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47 °C et plus : quand la canicule révèle l’échec de la gestion de l’eau

Une vague de chaleur exceptionnelle, prévue jusqu’au 20 juillet avec des pointes à 47 °C, aggrave la crise nationale d’approvisionnement en eau. Dans plusieurs régions, les coupures d’eau se multiplient et deviennent quotidiennes, faisant du droit constitutionnel à l’eau une revendication permanente. Des milliers de foyers subissent des interruptions répétées, et des manifestations pacifiques, ainsi que des blocages de routes, ont lieu notamment à Metlaoui et à Ladhyab (délégation de Touiref), où les habitants dénoncent des semaines sans eau.

La SONEDE admet que les perturbations se sont étendues jusqu’à la périphérie de Tunis (Ariana, Ben Arous, Bir Mcharrek, Jebel Ouest) et touchent plusieurs gouvernorats du centre et du sud-est. Les coupures nocturnes, initialement programmées, ont laissé la place à une gestion aléatoire privant des foyers d’eau entre minuit et l’aube, sous prétexte d’un « déséquilibre hydrique ».

Pourtant, les barrages nationaux affichent un taux de remplissage d’environ 60%, un niveau qualifié de « très rassurant » par le ministère de l’Agriculture. Ce contraste révèle une crise de gouvernance : infrastructures vieillissantes, absence d’une stratégie de répartition équitable, et manque de mesures préventives pour contrer l’évaporation et les pics de consommation en période estivale.

Le FTDES dénonce cette crise de gestion et d’infrastructures. Il demande une intervention d’urgence pour protéger la santé et la dignité des populations, appelle à la transparence de la SONEDE et appelle à l’adoption d’une politique nationale de l’eau fondée sur l’équité territoriale, la responsabilité et la durabilité.

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ARP: feu vert parlementaire à deux financements pour la STEG

L’Assemblée des représentants du peuple  ARP a adopté, lors d’une séance plénière, deux projets de loi (n°38 et n°39 de 2026) liés à des accords de garantie signés le 3 novembre 2025 entre la Tunisie et la Banque mondiale. Le premier garantit un prêt de 384,8 millions d’euros accordé à la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) pour financer un programme d’amélioration de l’efficacité, de la performance et de la gouvernance du secteur énergétique; le second concerne une garantie liée au Fonds pour les technologies propres visant le même objectif.

Il convient de rappeler que la STEG connaît un déficit financier récurrent, principalement dû à la hausse des prix de l’énergie, et nécessite un plan d’action et une stratégie de sauvetage. Aujourd’hui, la production électrique repose majoritairement sur le gaz naturel (80% importé, 20% production nationale). La production annuelle nationale est d’environ 20 000 GWh avec un objectif de 26 000 GWh à l’horizon 2030, tandis que la consommation annuelle atteint 22 000 GWh, entraînant un déficit d’environ 10%.

La STEG couvre actuellement 99% du territoire national. L’État consacre plus de 3 milliards de dinars par an en subventions pour compenser une partie du coût de production. Le plan de réforme de la STEG vise à restaurer l’équilibre financier, améliorer les performances commerciales et techniques, régler les arriérés, et renforcer la gouvernance. Le ministre de l’Industrie, des mines et de l’énergie par intérim Slah Zouari a souligné la nécessité d’accélérer le recours aux énergies renouvelables (solaire et éolien) pour réduire le coût de production. Il part du constat que l’objectif est d’atteindre 6 000 GWh annuels d’électricité verte d’ici 2030. Ce qui contribuerait  à réduire de 35% les coûts de production.

Parmi les investissements récents figure la réalisation d’un nouveau « Corridor » électrique de 400 km, améliorant les connexions Nord–Sud et la distribution vers les régions. La rénovation du réseau vieillissant est prévue, avec une enveloppe annuelle de 70 millions de dinars dédiée à la réduction des coupures et au renforcement des liaisons en moyenne tension.

 La STEG prévoit aussi le déploiement initial de 150 000 compteurs intelligents dans le cadre d’un programme global de modernisation et d’un contrat-programme avec l’État couvrant la période 2024–2028, assorti d’indicateurs financiers, techniques et commerciaux pour mesurer la réussite des réformes.

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STEG : 430 MDT de prêts en débat à l’ARP pour doubler la production

Réunie ce mardi 14 juillet 2026, l’Assemblée a auditionné le ministre de l’Équipement et chargé de l’Industrie et de l’Énergie sur l’affectation de 430 MDT de prêts destinés à la STEG, préalable au vote de deux projets de loi.

La plénière s’est poursuivie ce mardi 14 juillet 2026 au matin pour entendre les réponses de Salah Zouari, ministre de l’Équipement et chargé du ministère de l’Industrie et de l’Énergie. L’intervention du ministre répondait aux questions et observations formulées par les députés lors de la séance du week-end dernier au sujet de deux projets de loi. Ces textes portent sur des conventions permettant à la Société Tunisienne de l’Électricité et du Gaz (STEG) de contracter deux prêts d’un montant global de 430 millions de dinars, étape préalable au passage au vote.

Lors de son exposé, M. Zouari a détaillé la répartition prévisionnelle de ces deux financements. Les fonds seront alloués au rétablissement de l’équilibre financier et à l’optimisation de l’organisation administrative de la STEG. Ils serviront également à doubler la production d’électricité par la construction de nouvelles centrales en partenariat avec le secteur privé, à réduire les importations de gaz et à renouveler l’infrastructure de production électrique.

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Tunisie–France : focus sur le renforcement de la coopération sécuritaire

Le ministre de l’Intérieur, Khaled Nouri, s’est entretenu lundi par téléphone avec son homologue français, Laurent Nuñez, pour évoquer la coopération bilatérale en matière de sécurité, notamment la lutte contre la criminalité transfrontalière et le trafic de stupéfiants.

Les deux responsables ont passé en revue plusieurs dossiers relevant des compétences de leurs ministères respectifs, avec un accent particulier sur le renforcement de la coordination face aux défis sécuritaires communs, selon un communiqué du ministère de l’Intérieur.

L’entretien a également permis d’examiner les moyens de consolider davantage les relations de coopération entre la Tunisie et la France dans les domaines de compétence des ministères de l’Intérieur, afin de mieux répondre aux enjeux sécuritaires partagés.

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Tunisie : les revendications pour l’emploi en tête des mobilisations sociales

Le droit au travail a constitué la principale revendication des mouvements de protestation enregistrés en Tunisie au cours du deuxième trimestre 2026. Selon le dernier rapport de l’Observatoire social tunisien, relevant du Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDES), cette revendication représente plus de 64 % de l’ensemble des mobilisations recensées durant la période.

Publié le lundi 13 juillet, le rapport indique que les protestations se sont concentrées principalement dans le gouvernorat de Tunis, suivi de Gafsa et de Kairouan. Des mouvements ont toutefois été observés dans l’ensemble des gouvernorats du pays.

S’agissant des acteurs de ces mobilisations, les travailleurs et les salariés arrivent en tête des participants. Ils sont suivis des militants et des habitants, puis des médecins du service public, des syndicalistes et des diplômés de l’enseignement supérieur en situation de chômage.

