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La justice américaine bloque l’immunité fiscale de Trump

Un juge vient d’annuler un accord conclu par le président américain Donald Trump avec l’Internal Revenue Service (IRS) qui accordait à ses entreprises de vastes exemptions de contrôles fiscaux et établissait un fonds de plus de 1,8 milliard de dollars pour indemniser les victimes présumées d’abus de pouvoir du gouvernement, un plan qui a été abandonné par la suite.

La juge Kathleen Williams a statué que Trump et l’IRS, qu’il contrôle en tant que président des États-Unis, n’étaient pas de véritables adversaires, comme l’exige la Constitution dans les affaires civiles.

Williams a saisi le barreau d’un avocat de Trump ayant travaillé sur l’affaire et de hauts responsables du ministère de la Justice ayant signé l’accord, afin de déterminer si leurs actions violaient les règles déontologiques. « Cette action n’a jamais impliqué une tentative de la part d’un adversaire de résoudre judiciairement une question de droit ou un véritable différend », a statué la juge. Il s’agissait plutôt d’une tentative « de légitimer un accord accordant l’immunité à des personnes et entités liées au président et d’engager des milliards de dollars de l’argent des contribuables américains pour indemniser des réclamations non prévues par la loi », a-t-elle souligné.

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La Chine vise près de 9 000 milliards de dollars de ventes au détail d’ici 2030

La Chine vise un total de ventes au détail d’environ 60 billions de yuans (8,85 billions de dollars) d’ici 2030. C’est ce que déclare le gouvernement dans son 15e plan quinquennal visant à stimuler la consommation.

Publié lundi 13 juillet, ce plan prévoit de stimuler la consommation de services, notamment ceux liés aux soins aux personnes âgées et à la garde d’enfants.

Par ailleurs, précise Reuters, le pays s’est engagé à développer la consommation touristique, à étendre le régime d’exemption de visa à davantage de pays. Tout en augmentant le nombre de vols directs vers l’Europe, les États-Unis et les pays de l’initiative « Une ceinture, une route ».

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Les entreprises de l’UE sont résilientes, mais…

Les entreprises non financières de l’Union européenne conservent globalement un profil de crédit résilient. Mais la détérioration de l’environnement géopolitique et macroéconomique devrait accroître le risque de crédit au cours de la période 2026-2027. C’est ce qu’il ressort du rapport « CRIF European Credit Outlook » publié lundi 13 juillet.

L’analyse du CRIF, portant sur environ 48 000 entreprises non financières de l’UE-27 réalisant un chiffre d’affaires annuel supérieur à 50 millions d’euros, prévoit une hausse du taux de défaut à 0,48 % en 2026 et à 0,55 % en 2027 dans le scénario de référence; contre environ 0,4 % en 2024-2025. Dans un scénario défavorable, ce taux pourrait atteindre 0,71 % en 2027.

Le rapport attribue cette détérioration à la montée des tensions géopolitiques, aux pressions inflationnistes, à la hausse des coûts de l’énergie et aux perturbations persistantes des chaînes d’approvisionnement; malgré la remarquable résilience dont ont fait preuve les entreprises européennes ces dernières années face aux effets de la pandémie, de la guerre en Ukraine et d’une politique monétaire restrictive.

Le secteur de la construction demeure le plus vulnérable

Le rapport souligne que le secteur de la construction et de l’immobilier est le plus vulnérable d’Europe. En 2024, seulement 44 % des entreprises du secteur étaient considérées comme « en sécurité », contre 51 % en moyenne dans l’UE. Tandis que 18 % étaient classées comme présentant un risque élevé. Le taux de défaut dans ce secteur devrait passer de 0,64 % en 2024 à 0,75 % en 2026 dans le scénario de base et à 0,82 % dans le scénario défavorable.

Des pressions croissantes sont également constatées dans l’industrie et le commerce , car ces secteurs sont davantage touchés par le ralentissement de l’économie internationale, les tensions commerciales et la hausse des coûts de production. À l’inverse, le secteur de l’agriculture, de l’alimentation et des boissons conserve le profil de crédit le plus conservateur, avec environ 68 % des entreprises classées dans la catégorie sûre, malgré les défis posés par la volatilité des prix et le changement climatique.

Incertitude géopolitique et financement

Selon le scénario de référence du CRIF, l’économie de l’UE devrait croître d’environ 1 % en 2026, avec une inflation proche de 3 %. En cas d’aggravation de la crise au Moyen-Orient, la croissance pourrait s’annuler, l’inflation pourrait avoisiner les 5 % et les taux d’intérêt pourraient se rapprocher des 3,5 %, entraînant un durcissement des conditions de financement.

Le CRIF souligne que le soutien continu des banques et des institutions financières sera un facteur essentiel pour maintenir la liquidité des entreprises. D’autant plus que le niveau élevé de la dette publique limite la possibilité de nouvelles interventions de l’État comparables à celles mises en œuvre pendant la pandémie. Carlo Gherardi, président-directeur général du CRIF, note que, malgré les fondamentaux solides des entreprises européennes, l’environnement actuel est caractérisé par une incertitude accrue due aux développements géopolitiques. Ce qui entraîne des révisions à la baisse des perspectives de croissance et une hausse des anticipations inflationnistes.

