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La deuxième édition du Festival International des Arts Populaires à Oudhna 22 juillet – 02 août 2026

Sous le haut patronage du Ministère des Affaires Culturelles, et organisée par la Commissariat Régionale des Affaires Culturelles de Ben Arous, en partenariat avec l’Agence de Mise en Valeur du Patrimoine et du Développement Culturel, l’Etablissement National pour la Promotion des Festivals et des Manifestations Culturelles et Artistiques ainsi que le Théâtre de l’Opéra de Tunis, le théâtre antique du site archéologique d’Oudhna accueillera la deuxième édition du Festival International des Arts Populaires, du 22 juillet au 02 août 2026.

Ce rendez-vous culturel confirme la place grandissante du festival comme plateforme nationale dédiée à la célébration de la musique populaire, des danses traditionnelles et des arts du spectacle. Il s’inscrit dans la vision nationale de valorisation du patrimoine culturel immatériel et de dynamisation des sites archéologiques à travers des projets artistiques innovants, transformant le patrimoine en un espace vivant de créativité, de rencontre et de dialogue.

La soirée d’ouverture, prévue le 22 juillet, sera marquée par un grand concert arabe animé par l’artiste égyptien Ahmed Sheiba, qui participera pour la première fois au festival. Suivront dix soirées consacrées au riche héritage musical et populaire tunisien, avec la participation d’artistes de renom:

  • 23 juillet: «Rboukh» – Hatem Lajmi
  • 24 juillet: «Zarda» – Najlaa Ettounsiya
  • 25 juillet: «Sinouj» – Ahmed Ben Jami
  • 26 juillet: Hicham Salam & Tlili El-Gafsi
  • 27 juillet: Mohamed Ali El-Asmar
  • 28 juillet: Habib El-Shankawi & Atef Nour
  • 29 juillet: Spectacle folklorique avec les troupes Saf, Ghbtatan, El-Sta et El-Manara
  • 30 juillet: Abdelkarim El-Banzarti
  • 31 juillet: «El-Falaqa» – Nasreddine Chbil
  • 02 août: Clôture avec El-Hadi Habouba

Cette édition ambitionne de rassembler un large public venu de toutes les régions de la République et de l’étranger, grâce à une programmation alliant authenticité et modernité. Le théâtre antique d’Oudhna se transformera ainsi en un lieu où l’histoire et l’art se rencontrent, offrant une expérience culturelle unique qui illustre la vitalité et la capacité du patrimoine à inspirer et à perdurer.

Le Festival International des Arts Populaires à Oudhna vous attend… Soyez au rendez-vous!



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La chanteuse espagnole Bebe à Hammamet : Ode à la musique et à la liberté 

L’une des voix espagnoles les plus écoutées de la jeune génération s’est produite sur la scène du festival de Hammamet dans la nuit du 15 juillet 2026. Vêtue sobrement et entourée de ses musiciens virtuoses, elle a offert au public 1h30 de mélodies pures et de déclarations d’amour dans un français approximatif mais attachant. Une soirée d’été caniculaire mais hautement musicale pendant laquelle la chanteuse a pu offrir un spectacle 100% maîtrisé qui allie ballades douces et morceaux rythmés. Une première fois en Tunisie, désormais mémorable.
Chanteuse, auteure – compositrice mais également actrice, l’artiste ponctue ses morceaux par des déclarations touchantes. Bebe, son nom de scène séduit, tout comme sa voix singulière et sa présence scénique attractive. Ses chansons ont résonné dans cet amphithéâtre en plein air, épousant le slogan phare de cette 60ème édition « Endless Memories ». Une performance, qui est désormais marquante.
En réponse à l’esprit anniversaire et festif du festival de Hammamet, la chanteuse a rendu hommage à un album phare « Pafuera Telarañas », qui fête cette année, ses 22 ans. Paru en 2004 et produit par Carlos Jean, il est riche de tous les titres qui ont fait sa carrière et l’ont fait connaître comme « Malo », « Ella » et « Siempre me quedará ». Bebe conquit par son écriture sensible, engagée et profondément humaine.
Ce concert événement revisite un répertoire incontournable qui a fait d’elle l’une des voix incontournables de la musique hispanophone contemporaine. Des chansons comme « 7 horas », « Respirar », « Mi Guapo » ou encore « La micha » se sont succédé pour le plus grand bonheur des mélomanes présents, pour la plupart espagnols ou hispanophones. Son excellence M. l’ambassadeur d’Espagne en Tunisie « Isidro Antonio González Afonso a répondu présent ainsi que des membres de l’ambassade, de l’Institut Cervantes et de l’AECID.
Bebe prône des causes humaines primordiales pour elle, comme la lutte contre les violences faites aux femmes. Son titre « Malo » en dit long sur son combat. Son univers mêle flamenco, pop, rock et chanson d’auteur, avec des textes engagés sur la liberté, la dignité et l’émancipation. « Merci pour votre présence, votre amour …C’est ma première foisen Tunisie et je suis heureuse de vous rencontrer ». Annonce – elle en lisant une déclaration affichée sur son téléphone.
Reprise du marathon estival des concerts le 17 juillet 2026 avec la performance de Noor et Selim Arjoun. Le duo revient avec un “Live with orchestra” qui sera présenté pour la première fois au Festival International de Hammamet
Kamel Bouaouina