L’Observatoire souligne également que 81 % des protestations ont pris la forme d’actions de terrain, notamment des sit-in, des rassemblements de protestation et des grèves. Les 19 % restants se sont traduits par des communiqués, des campagnes sur les réseaux sociaux ou des prises de parole dans les médias.

Le rapport dresse par ailleurs un état des lieux des violences recensées au cours de la même période. Les violences physiques représentent 46,7 % des cas documentés, devant les violences économiques (17,8 %). Les violences institutionnelles et les violences fondées sur le genre arrivent ensuite, chacune avec une part de 11,2 %.

Les gouvernorats de Nabeul, Tunis et Sousse enregistrent le plus grand nombre de cas de violence documentés. Selon le rapport, les hommes représentent 82 % des auteurs présumés de violences et 47 % des victimes, contre 25 % pour les femmes. Tandis que certains cas concernent des victimes des deux sexes.

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Adil Chbani nommé directeur général d’Attijari Assurance

Attijari Assurance Tunisie, filiale du Groupe Wafa Assurance, annonce la nomination de Adil Chbani au poste de Directeur Général dont la prise de fonction est effective depuis le 1er juin 2026.

Adil Chbani succède à Mohammed Amal Kaghat, dont l’action à la tête de la compagnie a contribué à consolider sa position sur le marché tunisien. Sa nomination s’inscrit dans une dynamique de continuité et de renforcement du leadership de la filiale.

Fort de plus de vingt-cinq ans d’expérience dans la finance, l’assurance et le développement commercial, Adil Chbani a occupé des fonctions de direction générale au sein de grands groupes bancaires et d’assurance de référence. Spécialiste reconnu de la bancassurance, il dispose également d’une solide expertise en asset management, en leasing et en gestion de patrimoine. Tout au long de son parcours, il a piloté des projets de restructuration, de lancement d’activités et de conquête de parts de marché, en s’appuyant sur un leadership stratégique et une réelle capacité à fédérer les équipes autour d’une vision claire.

Formé aux États-Unis, titulaire d’un diplôme d’Ingénieur et d’un MBA, il a développé une approche du leadership alliant rigueur analytique, vision stratégique et capacité d’exécution.

Dans ses nouvelles fonctions, Adil Chbani aura pour mission de poursuivre la dynamique de développement de la compagnie, de renforcer son positionnement sur le marché et d’accompagner ses ambitions de croissance et d’innovation, en cohérence avec la stratégie du groupe.

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COMESA : Sana Amari, entrepreneure de Sidi Bouzid, remporte un prix africain

L’entrepreneure tunisienne Sana Amari, originaire du gouvernorat de Sidi Bouzid, a remporté le Prix de l’entrepreneuriat collectif lors de la septième édition du Salon commercial et de la Conférence d’affaires du Marché commun de l’Afrique orientale et australe (COMESA). Elle s’est distinguée face à des candidats issus de 21 pays grâce à son projet de coopérative agricole.

Dans une déclaration accordée dimanche, Sana Amari a indiqué que cette distinction est le fruit d’un travail collectif mené au sein de sa coopérative, spécialisée dans la valorisation des produits agricoles et du patrimoine local.

Elle a souligné que cette récompense illustre le potentiel de la femme tunisienne, en particulier en milieu rural, à réussir lorsque les conditions nécessaires, notamment les mécanismes d’accompagnement et les opportunités d’emploi, sont réunies.

L’entrepreneure a également précisé que son projet a vu le jour en 2022 grâce à un autofinancement et à des moyens limités. Cette reconnaissance à l’échelle africaine confirme la pertinence du modèle de l’économie sociale et solidaire fondé sur les coopératives, capable de créer de la valeur ajoutée tout en renforçant le rôle des femmes dans le développement économique local, souligne Sana Amari.

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Transport non régulier : les professionnels maintiennent la grève malgré l’appel de l’UGTT

Les professionnels du transport public non régulier de personnes observent, ce lundi 13 juillet 2026, une grève générale à l’échelle nationale. Le mouvement concerne les taxis individuels, les taxis collectifs, les taxis touristiques, les véhicules de louage ainsi que le transport rural, et se déroule de 5 heures à 21 heures sur l’ensemble du territoire.

À la veille de cette mobilisation, le premier vice-président de la Chambre nationale du transport, relevant de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (UTICA), Moez Esslami, a affirmé que cette grève constituait une « décision irrévocable » tant que le ministère du Transport n’aura pas honoré les engagements pris envers les professionnels du secteur. Parmi les principales revendications figure la révision à la hausse des tarifs appliqués au transport public non régulier.

Parallèlement, la Fédération générale du transport, relevant de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), a appelé, dimanche, l’ensemble de ses adhérents exerçant dans le secteur du transport non régulier; notamment le transport rural, les louages, les taxis collectifs et les taxis individuels – à ne pas prendre part au mouvement de grève prévu ce lundi.

Dans un communiqué, la fédération a souligné que la défense des droits et des acquis des travailleurs du secteur devait s’inscrire dans le cadre de l’unité de l’organisation syndicale, du respect des décisions de ses structures légitimes et d’une action syndicale qu’elle qualifie de responsable.

Cette divergence entre les organisations représentatives du secteur intervient alors que les revendications des professionnels, en particulier celles liées à l’actualisation des tarifs, restent au cœur des tensions avec les autorités.

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2030 a déjà commencé : la Tunisie forme-t-elle les talents dont le marché du travail a besoin ?

Le marché de l’emploi tunisien vit déjà sa mutation. Digitalisation, transition énergétique, industrialisation et vieillissement démographique redessinent en profondeur les besoins des entreprises, et les secteurs qui recruteront demain sont, pour l’essentiel, déjà connus. Reste une question qui inquiète autant les experts que les familles : les jeunes diplômés tunisiens se préparent-ils réellement à ces métiers d’avenir ?

Quatre secteurs en première ligne

Pour Wafa Laamiri, CEO du Centre de Recherche, d’Ingénierie et du Travail (CRIT Tunisie), quatre grands pôles concentreront l’essentiel des recrutements d’ici 2030. Le numérique arrive en tête, porté par une demande croissante en spécialistes de la data, experts en cybersécurité, ingénieurs cloud et profils formés à l’intelligence artificielle et au machine learning. La transition énergétique suit de près, avec le Plan solaire tunisien qui fait émerger un besoin soutenu en ingénieurs et techniciens des énergies renouvelables. Vient ensuite l’industrie 4.0, où l’automatisation, la robotique, le contrôle qualité et l’optimisation des méthodes de production transforment les secteurs automobile, électronique et aéronautique, un univers que Wafa Laamiri considère comme le plus grand réservoir de nouveaux métiers. La santé, enfin, reste sous tension : l’émigration des soignants tunisiens vers l’Europe et le Golfe, combinée au vieillissement des populations, maintient une demande durablement supérieure à l’offre.