Pour sa part, Luca D’Amico, PDG de CRIF Ratings, souligne que l’industrie européenne montre déjà des signes d’affaiblissement en raison d’une faible demande, d’une concurrence accrue, de restrictions commerciales et de problèmes de chaîne d’approvisionnement. Les récents développements géopolitiques pesant encore davantage sur les perspectives du secteur.

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Iran: Les Etats-Unis frappent Bouchehr

La ville portuaire de Bouchehr, où se trouve la seule centrale nucléaire d'Iran, a été visée, ce mardi, par des frappes américaines

© Mosaique FM

Bouchehr
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L’aéroport d’Abha d’Arabie saoudite sous le feu des Houthis 

Les rebelles houthis au Yémen, soutenus par l’Iran, affirment avoir lancé des missiles et des drones sur l’aéroport international d’Abha en Arabie saoudite, et ce, en réponse à des frappes aériennes sur Sanaa qu’ils imputent au Royaume.

Aucun blessé n’a été signalé, mais ces attaques marquent une escalade inédite depuis les frappes menées par la coalition saoudienne dans les zones contrôlées par les Houthis il y a plusieurs années. Les autorités saoudiennes n’ont pas immédiatement répondu aux demandes de commentaires concernant ces frappes aériennes au Yémen, selon l’agence AP.

Le porte-parole militaire houthi, le général de brigade, Yahya Saree, a mis en garde les compagnies aériennes, dans une déclaration vidéo diffusée sur Telegram, contre tout survol de l’espace aérien saoudien. Tout en affirmant que ces avertissements devaient être pris « au sérieux jusqu’à la levée du blocus de l’aéroport international de Sanaa ».

Le gouvernement yéménite internationalement reconnu avait déclaré précédemment que les frappes qui ont touché l’aéroport international de Sanaa visaient à empêcher un avion iranien d’atterrir. Les Houthis ont juré de riposter à cette frappe, qui marque la première escalade majeure entre les Houthis et l’Arabie saoudite après une période de calme relatif.

Le Conseil de sécurité de l’ONU, réuni en urgence lundi après-midi pour examiner la situation, a exprimé son inquiétude quant au risque d’une escalade plus importante. « Le Yémen et la région dans son ensemble ne peuvent se permettre une nouvelle escalade », a déclaré Khaled Khiari, sous-secrétaire général de l’ONU aux affaires politiques, devant les 15 membres du Conseil de sécurité. « Nous appelons tous les acteurs à s’engager de manière constructive dans des négociations sous l’égide de l’ONU. ».

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Allocation touristique de 750 euros : Alger change les règles, la Tunisie au cœur des enjeux

Les autorités algériennes ont décidé de renforcer les conditions d’accès à l’allocation touristique de 750 euros, quelques mois seulement après son entrée en vigueur. L’objectif affiché est de mettre fin aux détournements du dispositif, devenu une source de profits pour certains réseaux exploitant l’écart entre le taux de change officiel et celui du marché parallèle.

La Banque d’Algérie a ainsi introduit une série de nouvelles exigences. Désormais, le bénéficiaire – ou un membre de sa famille proche – doit effectuer personnellement les démarches, excluant les agences de voyages de la procédure. Les demandeurs doivent également présenter leur passeport original, disposer d’un compte bancaire dans l’établissement où la demande est déposée, régler la contre-valeur en dinars par un moyen de paiement bancaire et fournir un justificatif de revenus.

Ces mesures font suite aux révélations des autorités algériennes sur l’ampleur des abus constatés. Selon le gouvernement, de nombreux bénéficiaires obtenaient les 750 euros au taux officiel avant de les revendre sur le marché parallèle, où l’euro s’échange à un niveau nettement supérieur. Ce mécanisme permettait de réaliser d’importants bénéfices sans effectuer réellement un voyage touristique.

Le montant de l’allocation, en revanche, reste inchangé : 750 euros par adulte âgé de 19 ans et plus, et 300 euros pour les enfants de 12 à moins de 19 ans, dans la limite de deux enfants par famille, pour un séjour d’au moins sept jours.

La Tunisie également concernée

Cette évolution intéresse directement la Tunisie, qui demeure l’une des principales destinations des voyageurs algériens, particulièrement durant la saison estivale. Chaque année, des centaines de milliers de touristes algériens franchissent la frontière pour séjourner dans les villes côtières tunisiennes, contribuant de manière significative aux recettes du secteur touristique.

Lire aussi : 750 euros par touriste algérien : La Tunisie se frotte les mains !

La question des devises est également suivie de près par les autorités tunisiennes. Une partie des euros obtenus dans le cadre de l’allocation touristique est traditionnellement dépensée en Tunisie, tandis que les autorités algériennes cherchent désormais à s’assurer que ces montants servent effectivement au financement des voyages et non à alimenter le marché parallèle des changes.

Cette réforme pourrait ainsi avoir des répercussions sur les flux financiers liés au tourisme entre les deux pays, même si Alger affirme ne pas remettre en cause le principe de l’allocation touristique, mais uniquement son encadrement afin de limiter les fraudes.

Fini la fraude ?

En effet, cette réforme revêt également un intérêt particulier pour la Tunisie. Ces dernières années, les autorités algériennes ont à plusieurs reprises affirmé que la Tunisie figurait parmi les principaux circuits utilisés pour le détournement de l’allocation touristique. Selon Alger, certains bénéficiaires franchissaient la frontière avec les devises obtenues au taux officiel avant de les revendre ou de les écouler sur des marchés parallèles, profitant de l’importante différence entre le taux de change officiel et celui du marché informel.

