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La BERD étend sa présence à 4 autres pays africains après le Nigeria

Après le Nigeria, la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) prépare son implantation dans 4 autres pays d’Afrique subsaharienne. Le Kenya, le Bénin, le Sénégal et la Côte d’Ivoire devraient accueillir à leur tour des bureaux de l’institution afin de renforcer sa présence locale et d’identifier de nouvelles opportunités d’investissement.

L’annonce a été rapportée par Cnbc Africa, citant Matteo Patrone, vice-président de la BERD chargé des activités bancaires. Selon lui, cette expansion vise à reproduire en Afrique subsaharienne le modèle d’intervention développé par la banque dans ses autres régions d’activité, en particulier à travers le soutien au secteur privé.

Le Nigeria constitue la première étape de cette nouvelle implantation africaine. Devenu pays d’opération de la BERD en 2025, le pays a déjà bénéficié de financements dépassant 150 millions d’euros, ainsi que d’un dispositif dédié au financement du commerce. L’institution y a également déployé une équipe chargée de développer des projets dans plusieurs secteurs, notamment l’agroalimentaire, les télécommunications, les technologies et les industries extractives.

Cette présence doit progressivement s’étendre à quatre autres marchés. Le Bénin, la Côte d’Ivoire, le Kenya et le Sénégal font partie des pays identifiés par la BERD pour cette première phase d’expansion. Le Ghana figure également parmi les pays sélectionnés pour bénéficier des financements de la banque.

Cette ouverture vers l’Afrique subsaharienne intervient après une évolution du mandat de la BERD. En mai 2023, ses actionnaires avaient approuvé une modification de ses statuts afin d’autoriser une extension de ses activités à certains pays de la région. L’objectif est d’accompagner davantage les économies émergentes en finançant des projets portés par le secteur privé.

Dans ce contexte, il sied de rappeler, la BERD prévoit d’investir au moins 1,5 milliard de dollars au Nigeria au cours des trois prochaines années. Lors de l’inauguration de son premier bureau en Afrique subsaharienne, à Lagos, les responsables de l’institution ont indiqué que la banque avait déjà engagé environ 280 millions de dollars depuis son arrivée sur le marché nigérian en octobre 2025, dont 180 millions de dollars au premier semestre. La BERD table également sur près de 300 millions de dollars d’investissements en 2026, en fonction des opportunités identifiées auprès du secteur privé.

Créée en 1990 pour soutenir la transition économique des pays d’Europe centrale et orientale, la BERD a progressivement élargi son champ d’action à l’Asie centrale, à la Turquie, à l’Afrique du Nord et au Moyen-Orient. Avec cette nouvelle étape en Afrique subsaharienne, l’institution cherche à renforcer son rôle d’acteur du financement du développement sur de nouveaux marchés.

 

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La Tunisie rejoint le programme mondial du zéro déchet. Une seule zone concernée

Dans le Grand Tunis, la bataille contre les déchets change de logique. Il ne s’agit plus seulement de ramasser et d’éliminer, mais de produire moins, recycler davantage et donner une seconde vie aux ressources. C’est l’objectif du projet SWAP (Transition vers le zéro déchet contre la pollution), lancé par le ministère de l’Environnement en partenariat avec le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud).

Pendant 5 ans, jusqu’en 2030, le projet ciblera 38 municipalités réparties entre Tunis, Ariana, Ben Arous et Manouba, une zone qui concentre près de 2,9 millions d’habitants, comme l’explique l’agence TAP. L’ambition? Faire du Grand Tunis un terrain d’expérimentation pour tester de nouveaux modèles de gestion des déchets et identifier des solutions pouvant être reproduites ailleurs en Tunisie. Doté d’un financement de 5 millions de dollars du Fonds mondial pour l’environnement (FEM), SWAP vise à accompagner les communes dans la mise en place de mécanismes de tri, de valorisation et de réduction des déchets à la source.

Le changement recherché est de taille; passer d’une approche où le déchet est considéré comme un problème à éliminer vers un modèle où il devient une ressource à valoriser. En effet, selon la même source, le projet mise notamment sur l’économie circulaire, avec plusieurs leviers: réduire l’utilisation des produits à usage unique, encourager l’éco-conception, améliorer le tri et développer les filières de recyclage. “Il ne s’agit pas seulement de collecter davantage de déchets, mais de produire moins de déchets”, a expliqué Céline Moyroud, représentante résidente du Pnud en Tunisie. A dire vrai, cette approche concerne aussi les entreprises, appelées à revoir leurs chaînes de production afin de limiter les déchets générés et mieux intégrer la responsabilité des producteurs dans la gestion de la fin de vie des produits.

D’ailleurs, l’un des axes importants du programme concerne les déchets organiques, qui représentent environ 70% des déchets produits en Tunisie. Le projet prévoit la mise en place d’une ligne de financement dédiée au compostage et à la valorisation organique. L’objectif est de développer des solutions locales permettant de transformer ces déchets en ressources, notamment pour l’agriculture et les activités liées à la valorisation des matières. Des plans d’investissement seront également préparés pour accompagner les municipalités dans la création d’infrastructures adaptées.

Le secteur privé appelé à entrer dans la boucle

Pour les responsables du projet, la transition vers le zéro déchet ne pourra pas reposer uniquement sur les budgets publics. Le développement d’une véritable économie circulaire nécessite l’arrivée d’investissements privés et l’émergence de nouveaux acteurs spécialisés. Tri, recyclage, compostage, récupération des matières, logistique… plusieurs filières pourraient créer de nouvelles opportunités économiques autour des déchets. Le projet prévoit ainsi de travailler sur des mécanismes financiers et réglementaires capables d’encourager l’investissement dans ces secteurs.

Un modèle inspiré d’expériences internationales! Le projet SWAP ne concerne pas uniquement la Tunisie. Il est également déployé dans 4 autres villes pilotes: Freetown en Sierra Leone, Kocaeli en Turquie, Montevideo en Uruguay et Tianjin en Chine. La Suède apporte également son expertise dans le cadre de cette initiative, notamment à travers Avfall Sverige, l’association suédoise spécialisée dans la gestion des déchets et le recyclage.

À travers cette expérience pilote, le Grand Tunis cherche à construire un nouveau modèle! Moins de déchets produits, davantage de matières récupérées et de nouvelles activités économiques autour de la transition écologique.

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Avec “Road to the Star”, STAR Assurances veut faire du sport un moteur d’opportunités en Tunisie

STAR Assurances veut élargir son rôle au-delà de la protection contre les risques. L’assureur tunisien a annoncé, jeudi 10 juillet, le lancement de « Road to the Star ». A savoir : un programme destiné à accompagner cinq champions et championnes tunisiens du sport et du handisport. Et ce, avec une ambition affichée de faire du sport un levier d’inclusion, de transmission et d’égalité des chances.