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Pensées ad libitum : l’Odyssée continue de passer par Djerba

Bien avant les cartes satellites, avant les guides touristiques et les commissions du film, Homère avait déjà dessiné une géographie de l’imaginaire. Dans L’Odyssée, l’île des Lotophages apparaît comme un territoire où le temps suspend son cours, où la mémoire vacille, où le voyageur risque d’oublier jusqu’à son désir de retour. Depuis des siècles, érudits et historiens situent cet épisode sur l’île de Djerba. Vraie ou supposée, cette filiation a traversé les âges sans jamais cesser d’alimenter les récits.
Voilà qu’aujourd’hui, ce mythe antique revient par un chemin inattendu. Au 37e Festival international de cinéma de Marseille, le projet Hôtel Homère, porté par les cinéastes iraniens Parastoo Anoushahpour et Faraz Anoushahpour avec le Canadien Ryan Ferko, révèle que son tournage s’est déroulé entièrement à Djerba, dans un hôtel abandonné de la région d’Aghir. Une œuvre qui convoque Homère, mais qui parle surtout de mémoire, de territoires oubliés et des vies qui continuent d’habiter les lieux désertés.
L’information rappelle que notre patrimoine n’est pas seulement un héritage à préserver. Il constitue aussi une matière première de création. On évoque souvent le patrimoine sous l’angle de la restauration, de la protection ou de la conservation. Ces missions sont essentielles. Mais un patrimoine qui ne produit plus de récits finit par devenir un simple objet de contemplation. Le cinéma lui offre une autre destinée : celle d’entrer dans l’imaginaire mondial.
Car chaque réalisateur qui choisit un paysage ne sélectionne pas uniquement un décor. Il choisit une lumière, une géographie, une mémoire, une texture du réel. Il transforme un territoire en personnage. Les plus grands pays producteurs d’images l’ont compris depuis longtemps. Le cinéma est devenu un formidable outil de diplomatie culturelle. Il fait voyager les paysages bien avant les touristes. Il construit des représentations qui survivent parfois davantage que les campagnes de communication les plus coûteuses.
La Tunisie possède, de ce point de vue, une singularité rare. Sur quelques centaines de kilomètres seulement se succèdent les plages méditerranéennes, les îles, les montagnes, les forêts, les plaines agricoles, les villages berbères, les médinas, les déserts, les oasis, les sites puniques, romains, byzantins, islamiques et contemporains. Peu de pays offrent une telle diversité de décors naturels et historiques dans un espace aussi réduit.
Pourtant, cette richesse demeure insuffisamment exploitée. L’histoire récente du cinéma tunisien montre que le pays attire encore des productions étrangères. Mais ces tournages restent souvent le fruit d’initiatives individuelles plutôt que l’expression d’une politique culturelle assumée. Chaque projet est accueilli comme une réussite ponctuelle au lieu d’être considéré comme un jalon d’une stratégie de long terme.
Les plateformes de diffusion multiplient les productions internationales. Les festivals recherchent des écritures nouvelles. Les réalisateurs explorent des paysages encore peu filmés. Dans cette compétition mondiale des imaginaires, les pays ne rivalisent plus seulement par leurs studios ou leurs moyens techniques. Ils rivalisent aussi par leurs territoires. La Tunisie possède, à cet égard, un avantage considérable. Encore faut-il le faire connaître. Attirer davantage de tournages suppose une politique cohérente : simplifier les procédures administratives, renforcer les structures d’accompagnement, mieux cartographier les sites de tournage, développer des réseaux régionaux capables d’accueillir les équipes étrangères, promouvoir le pays dans les grands marchés internationaux du cinéma et considérer la production audiovisuelle comme un véritable levier de développement culturel et économique.
Le cinéma n’est donc pas seulement une industrie culturelle. Il est aussi une industrie du regard. Et là aussi, l’Odyssée n’a jamais vraiment quitté l’île. Elle a simplement changé de langage.