Ce diagnostic rejoint largement celui de Nabila Chaabani, directrice d’un cabinet de consulting, de coaching, de formation et de recrutement. Si certains métiers traditionnels perdent progressivement du terrain, observe-t-elle, les secteurs qui recrutent aujourd’hui dessinent déjà la carte de demain. Elle cite en priorité les techniciens de maintenance, les électrotechniciens, les électroniciens, les ingénieurs industriels ainsi que les spécialistes de la qualité, de la maintenance et de la production, des profils souvent perçus comme techniques ou manuels mais qui figurent en réalité parmi les plus recherchés du marché. Le secteur informatique reste lui aussi porteur, développeurs et spécialistes des nouvelles technologies en tête, même si la fuite des talents vers la France ou l’Allemagne freine les recrutements. Les fonctions liées à la finance, à la comptabilité et à l’administration conservent elles aussi leur place dans les besoins des entreprises, tandis que le marketing se réinvente presque entièrement autour du digital, l’intelligence artificielle automatisant déjà une partie des tâches classiques du métier, une évolution qui oblige les jeunes à repenser leurs choix d’orientation.

 

Les fonctions liées à la finance, à la comptabilité et à l’administration conservent elles aussi leur place dans les besoins des entreprises, tandis que le marketing se réinvente presque entièrement autour du digital…

 

L’intelligence artificielle redistribue les cartes

Cette révolution technologique ne se limite pas à créer de nouveaux besoins, elle en supprime aussi. Les fonctions administratives et de back-office sont parmi les premières touchées, tout comme certaines tâches en finance, en communication ou en droit, où les outils d’IA prennent en charge analyses et rédaction documentaire. Mais le bilan n’est pas uniquement négatif. Selon le Forum économique mondial, 92 millions de postes devraient disparaître dans le monde d’ici 2030, contre 170 millions de créations, soit un gain net de 78 millions d’emplois. De nouvelles fonctions apparaissent déjà, comme celles d’AI Manager, de Prompt Engineer ou d’AI Compliance Officer, aux côtés des métiers de la cybersécurité.

Cette recomposition rapide des métiers a toutefois un revers. La concurrence internationale pour attirer les compétences et la mobilité croissante des profils qualifiés rendent le recrutement de plus en plus complexe pour les entreprises tunisiennes, prévient Wafa Laamiri. L’enjeu ne se limite donc plus à former des talents, il s’agit désormais de savoir les retenir. Cela suppose, pour les entreprises, d’investir davantage dans la montée en compétences de leurs salariés, l’upskilling, et dans leur reconversion vers de nouveaux métiers, le reskilling, afin d’ajuster en continu leurs ressources humaines à des besoins qui évoluent plus vite que les cycles de formation classiques.

Le diplôme ne suffit plus

C’est peut-être là que les deux analyses se rejoignent le plus nettement. Pour Wafa Laamiri, l’obstacle majeur reste le décalage persistant entre les formations proposées et les besoins réels du marché, un paradoxe qui explique pourquoi la Tunisie affiche près de 24 % de chômage chez ses jeunes diplômés alors que des entreprises entières peinent à recruter. Nabila Chaabani va plus loin : selon elle, le diplôme, aussi solide soit-il, ne garantit plus l’employabilité. Les recruteurs privilégient désormais des candidats capables de s’adapter vite aux nouvelles technologies et à des environnements professionnels en constante évolution. Les jeunes diplômés disposent pourtant, le plus souvent, d’une formation académique satisfaisante, note-t-elle, mais c’est ailleurs que le bât blesse : dans leur capacité à communiquer efficacement, à travailler en équipe et à gérer les relations professionnelles. La communication reste ainsi l’un des points faibles les plus fréquemment observés en entretien, une difficulté que la directrice du cabinet attribue en partie à l’essor des échanges virtuels depuis la pandémie de Covid-19, qui a réduit les occasions d’interactions en présentiel chez les jeunes générations.

 

Les recruteurs privilégient désormais des candidats capables de s’adapter vite aux nouvelles technologies et à des environnements professionnels en constante évolution… La maîtrise des outils numériques devient incontournable dans la quasi-totalité des secteurs, et les langues étrangères constituent un avantage compétitif réel…

Face à ce constat, de plus en plus d’entreprises choisissent de miser sur le potentiel humain plutôt que sur la seule maîtrise technique immédiate, cette dernière pouvant s’acquérir en interne. Le travail d’équipe, l’écoute, la gestion des conflits et le leadership deviennent ainsi des critères de recrutement à part entière, au point que les formations en soft skills figurent parmi les plus demandées auprès des cabinets spécialisés. La maîtrise des outils numériques devient incontournable dans la quasi-totalité des secteurs, et les langues étrangères constituent un avantage compétitif réel, le français et l’anglais restant les plus demandés, auxquels peuvent s’ajouter l’italien ou l’espagnol selon les activités des entreprises. Mais c’est la capacité d’adaptation qui s’impose comme la compétence la plus déterminante dans un marché appelé à se transformer en permanence.

Cette exigence se traduit très concrètement dans les demandes adressées aux cabinets de formation. Les programmes les plus sollicités portent aujourd’hui sur la communication interpersonnelle, l’intelligence relationnelle, la gestion des conflits, le leadership et le management, des compétences longtemps jugées secondaires et désormais considérées comme un véritable levier de performance dans les décisions de recrutement.

Un référentiel pour combler l’écart

Face à cette inadéquation persistante entre formation et emploi, une réponse institutionnelle commence à se mettre en place. Lancé en avril 2026, le Référentiel tunisien des métiers et des compétences (RTMC) propose un langage commun entre universités, centres de formation, entreprises et acteurs de l’emploi. L’outil ambitionne d’anticiper plus finement les besoins futurs et de rapprocher, enfin, les parcours de formation des réalités du terrain.

Reste que la partie se joue aussi, et peut-être surtout, en dehors des salles de classe. Car pour les jeunes qui visent les métiers de 2030, la réussite professionnelle ne dépendra plus seulement du diplôme obtenu, mais de leur capacité à conjuguer expertise technique, maîtrise du numérique et compétences humaines.

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Polémique autour des mandats au PDL : faits, réactions et enjeux

Le Parti Destourien Libre (PDL) a publié un communiqué pour démentir des rumeurs affirmant que Abir Moussi, présidente du parti et détenue depuis le 3 octobre 2023, envisagerait de violer les statuts pour briguer un mandat auquel elle n’aurait pas droit. Le communiqué rappelle que Abir Moussi a accédé à la présidence lors du congrès de consolidation du 13 août 2016 et que le premier congrès électif du parti s’est tenu du 12 au 14 août 2021, qui a élu la direction actuelle par un vote libre et transparent.

Le PDL cite l’avant‑dernier alinéa de l’article 11 de ses statuts : “ Le président du parti est élu directement par le congrès national. Il est requis que le candidat ait exercé une responsabilité centrale pendant huit années consécutives. Aucun membre ne peut exercer plus de deux mandats complets et consécutifs, comptés à partir du premier congrès électif auquel il a participé. “ Sur cette base, le parti conclut que Abir Moussi serait habilitée à se présenter pour un nouveau mandat et que les allégations d’inéligibilité sont infondées. Le communiqué appelle par ailleurs les médias à cesser de diffuser des informations erronées visant, selon lui, à porter atteinte à l’image de la présidente du PDL. 

