Lese-Ansicht

Malgré les sanctions, l’UE importe un volume record de GNL russe

Alors que Bruxelles s’est engagée à mettre fin aux importations de gaz russe d’ici 2027, les achats européens de gaz naturel liquéfié (GNL) en provenance de l’usine russe de Yamal ont atteint un niveau record au premier semestre 2026. La France, la Belgique et l’Espagne concentrent l’essentiel des importations, illustrant la difficulté de l’Union européenne à se passer rapidement des approvisionnements russes.

Les importations européennes de gaz naturel liquéfié (GNL) en provenance de la Russie ont atteint un niveau historique au cours des six premiers mois de 2026, en dépit de l’engagement de l’Union européenne de mettre un terme à ses achats de gaz russe d’ici 2027.

Selon les données du cabinet d’analyse Kpler, relayées notamment par le Financial Times, mardi 14 juillet, les pays de l’Union européenne ont importé près de 10 millions de tonnes de GNL en provenance du complexe Yamal LNG, soit une hausse comprise entre 16 % et 18 % par rapport à la même période de 2025.

La France demeure le premier acheteur européen de GNL issu de Yamal, devant la Belgique et l’Espagne. À elles seules, ces trois économies ont absorbé la quasi-totalité des cargaisons russes destinées au marché européen. Plus de 97 % de la production exportée par Yamal a ainsi été livrée vers des ports de l’Union européenne au premier semestre…

Cette progression intervient alors que Bruxelles a déjà interdit, depuis avril 2026, les importations de GNL russe réalisées dans le cadre de contrats à court terme. En revanche, les contrats de long terme restent autorisés jusqu’au 1er janvier 2027, avant une interdiction plus large des importations de gaz russe, qui s’étendra ensuite progressivement au gaz acheminé par gazoduc.

Un redéploiement des flux mondiaux

Cette forte demande européenne contraste avec la baisse des exportations russes vers l’Asie. Les livraisons de Yamal vers les marchés asiatiques ont chuté d’environ 74 % sur un an, l’Europe absorbant désormais l’essentiel de la production du site arctique.

Les analystes soulignent également que les infrastructures européennes — ports, terminaux méthaniers, chantiers navals et flotte spécialisée de méthaniers brise-glace — demeurent essentielles au fonctionnement de Yamal LNG, principal complexe russe de production de gaz naturel liquéfié.

Un paradoxe énergétique

Ces chiffres illustrent les contradictions de la politique énergétique européenne. Si l’Union européenne poursuit son objectif de réduire sa dépendance aux hydrocarbures russes, les impératifs de sécurité d’approvisionnement et les contrats en cours continuent de soutenir les importations de GNL russe.

Cette situation est également alimentée par les tensions persistantes sur les marchés mondiaux de l’énergie et par la volonté de plusieurs opérateurs européens de sécuriser leurs approvisionnements avant l’entrée en vigueur des interdictions prévues en 2027.

L’article Malgré les sanctions, l’UE importe un volume record de GNL russe est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

États-Unis : l’inflation chute sensiblement à 3,5 % en juin

L’inflation américaine a fortement ralenti en juin, et plus que ne l’avaient prévu les analystes, la forte baisse des prix de l’énergie ayant apporté – au moins temporairement – ​​un soulagement généralisé des pressions sur les prix.

Plus précisément, l’indice des prix à la consommation (IPC) dans la plus grande économie mondiale a augmenté à un taux annuel de 3,5 % le mois dernier, en baisse significative par rapport aux 4,2 % de mai, selon un rapport de la Fed publié mardi 14 juillet. Les estimations moyennes des analystes prévoyaient un ralentissement plus modéré de 3,8 % par an.

En comparaison mensuelle, l’IPC a diminué de 0,4 % en juin par rapport à mai, ce qui constitue également la plus forte baisse mensuelle enregistrée par l’indice depuis plus de 6 ans, soit depuis avril 2020. La tendance était similaire pour la mesure plus restrictive de ce qu’on appelle l’inflation sous-jacente, qui ne tient pas compte de la volatilité des prix de l’énergie et des produits alimentaires et qui est considérée par les banques centrales comme plus révélatrice des tendances générales.