Présentée lors d’une conférence de presse à Tunis, cette initiative marque une nouvelle étape dans l’engagement sociétal de la compagnie. L’objectif n’est pas seulement de soutenir des athlètes de haut niveau, mais de créer autour d’eux une dynamique capable d’inspirer d’autres parcours et de rapprocher le sport des citoyens.

« Nous ne lançons pas aujourd’hui un simple programme de sponsoring sportif. Nous lançons un programme d’inclusion par le sport », a expliqué Laurent Thuillier, directeur général de STAR Assurances.

Il souligne que le choix du sport repose sur sa capacité à rassembler au-delà des différences. Il constitue un espace où se construisent des valeurs comme la discipline, la résilience et le dépassement de soi.

Des champions comme ambassadeurs d’une nouvelle dynamique sportive

À travers « Road to the Star », STAR Assurances souhaite accompagner des athlètes dont les parcours peuvent devenir des références pour les jeunes générations. La compagnie considère que la réussite sportive ne se mesure pas uniquement aux médailles, mais aussi à la capacité des champions à transmettre une énergie et une motivation collectives.

Le programme prévoit également des actions de proximité dans les régions tunisiennes afin de favoriser l’accès au sport et encourager sa pratique auprès d’un public plus large. Les athlètes soutenus auront ainsi un rôle d’ambassadeurs, en partageant leur expérience et en transmettant des valeurs liées à l’engagement, à la confiance et à l’ambition.

Une place particulière est accordée au handisport et aux personnes dont la vie a été bouleversée par un accident. À travers cette dimension, STAR Assurances souhaite mettre l’accent sur la reconstruction personnelle et sociale, en considérant que retrouver confiance et autonomie constitue une étape essentielle après une épreuve.

« Reconstruire une vie, c’est redonner confiance, permettre à quelqu’un de retrouver une place, une autonomie et surtout un avenir », a déclaré Laurent Thuillier.

Une stratégie qui dépasse le sponsoring classique

Cette initiative s’inscrit dans la démarche ESG de STAR Assurances, qui cherche à renforcer sa contribution aux enjeux sociaux. La compagnie a choisi de structurer son programme autour de trois valeurs : résilience, courage et excellence.

Pour l’assureur, cette démarche représente une évolution de son positionnement. « Notre métier reste d’assurer les risques, mais notre ambition est désormais d’assurer les possibles », a résumé le directeur général.

STAR Assurances précise que « Road to the Star » n’est qu’une première étape. Les différentes composantes du programme seront dévoilées progressivement, avec l’objectif de construire dans la durée un dispositif reliant sport de haut niveau, développement des talents et inclusion sociale.

Ameni Mejri

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L’IA ne manque plus de puissance. Elle manque de confiance

Pendant des années, la course à l’intelligence artificielle s’est résumée à une compétition de performances: des modèles toujours plus puissants, plus rapides, plus précis. Mais à mesure que l’IA s’impose dans les entreprises, une autre question devient centrale: peut-on réellement lui faire confiance?

Pour Nozha Ben Hajel Boujemaa, spécialiste internationale de l’intelligence artificielle et ancienne directrice de recherche à l’INRIA, cette question est désormais le véritable enjeu de la prochaine décennie. Après avoir contribué à l’élaboration des principes internationaux de l’IA de confiance pour la Commission européenne et l’OCDE, elle défend une conviction forte: l’avenir de l’intelligence artificielle ne dépendra plus seulement de ses performances, mais de sa capacité à inspirer confiance.

La confiance, nouveau facteur de compétitivité

Le débat sur l’IA est souvent présenté sous l’angle de l’éthique. Pour Nozha Ben Hajel Boujemaa, cette approche est nécessaire, mais insuffisante. “Une IA de confiance n’est pas uniquement une question d’éthique. C’est aussi un enjeu business”. Cette distinction change profondément la manière dont les entreprises doivent aborder leurs projets d’intelligence artificielle. Un algorithme capable d’obtenir d’excellents résultats lors d’une démonstration n’est pas nécessairement un bon algorithme. Si ses décisions ne sont pas reproductibles, si son comportement varie sans explication ou si personne ne comprend réellement pourquoi il produit un résultat plutôt qu’un autre, il devient une source de risque. Le problème n’est alors plus philosophique. Il est économique. Une erreur algorithmique peut aujourd’hui entraîner des pertes financières, une crise de réputation, voire engager la responsabilité juridique d’une entreprise. Dans ce contexte, la confiance devient un actif stratégique.

De la recherche fondamentale aux standards internationaux

Cette vision est le fruit d’un parcours rare, construit à la croisée de la science, de la recherche et de l’industrie. Formée en physique à la Faculté des Sciences de Tunis, Nozha Ben Hajel Boujemaa a ensuite orienté ses travaux vers l’imagerie médicale, avant de consacrer plus de vingt ans à la recherche au sein de l’INRIA. Elle y dirigera des équipes de recherche et participera à la création de l’institu DATAIA, l’un des premiers instituts interdisciplinaires consacrés à l’intelligence artificielle. Son expertise la conduit ensuite à coprésider le groupe d’experts de haut niveau de la Commission européenne chargé de rédiger les premières lignes directrices sur une IA digne de confiance. Quelques mois plus tard, l’OCDE lui confie le pilotage du groupe international chargé de définir les principes de l’IA de confiance adoptés par les pays membres. Ces recommandations serviront ensuite de référence aux travaux du G20 et de l’UNESCO. À une époque où l’intelligence artificielle générative n’avait pas encore bouleversé le paysage mondial, ces travaux posaient déjà une question devenue incontournable : comment construire des systèmes auxquels les citoyens, les entreprises et les gouvernements peuvent réellement se fier?

L’IA responsable ne se décrète pas

L’un des messages les plus marquants de Nozha Ben Hajel Boujemaa est que les principes ne suffisent pas.Les chartes éthiques se sont multipliées ces dernières années. Pourtant, beaucoup restent des documents d’intention sans véritable traduction opérationnelle. Pour elle, une entreprise qui déploie l’intelligence artificielle doit mettre en place une véritable gouvernance. Cette gouvernance commence par la qualité des données utilisées pour entraîner les modèles. Elle se poursuit par le contrôle des algorithmes, leur robustesse, leur reproductibilité et leur transparence. Elle inclut également la cybersécurité, la gestion des risques et la capacité à auditer les décisions prises par les systèmes. Autrement dit, la confiance ne s’ajoute pas après coup.

Elle se construit dès la conception.