Foued Mouakher, dirigeant au PDL, a de son côté rappelé l’importance d’une lecture rigoureuse des textes. Avant la publication du communiqué, il a publié une note expliquant que les débats sérieux doivent s’appuyer sur des faits et des textes, et non sur des impressions ou des coupures médiatiques. Il insiste sur la nécessité de publier les documents originaux pour permettre au public de se forger une opinion éclairée, et condamne les erreurs ou les manipulations dans la transmission d’informations juridiques ou statutaires. Il appelle les médias à vérifier systématiquement leurs sources.

Cette polémique  intervient après une lettre ouverte de l’ancien député Majdi Ben Khiareddine Boudhina, qui avait demandé à Abir Moussi de renoncer à ce qu’il qualifiait de « troisième » mandat. Boudhina estimait qu’un parti qui critique la possibilité d’un troisième mandat présidentiel ne devait pas se soustraire à ses propres règles internes ; il plaidait aussi pour un renouvellement générationnel et un recentrage du discours du parti sur les questions économiques et sociales.

 Sa démarche a suscité des réactions contrastées au sein du mouvement destourien : la majorité des militants ont rejeté son initiative, la considérant comme une attaque contre la direction du parti, en particulier dans le contexte de la détention de Abir  Moussi et des campagnes réclamant sa libération. 

Le 9 juillet, Majdi Boudhina a réagi sur Facebook en affirmant que l’Histoire le jugerait « traître » ou « audacieux ». Le PDL maintient que rien, dans ses statuts, n’interdit la candidature de Abir  Moussi à un nouveau mandat.

La controverse soulève aujourd’hui des questions sur les motivations et le calendrier de l’initiative de Majdi Boudhina : sachant que Abir Moussi est détenue, quel est l’objectif de publier cette lettre ouverte ? Est‑ce un règlement de comptes interne, une prise de position politique ? À qui profite réellement ce débat ? Ces interrogations restent ouvertes et appellent à des explications factuelles plutôt qu’à des spéculations.

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La Tunisie place l’intelligence artificielle et la souveraineté des données au cœur de sa stratégie numérique

La Tunisie a présenté une vision nationale de la transition numérique inscrite dans son plan de développement 2026-2030, faisant des technologies numériques et de l’intelligence artificielle (IA) des leviers de croissance, d’innovation et d’attractivité pour les investissements, a déclaré vendredi le ministre des Technologies de la communication, Sofiane Hemissi.

Intervenant lors de la réunion ministérielle du Forum du Sommet mondial sur la société de l’information (SMSI), à Genève, le ministre a indiqué que cette stratégie repose sur le renforcement des infrastructures numériques, la généralisation de la digitalisation des services publics et l’amélioration du climat des affaires, selon un communiqué de son département.

Concernant l’intelligence artificielle,  Hemissi a affirmé que la stratégie nationale s’appuie sur plusieurs principes, notamment la primauté de l’humain, la préservation de la souveraineté nationale et des données, ainsi que le respect des valeurs éthiques, culturelles et sociales.

Il a estimé que l’IA jouera un rôle déterminant dans la transformation des sociétés et des économies au cours des prochaines décennies, tout en plaidant pour une gouvernance garantissant un usage responsable de cette technologie.

Le ministre a également appelé l’Union internationale des télécommunications (UIT) à renforcer l’appui aux États membres afin de traduire les engagements internationaux, notamment ceux du SMSI+20 et du Pacte numérique mondial, en actions concrètes.

En marge du sommet, le ministre. Hemissi s’est entretenu avec la secrétaire générale de l’UIT, Doreen Bogdan-Martin.

Les deux responsables ont réaffirmé leur volonté de consolider leur coopération, tandis que la Tunisie a réitéré son ambition de devenir un pôle régional de l’innovation numérique et de contribuer à une gouvernance responsable de l’IA ainsi qu’à la réduction de la fracture numérique.

 Bogdan-Martin a salué les avancées de la Tunisie dans le domaine du numérique et exprimé la disponibilité de l’UIT à poursuivre le développement de projets de coopération avec le pays.

Organisé du 6 au 10 juillet à Genève par l’UIT avec l’UNESCO, le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED), le Forum du SMSI réunit des représentants des gouvernements, du secteur privé, de la société civile et des organisations internationales autour des enjeux de la coopération numérique mondiale.

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Une nouvelle canicule est attendue durant ces deux jours

Ce samedi 11 juillet 2026  est le jour le plus chaud depuis le début du mois avec un pic à plus de 45 degrés sur Tunis, duquel il se poursuit  jusqu’à la semaine prochaine.. 

 

 Pour mieux se protéger,  un appel à la vigilance est lancé  pour les personnes âgées, les enfants, les femmes enceintes, et toute personne fragile à se protéger de la chaleur. 

 

Pour éviter les coups de sirocco, bien boire de l’eau, s’hydrater d’une façon permanente, en cas de déshydratation, ou de la fièvre, se rendre chez les médecins, sont les dispositifs mis en place du ministère. 

 

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Banque centrale, souveraineté économique et mutations des équilibres macroéconomiques 

 Par Mondher AFI

Le 6 juillet 2026, au Palais de Carthage, le Président de la République Kaïs Saïed a reçu le Gouverneur de la Banque centrale de Tunisie, Fethi Zouhair Nouri, venu lui remettre le rapport annuel de la Banque centrale au titre de l’année 2025. Cette rencontre institutionnelle s’inscrit dans un contexte caractérisé par les profondes transformations de l’économie mondiale, la reconfiguration des rapports de puissance économique et l’évolution du rôle des banques centrales dans la gouvernance des États.

 

Elle intervient également après la participation du Gouverneur aux travaux du Congrès financier de la Banque de Russie, organisé à Saint-Pétersbourg, où la Tunisie a pris part aux échanges en qualité d’invitée d’honneur.

Au-delà de son caractère protocolaire, cette rencontre offre une grille de lecture pertinente des enjeux économiques auxquels la Tunisie est confrontée. Les éléments présentés lors de cet entretien – croissance économique, inflation, réserves en devises, remboursement de la dette extérieure et participation aux forums économiques internationaux – ne doivent pas être appréhendés comme une simple succession de données statistiques. Ils traduisent les interactions permanentes entre politique monétaire, stabilité financière, coopération internationale et développement national. L’analyse de ces éléments permet de mieux comprendre les mécanismes qui structurent l’économie tunisienne dans un environnement international marqué par une incertitude croissante et par l’émergence de nouveaux espaces de coopération économique.

 La Banque centrale au cœur de la gouvernance économique

Les banques centrales occupent aujourd’hui une place essentielle dans l’organisation des économies contemporaines. Initialement chargées de l’émission de la monnaie et de la régulation de la circulation monétaire, elles exercent désormais des responsabilités beaucoup plus larges qui concernent la stabilité des prix, la supervision bancaire, la préservation de la confiance dans le système financier et la protection des équilibres macroéconomiques. Dans une économie ouverte comme celle de la Tunisie, ces missions prennent une dimension particulière, puisque les fluctuations internationales influencent directement les marchés financiers, les échanges commerciaux et les mouvements de capitaux.

