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Les « Fugueuses » ouvrent le bal ce soir au festival international d’Hammamet, histoires des femmes qui voulaient partir!

Partir ou rester ? C’est la question que Wafa Taboubi  posera ce soir avec une intensité bouleversante à l’occasion de l’ouverture du festival international d’Hammamet..La metteuse en scène et dramaturge tunisienne a réuni  dans sa nouvelle création « Les Fugueuses » sur scène six inconnus « cinq femmes et un homme  » dans un espace suspendu, hors du temps. Il s’agit de Fatma Ben Saïdane, Mounira Zakraoui , Lobna Noomene , Mouhamed Bouzid , Oumaima Bahri , et  Sabrine Omar . Six trajectoires marquées par la précarité, la violence, le divorce et l’invisibilité sociale. Six voix qui, ensemble, ont refusé de se taire.

Qui n’a jamais rêvé de fuguer ? Dans la pénombre, seules les voix et les sonorités ouvrent les espaces et les rêves d’évasions. Dans ce dispositif immersif, à la croisée de la performance poétique, de la composition sonore spatialisée et de la musique , ces cinq  femmes et un homme empruntent un chemin sans retour,  abandonnent, avec courage, l’assignation. Elles tracent une cartographie émouvante de ces désirs d’ailleurs. Malgré leurs trajectoires différentes, ils choisissent de poursuivre ensemble un horizon plus vaste, porté par l’espoir autant que par la peur. En chemin, ils se perdent et affrontent le doute sur l’existence, le vide, le sens et l’avenir. Une certitude demeure : rien ne sera plus comme avant.

Sur scène, la gare devient peu à peu un labyrinthe où les personnages affrontent leurs peurs, leurs désirs d’évasion et leurs désillusions. Dans cette nouvelle production , les contrastes entre ombre et clarté reflètent désarroi et espoir. Les six protagonistes possédent divers profils :  une femme de ménage âgée abandonnée par ses enfants, une enseignante suppléante vivant dans la précarité, une jeune diplômée en droit sans avenir professionnel, une ouvrière d’usine exploitée, une ramasseuse de plastique exténuée et un ouvrier divorcé, accablé par les dettes et la peur de la justice. A travers eux, Wafa Taboubi dresse le portrait d’une société minée par  la marginalisation et l’injustice sociale. Avec « Les Fugueuses », Wafa Taboubi livre une pièce poignante et bouleversante qui interpelle dans le style du théâtre existentialiste, poursuivant ainsi dans la lignée de ses précédentes œuvres, « Les Veuves » et « La Dernière ». Cette  pièce tunisienne « Les Fugueuses »  a remporté le Tanit d’Or de la 26ème édition des Journées Théâtrales de Carthage (JTC) en plus du prix du meilleur scénario et celui de la meilleure interprétation féminine attribué à Lobna Noomen.

                   Kamel Bouaouina

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« Road to the STAR » : une initiative pour soutenir les champions tunisiens

Le sport tunisien regorge de talents capables de briller sur les plus grandes scènes internationales. Pourtant, dans les disciplines individuelles, de nombreux athlètes poursuivent leur carrière dans des conditions difficiles, faute de moyens suffisants pour financer leur préparation, leur encadrement ou leur participation aux compétitions. Certains sont même contraints de s’expatrier afin de bénéficier d’un environnement plus propice à leur progression.
Inévitable recours au secteur privé

Face à cette réalité, le soutien du secteur privé constitue un levier essentiel pour permettre à ces sportifs d’exprimer pleinement leur potentiel tout en continuant à représenter la Tunisie. Accompagner ces champions, c’est investir dans l’excellence, encourager le dépassement de soi et contribuer au rayonnement du pays.

C’est dans cet esprit que STAR Assurances, fidèle à son engagement historique en faveur de la cohésion sociale, a lancé l’initiative « Road to the STAR », qui place le sport au cœur de sa stratégie de responsabilité sociétale.

« Star assurance » donne l’exemple

Dans une première phase, ce programme accompagnera cinq champions tunisiens des sports individuels : Walid Ktila, Khalil Jendoubi, Marwa Bouzayani, Wafa Masghouni et Wajdi Boukhili.

Par l’excellence de leurs performances, mais aussi par la richesse de leur parcours et leur capacité à inspirer les jeunes générations, ces athlètes incarnent pleinement les valeurs qui fondent l’esprit de cette initiative.

A quand les autres ?

Ils seront les porte-drapeaux de cette initiative et les premiers ambassadeurs d’un programme conçu dans une perspective de long terme pour favoriser l’accès au sport, mettre en lumière des parcours inspirants et encourager une participation plus large à la vie sportive et citoyenne.

Mohamed Sahbi RAMMAH

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La Tunisie place l’intelligence artificielle et la souveraineté des données au cœur de sa stratégie numérique

La Tunisie a présenté une vision nationale de la transition numérique inscrite dans son plan de développement 2026-2030, faisant des technologies numériques et de l’intelligence artificielle (IA) des leviers de croissance, d’innovation et d’attractivité pour les investissements, a déclaré vendredi le ministre des Technologies de la communication, Sofiane Hemissi.

Intervenant lors de la réunion ministérielle du Forum du Sommet mondial sur la société de l’information (SMSI), à Genève, le ministre a indiqué que cette stratégie repose sur le renforcement des infrastructures numériques, la généralisation de la digitalisation des services publics et l’amélioration du climat des affaires, selon un communiqué de son département.

Concernant l’intelligence artificielle,  Hemissi a affirmé que la stratégie nationale s’appuie sur plusieurs principes, notamment la primauté de l’humain, la préservation de la souveraineté nationale et des données, ainsi que le respect des valeurs éthiques, culturelles et sociales.

Il a estimé que l’IA jouera un rôle déterminant dans la transformation des sociétés et des économies au cours des prochaines décennies, tout en plaidant pour une gouvernance garantissant un usage responsable de cette technologie.

Le ministre a également appelé l’Union internationale des télécommunications (UIT) à renforcer l’appui aux États membres afin de traduire les engagements internationaux, notamment ceux du SMSI+20 et du Pacte numérique mondial, en actions concrètes.

En marge du sommet, le ministre. Hemissi s’est entretenu avec la secrétaire générale de l’UIT, Doreen Bogdan-Martin.

Les deux responsables ont réaffirmé leur volonté de consolider leur coopération, tandis que la Tunisie a réitéré son ambition de devenir un pôle régional de l’innovation numérique et de contribuer à une gouvernance responsable de l’IA ainsi qu’à la réduction de la fracture numérique.

