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Africa PPP 2026 : Nairobi au cœur des investissements dans les infrastructures africaines

Du 11 au 13 novembre 2026, Nairobi accueillera la 16e édition d’Africa PPP, le Sommet sur le financement, l’investissement et les partenariats public-privé (PPP) en Afrique. Organisé par la Direction des PPP du Kenya, l’événement réunira décideurs publics, investisseurs, institutions financières et développeurs de projets autour d’un objectif commun : accélérer la transformation des ambitions en infrastructures bancables et en projets concrets.

Placée sous le thème « Bâtir la prospérité de l’Afrique : infrastructures, investissements et partenariats transformateurs pour accélérer le développement économique », cette édition intervient à un moment où le défi du continent n’est plus seulement de mobiliser des capitaux, mais de les déployer efficacement.

Le Kenya illustre cette dynamique avec 51 projets PPP, dont 10 déjà en cours de mise en œuvre, tandis que le pays développe un Fonds national d’infrastructure destiné à attirer davantage de capitaux privés et institutionnels. À l’échelle continentale, les réserves de capitaux nationaux non bancaires dépassent désormais 2 000 milliards de dollars, alors que les actifs des fonds de pension et des assurances franchissent 1 000 milliards de dollars, renforçant la nécessité de constituer des portefeuilles de projets solides et attractifs.

Les échanges porteront notamment sur le financement des infrastructures de transport, d’énergie, d’eau, de logement, de santé et d’agriculture, ainsi que sur les mécanismes permettant de réduire les risques pour les investisseurs et d’accélérer la réalisation des projets.

En amont du sommet, une masterclass d’une journée, le 11 novembre, proposera une formation pratique dédiée à la préparation de projets bancables, à destination des unités PPP et des autorités publiques. Des rencontres d’affaires, visites techniques et sessions de réseautage compléteront le programme afin de favoriser la conclusion de nouveaux partenariats et d’accélérer la mise en œuvre des infrastructures prioritaires en Afrique.

D’après rapport

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Tunisie : l’agriculture et l’industrie sauvent la croissance

L’économie tunisienne a enregistré une croissance de 2,5 % en 2025, contre 1,6 % en 2024, selon le Rapport annuel de la BCT publié le 7 juillet 2026. Le PIB réel dépasse ainsi pour la première fois son niveau d’avant la pandémie.

Ce résultat masque cependant de fortes disparités sectorielles : l’agriculture et l’industrie manufacturière ont porté la croissance, tandis que les activités financières et d’assurance ont chuté de 8,2 %, plombées par un crédit atone. L’agriculture a constitué le principal moteur de cette progression, avec une croissance de 10,3 % de sa valeur ajoutée, apportant à elle seule 0,9 point de pourcentage à la croissance globale. Cette performance repose sur une campagne 2024-2025 particulièrement favorable sur le plan climatique. La récolte céréalière a atteint 19,8 millions de quintaux, contre 11,5 millions un an plus tôt, dépassant la moyenne de la dernière décennie, proche de 15 millions de quintaux. La production d’huile d’olive a progressé de 54,5 %, à 340 mille tonnes, et celle des agrumes de 5,2 %, à 384 mille tonnes. La production de dattes a en revanche reculé de 10,8 %, à 348 mille tonnes.

Industrie et mines, une reprise à deux vitesses

L’industrie manufacturière a également renoué avec la croissance, à 3,2 %, après un repli de 0,5 % en 2024. Les industries mécaniques et électriques enregistrent la plus forte hausse, à 6,2 %, devant l’agroalimentaire, à 4,5 %, et la chimie, à 3,2 %. Le textile, l’habillement et le cuir demeurent en difficulté, avec une nouvelle baisse de 2,6 % de leur valeur ajoutée, attribuée à la faiblesse de la demande européenne. Du côté des industries non manufacturières, l’extraction minière a bondi de 24,2 %, portée par une production de phosphate brut en hausse de 40,7 %, à 3,8 millions de tonnes. La production d’hydrocarbures poursuit à l’inverse son déclin, avec un recul de 11 % pour le pétrole brut et de 8 % pour le gaz naturel, un rythme toutefois moins marqué qu’en 2024. Le secteur de la construction affiche pour sa part une croissance de 3,7 %, après trois années consécutives de contraction. La Banque centrale y voit un premier signal d’amélioration, sans évoquer encore un redressement confirmé.