La remise du rapport annuel constitue ainsi un exercice de transparence institutionnelle qui permet d’apprécier la situation économique du pays à partir d’indicateurs objectivés. Ce document ne se limite pas à dresser un bilan comptable de l’année écoulée, il met également en évidence les évolutions de l’environnement économique, les risques susceptibles d’affecter la stabilité financière ainsi que les perspectives de l’économie nationale. Les banques centrales produisent en effet une expertise indispensable à la compréhension des transformations économiques, dans un contexte où les décisions publiques nécessitent une information fiable et régulièrement actualisée.

Les indicateurs présentés lors de la rencontre offrent des éléments d’appréciation sur la situation macroéconomique du pays. Le taux de croissance renseigne sur l’évolution de l’activité économique, tandis que l’inflation constitue un indicateur de la stabilité des prix et du pouvoir d’achat. Les réserves en devises permettent d’évaluer la capacité du pays à couvrir ses besoins en importations et à honorer ses engagements extérieurs. De son côté, le respect des échéances de remboursement de la dette contribue à apprécier la crédibilité financière de l’État sur les marchés. Pris séparément, ces indicateurs rendent compte de dimensions spécifiques de l’économie ; analysés conjointement, ils offrent une lecture plus complète des équilibres macroéconomiques, sans pour autant suffire, à eux seuls, à rendre compte de l’ensemble des dynamiques économiques et sociales.

Toutefois, la littérature économique contemporaine rappelle que ces indicateurs ne constituent pas une fin en soi. Comme l’ont montré Amartya Sen et Joseph Stiglitz, les performances macroéconomiques prennent leur véritable signification lorsqu’elles s’accompagnent d’une amélioration durable des conditions de vie, d’un renforcement des capacités productives et d’une consolidation des institutions. Les banques centrales participent à la création d’un environnement favorable au développement, mais leur action s’inscrit dans un ensemble plus vaste où interviennent également les politiques budgétaires, industrielles, éducatives et sociales.

La participation tunisienne aux forums économiques internationaux

La rencontre du 6 juillet 2026 a également permis d’évoquer les résultats de la participation tunisienne au Congrès financier organisé par la Banque de Russie, en marge de la vingt-neuvième édition du Forum économique international de Saint-Pétersbourg. Cet événement, placé sous le thème «Dialogue pratique : la voie vers un avenir stable», a réuni des responsables politiques, des gouverneurs de banques centrales, des représentants d’institutions financières, des universitaires et des acteurs économiques provenant de plus d’une centaine de pays et de régions.

L’intérêt de cette participation dépasse la seule dimension diplomatique. Les forums économiques internationaux constituent aujourd’hui des espaces de dialogue où s’élaborent des réflexions sur les mutations du système financier mondial, les nouvelles formes de coopération monétaire, les mécanismes de financement du développement, la transformation numérique des systèmes bancaires et les défis liés aux crises économiques successives. Ils offrent également un cadre d’échange d’expériences entre institutions confrontées à des problématiques souvent similaires, malgré la diversité de leurs contextes nationaux.

La présence de la Tunisie comme invitée d’honneur traduit son insertion dans ces espaces internationaux de concertation économique. Elle permet de renforcer les échanges techniques entre banques centrales, d’élargir les possibilités de coopération financière et de suivre les évolutions des pratiques internationales en matière de régulation bancaire, de paiements numériques, de cybersécurité financière et de gestion des risques macroéconomiques. Dans un contexte marqué par la diversification des partenaires économiques et par l’émergence d’un système international plus multipolaire, cette participation illustre également l’importance croissante de la diplomatie économique dans les stratégies nationales de développement.

Le choix de Saint-Pétersbourg comme lieu de cette rencontre n’est pas anodin. Depuis sa création en 1997, le Forum économique international est devenu un espace majeur de réflexion sur les transformations de l’économie mondiale. Les débats qui y sont organisés portent autant sur les investissements, les innovations technologiques et les transitions énergétiques que sur les nouvelles architectures financières internationales. Pour les banques centrales, ces rencontres constituent des occasions privilégiées de comparer les expériences nationales et d’anticiper les évolutions susceptibles d’influencer la stabilité financière mondiale. 

Les indicateurs macroéconomiques entre stabilité financière et développement

Les données présentées au cours de cette rencontre offrent une lecture de l’évolution de la situation macroéconomique. Elles mettent en évidence des efforts de consolidation des équilibres économiques et financiers, tout en rappelant les défis persistants liés à la croissance, à l’investissement, à l’emploi et à la résilience de l’économie face aux contraintes internes et externes.

Toutefois, l’interprétation de ces indicateurs nécessite une lecture nuancée. Le taux de croissance renseigne sur l’évolution de la production de biens et de services, mais il ne permet pas, à lui seul, d’évaluer les effets de cette évolution sur l’emploi, les revenus, les disparités régionales ou la réduction des inégalités. De la même manière, le ralentissement de l’inflation constitue un indicateur de stabilité des prix, sans que cela implique automatiquement une amélioration du pouvoir d’achat ou des conditions de vie de l’ensemble de la population.

Les réserves en devises représentent un instrument de sécurité économique en permettant de financer les importations et d’absorber d’éventuels déséquilibres extérieurs. Quant au remboursement des engagements financiers internationaux, il traduit le respect des obligations contractuelles de l’État et contribue à l’évaluation de sa situation financière par les partenaires et les marchés.

Pris isolément, chacun de ces indicateurs renseigne sur une dimension spécifique du fonctionnement de l’économie. Leur analyse gagne toutefois à être replacée dans une perspective plus large intégrant les transformations structurelles, les politiques publiques, l’investissement, l’emploi, la productivité et les dynamiques sociales. Les indicateurs macroéconomiques permettent ainsi d’apprécier la stabilité économique, sans constituer à eux seuls une mesure complète du développement.

Les économistes contemporains insistent sur la nécessité d’articuler ces données quantitatives avec des indicateurs relatifs à l’investissement, à la productivité, à l’innovation, à l’emploi, au capital humain et au développement territorial. La qualité d’une trajectoire économique dépend de la capacité à transformer la stabilité financière en croissance durable, à renforcer la compétitivité des entreprises et à favoriser la création de valeur dans l’ensemble des régions du pays. Cette approche multidimensionnelle conduit à considérer les performances macroéconomiques comme des conditions favorables au développement, sans les confondre avec le développement lui-même.

 Les perspectives de la Tunisie dans un environnement économique en mutation

L’économie mondiale traverse une période de recomposition profonde marquée par le déplacement progressif des centres de croissance, la multiplication des pôles d’influence économique et financière ainsi que l’évolution des mécanismes de coopération internationale. Cette dynamique s’accompagne d’une diversification des échanges commerciaux, d’une transformation des chaînes de valeur mondiales et d’une redéfinition des rapports entre les économies développées et émergentes. Dans ce contexte, les États sont conduits à adapter leurs stratégies économiques afin de renforcer leur capacité de résilience face aux chocs externes, de sécuriser leurs approvisionnements, de diversifier leurs partenaires économiques et financiers et d’améliorer leur aptitude à s’insérer dans un environnement international caractérisé par une incertitude croissante et des mutations rapides.

