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Coupures d’électricité: qu’y a-t-il derrière?

Les coupures d’électricité observées ces derniers jours en Tunisie trouvent leur origine dans un facteur central, une demande qui a dépassé les capacités disponibles dans un contexte de fortes chaleurs. Plus qu’un simple incident technique, cet épisode révèle la pression croissante que le climat exerce sur le système énergétique national.

Selon l’Institut national de la météorologie (INM), le mois de juin 2026 a enregistré une anomalie thermique moyenne de +1,9°C par rapport aux normales. Le mois a été classé comme le 6e mois de juin le plus chaud depuis 1950. Cette hausse des températures s’est accompagnée d’un épisode de chaleur persistant durant la seconde moitié du mois, période durant laquelle la consommation électrique atteint traditionnellement ses niveaux les plus élevés.

Avec des températures ayant atteint jusqu’à 47°C, les besoins en refroidissement ont fortement augmenté. La multiplication de l’usage des climatiseurs a entraîné une pression supplémentaire sur le réseau électrique, notamment pendant les heures de pointe, entre 13h00 et 17h00, où la consommation a progressé d’environ 30% par rapport aux niveaux habituels.

Le délestage pour protéger le réseau

Face à ce déséquilibre entre l’offre et la demande, la Steg a eu recours au délestage. Cette opération consiste à interrompre temporairement l’alimentation électrique dans certaines zones afin de réduire la charge sur le réseau et maintenir son fonctionnement. L’objectif est d’éviter une situation plus critique: un blackout généralisé, qui pourrait provoquer une panne de grande ampleur et nécessiter un temps de rétablissement beaucoup plus long. Ces coupures tournantes constituent donc une mesure de gestion de crise dans une période où le réseau est soumis à une demande exceptionnelle. À dire vrai, l’épisode tunisien s’inscrit dans une tendance plus large. Selon l’étude “The Future of Cooling” de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), la climatisation représente l’un des principaux moteurs de croissance de la demande mondiale d’électricité. L’agence souligne que les périodes de fortes chaleurs peuvent accentuer rapidement la consommation et mettre les réseaux sous tension. Pour la Tunisie, les chiffres de l’INM donnent une autre lecture des coupures actuelles, elles interviennent dans un contexte où les épisodes de chaleur deviennent plus intenses et plus fréquents. La question n’est donc plus seulement celle de produire davantage d’électricité, mais aussi celle d’adapter le système énergétique à de nouveaux pics de consommation. Le développement des énergies renouvelables, l’efficacité énergétique et la modernisation du réseau deviennent des leviers essentiels pour préparer les prochains étés.

 

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Black-out historique en Tunisie : une nuit de chaleur, d’angoisse et de colère

Une nuit étouffante, des villes entières plongées dans le noir, des ascenseurs immobilisés, des habitants sans information et des secours sollicités en urgence. Dans la nuit du mardi 14 au mercredi 15 juillet 2026, la Tunisie a connu l’une des…

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Tunisie : Pourquoi la STEG multiplie les coupures d’électricité

Les coupures d’électricité enregistrées ces derniers jours dans plusieurs régions de Tunisie sont la conséquence d’une combinaison de facteurs exceptionnels, selon la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG). Face à une demande record provoquée par la vague de chaleur, le PDG de l’entreprise, Fayçal Trifa, a expliqué que le réseau électrique est soumis à une pression sans précédent, aggravée par un incident technique survenu en Algérie. Il a également souligné que le délestage reste une mesure indispensable pour éviter une panne généralisée du réseau.

Une consommation record sous l’effet de la canicule

Intervenant sur les ondes de Mosaique fm, Fayçal Trifa a indiqué que les fortes chaleurs enregistrées ces derniers jours ont entraîné une hausse exceptionnelle de la consommation d’électricité, principalement en raison de l’utilisation massive des climatiseurs.

La période comprise entre 13h00 et 17h00 concentre les plus fortes pointes de consommation. Le responsable a ainsi appelé les citoyens à rationaliser leur consommation durant cette tranche horaire afin de limiter la pression exercée sur le réseau électrique national.

Une panne en Algérie a aggravé la situation

À cette demande record s’est ajoutée une panne technique imprévue sur une installation énergétique située à Sidi Okba, dans l’est de l’Algérie.

Cette défaillance a affecté les échanges d’électricité entre les deux pays. La Tunisie s’appuie en effet sur les interconnexions avec le réseau algérien pour renforcer son approvisionnement lors des périodes de forte consommation. La baisse des volumes d’électricité disponibles a ainsi accentué les tensions sur le système électrique tunisien.

Le délestage pour éviter l’effondrement du réseau

Le PDG de la STEG a tenu à expliquer le principe du délestage, souvent mal perçu par les usagers.

Il s’agit de coupures temporaires et ciblées décidées lorsque la demande dépasse les capacités disponibles de production ou d’approvisionnement. Selon lui, cette mesure vise avant tout à préserver l’équilibre du réseau et à empêcher son effondrement.