Le tourisme porte les services

Les services marchands ont été portés par le tourisme. L’hébergement et la restauration ont progressé de 6,8 %, dans le sillage d’une hausse de 10,4 % des entrées de visiteurs non résidents, à 11,3 millions de personnes, et d’une progression de 7,2 % des nuitées touristiques, à 29,1 millions d’unités. Le commerce a crû de 2,1 % et les services d’information et de communication de 2,0 %. Le transport a en revanche nettement ralenti, à 0,7 % contre 2,7 % en 2024.

La finance, principal point noir de l’année

Le principal signal négatif de l’année provient des activités financières et d’assurance, dont la valeur ajoutée s’est contractée de 8,2 %, après une croissance de 2,6 % en 2024. La Banque centrale attribue ce recul à la faible progression du crédit, limitée à 3,3 %, ainsi qu’à l’application de nouvelles dispositions réglementaires issues de la loi n° 2024-41 du 2 août 2024, qui prévoit un abattement de 50 % des intérêts à taux fixes en faveur des emprunteurs.

Une accélération attendue en 2026

Pour 2026, le ministère de l’Économie et de la Planification prévoit une accélération de la croissance à 3,3 %, portée par l’industrie manufacturière tournée vers l’exportation, la progression attendue des mines et des hydrocarbures, ainsi que par la poursuite du dynamisme touristique. L’agriculture devrait également continuer de contribuer positivement, avec des perspectives jugées favorables pour la campagne 2025-2026, notamment pour l’huile d’olive et les céréales.

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Étudiants tunisiens à l’étranger : les transferts bondissent à 658 millions de dinars

Les transferts financiers destinés à couvrir les frais de scolarité et de stages académiques à l’étranger ont enregistré une forte progression en 2025. Selon le rapport annuel 2025 de la Banque centrale de Tunisie (BCT), ces dépenses ont atteint 658 millions de dinars, contre 507,3 millions de dinars en 2024, soit une hausse de près de 30 %.

Le rapport, remis au président de la République, Kaïs Saïed, par le gouverneur de la Banque centrale, Fethi Zouhair Nouri, lundi 6 juillet 2026, indique que cette augmentation, conjuguée à la hausse des dépenses liées au pèlerinage (Hajj et Omra), a contribué à porter les dépenses de voyages à caractère personnel à 2,993 milliards de dinars en 2025, contre 2,779 milliards de dinars un an auparavant.

Plus de 30 000 étudiants tunisiens poursuivent leurs études à l’étranger

La Tunisie compte aujourd’hui plus de 30 000 étudiants inscrits dans des établissements d’enseignement supérieur à l’étranger. La France demeure leur première destination, tandis que l’Allemagne s’impose comme le deuxième pays d’accueil, avec près de 7 000 étudiants tunisiens recensés en 2024.

Cette dynamique se reflète dans les comptes extérieurs. Le rapport de la BCT fait état d’un déficit du poste « services d’enseignement » de 494,7 millions de dinars en 2025, contre 327,1 millions de dinars en 2024, traduisant un creusement de l’écart entre les recettes et les dépenses liées aux études à l’étranger.

Des plafonds de transfert relevés

Afin d’adapter le dispositif aux besoins des étudiants, la Banque centrale a publié, le 5 septembre 2025, la circulaire n°10-2025, révisant les conditions et procédures des transferts destinés au financement des études et des stages académiques hors de Tunisie.

Cette réforme prévoit notamment le relèvement de l’allocation mensuelle de 3 000 à 4 000 dinars, ainsi que de l’allocation d’installation, portée de 4 000 à 6 000 dinars. Le bénéfice de ces transferts a également été étendu aux étudiants effectuant des stages académiques à l’étranger.

Lors de son entretien avec le gouverneur de la BCT, le président de la République a également pris connaissance des résultats de la participation de la Tunisie en tant qu’invitée d’honneur au congrès financier annuel de la Banque de Russie. Il a réaffirmé le rôle de la Banque centrale dans le soutien à l’économie nationale, tout en soulignant que les performances économiques et financières du pays doivent se traduire par une amélioration tangible des conditions de vie des citoyens dans toutes les régions.

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Tunisie : le crédit bancaire franchit le cap des 123 milliards de dinars

L’encours des crédits injectés dans l’économie tunisienne par les banques et établissements financiers a atteint près de 123 milliards de dinars à la fin de l’exercice 2025. Selon le dernier rapport annuel de la Banque centrale de Tunisie (BCT), ce volume marque une augmentation de 3,1% contre 2,8% une année auparavant.

