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Coupure d’électricité : Les précautions à observer

Avec le phénomène mondial des canicules ayant fait jusqu’ici des milliers de victimes dans le monde, il est normal que l’électricité en pâtisse à l’échelle surtout de la consommation. Et pour parer à la crise, il existe des précautions à prendre ensemble, pour la sauvegarde de notre système électrique. La Presse — La communication instantanée, […]

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Les températures prévues pour cette nuit en Tunisie

Le ciel sera peu nuageux cette nuit sur la plupart des régions de la Tunisie, où les températures seront élevées et pouvant dépasser les 36 degrés.

L’Institut national de la météorologie (INM) annonce un vent faible à modéré et une mer calme à peu agitée dans les différentes zones du pays avec des minimales nocturnes variant entre 28°C et 32°C sur les zones côtières et les hauteurs.

Celles-ci seront plus élevées sur le restent des régions, où elles varieront entre 33°C et 36°C.

Y. N.

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Les climatiseurs détrônent les appareils électroménagers et explosent la consommation d’électricité

Les climatiseurs occupent désormais la deuxième place parmi les appareils électroménagers les plus énergivores dans les foyers tunisiens, selon une récente étude, a indiqué le directeur de l’efficacité énergétique dans le secteur du bâtiment à l’Agence Nationale pour la Maîtrise de l’Energie (ANME), Abdelkader Baccouche. Alors qu’ils occupaient la troisième position dans une précédente étude […]

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Pour parer au chaos estival : Concevoir une animation intelligente des plages

Avec les interventions musclées des autorités compétentes, ceux qui avaient pris l’habitude d’occuper les plages et d’en tirer profit de manière assez éhontée et désordonnée, alliant l’exploitation de grandes étendues en tant que parkings ou en érigeant des cabanes, en plantant des ombrelles ou des parasols, etc. ont commencé à comprendre que ces plages sont […]

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Canicule et hydratation : Quelle eau privilégier ?

En cette période de grande canicule, rien ne vaut les vertus d’une eau saine, à même de garantir une hydratation optimale de l’organisme. C’est ainsi que la consommation d’eau minérale et autres, de source, grimpe durant l’été. Comment choisir parmi les innombrables marques locales celle qui convient le mieux à son état de santé ? La […]

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Après la vague de chaleur, une baisse des températures prévue dès mercredi prochain

Les températures resteront élevées dans la plupart des régions tunisiennes jusqu’au début de la semaine prochaine. Une baisse relative est toutefois prévue à partir du mercredi 22 juillet 2026, a indiqué Saïda Ben Salah, ingénieure principale à l’Institut national de la météorologie, dans une déclaration à la Radio nationale. Selon la même source, le temps […]

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La STEG annonce des coupures d’électricité en soirée dans plusieurs régions

La Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) a annoncé qu’en raison de la préservation de la stabilité du réseau électrique national, des coupures d’électricité temporaires et tournantes pourront intervenir ce vendredi 17 juillet 2026, de 17h00 à 21h00, selon les besoins du réseau.

Les coupures concerneront, par intermittence, plusieurs localités dans les gouvernorats de :

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Vidéo choc dans une clinique privée à Tunis : une patiente anesthésiée filmée au bloc opératoire, la justice saisie

Une famille tunisienne s’apprête à saisir la justice après la diffusion d’une vidéo montrant une patiente en état d’inconscience, sous anesthésie complète, à l’intérieur du bloc opératoire d’une clinique privée à Tunis. Les images, largement relayées récemment sur les réseaux sociaux, ont provoqué une vague d’indignation et relancé le débat sur le respect du secret […]

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Coupures d’électricité : la CONECT recommande des mesures pour limiter les impacts

La Confédération des Entreprises Citoyennes de Tunisie (CONECT) suit avec préoccupation les répercussions des coupures d’électricité programmées sur les entreprises  de divers secteurs et dans différentes régions, ainsi que les pertes directes et indirectes qui en découlent en raison de l’arrêt de la production et de la perturbation du rythme de travail, outre les dommages causés aux équipements industriels, électriques et électroniques, impactant négativement la rentabilité des entreprises, leur compétitivité ainsi que le climat des affaires.

La centrale patronale reconnaisse les efforts déployés par la Société Tunisienne de l’Électricité et du Gaz (STEG) pour informer le public des opérations de coupure programmées via les différents canaux de communication, mais elle regrette le fait que les données publiées ne sont pas, dans la plupart des cas, suffisamment précises ou détaillées, aussi bien en termes d’identification des zones concernées, d’horaires ou de durée prévue des coupures, ce qui empêche les entreprises de planifier leurs activités et de prendre les mesures nécessaires pour atténuer les effets négatifs de ces coupures.

