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La zone économique du canal de Suez affiche une croissance record de ses revenus

La Zone économique du canal de Suez (SCZone) poursuit son expansion. Au terme de l’exercice 2025-2026, ses recettes ont atteint un niveau record de 15,9 milliards de livres égyptiennes. Soit en hausse de 37 % sur un an. Cette performance est portée par la croissance des activités industrielles; mais aussi l’essor des investissements étrangers et le développement des infrastructures portuaires. Ce qui renforce le rôle de la SCZone comme plateforme industrielle et logistique majeure entre l’Asie, l’Europe et l’Afrique.

L’Autorité générale de la Zone économique du canal de Suez (SCZone) annonce avoir enregistré des recettes historiques au cours de l’exercice budgétaire 2025-2026. Elles atteignent 15,9 milliards de livres égyptiennes (environ 323 millions de dollars). Ce résultat dépasse de 51 % les prévisions budgétaires initiales, fixées à 10,5 milliards de livres. Une progression de 37 % par rapport aux 11,6 milliards de livres enregistrés lors de l’exercice précédent.

Pour leur part, les recettes libellées en devises ont atteint 246 millions de dollars, représentant 76 % des revenus totaux de la SCZone. Elles affichent une progression de 44 % sur un an; contre 171 millions de dollars lors de l’exercice 2024-2025. De leur côté, les recettes en monnaie locale se sont élevées à 3,8 milliards de livres égyptiennes. Soit 24 % du total, en hausse de 21 % par rapport à l’année précédente.

L’industrie gagne du terrain face aux activités portuaires

Par ailleurs, l’un des principaux enseignements de l’exercice est la montée en puissance des activités industrielles. En effet, la part des revenus générés par les zones industrielles et les activités non portuaires est passée de 8 % à 19 % des recettes totales. Ce qui traduit une diversification progressive du modèle économique de la SCZone. Les activités portuaires demeurent néanmoins la principale source de revenus avec 81 % du total, contre 92 % auparavant.

Quant aux infrastructures portuaires, elles poursuivent leur développement. Le volume des marchandises traitées dans les ports de la SCZone est passé de 51,2 millions de tonnes lors de l’exercice 2016-2017 à 108,7 millions de tonnes en 2025-2026. Soit une progression de plus de 112 % en dix ans. Cette croissance est attribuée à l’extension des quais, à l’augmentation des capacités d’accueil, à la modernisation des terminaux et à l’arrivée de nouveaux opérateurs portuaires internationaux.

Plus de 7 milliards de dollars de nouveaux investissements

De plus, au cours de l’exercice écoulé, la SCZone a signé 117 nouveaux projets industriels. Lesquels représentent 7,26 milliards de dollars d’investissements. Ces projets couvrent une superficie de 8,7 millions de mètres carrés. Et ils devraient permettre la création d’environ 73 500 emplois directs une fois pleinement opérationnels.

Au final, notons que sur les quatre dernières années, l’Autorité a conclu 412 contrats d’investissement (dont 398 projets industriels et 14 projets portuaires) pour un montant total de 16,4 milliards de dollars. L’ensemble de ces projets devrait générer plus de 145 000 emplois directs. Ce qui confirme la stratégie du Caire visant à transformer la zone économique du canal de Suez en un pôle industriel, manufacturier et logistique de premier plan reliant les marchés d’Afrique, d’Europe et d’Asie.

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Le frère du terroriste de l’attentat de Nice expulsé vers la Tunisie

Le frère de l’auteur de l’attentat du 14 juillet 2016 à Nice a été expulsé de France et renvoyé en Tunisie, a annoncé la préfecture des Alpes-Maritimes. Cette mesure intervient dix ans après l’une des attaques terroristes les plus meurtrières de l’histoire récente de la France.

Selon les autorités françaises, l’homme a été interpellé le 9 juillet près de la promenade des Anglais, avant de faire l’objet d’une Obligation de quitter le territoire français (OQTF). Il a ensuite embarqué depuis l’aéroport de Roissy à destination de la Tunisie, où résident toujours ses parents.