Les autorités algériennes estiment que ces pratiques ont contribué à alimenter un trafic transfrontalier de devises, impliquant notamment des réseaux opérant entre l’Algérie et la Tunisie.

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Sánchez à Alger : Pourquoi cette visite concerne aussi la Tunisie

Le chef du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez, effectuera le 20 juillet une visite officielle à Alger, confirmée par la Moncloa, afin de tourner la page de la crise diplomatique ouverte en 2022 après son soutien au plan marocain d’autonomie pour le Sahara occidental. Au-delà du réchauffement des relations entre Madrid et Alger, cette visite illustre une évolution plus profonde : en Méditerranée occidentale, les intérêts énergétiques, commerciaux et sécuritaires prennent progressivement le pas sur les différends politiques. Une dynamique qui intéresse directement la Tunisie, confrontée depuis plusieurs années à la délicate gestion de ses relations avec l’Algérie et le Maroc.

Pourquoi cette visite intéresse directement la Tunisie ?

À première vue, le déplacement de Pedro Sánchez relève de la politique étrangère espagnole. Pourtant, il éclaire les défis auxquels la diplomatie tunisienne est confrontée depuis plusieurs années.

La Tunisie continue d’affirmer une position de neutralité sur le Sahara occidental et son attachement à une solution conforme aux résolutions des Nations unies. Cette posture a toutefois été fragilisée en août 2022, lorsque l’accueil du chef du Front Polisario, Brahim Ghali, lors de la TICAD organisée à Tunis avait provoqué une grave crise diplomatique avec le Maroc, qui avait rappelé son ambassadeur.

Une tentative de rapprochement avait été observée en août 2024, avec une rencontre à Marseille entre le chef du gouvernement marocain Aziz Akhannouch et le ministre tunisien des Affaires étrangères Nabil Ammar. Les échanges avaient témoigné d’une volonté de renouer le dialogue, sans pour autant effacer les divergences autour du Sahara occidental.

Lire aussi : Le Maroc et la Tunisie, vers un dégel diplomatique ? (2024)

Parallèlement, la coopération stratégique entre la Tunisie et l’Algérie s’est renforcée, notamment dans les domaines de la sécurité, de l’énergie et de la coordination politique. En avril 2025, Webdo rapportait également, sur la base d’informations publiées par plusieurs médias marocains, que des pressions auraient été exercées par Alger afin que Tunis accueille des membres ou des activités liés au Front Polisario. Ces informations n’ont toutefois jamais été confirmées officiellement par Tunis ou Alger. À la même période, certains responsables politiques américains évoquaient un possible classement du Front Polisario comme organisation terroriste, un scénario qui, s’il venait à se concrétiser, pourrait avoir des conséquences diplomatiques pour les États concernés.

Lire aussi : Tunisie-Algérie : Pressions autour du Polisario pour éviter des sanctions américaines ? (2025)

Dans ce contexte, le rapprochement entre Madrid et Alger constitue un précédent que Tunis observera avec attention.

Comment Madrid et Alger ont-ils tourné la page de la crise ?

La crise entre l’Espagne et l’Algérie remonte à mars 2022, lorsque Pedro Sánchez avait apporté son soutien au plan d’autonomie défendu par le Maroc pour le Sahara occidental, sous l’impulsion du roi Mohammed VI, et qualifié par Madrid de solution « la plus sérieuse, réaliste et crédible ».

L’Algérie, principal soutien du Front Polisario, avait immédiatement rappelé son ambassadeur avant de suspendre, le 8 juin 2022, le Traité d’amitié, de bon voisinage et de coopération signé vingt ans plus tôt. Les échanges commerciaux avaient été fortement perturbés par des restrictions bancaires, tandis que les livraisons de gaz vers l’Espagne étaient maintenues.

Le dégel s’est amorcé fin 2023 avec le retour d’un ambassadeur algérien à Madrid. En mars 2026, la visite du ministre espagnol des Affaires étrangères José Manuel Albares à Alger a permis de réactiver officiellement le traité d’amitié. Le président Abdelmadjid Tebboune avait alors évoqué un rapprochement guidé « par la raison et par le cœur ».

Pour Alger, cette normalisation ne traduit toutefois aucun changement de position sur le Sahara occidental. Elle reflète plutôt une volonté de dissocier ce différend de la coopération économique et énergétique avec l’Espagne.

La visite de Pedro Sánchez du 20 juillet doit symboliser la normalisation des relations entre les deux pays.

L’énergie est-elle devenue la priorité ?

Le calendrier du déplacement montre que les considérations économiques occupent désormais une place centrale.

Pedro Sánchez sera accompagné de la troisième vice-présidente du gouvernement espagnol et ministre de la Transition écologique, Sara Aagesen, signe que les questions énergétiques seront au cœur des discussions.

L’Algérie est redevenue le premier fournisseur de gaz de l’Espagne, devant les États-Unis et la Russie. Les échanges commerciaux entre les deux pays avoisinent désormais 8,5 milliards d’euros, après avoir fortement reculé au plus fort de la crise diplomatique.

Pour Madrid comme pour Alger, l’énergie apparaît aujourd’hui comme le principal moteur du rapprochement, illustrant une approche plus pragmatique des relations internationales.

Lire aussi : Guerre en Iran : La Tunisie commence-t-elle à en tirer profit ?