Mona BEN GAMRA

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La libanaise Yasmine Hemdane : une connexion sincère avec le public au festival d’Hammamet

La jeune chanteuse  libanaise Yasmine Hemdane   a livré une performance émotionnelle   au Festival d’Hammamet. Ses paroles puissantes  et ses messages expriment la douleur  pour les Palestiniens qui luttent jour et nuit pour la libération de leur terre.   elle  a enchanté les mélomanes par sa prestance et son talent d’interprète, capable de maîtriser différentes gammes et styles musicaux.  L’artiste dont la variété du répertoire a suscité l’admiration du public, a créé un univers romantique avec une note mélancolique  où les sentiments et les émotions s’expriment par la puissance des paroles et des notes. Yasmine  a d’entrée de jeu mis la barre haut, très haut. Elle a excellé en chantant avec beaucoup de talent des tubes de son dernier album en date « I remember I forget » :  « Hal », « Mor », « Vows », « Shadia », ou encore « Hon » et « Al Jamilat ».

Capable de monter facilement dans les aigus et d’en redescendre, l’artiste  aux multiples talents a également émerveillé par sa magnifique voix suave, mélodieuse et percutante dont elle a gratifié l’audience.. Pour Yasmine, la chanson est une arme non violente, précieuse et unique, car elle peut traverser les murs et les frontières et s’envoler à des milliers de kilomètres, sans passeport.  Les spectateurs, admiratifs devant cette étoile ont été époustouflés par la prestation inclassable de l’artiste qui joue avec ses cordes vocales de manière déconcertante, sans se poser de limites ou s’imposer une ligne directrice rigide Elle a terminé son concert en apothéose en interprétant « Al Balad » et l’inoubliable « Beirut ». Un moment fort, une énergie partagée, une connexion sincère avec le public

                                 Kamel Bouaouina

Photos Berrazagua

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Dhafer Youssef au festival d’Hammamet : la magie du luth et ses sonorités envoûtantes

Dhafer Youssef  a  transformé la grande scène du théâtre d’Hammamet  en écrin de poésie musicale. Il   a offert ce soir bien plus qu’un concert : un véritable voyage sensoriel, entre cordes caressées et paysages imaginaires. À chaque morceau, il  prend le temps d’expliquer l’histoire qui l’anime. Puis les notes s’élèvent, et la magie opère. .Avec un show aussi riche que sa voix, Dhafer a alterné  jazz, rock, soufie  sans jamais perdre le fil. Toujours en mouvement,  vit son concert à fond, appelant le public à l’accompagner. Il  a  chanté plusieurs de ses succès de son dernier album  Shiraz », dédié à son épouse, la cinéaste Shiraz Fradi. Une musique traversée par l’amour, les épreuves, la lumière, et cette capacité unique à transformer l’intime en universel.

Accompagné d’un orchestre conséquent, composé du guitariste Nguyên Lê, du pianiste Daniel García, du trompettiste Mario Rom, du bassiste Swaéli Mbappé et du batteur Tao Ehrlich. Dhafer  , très expressif  , si sympathique, accompagne chaque titre de grands gestes. On a parfois l’impression d’assister à un discours, puis il parvient toujours au bon moment à faire exploser ses morceaux, pour le plus grand plaisir d’un public de toute façon acquis à sa cause. Il  change les paroles et   brille  lorsqu’il interprète «  Rose Fregrance »“ Eyeblink ans Eternity” et “Generalife Gardens”, « The Epistleging »  et «  41 Milestones »   .Chaque solo ( clavier  ou trompette, batterie, guitare et synthétiseur ) fait vibrer les planches et les âmes. Le public adhère à sa musique.

