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Le chroniqueur Haythem El Mekki condamné à 12 mois de prison

Le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) a dénoncé la condamnation en appel du journaliste et chroniqueur Haythem El Mekki à une peine d’un an de prison. Dans un communiqué publié mercredi 15 juillet 2026, l’organisation des journalistes se dit « profondément inquiet » face à cette décision, appelant par conséquent à former un pourvoi en cassation.

Rappelons que l’affaire fait suite à une plainte déposée par le CHU Habib Bourguiba de Sfax après la publication, en janvier 2024, d’un message sur les réseaux sociaux dans lequel le journaliste évoquait la situation au sein de l’établissement. Alors que le Tribunal de première instance avait prononcé un non-lieu, la Cour d’appel de Sfax a finalement condamné Haythem El Mekki à un an d’emprisonnement.

Le journaliste a annoncé lui-même le verdict sur les réseaux sociaux, précisant qu’il s’agissait de la deuxième de trois procédures judiciaires engagées contre lui ces dernières années, toutes liées, selon lui, à des déclarations dans les médias ou à des publications sur les réseaux sociaux.

Haythem El Mekki a également indiqué que les poursuites avaient d’abord été engagées sur la base du décret-loi n°54 avant que la condamnation ne soit finalement prononcée en vertu de l’article 86 du Code des télécommunications.

Pour le SNJT, cette affaire illustre une tendance inquiétante au recours à des textes prévoyant des peines de prison dans les dossiers liés à la liberté d’expression. Le syndicat estime que ce type de poursuites favorise l’intimidation et l’autocensure des journalistes.

Réaffirmant son soutien à Haythem El Mekki et à son équipe de défense, le SNJT appelle à l’annulation du jugement et au respect des garanties relatives à la liberté d’expression.

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Malgré les sanctions, l’UE importe un volume record de GNL russe

Alors que Bruxelles s’est engagée à mettre fin aux importations de gaz russe d’ici 2027, les achats européens de gaz naturel liquéfié (GNL) en provenance de l’usine russe de Yamal ont atteint un niveau record au premier semestre 2026. La France, la Belgique et l’Espagne concentrent l’essentiel des importations, illustrant la difficulté de l’Union européenne à se passer rapidement des approvisionnements russes.

Les importations européennes de gaz naturel liquéfié (GNL) en provenance de la Russie ont atteint un niveau historique au cours des six premiers mois de 2026, en dépit de l’engagement de l’Union européenne de mettre un terme à ses achats de gaz russe d’ici 2027.

Selon les données du cabinet d’analyse Kpler, relayées notamment par le Financial Times, mardi 14 juillet, les pays de l’Union européenne ont importé près de 10 millions de tonnes de GNL en provenance du complexe Yamal LNG, soit une hausse comprise entre 16 % et 18 % par rapport à la même période de 2025.

La France demeure le premier acheteur européen de GNL issu de Yamal, devant la Belgique et l’Espagne. À elles seules, ces trois économies ont absorbé la quasi-totalité des cargaisons russes destinées au marché européen. Plus de 97 % de la production exportée par Yamal a ainsi été livrée vers des ports de l’Union européenne au premier semestre…

Cette progression intervient alors que Bruxelles a déjà interdit, depuis avril 2026, les importations de GNL russe réalisées dans le cadre de contrats à court terme. En revanche, les contrats de long terme restent autorisés jusqu’au 1er janvier 2027, avant une interdiction plus large des importations de gaz russe, qui s’étendra ensuite progressivement au gaz acheminé par gazoduc.

Un redéploiement des flux mondiaux

Cette forte demande européenne contraste avec la baisse des exportations russes vers l’Asie. Les livraisons de Yamal vers les marchés asiatiques ont chuté d’environ 74 % sur un an, l’Europe absorbant désormais l’essentiel de la production du site arctique.

Les analystes soulignent également que les infrastructures européennes — ports, terminaux méthaniers, chantiers navals et flotte spécialisée de méthaniers brise-glace — demeurent essentielles au fonctionnement de Yamal LNG, principal complexe russe de production de gaz naturel liquéfié.

Un paradoxe énergétique

Ces chiffres illustrent les contradictions de la politique énergétique européenne. Si l’Union européenne poursuit son objectif de réduire sa dépendance aux hydrocarbures russes, les impératifs de sécurité d’approvisionnement et les contrats en cours continuent de soutenir les importations de GNL russe.

Cette situation est également alimentée par les tensions persistantes sur les marchés mondiaux de l’énergie et par la volonté de plusieurs opérateurs européens de sécuriser leurs approvisionnements avant l’entrée en vigueur des interdictions prévues en 2027.

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Huile d’olive : les exportations tunisiennes atteignent un niveau record de 28 000 tonnes

Les exportations d’huile d’olive conditionnée ont atteint un niveau record de 28 000 tonnes durant les huit premiers mois de la campagne actuelle (novembre-juin), contre 22 000 tonnes pour l’ensemble de la campagne précédente, a annoncé le ministre de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, Ezzeddine Belcheikh. L’huile d’olive tunisienne est aujourd’hui exportée vers plus de 60 marchés étrangers.

Le ministre s’exprimait en marge de la cérémonie de remise des prix de la 9e édition du concours de l’Office National de l’Huile, récompensant la meilleure huile d’olive vierge extra de l’année 2026.