La confédération appelle, à ce propos, dans un communiqué publié vendredi, à développer davantage le système d’information relatif aux coupures programmées, en fournissant des données précises et actualisées sur les zones concernées, les horaires et la durée prévue des coupures, et en adoptant des moyens de communication plus efficaces et susceptibles de garantir aux entreprises l’accès à l’information nécessaire, afin de prendre les dispositions pour limiter les pertes et préserver la continuité de l’activité.

La CONECT souligne également que la résolution de ces problèmes ne doit pas se limiter à l’amélioration des mécanismes d’information préalable, mais nécessite l’adoption d’une approche participative basée sur le dialogue et la coordination entre les différentes parties concernées, afin de formuler des solutions  efficaces et durables qui limitent la récurrence des coupures et renforcent la stabilité de l’approvisionnement énergétique, garantissant ainsi la pérennité de l’activité économique et préservant la compétitivité des entreprises.

La confédération a, dans ce même ordre d’idées, affirmé sa disposition de  jouer le rôle de partenaire actif aux côtés de la STEG, des autorités publiques et de tous les intervenants pour contribuer à l’élaboration de propositions et de solutions efficaces.

Il s’agit, selon la CONECT, d’encourager l’investissement dans les énergies renouvelables, le développement des systèmes de stockage d’énergie, ainsi que le renforcement des programmes d’efficacité énergétique, de rationalisation de la consommation et de gestion de la demande d’électricité, de manière à soutenir la sécurité de l’approvisionnement énergétique et à servir les intérêts des entreprises et de l’économie nationale.

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Canicule : plan d’urgence à Kairouan pour contrer les incendies

Les autorités régionales de la Tunisie centrale se mobilisent face aux risques climatiques extrêmes de l’été. La commission régionale de lutte contre les catastrophes déploie des postes de surveillance avancés de la Protection civile dans les zones forestières à haut risque. En effet, le gouverneur de Kairouan, Dhaker Bargaoui, a convoqué et présidé une réunion […]

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Canicule : Jammel enregistre 49°C, la température la plus élevée en Tunisie aujourd’hui

La délégation de Jammel, relevant du gouvernorat de Monastir, a enregistré vendredi la température la plus élevée à l’échelle nationale, avec un pic de 49 degrés Celsius, selon les données publiées par l’Institut national de la météorologie (INM). Cette température a été relevée jusqu’à 13h30, faisant de Jammel la zone la plus chaude du pays […]

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Alerte canicule : l’ONSR publie un guide de sécurité d’urgence pour les automobilistes

Le stress thermique extrême qui paralyse la Tunisie pousse les autorités de régulation routière à déployer des mesures de contingence d’urgence. Face au dôme de chaleur exceptionnel qui frappe la Tunisie, l’Observatoire national de la sécurité routière (ONSR), appelle à une vigilance accrue via un bulletin d’alerte et de prévention routière d’une rigueur inédite publié […]

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La Tunisie première mondiale dans la gestion des aires marines protégées

La Tunisie s’est hissée à la première place mondiale en matière d’efficacité de gestion des aires marines protégées, selon les résultats de l’Indice de performance environnementale (EPI) 2026. Ce classement international, qui évalue les performances environnementales de 177 pays, place également la Tunisie à la 85e position mondiale avec un score global de 41,05 points. […]

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Bab Souika : coup de filet de la municipalité, produits périmés détruits et mobilier saisi

La municipalité de Tunis a mené jeudi une opération de contrôle sur le terrain dans le secteur municipal de Bab Souika, visant à libérer les trottoirs occupés illégalement et à vérifier le respect des conditions sanitaires dans les commerces ouverts au public. Cette intervention a permis de relever plusieurs infractions, de saisir du mobilier installé […]

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La Steg annonce la poursuite des coupures impromptues d’électricité

La Société tunisienne d’électricité et de gaz (Steg) a annoncé dans un communiqué que des coupures de courant intermittentes auront lieu aujourd’hui, vendredi 17 juillet 2026, entre 11 h00 et 15 h00, dans plusieurs zones du pays. La canicule a bon dos, et sert à justifier ce qui ressemble de plus en plus à une punition collective.

Les zones concernées sont Tunis, Ariana, Ben Arous, Al-Madina Al-Jadida, Les Berges du Lac, Radès, Fouchana, Mghira, Borj Cedria, Soukra, El-Mourouj,  Sanhaja, Riadh Andalous, Manouba, El-Hmada, Tazarka, El-Mida, El-Mrezga, Essomaâ, Menzel Temime, Menzel Bouzelfa, Takelsa, Soliman, Souaf, Rouhia, Makthar, Bousalem, Ghardimaou, Goubellat, Jerissa, El-Krib, Dahmani, Souk El-Ahad, Zaâfrane, Kébili, El-Kalaâ, Menzel Lahbib, El Akarit, Matmata, Sidi Makhlouf, Medenine Sud, Medenine ville, El-Ahcham, Mouansa, Guellala, El-May, Robbana, Sedouikech, Ben Guerdane, Sidi Mansour, Bir Salah, El-Hancha, El-Ghraba, El-Amra, El-Msatria, Jebeniana, Chaffar, Bir Ali, Mahres, Agareb, Raqqada, Bouhajla, Dar El-Jamiya, Ouled Achour, Sehilat, Sbiba, El-Ala,  Rejiche, Sidi Abdelhamid, Hay Erriadh, Hammam-Sousse, Kalaa Sghira, Ksar Lamta, Aïn Jloula, Jammel, Bembla, Msaken, Bouhjar, Zaouiet Gannouch, Sahline, Menzel Kamel, Moknine, Chebba, Souassi, Karkar, Sidi Bouali, Kalaa Kebira.