Le Sahara occidental reste pourtant au cœur des divergences

Cette normalisation ne signifie pas que les positions des deux pays se sont rapprochées sur le Sahara occidental.

Madrid continue de considérer le plan marocain d’autonomie comme la base « la plus sérieuse, réaliste et crédible » d’un règlement du conflit, tandis que l’Algérie maintient son soutien au Front Polisario.

En parallèle, le Parlement espagnol examine une proposition de loi visant à faciliter l’accès à la nationalité espagnole pour les Sahraouis nés avant le 11 août 1977, lorsque le territoire était encore administré par l’Espagne. Si elle était adoptée, cette mesure constituerait davantage un geste politique intérieur qu’un changement de doctrine diplomatique.

Autrement dit, l’Espagne cherche aujourd’hui à préserver simultanément son partenariat stratégique avec Rabat et sa coopération retrouvée avec Alger.

Un précédent diplomatique pour le Maghreb ?

La visite de Pedro Sánchez ne modifiera pas les rapports de force entre l’Algérie et le Maroc, dont les relations diplomatiques restent rompues depuis 2021.

Elle montre toutefois qu’un État peut chercher à maintenir des relations de travail avec Alger sans renoncer à son partenariat avec Rabat. Cette logique de pragmatisme répond aux nouveaux impératifs de sécurité énergétique, de coopération économique et de stabilité régionale qui s’imposent désormais à l’ensemble du bassin méditerranéen.

Pour la Tunisie, la situation demeure plus délicate. Sa proximité stratégique avec l’Algérie, la dégradation de ses relations avec le Maroc et la sensibilité du dossier du Sahara occidental réduisent sa marge de manœuvre diplomatique.

La visite de Pedro Sánchez montre néanmoins qu’un désaccord politique majeur n’empêche pas nécessairement la reprise du dialogue et des échanges. Sans être directement transposable au contexte tunisien, le cas espagnol rappelle qu’il est possible de renouer des relations pragmatiques sans renoncer à ses positions de principe. Pour la Tunisie, l’enjeu sera surtout de préserver ses intérêts stratégiques avec l’Algérie tout en évitant que la crise avec le Maroc ne s’installe durablement.

Lire aussi : Tunnel entre la Tunisie et la Sicile : une étude italienne relance l’idée d’un projet à 40 milliards d’euros

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Détroit d’Ormuz : Trump propose une sécurité américaine… payante

Les États-Unis pourraient prendre le contrôle du détroit d’Ormuz et en devenir les « gardiens ». C’est ce qu’a déclaré lundi 13 juillet le président américain Donald Trump, estimant que Washington devrait être rémunéré pour assurer la sécurité de cette voie maritime stratégique, essentielle au commerce mondial du pétrole.

Au cours de son intervention, Donald Trump a ajouté : « Peut-être l’appellerons-nous l’ange gardien du détroit », alors que les tensions continuent de s’intensifier au Moyen-Orient. Cette déclaration intervient dans un contexte d’escalade régionale, où le détroit d’Ormuz reste un point névralgique pour les échanges énergétiques internationaux.

Si cette proposition venait à se concrétiser, elle pourrait susciter de vives réactions de la part des pays riverains ainsi que de nombreux acteurs de la communauté internationale, en raison de l’importance géopolitique et économique de cette zone maritime.

Après le « gendarme du monde », voici peut-être le « gardien du détroit ». À ce rythme, il ne manque plus qu’un péage avec abonnement VIP.

C’est le monde à l’envers cependant, car Trump et Netanyahou sont responsables de cette situation, parce que les Iraniens n’évoquaient pas la question de faire payer les navires dans ce détroit. Que Trump pense faire payer le droit de passage du détroit d’Ormuz aux navires, c’est une idée incongrue.

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Les marchés mondiaux face au risque d’un ajustement après la grande vague de l’IA

Après plusieurs mois de hausse spectaculaire portée par les valeurs technologiques et l’intelligence artificielle (IA), les marchés financiers commencent à intégrer un risque de correction.

L’optimisme qui a dominé les marchés financiers depuis l’explosion de l’IA commence à laisser place à davantage de prudence. Après une période exceptionnelle marquée par la progression spectaculaire des grandes valeurs technologiques, plusieurs signaux invitent désormais les investisseurs à la vigilance. Les niveaux de valorisation atteints par certains groupes, la concentration des indices boursiers sur un nombre limité d’entreprises et les incertitudes liées à la politique monétaire mondiale alimentent les craintes d’une correction.

Il ne s’agit pas nécessairement d’un retournement durable, mais plutôt d’un possible réajustement après une phase de hausse rapide.

Une concentration historique autour des géants technologiques

La principale source d’inquiétude réside dans la domination croissante d’un petit nombre d’entreprises sur les performances des marchés. Aux États-Unis, les grands groupes liés à l’intelligence artificielle, aux semi-conducteurs et au cloud computing représentent désormais une part considérable de la capitalisation boursière. Des entreprises comme les fabricants de processeurs spécialisés dans l’IA, les fournisseurs de services numériques et les plateformes technologiques ont enregistré des progressions spectaculaires grâce aux anticipations sur les bénéfices futurs.

Cette concentration rappelle certains épisodes historiques où l’enthousiasme autour d’une technologie émergente avait conduit les investisseurs à intégrer des perspectives de croissance extrêmement ambitieuses.

