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Coupure de courant : comment se faire indemniser par la STEG en cas d’appareil endommagé ?

Les coupures d’électricité et les variations de tension enregistrées ces derniers jours en Tunisie peuvent parfois endommager les appareils électroménagers. La Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) rappelle que les clients concernés peuvent demander une indemnisation, sous réserve de remplir certaines conditions et de fournir les justificatifs nécessaires.

Les documents à fournir

Intervenant mercredi 15 juillet sur Diwan FM, le PDG de la STEG, Fayçal Trifa, a précisé que toute demande d’indemnisation doit être accompagnée de pièces permettant d’établir la réalité et le montant du préjudice. Le dossier doit notamment comporter la facture d’achat de l’appareil endommagé, afin d’en justifier la valeur, ou une facture de réparation établie par un technicien ou un atelier spécialisé, détaillant la nature de la panne et le coût des réparations.

Les demandes doivent être déposées auprès de la direction régionale ou de l’agence STEG concernée dans les meilleurs délais. Le responsable souligne qu’un dépôt tardif peut compliquer les expertises techniques et ralentir l’instruction du dossier.

Une expertise avant toute indemnisation

Selon Fayçal Trifa, chaque dossier est examiné en coordination avec les compagnies d’assurance afin de déterminer si les dommages sont effectivement imputables au réseau électrique. Ce processus peut nécessiter un certain délai avant qu’une décision ne soit prise et, le cas échéant, qu’une indemnisation soit versée.

Le registre électronique des formalités du ministère de l’Industrie précise que la STEG indemnise les clients uniquement lorsque l’expertise établit que les dégâts résultent d’une anomalie du réseau. Dans le cas contraire, aucune compensation n’est accordée.

Les coupures ne provoquent pas systématiquement des dégâts

Le PDG de la STEG a par ailleurs expliqué que les opérations de délestage, mises en œuvre pour préserver la stabilité du réseau lors des pics de consommation, ne sont généralement pas responsables des dommages constatés sur les appareils électriques.

Il reconnaît toutefois que des incidents techniques exceptionnels peuvent provoquer des variations de tension au moment du rétablissement du courant, susceptibles d’endommager certains équipements, en particulier les appareils les plus anciens, souvent dépourvus de systèmes de protection intégrés. Les équipements récents sont, eux, généralement mieux protégés contre ce type de perturbations.

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Les Tunisiens face aux coupures d’été : sous tension, mais pas au bord du blackout !

Cet été, le réseau électrique reste sous forte pression : la probabilité de coupures localisées augmente, mais un blackout national prolongé paraît improbable. La Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) a déjà eu recours aux délestages pour maintenir l’équilibre du système lors des pics de consommation provoqués par les vagues de chaleur.

La vulnérabilité tient surtout à l’alliance dangereuse entre une demande estivale très élevée et une production largement dépendante du gaz naturel. Pour les ménages, cela se traduit par des interruptions ponctuelles durant les heures les plus chaudes, impactant le confort et le fonctionnement d’appareils sensibles. Pour l’économie, les conséquences peuvent être plus lourdes : ralentissement des activités, contraintes pour les services essentiels (hôpitaux, transports) et risques pour les télécommunications si la situation venait à se dégrader.

Au-delà de la gestion des coupures immédiates, l’enjeu stratégique est clair : sécuriser les approvisionnements, moderniser un parc vieillissant et diversifier le mix énergétique. Les pistes pour limiter les risques incluent un déploiement accéléré des énergies renouvelables, des programmes massifs d’efficacité énergétique et une meilleure orchestration des consommations (gestion des pointes, tarification incitative, stockage). Sans ces réformes, les étés prochains risquent de rester synonymes de tension électrique répétée.

Risque de coupures cet été : la Tunisie n’est pas au bord d’un blackout total; mais son réseau électrique reste sous pression. Entre pics de consommation, dépendance au gaz et finances fragiles de la STEG, devons-nous assister à des coupures d’été répétitives, où encore le pays pourra-t-il éviter un blackout total comme celui de l’Algérie.