Pour la Tunisie, cette évolution implique de concilier stabilité monétaire, attractivité économique et capacité d’adaptation aux nouvelles dynamiques internationales. La Banque centrale joue un rôle important dans cette perspective en contribuant à la confiance des opérateurs économiques, à la stabilité du système bancaire et à la prévisibilité des politiques monétaires. Toutefois, la consolidation des équilibres financiers ne constitue qu’une composante d’une stratégie plus large mobilisant également les politiques d’investissement, l’innovation, la recherche scientifique, la formation du capital humain et l’amélioration de la gouvernance économique.

Les transformations actuelles de l’économie mondiale montrent également que la coopération internationale ne se limite plus aux relations commerciales. Elle concerne désormais les échanges d’expertise entre banques centrales, le développement des technologies financières, la sécurisation des systèmes de paiement, la régulation des flux numériques et la gestion des risques liés aux changements géopolitiques. Dans ce contexte, la participation aux grands forums internationaux représente un moyen de suivre les évolutions des pratiques économiques, de renforcer les capacités institutionnelles et de mieux anticiper les défis futurs.

La rencontre du 6 juillet 2026 offre ainsi un cadre d’analyse permettant de mettre en relation plusieurs dimensions essentielles de la gouvernance économique contemporaine. La remise du rapport annuel de la Banque centrale, la présentation des principaux indicateurs macroéconomiques et la participation tunisienne aux travaux du Congrès financier de la Banque de Russie et du Forum économique international de Saint-Pétersbourg témoignent de l’articulation croissante entre politiques économiques nationales et transformations de l’environnement international. L’ensemble de ces éléments montre que la stabilité monétaire, la solidité institutionnelle et l’ouverture aux espaces internationaux de coopération constituent des composantes complémentaires d’une réflexion plus large sur les trajectoires de développement de la Tunisie dans un monde en profonde mutation.

 

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Trafic de drogue : Jusqu’à 40 ans de prison à Tunis, les lourdes condamnations se multiplient

La Chambre criminelle près le Tribunal de première instance de Tunis a condamné les membres d’un réseau de trafic de stupéfiants à des peines allant de 20 à 40 ans de prison, assorties d’amendes dépassant 400.000 dinars. Ce verdict s’inscrit dans une série de décisions particulièrement sévères rendues ces dernières semaines contre des filières de narcotrafic, illustrant le durcissement de la réponse judiciaire face à un phénomène en pleine mutation.

Les tribunaux tunisiens continuent de prononcer de lourdes peines dans les affaires de trafic de stupéfiants. Après plusieurs condamnations visant des réseaux spécialisés dans l’importation de cocaïne via l’aéroport de Tunis-Carthage ou les colis postaux, la justice vient de sanctionner un nouveau réseau impliqué dans l’introduction et la distribution de drogues dans la capitale.

Un réseau alimentant le marché de la drogue à Tunis

Selon les éléments de l’enquête, les six condamnés faisaient entrer différentes substances stupéfiantes en contrebande avant de les transporter, de les stocker et de les redistribuer dans plusieurs quartiers populaires de Tunis.

L’affaire a été révélée après une opération menée dans un appartement situé aux Berges du Lac, où les forces de sécurité ont découvert environ 150 kilogrammes de résine de cannabis, 3 kilogrammes de cocaïne et près de 6000 comprimés psychotropes destinés à alimenter le marché illicite.

À l’issue des investigations, les six membres présumés du réseau ont été renvoyés devant la Chambre criminelle du Tribunal de première instance de Tunis.

Des peines pouvant atteindre 40 ans de prison

Le tribunal a prononcé des peines allant de 20 à 40 ans de réclusion, accompagnées d’amendes dépassant 400.000 dinars.

La sévérité de ces condamnations confirme la ligne adoptée par les juridictions tunisiennes face aux réseaux de trafic de drogue, notamment lorsque les dossiers portent sur des quantités importantes de stupéfiants ou mettent en évidence une organisation structurée.

Une série de verdicts contre les filières de narcotrafic

Cette décision intervient dans un contexte marqué par plusieurs condamnations importantes prononcées depuis le mois de juin.

Une ressortissante étrangère a notamment été condamnée à 30 ans de prison pour une tentative d’introduction de cocaïne via l’aéroport international de Tunis-Carthage. Quelques jours plus tard, un autre réseau international a écopé de peines allant jusqu’à 50 ans de prison dans une affaire mêlant trafic de cocaïne et blanchiment d’argent. D’autres filières utilisant les services postaux pour acheminer la drogue vers la Tunisie ont également été lourdement sanctionnées.

Ces dossiers traduisent une évolution des méthodes employées par les trafiquants, qui recourent à différents circuits d’acheminement – frontières terrestres, aéroport, fret postal ou réseaux internationaux – pour alimenter le marché tunisien.

Une réponse judiciaire de plus en plus ferme

La multiplication des condamnations à de très longues peines témoigne de la volonté des autorités judiciaires de renforcer la lutte contre le narcotrafic et les organisations criminelles qui en tirent profit.

Au-delà de la répression, ces affaires mettent également en lumière l’ampleur des réseaux opérant en Tunisie et les défis auxquels sont confrontés les services de sécurité pour démanteler des filières de plus en plus structurées et diversifiées.

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Mohsen Gharsi : « Face à l’IA, l’ingénieur reste plus que jamais un métier d’avenir »

Face à la transition numérique, énergétique et industrielle, l’ingénieur tunisien est appelé à redéfinir son rôle.

Pour Mohsen Gharsi, doyen de l’Ordre des ingénieurs tunisiens (OIT), l’enjeu ne réside pas uniquement dans l’adaptation aux nouvelles technologies, mais dans la capacité à former une nouvelle génération d’ingénieurs capables d’accompagner la transformation économique du pays. À l’horizon 2030, le métier d’ingénieur en Tunisie devrait connaître une mutation profonde. L’accélération technologique, les impératifs de transition énergétique et la modernisation de l’appareil productif imposent une évolution des compétences et des formations.

Dans une déclaration exclusive accordée à L’Économiste Maghrébin, Mohsen Gharsi estime que l’ingénieur restera au cœur de ces transformations. Et ce, à condition d’anticiper les besoins futurs et de repenser son rôle face aux nouveaux défis. Il précise que les profils liés au numérique et à l’industrie intelligente figureront parmi les plus recherchés dans les prochaines années. L’intelligence artificielle, la science des données, la cybersécurité, le génie logiciel, le cloud computing ou encore les systèmes embarqués devraient occuper une place croissante dans l’économie tunisienne, en accompagnant la digitalisation des entreprises et l’évolution des modèles industriels.

Cette dynamique ne se limitera pas au secteur numérique. Les métiers liés à la transition énergétique et à la modernisation industrielle devraient également gagner en importance. Les ingénieurs spécialisés dans les énergies renouvelables, l’efficacité énergétique, l’automatisation industrielle, la mécatronique, l’électronique, les télécommunications ou encore l’électromécanique seront appelés à jouer un rôle stratégique dans l’amélioration de la compétitivité des entreprises, la réduction des coûts et la sécurisation des infrastructures.

