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L’emprise de Pékin sur les terres rares inquiète l’AIE

Les restrictions que la Chine envisage d’imposer aux exportations de terres rares pourraient mettre en péril 6 500 milliards de dollars de production en aval. C’est ce qu’a déclaré, jeudi 16 juillet, l’Agence internationale de l’énergie (AIE).

En octobre 2025, la Chine a décidé de renforcer ses contrôles à l’exportation en réponse aux droits de douane imposés par Washington. Et ce, avant de reporter leur mise en œuvre d’un an. Si les États-Unis et d’autres pays occidentaux se sont engagés à réduire leur dépendance aux terres rares chinoises; les experts estiment que cette transition pourrait prendre des années.

« La Chine a bâti son influence en faisant croire au monde qu’elle était le seul fournisseur », a écrit un conseiller économique de haut rang de la Maison Blanche. « La tâche des États-Unis est de collaborer avec leurs alliés du ‘monde libre’ afin de garantir l’existence d’une alternative » conlut-il.

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Orientation universitaire en Tunisie en 2026 : crise, emploi et tentation de l’exil

Un élève avec dix-sept de moyenne qui délaisse la médecine pour les sciences infirmières et un visa pour l’Allemagne : voici le symptôme d’une génération qui choisit d’abord la sortie. Entre un marché de l’emploi local à courte vue et un désir pressant d’ailleurs, l’orientation universitaire tunisienne se cherche un cap. Jilani Lamloumi, professeur émérite et ancien vice-directeur de l’enseignement supérieur, et Walid Dahdah, conseiller en information et en orientation scolaire et universitaire, décortiquent cette problématique majeure.

Le baccalauréat 2026 s’est refermé sur un chiffre en demi-teinte. Après les sessions principale et de contrôle réunies, le taux de réussite global s’établit à 50,72 %, soit 78 575 nouveaux bacheliers. Ce résultat est en recul par rapport aux deux années précédentes, quand le seuil des 52 % avait été franchi, mais il reste toutefois supérieur à celui de 2022.

Derrière cette statistique brute se cache un moment charnière pour près de quatre-vingt mille jeunes Tunisiens. C’est celui du choix d’orientation, où se joue la trajectoire professionnelle et parfois géographique de toute une génération, bien au-delà d’un simple classement de vœux. L’orientation universitaire est ainsi le premier pas vers le marché de l’emploi. Car si le baccalauréat sanctionne une fin de cycle, c’est bien l’orientation qui ouvre, ou referme, les portes de l’avenir. Reste à savoir si les difficultés que rencontrent aujourd’hui les bacheliers tunisiens relèvent uniquement des mécanismes d’orientation universitaire, ou si elles sont le symptôme d’une crise plus ancienne et plus profonde, celle de l’ensemble du système éducatif.

Un système d’orientation universitaire tunisien à bout de souffle

Pour Jilani Lamloumi, le principe fondateur devrait rester intangible : chaque citoyen tunisien doit pouvoir trouver sa place à l’université. Mais il reconnaît que cet idéal se heurte à une réalité matérielle têtue, celle de la capacité d’accueil restreinte de certains établissements, qui verrouille de fait l’accès aux filières les plus demandées.

Walid Dahdah pousse l’analyse plus loin. Il estime que le système actuel ne s’oriente pas véritablement vers l’emploi mais vers le marché du travail entendu au sens le plus étroit. Il cherche à combler des postes vacants plutôt qu’à répondre aux véritables besoins en emplois des jeunes diplômés. Cette nuance structure l’ensemble des dysfonctionnements observés aujourd’hui.

Les deux experts convergent néanmoins sur un point essentiel : le problème ne se limite pas à l’université. Walid Dahdah insiste sur l’impossibilité de dissocier le système d’orientation scolaire de celui de l’orientation universitaire. Tant que le premier reste en crise et n’a pas connu de révision en profondeur, il juge impossible d’imputer au seul système universitaire la responsabilité de la situation actuelle. C’est précisément dans cette articulation entre les deux échelons, scolaire et universitaire, que Jilani Lamloumi situe également sa proposition phare. Il conseille d’introduire la dimension professionnelle bien avant le baccalauréat, dès trois ou quatre ans avant la fin du secondaire, afin de laisser aux élèves le temps de mûrir un projet d’avenir et de mieux connaître les centres de formation professionnelle, publics comme privés.

Université, formation professionnelle et marché de l’emploi : des passerelles à construire

Cette exigence de coordination trouve un écho institutionnel dans le discours de Jilani Lamloumi, qui appelle à une synergie rigoureuse entre les ministères de l’Éducation, de l’Enseignement supérieur et de la Formation professionnelle. Sans harmonisation des parcours académiques et techniques, avertit-il, la cohérence des choix d’orientation restera compromise et la transition des jeunes diplômés vers l’emploi continuera de s’opérer dans l’incertitude.

Sur le terrain, Walid Dahdah observe déjà les effets de cette recherche de débouchés souvent empirique. Les sciences de l’éducation et de l’enseignement enregistrent désormais un niveau de satisfaction élevé dans la quasi-totalité de leurs filières, porté par des perspectives professionnelles jugées comparables à celles des sciences infirmières ou des filières scientifiques. L’informatique et les sciences de l’information suivent une dynamique similaire. Ces choix dessinent en creux la carte des filières que les bacheliers jugent aujourd’hui porteuses.

Le poids grandissant de l’emploi et de l’émigration dans les choix des bacheliers

C’est sur ce terrain que l’analyse de Walid Dahdah prend un relief particulier. Il cite l’exemple devenu emblématique des sciences infirmières, une filière qui attire désormais, dans toutes les régions du pays, des élèves ayant obtenu seize ou dix-sept de moyenne au baccalauréat. La raison tient à une forte demande de sortie, notamment vers l’Allemagne, où le vieillissement de la population génère un besoin structurel en personnel infirmier. Un très bon élève, qui aurait auparavant pu s’orienter vers médecine, choisit désormais les sciences infirmières dans le seul but d’obtenir une licence, puis un diplôme d’allemand, avant de quitter le pays. Ce phénomène n’est plus marginal, c’est une tendance en expansion.

Walid Dahdah y voit un droit légitime, celui de vouloir s’assurer un avenir professionnel, mais aussi un signal préoccupant à deux niveaux. On note d’abord un désir prononcé de la nouvelle génération de quitter le pays, qu’il qualifie de dangereux et de déroutant. On constate ensuite un désintérêt croissant pour les parcours universitaires longs et exigeants comme la médecine ou l’ingénierie, pourtant réservés aux profils les plus brillants. Il y lit également l’absence d’une réflexion collective sur de nouvelles filières et de nouveaux métiers réellement en phase avec les aspirations des jeunes générations. Alors que le système continue trop souvent à se contenter de pourvoir des postes dans des filières traditionnelles.