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Coupures d’électricité: qu’y a-t-il derrière?

Les coupures d’électricité observées ces derniers jours en Tunisie trouvent leur origine dans un facteur central, une demande qui a dépassé les capacités disponibles dans un contexte de fortes chaleurs. Plus qu’un simple incident technique, cet épisode révèle la pression croissante que le climat exerce sur le système énergétique national.

Selon l’Institut national de la météorologie (INM), le mois de juin 2026 a enregistré une anomalie thermique moyenne de +1,9°C par rapport aux normales. Le mois a été classé comme le 6e mois de juin le plus chaud depuis 1950. Cette hausse des températures s’est accompagnée d’un épisode de chaleur persistant durant la seconde moitié du mois, période durant laquelle la consommation électrique atteint traditionnellement ses niveaux les plus élevés.

Avec des températures ayant atteint jusqu’à 47°C, les besoins en refroidissement ont fortement augmenté. La multiplication de l’usage des climatiseurs a entraîné une pression supplémentaire sur le réseau électrique, notamment pendant les heures de pointe, entre 13h00 et 17h00, où la consommation a progressé d’environ 30% par rapport aux niveaux habituels.

Le délestage pour protéger le réseau

Face à ce déséquilibre entre l’offre et la demande, la Steg a eu recours au délestage. Cette opération consiste à interrompre temporairement l’alimentation électrique dans certaines zones afin de réduire la charge sur le réseau et maintenir son fonctionnement. L’objectif est d’éviter une situation plus critique: un blackout généralisé, qui pourrait provoquer une panne de grande ampleur et nécessiter un temps de rétablissement beaucoup plus long. Ces coupures tournantes constituent donc une mesure de gestion de crise dans une période où le réseau est soumis à une demande exceptionnelle. À dire vrai, l’épisode tunisien s’inscrit dans une tendance plus large. Selon l’étude “The Future of Cooling” de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), la climatisation représente l’un des principaux moteurs de croissance de la demande mondiale d’électricité. L’agence souligne que les périodes de fortes chaleurs peuvent accentuer rapidement la consommation et mettre les réseaux sous tension. Pour la Tunisie, les chiffres de l’INM donnent une autre lecture des coupures actuelles, elles interviennent dans un contexte où les épisodes de chaleur deviennent plus intenses et plus fréquents. La question n’est donc plus seulement celle de produire davantage d’électricité, mais aussi celle d’adapter le système énergétique à de nouveaux pics de consommation. Le développement des énergies renouvelables, l’efficacité énergétique et la modernisation du réseau deviennent des leviers essentiels pour préparer les prochains étés.

 

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Black-out historique en Tunisie : une nuit de chaleur, d’angoisse et de colère

Une nuit étouffante, des villes entières plongées dans le noir, des ascenseurs immobilisés, des habitants sans information et des secours sollicités en urgence. Dans la nuit du mardi 14 au mercredi 15 juillet 2026, la Tunisie a connu l’une des…

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Tunisie : Pourquoi la STEG multiplie les coupures d’électricité

Les coupures d’électricité enregistrées ces derniers jours dans plusieurs régions de Tunisie sont la conséquence d’une combinaison de facteurs exceptionnels, selon la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG). Face à une demande record provoquée par la vague de chaleur, le PDG de l’entreprise, Fayçal Trifa, a expliqué que le réseau électrique est soumis à une pression sans précédent, aggravée par un incident technique survenu en Algérie. Il a également souligné que le délestage reste une mesure indispensable pour éviter une panne généralisée du réseau.

Une consommation record sous l’effet de la canicule

Intervenant sur les ondes de Mosaique fm, Fayçal Trifa a indiqué que les fortes chaleurs enregistrées ces derniers jours ont entraîné une hausse exceptionnelle de la consommation d’électricité, principalement en raison de l’utilisation massive des climatiseurs.

La période comprise entre 13h00 et 17h00 concentre les plus fortes pointes de consommation. Le responsable a ainsi appelé les citoyens à rationaliser leur consommation durant cette tranche horaire afin de limiter la pression exercée sur le réseau électrique national.