La Steg précise que cette liste n’est pas exhaustive et que les coupures pourraient s’étendre à d’autres secteurs, soulignant que cette mesure est prise «pour garantir la sécurité et la pérennité du réseau électrique».

L’entreprise publique invite les citoyens à prendre les précautions nécessaires, précisant que le rétablissement du courant s’effectuerait sans préavis. Elle se garde donc de s’engager sur la durée prévisible des coupures et encore moins de présenter des excuses aux citoyens, qui sont tenus d’encaisser ces désagréments comme une punition collective de la part d’une administration qui n’a jamais aussi omnipotente et aussi incompétente.

Les responsables de la Steg semblent dire ou sous-entendre ceci : «Vous devez être contents que nos équipes soient déployées par cette canicule pour réparer les pannes».

Que Dieu allège les malheurs des Tunisiennes et des Tunisiens !

I. B.

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Ouvrières agricoles : rendre visible les invisibles

Dans le cadre du projet Tamkin Femmes Rurales, une note a été publiée. Intitulée «Ouvrières agricoles : repenser le travail agricole féminin pour un développement rural durable et inclusif», cette note se veut examiner la situation des ouvrières agricoles dans notre pays, tout en proposant des recommandations concrètes, visant à améliorer les conditions de travail de ces ouvrières et à mieux valoriser leur contribution au secteur agricole.

«Ouvrières agricoles : repenser le travail agricole féminin pour un développement rural durable et inclusif», tel est l’intitulé d’une note de réflexion pour de nouvelles pistes d’action.

Cette note de réflexion a été rédigée dans le cadre du projet Tamkin Femmes Rurales (2025-2026), mis en œuvre suite à une collaboration entre l’Association pour la Protection de l’Environnement et du Développement Durable de Bizerte (APEDDUB), INRAT, INAT et Cirad.

Ce projet est soutenu par Savoirs éco, projet financé par l’Union européenne et mis en œuvre par Expertise France qui vise à appuyer les Structures Productrices de Savoirs à vocation Économique (SPSE) dans notre pays.

L’amélioration des conditions de travail, une priorité

Il est expliqué que cette note examine la situation des ouvrières agricoles, qui représentaient 58% de la main-d’œuvre rurale en 2017, mais exercent majoritairement sans contrat ni protection sociale. Pour leur note, les auteurs ont choisi de croiser une recherche, menée sur trois gouvernorats, en 2024, dans laquelle il est indiqué qu’environ 75% des ouvrières agricoles exercent sans contrat de travail et 92% ne bénéficient pas d’une affiliation à un régime de sécurité sociale, et un atelier participatif tenu à Béja en février de cette année, pour formuler des recommandations autour de cinq axes : définir un statut officiel, rendre effective la protection sociale, améliorer rémunération et conditions de travail, sécuriser le transport et soutenir l’organisation collective des travailleuses.

Le document insiste sur le fait que le travail des ouvrières agricoles reste largement invisibilisé, sous-estimé et peu réglementé, exerçant dans un cadre informel et dans des conditions précaires.

Elles évoluent en marge des dispositifs d’action publics et leurs droits fondamentaux sont souvent négligés au profit de la rentabilité des exploitations agricoles, étant restées pendant longtemps invisibles des politiques de développement.

D’autre part, les jeunes générations se détournent du travail agricole, préférant travailler dans des usines ou en ville, ce qui pourrait menacer à terme le fonctionnement du secteur agricole dans son ensemble.

L’on peut lire dans la note que l’amélioration des conditions de travail des ouvrières agricoles est une priorité pour faire progresser le bien-être de nombreuses femmes rurales chez nous et permettre, aussi, de redonner le goût de la terre aux jeunes.

Le document rappelle que les ouvrières agricoles accèdent au travail souvent à travers des intermédiaires, assurant la mise en relation entre l’offre de travail des agriculteurs et les disponibilités de travail des ouvrières. Les ouvrières changent souvent, au cours d’une même saison agricole, de lieu de travail, en fonction des tâches à effectuer. Ce qui a pour conséquence qu’elles disposent d’un faible pouvoir de négociation, se traduisant par des rémunérations souvent très insuffisantes. Il est donné comme exemple le gouvernorat de Béja dans lequel, en 2025, certains salaires étaient compris entre 10 et 20 dinars par jour.