Autre variable longtemps considérée comme déterminante : le facteur financier. Walid Dahdah ne le nie pas, mais estime qu’il pèse aujourd’hui bien moins qu’autrefois. Toutes les filières attirent désormais des élèves issus de milieux sociaux très divers, et la logique d’un choix de filière courte pour subvenir rapidement aux besoins de la famille a nettement reculé. Il relève même un renversement générationnel du sacrifice. Alors que c’était autrefois l’enfant qui se sacrifiait, devenant par exemple instituteur pour soutenir ses frères et sœurs, ce sont désormais les parents qui investissent considérablement, dès l’école primaire et jusqu’au baccalauréat, quitte à orienter leurs enfants vers des universités privées lorsque le score obtenu ne permet pas d’intégrer la filière souhaitée dans le public.

Les filières universitaires délaissées : sciences humaines, musique et théâtre

Si certaines filières bénéficient d’un engouement nouveau, d’autres restent marquées par une désaffection persistante. Interrogé sur les sciences humaines et sociales, Walid Dahdah pointe la persistance, chez les parents comme chez les élèves, d’un regard dévalorisant hérité d’une pensée dépassée, qui considère ces disciplines comme peu utiles. Il nuance toutefois ce constat pour les filières de sciences humaines rattachées au cycle préparatoire, qui débouchent sur des parcours d’élite exigeant un score très élevé et affichant un taux d’insertion professionnelle avoisinant les 80 %.

Le cas des filières artistiques comme la musique et le théâtre illustre un problème d’une autre nature. Une procédure existe pourtant : après la session finale d’orientation, un élève peut déposer un recours accompagné d’un dossier justifiant sa pratique artistique, une demande en général acceptée. Cette voie, connue sous le nom de session des talents, reste néanmoins mal connue faute d’information suffisante.

Walid Dahdah illustre les limites du dispositif par un cas concret survenu au Kef. Une bachelière, musicienne accomplie et détentrice de plusieurs certificats, n’a pu s’inscrire dans cette filière ni au Kef, faute d’atteindre le quota légal minimum, ni à Tunis, faute d’un score suffisant, se retrouvant ainsi sans solution. Pour le conseiller, ce blocage renvoie à un manque persistant de considération, de la part de l’État comme des parents, pour le théâtre et la musique, ainsi qu’à une insuffisance d’instituts spécialisés répartis sur l’ensemble du territoire. Ce qui pousse nombre d’élèves à renoncer plutôt qu’à s’éloigner de leur région.

Repenser l’orientation en Tunisie : entre coordination institutionnelle et refonte en amont

Face à ces constats, les deux intervenants convergent vers une même conclusion : la réforme ne peut se limiter à l’échelon universitaire. Jilani Lamloumi la conçoit comme une question de coordination institutionnelle, plaidant pour une meilleure articulation entre les ministères concernés et une initiation précoce, dès le secondaire, aux systèmes de formation technique. Walid Dahdah, de son côté, situe le nœud du problème plus en amont encore, dans le système d’orientation scolaire lui-même, dont il estime que les filières actuelles ne répondent plus ni aux besoins du marché du travail ni aux grandes évolutions en cours et encore moins aux nouveaux métiers qui émergent. Toute révision du système d’orientation universitaire doit nécessairement commencer par une révision préalable de l’orientation scolaire.

Sur ce terrain de la coordination institutionnelle, une initiative récente illustre les efforts engagés par les pouvoirs publics. La Tunisie a lancé le Référentiel Tunisien des Métiers et des Compétences, abrégé en RTMC. A savoir, un outil conçu avec l’appui du ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle pour rapprocher les besoins du marché de l’emploi des compétences disponibles.

Cette cartographie des métiers, qui décrit pour chaque profession les compétences, savoir-faire et connaissances requis, ambitionne d’améliorer l’orientation des demandeurs d’emploi. Elle permet également d’accompagner les entreprises dans leurs recrutements et d’aider les organismes de formation à adapter leurs programmes aux évolutions économiques. Une telle démarche, sans se substituer aux réformes structurelles évoquées par les deux experts, témoigne d’une volonté de resserrer le lien entre formation et emploi tout en renforçant l’employabilité des jeunes diplômés tunisiens.

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La Steg annonce la poursuite des coupures impromptues d’électricité

La Société tunisienne d’électricité et de gaz (Steg) a annoncé dans un communiqué que des coupures de courant intermittentes auront lieu aujourd’hui, vendredi 17 juillet 2026, entre 11 h00 et 15 h00, dans plusieurs zones du pays. La canicule a bon dos, et sert à justifier ce qui ressemble de plus en plus à une punition collective.

Les zones concernées sont Tunis, Ariana, Ben Arous, Al-Madina Al-Jadida, Les Berges du Lac, Radès, Fouchana, Mghira, Borj Cedria, Soukra, El-Mourouj,  Sanhaja, Riadh Andalous, Manouba, El-Hmada, Tazarka, El-Mida, El-Mrezga, Essomaâ, Menzel Temime, Menzel Bouzelfa, Takelsa, Soliman, Souaf, Rouhia, Makthar, Bousalem, Ghardimaou, Goubellat, Jerissa, El-Krib, Dahmani, Souk El-Ahad, Zaâfrane, Kébili, El-Kalaâ, Menzel Lahbib, El Akarit, Matmata, Sidi Makhlouf, Medenine Sud, Medenine ville, El-Ahcham, Mouansa, Guellala, El-May, Robbana, Sedouikech, Ben Guerdane, Sidi Mansour, Bir Salah, El-Hancha, El-Ghraba, El-Amra, El-Msatria, Jebeniana, Chaffar, Bir Ali, Mahres, Agareb, Raqqada, Bouhajla, Dar El-Jamiya, Ouled Achour, Sehilat, Sbiba, El-Ala,  Rejiche, Sidi Abdelhamid, Hay Erriadh, Hammam-Sousse, Kalaa Sghira, Ksar Lamta, Aïn Jloula, Jammel, Bembla, Msaken, Bouhjar, Zaouiet Gannouch, Sahline, Menzel Kamel, Moknine, Chebba, Souassi, Karkar, Sidi Bouali, Kalaa Kebira.

La Steg précise que cette liste n’est pas exhaustive et que les coupures pourraient s’étendre à d’autres secteurs, soulignant que cette mesure est prise «pour garantir la sécurité et la pérennité du réseau électrique».

L’entreprise publique invite les citoyens à prendre les précautions nécessaires, précisant que le rétablissement du courant s’effectuerait sans préavis. Elle se garde donc de s’engager sur la durée prévisible des coupures et encore moins de présenter des excuses aux citoyens, qui sont tenus d’encaisser ces désagréments comme une punition collective de la part d’une administration qui n’a jamais aussi omnipotente et aussi incompétente.