Une panne en Algérie a aggravé la situation

À cette demande record s’est ajoutée une panne technique imprévue sur une installation énergétique située à Sidi Okba, dans l’est de l’Algérie.

Cette défaillance a affecté les échanges d’électricité entre les deux pays. La Tunisie s’appuie en effet sur les interconnexions avec le réseau algérien pour renforcer son approvisionnement lors des périodes de forte consommation. La baisse des volumes d’électricité disponibles a ainsi accentué les tensions sur le système électrique tunisien.

Le délestage pour éviter l’effondrement du réseau

Le PDG de la STEG a tenu à expliquer le principe du délestage, souvent mal perçu par les usagers.

Il s’agit de coupures temporaires et ciblées décidées lorsque la demande dépasse les capacités disponibles de production ou d’approvisionnement. Selon lui, cette mesure vise avant tout à préserver l’équilibre du réseau et à empêcher son effondrement.

Fayçal Trifa a averti que l’absence de délestage dans une telle situation pourrait conduire à un « black-out », c’est-à-dire une panne généralisée touchant l’ensemble du pays, dont le rétablissement serait particulièrement long et complexe.

Pour souligner les conséquences d’un effondrement du réseau, le responsable de la STEG a évoqué la panne électrique majeure survenue en Espagne en 2025, qui avait nécessité près de vingt-quatre heures avant un retour complet à la normale.

Selon lui, même des pays disposant d’importantes capacités de production ne sont pas à l’abri des perturbations lorsque des conditions climatiques extrêmes mettent les infrastructures électriques sous forte tension.

Électricité : les records de consommation

En 2026 et comme chaque été, les fortes chaleurs entraînent une hausse marquée de la consommation d’électricité en Tunisie. Les données les plus récentes illustrent cette tendance : la pointe nationale a atteint un niveau record de 4888 mégawatts (MW) le 14 août 2024, contre 4825 MW en 2023. En juillet 2025, la demande maximale s’est élevée à 4837 MW, en progression de 6% par rapport aux 4550 MW enregistrés à la même période en 2024. Des niveaux qui frôlent les 5000 MW et témoignent de la forte sollicitation du réseau durant les épisodes de canicule.

La multiplication des vagues de chaleur accentue cette pression sur les capacités de production et de distribution d’électricité. Malgré les assurances des autorités quant à la préparation du réseau pour la saison estivale, les coupures observées ces derniers jours, rappellent que l’équilibre entre l’offre et la demande demeure particulièrement fragile lorsque les températures atteignent des niveaux extrêmes.

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Compteurs intelligents : La STEG prévoit 150.000 installations d’ici début 2027

Le ministre de l’Équipement, chargé de la gestion du ministère de l’Industrie, de l’Énergie et des Mines, Salah Zouari, a réaffirmé, mardi 14 juillet 2026, l’ambition de la Tunisie de produire 5.000 mégawatts (MW) dans le cadre de son programme de transition énergétique à l’horizon 2030. Un objectif qu’il reconnaît comme « difficile », mais qu’il juge réalisable.

Répondant aux questions des députés lors d’une séance plénière de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), le ministre a indiqué que cette montée en puissance des énergies propres devrait contribuer à réduire progressivement les dépenses de compensation consacrées au secteur de l’énergie.

L’autoproduction en progression

Salah Zouari a également présenté les différents programmes déployés par la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) pour accompagner cette transition.

Selon lui, l’autoproduction d’électricité par les particuliers a déjà atteint une capacité de 450 MW. Le gouvernement entend également renforcer l’autoproduction au sein des entreprises industrielles, avec l’appui de l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME), qui accompagne les industriels dans le recours aux énergies renouvelables.

Lire aussi : STEG : A quoi serviront réellement les 468 millions de dollars approuvés par l’ARP ?