Le débat autour des valorisations

La question centrale pour les marchés est désormais la suivante : les bénéfices futurs justifient-ils les niveaux actuels des cours ? Les défenseurs de la hausse estiment que l’intelligence artificielle constitue une transformation comparable à l’arrivée d’Internet ou de l’électricité, capable de générer une nouvelle vague de productivité dans l’ensemble de l’économie. Au regard de cette analyse, les investissements massifs réalisés aujourd’hui créeront de nouveaux marchés dans les années à venir.

Les investisseurs plus prudents soulignent toutefois que l’histoire financière montre souvent un décalage entre les révolutions technologiques et leur rentabilité réelle. Ils rappellent que même les innovations les plus importantes peuvent connaître des phases d’excès spéculatif avant de trouver leur équilibre économique.

Les taux d’intérêt restent la variable déterminante

Au-delà de l’IA, les marchés restent fortement influencés par les décisions des banques centrales. Après le cycle de hausse des taux engagé pour combattre l’inflation, les investisseurs espèrent une poursuite de l’assouplissement monétaire.

Mais plusieurs risques demeurent : une inflation plus persistante que prévu; une remontée des prix de l’énergie; des tensions géopolitiques au Moyen-Orient; une reprise plus forte des salaires aux États-Unis.

Une politique monétaire moins accommodante pourrait peser sur les valorisations, particulièrement dans le secteur technologique où les prix intègrent souvent des bénéfices attendus sur plusieurs années.

Les tensions géopolitiques compliquent le scénario

Les marchés doivent également composer avec un environnement international plus instable.

Les tensions entre les États-Unis et la Chine, les crises au Moyen-Orient et les perturbations possibles du commerce mondial constituent des facteurs d’incertitude.

Une hausse durable des prix de l’énergie pourrait notamment provoquer un retour des pressions inflationnistes et modifier les anticipations des investisseurs.

Ainsi, le secteur technologique, considéré comme moteur de croissance, n’échapperait pas à ces mouvements si les conditions financières devenaient moins favorables.

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Arrêté en Espagne, Fergie Chambers au cœur d’une procédure judiciaire américaine

L’homme d’affaires américain Fergie Chambers, installé en Tunisie depuis fin 2023, fait l’objet d’une procédure d’extradition vers les États-Unis après son arrestation à Ibiza, en Espagne, le 10 juillet. Les autorités américaines le poursuivent notamment pour des faits présumés de blanchiment international d’argent et de soutien matériel à des organisations terroristes étrangères, selon des informations publiées par The Grayzone et Middle East Eye.

Si l’acte d’accusation demeure placé sous scellés, des éléments rapportés par ces médias, qui affirment avoir consulté tout ou une partie du dossier, indiquent que les enquêteurs américains s’intéressent notamment à des transferts de fonds effectués vers la Tunisie après le départ de Fergie Chambers des États-Unis.

Une demande d’extradition vers les États-Unis

James Cox Chambers Jr., plus connu sous le nom de Fergie Chambers, a été interpellé vendredi à Ibiza en exécution d’une demande des autorités américaines. Selon les informations disponibles, il est visé par une procédure d’extradition afin de répondre devant la justice américaine de plusieurs chefs d’accusation, dont le blanchiment d’argent à dimension internationale et un soutien matériel présumé à des organisations terroristes étrangères.

Les poursuites interviennent après son départ des États-Unis en 2023, à la suite de la vente de ses participations dans l’entreprise familiale. L’investisseur avait alors annoncé vouloir consacrer une partie de sa fortune, estimée à 250 millions de dollars, au financement de projets humanitaires et de médias engagés en faveur de la cause palestinienne.

La Tunisie mentionnée dans le dossier

Selon les extraits de l’acte d’accusation publiés par The Grayzone, Fergie Chambers aurait effectué de nombreux transferts de fonds depuis des banques américaines vers des établissements bancaires en Tunisie, où il s’est installé à la fin de l’année 2023.

De son côté, Middle East Eye évoque environ 7,5 millions de dollars transférés hors des États-Unis après son départ du pays, sans préciser quelle part de cette somme aurait été destinée à la Tunisie.

À ce stade, ni les montants exacts des virements évoqués vers la Tunisie ni leurs bénéficiaires n’ont été officiellement confirmés. Le contenu intégral de l’acte d’accusation n’a pas été rendu public et les autorités américaines n’ont pas communiqué sur ces éléments.

Des accusations encore entourées de zones d’ombre

D’après The Grayzone, les procureurs américains reprocheraient à Fergie Chambers d’avoir procédé à des opérations financières dans l’intention de fournir un soutien matériel à des organisations terroristes étrangères.

Le média souligne toutefois que les passages de l’acte d’accusation qu’il affirme avoir consultés ne démontreraient pas qu’un financement ait effectivement bénéficié à une organisation officiellement désignée comme terroriste. Cette affirmation n’a pas pu être vérifiée de manière indépendante.

Une figure connue en Tunisie

Depuis son installation à Sidi Bou Saïd, Fergie Chambers s’est fait connaître en Tunisie à travers plusieurs investissements et partenariats. Son nom est notamment devenu familier du grand public à la faveur d’un contrat de sponsoring conclu avec le Club Africain, dont il a accompagné le redressement financier.

Toutefois, les informations publiées à ce jour n’établissent aucun lien entre cette collaboration, ou d’autres investissements connus en Tunisie, et les poursuites engagées par la justice américaine.