Dhafer se distingue aussi  par son répertoire soufi, aux vibrations spirituelles et à la parole libre. Après presque 1h30 de live, les spectateurs ont pu   savourer  cette musicalité distinguée, conçue par ce virtuose. Une improvisation remarquable et un  moment de complicité émouvant. Les musiciens s’en donnent à coeur joie. C’est la frénésie. Les sons émis par leurs instruments les enivrent.  Un mélange de musique traditionnelle, de musique électronique et un répertoire soufi ont fusionné donnant lieu à une performance de haut niveau, amplifiée par la magie du lieu.

Dhafer Youssef déploie sur scène une intensité rare. Voix habitée, oud tout en finesse, tension et lâcher-prise… tout circule, tout vibre lorsqu’il interpréta  « Zakir » « Milestones » et « Shajjan ».Noyés dans cette ambiance magique et portés par des titres entraînants pour certains et calmes pour d’autres, les spectateurs, admiratifs devant cette étoile ont été époustouflés par la prestation inclassable de Dhafer qui joue avec ses cordes vocales de manière déconcertante, sans se poser de limites .Ému par cette performance inédite,  le public a chaleureusement applaudi cet artiste dont on ne peut que saluer l’authenticité et ses sonorités envoûtantes

                                         Kamel Bouaouina

Photos Berrazagua

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Wafa Taboubi : la scène d’Hammamet, le bruitage de vent et le son des vagues m’ont beaucoup aidé à mettre en scène « les Fugueuses »

La pièce de théâtre El Haribate (les fugueuses) de la Tunisienne Wafa Taboubi, une quête de sens face aux angoisses existentielles de la vie, a été présentée, lors de l’ouverture du festival international d’Hammamet .Le spectacle, bien accueilli par le public nombreux,  a été écrit et mis en scène  par Wafa Taboubi qui lors d’un point de presse a souligné que «  « El Haribate » explore le doute, l’attente, l’incertitude et l’espoir, avec une distribution triée sur le volet de cinq talentueuses comédiennes tunisiennes.

Ce face-à-face, aussi irrésistible que tendre et émouvant, touche le public. J’ai préféré miser sur l’intensité de la performance de l’ensemble des prestataires qui a brillamment porté le message. Tenant en haleine les spectateurs durant 75 minutes, Fatma Bensaïdane, Mounira Zakraoui, Lobna Naamane, Oumaïma Bahri, Sabrine Omar et Oussama El Henaïni, ont réussi à porter la densité du texte et entretenir une performance époustouflante d’intensité, hautement exigeante sur le plan physique et aux échanges ascendants et soutenus déclamés avec vocifération..La scène d’Hammamet est unique. C’est un plus pour cette création immersive  mêlant ombre, son des vagues et musique et là il faut  jouer sur les contrastes sensoriels. L’obscurité accentue l’écoute et l’imagination, tandis que le rythme de la mer enveloppe le spectateur. Ainsi, l’éclairage, feutré ou vif, latéral, vertical (douches) ou en diagonales, suggérait la provenance et l’origine de la détresse, l’angoisse, et la douleur, dont la progression et l’imminence étaient annoncées par des boucles de cadences rythmiques et de corpus musicaux saccadés. L’intensité du son des vagues réside dans ses pauses avec des  moments de silence total entre deux vagues pour créer une forte tension dramatique. Le vent souffle. Dans la mer,il y a un tel mouvement. Dans des dialogues empreints de violence et de colère, les artistes  en détresse absolue, allaient dans tous les sens, s’accusant, se chamaillant, se bousculant, gesticulant, communiquent avec la mer ,courant et vociférant, tous en quête de sens qui apaisera leurs angoisses et leurs tourments.

Wafa Taboubi  propose ainsi une mise en scène à la fois spectaculaire et sensible, en immersion totale dans un monde d’ombres, de légères brises et de vents violents. «  Ici, le théâtre est avant tout une expérience, provoquant en nous des mouvements sensoriels et mentaux subtils et inattendus.. La mer, elle, est toujours là. Le paysage, havre de silence, sonne comme un appel. Les acteurs affrontent leurs peurs, leurs désirs d’évasion et leurs désillusions. Dans cette nouvelle production , les contrastes entre ombre et clarté reflètent désarroi et espoir. C’est là que réside la beauté de cette scène d’Hammamet , une sorte de « Nokha » dit -elle.  Cette comédienne n’envoie pas de messages de désespoir «  j’ai choisi un théâtre qui exprime les préoccupations des gens, en particulier des marginalisés et des oubliés, afin de les connecter au public, qui fait partie d’un processus de réforme et d’optimisme. » dit-elle

                     Kamel Bouaouina

Photos Rached Berrazagua 

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Les « Fugueuses » ouvrent le bal ce soir au festival international d’Hammamet, histoires des femmes qui voulaient partir!