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L’évolution concernera aussi les secteurs traditionnels. Le génie civil durable, les infrastructures, l’environnement et la maintenance industrielle intelligente deviendront des domaines essentiels dans un contexte marqué par la pression sur les ressources, les changements climatiques et les besoins croissants en aménagement du territoire. L’ingénieur de demain devra ainsi contribuer à renforcer la résilience des réseaux, améliorer la qualité des ouvrages et accompagner le développement territorial.

Des formations à rapprocher davantage du monde économique

Si la Tunisie dispose d’un capital humain reconnu, notamment grâce à la qualité scientifique et à la capacité d’adaptation de ses ingénieurs, Mohsen Gharsi considère que les formations doivent évoluer pour rester en phase avec les transformations du marché. La formation d’un ingénieur ne peut plus reposer uniquement sur l’acquisition de connaissances théoriques. Elle doit désormais intégrer davantage de compétences opérationnelles : maîtrise des outils numériques, culture de l’innovation, compréhension des standards internationaux, capacité à travailler dans des équipes pluridisciplinaires et aptitude à résoudre des problématiques complexes en entreprise. Pour le doyen de l’Ordre des ingénieurs tunisiens, le rapprochement entre les écoles d’ingénieurs, les universités, les centres de recherche et le secteur privé constitue une condition essentielle. Il appelle à développer des partenariats plus structurés avec les entreprises afin d’adapter les programmes, renforcer les projets appliqués et transformer les stages en véritables expériences d’immersion professionnelle.

L’objectif, souligne-t-il, n’est plus seulement de former des diplômés, mais de préparer des ingénieurs immédiatement opérationnels, capables de contribuer dès leur entrée dans la vie active à la compétitivité et à l’innovation nationales.

Intelligence artificielle : un outil au service de l’ingénieur, pas un remplacement

L’arrivée de l’intelligence artificielle constitue l’un des principaux défis auxquels la profession devra répondre. Pour Mohsen Gharsi, cette révolution technologique impose une adaptation profonde, mais elle ne remet pas en cause la place de l’ingénieur. L’intelligence artificielle transforme les méthodes de conception, d’analyse et de pilotage des systèmes, mais elle ne peut remplacer le jugement humain, l’expérience professionnelle ou la responsabilité liée aux décisions techniques. L’ingénieur de 2030 devra apprendre à utiliser l’IA comme un outil d’aide à la décision, d’optimisation et d’analyse. Tout en conservant une maîtrise éthique et stratégique des projets. Cette évolution nécessitera de nouvelles compétences, notamment une meilleure compréhension des algorithmes, une capacité à exploiter les données massives et une intégration plus poussée de l’automatisation dans les processus industriels. Mais au-delà des compétences techniques, les qualités humaines resteront déterminantes : créativité, sens des responsabilités, esprit critique et capacité d’adaptation. L’ingénieur tunisien de demain devra ainsi être plus polyvalent, plus agile et davantage ouvert sur l’international. La formation continue deviendra une nécessité pour accompagner des métiers en évolution permanente et anticiper l’émergence de professions qui n’existent pas encore aujourd’hui.

Un métier d’avenir pour une génération tournée vers l’impact

Aux jeunes qui envisagent une carrière d’ingénieur, Mohsen Gharsi adresse un message d’encouragement mais aussi d’exigence.

Pour lui, l’ingénierie demeure un métier porteur de sens, capable d’apporter des réponses concrètes aux grands défis de la société : développement industriel, transition énergétique, sécurisation des infrastructures ou amélioration du quotidien des citoyens. Il invite les futurs ingénieurs à cultiver la curiosité, la discipline, l’innovation et l’esprit collectif.

Dans un environnement marqué par des mutations rapides, la capacité à apprendre, expérimenter et remettre en question ses connaissances deviendra un avantage déterminant. L’avenir de l’ingénierie tunisienne dépendra donc de la capacité du pays à valoriser ses talents, moderniser ses formations, encourager la recherche et inscrire davantage l’ingénieur dans les choix économiques et stratégiques.

À l’horizon 2030, l’ingénieur ne sera pas seulement un spécialiste technique, mais un acteur majeur de la compétitivité, de la souveraineté technologique et du développement national.

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Baccalauréat 2026 : le taux de réussite grimpe à 50,72 %

Le ministère de l’Éducation annonce que le taux de réussite global au baccalauréat 2026 (sessions principale et de contrôle) atteint 50,72 %. Lors de la session de contrôle, 23 316 candidats ont été admis sur 49 661 participants. Soit un taux de réussite de 46,95 %.

Parmi les sections, la filière Sport affiche le meilleur résultat avec 64,27 %. Elle est suivie par Économie et gestion (52,51 %) puis Lettres (50,83 %). À titre de comparaison, la session principale avait enregistré un taux de réussite de 35,67 %, avec 55 259 admis sur 154 928 candidats.

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Plan de développement 2026-2030 – Samir Abdelhafidh : vers une planification participative et décentralisée

La séance plénière consacrée à l’examen et au vote du plan de développement 2026–2030 a repris ce matin, vendredi 10 juillet 2026. Et ce, pour entendre les réponses du ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh.

Selon le ministre, la plupart des interventions des députés convergent avec les objectifs gouvernementaux, en particulier le renforcement de l’État social et la promotion de l’équité et de l’équilibre entre les régions. Il a souligné que le débat avec les députés a mis en évidence l’importance d’une  » unité d’intention » visant à défendre l’intérêt national.

Samir Abdelhafidh a qualifié ce plan de « démarche constitutionnelle importante ». Tout en rappelant qu’il s’agit du premier plan élaboré après l’adoption de la nouvelle Constitution et qu’il vise à renforcer la participation citoyenne au niveau local et régional.

En outre, il a précisé que les propositions ne sont pas de simples projets, mais la contribution des élus, issue d’un constat partagé de la réalité du terrain et d’une vision commune du développement.

Le ministre a souligné que si la Tunisie a une longue tradition d’élaboration de plans nationaux, la méthode a changé : la planification n’est plus centralisée mais s’inscrit désormais dans une dynamique de décentralisation territoriale, fondée sur les propositions des citoyens.

Par ailleurs, il a réagi au coût du budget prévu pour sa mise en œuvre, environ 102 milliards de dinars répartis entre le budget de l’État, les partenariats public‑privé et les établissements publics, que certains qualifient d' »irréaliste ». Le ministre a expliqué que le gouvernement élabore ses hypothèses en se fondant sur des rapports économiques internationaux et en suivant les évolutions. Tout en précisant : « Le plan est réalisé selon la raison d’État et le secteur public doit mobiliser tout son poids pour réussir sa mise en œuvre. »

Enfin, le ministre a indiqué que l’un des principaux objectifs du plan est d’augmenter le revenu individuel et d’amener la Tunisie parmi le tiers supérieur des pays à revenu intermédiaire d’ici 2030.