Les responsables de la Steg semblent dire ou sous-entendre ceci : «Vous devez être contents que nos équipes soient déployées par cette canicule pour réparer les pannes».

Que Dieu allège les malheurs des Tunisiennes et des Tunisiens !

I. B.

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Tunisie – Vague de chaleur : L’INM place 21 gouvernorats en vigilance orange

En raison des fortes températures prévues qui sévissent actuellement en Méditerranée, l’INM (Institut national de météorologie) a placé 21 des 24 gouvernorats du pays en vigilance orange, contre trois en vigilance jaune, en l’occurrence Kasserine, Médenine et Tataouine.

Dans cette atmosphère, l’INM prévoit un temps chaud à très chaud avec des coups de Sirocco. Des cellules orageuses locales accompagnées de pluies isolées sont aussi prévues.

Il estime que le danger est plus grand pour les personnes âgées, les personnes atteintes de maladie chronique ou de troubles de la santé mentale, celles qui prennent régulièrement des médicaments et les personnes isolées. Les sportifs et les personnes qui travaillent dehors, doivent faire attention à la déshydratation et au coup de chaleur.

L’INM appelle également à veiller sur les enfants, précisant que les symptômes d’un coup de chaleur sont essentiellement une fièvre supérieure à 40°C, une peau chaude, rouge et sèche, des maux de tête, des nausées, une somnolence, une soif intense, une confusion, des convulsions et une perte de connaissance.

Il est fortement conseillé de rester à l’intérieur durant les heures les plus chaudes, entre 12h et 16h, et de limiter toute activité physique ou sportive. Si une sortie est inévitable, le port de vêtements légers, amples et de couleurs claires est recommandé, ainsi que le port d’un chapeau pour se protéger la tête.

Dans le logement, il convient de maintenir la fraîcheur en fermant les volets et fenêtres le jour pour n’aérer que la nuit, ou de chercher refuge deux à trois heures par jour dans un lieu climatisé.

Enfin, en cas de malaise ou de troubles du comportement, il est nécessaire de contacter un médecin ou les services de la protection civile en composant le 198.

La vigilance météorologique vise à attirer l’attention de tous sur les dangers potentiels d’une situation météorologique. Elle est, également, destinée aux services de la sécurité civile et aux autorités sanitaires qui peuvent ainsi alerter et mobiliser respectivement les équipes d’intervention et les professionnels et structures de santé.

Enfin, l’Institut fait savoir qu’une carte de vigilance est actualisée au moins deux fois par jour à 7h et 17h.

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Deltec choisit la Tunisie pour sa première implantation internationale

Le groupe allemand DELTEC, spécialiste des composants électroniques et des services EMS, annonce l’acquisition du site de production de Cicor à Borj Cédria, sa première usine hors d’Allemagne. Le groupe conserve et valorise les compétences de l’équipe tunisienne tout en intégrant verticalement ses activités. DELTEC prévoit d’implanter une nouvelle unité ultramoderne de plus de 10 000 m² et de créer à terme plus de 500 emplois.

Il convient de noter qu’une délégation de DELTEC, conduite par le CEO Carsten Ellermeier, s’est rendue en Tunisie (14–17 juillet). Et une chose est sûre : l’objectif est de renforcer l’attractivité de la Tunisie comme hub de l’industrie électronique.

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24 MDT pour sauver les petites entreprises et créer 15 000 emplois

Le ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle a annoncé avoir approuvé, jusqu’à fin 2025, le soutien à plus de 770 projets et petites entreprises en difficulté. Et ce, dans le cadre d’un programme lancé en 2024 visant à leur permettre de retrouver leur dynamique économique.

Le coût global de ce dispositif s’élève à près de 24 millions de dinars (MDT), consacrés notamment à l’accompagnement et à la relance des structures concernées.

Lors d’une séance d’audition organisée jeudi par la Commission des services et du développement social du Conseil national des régions et des districts, consacrée au programme d’autonomisation économique, les représentants du ministère ont également indiqué que l’esprit entrepreneurial a été intégré comme matière fondamentale dans les programmes pédagogiques de la formation professionnelle depuis 2024.

Dans ce cadre, l’Agence nationale pour l’emploi et le travail indépendant (ANETI) a assuré la formation de plus de 930 porteurs de projets. Tandis que l’Agence tunisienne de la formation professionnelle (ATFP) a formé plus de 130 formateurs répartis sur 54 centres. Au total, le programme a bénéficié à plus de 2 000 personnes.

Plus de 5 700 demandes financées ou en cours de financement

Concernant le financement des projets, le ministère a fait état de plus de 5 700 demandes ayant obtenu un financement ou étant en cours de traitement.

Par ailleurs, 3 077 demandes ont été enregistrées en 2025 dans le cadre de la ligne de financement destinée aux personnes en situation de handicap. Le ministère a également examiné 130 dossiers au profit des bénéficiaires de la Fondation Fida, dont certains ont déjà obtenu un financement; tandis que les autres sont encore en phase de finalisation. Afin de renforcer l’accès au financement, un contrat d’objectifs a été signé avec la Banque tunisienne de solidarité (BTS).

15 000 emplois créés dans le cadre du programme « Grands employeurs »

Les représentants du ministère ont également mis en avant le programme des « Grands employeurs », développé dans le cadre d’un partenariat entre les secteurs public et privé. Sa première phase a permis de créer 15 000 emplois, principalement dans les secteurs de la fabrication de composants automobiles et des technologies de l’information.

Sur le volet de la formation professionnelle, le ministère poursuit l’équipement de 11 centres de formation ainsi que la restructuration de plusieurs établissements dans différentes régions. Plus de 60 interventions ont également été réalisées en 2025 et 2026 afin d’améliorer les conditions d’accueil dans les internats et d’augmenter leur capacité d’hébergement de plus de 150 lits.

Le ministère a par ailleurs lancé le programme national « Nouvelle chance », destiné à favoriser la réintégration des jeunes ayant quitté précocement le système scolaire.

Appel à simplifier les procédures

Au cours des discussions, plusieurs députés ont appelé à simplifier les procédures d’inscription et d’accès au financement, notamment pour les habitants des zones rurales.

Ils ont également insisté sur la nécessité de renforcer la coordination entre les structures de formation professionnelle et les différents ministères afin de développer des programmes mieux adaptés aux besoins réels du marché de l’emploi.

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Plus de 5 000 voitures populaires vendues entre 27 000 et 35 000 dinars

Le marché des voitures populaires en Tunisie demeure largement dominé par les constructeurs asiatiques. Les données statistiques relatives au premier semestre 2026 montrent que les marques coréennes, chinoises et japonaises continuent de se disputer les premières places sur ce segment, malgré un léger recul des ventes par rapport à l’année précédente.

