régimes et de responsables depuis 2011, le plus dramatique, c’est que l’enjeu en Tunisie semble moins de changer de régime ou de responsables, que de rectifier le logiciel d’un peuple abreuvé jusqu’à la lie d’aberrations et d’utopies gauchistes et anarchistes qui tendent à la rapprocher dangereusement du statut de pays ingouvernable dans un monde en pleine volatilité et en mode de survie prenant des fois une allure interventionniste et agressive.

* Ancien ambassadeur.

L’article La Tunisie reléguée par les aberrations islamistes et les utopies gauchistes est apparu en premier sur Kapitalis.

  •  

Irak | Entre Washington et Téhéran, l’impossible grand écart d’Al-Zaidi

Le nouveau Premier ministre irakien Ali al-Zaidi est dans une situation où il doit résoudre une équation quasi insoluble. D’un côté, l’Iran qui garde sa tutelle sur le Cadre de coordination (coalition des partis chiites) ne souhaite pas que les milices -qui lui sont inféodées et qui font partie de son Axe de la résistance jouant sa survie- rendent les armes et d’un autre côté, les États-Unis souhaitent leur démantèlement. De plus, Washington souhaite renforcer ses investissements surtout dans le secteur des énergies ce que les factions porches de Téhéran rejettent préférant les investissements chinois.

Imed Bahri

Selon le journal londonien arabophone Al-Sharq al-Awsat, les États-Unis ont intensifié leurs pressions sur le gouvernement irakien afin qu’il procède au désarmement des milices chiites alors que l’échéance de la mission de la coalition internationale en Irak fixée fin septembre approche.

En même temps, la polémique enfle en Irak concernant les investissements étrangers. Cette polémique oppose les partisans d’un renforcement de la présence des entreprises américaines à ceux qui préconisent leur remplacement par des entreprises chinoises. 

Le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, a déclaré mercredi que le gouvernement irakien avait l’obligation d’affirmer sa souveraineté en désarmant les factions armées soutenues par l’Iran qu’il tient pour responsables de plus de 600 attaques visant des Américains ces dernières années.

Ces propos de M. Hegseth faisaient suite à des discussions au Pentagone avec le Premier ministre irakien Ali Faleh al-Zaidi qui a effectué cette semaine sa première visite officielle à Washington depuis son entrée en fonction.

Le secrétaire américain à la Défense a affirmé que les forces irakiennes et les Peshmergas (forces armées de la région autonome du Kurdistan irakien) seraient chargés de mener les opérations contre Daech après le retrait des forces de la coalition internationale dirigée par les États-Unis prévu pour le 30 septembre.

De son côté, le porte-parole du commandant en chef des forces armées irakiennes, Sabah al-Nu’man, a déclaré que les discussions avaient porté sur l’avenir de la coopération en matière de sécurité après la fin de la mission de la coalition. Elles ont abouti à un accord visant à poursuivre les échanges de renseignements, à renforcer la coordination dans la lutte contre le terrorisme et à étendre la coopération en matière de formation, de soutien technique, technologique et numérique ainsi qu’au développement des capacités des forces irakiennes.

Il a ajouté qu’à la suite de la réunion, al-Zaidi avait ordonné la création d’un comité gouvernemental chargé de définir le cadre de la future relation de sécurité et militaire avec les États-Unis qui doit respecter la souveraineté irakienne après le retrait des forces de la coalition.

Mardi, al-Zaidi a rencontré le président américain Donald Trump à la Maison-Blanche. Les deux parties ont discuté de l’avenir du partenariat sécuritaire et économique. Trump a annoncé son soutien au plan du gouvernement irakien visant à désarmer les milices soulignant que Washington ne voit aucune nécessité de maintenir sa présence militaire en Irak une fois le retrait de la coalition achevée.

Trump a également annoncé que les États-Unis entendent conclure d’importants accords économiques et pétroliers avec l’Irak et a indiqué qu’un nouveau partenariat pétrolier entre les deux pays sera annoncé la semaine prochaine.

L’énergie au cœur du partenariat irako-américain 

Cette activité politique coïncide avec les efforts américains pour renforcer la présence de leurs entreprises dans le secteur énergétique irakien et ce, dans un contexte de réorientation des routes d’exportation du pétrole hors du Golfe.

Un responsable américain a annoncé le soutien de Washington aux efforts irakiens et syriens pour relancer l’oléoduc Kirkouk-Banias, un projet historique destiné à transporter le pétrole irakien vers la mer Méditerranée via La Syrie. Les États-Unis affirment que cette initiative offre une alternative au détroit d’Ormuz où les risques sécuritaires se sont accrus depuis le début du conflit régional en début d’année.