Accusé d’occuper illégalement un logement

Les autorités françaises indiquent qu’il était notamment accusé d’occuper illégalement un logement situé à environ 200 mètres de la promenade des Anglais. Au moment de son arrestation, le préfet des Alpes-Maritimes avait assuré que « toutes les mesures administratives et judiciaires nécessaires » seraient prises à son encontre.

Qui était l’auteur de l’attentat de Nice ?

L’attentat du 14 juillet 2016 avait été perpétré par Mohamed Lahouaiej-Bouhlel, un ressortissant tunisien de 31 ans installé en France. Le soir de la fête nationale française, il avait lancé un camion de 19 tonnes sur la foule rassemblée sur la promenade des Anglais pour assister au feu d’artifice.

Lire aussi : Attentat de Nice : Mohamed Bouhlel décrit comme « fou » et « violent » par sa famille

L’attaque avait fait 86 morts, dont plusieurs enfants, et plus de 450 blessés. L’auteur avait été abattu par les forces de l’ordre après avoir parcouru près de deux kilomètres au volant du camion.

L’organisation État islamique avait revendiqué l’attentat quelques jours plus tard. Les investigations menées par la justice française ont toutefois établi que Mohamed Lahouaiej-Bouhlel s’était radicalisé rapidement dans les mois précédant l’attaque, tout en préparant minutieusement son passage à l’acte.

Aucune implication annoncée dans l’attentat

Les autorités françaises n’ont pas indiqué que le frère expulsé était impliqué dans l’attentat de 2016. Son éloignement du territoire repose sur une procédure administrative liée à sa situation en France, notamment l’exécution d’une OQTF, et non sur une implication annoncée dans les faits terroristes de Nice.

Cette expulsion intervient dans un contexte où les autorités françaises continuent d’afficher une politique de fermeté à l’égard des étrangers en situation irrégulière ou faisant l’objet de mesures d’éloignement, particulièrement lorsque leur présence suscite une forte sensibilité en raison de leur lien familial avec des auteurs d’actes terroristes.

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Le retour de Marine Le Pen dans la course à l’Élysée pèse sur les obligations françaises

Le retour de Marine Le Pen dans la course à l’élection présidentielle de 2027 en France ravive les inquiétudes des investisseurs à l’égard de la dette française.

Selon un rapport de Bloomberg publié mercredi 15 juillet, les marchés obligataires redoutent qu’une alternance politique ne retarde les réformes budgétaires indispensables au redressement des finances publiques, déjà fragilisées par une dette élevée et un déficit persistant.

La même source relève que cette évolution reflète les inquiétudes croissantes des marchés quant à la capacité de la France à engager les réformes budgétaires nécessaires dans un contexte politique de plus en plus incertain.

Les investisseurs surveillent de près la situation des finances publiques françaises, marquée par une dette représentant près de 118 % du PIB et un déficit budgétaire supérieur aux objectifs européens. À ces déséquilibres s’ajoutent les incertitudes liées à la présidentielle de 2027, qui renforcent la prudence des marchés.

Pour les analystes, l’éventualité d’un changement de majorité pourrait compliquer l’adoption de mesures de réduction des dépenses publiques ou de réformes structurelles, notamment sur les retraites.

Des rendements obligataires sous pression

Cette montée des inquiétudes se traduit par un élargissement de l’écart de rendement entre les obligations françaises et les emprunts allemands, considérés comme la référence de la zone euro. Les marchés exigent désormais une prime de risque plus importante pour financer la dette française, signe d’une confiance plus fragile dans la trajectoire budgétaire du pays.

Pour de nombreux économistes, le principal enjeu dépasse la seule échéance électorale. Les investisseurs attendent avant tout des engagements crédibles en faveur de la maîtrise des déficits, du contrôle de la dette et de la poursuite des réformes économiques.

Dans ce contexte, les propositions budgétaires des principaux candidats à l’élection présidentielle seront scrutées de près, les marchés cherchant à évaluer leur impact potentiel sur la soutenabilité des finances publiques françaises.

Une campagne sous haute surveillance des marchés

À moins d’un an du scrutin présidentiel, la France s’impose progressivement comme l’un des principaux foyers de risque politique et financier en zone euro. Les investisseurs restent attentifs à l’évolution de la campagne électorale, conscients que les choix du prochain exécutif pèseront durablement sur le coût de financement de la deuxième économie de la zone euro.