Pourquoi les investisseurs doivent regarder l’IA autrement

Cette réflexion dépasse aujourd’hui les directions informatiques. Selon Nozha Ben Hajel Boujemaa, les investisseurs devraient désormais intégrer la capacité d’une entreprise à développer une IA de confiance parmi leurs critères de due diligence. Cette idée est encore peu répandue. Pourtant, deux entreprises utilisant les mêmes modèles d’IA peuvent présenter des niveaux de risque radicalement différents.

L’une maîtrise ses données, documente ses modèles, contrôle ses biais et dispose d’une gouvernance claire. L’autre accumule des outils sans véritable stratégie. À long terme, ces deux situations ne présentent pas le même potentiel de création de valeur. La confiance devient ainsi un indicateur de maturité technologique autant qu’un facteur de compétitivité.

Le passage de la théorie à l’industrie

Après avoir contribué à définir les principes internationaux, Nozha Ben Hajel Boujemaa a souhaité les confronter à la réalité du terrain. Elle rejoint d’abord Médian Technologies, où elle dirige une activité dédiée à l’intelligence artificielle appliquée à l’oncologie. Puis IKEA lui confie la création de son équipe mondiale “Digital Ethics and Trustworthy AI”. L’objectif n’est plus de rédiger des recommandations, mais de les transformer en processus concrets intégrés aux décisions de l’entreprise. Elle poursuivra ensuite cette démarche chez Decathlon, en tant que Vice-Présidente Monde en charge de l’Innovation Trust.

Son parcours illustre une évolution de fond : l’intelligence artificielle entre dans une phase où la gouvernance devient aussi importante que l’innovation.

Une expertise désormais tournée vers les PME

Aujourd’hui consultante indépendante et administratrice de plusieurs conseils d’administration, Nozha Ben Hajel Boujemaa accompagne les organisations dans la définition de leur stratégie d’intelligence artificielle. Parmi ses missions figure notamment l’accompagnement de groupes internationaux ainsi que d’entreprises tunisiennes, avec la volonté de contribuer au développement d’un écosystème national capable d’intégrer les standards internationaux de l’IA de confiance. Pour elle, les pays qui réussiront ne seront pas uniquement ceux qui développeront les meilleurs algorithmes. Ce seront ceux qui sauront instaurer un climat de confiance entre la technologie, les entreprises, les investisseurs et les citoyens.

Former des esprits capables de décider

Son regard dépasse enfin la seule question technologique. À l’heure où l’intelligence artificielle rend l’information disponible en quelques secondes, elle estime que la valeur ne réside plus dans l’accumulation des connaissances. “Je préfère les cerveaux bien formés aux cerveaux bien remplis.” Cette formule résume sa philosophie. Les mathématiques développent la rigueur du raisonnement. La physique apprend à interpréter le monde. La curiosité, la persévérance et l’esprit critique permettent ensuite de transformer ces connaissances en décisions. Dans une économie où les machines produisent des réponses, la véritable compétence humaine consiste de plus en plus à poser les bonnes questions.

La prochaine révolution de l’IA sera celle de la confiance

L’intelligence artificielle est entrée dans une nouvelle phase de maturité. Après la course à la puissance vient celle de la fiabilité. Les entreprises capables de démontrer que leurs systèmes sont robustes, transparents, sécurisés et gouvernés disposeront d’un avantage concurrentiel durable. L’IA de confiance n’est plus un sujet réservé aux chercheurs ou aux régulateurs. Elle devient un impératif stratégique pour les dirigeants, les investisseurs et les conseils d’administration. Dans cette nouvelle économie de l’intelligence artificielle, la technologie ne sera plus seulement jugée sur ce qu’elle est capable de faire, mais sur la confiance qu’elle inspire.

 

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Tunisie, Maroc, Algérie, Turquie… comment financer la nouvelle génération d’aires marines protégées en Méditerranée?

Alors que la communauté internationale s’est fixé l’objectif de protéger 30% des espaces terrestres et marins d’ici 2030 dans le cadre du Cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal, la question ne porte plus uniquement sur la création de nouvelles aires protégées, mais aussi sur leur capacité à être gérées de manière efficace et durable. C’est dans ce contexte que le fonds fiduciaire environnemental The MedFund a lancé son appel à manifestation d’intérêt 2026 en faveur des structures gestionnaires et cogestionnaires d’aires marines protégées (AMP) en Méditerranée.

Cette nouvelle édition s’adresse aux organismes opérant en Albanie, en Algérie, en Croatie, en Égypte, en Grèce, au Liban, au Maroc, au Monténégro, en Tunisie et en Turquie, lit-on dans le communiqué publié. L’objectif est de leur fournir un accompagnement technique ainsi qu’un soutien financier destiné à renforcer durablement la gestion de ces espaces.

Le programme cible les aires marines protégées officiellement créées ou en cours de création, disposant d’un plan de gestion validé ou d’un document d’orientation équivalent et d’une équipe de gestion dédiée. Les organisations non gouvernementales devront, en outre, joindre une lettre d’approbation des autorités nationales compétentes.

Au-delà de la création de nouvelles aires protégées, plusieurs organisations internationales soulignent que le manque de financements pérennes demeure l’un des principaux freins à leur gestion efficace. Les besoins concernent notamment les moyens humains, la surveillance des espaces protégés, le suivi scientifique des écosystèmes, l’entretien des infrastructures ou encore les actions de sensibilisation. C’est précisément sur ces dépenses de fonctionnement que le MedFund concentre son intervention afin d’assurer la continuité des activités de gestion.

Les subventions accordées peuvent ainsi financer les ressources humaines, les opérations de surveillance et de contrôle, le suivi scientifique, la maintenance des équipements, les actions de communication et de gouvernance, ainsi que des initiatives liées à l’adaptation au changement climatique et à l’intégration de l’égalité entre les femmes et les hommes dans la gestion des AMP.

L’appel se déroule en deux étapes. La première phase, consacrée aux manifestations d’intérêt, est ouverte jusqu’au 31 juillet 2026. Les structures présélectionnées pourront ensuite bénéficier, à leur demande, d’un accompagnement technique du MedFund pour préparer leur candidature complète avant la clôture de la seconde phase, fixée au 2 octobre 2026.

Créé en 2015, The MedFund est un fonds fiduciaire environnemental dédié au financement durable des aires marines protégées en Méditerranée. Il accompagne les gestionnaires de ces espaces afin de contribuer à la préservation de la biodiversité marine et au renforcement de la résilience des écosystèmes méditerranéens.

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Pourquoi l’Afrique est la région où le nombre de millionnaires explose le plus au monde

L’Afrique s’impose désormais comme la région où la richesse progresse le plus rapidement. En 2025, le nombre de particuliers détenant au moins 30 millions de dollars de patrimoine a bondi de 23,7 %, atteignant 3 440 ultra-riches, soit la plus forte croissance enregistrée parmi toutes les régions du monde, selon le World Ultra Wealth Report 2026 publié par le cabinet Altrata.