Selon lui, la Tunisie vise à porter ses exportations d’huile conditionnée à 60 000 tonnes d’ici la fin du mois d’octobre, et ce malgré des prévisions annonçant un recul relatif de la production pour la prochaine campagne par rapport à la campagne actuelle.

Le ministre a attribué ces résultats à un partenariat entre les secteurs public et privé, qualifié d’exemplaire, ainsi qu’à l’implication des professionnels et des producteurs au cours des deux dernières campagnes.

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Énergie, numérique et capitaux : comment la Tunisie peut devenir le tiers de confiance de l’axe euro-africain

La récente publication du World Ultra Wealth Report 2026 faisant état d’une hausse de 23,7 % des très hauts patrimoines (UHNWI) en Afrique met en lumière un paradoxe frappant : le continent déborde de capitaux privés, mais ces derniers s’exilent ou s’endorment faute d’infrastructures de confiance pour les capter et les orienter vers l’économie réelle. Au même moment, l’Europe et l’Afrique font face à un défi historique interdépendant : la double transition énergétique et numérique.

Dans cette reconfiguration profonde des flux mondiaux, la Tunisie, à l’aube de son Plan de développement 2026-2030, détient une carte maîtresse. Elle ne doit plus seulement chercher à attirer des investissements passifs, elle doit s’affirmer comme le hub normatif, technologique et logistique interconnectant l’Europe, le Maghreb et le marché unique africain.

 

Le hub numérique : au-delà des câbles, la bataille des normes et des certifications

Devenir un hub digital à l’horizon 2030 ne se résume pas à aligner des infrastructures physiques ou à servir de pépinière de talents destinée à l’exportation. La véritable souveraineté immatérielle repose sur la capacité à dicter ou à certifier les règles du jeu.

La Tunisie doit se positionner comme le laboratoire des normes de conformité et des certifications numériques pour l’Afrique :

Souveraineté des données et tiers de confiance : face à l’extraterritorialité des législations étrangères (comme le CLOUD Act américain) et aux exigences strictes du RGPD européen, la Tunisie peut devenir le sanctuaire de données hautement sécurisé pour les capitaux et les institutions africaines.

Standardisation de l’IA et de la FinTech : en certifiant la transparence algorithmique et la sécurité des services financiers automatisés (visant le « Zéro Subjectivité »), nos institutions créent l’écosystème de confiance indispensable pour que les grandes fortunes africaines investissent massivement à travers nos canaux formels.

Le hub énergétique : certifier la molécule et l’électron verts

Le numérique est un gouffre énergétique, et l’Europe est en quête désespérée de décarbonation. À l’intersection des corridors électriques et des futurs pipelines d’hydrogène propre, la Tunisie a l’opportunité historique de devenir la plateforme de certification de l’énergie verte euro-africaine.

L’attraction des capitaux par la conformité : les fonds d’investissement et les très hauts patrimoines africains cherchent des projets d’infrastructure durables, labellisés selon les critères ESG (Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance).

La douane carbone aux portes de l’Europe : en développant des mécanismes souverains de certification carbone et d’audit énergétique aux normes européennes sur le sol tunisien, nous offrons aux producteurs d’énergie africains le sésame indispensable pour exporter vers le marché européen. Nous transformons ainsi notre position géographique en levier de négociation macroéconomique pur.

Le choix de la rupture systémique

La Tunisie ne résoudra pas ses équations budgétaires par de vieilles méthodes ou en subissant passivement l’exode de son capital humain et financier. L’assainissement de nos perspectives économiques exige une rupture systémique : devenir la frontière normative où l’énergie et le numérique africains obtiennent leur légitimité internationale.

 

Le World Ultra Wealth Report 2026 nous montre que l’argent est là ; le Plan 2026-2030 nous donne le cadre opérationnel. Il ne nous reste plus qu’à imposer notre code – notre « Software » de gouvernance – pour devenir le pivot incontournable de ce nouvel ordre économique mondial.

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Les analyses et propos contenus dans cette tribune n’engagent que l’auteur.

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L’Italie confirme son statut de premier partenaire commercial

Connus pour partager des habitudes similaires dans l’espace méditerranéen, la Tunisie et l’Italie entretiennent également des échanges économiques étroits. Les dernières données de l’INS montrent d’ailleurs un changement notable : l’Italie devient le premier partenaire économique de la Tunisie. L’Italie se confirme au premier semestre 2026 comme le principal fournisseur de la Tunisie au sein de l’Union européenne et le deuxième au niveau global, après la Chine.

Les échanges bilatéraux de marchandises ont atteint 11,427 milliards de dinars, soit environ 3,4 milliards d’euros. C’est ce qu’il ressort du tableau « Balance par pays », annexé au communiqué sur le commerce extérieur publié par l’Institut national de la statistique (INS).

Entre janvier et juin, les importations tunisiennes en provenance d’Italie, correspondant aux exportations italiennes vers le pays nord-africain, ont atteint 5,547 milliards de dinars, soit environ 1,64 milliard d’euros, contre 4,877 milliards sur la même période en 2025.

La hausse s’est établie à 13,7 %, soit une valeur additionnelle de plus de 670 millions de dinars. L’Italie a ainsi représenté 11,7 % des importations totales de la Tunisie, devant la France, restée à 11,5 % avec environ 5,425 milliards de dinars. Le premier fournisseur en valeur absolue demeure la Chine, avec une part de 12,3 %.