Selon certaines informations, de grandes entreprises américaines pourraient jouer un rôle clé dans la remise en état de l’oléoduc, s’inscrivant dans une tendance plus large visant à dynamiser les investissements américains dans le secteur énergétique irakien.

Dans ce contexte, l’envoyé spécial américain pour la Syrie et l’Irak Tom Barrack a qualifié la rencontre entre Trump et al-Zaidi de «tournant» dans les relations bilatérales, soulignant que le partenariat entre les deux pays se concentre désormais davantage sur l’investissement, le commerce et l’énergie que sur les questions de sécurité. Il estime que l’Irak bénéficie d’une position stratégique lui permettant de devenir une plaque tournante de la connectivité économique entre le Golfe, la Turquie, la Syrie, la Jordanie et l’Asie centrale.

Les factions pro-iraniennes ne veulent pas des Américains 

Les signes d’une expansion des investissements américains ont suscité des réactions mitigées en Irak, à un moment où la question des entreprises étrangères reflète des divisions politiques qui dépassent le simple cadre économique pour toucher aux alliances géopolitiques.

Hussein Mardan, membre de la Coalition pour l’État de droit, a déclaré que les compagnies pétrolières russes opérant en Irak seraient remplacées par des entreprises américaines. Il a soutenu que cela ne signifiait pas nécessairement placer l’économie irakienne sous hégémonie américaine et a souligné que le Premier ministre entretenait des liens étroits avec les forces politiques du Cadre de coordination (coalition des partis politiques chiites).

Il a ajouté que les États-Unis s’efforçaient d’accroître la présence de leurs sociétés d’investissement mais a exclu la possibilité que cela aboutisse à un monopole américain sur le secteur énergétique irakien.

Parallèlement, des factions armées proches de l’Iran ont intensifié leurs attaques contre la nouvelle politique du gouvernement.

Akram al-Kaabi, secrétaire général du mouvement al-Nujaba, une des factions pro-iraniennes, a déclaré que les entreprises américaines étaient responsables des défaillances chroniques du secteur électrique irakien depuis 2003. Il a exhorté le gouvernement à les expulser et à les remplacer par des entreprises «réputées et dignes de confiance».

Al-Kaabi n’a pas nommé de pays en particulier mais les factions armées et le Cadre de coordination ont régulièrement réclamé, ces dernières années, que les projets d’infrastructures et d’énergie soient attribués à des entreprises chinoises en lieu et place des firmes américaines et occidentales dans le cadre d’une coopération économique de plus en plus étroite avec Pékin.

Les observateurs estiment que le différend concernant l’identité des entreprises opérant en Irak ne se limite plus à des considérations économiques ou techniques mais s’inscrit désormais dans la compétition géopolitique entre deux axes régionaux et internationaux.

Cette divergence reflète la lutte permanente pour façonner les politiques étrangères et économiques de l’Irak qui coïncide avec une phase de transition marquée par la fin de la présence militaire de la coalition internationale et une redéfinition des relations entre Bagdad et Washington dans un contexte de concurrence accrue pour l’influence et les investissements dans l’un des plus grands producteurs de pétrole au monde.

L’article Irak | Entre Washington et Téhéran, l’impossible grand écart d’Al-Zaidi est apparu en premier sur Kapitalis.

  •  

Sahara : Lecornu confirme le soutien de la France au Maroc

Le Premier ministre français, Sébastien Lecornu, a réaffirmé, jeudi 16 juillet à Rabat, la position « intangible » de la France en faveur de la souveraineté du Maroc sur son Sahara. En bref Sébastien Lecornu a réaffirmé le soutien «…

L’article Sahara : Lecornu confirme le soutien de la France au Maroc est apparu en premier sur lecourrierdelatlas.

  •  

Tunisie | Les malheurs de Mehdi Ben Gharbia

La chambre d’accusation près la Cour d’appel de Tunis a ordonné la libération d’office de Mehdi Ben Gharbia dans le cadre de l’affaire liée au meurtre de Rahma Lahmar, une jeune femme qui travaillait dans l’une des sociétés dont il était actionnaire, a rapporté Mosaïque. Mais ses malheurs sont loin d’être finis.

Cette décision intervient après que la chambre a constaté que l’intéressé avait atteint la durée maximale légale de la détention provisoire. Et, sans doute aussi, parce qu’il n’y a pas d’éléments solides et concluants pouvant justifier son maintien en détention et la poursuite de sn jugement.  