La procédure d’extradition suit désormais son cours devant la justice espagnole, qui devra se prononcer sur la demande américaine.

En attendant, de nombreuses questions demeurent sans réponse. Le contenu complet de l’acte d’accusation reste sous scellés, les autorités américaines n’ont publié aucun document officiel détaillant les faits reprochés et la justice espagnole n’a pas communiqué sur les éléments ayant motivé le mandat d’arrêt.

Les informations disponibles reposent donc essentiellement sur les révélations de The Grayzone et de Middle East Eye, dans l’attente d’éventuelles précisions des autorités judiciaires concernées.

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Tunnel entre la Tunisie et la Sicile : Une étude italienne relance l’idée d’un projet à 40 milliards d’euros

Relier la Tunisie à la Sicile par un tunnel sous-marin de 140 kilomètres : cette idée spectaculaire a été remise sur la table le 11 juin 2026 lors de la quatrième édition du Luiss Diplomatic and Security Forum (DiploSec), organisé à Rome par le Center for International and Strategic Studies (CISS) de l’université Luiss. Interrogé à cette occasion par l’agence italienne Adnkronos, le directeur du CISS, Raffaele Marchetti, a présenté les grandes lignes d’une étude de préfaisabilité visant à connecter l’Europe et l’Afrique par une liaison fixe. Le projet ne bénéficie toutefois, à ce stade, d’aucun engagement officiel des gouvernements italien ou tunisien.

Un tunnel de 140 kilomètres à 300 mètres de profondeur

Présentée par Raffaele Marchetti, directeur du CISS et du forum DiploSec, l’infrastructure mesurerait environ 140 kilomètres et atteindrait une profondeur de 300 mètres. Son coût préliminaire est évalué entre 30 et 40 milliards d’euros.

Avec de telles dimensions, le tunnel dépasserait largement le tunnel sous la Manche, long d’une cinquantaine de kilomètres. Il serait également beaucoup plus long que la liaison fixe étudiée entre l’Espagne et le Maroc, utilisée par les promoteurs italiens comme principal point de comparaison.

Marchetti présente d’ailleurs cette concurrence comme une question stratégique : l’Italie doit, selon lui, décider si elle veut prendre les devants dans l’intégration des infrastructures entre l’Europe et l’Afrique ou laisser cet avantage à l’axe Espagne-Maroc.

Une liaison de 140 kilomètres entre l’Europe et l’Afrique

Interrogé par Adnkronos en marge du forum DiploSec, Raffaele Marchetti explique que le CISS étudie la préfaisabilité d’un tunnel sous-marin d’environ 140 kilomètres, à une profondeur pouvant atteindre 300 mètres. Son coût est estimé entre 30 et 40 milliards d’euros.

S’il voyait le jour, il deviendrait la plus longue liaison fixe sous-marine jamais envisagée. À titre de comparaison, le tunnel sous la Manche mesure un peu plus de 50 kilomètres, tandis que le projet de tunnel reliant l’Espagne au Maroc, actuellement à l’étude, atteindrait une trentaine de kilomètres.

Pour le directeur du CISS, cette réflexion dépasse le simple défi technique. Elle s’inscrit aussi dans une logique stratégique : l’Italie doit décider si elle souhaite jouer un rôle central dans les futures connexions entre l’Europe et l’Afrique ou laisser l’axe Espagne-Maroc prendre une longueur d’avance.

Une infrastructure pensée pour les transports, l’énergie et les données

Le projet ne consiste pas uniquement à faire circuler des trains. Le CISS imagine une infrastructure dite « multiutility », capable d’accueillir à la fois des voyageurs, des marchandises, des lignes électriques, des câbles de télécommunications et des infrastructures numériques.

Selon Raffaele Marchetti, le tunnel constituerait le prolongement naturel du futur pont sur le détroit de Messine, actuellement porté par le gouvernement italien. L’objectif serait de créer un corridor continu reliant l’Europe continentale à la Sicile, puis à la Tunisie, au cœur d’une Méditerranée devenue stratégique pour les flux commerciaux, énergétiques et numériques.

Cette vision s’inscrit dans les travaux de DiploSec 2026 consacrés aux infrastructures critiques, à la sécurité des fonds marins, aux routes énergétiques et aux câbles sous-marins reliant l’Europe, l’Afrique et le Moyen-Orient.

Une ambition ancienne toujours au stade des études

Pour le directeur du CISS, les principaux obstacles ne sont pas nécessairement techniques. Il estime que les conditions géologiques et climatiques permettraient théoriquement la réalisation d’un tel ouvrage, tandis que les véritables défis sont d’ordre politique, géopolitique et financier.

À ce jour, aucune étude d’ingénierie détaillée n’a été publiée. Le tracé exact du tunnel, les villes qui seraient reliées, le nombre de tubes, les entreprises susceptibles de participer au chantier ou encore les modalités de financement restent inconnus. Aucun accord n’a par ailleurs été annoncé entre Rome et Tunis et l’Union européenne ne s’est pas prononcée sur une éventuelle participation.

L’idée d’une liaison fixe entre la Tunisie et la Sicile n’est toutefois pas nouvelle. En 2017, le projet « TuneIT », porté par l’Association des ingénieurs méditerranéens basée à Rome, envisageait déjà une infrastructure d’environ 130 kilomètres reliant El Haouaria à la Sicile. Estimé à près de 100 milliards de dollars, il combinait un tunnel sous-marin, plusieurs ponts et des îles artificielles, sans jamais dépasser le stade des études.