Plus précisément, l’IPC de base a chuté à un taux annuel de 2,6 % en juin, contre 2,9 % précédemment; alors que les analystes ne prévoyaient qu’une légère baisse à 2,8 % sur un an.

Dans une première réaction des marchés, la lecture de l’indice, meilleure que prévu, propulse les contrats à terme sur le S&P 500 en territoire positif juste avant l’ouverture de Wall Street. Tandis que le Nasdaq a considérablement accentué la hausse qu’il enregistrait après la publication du rapport et que le Dow Jones est en voie d’effacer complètement ses propres pertes.

Comme indiqué ci-dessus, l’atténuation des pressions inflationnistes est principalement due à la baisse mensuelle de 5,7 % des prix de l’énergie en juin, même si, sur une base annuelle, on constate une hausse de 15,7 %. Par exemple, les prix de l’essence et du diesel ont enregistré une baisse mensuelle de plus de 9 % en juin.

L’article États-Unis : l’inflation chute sensiblement à 3,5 % en juin est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

Extradition de Fergie Chambers : Pourquoi la gauche espagnole veut faire barrage

Quelques jours après l’arrestation à Ibiza de l’homme d’affaires américain James « Fergie » Chambers, treize formations de gauche espagnoles demandent au gouvernement de Pedro Sánchez de s’opposer à son extradition vers les États-Unis. Au-delà du dossier judiciaire, l’affaire prend désormais une dimension politique, ses soutiens estimant que les poursuites pourraient être liées à son engagement en faveur de la cause palestinienne. Cette mobilisation peut-elle réellement influer sur la procédure ?

Une lettre adressée directement à deux ministres

Selon le média espagnol El Salto, treize formations politiques ont adressé une lettre au ministre de l’Intérieur, Fernando Grande-Marlaska, ainsi qu’au ministre de la Présidence, de la Justice et des Relations avec les Cortes, Félix Bolaños.

La démarche est soutenue par la CUP, ERC, Comuns, EH Bildu, BNG, Somos Asturies, Més per Mallorca, Compromís, Izquierda Unida, Adelante Andalucía, Podemos, Sumar et Más Madrid. Plusieurs députés nationaux figurent également parmi les signataires, dont Gabriel Rufián, Gerardo Pisarello, Ione Belarra, Oskar Matute et Enrique Santiago.

Les élus demandent au gouvernement espagnol d’exiger des autorités américaines l’ensemble des éléments justifiant les poursuites engagées contre Chambers. Ils souhaitent notamment vérifier que les faits reprochés relèvent bien d’infractions pénales et non de ses activités politiques, de ses dons humanitaires ou de son soutien à des médias et organisations engagés en faveur de la population palestinienne.

Pour les signataires, cette affaire pourrait relever d’une persécution à caractère politique. Cette analyse est également défendue par Chambers et ses soutiens, mais elle n’a, à ce stade, été reconnue ni par la justice espagnole ni par une décision judiciaire américaine.

Le gouvernement espagnol peut encore avoir le dernier mot

La mobilisation des treize formations n’est pas seulement symbolique. En Espagne, une demande d’extradition suit deux étapes distinctes : une phase judiciaire, puis, si les juges déclarent la demande recevable, une phase politique.

L’Audiencia Nacional doit d’abord déterminer si les conditions juridiques de l’extradition sont réunies. Si elle rejette définitivement la demande, la procédure s’arrête.

En revanche, une décision favorable des juges n’oblige pas automatiquement l’exécutif à remettre la personne recherchée. La loi espagnole sur l’extradition passive permet au gouvernement de refuser l’extradition pour des motifs liés notamment à la souveraineté nationale, à la sécurité, à l’ordre public ou à d’autres intérêts essentiels de l’État. Elle prévoit également la possibilité de refuser une extradition lorsqu’il existe des raisons sérieuses de penser qu’une demande présentée comme une affaire de droit commun poursuit en réalité une personne en raison de ses opinions politiques.

La lettre adressée au gouvernement vise donc à peser sur cette éventuelle décision politique. Elle ne suspend toutefois ni la procédure judiciaire ni les travaux de l’Audiencia Nacional.