Pour rappel, le juge d’instruction près le Tribunal de première instance de Tunis avait émis un mandat de dépôt contre Mehdi Ben Gharbia, en exécution d’une décision de la chambre d’accusation ordonnant l’ouverture de poursuites judiciaires et l’émission de mandats à l’encontre de plus de trente personnes dans cette affaire, remontant à 2020.

Le juge d’instruction avait ensuite prolongé une première fois sa détention provisoire de quatre mois dans le cadre de ce dossier.

Quant on pense à l’acharnement dont Mehdi Ben Gharbia a fait l’objet suite au meurtre de Rahma Lahmar suite à une rumeur insistante relayée sur les réseaux sociaux l’en accusant sans autre preuve que le fait qu’elle travaillait dans une société dont il est actionnaire et à la gestion de la laquelle il n’était pas directement impliqué, on ne peut que déplorer que l’honneur des gens soit ainsi bafoué et leur réputation traîné dans la boue pour de simples rumeurs infondées, sans attendre que l’accusation dont ils font l’objet soit étayée par une enquête judicaire sérieuse.  

Mehdi Ben Gharbia, comme beaucoup d’autres, ne tiendront pas la justice tunisienne en haute estime pour avoir fait la douloureuse expérience de poursuites fondées sur de simples rumeurs colportées sur les réseaux sociaux par de mystérieux ennemis politiques.

En attendant, l’ancien ministre et homme d’affaires restera incarcéré dans le cadre d’autres affaires. Pour combien de temps encore, sachant que sa sœur a récemment parlé sur les réseaux sociaux de la détérioration de son état de santé en raison de ses difficiles conditions d’incarcération ?

Triste destin que celui de cet homme qui avait fait plusieurs années de prison sous le règne de Ben Ali l’ayant empêché de terminer ses études universitaires et qui, peu de temps avant d’être incarcéré de nouveau, en 2023, a été endeuillé par le suicide de sa jeune épouse, mère de son unique enfant, en bas âge !   

I. B.   

L’article Tunisie | Les malheurs de Mehdi Ben Gharbia est apparu en premier sur Kapitalis.

  •  

UE-Israël : l’accord d’association reste en vigueur

L’accord d’association entre l’Union européenne et Israël reste en vigueur. Amnesty International dénonce une nouvelle fois la frilosité des États membres à faire respecter le droit international.   En bref L’UE maintient son accord d’association avec Israël. Amnesty International dénonce…

L’article UE-Israël : l’accord d’association reste en vigueur est apparu en premier sur lecourrierdelatlas.

  •  

Bases américaines au Moyen-Orient | Un facteur d’insécurité

Les bases américaines au Moyen-Orient n’ont jamais assuré la sécurité des pays qui les abritent, au contraire, aujourd’hui ces bases contribuent largement à la déstabilisation de toute la région et notamment des monarchies du Golfe qui y ont investi d’énormes sommes d’argent et en ont fait le principal pilier de leur stratégie de défense.

Habib Glenza, à Lodz, Pologne.

Après la Seconde Guerre mondiale, le système de Bretton Woods faisait du dollar la monnaie centrale du monde. Il était convertible en or à un taux fixe.

Dans les années 1960 et 1970, les États-Unis accumulent des déficits importants, notamment à cause de la guerre du Vietnam et des dépenses sociales. Les pays étrangers possèdent de plus en plus de dollars et veulent les échanger contre de l’or.

Le 15 août 1971, le président Richard Nixon annonce la fin de la convertibilité du dollar en or. C’est ce qu’on appelle le «choc Nixon». Le dollar devient une monnaie sans soutien physique. Sa valeur risque de s’affaiblir et la confiance internationale diminue. Les États-Unis doivent trouver une nouvelle base pour soutenir leur monnaie. La solution viendra du pétrole.

Choc pétrolier et accord avec l’Arabie saoudite

En octobre 1973, la guerre du Kippour éclate. Les pays arabes producteurs de pétrole imposent un embargo sur les exportations vers les États-Unis et certains de leurs alliés. Le prix du baril quadruple en quelques mois. C’est le premier choc pétrolier, qui provoque inflation et récession dans le monde occidental. 

C’est dans ce contexte que le secrétaire d’État américain Henry Kissinger propose à l’Arabie saoudite la négociation d’un «accord pétro-dollar».

Le 8 juin 1974, un accord-cadre est signé à Washington entre le secrétaire d’Etat américain et le prince Fahd ben Abdulaziz — futur roi. Officiellement.

Dans les faits, cet accord stipule que l’Arabie saoudite accepte de vendre son pétrole principalement en dollars américains, tandis qu’une grande partie des revenus est réinvestie dans les bons du Trésor américains. En échange, les États-Unis offrent une protection militaire et vendent des armes modernes au royaume.   