Selon les chiffres recueillis auprès de la Chambre nationale des concessionnaires et constructeurs automobiles, relevant de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (UTICA), 5 189 voitures populaires ont été vendues au cours des six premiers mois de 2026; contre 5 255 unités à la même période en 2025. Cela représente une baisse limitée de 1,3 %.

En revanche, le mois de juin affiche une évolution nettement plus favorable. Les ventes ont atteint 1 198 véhicules, contre 1 009 en juin 2025, soit une progression de 18,7 % sur un an.

Les données relatives aux prix indiquent que les voitures populaires commercialisées en Tunisie au cours du premier semestre 2026 sont proposées entre 26 790 et 35 000 dinars. Le prix moyen des modèles disponibles s’établit à environ 31 430 dinars.

La majorité des véhicules les plus vendus se situent dans une fourchette comprise entre 28 000 et 33 000 dinars, confirmant la préférence des consommateurs pour les modèles offrant un compromis entre accessibilité et niveau d’équipement.

Malgré le léger recul des ventes au premier semestre, la demande pour les voitures populaires reste particulièrement soutenue. Ce segment continue d’enregistrer une forte pression, avec des délais de livraison pouvant dépasser cinq ans dans certains cas, témoignant d’un déséquilibre persistant entre l’offre disponible et les besoins du marché.

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Tunisie | Le stockage d’électricité à domicile pour parer aux pannes de réseau  

Le Groupement professionnel des énergies renouvelables (GPER) relevant de la Confédération des entreprises citoyennes de Tunisie (Conect) a appelé à accélérer la finalisation des cadres, technique et réglementaire, nécessaires à l’adoption des systèmes de stockage d’électricité à domicile ou générateurs.

Cette mesure permettrait aux citoyens et aux entreprises de disposer de l’énergie produite par les panneaux solaires, considérant cette orientation comme une étape stratégique pour soutenir l’autoproduction et renforcer la sécurité énergétique en Tunisie.

Dans un communiqué publié le 15 juillet 2026, dans un contexte de multiplication des coupures d’électricité dans beaucoup de régions tunisiennes, le groupement a salué les déclarations du directeur général de l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME), Nafaâ Baccari, concernant l’orientation vers l’adoption de solutions de stockage d’électricité dans les habitations. Il a, dans ce sens, appelé l’ANME et la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (Steg) à accélérer la mise en œuvre de ce système.

Le groupement a précisé que les installations d’autoproduction, équipées de batteries de stockage, contribueraient à réduire l’impact des coupures électriques, à alléger la pression sur le réseau national, notamment lors des périodes de forte demande et à améliorer la qualité de l’approvisionnement en électricité.

Il a, également, préconisé la mise en place des mesures incitatives pour encourager les citoyens à investir dans ces systèmes, particulièrement à travers la réduction ou l’exonération des droits de douane sur les batteries de stockage et la révision des taxes appliquées aux panneaux solaires.

I. B.

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Prêt de 50 M$US au profit du Groupe chimique tunisien

La Commission des finances et du budget de l’Assemblée des représentants du peuple a entrepris, sur une demande d’examen en urgence émise par le gouvernement, l’examen du projet de loi n° 51 de 2026 portant sur l’accord de garantie conclu le 2 décembre 2025 entre la Tunisie et la International Islamic Trade Finance Corporation (ITFC), une institution multilatérale du groupe de la Banque islamique de développement (BID).

Le projet de loi concerne un contrat de Mourabaha entre le Groupe chimique tunisien (GCT) et l’ITFC pour un montant n’excédant pas 50 millions de dollars américains destiné à financer des importations d’engrais.

La conclusion de ce contrat de Mourabaha s’inscrit dans le cadre de l’accord-cadre signé le 28 avril 2024 entre l’État tunisien et l’ITFC pour la période 2024-2026, lequel vise principalement à financer les besoins en produits stratégiques de plusieurs entreprises publiques tunisiennes.
Ce financement contribuera directement à sécuriser l’approvisionnement en matières premières essentielles au cycle de production d’engrais du complexe chimique, lequel est destiné principalement à l’exportation ainsi qu’au marché intérieur. Il permettra au complexe de se procurer ces matières — auprès de fournisseurs de longue date et dans le cadre de contrats commerciaux à long terme — grâce à l’ouverture de lettres de crédit documentaires payables 30 jours après la date d’expédition.

L’ITFC a accepté d’accorder ce financement sur ses ressources propres, en recourant à une facilité renouvelable ; les fonds sont ainsi mis à disposition sous forme de solde renouvelable, permettant des tirages flexibles ainsi qu’une réutilisation des fonds après remboursement.

Chaque montant tiré est traité comme une obligation distincte remboursable en une seule fois au bout d’un an, garantissant ainsi que la répartition des charges financières correspond aux besoins de l’emprunteur.

Les conditions sont les suivantes : un montant de financement total de 50 millions de dollars ; un taux d’intérêt basé sur le SOFR majoré d’une marge de 3,75 % ; une période de remboursement de 12 mois pour chaque tirage ; et des frais d’exécution de 0,4 % du montant total du financement, le tout étant assorti d’une garantie de l’État tunisien.

Pour le reste, à quelques milliards de dollars près de prêts extérieurs à rembourser, la Tunisie est un pays souverain qui compte sur ses propres moyens, comme ne cesse de le seriner une certaine propagande nationale.

I. B.

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Tunisie-Canicule | Régler la climatisation à 26 °C

La mesure préventive exceptionnelle actuellement mise en œuvre par la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (Steg) — consistant en des coupures d’électricité alternées entre des zones et des gouvernorats — vise à alléger la charge sur le réseau, compte tenu notamment de la hausse sans précédent de la demande d’électricité, qui dépasse les capacités de production disponibles, et ce en pleine canicule estivale amenant un usage excessif de la climatisation.

C’est ce qu’a déclaré l’expert international en énergie Ezzeddine Khalfallah, jeudi 16 juillet 2026 dans l’émission ‘‘Minnek Nasmaâ’’ (Nous vous écoutons), sur Diwan FM. Cette pratique, courante dans de nombreux pays, a pour objectif de préserver la stabilité du réseau électrique et d’éviter un effondrement à grande échelle, a-t-il précisé.

L’expert a appelé à intensifier les campagnes de sensibilisation du public pour encourager les citoyens à utiliser l’électricité de manière rationnelle, soulignant que — selon une étude antérieure de la Steg — régler la climatisation en dessous de 26 °C augmente la consommation d’électricité de 7 %.