Partir ou rester ? C’est la question que Wafa Taboubi  posera ce soir avec une intensité bouleversante à l’occasion de l’ouverture du festival international d’Hammamet..La metteuse en scène et dramaturge tunisienne a réuni  dans sa nouvelle création « Les Fugueuses » sur scène six inconnus « cinq femmes et un homme  » dans un espace suspendu, hors du temps. Il s’agit de Fatma Ben Saïdane, Mounira Zakraoui , Lobna Noomene , Mouhamed Bouzid , Oumaima Bahri , et  Sabrine Omar . Six trajectoires marquées par la précarité, la violence, le divorce et l’invisibilité sociale. Six voix qui, ensemble, ont refusé de se taire.

Qui n’a jamais rêvé de fuguer ? Dans la pénombre, seules les voix et les sonorités ouvrent les espaces et les rêves d’évasions. Dans ce dispositif immersif, à la croisée de la performance poétique, de la composition sonore spatialisée et de la musique , ces cinq  femmes et un homme empruntent un chemin sans retour,  abandonnent, avec courage, l’assignation. Elles tracent une cartographie émouvante de ces désirs d’ailleurs. Malgré leurs trajectoires différentes, ils choisissent de poursuivre ensemble un horizon plus vaste, porté par l’espoir autant que par la peur. En chemin, ils se perdent et affrontent le doute sur l’existence, le vide, le sens et l’avenir. Une certitude demeure : rien ne sera plus comme avant.

Sur scène, la gare devient peu à peu un labyrinthe où les personnages affrontent leurs peurs, leurs désirs d’évasion et leurs désillusions. Dans cette nouvelle production , les contrastes entre ombre et clarté reflètent désarroi et espoir. Les six protagonistes possédent divers profils :  une femme de ménage âgée abandonnée par ses enfants, une enseignante suppléante vivant dans la précarité, une jeune diplômée en droit sans avenir professionnel, une ouvrière d’usine exploitée, une ramasseuse de plastique exténuée et un ouvrier divorcé, accablé par les dettes et la peur de la justice. A travers eux, Wafa Taboubi dresse le portrait d’une société minée par  la marginalisation et l’injustice sociale. Avec « Les Fugueuses », Wafa Taboubi livre une pièce poignante et bouleversante qui interpelle dans le style du théâtre existentialiste, poursuivant ainsi dans la lignée de ses précédentes œuvres, « Les Veuves » et « La Dernière ». Cette  pièce tunisienne « Les Fugueuses »  a remporté le Tanit d’Or de la 26ème édition des Journées Théâtrales de Carthage (JTC) en plus du prix du meilleur scénario et celui de la meilleure interprétation féminine attribué à Lobna Noomen.

                   Kamel Bouaouina

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Festival international de Carthage : les billets de la 60e édition désormais en vente

La direction du Festival International de Carthage (FIC) a annoncé jeudi après-midi sur sa page Facebook officielle l’ouverture des points de vente et de la billetterie électronique pour la 60e édition, prévue du 16 juillet au 19 août 2026 au Théâtre romain de Carthage.

La vente aux guichets débutera le samedi 11 juillet 2026 à partir de 16h00. Les spectateurs pourront acquérir leurs billets au Théâtre romain de Carthage ainsi qu’à la Cité de la Culture à Tunis.

L’achat en ligne, ouvert le dimanche 5 juillet, se poursuit en parallèle pour l’ensemble des soirées sur la plateforme numérique teskerti.tn ainsi que sur le site internet officiel de ce rendez-vous estival annuel, festivaldecarthage.tn.

Cette mise en vente intervient après la révélation mardi soir, lors d’une conférence de presse au musée paléochrétien de Carthage, de la programmation complète de cette édition anniversaire. Créé en 1964, le festival propose pour cette 60e édition une grille de vingt spectacles, intégrant temps forts arabo-tunisiens et cinq rendez-vous occidentaux et subsahariens venus d’Afrique, d’Europe et des États-Unis.