Au total, les achats tunisiens en provenance des pays de l’Union européenne ont atteint 21,196 milliards de dinars, soit 44,9% des importations nationales.

Les exportations tunisiennes vers l’Italie, c’est-à-dire les importations italiennes en provenance du pays nord-africain, ont pour leur part augmenté de 5,5 %, passant de 5,576 à 5,880 milliards de dinars, soit environ 1,74 milliard d’euros. Le solde bilatéral reste donc favorable à la Tunisie à hauteur d’environ 333 millions de dinars, mais cet excédent a plus que diminué de moitié par rapport aux près de 699 millions enregistrés au premier semestre 2025, en raison d’une croissance plus soutenue des ventes italiennes.

Du côté des débouchés des marchandises tunisiennes, la France conserve la première place avec 22,7 % du total des exportations. Tandis que l’Italie arrive en deuxième position avec une part de 17 %, devant l’Allemagne, à 13,5 %. Les exportations tunisiennes vers l’ensemble de l’Union européenne ont atteint 24,375 milliards de dinars, soit 70,4 % du total national.

La progression des échanges avec l’Italie s’inscrit toutefois dans un contexte de dégradation de la balance commerciale globale tunisienne. Selon l’INS, l’aggravation du déficit est liée surtout à la composante énergétique.

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États-Unis : l’inflation chute sensiblement à 3,5 % en juin

L’inflation américaine a fortement ralenti en juin, et plus que ne l’avaient prévu les analystes, la forte baisse des prix de l’énergie ayant apporté – au moins temporairement – ​​un soulagement généralisé des pressions sur les prix.

Plus précisément, l’indice des prix à la consommation (IPC) dans la plus grande économie mondiale a augmenté à un taux annuel de 3,5 % le mois dernier, en baisse significative par rapport aux 4,2 % de mai, selon un rapport de la Fed publié mardi 14 juillet. Les estimations moyennes des analystes prévoyaient un ralentissement plus modéré de 3,8 % par an.

En comparaison mensuelle, l’IPC a diminué de 0,4 % en juin par rapport à mai, ce qui constitue également la plus forte baisse mensuelle enregistrée par l’indice depuis plus de 6 ans, soit depuis avril 2020. La tendance était similaire pour la mesure plus restrictive de ce qu’on appelle l’inflation sous-jacente, qui ne tient pas compte de la volatilité des prix de l’énergie et des produits alimentaires et qui est considérée par les banques centrales comme plus révélatrice des tendances générales.

Plus précisément, l’IPC de base a chuté à un taux annuel de 2,6 % en juin, contre 2,9 % précédemment; alors que les analystes ne prévoyaient qu’une légère baisse à 2,8 % sur un an.

Dans une première réaction des marchés, la lecture de l’indice, meilleure que prévu, propulse les contrats à terme sur le S&P 500 en territoire positif juste avant l’ouverture de Wall Street. Tandis que le Nasdaq a considérablement accentué la hausse qu’il enregistrait après la publication du rapport et que le Dow Jones est en voie d’effacer complètement ses propres pertes.

Comme indiqué ci-dessus, l’atténuation des pressions inflationnistes est principalement due à la baisse mensuelle de 5,7 % des prix de l’énergie en juin, même si, sur une base annuelle, on constate une hausse de 15,7 %. Par exemple, les prix de l’essence et du diesel ont enregistré une baisse mensuelle de plus de 9 % en juin.

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Les Tunisiens face aux coupures d’été : sous tension, mais pas au bord du blackout !

Cet été, le réseau électrique reste sous forte pression : la probabilité de coupures localisées augmente, mais un blackout national prolongé paraît improbable. La Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) a déjà eu recours aux délestages pour maintenir l’équilibre du système lors des pics de consommation provoqués par les vagues de chaleur.

La vulnérabilité tient surtout à l’alliance dangereuse entre une demande estivale très élevée et une production largement dépendante du gaz naturel. Pour les ménages, cela se traduit par des interruptions ponctuelles durant les heures les plus chaudes, impactant le confort et le fonctionnement d’appareils sensibles. Pour l’économie, les conséquences peuvent être plus lourdes : ralentissement des activités, contraintes pour les services essentiels (hôpitaux, transports) et risques pour les télécommunications si la situation venait à se dégrader.

Au-delà de la gestion des coupures immédiates, l’enjeu stratégique est clair : sécuriser les approvisionnements, moderniser un parc vieillissant et diversifier le mix énergétique. Les pistes pour limiter les risques incluent un déploiement accéléré des énergies renouvelables, des programmes massifs d’efficacité énergétique et une meilleure orchestration des consommations (gestion des pointes, tarification incitative, stockage). Sans ces réformes, les étés prochains risquent de rester synonymes de tension électrique répétée.

Risque de coupures cet été : la Tunisie n’est pas au bord d’un blackout total; mais son réseau électrique reste sous pression. Entre pics de consommation, dépendance au gaz et finances fragiles de la STEG, devons-nous assister à des coupures d’été répétitives, où encore le pays pourra-t-il éviter un blackout total comme celui de l’Algérie.

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Impôts : dernier jour pour déposer vos déclarations fiscales obligatoires

La Direction générale des impôts (DGI), relevant du ministère des Finances, rappelle que ce mercredi 15 juillet 2026 constitue le dernier délai légal pour le dépôt de plusieurs déclarations fiscales obligatoires.