 Bogdan-Martin a salué les avancées de la Tunisie dans le domaine du numérique et exprimé la disponibilité de l’UIT à poursuivre le développement de projets de coopération avec le pays.

Organisé du 6 au 10 juillet à Genève par l’UIT avec l’UNESCO, le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED), le Forum du SMSI réunit des représentants des gouvernements, du secteur privé, de la société civile et des organisations internationales autour des enjeux de la coopération numérique mondiale.

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«AfricaCrypt 2026» :  la cryptographie au service de la cybersécurité

La cybersécurité constitue actuellement un enjeu sociétal important, et l’initiation et la sensibilisation ont une importance fondamentale sur le plan de la sécurité à divers niveaux, incluant les enjeux citoyens et de protection des données personnelles. Dans le contexte actuel, l’informatique en fort développement, et les mathématiques, peuvent contribuer à une meilleure compréhension des enjeux de cybersécurité, notamment en lien avec la cryptologie qui a pour objectif de préserver la confidentialité, l’intégrité et l’accès non autorisé des informations. 

Elle repose sur l’utilisation de techniques de chiffrement et de déchiffrement qui transforment les données en un format illisible pour les personnes non autorisées. Cette approche garantit la confidentialité et l’intégrité des informations échangées. 

Le nom «cryptographie», qui signifie «secrets cachés», est tiré de la langue grecque. En d’autres termes, c’est une compétence qui permet de protéger les informations et données. La cryptographie est utilisée pour transformer des données en codes secrets inintelligibles ou «texte chiffré», qui ne peuvent être lus que par ceux qui connaissent la clé secrète pour la décoder. Pendant des siècles, les gouvernements et les militaires ont employé la cryptographie afin de transmettre des messages secrets entre eux. Toutefois, avec l’avènement d’Internet et des échanges de données entre pairs, la cryptographie est devenue plus cruciale que jamais pour protéger les données personnelles et professionnelles. 

De nos jours, les professionnels de la sécurité utilisent la cryptographie pour assurer la sécurité des communications en ligne, des transactions bancaires et des échanges de données sensibles entre les entreprises. La cryptographie englobe les domaines du chiffrement et de l’authentification des données. C’est dans ce cadre que la ville d’Hammamet accueillera du 8 au 10 juillet 2026 la 17e édition de la conférence internationale annuelle «AfricaCrypt 2026», spécialisée en cybersécurité et cryptographie. Cette conférence est une initiative de l’Association internationale pour la recherche cryptographique (IACR) qui vise à promouvoir et à faire progresser la cryptologie sur le continent africain. La conférence a toujours attiré d’excellentes contributions et a accueilli de nombreux chercheurs de renom qui y ont présenté des exposés magistraux. Elle réunira un panel international de scientifiques et d’experts de renom. Elle est organisée conjointement par l’Université de Tunis et le Centre tunisien de la recherche militaire, avec la participation de plusieurs institutions académiques et sociétés savantes spécialisées en mathématiques et cryptographie. AfricaCrypt 2026 a pour objectif de présenter et de discuter des dernières recherches et innovations technologiques, ainsi que de favoriser la collaboration entre les chercheurs des milieux académiques et militaires. Elle vise à développer des solutions avancées pour la protection des systèmes et des données critiques, notamment face aux défis posés par l’informatique quantique et la transition vers la cryptographie post-quantique.

Un gage de sécurité multiforme

La cryptographie pour la cybersécurité présente de nombreux avantages pour maintenir l’intégrité des messages. Elle est utilisée pour protéger des informations et des données hautement confidentielles. Elle offre une protection contre les utilisateurs non destinés à avoir accès à un message. Les signatures numériques offrent une non-répudiation contre les litiges qui surviennent dans des situations où l’expéditeur nie avoir transmis le message. La cryptographie renforce aussi la sécurité des données en utilisant des algorithmes de chiffrement pour protéger les informations échangées entre les parties prenantes. Les algorithmes modernes sont extrêmement complexes, ce qui rend pratiquement impossible le déchiffrement sans la clé appropriée. 

Ces dernières décennies ont été marquées par d’importants investissements dans le domaine de l’informatique quantique. Les ordinateurs quantiques exploitent les principes de la physique quantique et sont capables de résoudre des problèmes mathématiques insolubles pour les ordinateurs classiques, tels que le problème de la factorisation. La cryptographie est maintenant utilisée pour conserver des données confidentielles, y compris des mots de passe privés, en toute sécurité en ligne. Elle est maintenant utilisée par les experts en cybersécurité pour favoriser l’innovation, le texte chiffré, ainsi que d’autres mesures de protection qui appliquent mais aussi isolent les informations professionnelles et personnelles. Lors de la communication, les gens veulent et exigent la confidentialité et la sécurité. Historiquement, la cryptographie a été largement utilisée lors d’applications militaires pour cacher des informations sensibles aux ennemis.

Pour se connecter avec ses généraux sur le champ de bataille, Jules César a utilisé un simple chiffrement par décalage. A mesure que la technologie progresse, notre dépendance vis-à-vis des systèmes électroniques augmente, nécessitant le développement de techniques plus sophistiquées. La plupart des méthodes et techniques de communication sécurisée sont fournies par la cryptographie. Avec l’inquiétude grandissante de perdre sa vie privée, la sécurité des consommateurs est à un niveau record. La cryptographie est l’étude du cryptage et du décryptage des données pour empêcher tout accès non autorisé. Le texte chiffré doit être connu à la fois de l’expéditeur et du destinataire. La cybersécurité a continué d’évoluer pour devenir l’une des technologies les plus innovantes qui permet de sécuriser nos données confidentielles.

C’est dans ce cadre qu’une école sur la cryptographie post-quantique a eu lieu les 6 et 7 juillet à Hammamet. Cette école vise à former de jeunes chercheurs et à les familiariser avec les dernières avancées dans le domaine, notamment les algorithmes résistant aux attaques quantiques. Elle vise à initier les participants aux fondements et aux orientations actuelles de la cryptographie post-quantique, un domaine en pleine évolution qui prépare la cryptographie à l’ère quantique. Les sessions ont abordé quatre grandes familles de primitives résistant à l’informatique quantique : la cryptographie symétrique, l’introduction à la cryptographie sur réseau et à la cryptographie basée sur l’isogénie.