L’étude présentée aujourd’hui par le Centre d’études internationales stratégiques (CISS) s’inscrit dans cette continuité, mais privilégie un tunnel évalué à environ 40 milliards d’euros. Elle relance ainsi le débat sur une éventuelle connexion permanente entre l’Europe et l’Afrique, même si sa concrétisation reste, à ce stade, entièrement tributaire de décisions politiques et de financements qui n’existent pas encore.

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Ormuz, Malacca, Suez : les nouveaux points de rupture du monde

L’ancien vice‑président de la Banque mondiale pour la région Moyen‑Orient et Afrique du Nord, Ferid Belhaj, à travers un essai, livre sa lecture de la guerre Iran–États‑Unis–Israël de 2026 qui illustre le déplacement de la puissance : du contrôle des territoires à la maîtrise des infrastructures de circulation (détroits, câbles, ports, corridors énergétiques, systèmes financiers et réseaux numériques). Cela signifie que ces flux, autrefois garantis par une hégémonie et des règles partagées, deviennent des points de vulnérabilité et des leviers de coercition (« weaponized interdependence »).

Il convient tout d’abord de rappeler que le droit international, notamment le droit de la mer, reste central. Mais il se transforme en champ de rivalités interprétatives plutôt qu’en langage consensuel.

L’essai de Ferid Belhadj retrace d’abord la longue genèse du droit maritime, de Grotius à UNCLOS, pour rappeler que la « liberté des mers » a toujours été conditionnée par la capacité des puissances navales à la garantir.

En effet, la Convention des Nations unies sur le droit de la mer (1982) a constitué un équilibre sophistiqué entre souveraineté côtière et liberté de circulation (mer territoriale, ZEE, transit passage, plateau continental). Cependant, cet équilibre reposait implicitement sur l’existence d’un consensus minimal et sur la capacité d’un ou plusieurs États à assurer les biens publics maritimes.

La politisation de l’interprétation du droit de la mer

Avec la multiplication des rivalités stratégiques (États‑Unis/Chine, tensions régionales, contestations autour de l’Arctique), ce consensus s’érode et l’interprétation du droit se politise. Le détroit d’Ormuz illustre de façon paradigmatique cette transition. Passage étroit entre l’Iran et Oman, il concentre une part significative des exportations pétrolières mondiales et constitue donc une vulnérabilité systémique : une perturbation même limitée entraîne la  hausse du pétrole, une volatilité financière, la montée des primes d’assurance maritime et des perturbations logistiques globales.

La position iranienne à l’égard d’UNCLOS (signature sans ratification et interprétation favorable au régime du passage inoffensif plutôt qu’au transit passage) traduit une stratégie juridique et cohérente : exploiter un nœud maritime pour obtenir un pouvoir de dissuasion asymétrique face à la supériorité navale américaine. Plutôt que de viser la fermeture totale du détroit, l’Iran cherche à démontrer sa capacité de perturbation, une logique de dissuasion par perturbation qui tire parti des interdépendances de la mondialisation.

 

Plutôt que de viser la fermeture totale du détroit, l’Iran cherche à démontrer sa capacité de perturbation, une logique de dissuasion par perturbation qui tire parti des interdépendances de la mondialisation.

 

Ferid Belhaj élargit ensuite la focale : Ormuz n’est qu’un exemple parmi plusieurs points critiques (Malacca, Bab el‑Mandeb, Suez, Bosphore/Dardanelles, routes arctiques) où se concentrent les flux, les infrastructures et les rivalités. La dépendance de la Chine au détroit de Malacca et le « Malacca Dilemma » illustrent la même vulnérabilité que connaît l’Europe vis‑à‑vis du Golfe.

Bab el‑Mandeb apparaît en outre comme un carrefour combinant corridor énergétique, hub logistique et nœud numérique : les câbles sous‑marins qui y passent transportent la quasi‑totalité des données mondiales, rendant la région critique non seulement pour le commerce mais aussi pour la connectivité digitale. Les attaques des Houthis et la multiplication des bases étrangères à Djibouti témoignent de la manière dont les acteurs étatiques et non étatiques peuvent influer sur ces artères vitales.

L’auteur souligne une transformation des alliances et des alignements internationaux. Il en va de même des partenariats qui sont sectoriels, réversibles et transactionnels. Les États cherchent à maximiser leur autonomie stratégique. Ainsi, l’exemple des monarchies du Golfe (Arabie saoudite, Émirats, Qatar) montre des stratégies de diversification des partenaires, conciliant sécurité américaine, relations économiques avec la Chine et autonomie diplomatique accrue.

Les alliés traditionnels des États‑Unis adoptent des positions plus nuancées, parfois divergentes, parce que leurs vulnérabilités économiques et énergétiques conditionnent leurs réponses politiques.

 

La capacité à perturber les flux (énergie, finance, logistique, numérique) vaut désormais comme un levier de puissance.

 

Sur le plan stratégique, M. Belhaj restitue la montée d’une logique de dissuasion non conventionnelle : la capacité à perturber les flux (énergie, finance, logistique, numérique) vaut désormais comme un levier de puissance. Les outils mobilisés vont de la guerre hybride (drones, cyberattaques) aux pressions sur les marchés et aux actions de harcèlement maritime, visant à produire des effets systémiques disproportionnés à partir de moyens limités. Susan Strange et les théories de la géoéconomie sont mobilisées pour montrer que le contrôle des structures économiques (finance, énergie, technologies, logistique) est devenu central dans la compétition internationale.