Selon l’« Agenda fiscal » publié par l’administration, cette échéance concerne notamment la déclaration mensuelle des personnes physiques, ainsi que la déclaration trimestrielle des contribuables soumis au régime forfaitaire et de ceux rattachés au régime réel.

La DGI insiste toutefois sur le fait que le 15 juillet est la date limite légale, et non le seul jour autorisé pour effectuer ces formalités. Elle invite les contribuables à respecter cette échéance afin d’éviter les pénalités prévues par la réglementation fiscale.

L’administration rappelle également que les dépôts anticipés permettent de limiter l’affluence dans les recettes des finances et de réduire les risques de saturation de la plateforme des services fiscaux en ligne.

Pour accompagner les contribuables, la Direction générale des impôts met à leur disposition un centre d’assistance fiscale à distance, joignable au (+216) 81 100 400, ainsi que ses plateformes officielles sur les réseaux sociaux, où des informations et des orientations complémentaires sont disponibles.

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Migrations et sécurité juridique : les garde-fous du développement selon Anne Guéguen

À l’occasion des célébrations du 14 Juillet à La Marsa, l’ambassadrice de France en Tunisie, Anne Guéguen, a présenté un état des lieux détaillé des relations bilatérales, alors que les deux nations commémorent cette année le soixante-dixième anniversaire de l’établissement de leurs liens diplomatiques.

Les données économiques révèlent une dynamique soutenue : l’excédent commercial tunisien envers la France a atteint 3 milliards d’euros pour l’année 2025, marquant une hausse de 600 millions par rapport aux 2,4 milliards enregistrés en 2024, soit une progression de 25 %. La France confirme ainsi son statut de premier partenaire économique du pays. Sur le terrain, les entreprises françaises ou à capitaux français implantées en Tunisie génèrent 170 000 postes de travail, consolidant leur contribution à l’emploi local.

Les échanges dans les domaines éducatif et universitaire affichent également des indicateurs robustes. Le réseau d’enseignement français accueille actuellement près de 20 000 élèves en Tunisie; tandis que 16 000 étudiants tunisiens poursuivent leurs études supérieures en France. La circulation des personnes s’intensifie avec la délivrance de plus de 116 000 visas à destination des Tunisiens au cours des douze derniers mois, témoignant de la densité des relations humaines entre les deux rives de la Méditerranée.

La diplomate a salué la « remarquable stabilité » d’une relation qui, selon elle, s’est construite sur la volonté commune de surmonter les séquelles de l’histoire coloniale. La France et l’Union européenne, a-t-elle rappelé, s’engagent à respecter pleinement la souveraineté tunisienne dans une approche de partenariat équilibré, reposant sur le dialogue et la considération réciproque.

Parmi les réalisations concrètes évoquées figurent l’implication de l’Agence française de développement dans la construction de deux établissements hospitaliers à Jendouba, le soutien à la rénovation des instituts supérieurs des études technologiques, ainsi que des programmes conjoints dédiés à la préservation des ressources hydriques et au développement des énergies solaire et éolienne. Le Forum méditerranéen de l’intelligence artificielle, organisé en novembre dernier, a été cité comme une initiative réussie dans le domaine de l’innovation technologique.

Anne Guéguen a par ailleurs réaffirmé les positions françaises sur les dossiers régionaux et internationaux, avec une reconnaissance explicite de l’État palestinien, un appui au Liban et un soutien à l’Ukraine. Elle a estimé que la Tunisie, attachée aux principes de justice internationale, porte des « attentes légitimes » concernant le respect des droits du peuple palestinien. La représentante française a plaidé pour une application rigoureuse du droit international et des droits humains, tout en mettant en garde contre les dérives nationalistes, racistes et protectionnistes.

L’ambassadrice a souligné que la préservation de l’État de droit et la sécurité juridique constituent des prérequis indispensables à toute prospérité durable. S’opposant aux logiques de repli, elle a considéré que celles-ci sont contraires au développement et à la sécurité des nations. Abordant la question migratoire, elle a estimé que ces flux interrogent les sociétés du Nord tout en pouvant être régulés, encadrés et accompagnés pour répondre aux évolutions contemporaines.

 

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Le pétrole dépasse les 85 dollars, porté par les tensions autour du détroit d’Ormuz

Les cours du pétrole poursuivent leur envolée. Le Brent a franchi mardi 14 juillet le seuil des 85 dollars le baril, atteignant son plus haut niveau en près d’un mois, dans un contexte d’escalade militaire entre les États-Unis et l’Iran.

Les frappes américaines contre des installations militaires iraniennes et les fortes perturbations du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz alimentent les inquiétudes sur l’approvisionnement mondial en hydrocarbures.

Les prix du pétrole ont poursuivi leur progression mardi 14 juillet, le Brent dépassant les 85 dollars le baril, son plus haut niveau depuis près d’un mois, sous l’effet de l’aggravation des tensions géopolitiques au Moyen-Orient…

Le Commandement central américain (CENTCOM) a annoncé avoir mené une opération militaire de cinq heures visant plusieurs infrastructures stratégiques situées sur le littoral sud de l’Iran. Selon Washington, les frappes ont ciblé des systèmes de défense côtière, des installations de missiles, des bases de drones ainsi que des capacités navales implantées notamment à Bandar Abbas, Bushehr, Jask, Konarak, Chabahar et sur l’île d’Abou Moussa. L’objectif affiché étant de réduire les capacités iraniennes susceptibles de menacer la navigation commerciale dans le détroit d’Ormuz.