Cette dynamique globale est portée par une progression soutenue des crédits aux professionnels, qui ont crû de 3,6 % en 2025. À l’inverse, les crédits aux particuliers ont subi un essoufflement. Leur croissance est retombée à 1,7% (contre 2,4 % en 2024), principalement pénalisée par le recul des crédits au logement. En conséquence, la part des ménages dans l’encours total s’est repliée à 24,8 %

Par terme, la progression de l’encours des crédits à l’économie est principalement imputable au dynamisme des crédits professionnels à court terme (+5,8% à fin 2025 contre +3,5% une année auparavant) en raison, notamment, de l’accroissement de l’escompte commercial (+13,2% en 2025 contre +2,3% en 2024).

Quant aux crédits à moyen et long termes, ils ont connu un ralentissement, avec une progression de seulement 0,7% en 2025 contre 2,1% en 2024.

Répartition de l’encours des crédits aux professionnels

L’évolution de l’encours des crédits aux professionnels s’explique essentiellement par l’accroissement soutenu des crédits accordés aux entreprises publiques lequel est passé de 13,1% en 2024 à 14,7% en 2025. Cette évolution a concerné aussi bien les crédits à court terme que ceux à moyen et long termes qui ont augmenté de manière significative (+9,6% et +32,3%, respectivement).

Concernant les crédits accordés aux administrations publiques, leur encours est passé de 2,6 milliards de dinars à fin 2024 à 1,7 milliard de dinars à fin 2025, soit une baisse de 33%, et ce en raison des remboursements de 854 MDT par le Trésor au titre de crédits syndiqués.

Pour ce qui est du secteur privé, l’accélération du rythme d’accroissement des crédits est tirée principalement par celle des crédits à court terme (+4,8% en 2025 contre +1% en 2024). Pour leur part, les crédits à moyen et long termes ont enregistré une baisse de 0,4% contre une hausse de 2,1% une année auparavant.

Par ailleurs, les crédits professionnels octroyés par les banques publiques sont repartis à la hausse (+1,8%) pour atteindre 34,4 milliards de dinars à fin 2025, soit 37% du total des crédits professionnels.

L’encours des crédits accordés aux entreprises, faisant partie de groupes d’affaires, a évolué de 40,2 milliards de dinars à fin 2024 à 40,6 milliards de dinars à fin 2025, enregistrant ainsi une hausse de 1,1% contre une baisse de 0,1% une année auparavant. Toutefois, la part de ces financements dans l’encours total des crédits aux professionnels a baissé, revenant de 45,1% en décembre 2024 à 44% en décembre 2025.

La répartition sectorielle de l’encours des crédits aux professionnels fait apparaître une hausse de la part des crédits consentis au secteur de l’agriculture et pêche au détriment des secteurs de l’industrie et des services.

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La Tunisie exporte plus vers l’UE, mais pèse toujours aussi peu

La part de marché des exportations tunisiennes sur l’Union européenne (UE) s’est maintenue à 0,53 % en 2025 pour la deuxième année consécutive, indique le rapport annuel de la BCT pour l’année 2025, publié mardi 7 juillet 2026.

Malgré un certain redressement des exportations tunisiennes libellées en euro vers cette zone, dont la progression (+2,8%) a légèrement dépassé celle des importations européennes (+2,4%), cette amélioration était insuffisante pour entraîner une hausse significative de la part de marché tunisienne sur l’UE.

L’analyse par groupe de produits révèle des évolutions divergentes qui impactent la position commerciale de la Tunisie. Ainsi, le groupe « Machines et matériels de transport » a vu sa part de marché se consolider de 4 points de base pour atteindre 0,70 %. Cette performance reflète la bonne tenue des industries mécaniques et électriques (IME) dont les ventes vers l’UE ont bondi de 12,6 %, selon les données de la BCT.

La part des exportations des « Produits chimiques et produits connexes » a, quant à elle, augmenté, en 2025, d’un point de base, passant à 0,12%. Cette progression s’explique par l’accroissement des ventes tunisiennes en euros vers l’UE de ces produits (+15,4% contre +0,3% enregistré une année auparavant) à un rythme dépassant celui des importations européennes (+7 %, après -1 %). Néanmoins, cette dynamique positive n’était pas suffisante pour impulser un redressement significatif de la position relative de ce secteur, malgré la reprise des exportations globales de la branche mines, phosphates et dérivés en 2025 et la poursuite de la consolidation des ventes des ouvrages en plastique.