Grâce à cet accord, le dollar américain reprend des couleurs et les États-Unis bénéficient de ce que Valéry Giscard d’Estaing appelait un «privilège exorbitant». Ils peuvent financer leurs déficits budgétaires et commerciaux à faible coût. Ils peuvent émettre plus de dollars sans que l’inflation ne s’envole immédiatement, car une partie de ces dollars est absorbée par le reste du monde. Le dollar reste la monnaie de réserve mondiale, ce qui renforce leur influence, y compris à travers les sanctions financières. En contrepartie les Américains ont-ils accordé aux Saoudiens la protection promise ? 

Les bases américaines ne servent que les Etats-Unis et Israël 

Au lendemain des attaques du 11 septembre 2001 et de la guerre d’Irak en 2003 qui s’ensuit, les pays du golfe ont commencé à financer l’installation de bases américaines sur leurs sols, croyant que ces bases, indispensables à leurs avis, seront un facteur de sécurité dans la région. Mais au fil des années, notamment après l’attaqued’Abqaïq et de Khurais, en Arabie Saoudite, le 14 septembre 2019, vraisemblablement commise par des drones houthis, il a été démontré clairement que les Américains se désintéressent complètement de la sécurité de la monarchie saoudienne.

Les frappes israéliennes à Doha, le 9 septembre 2025, ont ébranlé le concept de «garanties sécuritaires» dont pensaient bénéficier les pays du Golfe de la part de l’allié américain. 

Les bases américaines au Moyen-Orient n’ont jamais assuré la sécurité des pays qui les abritent, au contraire, aujourd’hui ces bases contribuent largement à la déstabilisation de toute la région et notamment des monarchies du Golfe qui y ont investi d’énormes sommes d’argent. En effet, c’est de ces bases que partent les machines de guerre américaines qui ont détruit l’Irak, l’Afghanistan, la Libye… 

Israël est le déstabilisateur majeur de la région

Israël ne peut exister sans guerres et quand celles-ci viennent à manquer, l’Etat hébreu les invente. Aujourd’hui, son ennemi juré est l’Iran, demain ce seront la Turquie, le Pakistan, l’Egypte qui subiront le même sort. Cet État hors la loi fera tout pour déstabiliser toute la région. Le plus grave c’est que les Américains soutiendront Israël sous le diktat du lobby sioniste international. Par conséquent, les bases américaines au Moyen-Orient seront utilisées pour assurer la protection d’Israël si les aventures militaires de l’Etat sioniste viendraient à se retourner contre lui.

Aussi la question qui se pose aujourd’hui est-elle la suivante : pourquoi maintenir ces bases et pourquoi financer la présence de soldats américains qui, au final, ne protègent qu’Israël ?   

Le président philippin Duarte a ordonné la fermeture des bases militaires américaines et Ibrahim Traoré a chassé les militaires français du Burkina Faso. De petits pays, à l’instar des Philippines et du Burkina Faso, sont parvenus à se débarrasser des bases militaires américaines et françaises.

Le président Duarte estime que la présence des bases américaines conduit à l’instabilité dans le sud du pays, où sévissent plusieurs rébellions. Et annonce qu’il va acheter des armes à la Russie et à la Chine. Il a affirmé avoir ordonné aux conseillers militaires des Etats-Unis de quitter le sud des Philippines Et cette déclaration risque de mettre à mal une relation bilatérale qui ne cesse de se dégrader sérieusement depuis l’arrivée de Duterte à la présidence en juin. 

De son côté Traoré est allé jusqu’à rompre les relations diplomatiques de son pays avec la France.

Il est grand temps pour les pays du Moyen-Orient de réviser leurs stratégies de défense marquées par une soumission totale aux diktats des Etats-Unis et de sa base avancée au Moyen-Orient : Israël. Ils seraient bien inspirés de revoir, par la même occasion, leurs liens avec l’Iran en vue d’asseoir les bases d’un accord de bon voisinage fondé sur la confiance mutuelle. Et pour rétablir cette confiance, ils devraient commencer par fermer les bases militaires américaines sur leurs territoires qui sont principalement dirigées contre l’Iran et ne servent finalement pas leurs intérêts, mais ceux d’Israël.

L’article Bases américaines au Moyen-Orient | Un facteur d’insécurité est apparu en premier sur Kapitalis.