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L’UGTT appelle à une intervention urgente pour relancer le transport public

-La Fédération générale du transport relevant de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) a appelé, ce jeudi, à l’élaboration d’un plan national d’urgence pour sauver le transport public, renouveler le parc, renforcer la sécurité et la qualité, recruter du personnel et redresser le réseau ferroviaire.

Dans un communiqué publié sur la page officielle de l’UGTT, la fédération a exprimé sa vive inquiétude face à la dégradation « sans précédent » du réseau ferroviaire de la Société des transports de Tunis (Transtu), estimant que la sécurité des agents et des usagers ainsi que la continuité du service public sont désormais sérieusement menacées en raison d’une mauvaise gouvernance, de l’absence de vision stratégique et du manque d’investissement.

Elle a également dénoncé le blocage des dossiers relatifs au renouvellement du parc, notamment le projet d’acquisition de 30 nouvelles rames de métro, financé à hauteur de 495,5 millions de dinars, dont l’appel d’offres n’a toujours pas été lancé.

La fédération a aussi mis en garde contre le retard dans la procédure d’achat de 18 nouvelles rames destinées à la ligne Tunis–La Goulette–La Marsa (TGM).

Par ailleurs, la Fédération générale du transport a rejeté les campagnes de dénigrement visant les travailleurs et les syndicalistes, soulignant que les agents ont assuré la continuité du service public malgré des moyens limités et des conditions de travail difficiles.

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Houcine Rhili : la STEG paie le prix des impayés publics

Dans une déclaration exclusive à L’Économiste Maghrébin, Houcine Rhili, expert en développement et en ressources hydriques, dresse un constat critique de la situation énergétique tunisienne. Il souligne que la crise ne se limite pas au déficit de production ou à la dépendance aux importations : elle est aussi liée à des choix de gouvernance, à des blocages administratifs et à une fragilité financière des entreprises publiques, notamment la STEG, dont la trésorerie est lourdement affectée par les impayés de l’État et de plusieurs établissements publics.

Pour Houcine Rhili, la crise énergétique tunisienne est avant tout structurelle. Elle résulte, précise-t-il, de plusieurs années de retard dans les réformes, d’une gouvernance insuffisamment efficace et d’une absence de vision stratégique capable d’accompagner les transformations profondes du secteur.

L’expert pointe d’abord les contraintes administratives et réglementaires qui continuent de peser sur l’investissement. Il dénonce une lenteur administrative chronique, une réglementation dépassée ainsi qu’un code des hydrocarbures complexe, qui limiteraient l’attractivité du secteur et ralentiraient la mise en œuvre des projets énergétiques.

À cela s’ajoute, estime-t-il, une faiblesse persistante de l’investissement national face aux grands groupes étrangers. Houcine Rhili cite notamment l’exemple de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG), qui a développé une capacité solaire de 10 mégawatts à Tozeur, sans parvenir ensuite à obtenir de nouveaux contrats d’envergure dans ce domaine. Dans le même temps, plusieurs opérateurs étrangers ont bénéficié de concessions pour développer des projets solaires de grande taille.

La STEG fragilisée par les impayés publics

L’expert insiste également sur la situation financière difficile des entreprises publiques du secteur. Il évoque un endettement qui se chiffre à plusieurs milliards de dinars, aggravé par les impayés accumulés par l’État, les administrations et certains établissements publics au titre de leurs consommations énergétiques.

Et de poursuivre que cette accumulation d’arriérés pèse directement sur la trésorerie de la STEG, limite ses capacités d’investissement et complique ses efforts de modernisation. La fragilité financière de l’entreprise ne serait donc pas uniquement liée à ses charges ou à ses contraintes opérationnelles, mais aussi à un système où une partie importante des clients publics ne règle pas régulièrement ses factures.

Houcine Rhili critique par ailleurs une gouvernance qu’il juge trop centralisée, avec une concentration excessive des décisions au niveau ministériel, au détriment du rôle stratégique des conseils d’administration et des mécanismes de pilotage.

Face à ces difficultés, l’expert appelle à l’ouverture d’un véritable débat national sur l’énergie, estimant que seule une réflexion collective permettra de sortir d’une gestion basée sur l’urgence. Il note que la Tunisie doit adopter une stratégie de long terme, avec des investissements planifiés sur quinze à trente ans, l’horizon nécessaire pour les grands projets énergétiques à travers le monde.

« Il faut passer d’une logique de réaction à une logique d’anticipation », plaide Houcine Rhili.Au final, il considère que l’avenir énergétique du pays dépendra de sa capacité à réformer sa gouvernance, restaurer la confiance des investisseurs et donner une vision claire aux acteurs du secteur.

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La Cheffe du gouvernement préside un Conseil des ministres consacré aux priorités économiques et sociales

Au nom du Président de la République, Kaïs Saïed, et sur ses instructions, la Cheffe du gouvernement, Mme Sarra Zaâfrani Zenzri, a présidé, ce jeudi 9 juillet 2026, au Palais du gouvernement à la Kasbah, une réunion du Conseil des ministres consacrée à l’examen de plusieurs projets de lois et de décrets.

En ouverture des travaux, la Cheffe du gouvernement a rappelé que la révolution législative, à elle seule, ne suffit pas et doit s’accompagner d’une révolution culturelle et administrative. Elle a souligné la nécessité d’ancrer une culture du travail sérieux au sein de l’ensemble des services publics afin d’améliorer leur performance, leur productivité et la qualité des prestations fournies aux citoyens. Elle a également insisté sur l’importance de mettre en place des systèmes de management de la qualité, de renforcer la gouvernance dans les administrations publiques et de veiller à ce que chaque agent public accomplisse pleinement ses missions avec efficacité et sens des responsabilités. Elle a, en outre, appelé les responsables à assurer un suivi rigoureux du travail de leurs équipes, à évaluer leurs performances et à appliquer les principes de discipline, de redevabilité et de responsabilité en cas de manquements.

La Cheffe du gouvernement a également insisté sur la nécessité d’assurer un suivi continu de l’avancement des projets publics dans toutes les régions du pays, par les responsables aux niveaux central, régional et local, afin d’accélérer leur réalisation et de stimuler l’investissement public et privé. Elle a rappelé que les programmes, projets et réformes inscrits dans le Plan de développement 2026-2030 seront prochainement mis en œuvre, dans l’objectif de promouvoir l’intégration économique et sociale, un développement global, équitable et équilibré, ainsi que la justice sociale, tout en renforçant la résilience de l’économie nationale face aux mutations internationales, conformément aux orientations du Président de la République, Kaïs Saïed.

Au cours de cette réunion, le Conseil des ministres a examiné plusieurs projets de lois et de décrets portant sur des domaines à caractère social et économique, notamment le renforcement de la sécurité énergétique et alimentaire, le logement, la santé, le transport aérien ainsi que la mise en œuvre de plusieurs programmes sociaux.

À l’issue des travaux, la Cheffe du gouvernement a réaffirmé que l’État poursuivra la mise en œuvre de sa politique sociale et économique, conformément aux orientations du Président de la République, afin de répondre aux attentes des citoyennes et des citoyens et de leur garantir leurs droits légitimes à une vie digne.

 

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