Contraction de la part des produits de base…

À l’inverse, la part des « Produits de base » a connu une forte contraction, tombant à 0,78 % contre 1,15 % en 2024. Ce recul est principalement imputable à la chute de 16,2 % de la valeur des exportations d’huile d’olive, consécutive à l’effondrement de 47,7 % de son prix moyen à l’exportation.

Il en est de même pour les « Combustibles minéraux, lubrifiants et produits annexes », dont la part de marché s’est contractée de 2 points de base en 2025, pour s’établir à 0,11%. Ce repli traduit une diminution des exportations nationales de ces produits à destination de l’UE, à une cadence plus prononcée que celle des importations européennes, dans un contexte marqué à la fois par le recul de la production nationale d’hydrocarbures et par la baisse des prix internationaux du baril de Brent.

… mais accroissement en euros des produits alimentaires

Pour ce qui est des « Produits alimentaires, boissons et tabac », les exportations tunisiennes en euros vers l’UE se sont accrues, en 2025, à un rythme moins soutenu que celui des importations européennes entraînant un léger repli de la part de marché de la Tunisie revenue de 0,29% à 0,28%, d’une année à l’autre. S’agissant des « Autres articles manufacturés », leur part s’est maintenue à 0,90% en 2025 après une détérioration de 7 points de base enregistrée en 2024.

Sur l’échiquier européen, la Tunisie fait face à une concurrence accrue. La Chine a renforcé sa domination avec une part de marché de 22,25 %, suivie par la Turquie qui progresse à 4,11 %. Si le Bangladesh a également progressé (0,84 %), d’autres concurrents régionaux comme le Maroc (1,01 %) et l’Égypte (0,49 %) ont enregistré des replis de leurs parts de marché en 2025

Évolution des taux de change et compétitivité-prix

Le comportement du dinar tunisien a été marqué par une forte dualité en 2025. Par rapport à la fin de l’année 2024, la monnaie nationale s’est appréciée de 9,8 % vis-à-vis du dollar américain, mais s’est dépréciée de 1,6 % par rapport à l’euro. En moyenne annuelle, le dinar est resté quasi stable face à la monnaie unique.

Toutefois, l’indicateur clé de la compétitivité-prix, le taux de change effectif réel, s’est apprécié de 3,3 % à fin 2025. Cette évolution s’explique par une légère hausse du taux de change nominal (+0,9 %) conjuguée à un élargissement du différentiel d’inflation avec les principaux pays partenaires (+2,5 %).

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La BCT met l’énergie au cœur de la souveraineté

La Banque centrale de Tunisie (BCT) préconise de faire de la transition énergétique un levier majeur pour renforcer la sécurité énergétique du pays et réduire sa vulnérabilité aux chocs extérieurs, le déficit énergétique pesant lourdement sur la balance commerciale. Celui-ci (déficit énergétique) représente plus de la moitié du déficit commercial global en 2025 du pays.

Dans son rapport annuel 2025, qui vient d’être rendu public, la banque des banques indique que les flux des investissements directs étrangers (IDE), dans le secteur des énergies renouvelables, ont enregistré une croissance de 35,5%. Cette dynamique de croissance a été particulièrement portée par les projets de production d’électricité à partir de l’énergie solaire.

La progression dans les énergies renouvelables contraste avec l’évolution globale du secteur de l’énergie (incluant les hydrocarbures), qui a connu une quasi-stagnation, voire une légère baisse de ses flux d’IDE (-0,8 %) en raison du ralentissement des activités d’exploration et de développement.

La BCT présente ainsi le développement des énergies renouvelables comme un levier crucial pour non seulement renforcer la sécurité énergétique de la Tunisie, mais aussi pour faire face à une vulnérabilité extérieure.

L’accélération de la transition énergétique et la diversification du mix énergétique visent, à cet effet, non seulement des objectifs environnementaux, mais servent aussi à réduire l’exposition de l’économie nationale aux chocs extérieurs et à alléger la pression sur les équilibres financiers.

Cette croissance de l’investissement dans les énergies vertes s’inscrit dans un regain de confiance général des investisseurs étrangers pour le site Tunisie, avec des IDE globaux (tous secteurs confondus) en hausse de 30,1 % sur l’année.