Cette dynamique s’est également traduite par une forte hausse des fortunes. Le patrimoine cumulé des ultra-riches africains a progressé de 22,4 % en un an pour atteindre 400 milliards de dollars à la fin de 2025. Cette performance dépasse largement celles observées en Amérique du Nord (+15 %), en Europe (+14,5 %) ou encore en Asie (+15,8 %). Selon Altrata, plusieurs facteurs expliquent cette accélération. La baisse des coûts de financement, l’appréciation de plusieurs monnaies africaines face au dollar, la poursuite de la transformation numérique sur le continent ainsi que l’afflux d’investissements vers les minerais stratégiques ont fortement soutenu la création de richesse.

Pour autant, le poids de l’Afrique dans la richesse mondiale reste encore limité. Le continent ne représente que 0,6 % de la population mondiale des ultra-riches et 0,7 % de leur patrimoine total, malgré cette progression record. À l’échelle mondiale, les particuliers possédant plus de 30 millions de dollars sont désormais 556 850, avec une fortune cumulée de 63 800 milliards de dollars, un niveau inédit. Le rapport estime toutefois que cette tendance est loin d’être terminée. D’ici à 2030, l’Afrique devrait compter environ 5 200 ultra-riches, soit un rythme de croissance annuel moyen de 8,4 %, le plus élevé au monde. Le développement des infrastructures, l’essor des marchés de consommation, la demande soutenue en matières premières critiques et la poursuite de la digitalisation devraient continuer d’alimenter cette expansion.

À l’échelle mondiale, les États-Unis restent de très loin le premier pôle de richesse avec 206 880 ultra-riches, devant la Chine (55 490), l’Allemagne (28 330), le Japon (22 435) et le Royaume-Uni (20 495). Altrata prévoit que la population mondiale des ultra-riches atteindra 746 570 personnes d’ici 2030, tandis que leur patrimoine cumulé devrait grimper à 85 000 milliards de dollars.

 

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WIFAK BANK inaugure sa 60ᵉ agence à Kheireddine Pacha et renforce son engagement en faveur d’une banque inclusive

Conformément à son orientation stratégique, WIFAK BANK poursuit son engagement en tant qu’acteur de référence du développement économique durable. Et ce, à travers des solutions de finance islamique performantes, responsables et orientées client.

S’inscrivant dans une stratégie d’extension maîtrisée de son réseau, visant à renforcer sa couverture territoriale et à consolider sa proximité à l’échelle nationale, WIFAK BANK a officiellement ouvert sa 60ᵉ agence, à compter du jeudi 09 juillet 2026. « L’Agence WIFAK BANK Kheireddine Pacha » se situe au N°39 Bis, Avenue Kheireddine Pacha, Montplaisir, Tunis.

Cette nouvelle implantation vient renforcer la présence de la Banque dans le gouvernorat de Tunis et constitue une étape structurante dans le déploiement de son réseau. Elle permettra d’adresser de manière optimale les besoins d’une clientèle diversifiée (particuliers, TPE, professionnels et entreprises) à travers une offre complète de produits et services conformes aux principes de la finance islamique. A savoir : comptes et cartes bancaires; solutions digitales sécurisées; financements; épargne; placements; transferts de fonds; opérations internationales; et d’autres services à valeur ajoutée.

L’inclusion financière au cœur de l’innovation

Dans le cadre de sa politique RSE et de son engagement en faveur de l’accessibilité à tous, l’Agence WIFAK BANK Kheireddine Pacha se distingue par l’intégration d’un guichet automatique bancaire de nouvelle génération spécialement adapté aux personnes non-voyantes accessible 24h/24 et 7j/7.

Cette solution innovante garantit une utilisation autonome et sécurisée, conformément aux standards d’accessibilité. De même qu’elle traduit la volonté de WIFAK BANK de promouvoir une banque responsable, inclusive et durable.

L’excellence de l’expérience client au cœur des priorités stratégiques de WIFAK BANK

À travers cette nouvelle agence, WIFAK BANK réaffirme son orientation stratégique vers une expérience client fluide, personnalisée et cohérente, fondée sur la qualité de l’accueil, le conseil et l’accompagnement, considérés comme des leviers majeurs de performance et de création de valeur durable

À l’occasion de cette ouverture, les 50 premiers clients bénéficieront d’une gratuité annuelle des frais de tenue de compte.

Avec communiqué

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Boomplay signe avec Sony Music et muscle son catalogue pour accélérer sa croissance en Afrique

Boomplay poursuit sa stratégie d’expansion sur le marché africain du streaming musical. La plateforme a conclu un accord de licence avec Sony Music Entertainment, lui permettant d’intégrer à son catalogue les artistes et les productions du géant mondial de la musique. Cette alliance renforce l’offre de contenus de Boomplay et consolide sa position face aux plateformes internationales.

Grâce à ce partenariat, les utilisateurs de Boomplay peuvent désormais accéder au répertoire de Sony Music, qui comprend des artistes internationaux de premier plan ainsi que plusieurs figures majeures de la scène africaine. Selon Music in Africa, l’objectif est d’élargir le choix proposé aux abonnés tout en améliorant l’attractivité de la plateforme auprès de nouveaux utilisateurs. 

Pour Boomplay, cette opération s’inscrit dans une stratégie de long terme visant à devenir la référence du streaming musical en Afrique. Lancée au Nigeria en 2015, la plateforme s’est développée dans plusieurs marchés du continent en misant sur une combinaison de contenus internationaux et de musique africaine locale, ainsi que sur des modèles de paiement adaptés aux habitudes de consommation des utilisateurs africains.

L’accord présente également un intérêt stratégique pour Sony Music. En s’appuyant sur l’audience de Boomplay, le groupe renforce sa distribution sur un continent où le marché du streaming affiche l’une des croissances les plus rapides au monde. Les artistes du label bénéficient ainsi d’une meilleure visibilité auprès des millions d’utilisateurs actifs de la plateforme.

Ce partenariat illustre l’intérêt croissant des majors de l’industrie musicale pour l’Afrique, un marché porté par la montée en puissance des usages mobiles, l’amélioration de l’accès à Internet et le succès mondial des musiques africaines. Pour Boomplay, disposer du catalogue de Sony constitue un levier supplémentaire pour fidéliser ses utilisateurs et renforcer sa compétitivité dans un secteur où la bataille des contenus est devenue déterminante.