 Kamel BOUAOUINA

 

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Météo : forte hausse des températures avec des maximales de 45°C samedi

Ciel clair à peu nuageux sur la plupart des régions avec possibilités d’apparition de cellules orageuses l’après midi sur les régions ouest du nord et du centre et qui seront accompagnes de quelques averses,  selon les prévisions de l’Institut National de la Météorologie (INM).

Les températures maximales varieront entre 35° et 40° dans les régions côtières de l’est et les hauteurs et 32° au Cap bon et entrev 41 et 45° dans le reste des régions avec apparition de coups de sirocco.

Vent de secteur sud au nord et au centre et de secteur est au sud, rtelativement fort à localement fort à Tunis et Hammamet et sur les hauteurs . Le vent sera faible à modéré dans le reste des régions. Mer très agitée au nord et le golfe d’Hammamet et agitée dans les reste des cotes.

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Tourisme : une dynamique encourageante soutient la destination Tunisie

La Tunisie enregistre une dynamique touristique soutenue et un rayonnement croissant sur la scène internationale, a affirmé vendredi le ministre du Tourisme, Sofiene Tekaya, lors d’une réunion avec les commissaires régionaux au tourisme consacrée au suivi de la saison estivale.

Selon un communiqué, le ministre a souligné que cette évolution se traduit notamment par le lancement de nouvelles liaisons aériennes charter en provenance de plusieurs marchés étrangers, ainsi que par l’intérêt grandissant de marchés jugés prometteurs, notamment le Canada, le Royaume-Uni, l’Allemagne et la Russie.

Il a également insisté sur la poursuite de la diversification de l’offre touristique afin de renforcer l’attractivité de la destination tunisienne.

La réunion a permis de passer en revue les mesures engagées par le ministère pour assurer le bon déroulement de la haute saison.

Parmi les priorités figurent la promotion de la réservation anticipée, en partenariat avec les professionnels du secteur, à travers des offres promotionnelles qui ont suscité un intérêt important auprès des familles tunisiennes.

Les participants ont également évoqué le renforcement des programmes de propreté et d’embellissement des zones touristiques, en coordination avec les municipalités concernées, ainsi que la poursuite du programme national de nettoyage des plages.

 Le ministère entend aussi accélérer la numérisation de ses services afin d’améliorer l’accès à l’information et la qualité des prestations.

Le ministre a, par ailleurs, appelé à intensifier les opérations de contrôle dans les établissements d’hébergement, les restaurants touristiques et les agences de voyages afin de garantir le respect des normes de qualité et de sécurité.

Il a réaffirmé la mobilisation de la cellule de veille chargée de traiter rapidement les plaintes liées notamment aux pratiques commerciales abusives.

Le ministre a enfin assuré que son département poursuivra une gestion fondée sur le suivi de terrain et l’anticipation, en préparation notamment de l’échéance de « Tunis, Capitale du tourisme arabe 2027 ».

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Menace sur le littoral de Kélibia :  nécessité de préserver nos plages de la pollution des oueds

La pollution des plages est devenue un phénomène récurrent. En dépit des mesures prises par les pouvoirs publics visant la protection de l’environnement, y compris les plages, le phénomène de la pollution persiste et certaines plages deviennent un véritable dépotoir pour les déchets, ordures et eaux usées qui défigurent l’image des plages autorisées à la baignade, accueillant chaque année un grand nombre d’estivants. C’est le cas de certaines plages de Kélibia qui sont de plus en plus menacées, surtout lorsque le début de la saison estivale approche où d’aucuns constatent amèrement que le sable doré est recouvert de déchets et de détritus. Ces plages de la côte septentrionale du Cap Bon sont polluées par les déversements des eaux usées. La baignade est donc rendue impossible dans des lieux pourtant destinés aux touristes. Qu’en est-il vraiment ?

Les plages de Kélibia, de Mansoura au Petit Paris en passant par l’Aïn Grinz sont les plus appréciées par les habitants, notamment grâce à leur beauté, leur propreté, mais aussi à l’ambiance qui y règne. En effet, tous les âges s’y côtoient pour une ambiance familiale et chaleureuse. Mais voilà que ces plages sont menacées par la pollution. Les eaux usées des oueds sont rejetées dans la mer en provenance d’un oued avoisinant, oued Lahjar, qui est déjà très pollué. De gros déchets se sont accumulés, créant de grosses taches aux odeurs nauséabondes. Habitants de la zone et amoureux de la plage ont manifesté leur indignation face à ce crime contre la nature.

Ces eaux dans lesquelles se baignent les habitants pourraient représenter un vrai danger pour la santé, plus précisément au niveau de l’Aïn Grinz, la nature étant dans son état le plus critique. Les citoyens dénoncent le déversement des eaux usées polluées directement près de la plage. Très dangereuses pour la santé, ces eaux usées empêchent les riverains de profiter de la corniche kélibienne. Pourtant, la sonnette d’alarme avait déjà été tirée par la société civile. Cette dernière dénonçait, sur base d’enquêtes sur le terrain, la pollution des eaux de cette région. «Nous avons découvert une véritable catastrophe écologique. Le constat que nous avons établi met en exergue le déversement des eaux usées dans des plages réputées être l’attraction pour de nombreux estivants, qui affluent des quatre coins du pays, et même de l’étranger», déclarait Hédi, un jeune cadre de Kélibia. 

Un enjeu environnemental majeur

D’ailleurs un sit-in a été organisé par les habitants le week-end dernier visant à dénoncer l’état dégradant de la mer par l’oued Lahjar appelant les autorités locales et régionales, l’ONAS et l’APAL, à intervenir d’urgence. La saison estivale est d’ores et déjà commencée dans ce coin de villégiature, qui reste néanmoins autorisé à la baignade malgré le fait qu’il soit noyé dans la pollution. Ces eaux usées déversées dans la mer demeurent l’une des plus grandes catastrophes écologiques. En somme, cela constitue une véritable bombe à retardement. Ainsi, chaque année, la mer est à l’origine de plusieurs maladies à transmission hydrique, telles que les infections cutanées et les intoxications bactériologiques. Certains baigneurs à travers le littoral ont contracté la conjonctivite.