  •  

Bayt Mal Al-Qods dévoile son programme 2027-2030 pour l’éducation dans la Ville sainte

L’Agence Bayt Mal Al-Qods Acharif, relevant du Comité Al-Qods présidé par le Roi Mohammed VI, a annoncé, mercredi 15 juillet à Ramallah, le lancement du Programme intégré de soutien à l’éducation et à la formation à Al-Qods pour la période…

L’article Bayt Mal Al-Qods dévoile son programme 2027-2030 pour l’éducation dans la Ville sainte est apparu en premier sur lecourrierdelatlas.

  •  

Colloque sur la Palestine annulé : le Collège de France condamné

Hier (15 juillet), le tribunal administratif de Paris a rendu sa décision concernant l’initiative du Collège de France d’annuler un colloque sur la Palestine. L’établissement a été désavoué. En bref Le tribunal administratif de Paris a rendu sa décision le…

L’article Colloque sur la Palestine annulé : le Collège de France condamné est apparu en premier sur lecourrierdelatlas.

  •  

Rachida Brakni refuse la Légion d’honneur : « L’honneur est un devoir moral »

L’actrice fait partie des 619 personnalités distinguées dans la promotion du 14 juillet. Mais contrairement aux autres récipiendaires, elle a choisi de décliner cette distinction, dénonçant une décoration « attribuée à tour de bras pour le meilleur et souvent pour…

L’article Rachida Brakni refuse la Légion d’honneur : « L’honneur est un devoir moral » est apparu en premier sur lecourrierdelatlas.

  •  

Migrations et sécurité juridique : les garde-fous du développement selon Anne Guéguen

À l’occasion des célébrations du 14 Juillet à La Marsa, l’ambassadrice de France en Tunisie, Anne Guéguen, a présenté un état des lieux détaillé des relations bilatérales, alors que les deux nations commémorent cette année le soixante-dixième anniversaire de l’établissement de leurs liens diplomatiques.

Les données économiques révèlent une dynamique soutenue : l’excédent commercial tunisien envers la France a atteint 3 milliards d’euros pour l’année 2025, marquant une hausse de 600 millions par rapport aux 2,4 milliards enregistrés en 2024, soit une progression de 25 %. La France confirme ainsi son statut de premier partenaire économique du pays. Sur le terrain, les entreprises françaises ou à capitaux français implantées en Tunisie génèrent 170 000 postes de travail, consolidant leur contribution à l’emploi local.

Les échanges dans les domaines éducatif et universitaire affichent également des indicateurs robustes. Le réseau d’enseignement français accueille actuellement près de 20 000 élèves en Tunisie; tandis que 16 000 étudiants tunisiens poursuivent leurs études supérieures en France. La circulation des personnes s’intensifie avec la délivrance de plus de 116 000 visas à destination des Tunisiens au cours des douze derniers mois, témoignant de la densité des relations humaines entre les deux rives de la Méditerranée.

La diplomate a salué la « remarquable stabilité » d’une relation qui, selon elle, s’est construite sur la volonté commune de surmonter les séquelles de l’histoire coloniale. La France et l’Union européenne, a-t-elle rappelé, s’engagent à respecter pleinement la souveraineté tunisienne dans une approche de partenariat équilibré, reposant sur le dialogue et la considération réciproque.

Parmi les réalisations concrètes évoquées figurent l’implication de l’Agence française de développement dans la construction de deux établissements hospitaliers à Jendouba, le soutien à la rénovation des instituts supérieurs des études technologiques, ainsi que des programmes conjoints dédiés à la préservation des ressources hydriques et au développement des énergies solaire et éolienne. Le Forum méditerranéen de l’intelligence artificielle, organisé en novembre dernier, a été cité comme une initiative réussie dans le domaine de l’innovation technologique.

Anne Guéguen a par ailleurs réaffirmé les positions françaises sur les dossiers régionaux et internationaux, avec une reconnaissance explicite de l’État palestinien, un appui au Liban et un soutien à l’Ukraine. Elle a estimé que la Tunisie, attachée aux principes de justice internationale, porte des « attentes légitimes » concernant le respect des droits du peuple palestinien. La représentante française a plaidé pour une application rigoureuse du droit international et des droits humains, tout en mettant en garde contre les dérives nationalistes, racistes et protectionnistes.

L’ambassadrice a souligné que la préservation de l’État de droit et la sécurité juridique constituent des prérequis indispensables à toute prospérité durable. S’opposant aux logiques de repli, elle a considéré que celles-ci sont contraires au développement et à la sécurité des nations. Abordant la question migratoire, elle a estimé que ces flux interrogent les sociétés du Nord tout en pouvant être régulés, encadrés et accompagnés pour répondre aux évolutions contemporaines.