M. Khalfallah a insisté sur le fait que tout déséquilibre entre l’offre et la demande pourrait menacer le système électrique de la Steg, indiquant qu’une solution envisageable pour le pays, afin de réduire les coupures de courant durant la vague de chaleur actuelle, consisterait à acheter de plus grandes quantités d’électricité à l’Algérie.

On sait cependant que le pays voisin fait face lui aussi à un pic de consommation électrique et que certaines de ses régions ont connu cette semaine des coupures fréquentes d’électricité.

I. B.

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Vol Lyon-Tunis | Des passagers accusent Nouvelair

Un vol de la compagnie tunisienne Nouvelair reliant Lyon à Tunis s’est retrouvé au centre de la polémique dans la nuit de jeudi 16 à vendredi 17 juillet 2026, après que des passagers ont dénoncé leurs conditions d’attente à bord de l’appareil.

Selon plusieurs témoignages diffusés sur les réseaux sociaux, le vol, prévu initialement à 21 heures au départ de l’aéroport de Lyon, aurait enregistré un retard de près de 4 heures selon le site Flight Aware. Les voyageurs seraient restés immobilisés dans l’avion pendant une longue période, alors que le départ était retardé en raison de conditions météorologiques défavorables.

La colère des passagers s’est amplifiée autour de la question de la prise en charge durant cette attente prolongée. Plusieurs voyageurs affirment que le personnel navigant aurait refusé de distribuer gratuitement de l’eau aux passagers bloqués à bord, en leur indiquant que les consommations étaient payantes.

Une situation jugée incompréhensible par certains voyageurs, qui estiment qu’une attente de plusieurs heures dans un avion nécessite un minimum d’assistance, notamment l’accès à de l’eau, indépendamment des circonstances du retard.

Les passagers rappellent également que, le vol ayant décollé d’un aéroport situé dans l’Union européenne, le règlement européen CE 261/2004 encadrant les droits des passagers aériens peut s’appliquer. Ce texte prévoit notamment une obligation de prise en charge des voyageurs en cas de retard important, avec des rafraîchissements et une assistance adaptés à la durée de l’attente.

Au-delà du retard lui-même, les voyageurs dénoncent donc la manière dont l’incident aurait été géré par la compagnie. Ils réclament des explications de la part de Nouvelair sur les décisions prises par l’équipage et sur le respect des obligations envers les passagers.

Contactée sur cet incident, la compagnie Nouvelair n’a pas encore communiqué officiellement au moment de la publication.

Djamal Guettala 

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Sadok Besbes: « faire du stockage résidentiel une priorité nationale »

Face aux fortes températures que connaît le pays, on assiste depuis le début de l’été à des coupures d’électricité intermittentes qui touchent quasiment toutes les régions. La question qui se pose est la suivante : dispose-t-on d’un plan ou d’une solution à court terme pour limiter les dégâts et les incidents causés ? Quelle lecture peut-on en faire ?

Nous avons contacté Sadok Besbes, président du Groupement professionnel des Énergies Renouvelables (GPER) à Conect Tunisie, qui revient sur le délestage en Tunisie et insiste sur l’importance de faire du stockage résidentiel une priorité nationale.

Dans une déclaration exclusive à L’Economiste Maghrébin, Sadok Besbes estime que les épisodes de délestage que connaît actuellement la Tunisie constituent un signal d’alerte. “Ils nous rappellent que notre système électrique doit évoluer pour répondre à une demande croissante tout en intégrant davantage les énergies renouvelables. Cette situation ne doit pas être perçue uniquement comme une contrainte, mais comme une opportunité d’accélérer la transition énergétique” , précise-t-il.

“ À mes yeux, l’une des réponses les plus efficaces consiste à développer l’autoproduction photovoltaïque associée au stockage par batteries. Je me réjouis des récentes déclarations du directeur général de l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME), qui a confirmé la volonté d’autoriser l’installation de batteries dans les systèmes photovoltaïques résidentiels. Cette orientation représente une avancée majeure et répond à une attente de longue date des professionnels du secteur”, ajoute-t-il.

Pour lui, le stockage constitue aujourd’hui le maillon indispensable de la transition énergétique. Il permet aux ménages et aux entreprises de produire leur propre électricité, de stocker l’énergie produite pendant la journée et de l’utiliser lorsque le réseau est fortement sollicité ou en cas de coupure. “Cette approche améliore l’autonomie énergétique des consommateurs tout en apportant un soutien concret au réseau national. Le stockage ne doit pas être considéré comme un simple équipement de confort : il s’agit d’une véritable infrastructure énergétique distribuée. Des milliers de batteries installées chez les consommateurs peuvent contribuer à réduire les pointes de consommation, limiter les risques de délestage et renforcer la stabilité du réseau électrique”.

Il rappelle que le potentiel est immense. Avec plus de quatre millions de logements, la Tunisie dispose d’un formidable gisement de stockage décentralisé. “ Si seulement une partie des habitations était équipée de batteries associées à des installations photovoltaïques, notre pays bénéficierait d’une capacité de stockage de plusieurs gigawattheures, capable de renforcer significativement la résilience du système électrique” , souligne-t-il.
Pour concrétiser cette vision, plusieurs mesures doivent être engagées sans attendre. La première consiste à accélérer la mise en place d’un cadre réglementaire et technique permettant le déploiement des batteries résidentielles, en étroite collaboration entre l’ANME et la STEG.
La deuxième mesure est d’ordre fiscal. A cet effet, il précise: “Il est indispensable de supprimer ou, à défaut, de réduire fortement les droits de douane appliqués aux batteries destinées aux systèmes d’énergies renouvelables. Il est également nécessaire de revoir la fiscalité applicable aux panneaux photovoltaïques afin de rendre ces investissements plus accessibles aux citoyens, aux entreprises et aux collectivités.”

Enfin, “il est essentiel de mettre en place des mécanismes de financement adaptés pour faciliter l’acquisition de systèmes photovoltaïques avec stockage, notamment pour les ménages”, poursuit-il.

Selon Sadok Besbes, la transition énergétique n’est plus uniquement un objectif environnemental : elle est devenue une question de sécurité énergétique, de compétitivité économique et de souveraineté nationale. “Chaque installation photovoltaïque équipée d’une batterie représente une contribution concrète à un réseau plus résilient et à une Tunisie plus indépendante sur le plan énergétique”.

En tant que président du Groupement professionnel des Énergies Renouvelables, Sadok Besbes réaffirme la pleine disponibilité du GPER à collaborer avec les pouvoirs publics, l’ANME, la STEG et l’ensemble des acteurs concernés afin de transformer cette vision en réalité. “La crise actuelle nous impose d’agir rapidement. Nous avons les compétences, les technologies et les entreprises capables d’accompagner cette évolution. Il nous appartient désormais de créer les conditions qui permettront son déploiement à grande échelle.”, conclut-il.