Le déversement des eaux usées en provenance de l’oued cause des ravages environnementaux à la mer. Des stations d’épuration des eaux usées sont prévues depuis des années mais ne sont toujours pas opérationnelles. La pollution des plages tunisiennes n’est plus un désagrément saisonnier, mais un enjeu environnemental majeur, aux répercussions durables. Si des mesures sérieuses ne sont pas prises rapidement, c’est tout un pan de notre patrimoine naturel, touristique et économique qui risque de disparaître. L’Agence nationale de protection de l’environnement (ANPE) ne manque pas de souligner les efforts engagés par les autorités publiques. Cependant, ces efforts demeurent insuffisants face à l’ampleur du phénomène, notamment sur les plages, où les déchets, les eaux usées et l’urbanisation incontrôlée continuent de nuire gravement à l’environnement et au tourisme. Il est donc urgent d’adopter des mesures concrètes, durables et coordonnées, aussi bien au niveau national que local. Cela implique une meilleure gouvernance du littoral, une mobilisation citoyenne et la mise en œuvre de politiques de prévention et de répression efficaces. Car préserver nos plages, c’est aussi préserver l’économie nationale, le cadre de vie des citoyens et l’image de la Tunisie à l’international.

Kamel BOUAOUINA

 

 

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En vue de les aider dans leur choix :  des tuyaux pour les nouveaux bacheliers 

Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a mis à la disposition des nouveaux bacheliers le nouveau guide d’orientation universitaire pour l’année 2024. Ces derniers sont invités à y accéder pour formuler leurs choix. Les lauréats qui ont réussi brillamment avec des moyennes excellentes n’ont pas de souci puisqu’ils peuvent obtenir leur premier choix. Les autres peinent souvent à sélectionner leurs choix et n’accèdent pas toujours à la filière universitaire qu’ils préfèrent. Vu le grand nombre de filières universitaires, le nouveau bachelier trouve parfois des difficultés à effectuer son choix.

Le guide d’orientation universitaire comprend tous les critères que les futurs étudiants doivent respecter (calcul de score, score du dernier orienté, capacité d’accueil, étapes de l’orientation, conditions et procédures de la réorientation…) ainsi que l’ensemble des offres d’études universitaires dans les universités publiques et privées. Le guide comprend également l’ensemble des offres de formation professionnelle pour le cycle de Technicien supérieur (formation professionnelle pour bacheliers). En vue d’aider les nouveaux bacheliers dans leurs choix, nous leur proposons quelques filières qui promettent une formation menant à des métiers d’avenir.

Les métiers de l’audiovisuel 

Le guide d‘orientation propose plusieurs filières dans le domaine de l’audiovisuel dont la formation dure trois ans. Les nouveaux bacheliers peuvent opter pour des études accompagnées d’une formation dans ce domaine et ce, en optant, selon leur score, pour l’obtention d’une licence fondamentale de technicien du son ou une licence en audio-visuel ou encore en multimédias ou en techniques cinématographiques (assistant-réalisateur, images et lumières, son et montage), assurés par l’Institut Supérieur des Arts Multimédia de la Manouba et par d’autres instituts régionaux comme l’Institut Supérieur des Arts et Métiers répartis sur plusieurs gouvernorats. Lors de leurs études, les étudiants recevront une formation spécifique concernant le domaine audiovisuel, comme l’installation des équipements sonores et la captation du son, l’édition de fichiers audio ou encore le mixage et la diffusion. Parmi les débouchés accessibles après cette option, on retrouve, entre autres, les métiers d’ingénieur du son, de perchman, d’opérateur de prise de son, de régisseur son, d’assistant studio et de sonorisateur.

Electricité et énergies renouvelables 

Le ministère de la Formation professionnelle et de l’Emploi propose des formations et certifications adaptées en électricité et en énergies renouvelables. Les cursus universitaires et techniques en Tunisie proposent des formations en génie électrique, énergie, et plus spécifiquement en énergies renouvelables (solaire, éolien, biomasse, etc.). Ces formations sont souvent proposées dans les écoles d’ingénieurs, universités et centres de formation professionnelle pour lesquels les nouveaux étudiants peuvent opter. Ils peuvent développer des compétences en conception, installation, maintenance et gestion des systèmes électriques et des installations d’énergies renouvelables. Ils apprennent aussi les normes de sécurité, les techniques d’efficacité énergétique et les technologies innovantes. Les diplômés issus de ces différentes instances universitaires peuvent être recrutés par la STEG pour la gestion, la production et la distribution d’électricité, y compris les projets d’énergies renouvelables, ainsi que par les entreprises industrielles et du bâtiment pour l’installation et la maintenance des systèmes électriques et énergétiques, notamment dans le cadre de la transition énergétique sachant qu’aujourd’hui, les énergies renouvelables constituent un secteur en croissance avec des opportunités dans l’installation de panneaux solaires, éoliennes, systèmes de chauffage écologique et services liés à l’efficacité énergétique.

Les études agroalimentaires 

Parmi les filières proposées aux nouveaux bacheliers dans le guide figurent celles qui ont trait à l’alimentation et aux industries agroalimentaires. L’Ecole Supérieure des Industries Alimentaires de Tunis (ESIAT) est un établissement public d’enseignement supérieur, dont la vocation est de former des ingénieurs (Bac+5), des licences appliquées (Bac+3) et de délivrer des mastères et des doctorats en Industries alimentaires. Elle fait partie d’un ensemble d’autres instituts d’enseignement supérieur agricole répartis sur les universités tunisiennes. Concernée comme tous les établissements supérieurs par l’application du système LMD, cette école adhère à ce système en instituant la licence appliquée qui prendra ainsi la place du cycle de formation de technicien supérieur. Cette licence doit répondre aux besoins du marché de l’emploi dans le domaine de l’industrie alimentaire.

Une licence fondamentale en Production Animale et Ressources Alimentaires est délivrée par l’Ecole Supérieure d’Agriculture de Mateur, l’Institut National Agronomique de Tunisie sous la double tutelle du ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche et du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Cette école offre la possibilité aux étudiants titulaires d’une licence de poursuivre leurs études en vue d’obtenir un master (Diplôme national d’ingénieur en production animale et végétale). 

Spécialités de l’environnement

Le guide d’orientation propose des filières qui débouchent sur un diplôme de techniciens supérieurs ou des ingénieurs en la matière. L’Institut Supérieur des Sciences et Technologies de l’Environnement (ISSTE) est un établissement d’enseignement supérieur spécialisé en environnement dans l’acception large du terme. Eu égard à la complexité des problématiques environnementales, la formation au sein de l’institut est polyvalente et interdisciplinaire.

L’ISSTE de Borj Cédria est l’un de ces instituts qui assure aux étudiants, dans le cadre du système LMD, la formation nécessaire qui les prépare aux différentes spécialités exigées dans ce secteur. Cet institut fait partie du technopôle de Borj Cédria, spécialisé dans les énergies renouvelables, l’eau, l’environnement et la biotechnologie végétale. Ce technopôle regroupe en son sein des instituts supérieurs divers (sciences et technologies de l’environnement, informatique et études technologiques) et différents centres de recherche dans ces secteurs.