Pallier les transports dangereux

Outre les salaires, un autre problème se pose : les transports. Comme mentionné dans la note, les conditions de transport des ouvrières agricoles demeurent particulièrement préoccupantes : souvent transportées à l’arrière de camionnettes et de pickups dans des conditions ne respectant pas les normes minimales de sécurité. Certains intermédiaires assurent fréquemment la fonction de transporteur en dehors d’un cadre réglementaire effectif.

Pourtant, la loi n° 2019-51 du 11 juin 2019 a instauré une catégorie spécifique de «transport de travailleurs agricoles» et l’article 2 du décret-loi n° 2024-4 du 22 octobre 2024 prévoit la mise en place d’un service de transport public routier non régulier dédié aux travailleuses agricoles, qu’elles soient salariées ou non salariées. La note rappelle que ces dispositions précisent que ce service sera assuré par des personnes physiques ou morales titulaires d’une autorisation et opérant à l’échelle d’un ou de plusieurs gouvernorats.

Cependant, nombre de transporteurs n’obéit pas au mécanisme prévu par ces deux textes. Le document insiste sur le fait que les difficultés persistent, particulièrement, en raison d’insuffisance des incitations, de la régulation et de la prise en compte incomplète des réalités du terrain, comme l’état des pistes agricoles rendant souvent difficile, voire inadapté, le recours à des bus.

Afin d’améliorer les conditions des ouvrières agricoles, les auteurs de la note préconisent, entre autres, de définir un statut de l’ouvrière agricole en leur donnant un statut officiel et spécifique et en renforçant l’inspection du travail, de rendre effective la protection sociale, en accompagnant l’inscription des ouvrières à la protection sociale et en instaurant une taxe permettant un financement spécifique de la cotisation des agriculteurs employeurs.

Les auteurs préconisent, également, d’améliorer la rémunération et les conditions de travail, en créant des organisations locales d’ouvrières, qui offriront collectivement une force de travail et un pouvoir de négociation, et en mettant en place des protocoles de sécurité du travail et à disposition des équipements de protection dans les exploitations.

D’autre part, afin d’améliorer les conditions de transport des ouvrières agricoles, des incitations et des sanctions pour la mise en œuvre de la réglementation du transport agricole et l’amélioration des pistes rurales seraient de bon ton.

Enfin, pour soutenir la structuration collective des ouvrières agricoles, il faudrait la création de syndicats au niveau national.

Zouhour HARBAOUI

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Tunisie | Les malheurs de Mehdi Ben Gharbia

La chambre d’accusation près la Cour d’appel de Tunis a ordonné la libération d’office de Mehdi Ben Gharbia dans le cadre de l’affaire liée au meurtre de Rahma Lahmar, une jeune femme qui travaillait dans l’une des sociétés dont il était actionnaire, a rapporté Mosaïque. Mais ses malheurs sont loin d’être finis.

Cette décision intervient après que la chambre a constaté que l’intéressé avait atteint la durée maximale légale de la détention provisoire. Et, sans doute aussi, parce qu’il n’y a pas d’éléments solides et concluants pouvant justifier son maintien en détention et la poursuite de sn jugement.  

Pour rappel, le juge d’instruction près le Tribunal de première instance de Tunis avait émis un mandat de dépôt contre Mehdi Ben Gharbia, en exécution d’une décision de la chambre d’accusation ordonnant l’ouverture de poursuites judiciaires et l’émission de mandats à l’encontre de plus de trente personnes dans cette affaire, remontant à 2020.

Le juge d’instruction avait ensuite prolongé une première fois sa détention provisoire de quatre mois dans le cadre de ce dossier.

Quant on pense à l’acharnement dont Mehdi Ben Gharbia a fait l’objet suite au meurtre de Rahma Lahmar suite à une rumeur insistante relayée sur les réseaux sociaux l’en accusant sans autre preuve que le fait qu’elle travaillait dans une société dont il est actionnaire et à la gestion de la laquelle il n’était pas directement impliqué, on ne peut que déplorer que l’honneur des gens soit ainsi bafoué et leur réputation traîné dans la boue pour de simples rumeurs infondées, sans attendre que l’accusation dont ils font l’objet soit étayée par une enquête judicaire sérieuse.  

Mehdi Ben Gharbia, comme beaucoup d’autres, ne tiendront pas la justice tunisienne en haute estime pour avoir fait la douloureuse expérience de poursuites fondées sur de simples rumeurs colportées sur les réseaux sociaux par de mystérieux ennemis politiques.

En attendant, l’ancien ministre et homme d’affaires restera incarcéré dans le cadre d’autres affaires. Pour combien de temps encore, sachant que sa sœur a récemment parlé sur les réseaux sociaux de la détérioration de son état de santé en raison de ses difficiles conditions d’incarcération ?