Des accusations encore largement inconnues du public

Fergie Chambers a été arrêté le 10 juillet à Ibiza à la demande des autorités américaines. Selon les informations relayées par El Salto et plusieurs médias internationaux, il est soupçonné de blanchiment d’argent et d’avoir tenté de fournir un soutien matériel à des organisations terroristes étrangères.

À ce stade, l’acte d’accusation complet n’a toutefois pas été rendu public. Les autorités américaines n’ont pas diffusé les documents détaillant l’ensemble des faits reprochés, ce qui ne permet pas de vérifier de manière indépendante l’intégralité des accusations relayées.

Les soutiens de Chambers affirment, de leur côté, que les fonds concernés étaient destinés à des projets humanitaires, à des organisations de défense des droits humains ainsi qu’au Club Africain. Cette version constitue leur ligne de défense et n’a pas, à ce stade, été validée par une décision de justice.

Installé en Tunisie depuis la fin de 2023, où il s’est notamment illustré par son soutien financier au Club Africain, Fergie Chambers fait désormais face à une affaire qui dépasse le seul cadre judiciaire. Si les juges espagnols valident la demande américaine, le gouvernement de Pedro Sánchez pourrait être amené à trancher un dossier devenu autant politique que juridique.

Lire aussi:

L’article Extradition de Fergie Chambers : Pourquoi la gauche espagnole veut faire barrage est apparu en premier sur webdo.

  •  

Le chiffre de la semaine : 23,4 millions

Jusqu’à 23,4 millions d’enfants supplémentaires pourraient basculer dans la pauvreté d’ici à la fin de l’année. C’est l’alerte lancée par l’UNICEF dans une récente analyse portant sur plus de 167 pays, qui mesure les effets économiques du conflit au Moyen-Orient.…

L’article Le chiffre de la semaine : 23,4 millions est apparu en premier sur lecourrierdelatlas.

  •  

À l’ONU, Pékin accuse Washington d’entraîner le Moyen-Orient vers une dangereuse escalade

La rivalité sino-américaine s’est invitée au Conseil de sécurité des Nations unies. Lors d’un débat consacré au Yémen et à la mer Rouge, Pékin a vivement dénoncé les frappes américaines contre l’Iran, accusant Washington de conduire le Moyen-Orient « au bord d’un précipice dangereux ». Les États-Unis ont, de leur côté, mis en cause la Chine pour de présumées violations de l’embargo sur les armes imposé aux rebelles houthis.

Le représentant permanent adjoint de la Chine auprès des Nations unies, Sun Lei, a accusé, mardi 14 juillet, les États-Unis de porter une lourde responsabilité dans la dégradation de la situation sécuritaire au Moyen-Orient, en particulier au Yémen et en mer Rouge.

S’exprimant devant le Conseil de sécurité lors d’une séance consacrée aux rebelles houthis, le diplomate chinois a estimé que les frappes américaines contre l’Iran avaient aggravé les tensions régionales. « Les États-Unis portent une responsabilité indéniable dans la situation actuelle au Yémen et en mer Rouge », a déclaré Sun Lei. Selon lui, Washington fait également obstacle aux efforts du Conseil de sécurité visant à mettre fin aux hostilités, à protéger les civils dans la bande de Gaza et à prévenir une nouvelle escalade régionale.

En outre, il a dénoncé l’intervention militaire américaine contre l’Iran, affirmant qu’elle avait été menée sans l’autorisation du Conseil de sécurité alors que des discussions diplomatiques étaient en cours entre Washington et Téhéran. « Les États-Unis ont une nouvelle fois conduit la région au bord d’un précipice dangereux ».

Washington accuse Pékin de violer l’embargo sur les Houthis

Les déclarations de Sun Lei répondaient directement aux accusations formulées quelques instants plus tôt par le représentant américain auprès de l’ONU, Mike Walz. Ce dernier a affirmé que des entreprises et des entités chinoises, aux côtés de l’Iran, continuaient de violer la résolution 2216 du Conseil de sécurité en fournissant un soutien aux rebelles houthis.