L’ISSTE est doté de tout l’équipement nécessaire à la pointe de la technologie et des ressources humaines qualifiées et expérimentées garantissant aux étudiants une formation adaptée au progrès technologique et adéquate aux potentialités du marché de l’emploi dans le secteur de l’environnement. Une licence appliquée est octroyée aux étudiants ayant accompli les trois ans avec succès qui leur permettrait d’entrer dans le marché de l’emploi en qualité de technicien supérieur dans l’architecture de protection et de lutte contre la pollution de l’environnement. L’ISSTE réalise depuis sa création des taux de réussite très importants. Les diplômés de l’ISSTE, titulaires d’une licence appliquée dans l’une des spécialités de l’environnement auront des perspectives d’emploi variées. Ils pourront créer leurs propres projets, poursuivre leurs études pour obtenir un master ou un doctorat en la matière ou travailler dans le secteur public ou privé dans les domaines suivants : les bureaux d’études spécialisés, les laboratoires d’analyses publics ou privés, les entreprises privées (collecte, recyclage et traitement de déchets, traitement de l’eau, entretien d’espaces…), les organisations non gouvernementales nationales et internationales et d’autres possibilités d’emploi non moins intéressantes. Le ministère de l’Environnement, le ministère de l’Agriculture, le ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Energie, ainsi que les petites et moyennes entreprises sont prêts à embaucher les diplômés de l’ISSTE.

Formation professionnelle

En dehors des filières universitaires proposées dans le guide d’orientation, le nouveau bachelier peut y trouver d’autres voies disponibles dans le cadre du système de formation professionnelle et ce, à travers les différents Centres Sectoriels de Formation aux Métiers du Tertiaire qui fournissent des formations requises par le marché du travail et permettent à l’étudiant d’acquérir des compétences, des aptitudes et des spécialisations dans plusieurs domaines dans ces différents centres sectoriels où l’étudiant peut bénéficier d’une formation initiale dans les métiers du tertiaire. Les programmes ont été élaborés en collaboration avec les entreprises selon l’approche par compétences.

Au sein de ces centres sectoriels, la formation est assurée par un cadre de formateurs et de consultants en médias et en orientation professionnelle, ainsi que par des conseillers dans la formation et l’encadrement. Les formateurs sont recrutés parmi les ingénieurs et les techniciens de haut rang, et sont soumis à des stages pédagogiques avant d’entamer leurs tâches. La formation s’effectue en collaboration avec les recruteurs éventuels pour s’assurer que les jeunes acquièrent des compétences requises par les employeurs. Ces centres sectoriels reposent sur la formation en alternance, un mode de formation qui nécessite une coordination étroite entre l’organisme de formation et les entreprises, afin que les apprenants puissent bénéficier d’une formation cohérente et efficace. Ces centres sectoriels de formation aux métiers du tertiaire sont nombreux et se répartissent sur tous les gouvernorats.

Hechmi KHALLADI



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Banque centrale, souveraineté économique et mutations des équilibres macroéconomiques 

 Par Mondher AFI

Le 6 juillet 2026, au Palais de Carthage, le Président de la République Kaïs Saïed a reçu le Gouverneur de la Banque centrale de Tunisie, Fethi Zouhair Nouri, venu lui remettre le rapport annuel de la Banque centrale au titre de l’année 2025. Cette rencontre institutionnelle s’inscrit dans un contexte caractérisé par les profondes transformations de l’économie mondiale, la reconfiguration des rapports de puissance économique et l’évolution du rôle des banques centrales dans la gouvernance des États.

 

Elle intervient également après la participation du Gouverneur aux travaux du Congrès financier de la Banque de Russie, organisé à Saint-Pétersbourg, où la Tunisie a pris part aux échanges en qualité d’invitée d’honneur.

Au-delà de son caractère protocolaire, cette rencontre offre une grille de lecture pertinente des enjeux économiques auxquels la Tunisie est confrontée. Les éléments présentés lors de cet entretien – croissance économique, inflation, réserves en devises, remboursement de la dette extérieure et participation aux forums économiques internationaux – ne doivent pas être appréhendés comme une simple succession de données statistiques. Ils traduisent les interactions permanentes entre politique monétaire, stabilité financière, coopération internationale et développement national. L’analyse de ces éléments permet de mieux comprendre les mécanismes qui structurent l’économie tunisienne dans un environnement international marqué par une incertitude croissante et par l’émergence de nouveaux espaces de coopération économique.

 La Banque centrale au cœur de la gouvernance économique

Les banques centrales occupent aujourd’hui une place essentielle dans l’organisation des économies contemporaines. Initialement chargées de l’émission de la monnaie et de la régulation de la circulation monétaire, elles exercent désormais des responsabilités beaucoup plus larges qui concernent la stabilité des prix, la supervision bancaire, la préservation de la confiance dans le système financier et la protection des équilibres macroéconomiques. Dans une économie ouverte comme celle de la Tunisie, ces missions prennent une dimension particulière, puisque les fluctuations internationales influencent directement les marchés financiers, les échanges commerciaux et les mouvements de capitaux.

La remise du rapport annuel constitue ainsi un exercice de transparence institutionnelle qui permet d’apprécier la situation économique du pays à partir d’indicateurs objectivés. Ce document ne se limite pas à dresser un bilan comptable de l’année écoulée, il met également en évidence les évolutions de l’environnement économique, les risques susceptibles d’affecter la stabilité financière ainsi que les perspectives de l’économie nationale. Les banques centrales produisent en effet une expertise indispensable à la compréhension des transformations économiques, dans un contexte où les décisions publiques nécessitent une information fiable et régulièrement actualisée.

Les indicateurs présentés lors de la rencontre offrent des éléments d’appréciation sur la situation macroéconomique du pays. Le taux de croissance renseigne sur l’évolution de l’activité économique, tandis que l’inflation constitue un indicateur de la stabilité des prix et du pouvoir d’achat. Les réserves en devises permettent d’évaluer la capacité du pays à couvrir ses besoins en importations et à honorer ses engagements extérieurs. De son côté, le respect des échéances de remboursement de la dette contribue à apprécier la crédibilité financière de l’État sur les marchés. Pris séparément, ces indicateurs rendent compte de dimensions spécifiques de l’économie ; analysés conjointement, ils offrent une lecture plus complète des équilibres macroéconomiques, sans pour autant suffire, à eux seuls, à rendre compte de l’ensemble des dynamiques économiques et sociales.