Triste destin que celui de cet homme qui avait fait plusieurs années de prison sous le règne de Ben Ali l’ayant empêché de terminer ses études universitaires et qui, peu de temps avant d’être incarcéré de nouveau, en 2023, a été endeuillé par le suicide de sa jeune épouse, mère de son unique enfant, en bas âge !   

I. B.   

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Rajae Essefiani : “Les étudiants formés en Belgique francophone et la diaspora, au cœur de la coopération”

À Tunis, la délégation Wallonie‑Bruxelles mise sur trois leviers : économie, université, culture; et ce, pour raviver des liens anciennement solides. Après 30 ans de coopération académique, l’heure est à la mise à l’échelle, explique Rajae Essefiani, déléguée générale Wallonie-Bruxelles en Tunisie. Elle revient sur des partenariats historiques en projets concrets. Interview.

Quelles sont, à votre avis, les principales opportunités et contraintes pour approfondir les relations entre Tunis et Bruxelles Rajae Essefiani ? Et comment décririez-vous les priorités que vous vous êtes fixées depuis votre prise de fonction en septembre 2023 ?

Rajae Essefiani : Les priorités depuis septembre 2023 sont celles des deux gouvernements que je représente : la Wallonie et la Fédération Wallonie‑Bruxelles. Nos grandes priorités sont la diplomatie économique, la diplomatie académique et scientifique, ainsi que la diplomatie culturelle. Plus largement, nous travaillons aussi sur la question des droits humains. Ces quatre axes structurent notre action, avec des déclinaisons qui varient selon les pays.

Ici, en Tunisie, certains axes sont davantage développés que d’autres. À mon arrivée, j’ai d’abord réalisé un bilan pour identifier ce qui devait être redynamisé et pour renforcer ce qui était déjà solide. Ce qui est très solide, c’est la coopération académique et scientifique : la délégation est installée en Tunisie depuis 1988 et la coopération formelle fonctionne depuis 1998. On approche donc des 30 ans de coopération structurée. Et le secteur académique francophone belge et les universités tunisiennes ont tissé des liens très forts.

Qu’est‑ce qui illustre ces liens ?

D’abord les accords entre les institutions académiques : une cinquantaine d’accords de coopération actifs. Concrètement, les cinq grands pôles universitaires belges — Bruxelles, UCLouvain, Université de Liège, Université de Namur et Université de Mons — ont tous des collaborations avec des universités tunisiennes. Ces pôles couvrent toutes les disciplines. Et ce qu’il  ressort très fortement de la collaboration, c’est le développement durable : recherche scientifique dans les domaines de l’eau, de l’environnement et de l’agriculture.

Et sur l’aspect universitaire, quel bilan faites‑vous aujourd’hui en termes de recherche, innovation et employabilité liés aux 53 accords universitaires ?

Je prends un exemple précis. La coopération des cinq dernières années a permis de créer des projets concrets, comme celui de l’Institut supérieur agronomique ( ISA-CM) Chott Meriem. Cet institut et l’Université de Liège ont collaboré pour mettre en place une station d’épuration pilote à base d’algues. Le système repose sur des algues qui filtrent l’eau. Tout est biologique et conçu pour être peu coûteux et adapté au contexte local. Ils ont monté une structure pilote au sein de l’ISA-CM à proximité de résidences universitaires d’environ 100 à 150 personnes. Cette station traite les eaux usées de ce groupe. Ce qui a permis d’évaluer le fonctionnement et d’identifier des améliorations.

D’autres exemples ?

Nous avons aussi travaillé sur l’égalité femmes‑hommes, notamment dans le domaine économique. Wallonie-Bruxelles International a soutenu un programme avec des cheffes d’entreprise tunisiennes et belges pour leur donner les outils nécessaires à l’exportation. Créer une entreprise et vendre sur le marché local est une chose; s’internationaliser en est une autre. Il faut s’y préparer : outils juridiques, marketing, communication, études de faisabilité.

Le projet est né d’une collaboration entre la Chambre nationale des femmes Cheffes d’entreprises (CNFCE) et la Fédération belge des femmes cheffes d’entreprise. Des binômes d’experts tunisiens et belges ont formé environ soixante cheffes d’entreprise, en partageant expériences et bonnes pratiques.

Concernant la mobilité étudiante, que constatez‑vous ?

La mobilité étudiante vers la Belgique a fortement augmenté. En 2010‑2011, on comptait environ 200 à 250 étudiants tunisiens en Belgique francophone. Aujourd’hui, en 2026, nous dépassons les 500. L’enseignement supérieur belge francophone est attractif pour les Tunisiens, souvent au niveau master, doctorat ou post‑doctorat, dans les domaines médicaux, paramédicaux et artistiques. Pour mieux faire connaître notre offre, j’ai souhaité que nous retournions sur les salons étudiants dans les pays du Maghreb. La délégation a a aussi créé le réseau des anciens étudiants tunisiens en Wallonie‑Bruxelles. Nous avons répertorié environ 300 alumnis, anciens ministres, secrétaires d’État, top managers, hauts fonctionnaires, artistes. Ce qui constitue un réseau précieux pour la coopération.