Selon les tarifs officiels établis par le comité directeur, les prix des tickets d’entrée oscillent entre 30 et 100 dinars tunisiens (DT) pour les gradins, tandis que ceux des chaises varient de 80 à 150 DT selon les productions.

Ce tarif maximum concerne le concert d’ouverture du Tunisien Saber Rebaï le jeudi 16 juillet, les prestations de l’Algérien Cheb Khaled le samedi 18 juillet, du Britannique Sami Yusuf le samedi 1er août, du duo syrien Mayada El Hennawy et Mohamed Khayri le jeudi 6 août, de l’Égyptien Tamer Ashour le samedi 8 août, ainsi que les concerts des Libanaises Elissa le samedi 15 août et Majda El Roumi pour la clôture le mercredi 19 août. Les places pour ces grandes soirées internationales et arabes sont fixées à 100 DT pour les gradins et 150 DT pour les chaises.

Pour les soirées de variété et musicales nationales, les concerts de Nordo le mardi 21 juillet, de Yosra Mahnouch le mardi 28 juillet, ainsi que la soirée caritative du Libanais Rayan le dimanche 2 août sont affichés au prix de 60 DT en gradins et 100 DT sur chaises.

Le concert de la Tunisienne Amina Fakhet le lundi 17 août est fixé à 80 DT pour les gradins et 120 DT pour les chaises.

La pièce de théâtre « Al Kahramana, El Mkhabbel fi Kobba » de Moez Toumi programmée le dimanche 26 juillet, le concert de Nabiha Karaouli pour la Fête nationale de la femme le jeudi 13 août, ainsi que le spectacle instrumental italien Rondò Veneziano le mardi 4 août sont proposés à 40 DT en gradins et 80 DT sur chaises.

Le festival propose un prix unique de 30 DT pour les places de gradins concernant les projets collectifs et les ensembles instrumentaux. Ce tarif concerne la production de l’Orchestre Symphonique Tunisien « Symphonies 60 » sous la direction du maestro Shady Garfi prévue le mercredi 22 juillet, la soirée du patrimoine musical national « Watanon bihob el achikine » le samedi 25 juillet, le Ballet Flamenco de Andalucía le jeudi 30 juillet, ainsi que la troupe multiculturelle Folklores du Monde programmée le mardi 11 août.

Géré directement par les services du ministère des Affaires culturelles, représenté par l’Établissement national de promotion des festivals et des manifestations culturelles et artistiques (ENPFMCA), le festival se déroulera, pour la deuxième année consécutive, sans directeur.

Les spectacles débuteront généralement à 22h00 pour se terminer aux alentours de minuit, horaires spécifiés sur les billets de chaque spectacle.

(D’après Tap)

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Festival de Carthage : 20 soirées au programme de la 60e édition

La direction du Festival International de Carthage a dévoilé mardi soir, lors d’une conférence de presse organisée au musée paléochrétien de Carthage, la programmation complète de sa 60e édition anniversaire qui se déroulera du 16 juillet au 19 août 2026 à l’Amphithéâtre romain de Carthage.
Pour cette édition historique marquant six décennies d’existence, le festival propose une grille éclectique de 20 spectacles, intégrant cinq rendez-vous occidentaux et subsahariens venus d’Afrique, d’Europe et des États-Unis pour rompre avec le répertoire arabo-tunisien.
Le coup d’envoi sera donné le jeudi 16 juillet par le chanteur tunisien Saber Rebaï, tandis que l’icône libanaise Majda El Roumi assurera le concert de clôture le mercredi 19 août.
Parmi les moments forts de cette édition figurent les prestations du roi du Raï Cheb Khaled, de la star pop libanaise Elissa, ou encore de la diva tunisienne Amina Fakhet.
Le volet international non arabe verra défiler la formation américaine de légende The Jacksons, l’artiste béninoise Angélique Kidjo, l’ensemble instrumental italien Rondò Veneziano, la troupe multiculturelle Folklores du Monde (Malte, Libye, Chine, Japon et Tunisie) ainsi que le Ballet Flamenco de Andalucía pour une soirée dédiée à l’Espagne.