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Bases américaines au Moyen-Orient | Un facteur d’insécurité

Les bases américaines au Moyen-Orient n’ont jamais assuré la sécurité des pays qui les abritent, au contraire, aujourd’hui ces bases contribuent largement à la déstabilisation de toute la région et notamment des monarchies du Golfe qui y ont investi d’énormes sommes d’argent et en ont fait le principal pilier de leur stratégie de défense.

Habib Glenza, à Lodz, Pologne.

Après la Seconde Guerre mondiale, le système de Bretton Woods faisait du dollar la monnaie centrale du monde. Il était convertible en or à un taux fixe.

Dans les années 1960 et 1970, les États-Unis accumulent des déficits importants, notamment à cause de la guerre du Vietnam et des dépenses sociales. Les pays étrangers possèdent de plus en plus de dollars et veulent les échanger contre de l’or.

Le 15 août 1971, le président Richard Nixon annonce la fin de la convertibilité du dollar en or. C’est ce qu’on appelle le «choc Nixon». Le dollar devient une monnaie sans soutien physique. Sa valeur risque de s’affaiblir et la confiance internationale diminue. Les États-Unis doivent trouver une nouvelle base pour soutenir leur monnaie. La solution viendra du pétrole.

Choc pétrolier et accord avec l’Arabie saoudite

En octobre 1973, la guerre du Kippour éclate. Les pays arabes producteurs de pétrole imposent un embargo sur les exportations vers les États-Unis et certains de leurs alliés. Le prix du baril quadruple en quelques mois. C’est le premier choc pétrolier, qui provoque inflation et récession dans le monde occidental. 

C’est dans ce contexte que le secrétaire d’État américain Henry Kissinger propose à l’Arabie saoudite la négociation d’un «accord pétro-dollar».

Le 8 juin 1974, un accord-cadre est signé à Washington entre le secrétaire d’Etat américain et le prince Fahd ben Abdulaziz — futur roi. Officiellement.

Dans les faits, cet accord stipule que l’Arabie saoudite accepte de vendre son pétrole principalement en dollars américains, tandis qu’une grande partie des revenus est réinvestie dans les bons du Trésor américains. En échange, les États-Unis offrent une protection militaire et vendent des armes modernes au royaume.   

Grâce à cet accord, le dollar américain reprend des couleurs et les États-Unis bénéficient de ce que Valéry Giscard d’Estaing appelait un «privilège exorbitant». Ils peuvent financer leurs déficits budgétaires et commerciaux à faible coût. Ils peuvent émettre plus de dollars sans que l’inflation ne s’envole immédiatement, car une partie de ces dollars est absorbée par le reste du monde. Le dollar reste la monnaie de réserve mondiale, ce qui renforce leur influence, y compris à travers les sanctions financières. En contrepartie les Américains ont-ils accordé aux Saoudiens la protection promise ? 

Les bases américaines ne servent que les Etats-Unis et Israël 

Au lendemain des attaques du 11 septembre 2001 et de la guerre d’Irak en 2003 qui s’ensuit, les pays du golfe ont commencé à financer l’installation de bases américaines sur leurs sols, croyant que ces bases, indispensables à leurs avis, seront un facteur de sécurité dans la région. Mais au fil des années, notamment après l’attaqued’Abqaïq et de Khurais, en Arabie Saoudite, le 14 septembre 2019, vraisemblablement commise par des drones houthis, il a été démontré clairement que les Américains se désintéressent complètement de la sécurité de la monarchie saoudienne.

Les frappes israéliennes à Doha, le 9 septembre 2025, ont ébranlé le concept de «garanties sécuritaires» dont pensaient bénéficier les pays du Golfe de la part de l’allié américain. 