Et sur le plan économique ? Comment redynamiser les échanges ?

À mon arrivée, j’ai constaté que les échanges économiques avaient souffert de la pandémie de Covid. La reprise a été plus rapide pour le Maroc et l’Algérie que pour la Tunisie. Il fallait redynamiser les échanges commerciaux entre Wallonie‑Bruxelles et la Tunisie. Après deux ans et demi, nous commençons à voir des résultats : environ 250 demandes d’entreprises wallonnes en deux ans pour des exportations ou des partenariats. Et les chiffres d’export pour 2025‑2026 montrent une forte hausse dans les statistiques belges. La chambre de commerce belgo‑tuniso-luxembourgeoise (CCTBL) joue un rôle clé comme courroie de transmission : elle facilite les visites d’entreprises, les événements thématiques et les contacts.

Avez‑vous des actions concrètes programmées ?

Oui. En décembre, du 6 au 9, nous organisons une mission économique à Tunis à destination des entreprises wallonnes axée sur trois thématiques : eau, environnement et énergies. Ces thèmes répondent aux enjeux tunisiens et correspondent aux compétences d’entreprises wallonnes disposant de solutions innovantes : compteurs d’énergie basés sur l’intelligence artificielle, systèmes de gestion des eaux souterraines, capteurs pour mesurer en temps réel les niveaux d’eau, etc. L’idée est que ces entreprises rencontrent des acteurs tunisiens, publics et privés, pour envisager distribution, partenariats ou production locale.

Depuis deux ans, vous accompagnez le secteur du gaming en Tunisie, que faites-vous pour structurer ce système ?

Nous avons collaboré avec l’association tunisienne des technologies créatives Crea-tech et le Centre de Tunis pour l’économie culturelle numérique (TICDCE) depuis 2024. La première initiative commune a été une conférence rassemblant des opérateurs clés du secteur, qui a produit des recommandations, notamment la création d’un cluster sur le modèle wallon (Walga). Nous avons soutenu les assises du gaming et un week‑end hackathon co-organisés avec l’organisation internationale de la Francophonie (OIF-REPAN Bureau Afrique du Nord) qui a réuni 150 jeunes, motivés et créatifs, travaillant sur des prototypes. Aujourd’hui, il est important d’objectiver le secteur : il manque d’études spécifiques. La délégation a soutenu Crea-techdans l’élaboration d’une étude sur le gaming en Tunisie. En octobre également, Creat Tech et le TICDCE préparent un grand événement sur la réalité augmentée et le gaming, où nous souhaitons inviter startups et studios wallons pour créer des passerelles et projets communs.

Quel rôle joue la francophonie dans cette coopération culturelle et économique ?

La fédération Wallonie‑Bruxelles est membre à part entière de l’Organisation internationale de la Francophonie en tant que gouvernement; et ce, depuis 1980. La francophonie est donc un axe prioritaire du travail de la délégation qui est membre du groupe des ambassadeurs francophones de Tunisie. Nous coordonnons des actions culturelles, soutenons le Festival du cinéma francophone et organisons des spectacles et des événements valorisant la langue et la culture. En Tunisie, selon le rapport de l’OIF 2026, environ 53 % de la population est estimée locutrice du français. Cela facilite les échanges académiques et économiques. Mais la francophonie ne se limite pas à la promotion du français : elle promeut le multilinguisme et soutient des projets de traduction et de coédition, notamment dans la littérature jeunesse, afin de rendre les productions accessibles dans plusieurs langues.

Dans cinq ans, comment imaginez-vous les relations entre la Tunisie et la Wallonie‑Bruxelles ?

Dans cinq ans, j’imagine un renforcement des échanges économiques et commerciaux. Nous avons déjà observé une reprise et un intérêt renouvelé d’entreprises wallonnes pour la Tunisie. Je m’attends à une augmentation des investissements. J’ai répertorié une vingtaine d’entreprises wallonnes implantées ou en partenariat avec des acteurs tunisiens et je vois le potentiel d’extension de ce nombre. Je pense aussi que nous verrons davantage d’investissements tunisiens en Wallonie : ces dernières semaines j’ai invité des entrepreneurs tunisiens à envisager des projets d’implantation en Wallonie et j’ai reçu plusieurs demandes.

Pour la recherche académique et scientifique, au vu de la relation solide avec les établissements de Wallonie-Bruxelles, l’objectif est de franchir un cap : transformer les accords existants en projets européens d’envergure. La Tunisie est l’un des rares pays du sud éligible au programme Horizon Europe. Et je crois que les équipes universitaires tunisiennes et belges sont prêtes à porter davantage de partenariats structurants au niveau européen.