Un blocus américain renforce les tensions

Le président américain Donald Trump a confirmé le rétablissement d’un blocus maritime visant les navires iraniens ou liés au commerce avec Téhéran. Selon plusieurs sources, le trafic commercial dans le détroit d’Ormuz s’est fortement ralenti sous l’effet des opérations militaires, des alertes sécuritaires et de l’incertitude entourant les nouvelles mesures américaines.

Donald Trump a également estimé que les pays du Golfe bénéficiant de la protection militaire américaine – notamment l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, le Qatar, le Koweït et Bahreïn – devraient davantage contribuer au financement de la sécurisation de cette voie maritime stratégique.

Le marché redoute un choc sur l’offre mondiale

Le détroit d’Ormuz constitue l’un des principaux points de passage des exportations mondiales de pétrole brut et de gaz naturel liquéfié (GNL). Toute interruption durable du trafic dans cette zone est susceptible de provoquer une hausse des prix de l’énergie sur les marchés internationaux.

L’intensification du conflit entre Washington et Téhéran renforce ainsi les craintes d’une contraction de l’offre mondiale, alors que les opérateurs surveillent de près l’évolution de la situation militaire dans le Golfe.

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À l’ONU, Pékin accuse Washington d’entraîner le Moyen-Orient vers une dangereuse escalade

La rivalité sino-américaine s’est invitée au Conseil de sécurité des Nations unies. Lors d’un débat consacré au Yémen et à la mer Rouge, Pékin a vivement dénoncé les frappes américaines contre l’Iran, accusant Washington de conduire le Moyen-Orient « au bord d’un précipice dangereux ». Les États-Unis ont, de leur côté, mis en cause la Chine pour de présumées violations de l’embargo sur les armes imposé aux rebelles houthis.

Le représentant permanent adjoint de la Chine auprès des Nations unies, Sun Lei, a accusé, mardi 14 juillet, les États-Unis de porter une lourde responsabilité dans la dégradation de la situation sécuritaire au Moyen-Orient, en particulier au Yémen et en mer Rouge.

S’exprimant devant le Conseil de sécurité lors d’une séance consacrée aux rebelles houthis, le diplomate chinois a estimé que les frappes américaines contre l’Iran avaient aggravé les tensions régionales. « Les États-Unis portent une responsabilité indéniable dans la situation actuelle au Yémen et en mer Rouge », a déclaré Sun Lei. Selon lui, Washington fait également obstacle aux efforts du Conseil de sécurité visant à mettre fin aux hostilités, à protéger les civils dans la bande de Gaza et à prévenir une nouvelle escalade régionale.

En outre, il a dénoncé l’intervention militaire américaine contre l’Iran, affirmant qu’elle avait été menée sans l’autorisation du Conseil de sécurité alors que des discussions diplomatiques étaient en cours entre Washington et Téhéran. « Les États-Unis ont une nouvelle fois conduit la région au bord d’un précipice dangereux ».

Washington accuse Pékin de violer l’embargo sur les Houthis

Les déclarations de Sun Lei répondaient directement aux accusations formulées quelques instants plus tôt par le représentant américain auprès de l’ONU, Mike Walz. Ce dernier a affirmé que des entreprises et des entités chinoises, aux côtés de l’Iran, continuaient de violer la résolution 2216 du Conseil de sécurité en fournissant un soutien aux rebelles houthis.

« Des États comme l’Iran et, dans une certaine mesure, des entreprises et des entités chinoises ont violé la résolution 2216 sans subir de véritables conséquences », a déclaré le diplomate américain.

Adoptée en 2015, la résolution 2216 exige que les Houthis mettent fin aux hostilités et se retirent des territoires qu’ils contrôlent au Yémen. Elle instaure également un embargo ciblé sur les armes à destination du mouvement ainsi que des sanctions individuelles, notamment des gels d’avoirs et des interdictions de voyager.

Une confrontation diplomatique de plus

En réponse aux accusations américaines, Sun Lei a invité Washington à « réfléchir à ses propres actions » plutôt qu’à « calomnier d’autres pays et leur faire porter la responsabilité ». Cette nouvelle confrontation verbale illustre les tensions croissantes entre les États-Unis et la Chine sur les principaux dossiers du Moyen-Orient. Et ce, alors que les deux puissances s’opposent de plus en plus ouvertement au sein des instances internationales.

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Quatre rencontres pour encourager les Tunisiens de l’étranger à investir en Tunisie

L’Office des Tunisiens à l’étranger (OTE) organisera, du 23 juillet au 6 août, quatre rencontres régionales dédiées à l’investissement à destination des Tunisiens résidant à l’étranger. Cette initiative s’inscrit dans le cadre des efforts visant à renforcer la contribution de la diaspora au développement économique du pays et à encourager la création de projets dans les différentes régions.

Le coup d’envoi de cette série de rencontres sera donné le 23 juillet à Tataouine. Une deuxième étape est prévue le 29 juillet à Tunis, avant deux autres rendez-vous à Bizerte, le 4 août, puis à Kairouan, le 6 août, a indiqué l’Office des Tunisiens à l’étranger dans un communiqué publié mardi sur sa page Facebook.