Toutefois, la littérature économique contemporaine rappelle que ces indicateurs ne constituent pas une fin en soi. Comme l’ont montré Amartya Sen et Joseph Stiglitz, les performances macroéconomiques prennent leur véritable signification lorsqu’elles s’accompagnent d’une amélioration durable des conditions de vie, d’un renforcement des capacités productives et d’une consolidation des institutions. Les banques centrales participent à la création d’un environnement favorable au développement, mais leur action s’inscrit dans un ensemble plus vaste où interviennent également les politiques budgétaires, industrielles, éducatives et sociales.

La participation tunisienne aux forums économiques internationaux

La rencontre du 6 juillet 2026 a également permis d’évoquer les résultats de la participation tunisienne au Congrès financier organisé par la Banque de Russie, en marge de la vingt-neuvième édition du Forum économique international de Saint-Pétersbourg. Cet événement, placé sous le thème «Dialogue pratique : la voie vers un avenir stable», a réuni des responsables politiques, des gouverneurs de banques centrales, des représentants d’institutions financières, des universitaires et des acteurs économiques provenant de plus d’une centaine de pays et de régions.

L’intérêt de cette participation dépasse la seule dimension diplomatique. Les forums économiques internationaux constituent aujourd’hui des espaces de dialogue où s’élaborent des réflexions sur les mutations du système financier mondial, les nouvelles formes de coopération monétaire, les mécanismes de financement du développement, la transformation numérique des systèmes bancaires et les défis liés aux crises économiques successives. Ils offrent également un cadre d’échange d’expériences entre institutions confrontées à des problématiques souvent similaires, malgré la diversité de leurs contextes nationaux.

La présence de la Tunisie comme invitée d’honneur traduit son insertion dans ces espaces internationaux de concertation économique. Elle permet de renforcer les échanges techniques entre banques centrales, d’élargir les possibilités de coopération financière et de suivre les évolutions des pratiques internationales en matière de régulation bancaire, de paiements numériques, de cybersécurité financière et de gestion des risques macroéconomiques. Dans un contexte marqué par la diversification des partenaires économiques et par l’émergence d’un système international plus multipolaire, cette participation illustre également l’importance croissante de la diplomatie économique dans les stratégies nationales de développement.

Le choix de Saint-Pétersbourg comme lieu de cette rencontre n’est pas anodin. Depuis sa création en 1997, le Forum économique international est devenu un espace majeur de réflexion sur les transformations de l’économie mondiale. Les débats qui y sont organisés portent autant sur les investissements, les innovations technologiques et les transitions énergétiques que sur les nouvelles architectures financières internationales. Pour les banques centrales, ces rencontres constituent des occasions privilégiées de comparer les expériences nationales et d’anticiper les évolutions susceptibles d’influencer la stabilité financière mondiale. 

Les indicateurs macroéconomiques entre stabilité financière et développement

Les données présentées au cours de cette rencontre offrent une lecture de l’évolution de la situation macroéconomique. Elles mettent en évidence des efforts de consolidation des équilibres économiques et financiers, tout en rappelant les défis persistants liés à la croissance, à l’investissement, à l’emploi et à la résilience de l’économie face aux contraintes internes et externes.

Toutefois, l’interprétation de ces indicateurs nécessite une lecture nuancée. Le taux de croissance renseigne sur l’évolution de la production de biens et de services, mais il ne permet pas, à lui seul, d’évaluer les effets de cette évolution sur l’emploi, les revenus, les disparités régionales ou la réduction des inégalités. De la même manière, le ralentissement de l’inflation constitue un indicateur de stabilité des prix, sans que cela implique automatiquement une amélioration du pouvoir d’achat ou des conditions de vie de l’ensemble de la population.

Les réserves en devises représentent un instrument de sécurité économique en permettant de financer les importations et d’absorber d’éventuels déséquilibres extérieurs. Quant au remboursement des engagements financiers internationaux, il traduit le respect des obligations contractuelles de l’État et contribue à l’évaluation de sa situation financière par les partenaires et les marchés.

Pris isolément, chacun de ces indicateurs renseigne sur une dimension spécifique du fonctionnement de l’économie. Leur analyse gagne toutefois à être replacée dans une perspective plus large intégrant les transformations structurelles, les politiques publiques, l’investissement, l’emploi, la productivité et les dynamiques sociales. Les indicateurs macroéconomiques permettent ainsi d’apprécier la stabilité économique, sans constituer à eux seuls une mesure complète du développement.

Les économistes contemporains insistent sur la nécessité d’articuler ces données quantitatives avec des indicateurs relatifs à l’investissement, à la productivité, à l’innovation, à l’emploi, au capital humain et au développement territorial. La qualité d’une trajectoire économique dépend de la capacité à transformer la stabilité financière en croissance durable, à renforcer la compétitivité des entreprises et à favoriser la création de valeur dans l’ensemble des régions du pays. Cette approche multidimensionnelle conduit à considérer les performances macroéconomiques comme des conditions favorables au développement, sans les confondre avec le développement lui-même.

 Les perspectives de la Tunisie dans un environnement économique en mutation

L’économie mondiale traverse une période de recomposition profonde marquée par le déplacement progressif des centres de croissance, la multiplication des pôles d’influence économique et financière ainsi que l’évolution des mécanismes de coopération internationale. Cette dynamique s’accompagne d’une diversification des échanges commerciaux, d’une transformation des chaînes de valeur mondiales et d’une redéfinition des rapports entre les économies développées et émergentes. Dans ce contexte, les États sont conduits à adapter leurs stratégies économiques afin de renforcer leur capacité de résilience face aux chocs externes, de sécuriser leurs approvisionnements, de diversifier leurs partenaires économiques et financiers et d’améliorer leur aptitude à s’insérer dans un environnement international caractérisé par une incertitude croissante et des mutations rapides.

Pour la Tunisie, cette évolution implique de concilier stabilité monétaire, attractivité économique et capacité d’adaptation aux nouvelles dynamiques internationales. La Banque centrale joue un rôle important dans cette perspective en contribuant à la confiance des opérateurs économiques, à la stabilité du système bancaire et à la prévisibilité des politiques monétaires. Toutefois, la consolidation des équilibres financiers ne constitue qu’une composante d’une stratégie plus large mobilisant également les politiques d’investissement, l’innovation, la recherche scientifique, la formation du capital humain et l’amélioration de la gouvernance économique.