Les concessions et les énergies renouvelables

Le ministre a également évoqué le système des concessions accordées aux investisseurs privés. Ce mécanisme permet la réalisation de projets produisant environ 100 MW, dont l’électricité est vendue exclusivement à la STEG dans le cadre de contrats spécifiques.

Il a précisé que ce dispositif s’inscrit parmi plusieurs mécanismes destinés à accélérer la transition énergétique, aux côtés des programmes de développement de l’énergie éolienne et de l’énergie solaire.

150.000 compteurs intelligents en première phase

Concernant la modernisation du réseau, Salah Zouari a annoncé que la STEG prévoit l’installation de 150.000 compteurs intelligents, aussi bien pour l’électricité que pour le gaz, couvrant les réseaux basse et moyenne tension.

Cette première étape s’inscrit dans un programme global portant sur 450.000 compteurs intelligents. Le ministre a indiqué que la première phase devrait être achevée au cours du premier trimestre 2027.

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STEG : A quoi serviront réellement les 468 millions de dollars approuvés par l’ARP ?

L’Assemblée des représentants du peuple (ARP) a approuvé ce mardi les garanties de l’État tunisien pour deux financements accordés à la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) par la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) et le Fonds pour les technologies propres (CTF), pour un montant total de 468 millions de dollars (384,8 millions d’euros + 30 millions de dollars). Les deux accords, signés en novembre 2025, s’inscrivent dans le programme TEREG de la Banque mondiale, qui vise à moderniser le réseau électrique tunisien et à préparer le pays à porter la part des énergies renouvelables à 35 % de sa capacité électrique installée d’ici 2030.

Au-delà du vote parlementaire, ces financements ne constituent pas une aide destinée à combler les difficultés financières de la STEG. Ils doivent accompagner une transformation en profondeur des infrastructures électriques afin de répondre à une demande en hausse et d’accélérer la transition énergétique.

Que vient réellement d’approuver l’ARP ?

Le Parlement n’a pas approuvé une subvention, mais deux projets de loi autorisant l’État tunisien à garantir des prêts contractés par la STEG.

Le premier financement, accordé par la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD), représente 384,8 millions d’euros soit environ 438,4 millions de dollars. Il est complété par un prêt concessionnel de 30 millions de dollars du Fonds pour les technologies propres (Clean Technology Fund), destiné à soutenir les investissements liés aux énergies renouvelables.

Les deux accords ont été signés le 3 novembre 2025 dans le cadre du programme Tunisia Energy Reliability, Efficiency and Governance Improvement Program (TEREG). La garantie de l’État était une condition indispensable à leur entrée en vigueur.

Concrètement, l’État ne verse pas 468 millions de dollars à la STEG. Il s’engage à garantir le remboursement de ces financements, ce qui permet à l’entreprise publique de bénéficier de conditions d’emprunt plus avantageuses auprès des bailleurs internationaux.

Moderniser un réseau appelé à évoluer

Selon la Banque mondiale, le programme TEREG doit permettre de préparer le réseau électrique tunisien aux profondes mutations attendues au cours des prochaines années.

La Tunisie ambitionne d’intégrer jusqu’à 2,8 gigawatts (GW) de nouvelles capacités de production issues des énergies renouvelables. Pour atteindre cet objectif, la Banque mondiale estime que près de 2,8 milliards de dollars d’investissements privés devront être mobilisés dans le secteur de l’électricité.

Les 468 millions de dollars approuvés par l’ARP constituent l’un des leviers de cette stratégie. Ils serviront notamment à moderniser les postes électriques, renforcer certaines lignes de transport et de distribution, améliorer les systèmes numériques de pilotage du réseau et réduire les pertes techniques qui affectent encore son efficacité.

Le programme prévoit également d’améliorer la gouvernance de la STEG et de faciliter le raccordement de nouveaux producteurs privés d’électricité solaire et éolienne. Le prêt concessionnel de 30 millions de dollars est spécifiquement destiné à accompagner cette intégration des énergies renouvelables au réseau national.