« Des États comme l’Iran et, dans une certaine mesure, des entreprises et des entités chinoises ont violé la résolution 2216 sans subir de véritables conséquences », a déclaré le diplomate américain.

Adoptée en 2015, la résolution 2216 exige que les Houthis mettent fin aux hostilités et se retirent des territoires qu’ils contrôlent au Yémen. Elle instaure également un embargo ciblé sur les armes à destination du mouvement ainsi que des sanctions individuelles, notamment des gels d’avoirs et des interdictions de voyager.

Une confrontation diplomatique de plus

En réponse aux accusations américaines, Sun Lei a invité Washington à « réfléchir à ses propres actions » plutôt qu’à « calomnier d’autres pays et leur faire porter la responsabilité ». Cette nouvelle confrontation verbale illustre les tensions croissantes entre les États-Unis et la Chine sur les principaux dossiers du Moyen-Orient. Et ce, alors que les deux puissances s’opposent de plus en plus ouvertement au sein des instances internationales.

L’article À l’ONU, Pékin accuse Washington d’entraîner le Moyen-Orient vers une dangereuse escalade est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

Trafic de drogues | Un réseau international démantelé à Monastir

Un réseau international de trafic de drogues opérant entre la France et la Tunisie a été démantelé à Monastir par la brigade régionale de lutte contre les stupéfiants de Sousse, sous la tutelle de la sous-direction d’El Gorjani.

Selon les premières informations, le réseau était spécialisé dans l’importation et la distribution de drogues de synthèse, indique Jawhara FM, citant une source proche du dossier.

Les forces de sécurité ont ciblé plusieurs propriétés de l’organisation, menant des perquisitions simultanées dans des habitations et des exploitations agricoles situées dans la périphérie du gouvernorat de Monastir.

La même souce a indiqué que les descentes ont permis de saisir une quantité significative de comprimés d’ecstasy, des voitures et des motos de luxe, d’importantes sommes d’argent ainsi qu’une arme de chasse détenue sans autorisation légale.

Sur décision du ministère public, plusieurs suspects ont été placés en garde à vue et les investigations se poursuivent afin d’identifier et d’interpeller l’ensemble des membres de cette organisation criminelle.

Y. N.

Ph. d’archives

L’article Trafic de drogues | Un réseau international démantelé à Monastir est apparu en premier sur Kapitalis.

  •  

La justice américaine bloque l’immunité fiscale de Trump

Un juge vient d’annuler un accord conclu par le président américain Donald Trump avec l’Internal Revenue Service (IRS) qui accordait à ses entreprises de vastes exemptions de contrôles fiscaux et établissait un fonds de plus de 1,8 milliard de dollars pour indemniser les victimes présumées d’abus de pouvoir du gouvernement, un plan qui a été abandonné par la suite.

La juge Kathleen Williams a statué que Trump et l’IRS, qu’il contrôle en tant que président des États-Unis, n’étaient pas de véritables adversaires, comme l’exige la Constitution dans les affaires civiles.

Williams a saisi le barreau d’un avocat de Trump ayant travaillé sur l’affaire et de hauts responsables du ministère de la Justice ayant signé l’accord, afin de déterminer si leurs actions violaient les règles déontologiques. « Cette action n’a jamais impliqué une tentative de la part d’un adversaire de résoudre judiciairement une question de droit ou un véritable différend », a statué la juge. Il s’agissait plutôt d’une tentative « de légitimer un accord accordant l’immunité à des personnes et entités liées au président et d’engager des milliards de dollars de l’argent des contribuables américains pour indemniser des réclamations non prévues par la loi », a-t-elle souligné.

L’article La justice américaine bloque l’immunité fiscale de Trump est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

La Chine vise près de 9 000 milliards de dollars de ventes au détail d’ici 2030

La Chine vise un total de ventes au détail d’environ 60 billions de yuans (8,85 billions de dollars) d’ici 2030. C’est ce que déclare le gouvernement dans son 15e plan quinquennal visant à stimuler la consommation.

Publié lundi 13 juillet, ce plan prévoit de stimuler la consommation de services, notamment ceux liés aux soins aux personnes âgées et à la garde d’enfants.