Les transformations actuelles de l’économie mondiale montrent également que la coopération internationale ne se limite plus aux relations commerciales. Elle concerne désormais les échanges d’expertise entre banques centrales, le développement des technologies financières, la sécurisation des systèmes de paiement, la régulation des flux numériques et la gestion des risques liés aux changements géopolitiques. Dans ce contexte, la participation aux grands forums internationaux représente un moyen de suivre les évolutions des pratiques économiques, de renforcer les capacités institutionnelles et de mieux anticiper les défis futurs.

La rencontre du 6 juillet 2026 offre ainsi un cadre d’analyse permettant de mettre en relation plusieurs dimensions essentielles de la gouvernance économique contemporaine. La remise du rapport annuel de la Banque centrale, la présentation des principaux indicateurs macroéconomiques et la participation tunisienne aux travaux du Congrès financier de la Banque de Russie et du Forum économique international de Saint-Pétersbourg témoignent de l’articulation croissante entre politiques économiques nationales et transformations de l’environnement international. L’ensemble de ces éléments montre que la stabilité monétaire, la solidité institutionnelle et l’ouverture aux espaces internationaux de coopération constituent des composantes complémentaires d’une réflexion plus large sur les trajectoires de développement de la Tunisie dans un monde en profonde mutation.

 

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Météo : prévisions du samedi 11 juillet 2026

Ciel clair à peu nuageux dans les différentes régions du pays ce samedi ,selon les prévisions de l’institut national de la météorologie (INM). Vent de secteur nord ouest au nord et au centre, et de secteur ouest au sud faible à modéré. Le vent sera relativement fort près des côtes et les hauteurs l’après-midi. Mer onduleuse aux côtes nord est et calme à peu agitée dans le reste des côtes. Températures en hausse. les maximales varieront entre 34° et 38° dans les régions côtières et sur les hauteurs et entre 38° et 42° dans le reste des régions avec apparition de coups de sirocco.

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Bac 2026 : Plus d’un élève sur deux pris en charge par le ministère de la Famille obtient son diplôme

Le taux de réussite global à l’examen du baccalauréat 2026 des élèves pris en charge par les établissements de protection créés et soutenus par le ministère de la famille, de la femme, de l’enfance et des personnes âgées s’élève à 56,87 pc, a souligné le ministère de la famille dans un communiqué publié vendredi.

Le ministère a présenté ses félicitations aux bénéficiaires des centres intégrés de la jeunesse et de l’enfance, des complexes de l’enfance et des villages d’enfants « SOS » qui ont réussi au baccalauréat dans les deux sessions, principale et de contrôle.

(D’après Tap)

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Agriculture : un vaste programme de curage des oueds sur 255 km

Le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche prévoit d’engager prochainement des travaux de curage et de nettoyage des oueds sur un linéaire de 255 kilomètres.

Cette opération s’inscrit dans le cadre de la stratégie nationale de prévention des inondations en Tunisie. Elle vise à atténuer les effets des changements climatiques, à lutter contre l’érosion des sols et à protéger les terres agricoles. La finalité est de contribuer à la préservation des ressources naturelles et au renforcement de la sécurité alimentaire en Tunisie.

En 2024, 53 kilomètres d’oueds dans les gouvernorats de Béja, Bizerte, Ben Arous, Zaghouan et Sousse, ont été nettoyés.

En 2025, le programme de nettoyage a été élargi à d’autres gouvernorats, notamment Mahdia, Médenine, l’Ariana, Kairouan, Tozeur et Nabeul.

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Bac 2026 : Les Villages d’Enfants SOS dépassent les 67 % de réussite

Le taux global de réussite des élèves des villages d’Enfants SOS à l’examen du baccalauréat 2026, toutes sessions confondues (principale et contrôle), a atteint 67,35 pc, a annoncé vendredi l’Association tunisienne des Villages d’Enfants SOS.

Au total, 98 élèves pris en charge par l’association se sont présentés à l’examen cette année. Parmi eux, 66 ont été admis, dont 21 à l’issue de la session de contrôle.

Les nouveaux bacheliers sont issus des foyers intégrés ainsi que des familles bénéficiant du programme de soutien familial et de prévention de l’abandon.

L’Association a, à cette occasion, fait part de sa fierté à l’égard de ses enfants, leur souhaitant succès dans leurs futurs parcours académiques et professionnels.

Elle a également adressé ses remerciements et sa gratitude à toutes les parties ayant contribué à l’obtention de ces résultats.

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Météo : les températures grimpent avec une vague de chaleur attendue dès vendredi

Les températures sont en hausse à partir d’aujourd’hui, dépassant les moyennes saisonnières de 6° à 10°, indique l’institut national de la météorologie (INM),  dans un bulletin de suivi publié vendredi. Les températures seront en hausse remarquable demain samedi 11 et après-demain dimanche 12 juillet 2026, avec des maximales comprises entre 41° et 46° et apparition de coups de sirocco. Les températures près des côtes Est varieront entre 35° et 40°. Les températures seront en légère baisse lundi 13 et mardi 14 juillet 2026. Selon l’INM, un nouvel épisode de forte chaleur s’installe dans les différentes régions du pays, jusqu’à la fin de la semaine prochaine.

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Céréales : un taux d’avancement de 92 % pour la campagne de moisson à Ben Arous

La campagne de moisson et de collecte des céréales dans le gouvernorat de Ben Arous a atteint un taux d’avancement de 92%, selon les dernières estimations établies par les services techniques du commissariat régional au développement agricole (CRDA).

Ces données résultent des dernières opérations de suivi menées sur le terrain, a indiqué à l’Agence TAP le chargé de la gestion du CRDA, Ezzeddine Grioui.

La commission technique chargée du suivi de la campagne poursuit le contrôle de l’état d’avancement de la récolte dans les zones de production, ainsi que des dispositifs mis en place pour assurer le bon déroulement des opérations de collecte, de transport, de sécurisation et de stockage de la récolte.

Selon les dernières données techniques, 8 975 hectares ont été moissonnés sur les 9 755 hectares prévus, permettant la collecte de 96 030 quintaux de céréales.

Les quantités collectées au centre de collecte de Jebel Oust, dans le gouvernorat de Zaghouan, se répartissent entre 49 888 quintaux de blé dur, issus de la récolte de 3 900 ha sur une superficie emblavée de 4 400 ha (89%), et 13 999 quintaux de blé tendre, après la moisson de 1 000 ha sur 1 130 ha (88%).