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Tourisme: un été en retard, peut-on parler du second souffle?

Qui dit été dit saison touristique. La question qui se pose est: où en sommes-nous? Avons-nous atteint le nombre maximum pour les réservations d’hôtel malgré la fermeture de certains hôtels qui malheureusement faute de moyens, n’ont plus d’autres choix que de fermer.

Selon les experts du tourisme, pour cette saison touristique, les réservations ont enregistré un retard particulièrement important. Cela s’explique par un décalage sur les marchés européens traditionnels, laissant entendre en grande partie un climat d’incertitude qui a prévalu depuis le mois de février, dans un contexte de guerre au Moyen-Orient.

Toutefois, à cause de conflit Moyen-Orient, de nombreux vacanciers ont différé leurs décisions. Les périodes habituelles de réservation, notamment en mars et en avril, n’ont pas joué leur rôle habituel, et beaucoup d’opérateurs s’attendaient à une forte vague de last minute qui, finalement, n’a pas été au rendez-vous. La saison s’ouvre donc sur des hôtels loin d’afficher complet, même si la situation varie fortement d’un établissement à l’autre.

Mais la question essentielle: est-ce que le last minute peut sauver la saison estivale dans le cas de la Tunisie? Quand on prend l’exemple des bons hôtels, ils restent souvent protégés par leur réputation, leur positionnement,  pris en amont par les tour-opérateurs.
Ce qui fait que les tours opérateurs achètent des chambres sur la base du principe du  plein pour vide, ce qui garantit une certaine occupation, avec ou sans client final. Contrairement aux établissements moins bien classés ou moins bien positionnés, qui eux, subissent davantage la pression de la concurrence. A savoir, des prix tirés vers le bas et, souvent, qualifiée d’une image dégradée qui finit par rejaillir sur l’ensemble de la destination.

Autre élément important, le problème du prix qui doit également être replacé dans son vrai contexte. Toujours pour le cas de la Tunisie, vendre plus cher peut aussi signifier mieux valoriser la destination et augmenter les recettes en devises. Pour les différents experts du secteur, cette hausse s’explique aussi par des facteurs objectifs : l’inflation, qui a déclenché le coût des denrées et des intrants utilisés par les hôtels, ainsi que les nouvelles charges fiscales introduites par la loi de finances 2025. Les professionnels ont dû répercuter une partie de ces coûts sur les tarifs, ce qui a mécaniquement poussé les prix à la hausse.

Sur le plan des perspectives, le mois de juillet reste malheureusement difficile, mais août et l’arrière-saison suscitent davantage d’optimisme.
Si on compare avec l’année dernière, la Tunisie avait connu une saison en dents de scie, avec un mois de juillet compliqué avant un bon rebond en août, septembre et octobre. Peut-on espérer que cette année le même résultat. Car au final tout n’est pas perdu. Mais une chose est sûre: si la destination reste attractive, une partie du retard peut encore être rattrapée dans les semaines à venir…

Un autre élément qui pourrait sauver cette saison, est le retour de la clientèle russe. Depuis le 14 juillet, des vols charters ont repris vers Monastir, avec un programme porté par les tour-opérateurs Pegas et Biblio Globus Tunisia · en partenariat avec Pyramids Airlines. Le dispositif prévoit sept rotations hebdomadaires, dont cinq depuis Moscou et deux depuis Saint-Pétersbourg, ce qui ne règle pas à lui seul la question des volumes, mais constitue néanmoins un signal positif pour la destination.

Autrement dit, la saison touristique démarre avec un net retard dans les réservations, en raison d’un contexte géopolitique anxiogène qui a poussé de nombreux voyageurs à attendre le dernier moment. Cela nous amène à la réflexion suivante: on se demande si peut-on encore espérer un rebond en août qui compense un été parti trop tard?

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La Banque du Canada maintient ses taux alors que l’économie s’améliore

La Banque du Canada a maintenu son taux directeur à 2,25 %, conformément aux attentes des analystes. Marquant ainsi sa sixième réunion consécutive sans changement.

Le gouverneur de la Banque du Canada, Tiff Macklem, et son équipe ont indiqué que les coûts d’emprunt actuels restent appropriés pour soutenir la reprise économique et ramener l’inflation vers l’objectif de 2 %. « Après une année de faiblesse, l’économie du Canada montre des signes d’amélioration », a déclaré la banque dans son rapport sur la politique monétaire. « La croissance devrait s’accélérer et l’inflation devrait diminuer progressivement depuis son récent pic. L’incertitude reste élevée ».

La Banque centrale prévoit une croissance annualisée de 2,5 % au deuxième trimestre et de 1,5 % au troisième trimestre. Les décideurs ont revu à la baisse leur prévision de croissance pour 2026 à 0,7 % en raison de la faiblesse enregistrée en début d’année, mais ont relevé leurs projections pour 2027 et 2028 à 1,8 % chacune.

L’inflation sous-jacente devrait rester modérée, les responsables notant que les pressions sur les prix fondamentaux se réduisent. La banque a indiqué que cela suggère que la hausse des coûts pétroliers n’affecte pas les prix des autres biens et services.

« Malgré une certaine volatilité, les données récentes indiquent que l’économie évolue globalement conformément aux perspectives du rapport d’avril », a déclaré la banque.

La banque centrale a identifié comme principal risque haussier pour l’inflation la possibilité que les entreprises répercutent la hausse de leurs coûts de production sur les consommateurs. Les décideurs ont également exprimé leur inquiétude quant au fait que les estimations de productivité pourraient être plus faibles que prévu, ce qui indiquerait un écart de production plus réduit et des pressions inflationnistes plus importantes…

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Tourisme | La Tunisie à la reconquête du marché russe

La Tunisie intensifie sa percée sur le marché touristique russe avec le lancement, dès le 14 juillet 2026, d’un nouveau programme de vols charters directs reliant Moscou et Saint-Pétersbourg à l’aéroport international Habib Bourguiba de Monastir.

Ce programme, commercialisé par les voyagistes russes Pegas Touristik et Biblio-Globus, doit s’étendre jusqu’au 9 novembre. Il prévoit jusqu’à cinq vols aller-retour hebdomadaires au départ de Moscou et deux au départ de Saint-Pétersbourg, offrant une capacité théorique totale d’environ 1 540 sièges par semaine à destination de la Tunisie.

Ces vols seront assurés par la nouvelle compagnie charter égyptienne Pyramids Airlines, à l’aide d’un Airbus A321-200 configuré pour 220 passagers. Fondée en 2025, la compagnie a réceptionné son premier appareil fin février et a lancé ses opérations commerciales en 2026.