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Tunisie : Crise de trésorerie au patronat

Selon une lettre parvenue aux médias, les employés de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (UTICA) traversent une crise financière liée au non-versement, par la présidence du gouvernement, des fonds prévus par la loi de finances. Ce blocage affecterait directement leur capacité à percevoir leur rémunération et à honorer leurs engagements financiers.

Selon la même source, l’UTICA est financée depuis 1975 par une contribution obligatoire de 0,5 %, versée par les chefs d’entreprise détenteurs de patente dans le secteur privé. Cette contribution transite par la Caisse nationale de sécurité sociale avant d’être reversée au Trésor public.

Depuis le début de l’année 2024, l’organisation patronale connaîtrait un déficit budgétaire croissant. Ce déficit se serait aggravé au cours du second semestre de la même année et se poursuivrait à ce jour. La présidence du gouvernement refuserait de verser ces fonds à l’UTICA, alors que leur inscription est votée chaque année dans la loi de finances et approuvée par le ministère des Finances, la Cour des comptes et l’Assemblée des représentants du peuple.

Ce retard de versement aurait provoqué un déséquilibre financier au sein de l’organisation, avec des répercussions directes sur les employés. Toujours selon cette lettre, cette situation n’affecterait pas les membres élus de l’organisation.

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La Tunisie veut ramener son déficit commercial à 9,9 % en 2030

La réduction du déficit commercial figure parmi les priorités majeures du Plan de développement stratégique 2026-2030 de la Tunisie. Celui-ci en fait un axe central des politiques économiques et financières du pays. Objectif : renforcer sa souveraineté économique, limiter les pressions sur la balance des paiements et améliorer les équilibres extérieurs.

Selon les orientations du nouveau modèle de développement, le déficit commercial devrait être ramené à 9,9 % du produit intérieur brut (PIB) à l’horizon 2030; contre 12,6 % prévus en 2025. Cette amélioration repose sur une double approche : accélérer la croissance des exportations et assurer une meilleure maîtrise des importations, à travers une gestion plus rationnelle des besoins de la Tunisie.

Les exportations au cœur de la stratégie de croissance

Le scénario de croissance retenu pour les cinq prochaines années table sur une progression des exportations de biens à un rythme annuel moyen de 4,5 % en valeur courante. Cette dynamique devrait être soutenue par la reprise de l’activité dans les principaux secteurs exportateurs et par une amélioration de la demande extérieure adressée à la Tunisie.

Le secteur des industries mécaniques et électriques devrait rester l’un des principaux moteurs de cette évolution. Les exportations du secteur devraient enregistrer une croissance annuelle de 4,5 %, portée par une meilleure intégration dans les chaînes de valeur mondiales et une orientation progressive vers des produits à plus forte valeur ajoutée et à contenu technologique élevé.

Cette évolution vise notamment à consolider la position de la Tunisie en tant que plateforme régionale de production de composants automobiles et aéronautiques.

Le textile et l’agroalimentaire appelés à renforcer leur compétitivité

Le Plan 2026-2030 mise également sur la relance du secteur du textile-habillement, avec une croissance annuelle des exportations estimée à 2,8 %. Cette progression devra être accompagnée par un programme global d’amélioration de la compétitivité du secteur, axé sur la qualité, l’innovation et la montée en gamme.

Dans le domaine agricole et agroalimentaire, les exportations devraient évoluer à un rythme annuel de 2 %. La stratégie prévoit une meilleure valorisation des produits tunisiens, notamment à travers le conditionnement et l’exportation de l’huile d’olive sous des marques tunisiennes, ainsi qu’une diversification vers des produits agricoles à forte demande internationale, notamment les produits biologiques.

Le phosphate, un levier de soutien aux recettes en devises

Le secteur des phosphates et dérivés devrait connaître une reprise significative durant la période du plan, avec une croissance des exportations estimée à 15,5 %.

Cette amélioration serait favorisée par le rétablissement progressif des niveaux de production, le développement des infrastructures de transport et de la logistique, ainsi que par l’élargissement des débouchés internationaux.

La relance des exportations de phosphate devrait contribuer à renforcer les recettes en devises et à soutenir l’équilibre des comptes extérieurs de la Tunisie.

À travers ces orientations, le Plan de développement 2026-2030 place donc l’amélioration de la balance commerciale au centre de la stratégie économique nationale, en misant sur une économie davantage tournée vers l’exportation, la création de valeur et la réduction de la dépendance extérieure.

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