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Point de presse du directeur du Festival International de Hammamet : le programme, l’affiche, les ventes en ligne

 Le festival international d’Hammamet aura lieu du  11 juillet au 13 août 2026. Il fêtera Hammamet cet été sa 60ème édition anniversaire. Le public pourra profiter des rendez-vous nocturnes, autour de la musique du monde, de la danse et du théâtre, a souligné Néjib Kesraoui, directeur du festival international d’Hammamet lors d’un point de presse organisé vendredi 3 juillet au centre culturel d’Hammamet « Depuis 1964, le FIH n’a cessé de briller et porte toujours aussi bien sa touche internationale, en attirant des artistes des quatre coins du monde, et qui arborent différents genres musicaux comme le Jazz, le Blues, le Fado, le Rock Alternatif, la musique africaine, le Tarab, les sonorités cubaines ou électroniques, en passant par l’arabe contemporain et les projets inédits. 32 spectacles sont programmés, avec une pléiade d’artistes venus de 12 pays : la Tunisie, le Liban, la Palestine, les USA, le Mali, l’Espagne, le Portugal, Cuba, la Turquie, le Maroc, l’Algérie et l’Italie. Une programmation éclectique a été minutieusement établie. Elle s’ouvre sur une sélection accrue d’artistes à succès.Fidèle à sa tradition, le FIH s’ouvrira avec la création théâtrale tunisienne « Les Fugueuses » de Wafa Taboubi et se clôturera le 13 août avec Sofia Sadok lors de la journée de la femme tunisienne. C’est une manifestation culturelle mais aussi touristique qui boostera toute une économie locale voire nationale» dit-il 

Plusieurs spectacles affichent sold-out !

Le  festival international d’Hammamet draine un public habitué à un programme bien spécifique et juste sur mesure… Des artistes du monde entier viennent enchanter un public qui cherche la diversité et l’originalité. Les artistes tunisiens, toute génération confondue, s’appliquent à présenter leurs spectacles et concerts avec bonheur. Néjib Kasraoui est revenu sur  l’organisation et la programmation au complet de l’édition 60 Il s’agit d’une occasion annuelle et estivale attendue qui vise à renouer avec le public distingué de la ville de Hammamet.. Multidisciplinaire et riche culturellement, le programme est inclusif, diversifié et varié, avec une considération importante pour les nouveautés artistiques qui rythment la scène tunisienne.  Ce festival est avant tout un lieu de rencontres magiques : rencontres d’âmes venues de rivages lointains, dialogues entre générations passionnées, toutes animées par la conviction que le théâtre, la musique, la danse et les arts vivants sont des langages universels, des portes ouvertes sur la diversité, des miroirs de l’âme humaine. Au programme, précise Néjib Kasraoui : 32 spectacles dont 13 tunisiens, 11 arabes, 7  internationaux et un spectacle marocain-tunisien. Cet évènement annuel brille par son ouverture mondiale sur le monde arabe et occidentale.La vente des billets se fait exclusivement via le site officiel du festival. Un grand engouement malgré les prix élevés de certains spectacles qui ont beaucoup fait parler sur les réseaux.  Plusieurs  spectacles sont vendus en ligne en trois heures et affichent sold-out. Les organisateurs ont laissé éclater leur joie : « Un grand  engouement… C’est juste incroyable » disait le directeur du festival qui appelle le public à éviter tout recours au marché parallèle, avertissant que toute personne impliquée dans la vente ou l’achat de billets hors du circuit officiel s’expose à des poursuites judiciaires, conformément à la législation en vigueur.

Affiche de la 60éme édition : Palette et ambiance

 