 

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Wifak Bank inaugure sa 60ᵉ agence à Kheireddine Pacha et renforce son engagement en faveur d’une banque inclusive

Conformément à son orientation stratégique, Wifak Bank poursuit son engagement en tant qu’acteur de référence du développement économique durable, à travers des solutions de finance islamique performantes, responsables et orientées client.

S’inscrivant dans une stratégie d’extension maîtrisée de son réseau, visant à renforcer sa couverture territoriale et à consolider sa proximité à l’échelle nationale, Wifak Bank annonce l’ouverture officielle de sa 60ᵉ agence « l’Agence Wifak Bank Kheireddine Pacha », située àN°39 Bis, Avenue Kheireddine Bacha, Montplaisir, Tunis, à compter du jeudi 09Juillet 2026.

Cette nouvelle implantation vient renforcer la présence de la Banque dans le gouvernorat de Tunis et constitue une étape structurante dans le déploiement de son réseau. Elle permettra d’adresser de manière optimale les besoins d’une clientèle diversifiée — particuliers, TPE, professionnels et entreprises — à travers une offre complète de produits et services conformes aux principes de la finance islamique : comptes et cartes bancaires, solutions digitales sécurisées, financements, épargne, placements, transferts de fonds, opérations internationales et autres services à valeur ajoutée.

L’inclusion financière au cœur de l’innovation

Dans le cadre de sa politique RSE et de son engagement en faveur de l’accessibilité à tous, l’Agence Wifak Bank Kheireddine Pacha se distingue par l’intégration d’un guichet automatique bancaire de nouvelle génération spécialement adapté aux personnes non-voyantesaccessible24h/24et 7j/7.
Cette solution innovante garantit une utilisation autonome et sécurisée, conformément aux standards d’accessibilité, et traduit la volonté de WIFAK BANK de promouvoir une banque responsable, inclusive et durable.

L’excellence de l’expérience client au cœur des priorités stratégiques de Wifak Bank

À travers cette nouvelle agence, Wifak Bank réaffirme son orientation stratégique vers une expérience client fluide, personnalisée et cohérente, fondée sur la qualité de l’accueil, le conseil et l’accompagnement, considérés comme des leviers majeurs de performance et de création de valeur durable

À l’occasion de cette ouverture, les 50 premiers clients bénéficieront d’une gratuité annuelle des frais de tenue de compte.

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OpenAI s’apprête à lancer son modèle GPT le plus abouti

C’est officiel: la dernière version de GPT s’apprête à voir le jour chez OpenAI, qui la présente comme son IA la plus aboutie jamais conçue.

Le calendrier a pourtant été décalé de plusieurs semaines : avant le lancement, l’entreprise a voulu pousser plus loin ses vérifications, notamment autour des failles informatiques exploitables et des usages potentiellement dangereux.

Au terme de ces vérifications, l’entreprise a obtenu l’aval de Washington. Plutôt qu’une mise en ligne immédiate et massive, la firme opte pour un déploiement étalé dans le temps.

Anthropic, Google, xAI : la bataille technologique fait rage

Sur le papier, le nouveau GPT constitue un bond en avant. Il apporte plusieurs innovations sur tous les plans ; logique, code informatique, traitement d’images et de sons et solidité scientifique. OpenAI espère, ainsi, garder une longueur d’avance pendant que ses concurrents redoublent d’efforts.

Ce lancement traduit, une fois de plus, l’ampleur que prend la course mondiale à l’IA. Les géants du secteur multiplient les investissements à coups de milliards, tous à la recherche de systèmes plus puissants, taillés aussi bien pour les professionnels que pour le grand public.

Pour OpenAI, le nouveau modèle GPT doit prouver une chose : il est possible de repousser les limites techniques sans sacrifier la sécurité ou la fiabilité. Reste à voir comment le marché, développeurs en tête, mais aussi entreprises et investisseurs, accueillera cette nouvelle étape de l’IA générative.

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Aéronautique : le géant turc Aksa Composites choisit la Tunisie pour sa première usine en Afrique

La Tunisie s’apprête à accueillir un nouvel acteur international dans le secteur aéronautique. Aksa Composites, filiale du groupe turc Akkök Holding spécialisée dans la production de matériaux composites destinés notamment à l’industrie aéronautique, ouvrira prochainement une unité industrielle en Tunisie.

L’annonce a été faite par Jalel Tabib, directeur général de l’Agence de promotion de l’investissement extérieur (FIPA Tunisia). Et ce, en marge de la cinquième édition des « Rencontres Tunisie de l’industrie aéronautique », organisée du 7 au 9 juillet 2026.

La nouvelle implantation devrait démarrer ses activités dans la zone industrielle de Borj Cédria. Ce projet représente un investissement estimé à 5 millions de dollars et s’inscrit dans une stratégie visant à renforcer l’industrie tunisienne à forte valeur ajoutée, favoriser le transfert de technologies et consolider l’intégration du pays dans les chaînes de valeur mondiales des matériaux composites et de l’aéronautique.

Un secteur aéronautique en pleine dynamique

Selon Jalel Tabib, l’arrivée d’Aksa Composites illustre « une dynamique importante » dans l’industrie aéronautique tunisienne, un secteur qui dispose aujourd’hui de perspectives prometteuses.

« Ces investissements confirment l’attractivité croissante de la Tunisie dans l’aéronautique », a-t-il souligné, rappelant que la filière emploie désormais plus de 20 000 personnes.

Le responsable a également mis en avant l’expérience tunisienne dans la fabrication de composants aéronautiques, notamment à travers le pôle industriel d’El Mghira, dans le gouvernorat de Ben Arous, considéré comme une référence régionale. D’autres centres d’excellence se développent également à Sousse, Soliman (gouvernorat de Nabeul) et dans plusieurs autres régions du pays.

La filière compte aujourd’hui plus de 85 entreprises et affiche une croissance à deux chiffres, faisant de la Tunisie un acteur de plus en plus visible sur la scène aéronautique régionale et internationale.

« La FIPA, l’ensemble de l’écosystème économique et les ministères concernés sont mobilisés pour accompagner les investisseurs et poursuivre le développement de cette industrie qui constitue une vitrine du savoir-faire tunisien », a affirmé Jalel Tabib.

Il a également indiqué que la Tunisie ambitionne désormais de franchir un nouveau cap en attirant davantage d’acteurs internationaux et en explorant de nouvelles opportunités de coopération.

La confiance, moteur des investissements

De son côté, Stéphania Sonia Dellali, présidente du Groupement des industries tunisiennes des composants aéronautiques et spatiaux (GITAS), a salué la décision du groupe turc Akkök Holding de choisir la Tunisie pour implanter son premier site industriel sur le continent africain à travers sa filiale Aksa Composites.

« Ce choix traduit une conviction claire : en construisant la confiance, nous ouvrons la voie à l’investissement, à la coopération et à la création de valeur », a-t-elle déclaré.