À lui seul, ce financement ne transformera pas le secteur électrique tunisien. Il constitue toutefois une étape importante d’un programme plus vaste destiné à rendre le réseau capable d’absorber une production d’électricité plus diversifiée et plus décarbonée.

Lire aussi: Énergie : La Tunisie et la BM accélèrent sur trois chantiers électriques stratégiques

Quels bénéfices pour les consommateurs ?

Les effets de ces investissements ne seront pas immédiats, mais les objectifs affichés sont clairement identifiés.

La Banque mondiale prévoit une amélioration progressive de la qualité de l’alimentation électrique, une réduction des interruptions de service, une diminution des pertes sur le réseau et une meilleure efficacité opérationnelle de la STEG. Le programme vise également à renforcer la situation financière de l’entreprise publique, notamment grâce à une amélioration du recouvrement des coûts et à une baisse progressive du coût moyen d’approvisionnement en électricité grâce au développement des énergies renouvelables.

En revanche, ces financements ne signifient pas une baisse automatique des tarifs de l’électricité. Leur objectif est avant tout d’améliorer la fiabilité des infrastructures, d’accompagner la transition énergétique et de renforcer la capacité du réseau à répondre aux besoins futurs du pays.

Les résultats seront évalués au travers d’indicateurs de performance définis par la Banque mondiale, qui suivra la mise en œuvre du programme au cours des prochaines années.

Les 468 millions de dollars en chiffres

  • 384,8 millions d’euros : prêt de la Banque mondiale (BIRD).
  • 30 millions de dollars : prêt du Clean Technology Fund.
  • 3 novembre 2025 : signature des deux accords de financement.
  • 2,8 GW : nouvelles capacités d’énergies renouvelables que le réseau devra pouvoir intégrer.
  • 2,8 milliards de dollars : investissements privés que le programme ambitionne de mobiliser.
  • 35 % : objectif national de capacité électrique installée issue des énergies renouvelables à l’horizon 2030.

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STEG : 430 MDT de prêts en débat à l’ARP pour doubler la production

Réunie ce mardi 14 juillet 2026, l’Assemblée a auditionné le ministre de l’Équipement et chargé de l’Industrie et de l’Énergie sur l’affectation de 430 MDT de prêts destinés à la STEG, préalable au vote de deux projets de loi.

La plénière s’est poursuivie ce mardi 14 juillet 2026 au matin pour entendre les réponses de Salah Zouari, ministre de l’Équipement et chargé du ministère de l’Industrie et de l’Énergie. L’intervention du ministre répondait aux questions et observations formulées par les députés lors de la séance du week-end dernier au sujet de deux projets de loi. Ces textes portent sur des conventions permettant à la Société Tunisienne de l’Électricité et du Gaz (STEG) de contracter deux prêts d’un montant global de 430 millions de dinars, étape préalable au passage au vote.

Lors de son exposé, M. Zouari a détaillé la répartition prévisionnelle de ces deux financements. Les fonds seront alloués au rétablissement de l’équilibre financier et à l’optimisation de l’organisation administrative de la STEG. Ils serviront également à doubler la production d’électricité par la construction de nouvelles centrales en partenariat avec le secteur privé, à réduire les importations de gaz et à renouveler l’infrastructure de production électrique.

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Houcine Rhili : la STEG paie le prix des impayés publics

Dans une déclaration exclusive à L’Économiste Maghrébin, Houcine Rhili, expert en développement et en ressources hydriques, dresse un constat critique de la situation énergétique tunisienne. Il souligne que la crise ne se limite pas au déficit de production ou à la dépendance aux importations : elle est aussi liée à des choix de gouvernance, à des blocages administratifs et à une fragilité financière des entreprises publiques, notamment la STEG, dont la trésorerie est lourdement affectée par les impayés de l’État et de plusieurs établissements publics.

Pour Houcine Rhili, la crise énergétique tunisienne est avant tout structurelle. Elle résulte, précise-t-il, de plusieurs années de retard dans les réformes, d’une gouvernance insuffisamment efficace et d’une absence de vision stratégique capable d’accompagner les transformations profondes du secteur.