La concentration des vulnérabilités vient d’une mondialisation optimisée pour l’efficacité : chaînes de valeur spécialisées, hubs géants, dépendance aux semi‑conducteurs et aux câbles sous‑marins. Ce qui réduit les marges de manœuvre des États en crise. Les réponses actuelles favorisent la résilience : relocalisation partielle, diversification des fournisseurs, protection des infrastructures critiques et politiques industrielles pour limiter les dépendances. Des initiatives comme les Nouvelles Routes de la Soie sont perçues à la fois comme des projets commerciaux et comme des tentatives de sécuriser des routes alternatives. 

Vers une « instabilité structurée »?

Pour l’ancien vice‑président de la Banque mondiale pour la région MENA, le résultat n’est ni un retour à un ordre hégémonique stable ni un effondrement chaotique, mais une « instabilité structurée » : un système international marqué par des crises récurrentes, une fragmentation juridique croissante, une compétition autour des infrastructures critiques et des perturbations intermittentes mais contenues par l’interdépendance même des acteurs. La mondialisation subsiste, mais sous contrainte et militarisée à certains égards : la maîtrise des flux pourrait définir les nouvelles hiérarchies du pouvoir mondial au XXIe siècle.

 

Dans ce monde de « connectivité sous tension », les détroits, câbles, hubs financiers et plateformes numériques deviennent des centres de gravité stratégiques et les vulnérabilités qu’ils recèlent, des leviers de pouvoir et de perturbation.

 

En conclusion, l’essai de Ferid Belhaj invite à repenser la géopolitique selon une logique des flux : sécuriser, protéger et parfois instrumentaliser les infrastructures de connectivité est devenu central pour la puissance; tandis que le droit international se transforme en instrument d’interprétation et de compétition.

Car une chose est sûre : dans ce monde de « connectivité sous tension », les détroits, câbles, hubs financiers et plateformes numériques deviennent des centres de gravité stratégiques et les vulnérabilités qu’ils recèlent, des leviers de pouvoir et de perturbation.

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De Dakhla à Central Park : une nuit marocaine au cœur de New York

Le temps d’une soirée, Central Park parlera marocain. Le 15 juillet, le célèbre festival SummerStage accueillera pour la première fois le Maroc avec une programmation où dialogueront rock, gnaoua, musiques sahariennes et électro. Une première qui offre à la scène…

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Les États-Unis bombardent l’Iran, Téhéran revendique des attaques contre des bases américaines

La confrontation entre les États-Unis et l’Iran connaît une nouvelle escalade après une série de frappes militaires américaines contre des cibles en territoire iranien, suivies d’annonces de représailles de Téhéran visant des installations américaines dans le Golfe. Les deux camps s’accusent mutuellement de menacer la stabilité régionale, alors que les tensions autour du détroit d’Ormuz atteignent un nouveau niveau de gravité.

Dans la nuit de dimanche à lundi, l’armée américaine a annoncé avoir mené des bombardements contre « des dizaines de cibles » en Iran. Washington affirme que ces opérations visent notamment à empêcher Téhéran de s’en prendre aux équipages civils et aux navires commerciaux circulant dans le détroit d’Ormuz, un passage maritime stratégique pour le transport mondial d’hydrocarbures.

Washington justifie ses frappes par la sécurité maritime

Les autorités américaines présentent ces nouvelles opérations comme une réponse aux menaces iraniennes visant la navigation commerciale dans la région. Selon Washington, l’objectif est de réduire les capacités militaires iraniennes susceptibles de perturber le trafic maritime et de mettre en danger les équipages civils.

Ces frappes interviennent dans un contexte de tensions croissantes entre les deux pays, marqué par des affrontements indirects et une multiplication des avertissements militaires.

Téhéran dénonce une attaque contre les efforts diplomatiques

L’Iran a vivement condamné les bombardements américains, accusant Washington d’avoir compromis les initiatives engagées ces derniers mois pour tenter de rétablir un climat plus favorable dans la région.

Les autorités iraniennes estiment que ces nouvelles frappes constituent une escalade et dénoncent une remise en cause des efforts diplomatiques visant à éviter une confrontation plus large.

L’Iran revendique des attaques contre des installations américaines

En réponse aux frappes américaines, Téhéran a affirmé avoir mené des attaques contre des installations américaines situées à Oman et à Bahreïn.

Ces annonces renforcent les inquiétudes d’une extension du conflit au-delà du territoire iranien, alors que plusieurs pays du Golfe accueillent des infrastructures militaires américaines stratégiques.

Le détroit d’Ormuz au cœur des tensions

La zone du détroit d’Ormuz constitue l’un des principaux points de tension de cette crise. Cette voie maritime, essentielle pour le transport énergétique mondial, est régulièrement au centre des affrontements entre Washington et Téhéran.

Toute perturbation durable de la circulation maritime pourrait avoir des conséquences économiques importantes, notamment sur les marchés de l’énergie et sur les prix internationaux du pétrole.

Alors que chaque camp affirme agir pour sa propre sécurité, la multiplication des frappes et des représailles fait planer le risque d’une confrontation plus large au Moyen-Orient.

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