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À l’ONU, Pékin accuse Washington d’entraîner le Moyen-Orient vers une dangereuse escalade

La rivalité sino-américaine s’est invitée au Conseil de sécurité des Nations unies. Lors d’un débat consacré au Yémen et à la mer Rouge, Pékin a vivement dénoncé les frappes américaines contre l’Iran, accusant Washington de conduire le Moyen-Orient « au bord d’un précipice dangereux ». Les États-Unis ont, de leur côté, mis en cause la Chine pour de présumées violations de l’embargo sur les armes imposé aux rebelles houthis.

Le représentant permanent adjoint de la Chine auprès des Nations unies, Sun Lei, a accusé, mardi 14 juillet, les États-Unis de porter une lourde responsabilité dans la dégradation de la situation sécuritaire au Moyen-Orient, en particulier au Yémen et en mer Rouge.

S’exprimant devant le Conseil de sécurité lors d’une séance consacrée aux rebelles houthis, le diplomate chinois a estimé que les frappes américaines contre l’Iran avaient aggravé les tensions régionales. « Les États-Unis portent une responsabilité indéniable dans la situation actuelle au Yémen et en mer Rouge », a déclaré Sun Lei. Selon lui, Washington fait également obstacle aux efforts du Conseil de sécurité visant à mettre fin aux hostilités, à protéger les civils dans la bande de Gaza et à prévenir une nouvelle escalade régionale.

En outre, il a dénoncé l’intervention militaire américaine contre l’Iran, affirmant qu’elle avait été menée sans l’autorisation du Conseil de sécurité alors que des discussions diplomatiques étaient en cours entre Washington et Téhéran. « Les États-Unis ont une nouvelle fois conduit la région au bord d’un précipice dangereux ».

Washington accuse Pékin de violer l’embargo sur les Houthis

Les déclarations de Sun Lei répondaient directement aux accusations formulées quelques instants plus tôt par le représentant américain auprès de l’ONU, Mike Walz. Ce dernier a affirmé que des entreprises et des entités chinoises, aux côtés de l’Iran, continuaient de violer la résolution 2216 du Conseil de sécurité en fournissant un soutien aux rebelles houthis.

« Des États comme l’Iran et, dans une certaine mesure, des entreprises et des entités chinoises ont violé la résolution 2216 sans subir de véritables conséquences », a déclaré le diplomate américain.

Adoptée en 2015, la résolution 2216 exige que les Houthis mettent fin aux hostilités et se retirent des territoires qu’ils contrôlent au Yémen. Elle instaure également un embargo ciblé sur les armes à destination du mouvement ainsi que des sanctions individuelles, notamment des gels d’avoirs et des interdictions de voyager.

Une confrontation diplomatique de plus

En réponse aux accusations américaines, Sun Lei a invité Washington à « réfléchir à ses propres actions » plutôt qu’à « calomnier d’autres pays et leur faire porter la responsabilité ». Cette nouvelle confrontation verbale illustre les tensions croissantes entre les États-Unis et la Chine sur les principaux dossiers du Moyen-Orient. Et ce, alors que les deux puissances s’opposent de plus en plus ouvertement au sein des instances internationales.

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ODD 2026: ce que les pays les mieux classés ont comme points communs

Les résultats de l’indice de performance des Objectifs de développement durable (ODD) 2026 ne se résument pas à une simple “photo” du classement mondial. Ils permettent aussi de lire, en creux, les caractéristiques communes des pays les plus performants et les dynamiques d’évolution depuis 2016. L’enjeu dépasse la hiérarchie. Il s’agit de comprendre les trajectoires de développement à l’horizon 2030.

Sans surprise, le haut du classement reste largement dominé par les pays européens et les membres de l’OCDE. La Finlande, la Suède, le Danemark, la Norvège et l’Allemagne occupent les premières places, dessinant une forme de continuité dans la performance. Cette concentration traduit un socle commun: des institutions solides, une gouvernance efficace et des politiques publiques capables de produire des résultats dans la durée.

Les écarts régionaux confirment cette lecture en “crescendo”. Les pays de l’OCDE affichent un score moyen de 89,2, devant l’Europe de l’Est et l’Asie centrale (76,7), puis l’Afrique subsaharienne (63,4). D’un niveau à l’autre, les écarts dessinent une progression inégale du développement durable, marquée par des capacités institutionnelles et économiques très différenciées.

Voici le top 10

  1. Finlande (1re avec un score de 87,40)

  2. Suède (2e: 86,26)

  3. Danemark (3e: 85,68)

  4. Norvège (4e: 84,08)

  5. Allemagne (5e: 84,02)

  6. Autriche (6e: 83,95)

  7. France (7e: 83,43)

  8. Royaume-Uni (8e: 82,45)

  9. Islande (9e: 82,32)

  10. Tchéquie (10e: 82,21)

À dire vrai, le classement se poursuit avec une domination européenne marquée jusqu’à la 19e place (occupée par les Pays-Bas). Le premier pays non européen à apparaître dans cette liste est le Japon, situé au 20e rang. Ces scores représentent le pourcentage global d’achèvement des 17 Objectifs de développement durable, où un score de 100 signifierait que tous les objectifs ont été atteints.

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Palestine : l’UNRWA confrontée à une grave crise financière

L’agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens, UNRWA fait face à un déficit de 100 millions de dollars qui menace sa survie. L’ONU appelle les États membres à soutenir financièrement cet acteur essentiel de l’aide humanitaire à Gaza et…

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