Ces rencontres ont pour objectif de présenter les opportunités d’investissement disponibles à travers le pays, de mettre en avant des idées de projets innovants et à fort potentiel, mais aussi de créer un espace d’échange entre les différents acteurs concernés. Elles permettront également de mieux faire connaître les mécanismes d’inclusion financière susceptibles de faciliter l’investissement de la diaspora et de renforcer sa participation à la dynamique économique nationale.

Selon les données du ministère des Affaires sociales, la communauté tunisienne établie à l’étranger compte plus de 1,8 million de personnes, soit plus de 15 % de la population du pays. Grâce à la progression continue des transferts de fonds vers la Tunisie, cette diaspora contribue à plus de 7 % du produit intérieur brut (PIB), confirmant son rôle stratégique dans le soutien de l’économie nationale.

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Revirement de Trump : la surtaxe sur Ormuz abandonnée au profit d’investissements du Golfe

Moins d’une journée après avoir annoncé l’instauration d’une taxe de 20 % sur les cargaisons transitant par le détroit d’Ormuz, le président américain Donald Trump est revenu sur sa décision.

Dans un message publié sur son réseau Truth Social mardi 14 juillet, il explique avoir décidé de remplacer cette mesure par une série d’accords commerciaux et d’investissement négociés avec plusieurs États du Golfe. « À la suite de discussions extrêmement fructueuses avec les dirigeants du Moyen-Orient, j’ai décidé de remplacer le droit de douane de 20 % par des accords commerciaux et d’investissement que différents États du Golfe concluront avec les États-Unis », a-t-il déclaré.

En effet, la veille, Donald Trump avait pourtant annoncé le rétablissement d’un blocus naval visant l’Iran ainsi que la mise en place d’un prélèvement équivalant à 20 % de la valeur des cargaisons des navires empruntant le détroit d’Ormuz. Dans son nouveau message, il met en avant le rôle des forces armées américaines dans la sécurisation de cette voie maritime stratégique, affirmant que le détroit reste ouvert à tous les navires, à l’exception de ceux liés à l’Iran.

Il précise que le blocus concernera exclusivement les navires en provenance ou à destination des ports iraniens, ainsi que ceux transportant des marchandises liées à Téhéran…

« Personne ne devrait payer pour traverser Ormuz »

Interrogé quelques heures plus tard par la presse, Donald Trump a également nuancé sa position sur les droits de passage. « Je ne pense pas que quiconque devrait avoir le droit de facturer des frais pour traverser le détroit d’Ormuz », a-t-il déclaré. Toutefois, ajoute-t-il, il n’était pas juste que les États-Unis assument seuls le coût de la protection de cette route maritime au bénéfice du reste du monde.

Pression maintenue sur l’Iran

Le président américain a confirmé que les sanctions contre l’Iran allaient être renforcées. Il a indiqué que Téhéran ainsi que le Hezbollah seraient intégrés au projet de loi sur les sanctions contre la Russie actuellement examiné par le Congrès. « J’ai donné à l’Iran une chance de conclure un accord. Ils ont tiré les premiers. C’était une grave erreur », a-t-il déclaré, réaffirmant que les États-Unis empêcheront l’Iran d’accéder à l’arme nucléaire.

Donald Trump a également annoncé l’ouverture prochaine de nouveaux accords énergétiques avec l’Irak. Tout en réaffirmant que Washington demeurerait prêt à soutenir Bagdad en matière de sécurité si nécessaire. Le président américain doit enfin prononcer un discours jeudi, consacré notamment aux prochaines échéances électorales américaines.

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La justice américaine bloque l’immunité fiscale de Trump

Un juge vient d’annuler un accord conclu par le président américain Donald Trump avec l’Internal Revenue Service (IRS) qui accordait à ses entreprises de vastes exemptions de contrôles fiscaux et établissait un fonds de plus de 1,8 milliard de dollars pour indemniser les victimes présumées d’abus de pouvoir du gouvernement, un plan qui a été abandonné par la suite.

La juge Kathleen Williams a statué que Trump et l’IRS, qu’il contrôle en tant que président des États-Unis, n’étaient pas de véritables adversaires, comme l’exige la Constitution dans les affaires civiles.

Williams a saisi le barreau d’un avocat de Trump ayant travaillé sur l’affaire et de hauts responsables du ministère de la Justice ayant signé l’accord, afin de déterminer si leurs actions violaient les règles déontologiques. « Cette action n’a jamais impliqué une tentative de la part d’un adversaire de résoudre judiciairement une question de droit ou un véritable différend », a statué la juge. Il s’agissait plutôt d’une tentative « de légitimer un accord accordant l’immunité à des personnes et entités liées au président et d’engager des milliards de dollars de l’argent des contribuables américains pour indemniser des réclamations non prévues par la loi », a-t-elle souligné.

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La Chine vise près de 9 000 milliards de dollars de ventes au détail d’ici 2030

La Chine vise un total de ventes au détail d’environ 60 billions de yuans (8,85 billions de dollars) d’ici 2030. C’est ce que déclare le gouvernement dans son 15e plan quinquennal visant à stimuler la consommation.

Publié lundi 13 juillet, ce plan prévoit de stimuler la consommation de services, notamment ceux liés aux soins aux personnes âgées et à la garde d’enfants.

Par ailleurs, précise Reuters, le pays s’est engagé à développer la consommation touristique, à étendre le régime d’exemption de visa à davantage de pays. Tout en augmentant le nombre de vols directs vers l’Europe, les États-Unis et les pays de l’initiative « Une ceinture, une route ».