Les bases américaines au Moyen-Orient n’ont jamais assuré la sécurité des pays qui les abritent, au contraire, aujourd’hui ces bases contribuent largement à la déstabilisation de toute la région et notamment des monarchies du Golfe qui y ont investi d’énormes sommes d’argent. En effet, c’est de ces bases que partent les machines de guerre américaines qui ont détruit l’Irak, l’Afghanistan, la Libye… 

Israël est le déstabilisateur majeur de la région

Israël ne peut exister sans guerres et quand celles-ci viennent à manquer, l’Etat hébreu les invente. Aujourd’hui, son ennemi juré est l’Iran, demain ce seront la Turquie, le Pakistan, l’Egypte qui subiront le même sort. Cet État hors la loi fera tout pour déstabiliser toute la région. Le plus grave c’est que les Américains soutiendront Israël sous le diktat du lobby sioniste international. Par conséquent, les bases américaines au Moyen-Orient seront utilisées pour assurer la protection d’Israël si les aventures militaires de l’Etat sioniste viendraient à se retourner contre lui.

Aussi la question qui se pose aujourd’hui est-elle la suivante : pourquoi maintenir ces bases et pourquoi financer la présence de soldats américains qui, au final, ne protègent qu’Israël ?   

Le président philippin Duarte a ordonné la fermeture des bases militaires américaines et Ibrahim Traoré a chassé les militaires français du Burkina Faso. De petits pays, à l’instar des Philippines et du Burkina Faso, sont parvenus à se débarrasser des bases militaires américaines et françaises.

Le président Duarte estime que la présence des bases américaines conduit à l’instabilité dans le sud du pays, où sévissent plusieurs rébellions. Et annonce qu’il va acheter des armes à la Russie et à la Chine. Il a affirmé avoir ordonné aux conseillers militaires des Etats-Unis de quitter le sud des Philippines Et cette déclaration risque de mettre à mal une relation bilatérale qui ne cesse de se dégrader sérieusement depuis l’arrivée de Duterte à la présidence en juin. 

De son côté Traoré est allé jusqu’à rompre les relations diplomatiques de son pays avec la France.

Il est grand temps pour les pays du Moyen-Orient de réviser leurs stratégies de défense marquées par une soumission totale aux diktats des Etats-Unis et de sa base avancée au Moyen-Orient : Israël. Ils seraient bien inspirés de revoir, par la même occasion, leurs liens avec l’Iran en vue d’asseoir les bases d’un accord de bon voisinage fondé sur la confiance mutuelle. Et pour rétablir cette confiance, ils devraient commencer par fermer les bases militaires américaines sur leurs territoires qui sont principalement dirigées contre l’Iran et ne servent finalement pas leurs intérêts, mais ceux d’Israël.

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Bayt Mal Al-Qods dévoile son programme 2027-2030 pour l’éducation dans la Ville sainte

L’Agence Bayt Mal Al-Qods Acharif, relevant du Comité Al-Qods présidé par le Roi Mohammed VI, a annoncé, mercredi 15 juillet à Ramallah, le lancement du Programme intégré de soutien à l’éducation et à la formation à Al-Qods pour la période…

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Colloque sur la Palestine annulé : le Collège de France condamné

Hier (15 juillet), le tribunal administratif de Paris a rendu sa décision concernant l’initiative du Collège de France d’annuler un colloque sur la Palestine. L’établissement a été désavoué. En bref Le tribunal administratif de Paris a rendu sa décision le…

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Algérie-Allemagne : Abdelmadjid Tebboune en visite de deux jours à Berlin

Le président algérien, Abdelmadjid Tebboune est en visite de deux jours en Allemagne, à l’invitation du président allemand, Frank-Walter Steinmeier.

Cette visite indique un communiqué de la présidence algérienne, « vient renforcer les liens d’amitié historiques et de partenariat entre les deux pays », et « consacrer la volonté commune des deux dirigeants d’insuffler un nouvel élan aux relations de coopération bilatérale et de les élargir à des horizons plus vastes ».

Durant cette visite, le chef de l’Etat algérien aura des entretiens avec son homologue allemand, « axés sur le renforcement des liens historiques entre l’Algérie et l’Allemagne et l’exploration des voies de promotion de la coopération bilatérale dans les différents domaines d’intérêt commun, à travers la relance de la dynamique des mécanismes de coopération et leur promotion à des perspectives stratégiques plus larges ».

Sur le plan économique, cette visite sera marquée par la tenue d’un « forum économique algéro-allemand, en présence de hauts responsables et avec la participation d’hommes d’affaires et d’investisseurs des deux pays ».