 

L’article Migrations et sécurité juridique : les garde-fous du développement selon Anne Guéguen est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

Tunisie | Peines alourdies en appel pour Akremi & Ellouze

La Chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme près la Cour d’appel de Tunis a revu à la hausse les peines de prison prononcées à l’encontre de l’ancien procureur de la République révoqué Béchir Akremi et du dirigeant Ennahdha Habib Ellouze.

La peine de Béchir Akremi passe désormais de 23 à 29 ans de prison ferme et celle de Habib Ellouze de 13 à 17 ans après le verdict de la Cour d’appel qui a également condamné Hassen Ben Brik, membre de l’organisation terroriste Ansar Charia à 17 ans de prison.

Cette décision intervient dans le cadre de deux affaires distinctes liées à des dépassements procéduraux ayant entaché l’instruction de l’affaire de l’assassinat du martyr Chokri Belaïd, le 6 février 2013.

Pour rappel, Bechir Akremi est poursuivi pour abstention volontaire d’un fonctionnaire public d’arrêter un suspect afin de l’aider à se soustraire à la justice, dissimulation délibérée de la vérité en usant des prérogatives de sa fonction judiciaire et faux et usage de faux.

Quant à Hassen Ben Brik et Habib Ellouze uks sont accudé d’avoir mis des compétences et des expertises à la disposition de personnes liées à des crimes terroristes et d’avoir divulgué, par quelque moyen que ce soit, des informations au profit d’individus liés à des crimes terroristes afin de les aider à les commettre, à en tirer profit et à garantir leur impunité.

On notera par ailleurs que la Cour d’appel a confirmé la mesure préventive complémentaire visant les trois condamnés, qui seront soumis à un régime de contrôle administratif.

Y. N.

L’article Tunisie | Peines alourdies en appel pour Akremi & Ellouze est apparu en premier sur Kapitalis.

  •  

ARP: feu vert parlementaire à deux financements pour la STEG

L’Assemblée des représentants du peuple  ARP a adopté, lors d’une séance plénière, deux projets de loi (n°38 et n°39 de 2026) liés à des accords de garantie signés le 3 novembre 2025 entre la Tunisie et la Banque mondiale. Le premier garantit un prêt de 384,8 millions d’euros accordé à la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) pour financer un programme d’amélioration de l’efficacité, de la performance et de la gouvernance du secteur énergétique; le second concerne une garantie liée au Fonds pour les technologies propres visant le même objectif.

Il convient de rappeler que la STEG connaît un déficit financier récurrent, principalement dû à la hausse des prix de l’énergie, et nécessite un plan d’action et une stratégie de sauvetage. Aujourd’hui, la production électrique repose majoritairement sur le gaz naturel (80% importé, 20% production nationale). La production annuelle nationale est d’environ 20 000 GWh avec un objectif de 26 000 GWh à l’horizon 2030, tandis que la consommation annuelle atteint 22 000 GWh, entraînant un déficit d’environ 10%.

La STEG couvre actuellement 99% du territoire national. L’État consacre plus de 3 milliards de dinars par an en subventions pour compenser une partie du coût de production. Le plan de réforme de la STEG vise à restaurer l’équilibre financier, améliorer les performances commerciales et techniques, régler les arriérés, et renforcer la gouvernance. Le ministre de l’Industrie, des mines et de l’énergie par intérim Slah Zouari a souligné la nécessité d’accélérer le recours aux énergies renouvelables (solaire et éolien) pour réduire le coût de production. Il part du constat que l’objectif est d’atteindre 6 000 GWh annuels d’électricité verte d’ici 2030. Ce qui contribuerait  à réduire de 35% les coûts de production.

Parmi les investissements récents figure la réalisation d’un nouveau « Corridor » électrique de 400 km, améliorant les connexions Nord–Sud et la distribution vers les régions. La rénovation du réseau vieillissant est prévue, avec une enveloppe annuelle de 70 millions de dinars dédiée à la réduction des coupures et au renforcement des liaisons en moyenne tension.

 La STEG prévoit aussi le déploiement initial de 150 000 compteurs intelligents dans le cadre d’un programme global de modernisation et d’un contrat-programme avec l’État couvrant la période 2024–2028, assorti d’indicateurs financiers, techniques et commerciaux pour mesurer la réussite des réformes.

L’article ARP: feu vert parlementaire à deux financements pour la STEG est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

STEG : 430 MDT de prêts en débat à l’ARP pour doubler la production

Réunie ce mardi 14 juillet 2026, l’Assemblée a auditionné le ministre de l’Équipement et chargé de l’Industrie et de l’Énergie sur l’affectation de 430 MDT de prêts destinés à la STEG, préalable au vote de deux projets de loi.