Fayçal Trifa a averti que l’absence de délestage dans une telle situation pourrait conduire à un « black-out », c’est-à-dire une panne généralisée touchant l’ensemble du pays, dont le rétablissement serait particulièrement long et complexe.

Pour souligner les conséquences d’un effondrement du réseau, le responsable de la STEG a évoqué la panne électrique majeure survenue en Espagne en 2025, qui avait nécessité près de vingt-quatre heures avant un retour complet à la normale.

Selon lui, même des pays disposant d’importantes capacités de production ne sont pas à l’abri des perturbations lorsque des conditions climatiques extrêmes mettent les infrastructures électriques sous forte tension.

Électricité : les records de consommation

En 2026 et comme chaque été, les fortes chaleurs entraînent une hausse marquée de la consommation d’électricité en Tunisie. Les données les plus récentes illustrent cette tendance : la pointe nationale a atteint un niveau record de 4888 mégawatts (MW) le 14 août 2024, contre 4825 MW en 2023. En juillet 2025, la demande maximale s’est élevée à 4837 MW, en progression de 6% par rapport aux 4550 MW enregistrés à la même période en 2024. Des niveaux qui frôlent les 5000 MW et témoignent de la forte sollicitation du réseau durant les épisodes de canicule.

La multiplication des vagues de chaleur accentue cette pression sur les capacités de production et de distribution d’électricité. Malgré les assurances des autorités quant à la préparation du réseau pour la saison estivale, les coupures observées ces derniers jours, rappellent que l’équilibre entre l’offre et la demande demeure particulièrement fragile lorsque les températures atteignent des niveaux extrêmes.

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Coupures d’électricité dans le Grand-Tunis : Le délestage a-t-il déjà commencé ?

Les températures élevées et le recours massif aux climatiseurs font grimper la consommation électrique en Tunisie, relançant les interrogations sur la capacité du réseau à absorber les pics de demande. Depuis quelques jours, plusieurs habitants du Grand Tunis signalent des coupures d’électricité intervenant durant les heures de forte consommation, laissant planer le doute sur un éventuel recours au délestage.

Dimanche, des habitants de La Soukra ont rapporté des interruptions de courant en après-midi, au moment où la demande en électricité atteint généralement son maximum. Ce lundi, des témoignages similaires ont été recueillis dans plusieurs quartiers de la banlieue sud de Tunis, où des coupures de courte durée ont également été observées.

À ce stade, aucun communiqué officiel de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) ne confirme la mise en œuvre d’un plan de délestage national. Les seules coupures annoncées officiellement ces derniers jours concernent des interruptions programmées pour des travaux de maintenance ou de renforcement du réseau dans certaines régions du pays.

Une différence avec les étés précédents

La situation contraste avec certaines saisons estivales récentes. En 2025 notamment, la STEG avait officiellement reconnu avoir procédé à une coupure préventive à l’échelle nationale afin d’éviter un effondrement complet du réseau électrique face à un pic historique de consommation. L’entreprise avait alors expliqué que cette mesure visait à préserver la stabilité du système électrique.

Lire aussi : Délestage en Tunisie : Pourquoi la STEG coupe l’électricité par rotation ?

Pour l’été 2026, aucune annonce similaire n’a été faite jusqu’à présent. Les communications officielles de la STEG portent essentiellement sur des coupures localisées liées à des opérations techniques, sans évoquer un dispositif de délestage destiné à réduire la charge du réseau.

Des coupures qui interrogent

L’absence de communication officielle n’empêche toutefois pas les interrogations. Les coupures observées dans certains quartiers de la capitale surviennent précisément pendant les heures de pointe, lorsque la demande est la plus élevée en raison de l’utilisation intensive des climatiseurs.

À ce stade, il est impossible d’affirmer qu’il s’agit d’un délestage organisé. Ces interruptions peuvent également résulter d’incidents techniques localisés, d’une surcharge ponctuelle de certaines lignes de distribution ou d’interventions de protection du réseau.

Une consommation sous forte pression

Comme chaque été, la Tunisie fait face à une hausse importante de la demande électrique. Le dernier bilan annuel disponible montre que la pointe nationale de consommation a atteint un record de 4 888 mégawatts le 14 août 2024, contre 4 825 MW en 2023. En juillet 2025, elle s’était établie à 4 837 MW, soit une hausse de 6% par rapport aux 4 550 MW enregistrés à la même période de 2024. Ces niveaux, proches de 5 000 MW, donnent une idée de la pression exercée sur le réseau lors des épisodes de chaleur extrême.

Les vagues de chaleur, qui se multiplient ces dernières années, exercent une pression croissante sur les infrastructures de production et de distribution.

Si les autorités assurent que le réseau est préparé pour la saison estivale, les coupures signalées dans le Grand Tunis montrent que la question de la sécurité d’approvisionnement reste particulièrement sensible, surtout lors des épisodes de chaleur extrême.

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