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Les entreprises de l’UE sont résilientes, mais…

Les entreprises non financières de l’Union européenne conservent globalement un profil de crédit résilient. Mais la détérioration de l’environnement géopolitique et macroéconomique devrait accroître le risque de crédit au cours de la période 2026-2027. C’est ce qu’il ressort du rapport « CRIF European Credit Outlook » publié lundi 13 juillet.

L’analyse du CRIF, portant sur environ 48 000 entreprises non financières de l’UE-27 réalisant un chiffre d’affaires annuel supérieur à 50 millions d’euros, prévoit une hausse du taux de défaut à 0,48 % en 2026 et à 0,55 % en 2027 dans le scénario de référence; contre environ 0,4 % en 2024-2025. Dans un scénario défavorable, ce taux pourrait atteindre 0,71 % en 2027.

Le rapport attribue cette détérioration à la montée des tensions géopolitiques, aux pressions inflationnistes, à la hausse des coûts de l’énergie et aux perturbations persistantes des chaînes d’approvisionnement; malgré la remarquable résilience dont ont fait preuve les entreprises européennes ces dernières années face aux effets de la pandémie, de la guerre en Ukraine et d’une politique monétaire restrictive.

Le secteur de la construction demeure le plus vulnérable

Le rapport souligne que le secteur de la construction et de l’immobilier est le plus vulnérable d’Europe. En 2024, seulement 44 % des entreprises du secteur étaient considérées comme « en sécurité », contre 51 % en moyenne dans l’UE. Tandis que 18 % étaient classées comme présentant un risque élevé. Le taux de défaut dans ce secteur devrait passer de 0,64 % en 2024 à 0,75 % en 2026 dans le scénario de base et à 0,82 % dans le scénario défavorable.

Des pressions croissantes sont également constatées dans l’industrie et le commerce , car ces secteurs sont davantage touchés par le ralentissement de l’économie internationale, les tensions commerciales et la hausse des coûts de production. À l’inverse, le secteur de l’agriculture, de l’alimentation et des boissons conserve le profil de crédit le plus conservateur, avec environ 68 % des entreprises classées dans la catégorie sûre, malgré les défis posés par la volatilité des prix et le changement climatique.

Incertitude géopolitique et financement

Selon le scénario de référence du CRIF, l’économie de l’UE devrait croître d’environ 1 % en 2026, avec une inflation proche de 3 %. En cas d’aggravation de la crise au Moyen-Orient, la croissance pourrait s’annuler, l’inflation pourrait avoisiner les 5 % et les taux d’intérêt pourraient se rapprocher des 3,5 %, entraînant un durcissement des conditions de financement.

Le CRIF souligne que le soutien continu des banques et des institutions financières sera un facteur essentiel pour maintenir la liquidité des entreprises. D’autant plus que le niveau élevé de la dette publique limite la possibilité de nouvelles interventions de l’État comparables à celles mises en œuvre pendant la pandémie. Carlo Gherardi, président-directeur général du CRIF, note que, malgré les fondamentaux solides des entreprises européennes, l’environnement actuel est caractérisé par une incertitude accrue due aux développements géopolitiques. Ce qui entraîne des révisions à la baisse des perspectives de croissance et une hausse des anticipations inflationnistes.

Pour sa part, Luca D’Amico, PDG de CRIF Ratings, souligne que l’industrie européenne montre déjà des signes d’affaiblissement en raison d’une faible demande, d’une concurrence accrue, de restrictions commerciales et de problèmes de chaîne d’approvisionnement. Les récents développements géopolitiques pesant encore davantage sur les perspectives du secteur.

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L’Europe n’a plus qu’un mois de réserves de kérosène

L’Europe ne dispose plus que d’une trentaine de jours de réserves de kérosène, un niveau parmi les plus faibles au monde. C’est ce que révèlent les estimations d’Energy Aspects publiées. Malgré une hausse des importations et de la production des raffineries, les tensions persistantes au Moyen-Orient continuent de menacer l’approvisionnement…

Pour éviter les pénuries, l’Europe a augmenté ses importations depuis les États-Unis, l’Asie et d’autres fournisseurs comme le Canada, l’Inde ou le Nigeria, tout en renforçant la production de ses raffineries. Les stocks européens atteignaient environ 38 millions de barils début juin, contre 99 millions aux États-Unis, selon Energy Aspects.

Malgré une hausse de la production des raffineries et une augmentation des importations, les analystes prévoient des tensions persistantes jusqu’à la fin de l’été, en raison des risques géopolitiques au Moyen-Orient et d’un déficit d’approvisionnement estimé à près de 600 000 barils par jour au troisième trimestre.

La Commission européenne surveille la situation et pourrait coordonner l’utilisation des réserves stratégiques nationales en cas d’aggravation. Les prix du kérosène ont toutefois reculé depuis leurs records du printemps, mais cette détente ne devrait pas entraîner une baisse immédiate des billets d’avion, la demande restant élevée et les compagnies aériennes limitant encore leurs capacités.