Les autorités et les professionnels du tourisme tunisiens saluent cette initiative, qui marque le retour des vols charters russes après une interruption de cinq ans et témoigne d’une confiance renouvelée envers la destination. Plus précisément, ce nouveau programme concrétise le retour à grande échelle de Pegas Touristik et des flux touristiques organisés d’importance, alors que certaines liaisons directes avaient déjà été rétablies en avril 2025 par Nouvelair, avec deux vols hebdomadaires reliant Moscou et Saint-Pétersbourg à Monastir.

Cette reprise profite principalement aux stations balnéaires de Monastir, Sousse, Mahdia, Hammamet et de la région du Sahel — des zones traditionnellement incluses dans les forfaits «tout compris» destinés aux touristes russes.

Selon les opérateurs tunisiens, ces nouvelles liaisons aériennes devraient stimuler le taux d’occupation des hôtels, les services de gestion de destination, le transport touristique, la restauration et l’artisanat.

Avant la pandémie, le marché russe constituait une source majeure de tourisme international pour la Tunisie. En 2019, le pays a accueilli plus de 633 000 visiteurs russes ; toutefois, ce chiffre est tombé à environ 14 000 en 2024, en raison notamment de la réduction des vols directs et de l’impact de la guerre en Ukraine sur les transports et les paiements internationaux. Ce regain d’activité survient dans un contexte globalement favorable pour le secteur.

Selon le ministère du Tourisme, la Tunisie a franchi pour la première fois le cap des 11 millions de visiteurs en 2025, bien que le nombre de touristes russes soit resté bien inférieur aux niveaux d’avant la pandémie. Pour les autorités, cette nouvelle liaison aérienne constitue une première étape vers la reconquête d’un marché caractérisé par des séjours en hôtel et un nombre élevé de nuitées. La viabilité à long terme du programme dépendra toutefois du taux de remplissage des avions, de la qualité des services offerts et de la capacité des opérateurs tunisiens à maintenir des prix compétitifs face aux autres destinations méditerranéennes prisées des voyageurs russes.

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Les investissements dans l’IA ne provoqueront pas d’inflation, prédit Warsh

Le président de la Réserve fédérale américaine, Kevin Warsh, a reconnu, mercredi 15 juillet, que les investissements liés à l’intelligence artificielle (IA) font grimper les prix, mais que cela n’aura pas d’impact inflationniste. Il estime que l’IA stimulerait l’emploi à court et à long terme; même si à moyen terme, elle pourrait perturber le marché du travail.

« Je ne pense pas qu’une variation de prix ponctuelle soit nécessairement inflationniste, car elle entraîne une réaction de l’offre. En ce sens, elle diffère d’un conflit international et de ses effets, qui tendent à restreindre l’offre », a déclaré M. Warsh devant la commission bancaire du Sénat, révèle Reuters. « Les prix mesurés vont-ils augmenter au cours des douze prochains mois ? Je le pense. Mais il appartient à la Réserve fédérale de déterminer si cela est inflationniste ou non et nous aurons notre mot à dire ».

En outre, Kevin Warsh a déclaré être intéressé par les conclusions de l’enquête de l’inspecteur général concernant une réunion entre le principal superviseur de la banque centrale et des acteurs du marché. Réunion qui s’est tenue pendant la période de silence imposée aux responsables de la Fed. Il a toutefois ajouté qu’il ne souhaitait pas s’immiscer dans les détails de l’affaire ni préjuger de son issue.

En réponse aux questions d’Elizabeth Warren, la principale démocrate du Comité bancaire du Sénat, concernant la participation de Michelle Bowman, vice-présidente de la Fed chargée de la supervision, à un événement destiné aux clients de Bank of America immédiatement après la réunion de la Fed sur les taux d’intérêt des 16 et 17 juin, M. Warsh a déclaré qu’il laisserait toute action ultérieure au mécanisme de surveillance interne et indépendant de la Fed. « Je peux répondre à une question simple : je n’étais pas à cette réunion. Je ne connais pas les faits, mais je serais très intéressé par une enquête menée par un inspecteur général indépendant sur ces événements. »

Il a également fait remarquer que le président Donald Trump ne lui avait rien demandé d’inapproprié et que, si Trump le lui avait demandé, il ne l’aurait pas fait.

Ainsi, la déclaration du Président de la Fed faisait suite à une série de questions posées par des sénateurs américains concernant ses échanges avec Trump, qui l’avait nommé, depuis sa prise de fonction il y a près de deux mois. Il a refusé de répondre directement à la question. Mais il a indiqué qu’il ne jugeait pas opportun de divulguer le contenu de ses communications avec les membres de l’administration.

Par ailleurs, le président de la Fed a souligné qu’il estimait que l’institution ne remplissait pas son mandat de garantir la stabilité des prix. Cependant, il a refusé de donner la moindre indication sur la manière et le moment où il aborderait la question. Tout en reconnaissant qu’il existait une « liste non exhaustive d’options » qui pourraient inclure la hausse des taux d’intérêt, leur maintien ou leur baisse.

« Nous allons examiner les outils dont nous disposons et l’évolution de la conjoncture économique, tant au niveau du bilan que des taux d’intérêt. Et nous verrons si nous devons adapter notre politique pour affronter le problème de front », a conclu M. Warsh.

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L’italien Rina vérifiera les projets verts financés par la Berd en Tunisie

L’Union européenne (UE) accorde 60 millions d’euros à la Tunisie pour soutenir un projet d’économie d’énergie et de réduction d’émission de gaz à effet de serre. Et c’est l’entreprise italienne Rina Consulting qui a été chargée par la Berd de vérifier l’éligibilité technique des projets, l’état d’avancement des interventions et leur performance environnementale.

Rina devra également vérifier les résultats à long terme en mesurant des paramètres tels que les économies d’énergie, la production d’énergie renouvelable, la réduction des émissions de gaz à effet de serre et l’amélioration de l’efficacité de l’utilisation de l’eau, des matières premières et des ressources.

Geff Tunisie — le premier programme de ce type lancé par la Berd en Tunisie — met une ligne de crédit de 60 millions d’euros à la disposition des institutions financières locales. Bien que le document officiel du projet de la Berd fixe le cadre financier à 58,5 millions d’euros (soit environ 200 millions de dinars tunisiens), le conseil d’administration de la banque a autorisé un montant maximal de 60 millions d’euros. Les fonds seront acheminés par l’intermédiaire de banques tunisiennes et d’autres intermédiaires financiers, qui les utiliseront pour accorder des prêts aux entreprises souhaitant acquérir des machines et des technologies performantes dans les domaines de l’efficacité énergétique, des énergies renouvelables, de la préservation de l’eau et de l’utilisation durable des ressources. Le programme vise spécifiquement à soutenir les petites et moyennes entreprises (PME) au sein des chaînes de valeur et à renforcer leur productivité ainsi que leur compétitivité. Le dispositif associe financement, assistance technique et incitations à l’investissement.