L’expert pointe d’abord les contraintes administratives et réglementaires qui continuent de peser sur l’investissement. Il dénonce une lenteur administrative chronique, une réglementation dépassée ainsi qu’un code des hydrocarbures complexe, qui limiteraient l’attractivité du secteur et ralentiraient la mise en œuvre des projets énergétiques.

À cela s’ajoute, estime-t-il, une faiblesse persistante de l’investissement national face aux grands groupes étrangers. Houcine Rhili cite notamment l’exemple de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG), qui a développé une capacité solaire de 10 mégawatts à Tozeur, sans parvenir ensuite à obtenir de nouveaux contrats d’envergure dans ce domaine. Dans le même temps, plusieurs opérateurs étrangers ont bénéficié de concessions pour développer des projets solaires de grande taille.

La STEG fragilisée par les impayés publics

L’expert insiste également sur la situation financière difficile des entreprises publiques du secteur. Il évoque un endettement qui se chiffre à plusieurs milliards de dinars, aggravé par les impayés accumulés par l’État, les administrations et certains établissements publics au titre de leurs consommations énergétiques.

Et de poursuivre que cette accumulation d’arriérés pèse directement sur la trésorerie de la STEG, limite ses capacités d’investissement et complique ses efforts de modernisation. La fragilité financière de l’entreprise ne serait donc pas uniquement liée à ses charges ou à ses contraintes opérationnelles, mais aussi à un système où une partie importante des clients publics ne règle pas régulièrement ses factures.

Houcine Rhili critique par ailleurs une gouvernance qu’il juge trop centralisée, avec une concentration excessive des décisions au niveau ministériel, au détriment du rôle stratégique des conseils d’administration et des mécanismes de pilotage.

Face à ces difficultés, l’expert appelle à l’ouverture d’un véritable débat national sur l’énergie, estimant que seule une réflexion collective permettra de sortir d’une gestion basée sur l’urgence. Il note que la Tunisie doit adopter une stratégie de long terme, avec des investissements planifiés sur quinze à trente ans, l’horizon nécessaire pour les grands projets énergétiques à travers le monde.

« Il faut passer d’une logique de réaction à une logique d’anticipation », plaide Houcine Rhili.Au final, il considère que l’avenir énergétique du pays dépendra de sa capacité à réformer sa gouvernance, restaurer la confiance des investisseurs et donner une vision claire aux acteurs du secteur.

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Projet Elmed | Hitachi décroche un contrat de 770 M€ pour les stations de conversion

Après l’attribution du contrat du câble sous-marin à Prysmian l’an dernier et l’achèvement des procédures administratives d’autorisation, le projet Elmed d’interconnexion électrique entre la Tunisie et l’Italie entre désormais dans sa phase d’exécution, avec l’attribution d’un contrat de 770 millions d’euros à Hitachi Energy pour la construction des stations de conversion de l’interconnexion électrique, maquant ainsi une étape majeure dans le développement de ce projet énergétique stratégique et se rapprochant de sa date de mise en service prévue pour fin 2028.

L’interconnexion Elmed — développée conjointement par l’italien Terna et la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (Steg), et intégrée au «Plan Mattei» pour l’Afrique du gouvernement italien — représente bien plus qu’une simple liaison électrique entre l’Italie et la Tunisie. En effet, ce projet constitue une pierre angulaire de la stratégie européenne de diversification énergétique et d’intégration des marchés de l’électricité euro-méditerranéens, contribuant à la fois aux objectifs du plan REPowerEU et au renforcement de la sécurité énergétique de l’Union européenne (UE) et de la Tunisie.

Le projet prévoit la construction d’une liaison HVDC (courant continu haute tension) de 600 mégawatts s’étendant sur environ 220 kilomètres ; la majeure partie du tracé consiste en un câble sous-marin traversant le détroit de Sicile à une profondeur d’environ 800 mètres. Les deux stations de conversion seront érigées à Partanna (dans la province de Trapani, en Italie) et à Mlaabi (dans la zone de Menzel Temime, sur la côte nord-est de la Tunisie). Ces stations constituent le cœur technologique de l’infrastructure.