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47 °C et plus : quand la canicule révèle l’échec de la gestion de l’eau

Une vague de chaleur exceptionnelle, prévue jusqu’au 20 juillet avec des pointes à 47 °C, aggrave la crise nationale d’approvisionnement en eau. Dans plusieurs régions, les coupures d’eau se multiplient et deviennent quotidiennes, faisant du droit constitutionnel à l’eau une revendication permanente. Des milliers de foyers subissent des interruptions répétées, et des manifestations pacifiques, ainsi que des blocages de routes, ont lieu notamment à Metlaoui et à Ladhyab (délégation de Touiref), où les habitants dénoncent des semaines sans eau.

La SONEDE admet que les perturbations se sont étendues jusqu’à la périphérie de Tunis (Ariana, Ben Arous, Bir Mcharrek, Jebel Ouest) et touchent plusieurs gouvernorats du centre et du sud-est. Les coupures nocturnes, initialement programmées, ont laissé la place à une gestion aléatoire privant des foyers d’eau entre minuit et l’aube, sous prétexte d’un « déséquilibre hydrique ».

Pourtant, les barrages nationaux affichent un taux de remplissage d’environ 60%, un niveau qualifié de « très rassurant » par le ministère de l’Agriculture. Ce contraste révèle une crise de gouvernance : infrastructures vieillissantes, absence d’une stratégie de répartition équitable, et manque de mesures préventives pour contrer l’évaporation et les pics de consommation en période estivale.

Le FTDES dénonce cette crise de gestion et d’infrastructures. Il demande une intervention d’urgence pour protéger la santé et la dignité des populations, appelle à la transparence de la SONEDE et appelle à l’adoption d’une politique nationale de l’eau fondée sur l’équité territoriale, la responsabilité et la durabilité.

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ARP: feu vert parlementaire à deux financements pour la STEG

L’Assemblée des représentants du peuple  ARP a adopté, lors d’une séance plénière, deux projets de loi (n°38 et n°39 de 2026) liés à des accords de garantie signés le 3 novembre 2025 entre la Tunisie et la Banque mondiale. Le premier garantit un prêt de 384,8 millions d’euros accordé à la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) pour financer un programme d’amélioration de l’efficacité, de la performance et de la gouvernance du secteur énergétique; le second concerne une garantie liée au Fonds pour les technologies propres visant le même objectif.

Il convient de rappeler que la STEG connaît un déficit financier récurrent, principalement dû à la hausse des prix de l’énergie, et nécessite un plan d’action et une stratégie de sauvetage. Aujourd’hui, la production électrique repose majoritairement sur le gaz naturel (80% importé, 20% production nationale). La production annuelle nationale est d’environ 20 000 GWh avec un objectif de 26 000 GWh à l’horizon 2030, tandis que la consommation annuelle atteint 22 000 GWh, entraînant un déficit d’environ 10%.

La STEG couvre actuellement 99% du territoire national. L’État consacre plus de 3 milliards de dinars par an en subventions pour compenser une partie du coût de production. Le plan de réforme de la STEG vise à restaurer l’équilibre financier, améliorer les performances commerciales et techniques, régler les arriérés, et renforcer la gouvernance. Le ministre de l’Industrie, des mines et de l’énergie par intérim Slah Zouari a souligné la nécessité d’accélérer le recours aux énergies renouvelables (solaire et éolien) pour réduire le coût de production. Il part du constat que l’objectif est d’atteindre 6 000 GWh annuels d’électricité verte d’ici 2030. Ce qui contribuerait  à réduire de 35% les coûts de production.

Parmi les investissements récents figure la réalisation d’un nouveau « Corridor » électrique de 400 km, améliorant les connexions Nord–Sud et la distribution vers les régions. La rénovation du réseau vieillissant est prévue, avec une enveloppe annuelle de 70 millions de dinars dédiée à la réduction des coupures et au renforcement des liaisons en moyenne tension.

 La STEG prévoit aussi le déploiement initial de 150 000 compteurs intelligents dans le cadre d’un programme global de modernisation et d’un contrat-programme avec l’État couvrant la période 2024–2028, assorti d’indicateurs financiers, techniques et commerciaux pour mesurer la réussite des réformes.

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Gafsa-Kasserine : 88 % de la pistache nationale sous protection scientifique

Un projet de recherche baptisé « PERDUR » a été lancé pour soutenir et développer la filière du pistachier en Tunisie, en mettant l’accent sur les gouvernorats de Gafsa et de Kasserine, qui assurent près de 88 % de la production nationale.

Financé par l’Institution de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur Agricoles (IRESA) et coordonné par l’Institut National de la Recherche Agronomique de Tunisie (INRAT), il vise à renforcer la durabilité et la résilience de cette filière face aux défis climatiques et sanitaires.

Dans une déclaration accordée ce mardi 14 juillet à Mosaïque FM, la coordinatrice du projet et chercheuse à l’INRAT, Azza Chelli, a indiqué que PERDUR mise sur la valorisation et la préservation des ressources génétiques locales, reconnues pour leur adaptation aux changements climatiques. Le projet encourage également le développement et l’adoption de pratiques agricoles respectueuses de l’environnement afin d’améliorer la durabilité de la production.

Le programme prévoit aussi le diagnostic des principales maladies affectant le pistachier ainsi que la recherche de solutions pour les prévenir et les combattre. En parallèle, une évaluation globale des systèmes de production sera menée dans les régions de Gafsa et de Kasserine sous les angles environnemental, social et économique.

Cette démarche permettra d’identifier les modèles de production les plus durables et les plus résilients afin d’assurer le développement à long terme de la filière du pistachier en Tunisie.

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