Elle a rappelé que l’industrie aéronautique repose avant tout sur la confiance, une confiance que les entreprises tunisiennes ont construite pendant près de 30 ans grâce à la qualité de leurs productions, au respect des normes internationales et à leur engagement auprès des grands donneurs d’ordre.

Aujourd’hui, la filière tunisienne regroupe plus de 80 entreprises et génère des exportations dépassant 650 millions d’euros, confirmant l’intégration progressive de la Tunisie dans les grandes chaînes de valeur mondiales de l’aéronautique.

La présidente du GITAS a également mis en avant les partenariats développés avec les organisations professionnelles internationales, notamment le Groupement des Industries Françaises de Défense et de Sécurité Terrestre et Aéroterrestre (GIFAS) et l’association allemande des industries aéronautiques et spatiales (BDLI), qui contribuent à renforcer les coopérations industrielles entre la Tunisie, la France et l’Allemagne.

« Notre ambition est de faire de la Tunisie une plateforme industrielle de référence dans la région méditerranéenne et en Afrique », a-t-elle affirmé.

Des atouts compétitifs pour séduire les investisseurs

Dans un contexte de profonde transformation de l’industrie aéronautique mondiale, la Tunisie dispose de plusieurs avantages compétitifs : sa position géographique stratégique au cœur de la Méditerranée, sa proximité avec l’Europe, la qualification de ses ressources humaines, la flexibilité de son tissu industriel et le potentiel de sa jeunesse.

Pour Samir Abdelhafidh, ministre de l’Économie et de la Planification, la compétitivité industrielle ne repose plus uniquement sur les coûts de production ou les capacités manufacturières.

Elle dépend désormais de la maîtrise des technologies avancées, de l’accès aux compétences, de la capacité d’innovation et de l’intégration intelligente dans les chaînes de valeur internationales.

« La Tunisie mise sur une ambition industrielle renouvelée, l’ouverture économique et la création de valeur », a-t-il indiqué, ajoutant que le pays souhaite renforcer son positionnement comme plateforme industrielle et technologique de référence dans l’espace euro-méditerranéen.

L’implantation d’Aksa Composites marque ainsi une nouvelle étape dans la montée en gamme de l’industrie aéronautique tunisienne et confirme l’intérêt croissant des investisseurs étrangers pour un secteur devenu stratégique pour l’économie nationale.

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Etihad propulse Fastjet vers plus de 120 destinations internationales

La compagnie aérienne Fastjet Zimbabwe a signé un protocole d’accord avec Etihad Airways pour mettre en place un partenariat d’interligne, première étape d’une coopération plus large qui prévoit également un futur accord de partage de codes (codeshare) et l’intégration au programme de fidélité Etihad Guest. L’information a été officiellement annoncée par Etihad Airways.

Concrètement, ce partenariat permettra aux voyageurs d’Etihad de réserver, sur un seul billet, des correspondances opérées par Fastjet Zimbabwe vers Bulawayo, Victoria Falls et Johannesburg. Les ventes débuteront le 24 août 2026, tandis que l’accord a été signé à Harare le 7 juillet 2026.

Cette alliance accompagne le lancement de la future liaison directe d’Etihad entre Abou Dhabi et Harare, prévue le 24 mars 2027. En s’appuyant sur le réseau domestique et régional de Fastjet, la compagnie émiratie élargit ainsi son accès au marché d’Afrique australe sans avoir à déployer immédiatement de nouvelles lignes.

Pour Fastjet Zimbabwe, l’accord représente une opportunité majeure. La compagnie pourra connecter ses passagers à plus de 120 destinations desservies par Etihad à travers le Moyen-Orient, l’Europe, l’Asie, l’Amérique du Nord et l’Australie via le hub d’Abou Dhabi. Cette ouverture renforce sa visibilité internationale et pourrait stimuler les flux touristiques et d’affaires vers le Zimbabwe. Le partenariat ne s’arrête pas à l’interligne. Les deux compagnies prévoient de mettre en place un accord de partage de codes ainsi qu’une réciprocité des avantages de fidélité. Fastjet Zimbabwe deviendra ainsi le 32e partenaire du programme Etihad Guest, offrant à terme la possibilité aux voyageurs de cumuler et d’utiliser leurs miles sur les réseaux des deux transporteurs.

Pour Etihad, cette opération s’inscrit dans une stratégie plus large d’expansion sur le continent africain, où la compagnie privilégie les partenariats avec des transporteurs régionaux afin d’étendre rapidement sa couverture tout en limitant les investissements opérationnels. De son côté, Fastjet se positionne comme un acteur clé de la connectivité régionale en Afrique australe, capable de servir de relais vers le réseau mondial d’un grand transporteur international.

 

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L’entreprise japonaise ispace lance le taxi collectif, version spatiale

500 kilogrammes de fret, environ 50 millions de dollars : c’est le ticket d’entrée qu’ispace vient de payer pour embarquer sur une prochaine mission lunaire du Starship de SpaceX. Rendez-vous fixé à partir de 2030 pour cette livraison hors du commun.

Un trajet lunaire à partager entre plusieurs clients

L’idée derrière ce contrat ? Un peu comme un taxi collectif, mais version spatiale : au lieu de payer seul l’intégralité du voyage, chaque client ; entreprise, agence, institution, ne finance que sa part de la mission, ce qui fait mécaniquement baisser la note pour tout le monde. Une fois le fret posé sur le sol lunaire, ispace prendra le relais avec un véhicule maison, conçu spécifiquement pour livrer chaque cargaison à son destinataire final.

Un tremplin vers l’économie lunaire

Avec sa puissance de feu, Starship peut embarquer des tonnages considérables jusqu’à la Lune, ce qui en fait, du coup, un allié de poids pour toutes les entreprises qui rêvent de se faire une place dans l’industrie spatiale commerciale. ispace compte bien surfer là-dessus pour bâtir plus vite ses futures infrastructures lunaires et convaincre des clients aux quatre coins du monde. Signe, en somme, qu’un secteur spatial privé en pleine expansion cherche désormais à démocratiser, tant bien que mal, l’accès à notre satellite.

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Très bientôt, le chantier de protection de Sidi Bou Saïd contre les glissements de terrain démarre

Les travaux de protection de la colline de Sidi Bou Saïd contre les risques de glissements de terrain devraient démarrer en août 2026, selon le ministère de l’Équipement et de l’Habitat. Cette échéance a été annoncée lors d’une réunion de la commission de pilotage du projet, consacrée à l’examen des résultats de la première phase de l’étude technique.

Cette première étape a permis d’établir un diagnostic de l’état actuel de la colline et d’identifier les interventions urgentes ainsi que les travaux nécessaires à réaliser sur le terrain. Le bureau d’études chargé du projet a présenté ses recommandations aux différents acteurs concernés.