A propos de l’affiche de cette 60éme édition contestée sur les réseaux sociaux, , Néjib Kesraoui a indiqué que son ambition n’a jamais été de représenter le festival de manière illustrative ou figurative, mais de proposer une abstraction visuelle et graphique de son « âme ». « Nous avons  choisi une palette de couleurs intenses, contrastées, presque électrisantes : rouge, bleu, vert, jaune, fuchsia… Ces teintes expriment la diversité des formes artistiques et leur vitalité. Le fond bleu nuit vient équilibrer cet éclat. Il ancre la composition dans l’atmosphère propre au festival : celle des représentations en plein air, sous un ciel nocturne. Ce bleu, profond et enveloppant, agit comme une respiration visuelle qui met en valeur le mouvement et la lumière.La forme abstraite peut s’adapter, se déplacer, se recomposer : elle incarne un lien vivant, une circulation d’énergies, un espace de rencontre plutôt qu’un cadre figé.Les formes, les cercles, les couleurs ont été conçus pour être animés, transformés, réutilisés sur divers supports : déclinaisons pour chaque spectacle, visuels numériques, objets promotionnels, formats vidéo ou signalétique. Cette flexibilité assure une cohérence d’ensemble tout en permettant au visuel de s’adresser à différents publics, dans différents contextes. C’est une identité qui respire, qui s’adapte, qui vit. Une identité visuelle, à la fois contemporaine et fluide, qui symbolise le festival dans ce qu’il a de plus essentiel : ce lien vibrant qu’il construit entre les artistes, les spectateurs, et la ville de Hammamet.

                                     Kamel Bouaouina

Photos Berrazagua

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Festival de Carthage : Mayada El Hennawy, Cheb Khaled et Majida El Roumi de retour sur scène

La 60e édition du Festival international de Carthage marquera le retour sur la scène du théâtre romain de plusieurs grandes figures de la chanson arabe et internationale, a appris l’agence TAP auprès d’une source officielle.

Selon cette source, la chanteuse syrienne Mayada El Hennawy, l’artiste algérien Cheb Khaled et la diva libanaise Majida El Roumi figurent parmi les têtes d’affiche de cette édition anniversaire. Le chanteur britannique Sami Yusuf se produira, quant à lui, pour la première fois au théâtre romain de Carthage.

L’ouverture du festival sera assurée par la star tunisienne Saber Rebai, à l’occasion du 60e anniversaire de la création du Festival international de Carthage.

Mayada El Hennawy retrouvera ainsi le public tunisien après une absence de 21 ans, son dernier concert en Tunisie remontant à 2005.

Cheb Khaled reviendra à Carthage pour la première fois depuis sa prestation de 2016, tandis que Majida El Roumi renouera avec la scène du théâtre romain après sa dernière participation en 2018.

La programmation comprendra également la chanteuse béninoise Angélique Kidjo ainsi que l’artiste tunisienne Nabiha Karaouli, aux côtés d’autres artistes tunisiens, arabes et internationaux.

La conférence de presse consacrée à cette 60e édition est prévue le 7 juillet au Musée paléochrétien de Carthage, où seront dévoilés le programme complet ainsi que les détails de l’organisation du festival.

La même source a ajouté que la vente des billets sera ouverte dans les prochaines heures via les plateformes électroniques dédiées.

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Tunisie-Espagne : vers une coopération culturelle renforcée

La ministre des Affaires culturelles, Amina Srarfi, s’est entretenue mardi à Tunis avec l’ambassadeur d’Espagne en Tunisie, Isidro González Afonso, pour examiner le développement de la coopération bilatérale dans les secteurs du patrimoine, de la musique et du cinéma, selon un communiqué publié en fin d’après-midi sur le site du ministère.
Les discussions ont porté sur l’échange d’expertises musicales, notamment à travers la formation d’instrumentistes et la programmation de spectacles conjoints pour la prochaine saison culturelle ou lors de la manifestation « l’Octobre musical », en coordination avec le Théâtre de l’Opéra de Tunis. Le partenariat technique lié à la fabrication et à la maintenance des instruments de musique sera également poursuivi, a-t-on indiqué.
Dans le domaine du patrimoine, les deux parties ont convenu de renforcer la formation dans la conservation et la restauration, en ciblant la préservation des plafonds en bois des édifices anciens et des mosaïques.
La réunion a tracé les contours de futurs accords de partenariat entre les musées tunisiens et espagnols, ainsi qu’un projet de rapprochement entre les villes de Carthage et de Carthagène.
Sur le plan audiovisuel et de lédition, la ministre et le diplomate espagnol ont évoqué des projets de coproduction de documentaires axés sur « la route des Andalous » ou « la route d’Hannibal », parallèlement à l’intensification des projets de traduction croisée entre l’arabe et l’espagnol, notamment pour la littérature enfantine.
L’entretien a également permis d’évoquer l’intensification de la participation des troupes tunisiennes aux manifestations culturelles en Espagne, le soutien aux expositions d’arts plastiques et le développement des résidences artistiques réciproques.

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