Le mot de la fin Mme Rajae Essefiani ?

Je veux souligner le rôle des anciens étudiants tunisiens formés dans les établissements belges francophones et celui de la diaspora tunisienne en Belgique. C’est une communauté qualifiée d’architectes, de pharmaciens, d’enseignants, universitaires qui garde des liens forts avec la Tunisie et joue un rôle actif dans la coopération. Des professeurs d’université d’origine tunisienne en Belgique sollicitent des collaborations avec des établissements tunisiens. Des enseignants tunisiens ayant suivi une partie de leur formation en Fédération Wallonie-Bruxelles reviennent en Tunisie et lancent des partenariats avec leurs anciens collègues belges. De même pour les chef(fes) d’entreprise dont la mobilité s’accroît. Ces échanges sont au cœur de la coopération.

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Plus de 5 000 voitures populaires vendues entre 27 000 et 35 000 dinars

Le marché des voitures populaires en Tunisie demeure largement dominé par les constructeurs asiatiques. Les données statistiques relatives au premier semestre 2026 montrent que les marques coréennes, chinoises et japonaises continuent de se disputer les premières places sur ce segment, malgré un léger recul des ventes par rapport à l’année précédente.

Selon les chiffres recueillis auprès de la Chambre nationale des concessionnaires et constructeurs automobiles, relevant de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (UTICA), 5 189 voitures populaires ont été vendues au cours des six premiers mois de 2026; contre 5 255 unités à la même période en 2025. Cela représente une baisse limitée de 1,3 %.

En revanche, le mois de juin affiche une évolution nettement plus favorable. Les ventes ont atteint 1 198 véhicules, contre 1 009 en juin 2025, soit une progression de 18,7 % sur un an.

Les données relatives aux prix indiquent que les voitures populaires commercialisées en Tunisie au cours du premier semestre 2026 sont proposées entre 26 790 et 35 000 dinars. Le prix moyen des modèles disponibles s’établit à environ 31 430 dinars.

La majorité des véhicules les plus vendus se situent dans une fourchette comprise entre 28 000 et 33 000 dinars, confirmant la préférence des consommateurs pour les modèles offrant un compromis entre accessibilité et niveau d’équipement.

Malgré le léger recul des ventes au premier semestre, la demande pour les voitures populaires reste particulièrement soutenue. Ce segment continue d’enregistrer une forte pression, avec des délais de livraison pouvant dépasser cinq ans dans certains cas, témoignant d’un déséquilibre persistant entre l’offre disponible et les besoins du marché.

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Vague de chaleur : un quotidien à l’épreuve des fortes températures

La hausse des températures annoncée à partir de cette semaine marque le début d’un nouvel épisode de forte chaleur qui devrait toucher une grande partie du pays. Comme chaque été, les Tunisiens devront composer avec un mercure en nette hausse, parfois accompagné de vents de sirocco qui accentuent la sensation de chaleur et rendent l’air plus difficile à supporter. Si ces épisodes sont désormais récurrents, leurs conséquences dépassent largement le simple inconfort.

Ils modifient progressivement les habitudes de vie, influencent les comportements, pèsent sur le budget des ménages et mettent sous pression plusieurs services essentiels. Au fil des années, la canicule est devenue bien plus qu’un phénomène météorologique, elle façonne désormais notre quotidien.

Des habitudes de vie qui changent au rythme du thermomètre
Lorsque les températures dépassent les normales saisonnières, les journées ne s’organisent plus de la même manière. Les rues se vident progressivement à l’approche de midi, les déplacements sont reportés en fin d’après-midi ou en soirée et de nombreuses familles choisissent de rester à l’intérieur pendant les heures les plus chaudes. Les cafés climatisés, les centres commerciaux et les plages deviennent des lieux privilégiés pour échapper à la chaleur, tandis que les promenades et les activités de loisirs commencent souvent après le coucher du soleil. L’été impose ainsi un nouveau rythme de vie, où les horaires sont dictés par le soleil plus que par les habitudes.
Cette adaptation concerne également le monde du travail. Les ouvriers du bâtiment, les agriculteurs, les agents municipaux, les livreurs ou encore les forces de l’ordre poursuivent leurs missions malgré des conditions parfois éprouvantes. Travailler plusieurs heures sous une chaleur intense augmente le risque de fatigue, de déshydratation et de malaises. Certaines entreprises réaménagent les horaires lorsque cela est possible afin d’éviter les périodes les plus chaudes, mais de nombreux professionnels n’ont d’autre choix que de poursuivre leurs activités en plein soleil. La canicule devient alors un véritable défi pour la santé et la productivité. Les fortes chaleurs influencent aussi le sommeil. Lorsque les températures restent élevées durant la nuit, beaucoup de personnes peinent à trouver un sommeil réparateur. Les réveils nocturnes sont plus fréquents, les nuits paraissent plus courtes et la fatigue s’accumule au fil des jours. Cette mauvaise qualité de sommeil peut avoir des répercussions sur la concentration, l’humeur et la vigilance, notamment chez les conducteurs ou les personnes exerçant des métiers nécessitant une attention constante.