Le ministre de l’Équipement et de l’Habitat, Salah Zouari, a appelé à accélérer la mise en œuvre du programme et à respecter le calendrier fixé, en mobilisant les moyens nécessaires pour lancer les interventions dans les délais prévus. L’objectif est de réduire les risques liés aux mouvements de terrain qui menacent cette zone emblématique du littoral tunisien, tout en renforçant la sécurité des habitants, des visiteurs et des infrastructures existantes.

Le projet s’inscrit dans le cadre d’une mission confiée au ministère de l’Équipement à travers une décision de la cheffe du gouvernement datée du 26 janvier 2026, portant sur la réalisation des études et des travaux de protection de la colline de Sidi Bou Saïd. Il fait partie d’un programme plus large visant à protéger les zones urbaines, le littoral et les ouvrages exposés aux risques naturels.

 
 

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Les chiffres de la BCT sur l’endettement renforcent le statu quo de l’investissement en Tunisie

En 2025, l’endettement total de la Tunisie n’a augmenté que de 3,9%, contre 4,5% un an auparavant, selon le dernier rapport annuel de la Banque Centrale de Tunisie (BCT).

La BCT attribue ce coup de frein à un double mouvement : la dette extérieure recule plus fortement (-9,9% contre -6,6% en 2024), tandis que la dette intérieure marque le pas, mais de façon plus modeste (+9,6% contre +9,8%).

L’extérieur recule, l’intérieur s’impose

L’encours de la dette extérieure s’est établi à 67 160 MTD à fin 2025, poursuivant sa baisse entamée depuis 2023. La BCT l’explique par des remboursements de principal supérieurs aux nouveaux financements mobilisés, combinés à un effet de change défavorable lié aux fluctuations du dinar. De son côté, la dette intérieure a atteint 199 254 MTD, tirée notamment par l’endettement de l’État (+21,6%, contre +24% en 2024).

Autre enseignement du rapport : le financement domestique pèse désormais trois quarts de la dette globale du pays, un poids qui ne cesse de grimper d’année en année (67% en 2023, 71% en 2024, 75% en 2025) !

L’État concentre la moitié de la dette

Toujours d’après le rapport 2025 de la BCT, l’État concentre à lui seul environ 50% de l’endettement national. Sa dette a progressé de 5,2% en 2025, une hausse moins marquée que celle de 2024, 6,6%. Les autres agents économiques non financiers ont pour leur part vu leur endettement croître de 2,7%.

Les dépenses liées au remboursement de la dette publique ont, elles, diminué de 1,5% sur l’année, s’établissant à 24 441,5 MTD. Cette baisse est portée principalement par le recul de 12,5% du service de la dette extérieure. La BCT anticipe cette même tendance pour 2026, avec un service à 23 057 MTD, en baisse de 5,7%.

Toujours pas assez pour encourager l’investissement

La baisse de la dette extérieure peut être interprétée comme un élément encourageant. Elle allège mécaniquement la pression sur les finances publiques et libère un peu de marge budgétaire. Pour les entrepreneurs et les investisseurs, le signal est plutôt positif: moins de dette extérieure à rembourser, c’est potentiellement moins de recours de l’État aux marchés financiers, donc moins de concurrence pour les liquidités disponibles localement.

Cependant, le poids croissant de la dette intérieure, portée à 75% du total, pourrait, à terme, peser sur l’accès au crédit bancaire pour le secteur privé, si l’État continue de mobiliser une large part de l’épargne domestique.

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UBCI lance le Desk Italia pour faciliter les relations économiques Tunisie‑Italie

Dans le cadre du Forum économique et d’affaires tuniso-italien, l’UBCI a présenté son nouveau Desk Italia. A savoir, un guichet spécialisé destiné à faciliter les flux internationaux, le financement et l’accompagnement opérationnel des entreprises tunisiennes et italiennes. À travers cette initiative, la banque entend renforcer son rôle d’intermédiaire stratégique au service des investissements et des partenariats entre les deux pays. À cette occasion, L’Économiste Maghrébin a rencontré Amina Khouadja, responsable des partenariats institutionnels et du Desk Italie à l’UBCI, qui revient sur les objectifs et les ambitions de cette nouvelle structure.

 

Pourquoi créer un Desk Italie à l’UBCI ?

Amina Khouadja : L’UBCI a annoncé le lancement officiel de son Desk Italie, une initiative qui s’inscrit dans sa stratégie d’ouverture à l’international et de renforcement des relations économiques entre la Tunisie et ses principaux partenaires. Il faut rappeler que les relations économiques entre la Tunisie et l’Italie sont denses et stratégiques. L’Italie est un partenaire commercial majeur et un investisseur important dans des secteurs clés tels que l’industrie manufacturière, l’automobile, les composants électroniques, l’agroalimentaire, les technologies, les énergies renouvelables et le textile. Partant de cette réalité, il y a des entrepreneurs, des projets et des emplois.

Le Desk Italie a été créé pour offrir un accompagnement bancaire spécialisé, réactif et proche des besoins concrets des entreprises, pour transformer ces opportunités en réalisations durables. Ce dispositif a pour vocation d’accompagner et de faciliter les échanges économiques ainsi que les investissements entre la Tunisie et l’Italie, en offrant un accompagnement bancaire spécialisé aux entreprises, investisseurs et porteurs de projets des deux pays. Il s’inscrit dans une dynamique de coopération stratégique développée en partenariat avec la Chambre Tuniso-Italienne de Commerce et d’Industrie (CTICI). À cette occasion, un protocole d’accord (Memorandum of Understanding – MoU) a été signé entre M. Mourad Fradi, Président de la CTICI, et M. Mohamed Koubaa, Directeur Général de l’UBCI. À travers cette initiative, l’UBCI confirme son ambition de devenir la banque de référence des relations économiques tuniso-italiennes. Ce partenariat illustre la volonté commune de l’UBCI et de la CTICI de renforcer les échanges économiques entre les deux pays, de favoriser les investissements bilatéraux et de créer un environnement propice au développement des opportunités d’affaires.

La suite de l’interview sera disponible dans le prochain numéro de l’Economiste Maghrébin 

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Avant le 31 juillet 2026 : quelles entités sont concernées par le dépôt obligatoire des états financiers au RNE ?

Les entreprises tunisiennes, associations et certaines structures publiques ont jusqu’au 31 juillet 2026 pour déposer leurs états financiers annuels auprès du Registre national des entreprises (RNE). Cette obligation concerne également les personnes physiques soumises à la tenue d’une comptabilité. Le dépôt doit être effectué exclusivement en ligne via la plateforme électronique du RNE.