Les travaux du forum devraient être couronnés par l’annonce d’un partenariat stratégique entre les deux pays et la signature de plus de trente (30) accords dans divers domaines, notamment les hydrocarbures, les énergies renouvelables, la transition énergétique, l’industrie pharmaceutique, l’industrie manufacturière et les technologies de pointe.

Les énergies en ligne de mire

Sur le plan commercial, le volume des échanges entre les deux pays s’élève à plus de 5 milliards d’euros, avec une balance commerciale favorable à l’Algérie qui exporte vers l’Allemagne l’équivalent de 3,5 milliards, principalement le gaz naturel liquéfié (GNL). Les exportations allemandes vers l’Algérie s’élèvent à 2,1 milliards d’euros, particulièrement des machines-outils, des équipements industriels, des produits pharmaceutiques et des véhicules.

Par ailleurs, ces dernières années, les deux pays ont multiplié les efforts pour la conclusion de partenariats dans le secteur énergétique. C’est ainsi qu’un accord portant sur la mise en œuvre du projet « DigiEnR » a été signé, le 15 juin dernier, entre le ministère algérien de l’Énergie et des Énergies renouvelables et l’Agence allemande de coopération internationale (GIZ).

Ce projet devra soutenir, selon les déclarations des responsables algériens, les efforts de l’Algérie visant à intégrer les énergies renouvelables au réseau électrique algérien, à travers «le développement de solutions numériques destinées à la gestion des réseaux, l’amélioration des outils de planification énergétique et l’aménagement des infrastructures électriques, afin d’accueillir des capacités croissantes d’énergies propres ».

En mai dernier, une importante délégation allemande regroupant des responsables gouvernementaux, ainsi que des représentants de grands groupes industriels et énergétiques, parmi lesquels Bosch, Siemens et VNG a effectué une visite en Algérie.

Lors de son séjour, la délégation a été reçue par les responsables du ministère des Hydrocarbures et du groupe pétrolier algérien Sonatrach. Les discussions ont porté sur les perspectives du partenariat énergétique entre les deux pays, qualifié par les deux parties de « solide » et « distingué ».

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11 enfants meurent dans l’incendie d’un établissement à Alger, l’émotion gagne le pays

Un terrible incendie a endeuillé Alger ce jeudi. Onze enfants ont perdu la vie après le déclenchement d’un feu dans un établissement pour l’enfance assistée situé à Mohammadia, dans la wilaya d’Alger. Dix-neuf autres personnes ont été blessées, selon un bilan provisoire communiqué par la Protection civile.

Le sinistre s’est déclaré très tôt dans la matinée au sein de cette structure accueillant des enfants pris en charge par les services spécialisés. Les équipes de la Protection civile sont intervenues à 3h32 pour tenter de maîtriser les flammes et procéder aux opérations de secours.

19 blessés recensés

Parmi les 19 blessés recensés, dix personnes souffrent de brûlures de différents degrés, deux présentent des difficultés respiratoires et sept autres sont en état de choc. Les victimes les plus gravement atteintes ont été transférées vers des établissements hospitaliers après avoir reçu les premiers soins sur place.

Les secours ont également indiqué avoir mis en sécurité cinq personnes aux besoins spécifiques durant leur intervention. Le dispositif mobilisé comprenait plusieurs camions d’incendie, des ambulances ainsi qu’une équipe spécialisée d’intervention en milieu difficile.

Une enquête devra établir les circonstances

L’origine du feu n’a pas encore été déterminée. Une enquête devra établir les circonstances exactes de ce drame qui relance les interrogations sur les conditions de sécurité dans les établissements accueillant des enfants et des personnes vulnérables.

Ce nouveau drame provoque une vive émotion en Algérie, alors que les autorités devront désormais déterminer les causes de l’incendie et vérifier le respect des dispositifs de prévention et de sécurité au sein de la structure concernée.

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Malgré les sanctions, l’UE importe un volume record de GNL russe

Alors que Bruxelles s’est engagée à mettre fin aux importations de gaz russe d’ici 2027, les achats européens de gaz naturel liquéfié (GNL) en provenance de l’usine russe de Yamal ont atteint un niveau record au premier semestre 2026. La France, la Belgique et l’Espagne concentrent l’essentiel des importations, illustrant la difficulté de l’Union européenne à se passer rapidement des approvisionnements russes.