La plénière s’est poursuivie ce mardi 14 juillet 2026 au matin pour entendre les réponses de Salah Zouari, ministre de l’Équipement et chargé du ministère de l’Industrie et de l’Énergie. L’intervention du ministre répondait aux questions et observations formulées par les députés lors de la séance du week-end dernier au sujet de deux projets de loi. Ces textes portent sur des conventions permettant à la Société Tunisienne de l’Électricité et du Gaz (STEG) de contracter deux prêts d’un montant global de 430 millions de dinars, étape préalable au passage au vote.

Lors de son exposé, M. Zouari a détaillé la répartition prévisionnelle de ces deux financements. Les fonds seront alloués au rétablissement de l’équilibre financier et à l’optimisation de l’organisation administrative de la STEG. Ils serviront également à doubler la production d’électricité par la construction de nouvelles centrales en partenariat avec le secteur privé, à réduire les importations de gaz et à renouveler l’infrastructure de production électrique.

L’article STEG : 430 MDT de prêts en débat à l’ARP pour doubler la production est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

Révélations | Comment le Mossad a-t-il recruté Mahmoud Ahmadinejad ?

C’est une bombe. Le New York Times a révélé ce lundi 13 juillet 2026 que l’ancien président iranien Mahmoud Ahmadinejad a été recruté par le Mossad ! Les Israéliens ont commencé à s’intéresser à lui quand ses relations se sont dégradées avec le défunt Guide suprême Ali Khamenei. Ahmadinejad a été empêché à trois reprises de se présenter de nouveau à l’élection présidentielle ce qui a nourri chez lui un profond ressentiment contre le régime et a forgé sa conviction que son retour au pouvoir ne pourrait avoir lieu qu’avec la chute de ce régime. 

Imed Bahri

Dans une enquête intitulée «Dans les coulisses de l’opération secrète d’Israël pour recruter Ahmadinejad» et menée par quatre journalistes Mark Mazzetti, Julian E. Barnes, Farnaz Fassihi et Ronen Bergman, le New York Times a révélé, lundi 13 juillet 2026, que l’ancien président iranien Mahmoud Ahmadinejad est assigné à résidence par les services de renseignement des Gardiens de la révolution après que les autorités iraniennes ont découvert ses contacts avec Israël. 

Selon le journal américain, Israël a mené pendant des années une opération secrète visant à recruter Ahmadinejad dans le but de l’installer à la tête de l’Iran après la chute du régime. L’enquête s’appuie sur des sources américaines, israéliennes et iraniennes connaissant les détails de l’opération.

Début 2024, un haut responsable du gouvernement hongrois de l’époque a demandé au professeur Gergely Deli, président de la Ludovika University of Public Service (Université Ludovica de l’administration publique) à Budapest, d’inviter Ahmadinejad à une conférence sur le changement climatique. Selon Deli, on lui a indiqué que cette conférence servirait en réalité de couverture à des discussions secrètes entre Ahmadinejad et des responsables des services de renseignement israéliens.

Malgré ses craintes de nuire à sa propre réputation et à celle de l’université, il accepta, estimant que si les deux parties étaient disposées à dialoguer, il fallait leur en donner l’occasion.

L’enquête rapporte que les gardes du corps d’Ahmadinejad ont déclaré qu’il avait réussi à disparaître au moins deux fois durant sa visite pour assister à de longues réunions. Interrogé, il affirma rencontrer des professeurs d’université. Lors de la conférence, Ahmadinejad prononça un discours en anglais, évoquant «l’humanité commune» et un «ordre mondial en mutation». Il surprit l’auditoire en ne commençant pas son discours par un verset du Coran. Comme il l’avait fait tout au long de sa présidence, il offrit même au recteur de l’université un exemplaire du ‘‘Livre des Rois’’ * du grand poète persan du Xe siècle Ferdowsi et reçut de sa main l’emblème de l’université.

La mue d’Ahmadinejad

Deli admet avoir servi d’intermédiaire pour faciliter des réunions secrètes. Selon des sources américaines, l’ancien chef du Mossad David Barnea s’était personnellement rendu à Budapest pour rencontrer Ahmadinejad. Le Mossad a ensuite informé la CIA qu’Israël avait financé ses frais d’hébergement et de voyage ces dernières années et que des responsables du renseignement israélien l’avaient rencontré à plusieurs reprises hors d’Iran. Selon l’enquête, Ahmadinejad, qui a été président de l’Iran de 2005 à 2013 et considéré à l’époque comme l’une des figures les plus importantes de la ligne dure –partisan du programme nucléaire iranien, appelant régulièrement à la destruction d’Israël– a progressivement modifié son image après avoir quitté ses fonctions.