Par ailleurs, précise Reuters, le pays s’est engagé à développer la consommation touristique, à étendre le régime d’exemption de visa à davantage de pays. Tout en augmentant le nombre de vols directs vers l’Europe, les États-Unis et les pays de l’initiative « Une ceinture, une route ».

L’article La Chine vise près de 9 000 milliards de dollars de ventes au détail d’ici 2030 est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

Les entreprises de l’UE sont résilientes, mais…

Les entreprises non financières de l’Union européenne conservent globalement un profil de crédit résilient. Mais la détérioration de l’environnement géopolitique et macroéconomique devrait accroître le risque de crédit au cours de la période 2026-2027. C’est ce qu’il ressort du rapport « CRIF European Credit Outlook » publié lundi 13 juillet.

L’analyse du CRIF, portant sur environ 48 000 entreprises non financières de l’UE-27 réalisant un chiffre d’affaires annuel supérieur à 50 millions d’euros, prévoit une hausse du taux de défaut à 0,48 % en 2026 et à 0,55 % en 2027 dans le scénario de référence; contre environ 0,4 % en 2024-2025. Dans un scénario défavorable, ce taux pourrait atteindre 0,71 % en 2027.

Le rapport attribue cette détérioration à la montée des tensions géopolitiques, aux pressions inflationnistes, à la hausse des coûts de l’énergie et aux perturbations persistantes des chaînes d’approvisionnement; malgré la remarquable résilience dont ont fait preuve les entreprises européennes ces dernières années face aux effets de la pandémie, de la guerre en Ukraine et d’une politique monétaire restrictive.

Le secteur de la construction demeure le plus vulnérable

Le rapport souligne que le secteur de la construction et de l’immobilier est le plus vulnérable d’Europe. En 2024, seulement 44 % des entreprises du secteur étaient considérées comme « en sécurité », contre 51 % en moyenne dans l’UE. Tandis que 18 % étaient classées comme présentant un risque élevé. Le taux de défaut dans ce secteur devrait passer de 0,64 % en 2024 à 0,75 % en 2026 dans le scénario de base et à 0,82 % dans le scénario défavorable.

Des pressions croissantes sont également constatées dans l’industrie et le commerce , car ces secteurs sont davantage touchés par le ralentissement de l’économie internationale, les tensions commerciales et la hausse des coûts de production. À l’inverse, le secteur de l’agriculture, de l’alimentation et des boissons conserve le profil de crédit le plus conservateur, avec environ 68 % des entreprises classées dans la catégorie sûre, malgré les défis posés par la volatilité des prix et le changement climatique.

Incertitude géopolitique et financement

Selon le scénario de référence du CRIF, l’économie de l’UE devrait croître d’environ 1 % en 2026, avec une inflation proche de 3 %. En cas d’aggravation de la crise au Moyen-Orient, la croissance pourrait s’annuler, l’inflation pourrait avoisiner les 5 % et les taux d’intérêt pourraient se rapprocher des 3,5 %, entraînant un durcissement des conditions de financement.

Le CRIF souligne que le soutien continu des banques et des institutions financières sera un facteur essentiel pour maintenir la liquidité des entreprises. D’autant plus que le niveau élevé de la dette publique limite la possibilité de nouvelles interventions de l’État comparables à celles mises en œuvre pendant la pandémie. Carlo Gherardi, président-directeur général du CRIF, note que, malgré les fondamentaux solides des entreprises européennes, l’environnement actuel est caractérisé par une incertitude accrue due aux développements géopolitiques. Ce qui entraîne des révisions à la baisse des perspectives de croissance et une hausse des anticipations inflationnistes.

Pour sa part, Luca D’Amico, PDG de CRIF Ratings, souligne que l’industrie européenne montre déjà des signes d’affaiblissement en raison d’une faible demande, d’une concurrence accrue, de restrictions commerciales et de problèmes de chaîne d’approvisionnement. Les récents développements géopolitiques pesant encore davantage sur les perspectives du secteur.

L’article Les entreprises de l’UE sont résilientes, mais… est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  
❌