Le délai fixé correspond à sept mois après la clôture de l’exercice comptable, conformément aux règles prévues par les textes régissant les entités concernées.

Sont concernées par cette obligation toutes les sociétés, quelle que soit leur forme juridique, les personnes physiques soumises à l’obligation comptable, les associations inscrites au registre, ainsi que les établissements publics ne présentant pas un caractère administratif et les autres organismes publics concernés.

À travers cette procédure, le RNE cherche à garantir l’actualisation des informations financières des acteurs enregistrés et à renforcer la transparence sur leur activité économique.

Le dépôt doit être réalisé uniquement sur le portail officiel du RNE : registre-entreprises.tn.

Pour les dirigeants et entrepreneurs, cette échéance représente une formalité obligatoire à respecter. Tout retard ou absence de dépôt peut exposer les concernés aux conséquences juridiques prévues par la réglementation en vigueur.

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Tunisie: l’aéronautique tourne à plein régime, les commandes affluent !

Tunis a ouvert ses portes, mardi, à la 5e édition de l’Aerospace Meetings Tunisia. Organisé par l’Agence de Promotion de l’Investissement Extérieur, FIPA, ce forum international dédié à l’industrie aéronautique et spatiale se déroule sur trois jours et rassemble un nombre record d’exposants : 85 entreprises, contre 56 lors de l’édition précédente. Cet évènement constitue ainsi une opportunité pour les acteurs tunisiens de l’aéronautique pour côtoyer des groupes européens et américains.

Selon Jalel Tebib, directeur général de la FIPA, l’industrie aéronautique tunisienne suscite désormais un intérêt marqué à l’international. Le secteur, qui regroupe plus de 85 entreprises, tourne actuellement à plein régime, les commandes affluant chez la plupart des opérateurs ! L’écosystème reste concentré autour du parc aéronautique d’El Mghira, où un grand constructeur français est également installé. D’autres sites comme ceux de Soliman, Sousse et Bizerte complètent l’infrastructure aéronautique en Tunisie. Le pays abrite d’ailleurs la plus importante fonderie aéronautique du continent africain, propriété d’une entreprise américaine.

Une entreprise turque bientôt implantée

Tebib a révélé qu’une société turque cotée à la Bourse d’Istanbul, fournisseur du marché allemand, finalise actuellement son implantation en Tunisie. Ses clients allemands lui auraient eux-mêmes conseillé de s’y installer.

Au programme du forum : rencontres B2B, conférences sur l’innovation, l’intelligence artificielle et la décarbonation, ainsi qu’un pavillon «Made in Tunisia» réservé aux PME et start-up locales.

Stefania Sonia Dallali, présidente de l’institut Gitas, a, pour sa part, insisté sur la fiabilité des entreprises tunisiennes du secteur. Elle a souligné que la position stratégique de la Tunisie au cœur de la Méditerranée, sa proximité avec l’Europe et sa jeunesse talentueuse constituent des atouts solides face aux mutations technologiques et environnementales du secteur. Son ambition : faire du pays une plateforme industrielle de référence en Méditerranée et en Afrique.

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La sous-traitance a généré plus de 16 milliards de dinars en 2025

Un grand nombre d’entreprises industrielles tunisiennes pratiquent la sous-traitance pour le compte de donneurs d’ordre européens, notamment dans le textile et l’électronique. Ce modèle économique repose sur une séparation stricte entre la propriété des matières et la main-d’œuvre. Les donneurs d’ordre étrangers envoient des intrants en Tunisie sans en transférer la propriété. Les usines locales assurent la transformation et/ou l’assemblage et facturent uniquement leurs services, avant de réexporter le produit fini. En 2025, la rémunération de ces services de fabrication fournis par les entreprises tunisiennes a progressé de 10,9%, générant 16,397 milliards de dinars.

Bien que la Tunisie ne soit pas propriétaire de ces flux, l’activité génère des mouvements massifs de marchandises aux frontières. À l’entrée des composants, les importations de matières premières et demi-produits expédiées vers la Tunisie à des fins de fabrication ont augmenté de 6,5%, s’établissant à 21,200 milliards de dinars (soit 24,8% du total des importations totales). Ces flux sont majoritairement composés d’intrants pour les produits manufacturés (51%) et de certains biens de consommation (30,7%).

Une fois la valeur ajoutée tunisienne intégrée, les exportations de ces produits transformés ont progressé de 8,4% pour atteindre 37,6 milliards de dinars. Ce segment représente désormais 59% des exportations totales du pays, et se compose quasi exclusivement de produits manufacturés.

Bien que souvent critiquée pour sa faible valeur ajoutée, la sous-traitance s’impose clairement comme un pilier de résilience indispensable pour l’économie tunisienne. En agissant comme un amortisseur social massif, elle absorbe une main-d’œuvre peu ou moyennement qualifiée, tout en générant des devises essentielles pour la balance des paiements. De plus, ce modèle a favorisé une montée en gamme technologique grâce au transfert de compétences et à l’adoption de normes internationales strictes, dynamisant par ricochet un réseau de PME locales. Si la dépendance vis-à-vis des donneurs d’ordre étrangers reste un point de vigilance, la sous-traitance demeure, en fin de compte, un moteur essentiel qui maintient la Tunisie connectée aux chaînes de valeur mondiales.

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Les sociétés cotées vont distribuer 1 727 MDT de dividendes au titre de 2025

Les actionnaires des sociétés cotées tunisiennes devraient bénéficier d’une enveloppe de 1 727 MDT de dividendes au titre de l’exercice 2025, selon l’évolution des résultats annuels publiée par la Bourse de Tunis. Ce montant marque une nouvelle progression par rapport aux 1 588 MDT distribués au titre de l’exercice 2024.

La tendance haussière se confirme pour la troisième année consécutive. En 2026, 51 sociétés cotées ont distribué ou prévu de distribuer des dividendes au titre des résultats de 2025, contre 49 sociétés l’année précédente. Sur les 65 sociétés ayant publié leurs états financiers 2025 sur un total de 75 sociétés cotées, le résultat global s’est établi à 3 179 MDT, en hausse de 7,2% par rapport aux 2 967 MDT enregistrés en 2024.

Parmi ces entreprises, 35 sociétés ont enregistré une amélioration de leurs résultats sur un an. Les sociétés composant l’indice Tunindex20 restent les principaux contributeurs, avec 2 593 MDT de bénéfices, soit 82% du résultat global du marché, en progression de 7,1% par rapport à 2024.

Dix sociétés n’avaient pas encore publié leurs états financiers annuels 2025 au moment de l’établissement de la note, parmi lesquelles figurent notamment Tunisair, Alkimia, SOMOCER et SIPHAT.

 

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