Les importations européennes de gaz naturel liquéfié (GNL) en provenance de la Russie ont atteint un niveau historique au cours des six premiers mois de 2026, en dépit de l’engagement de l’Union européenne de mettre un terme à ses achats de gaz russe d’ici 2027.

Selon les données du cabinet d’analyse Kpler, relayées notamment par le Financial Times, mardi 14 juillet, les pays de l’Union européenne ont importé près de 10 millions de tonnes de GNL en provenance du complexe Yamal LNG, soit une hausse comprise entre 16 % et 18 % par rapport à la même période de 2025.

La France demeure le premier acheteur européen de GNL issu de Yamal, devant la Belgique et l’Espagne. À elles seules, ces trois économies ont absorbé la quasi-totalité des cargaisons russes destinées au marché européen. Plus de 97 % de la production exportée par Yamal a ainsi été livrée vers des ports de l’Union européenne au premier semestre…

Cette progression intervient alors que Bruxelles a déjà interdit, depuis avril 2026, les importations de GNL russe réalisées dans le cadre de contrats à court terme. En revanche, les contrats de long terme restent autorisés jusqu’au 1er janvier 2027, avant une interdiction plus large des importations de gaz russe, qui s’étendra ensuite progressivement au gaz acheminé par gazoduc.

Un redéploiement des flux mondiaux

Cette forte demande européenne contraste avec la baisse des exportations russes vers l’Asie. Les livraisons de Yamal vers les marchés asiatiques ont chuté d’environ 74 % sur un an, l’Europe absorbant désormais l’essentiel de la production du site arctique.

Les analystes soulignent également que les infrastructures européennes — ports, terminaux méthaniers, chantiers navals et flotte spécialisée de méthaniers brise-glace — demeurent essentielles au fonctionnement de Yamal LNG, principal complexe russe de production de gaz naturel liquéfié.

Un paradoxe énergétique

Ces chiffres illustrent les contradictions de la politique énergétique européenne. Si l’Union européenne poursuit son objectif de réduire sa dépendance aux hydrocarbures russes, les impératifs de sécurité d’approvisionnement et les contrats en cours continuent de soutenir les importations de GNL russe.

Cette situation est également alimentée par les tensions persistantes sur les marchés mondiaux de l’énergie et par la volonté de plusieurs opérateurs européens de sécuriser leurs approvisionnements avant l’entrée en vigueur des interdictions prévues en 2027.

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États-Unis : l’inflation chute sensiblement à 3,5 % en juin

L’inflation américaine a fortement ralenti en juin, et plus que ne l’avaient prévu les analystes, la forte baisse des prix de l’énergie ayant apporté – au moins temporairement – ​​un soulagement généralisé des pressions sur les prix.

Plus précisément, l’indice des prix à la consommation (IPC) dans la plus grande économie mondiale a augmenté à un taux annuel de 3,5 % le mois dernier, en baisse significative par rapport aux 4,2 % de mai, selon un rapport de la Fed publié mardi 14 juillet. Les estimations moyennes des analystes prévoyaient un ralentissement plus modéré de 3,8 % par an.

En comparaison mensuelle, l’IPC a diminué de 0,4 % en juin par rapport à mai, ce qui constitue également la plus forte baisse mensuelle enregistrée par l’indice depuis plus de 6 ans, soit depuis avril 2020. La tendance était similaire pour la mesure plus restrictive de ce qu’on appelle l’inflation sous-jacente, qui ne tient pas compte de la volatilité des prix de l’énergie et des produits alimentaires et qui est considérée par les banques centrales comme plus révélatrice des tendances générales.

Plus précisément, l’IPC de base a chuté à un taux annuel de 2,6 % en juin, contre 2,9 % précédemment; alors que les analystes ne prévoyaient qu’une légère baisse à 2,8 % sur un an.

Dans une première réaction des marchés, la lecture de l’indice, meilleure que prévu, propulse les contrats à terme sur le S&P 500 en territoire positif juste avant l’ouverture de Wall Street. Tandis que le Nasdaq a considérablement accentué la hausse qu’il enregistrait après la publication du rapport et que le Dow Jones est en voie d’effacer complètement ses propres pertes.