L’enquête indique qu’Ahmadinejad a commencé à adoucir son discours anti-israélien, critiquant l’appareil sécuritaire et la corruption gouvernementale. Il a adopté une apparence plus occidentalisée, appris l’anglais, rencontré fréquemment des civils et s’est présenté comme un homme politique plus modéré. Selon l’un de ses anciens conseillers, Abdolreza Davari, la motivation d’Ahmadinejad n’était pas l’argent mais plutôt le désir de revenir au pouvoir. Un proche collaborateur a déclaré au journal qu’après avoir été disqualifié de la course présidentielle à trois reprises, Ahmadinejad avait conclu qu’il ne pouvait pas revenir au pouvoir tant que le régime en place resterait en fonction.

Renverser le régime

Selon la même source, Ahmadinejad craignait qu’en cas de guerre et de renversement du régime, les États-Unis et Israël choisissent d’installer un opposant exilé depuis l’étranger. C’est pourquoi il s’est présenté comme quelqu’un capable de diriger le pays de l’intérieur, à l’instar de Boris Eltsine en Russie au lendemain de la chute de l’URSS. La même source a affirmé qu’Ahmadinejad avait déclaré à ses conseillers que s’il dirigeait de nouveau l’Iran, le pays reconnaîtrait Israël et normaliserait ses relations avec ce pays dans le cadre des accords d’Abraham négociés par le président Donald Trump. 

Selon deux sources sécuritaires israéliennes, les services de renseignement israéliens ont suivi de près l’escalade des tensions entre Ahmadinejad et le Guide suprême Ali Khamenei, ainsi que de hauts responsables du régime, notamment après son inéligibilité répétée à la présidence. Parallèlement, selon des sources iraniennes, les services de renseignement des Gardiens de la révolution ont commencé à douter de sa loyauté bien avant ses contacts avec les Israéliens, précisément quand il a adressé des messages publics à Trump en 2017 puis au prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane.

Visite au Guatemala

D’après l’enquête, les premiers contacts entre Ahmadinejad et Israël auraient eu lieu lors de sa visite au Guatemala en 2023, où il était invité à participer à une conférence sur l’environnement. Les autorités iraniennes ont tenté de l’empêcher de quitter le pays mais après qu’il se soit barricadé à l’aéroport pendant des heures et ait rendu l’incident public, il a finalement été autorisé à partir.

Selon l’enquête, l’opération a culminé fin février de cette année, au début du conflit israélo-iranien. Ce récit journalistique indique qu’une attaque israélienne a endommagé la résidence d’Ahmadinejad à Téhéran, précisément le bâtiment de sécurité et son véhicule blindé. Peu après, une Peugeot noire est arrivée sur les lieux, Ahmadinejad y est monté et a pris la fuite.

Des sources américaines et iraniennes ont affirmé que la voiture transportait des agents du Mossad qui l’ont conduit vers un lieu secret en Iran. Cependant, selon ces mêmes sources, Ahmadinejad aurait été déçu par l’opération de sauvetage et le plan visant à le réinstaller au pouvoir. Il a ensuite quitté les lieux dans des circonstances mystérieuses.

Suite à cela, il est allégué que les services de renseignement iraniens ont commencé à enquêter sur ses liens avec Israël et ont recueilli de nombreux renseignements sur ses activités. Selon quatre sources iraniennes de haut rang citées dans l’enquête, Ahmadinejad a été retrouvé et il est actuellement assigné à résidence par les services de renseignement des Gardiens de la révolution, après que les autorités ont rassemblé des preuves de ses contacts avec Israël.

Depuis son arrestation, il n’était pas apparu en public jusqu’à la semaine dernière, lorsqu’il a brièvement assisté aux funérailles du Guide suprême Ali Khamenei. Des vidéos de la cérémonie le montrent debout, la tête baissée, entouré de gardes du corps. Les anciens présidents iraniens Hassan Rouhani et Mohammad Khatami n’ont pas assisté aux obsèques. Le Mossad n’a pas répondu aux questions du NYT à ce sujet, de même qu’un porte-parole d’Ahmadinejad.

* Le Livre des Rois ou Shâhnâmeh est une épopée retraçant l’histoire de l’Iran depuis la création du monde jusqu’à l’arrivée de l’Islam.

L’article Révélations | Comment le Mossad a-t-il recruté Mahmoud Ahmadinejad ? est apparu en premier sur Kapitalis.

  •  
❌