Selon le portail opérationnel du programme, les entreprises peuvent bénéficier d’une contribution équivalant à 10 % du montant du prêt éligible une fois le projet achevé et vérifié avec succès. Cette incitation peut atteindre 15 % pour certaines opérations d’adaptation au changement climatique, notamment les mesures d’efficacité hydrique et les systèmes de cogénération performants. Le soutien technique et les incitations sont principalement financés par l’UE, tandis que des ressources supplémentaires provenant du Fonds spécial des actionnaires de la Berd sont allouées pour faciliter l’accès à la finance verte pour les femmes et les entreprises dirigées par des femmes.

Le programme vise ainsi à lever un obstacle majeur à la modernisation écologique du secteur productif tunisien : la difficulté pour les PME d’obtenir des financements abordables pour des investissements environnementaux et énergétiques.

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TPR : 50 millions d’actions concernées par le versement du dividende

Tunisie Profilés Aluminium (TPR) versera un dividende de 0,500 dinar par action au titre de l’exercice 2025. La mise en paiement est fixée au 24 juillet 2026.

Cette décision a été prise lors de l’Assemblée Générale Ordinaire de la société TPR , tenue le 30 juin 2026. Le dividende, entièrement soumis à la retenue à la source, s’applique à l’ensemble des 50 000 000 actions composant le capital de l’entreprise.

La date de détachement des dividendes est quant à elle programmée pour le 22 juillet 2026. Soit deux jours avant le début du règlement effectif auprès des actionnaires.

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Marché boursier : dividende record chez Air Liquide Tunisie

Les actionnaires d’Air Liquide Tunisie percevront prochainement un dividende fixé à 8,900 dinars par action, une décision entérinée lors de la dernière assemblée générale du groupe.

C’est ce que révèle un communiqué diffusé le 15 juillet 2026 sur le site du Conseil du Marché Financier (CMF). Le document précise que cette rémunération des actionnaires a été validée à l’occasion de l’Assemblée Générale Ordinaire de la société, réunie le 30 juin 2026.

Calendrier de versement

Les investisseurs souhaitant bénéficier de cette distribution doivent détenir leurs titres avant la date de détachement, arrêtée au 17 août 2026. Le versement effectif des sommes dues débutera, quant à lui, deux jours plus tard, soit le 19 août 2026.

L’opération sera prise en charge par les intermédiaires en Bourse ainsi que par les teneurs de comptes dépositaires des titres. Pour les actions déposées auprès de Tunisie Clearing, c’est cette structure qui assurera le règlement des fonds aux ayants droit.

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Inflation en Tunisie : l’économie informelle, amortisseur ou accélérateur de crise ?

Face à la flambée des prix internationaux de l’énergie et aux perturbations des chaînes d’approvisionnement, les circuits informels jouent un rôle complexe dans la transmission des chocs économiques en Tunisie. Pour Sami Bensassi, professeur en économie du développement à l’Université de Birmingham, l’impact de la crise dépend largement du produit concerné et du canal par lequel il circule.

Intervenant dans le deuxième épisode de « L’Éco en Clair », le talk-show de L’Économiste Maghrébin, consacré à « Inflation de guerre, Moyen-Orient en feu : ce que les conflits coûtent à l’économie tunisienne », Sami Bensassi a analysé l’impact des tensions géopolitiques internationales sur l’économie tunisienne. Il a notamment mis en lumière le rôle de l’économie informelle dans la transmission des chocs externes, l’évolution des prix et la capacité de résilience des ménages et des entreprises.

Il estime que la transmission du choc inflationniste ne suit pas les mêmes mécanismes selon les secteurs. Le cas des produits pétroliers illustre cette différence. La contrebande de carburant en Tunisie, principalement alimentée par des flux en provenance d’Algérie et de Libye, repose sur deux pays producteurs qui maintiennent d’importants systèmes de subvention internes. Dans un contexte de hausse mondiale des prix du pétrole, ces pays bénéficient davantage de l’augmentation des cours internationaux. Ce qui réduit les incitations à revoir leurs politiques de soutien.

La situation tunisienne apparaît, en revanche, beaucoup plus contraignante. Le budget de l’État ayant été construit sur une hypothèse de prix du baril autour de 65 dollars, une prolongation de la crise énergétique pourrait rendre difficile le maintien du niveau actuel des subventions. Une hausse des prix à la pompe deviendrait alors une perspective difficilement évitable.

Dans ce contexte, l’économie informelle peut temporairement jouer un rôle de protection pour certains ménages en limitant l’impact immédiat du renchérissement des carburants. Mais cet effet d’amortisseur reste limité et dépend fortement de la nature du produit concerné.

Des effets différents selon les circuits de distribution

Pour les produits alimentaires, l’analyse diffère. Sami Bensassi estime que la hausse des prix pourrait être alimentée notamment par l’augmentation du coût des intrants agricoles, à l’image des engrais, dont l’acheminement international est perturbé depuis l’apparition des tensions dans la région du Golfe. Dans ce cas, les circuits formels et informels risquent davantage d’entrer en concurrence. Ce qui pourrait accentuer les pressions inflationnistes. Loin de constituer uniquement un mécanisme de protection contre la hausse des prix, l’informel peut aussi contribuer à une déstabilisation plus large du marché lorsqu’il interfère avec les circuits traditionnels d’approvisionnement.

L’économiste souligne également un autre effet souvent moins visible : l’impact de l’économie informelle sur la répartition des richesses. Si l’État subit une diminution de ses recettes à travers les droits et la TVA non collectés, certains acteurs de l’informel peuvent, au contraire, enregistrer des revenus supplémentaires.

Ces ressources peuvent ensuite être réinjectées dans l’économie, notamment dans des secteurs comme l’immobilier, contribuant potentiellement à une hausse des prix et à de nouveaux déséquilibres.

Pour l’économiste, l’enjeu principal est donc de comprendre que l’économie informelle ne constitue ni uniquement une menace ni uniquement un filet de sécurité. Son rôle dépend du secteur, du produit et du contexte international. Dans une période de forte incertitude géopolitique, cette distinction devient essentielle pour anticiper les effets réels de l’inflation sur les ménages et sur l’économie tunisienne.

Retrouvez l’intégralité de cet épisode de « L’Éco en Clair » :
https://www.youtube.com/watch?v=vMPp7S7Y2XI&t=513s

** Cet article a été produite dans le cadre de « On en parle ! Tunisie 360° », un projet financé par l’Union Européenne, cofinancé par le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement et mis en œuvre par le consortium DW Akademie et AMAJ.
Son contenu relève de la seule responsabilité de L’Économiste Maghrébin et ne peut en aucun cas être considéré comme reflétant la position des bailleurs et du consortium susmentionnés.

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