Comme indiqué ci-dessus, l’atténuation des pressions inflationnistes est principalement due à la baisse mensuelle de 5,7 % des prix de l’énergie en juin, même si, sur une base annuelle, on constate une hausse de 15,7 %. Par exemple, les prix de l’essence et du diesel ont enregistré une baisse mensuelle de plus de 9 % en juin.

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Extradition de Fergie Chambers : Pourquoi la gauche espagnole veut faire barrage

Quelques jours après l’arrestation à Ibiza de l’homme d’affaires américain James « Fergie » Chambers, treize formations de gauche espagnoles demandent au gouvernement de Pedro Sánchez de s’opposer à son extradition vers les États-Unis. Au-delà du dossier judiciaire, l’affaire prend désormais une dimension politique, ses soutiens estimant que les poursuites pourraient être liées à son engagement en faveur de la cause palestinienne. Cette mobilisation peut-elle réellement influer sur la procédure ?

Une lettre adressée directement à deux ministres

Selon le média espagnol El Salto, treize formations politiques ont adressé une lettre au ministre de l’Intérieur, Fernando Grande-Marlaska, ainsi qu’au ministre de la Présidence, de la Justice et des Relations avec les Cortes, Félix Bolaños.

La démarche est soutenue par la CUP, ERC, Comuns, EH Bildu, BNG, Somos Asturies, Més per Mallorca, Compromís, Izquierda Unida, Adelante Andalucía, Podemos, Sumar et Más Madrid. Plusieurs députés nationaux figurent également parmi les signataires, dont Gabriel Rufián, Gerardo Pisarello, Ione Belarra, Oskar Matute et Enrique Santiago.

Les élus demandent au gouvernement espagnol d’exiger des autorités américaines l’ensemble des éléments justifiant les poursuites engagées contre Chambers. Ils souhaitent notamment vérifier que les faits reprochés relèvent bien d’infractions pénales et non de ses activités politiques, de ses dons humanitaires ou de son soutien à des médias et organisations engagés en faveur de la population palestinienne.

Pour les signataires, cette affaire pourrait relever d’une persécution à caractère politique. Cette analyse est également défendue par Chambers et ses soutiens, mais elle n’a, à ce stade, été reconnue ni par la justice espagnole ni par une décision judiciaire américaine.

Le gouvernement espagnol peut encore avoir le dernier mot

La mobilisation des treize formations n’est pas seulement symbolique. En Espagne, une demande d’extradition suit deux étapes distinctes : une phase judiciaire, puis, si les juges déclarent la demande recevable, une phase politique.

L’Audiencia Nacional doit d’abord déterminer si les conditions juridiques de l’extradition sont réunies. Si elle rejette définitivement la demande, la procédure s’arrête.

En revanche, une décision favorable des juges n’oblige pas automatiquement l’exécutif à remettre la personne recherchée. La loi espagnole sur l’extradition passive permet au gouvernement de refuser l’extradition pour des motifs liés notamment à la souveraineté nationale, à la sécurité, à l’ordre public ou à d’autres intérêts essentiels de l’État. Elle prévoit également la possibilité de refuser une extradition lorsqu’il existe des raisons sérieuses de penser qu’une demande présentée comme une affaire de droit commun poursuit en réalité une personne en raison de ses opinions politiques.

La lettre adressée au gouvernement vise donc à peser sur cette éventuelle décision politique. Elle ne suspend toutefois ni la procédure judiciaire ni les travaux de l’Audiencia Nacional.

Des accusations encore largement inconnues du public

Fergie Chambers a été arrêté le 10 juillet à Ibiza à la demande des autorités américaines. Selon les informations relayées par El Salto et plusieurs médias internationaux, il est soupçonné de blanchiment d’argent et d’avoir tenté de fournir un soutien matériel à des organisations terroristes étrangères.

À ce stade, l’acte d’accusation complet n’a toutefois pas été rendu public. Les autorités américaines n’ont pas diffusé les documents détaillant l’ensemble des faits reprochés, ce qui ne permet pas de vérifier de manière indépendante l’intégralité des accusations relayées.