Une facture plus lourde pour les ménages
L’un des premiers effets de la chaleur se ressent également dans le portefeuille. Pour maintenir une température supportable à l’intérieur des logements, les climatiseurs et les ventilateurs fonctionnent parfois pendant de longues heures. Les réfrigérateurs sont davantage sollicités, tandis que les besoins en eau augmentent avec les douches plus fréquentes, la préparation de boissons fraîches ou l’arrosage des jardins. Résultat : les consommations d’électricité et d’eau progressent sensiblement durant les mois d’été.
Cette hausse des dépenses intervient souvent à une période déjà coûteuse pour les familles. Les vacances scolaires, les déplacements, les loisirs et les dépenses liées à la saison estivale pèsent déjà sur le budget des ménages. L’augmentation des factures vient alors s’ajouter à ces charges, obligeant certains foyers à arbitrer entre confort et économies. Toutes les familles ne disposent d’ailleurs pas d’un climatiseur ou d’un logement suffisamment isolé pour faire face aux fortes chaleurs. Pour elles, supporter les températures élevées devient une contrainte quotidienne.
Les commerces voient eux aussi leurs habitudes évoluer. Les bouteilles d’eau, les boissons fraîches, les glaces, les ventilateurs et les climatiseurs figurent parmi les produits les plus recherchés dès que le mercure grimpe. Les marchés enregistrent également une forte demande pour les fruits riches en eau, comme la pastèque ou le melon, tandis que certains commerçants adaptent leurs horaires afin d’accueillir davantage de clients en soirée. La chaleur modifie ainsi les comportements de consommation et oblige de nombreux professionnels à s’adapter.

Des services publics davantage sollicités
Les épisodes de canicule ne touchent pas uniquement les particuliers. Ils mettent également les services publics sous pression. Les établissements de santé constatent généralement une augmentation des consultations pour déshydratation, épuisement ou malaises liés à la chaleur, notamment chez les personnes âgées, les jeunes enfants et les personnes souffrant de maladies chroniques. Les autorités sanitaires rappellent régulièrement l’importance de boire suffisamment d’eau, d’éviter les efforts physiques aux heures les plus chaudes et de limiter l’exposition directe au soleil.
Les fortes températures entraînent également une augmentation de la consommation d’électricité à l’échelle nationale. Lorsque des centaines de milliers de climatiseurs fonctionnent simultanément, la demande en énergie atteint des niveaux particulièrement élevés. Les gestionnaires du réseau doivent alors répondre à ces pics de consommation afin d’assurer la continuité de l’alimentation électrique, un défi qui revient chaque été avec l’installation des vagues de chaleur. La chaleur affecte aussi les déplacements. Conduire sous des températures élevées peut provoquer une fatigue plus rapide, une baisse de la vigilance et un temps de réaction plus long. Les longs trajets deviennent plus éprouvants, surtout lorsque les véhicules ne sont pas équipés d’un système de climatisation performant. Les animaux domestiques souffrent eux aussi des fortes chaleurs, obligeant leurs propriétaires à adapter les promenades et à veiller davantage à leur hydratation.
Les agriculteurs ne sont pas épargnés. Les épisodes de chaleur accélèrent l’évaporation de l’eau et augmentent les besoins d’irrigation des cultures. Le bétail est également plus vulnérable aux températures extrêmes, ce qui impose des mesures supplémentaires pour préserver son bien-être. Ces contraintes viennent s’ajouter aux défis déjà posés par la gestion des ressources en eau durant la saison estivale. Au-delà des conséquences immédiates, la répétition de ces épisodes montre que la canicule s’installe progressivement comme une composante durable des étés tunisiens. Les habitants adaptent leurs horaires, les entreprises réorganisent parfois leur activité, les services publics renforcent leur vigilance et les familles revoient leurs habitudes de consommation. Ce qui était autrefois considéré comme un épisode exceptionnel tend désormais à devenir une réalité récurrente.
Face à cette évolution, l’adaptation apparaît comme une nécessité. Les comportements individuels restent importants, mais ils devront s’accompagner d’une réflexion plus large sur l’aménagement des villes, la performance énergétique des bâtiments, la gestion des ressources en eau et la protection des personnes les plus vulnérables. Car la canicule ne se résume plus à quelques journées particulièrement chaudes. Elle influence désormais l’organisation de la société, l’économie et la qualité de vie de millions de Tunisiens. Chaque nouvel épisode rappelle que la chaleur n’est plus seulement une caractéristique de l’été, mais un défi auquel le pays devra apprendre à faire face de manière durable.

Leila SELMI

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