La technologie HVDC permet de convertir le courant alternatif des réseaux nationaux en courant continu pour le transport sous-marin — puis d’effectuer la reconversion inverse —, réduisant ainsi les pertes d’énergie et améliorant l’efficacité de la liaison.

Hitachi Energy, entreprise suisse appartenant au géant japonais Hitachi, fournira une solution complète comprenant des valves de conversion HVDC, le système de contrôle Mach, des transformateurs de puissance et des équipements haute tension, ainsi que des prestations de conception, d’études système, de supervision de l’installation et de mise en service.

Le groupe technologique helvético-japonais travaillera aux côtés de D’Agostino Costruzioni Generali — chargé du génie civil pour la station italienne — et d’Orascom Construction, responsable de l’infrastructure de la station tunisienne ; leurs activités couvriront le génie civil, les installations électromécaniques et les systèmes auxiliaires.

L’investissement total pour le projet Elmed s’élève à environ 1,42 milliard d’euros, dont plus de 307 millions proviennent du programme «Mécanisme pour l’interconnexion en Europe» (MIE) de l’UE, géré par l’agence européenne Cinea. Il s’agit d’une étape historique pour Bruxelles : c’est la première fois que l’UE accorde un financement non remboursable à une infrastructure énergétique impliquant directement un pays non membre, reconnaissant ainsi la valeur stratégique de cette interconnexion pour l’ensemble du système énergétique européen.

Côté tunisien, le projet bénéficie également du soutien financier d’importantes institutions multilatérales — notamment la Banque mondiale, la Banque européenne d’investissement (BEI), la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd) et la banque allemande de développement KfW — ce qui souligne l’importance internationale accordée à cette initiative.

Sur le plan géopolitique, Elmed s’inscrit dans le processus croissant d’intégration énergétique en Méditerranée.

Pour l’Italie, cette liaison renforce son rôle de plaque tournante énergétique entre l’Europe et l’Afrique, un pilier stratégique majeur du «Plan Mattei».

Pour la Tunisie, elle constitue une infrastructure vitale pour renforcer la résilience de son système électrique, favoriser l’intégration régionale et soutenir la transition énergétique dans un contexte de hausse de la demande intérieure et de ressources limitées en combustibles fossiles.

Cette interconnexion permettra également une meilleure intégration des énergies renouvelables produites sur les deux rives de la Méditerranée, facilitant ainsi les échanges d’électricité et améliorant la stabilité du réseau. À terme, le projet pourrait stimuler de nouveaux investissements dans les énergies renouvelables en Afrique du Nord, facilitant l’exportation d’énergie propre vers le marché européen.

L’attribution du contrat pour les postes de conversion marque ainsi une étape décisive dans le développement de l’un des projets d’infrastructure énergétique les plus importants de la région euro-méditerranéenne, appelé à redéfinir la coopération entre l’Italie, la Tunisie et l’UE en matière d’énergie et de sécurité d’approvisionnement.

I. B. (avec Agenzia Nova).

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« Continuer à emprunter ne sauvera pas la Steg » : pour Issam Chouchen, la crise est avant tout une question de gouvernance

La situation financière de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (Steg) continue de susciter de vives interrogations au Parlement, où les nouveaux engagements de financement en faveur de l’entreprise ont relancé le débat sur la trajectoire de redressement de ce pilier stratégique du service public. La Commission des finances et du budget de...

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La Steg croule sous les dettes : 7 milliards de dinars d’encours et 6 milliards d’impayés 

Les entreprises publiques tunisiennes continuent de sombrer. Entre endettement croissant, difficultés de trésorerie, et investissements reportés, plusieurs établissements stratégiques peinent à assurer leurs missions dans des conditions normales.  La Société tunisienne de l’électricité et du gaz (Steg), pilier de la sécurité énergétique du pays, illustre parfaitement cette situation avec des équilibres financiers fortement fragilisés.  Lors...

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