Les soutiens de Chambers affirment, de leur côté, que les fonds concernés étaient destinés à des projets humanitaires, à des organisations de défense des droits humains ainsi qu’au Club Africain. Cette version constitue leur ligne de défense et n’a pas, à ce stade, été validée par une décision de justice.

Installé en Tunisie depuis la fin de 2023, où il s’est notamment illustré par son soutien financier au Club Africain, Fergie Chambers fait désormais face à une affaire qui dépasse le seul cadre judiciaire. Si les juges espagnols valident la demande américaine, le gouvernement de Pedro Sánchez pourrait être amené à trancher un dossier devenu autant politique que juridique.

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Le chiffre de la semaine : 23,4 millions

Jusqu’à 23,4 millions d’enfants supplémentaires pourraient basculer dans la pauvreté d’ici à la fin de l’année. C’est l’alerte lancée par l’UNICEF dans une récente analyse portant sur plus de 167 pays, qui mesure les effets économiques du conflit au Moyen-Orient.…

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À l’ONU, Pékin accuse Washington d’entraîner le Moyen-Orient vers une dangereuse escalade

La rivalité sino-américaine s’est invitée au Conseil de sécurité des Nations unies. Lors d’un débat consacré au Yémen et à la mer Rouge, Pékin a vivement dénoncé les frappes américaines contre l’Iran, accusant Washington de conduire le Moyen-Orient « au bord d’un précipice dangereux ». Les États-Unis ont, de leur côté, mis en cause la Chine pour de présumées violations de l’embargo sur les armes imposé aux rebelles houthis.

Le représentant permanent adjoint de la Chine auprès des Nations unies, Sun Lei, a accusé, mardi 14 juillet, les États-Unis de porter une lourde responsabilité dans la dégradation de la situation sécuritaire au Moyen-Orient, en particulier au Yémen et en mer Rouge.

S’exprimant devant le Conseil de sécurité lors d’une séance consacrée aux rebelles houthis, le diplomate chinois a estimé que les frappes américaines contre l’Iran avaient aggravé les tensions régionales. « Les États-Unis portent une responsabilité indéniable dans la situation actuelle au Yémen et en mer Rouge », a déclaré Sun Lei. Selon lui, Washington fait également obstacle aux efforts du Conseil de sécurité visant à mettre fin aux hostilités, à protéger les civils dans la bande de Gaza et à prévenir une nouvelle escalade régionale.

En outre, il a dénoncé l’intervention militaire américaine contre l’Iran, affirmant qu’elle avait été menée sans l’autorisation du Conseil de sécurité alors que des discussions diplomatiques étaient en cours entre Washington et Téhéran. « Les États-Unis ont une nouvelle fois conduit la région au bord d’un précipice dangereux ».

Washington accuse Pékin de violer l’embargo sur les Houthis

Les déclarations de Sun Lei répondaient directement aux accusations formulées quelques instants plus tôt par le représentant américain auprès de l’ONU, Mike Walz. Ce dernier a affirmé que des entreprises et des entités chinoises, aux côtés de l’Iran, continuaient de violer la résolution 2216 du Conseil de sécurité en fournissant un soutien aux rebelles houthis.

« Des États comme l’Iran et, dans une certaine mesure, des entreprises et des entités chinoises ont violé la résolution 2216 sans subir de véritables conséquences », a déclaré le diplomate américain.

Adoptée en 2015, la résolution 2216 exige que les Houthis mettent fin aux hostilités et se retirent des territoires qu’ils contrôlent au Yémen. Elle instaure également un embargo ciblé sur les armes à destination du mouvement ainsi que des sanctions individuelles, notamment des gels d’avoirs et des interdictions de voyager.

Une confrontation diplomatique de plus

En réponse aux accusations américaines, Sun Lei a invité Washington à « réfléchir à ses propres actions » plutôt qu’à « calomnier d’autres pays et leur faire porter la responsabilité ». Cette nouvelle confrontation verbale illustre les tensions croissantes entre les États-Unis et la Chine sur les principaux dossiers du Moyen-Orient. Et ce, alors que les deux puissances s’opposent de plus en plus ouvertement au sein des instances internationales.

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