S’agissant de l’orge, 4 000 ha ont été récoltés sur les 4 150 ha cultivés, permettant la collecte de 30 195 quintaux, soit un taux d’avancement de 96%. Quant au triticale, la totalité des 75 ha emblavés a été moissonnée, pour une production de 2 348,5 quintaux.

Les services techniques estiment la récolte céréalière de la saison en cours à près de 300 mille quintaux, avec un rendement moyen de 30 quintaux à l’hectare, en hausse de 21% par rapport à la campagne précédente.

La production fourragère est, pour sa part, estimée à 41 215 tonnes, soit une progression de 7,5 % par rapport à la saison écoulée.

Les superficies consacrées aux grandes cultures couvrent 9 927 ha de céréales, 5 695 ha de fourrages, 333 ha de légumineuses sèches et 272 ha de cultures industrielles.

La majorité des agriculteurs de Ben Arous acheminent leurs récoltes vers le centre de collecte de Jebel Oust, dans le gouvernorat de Zaghouan, en raison de sa proximité avec les principales zones céréalières situées dans le triangle M’hamdia-Khelidia-Mornag.

(D’après Tap)

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La Protection civile appelle à la vigilance face aux risques d’incendies et d’accidents durant l’été

Le directeur des opérations centrales des unités de la protection civile, Mohsen Boughzela, a indiqué que les préparatifs nécessaires ont été entrepris depuis le mois d’avril dernier pour prévenir les incendies de forêt et des cultures agricoles, précisant que 14 visites préventives ont été effectuées dans les centres de collecte des céréales afin de remédier aux manquements constatées et que trois sessions de formation ont été organisées au profit des responsables de la gestion des catastrophes.

Lors d’une conférence de presse organisée, jeudi, par l’Office national de la protection civile, Boughzela a indiqué que 18 centres saisonniers de la protection civile, regroupant 107 agents et 18 camions de pompiers, ont été mis en place dans les régions touchées par les incendies, notamment dans la délégation de Sers, Boussalem et Aousj.

Dix équipes mobiles ont également été installées, dont huit chargées d’assurer la protection des ressources agricoles et forestières.

Selon le directeur des opérations, ces équipes sont composées de 23 officiers de la protection civile et de 123 agents, auxquelles s’ajoutent deux équipes chargées d’assurer la gestion.

Il a aussi indiqué que, dans le cadre du plan mis en place pour faire face aux dangers des incendies, une cellule centrale d’alerte a été activée. « Celle-ci intensifie les patrouilles mixtes avec les unités de la Garde nationale afin de prévenir le déclenchement des incendies et d’améliorer les inspections sur le terrain ».

Il a précisé que le bilan des incendies enregistrés du 1er juin 2026 au 5 juillet 2026 s’élève à 380 hectares, ajoutant que le nombre d’interventions a atteint 148, un chiffre en baisse par rapport au pic enregistré en 2022 et 2025.

Une légère hausse du nombre d’incendies a été enregistré au cours de la période mentionnée, a-t-il poursuivi, soit une augmentation de 35 incendies par rapport à la même période de l’année dernière, soulignant que les indicateurs généraux restent dans les moyennes nationales enregistrées au cours des cinq dernières années, ne reflétant pas une situation exceptionnelle.

Il a précisé que le gouvernorat du Kef a enregistré la plus grande superficie touchée par les incendies lors de la période mentionnée, soit environ 168 hectares, tandis que le gouvernorat de Jendouba arrive en tête du nombre d’incendies enregistrés avec huit incendies. Ces deux gouvernorats sont ainsi les plus touchés par les incendies de forêt depuis le début de la saison.

En ce qui concerne les secours sur les plages, le directeur des opérations centrales des unités de la protection civile a indiqué que 313 postes de surveillance répartis dans 13 gouvernorats côtières sont assurés par 119 agents de surveillance et 1412 maîtres-nageurs.

Le nombre de décès enregistrés entre début juin et le 5 juillet s’élève à 16, soit 31 de moins qu’en 2025 et le nombre d’opérations de sauvetage est de 177. Le nombre total d’interventions est de 240, contre 100 en 2025.

Le gouvernorat de Nabeul a enregistré le plus grand nombre de victimes de noyade, avec 7 cas, suivi du gouvernorat de Sousse avec 4 cas, puis des gouvernorats de Tunis et de Bizerte avec 2 cas chacun et enfin du gouvernorat de Ben Arous avec un seul cas.

En ce qui concerne les accidents de la route, Boughzela a fait savoir que le nombre de décès est passé de 82 en 2025 à 95 cette année, précisant que le nombre de blessés a aussi augmenté, passant de 6374 l’année dernière à 6959 en 2026.

De son côté, le Colonel Major Adel Abidi à la direction régionale de la protection civile de Jendouba, a indiqué que les efforts se poursuivent sans relâche pour prévenir les incendies qui menacent les zones forestières, ajoutant que le travail des unités est intensif pour les opérations de sauvetage.

Il a également passé en revue une série de recommandations que les citoyens doivent suivre pour éviter les incendies et les accidents de la route, telles que le fait d’éviter de conduire en cas de fatigue, de respecter les couleurs des drapeaux sur les plages et de faciliter le passage des véhicules de secours.

(D’après Tap)

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Port de Zarzis : une nouvelle vague d’arrivées de Tunisiens résidant à l’étranger

Le ferry Carthage a accosté, jeudi 9 juillet à 8h du matin au port de commerce de Zarzis en provenance de Marseille, avec 2055 passagers et 603 véhicules à bord.

Ce premier voyage marque le début de la saison du retour des Tunisiens résidant à l’étranger via ce port pour lequel la Compagnie Tunisienne de Navigation (CTN) a programmé huit traversées (allers et retours) durant l’été 2026.

Le porte-parole de la direction générale de la douane, le colonel-major Chokri Jabri a indiqué à l’Agence TAP, que la première traversée de la saison estivale 2026 organisée par la Compagnie tunisienne de navigation (CTN) s’est déroulée dans de très bonnes conditions grâce aux moyens humains et logistiques mobilisés.

Il a ajouté que deux plateformes numériques à distance ont été mises en place pour faciliter aux voyageurs les procédures d’obtention du permis de circulation « Rokhssati » et de la déclaration des biens importés « Amteati » (baggages), en plus de celle dédiée à la déclaration des devises, ce qui permis d’accélerer les démarches.

(D’après Tap)

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Éducation : un programme pour favoriser l’intégration de plus de 12 000 élèves en situation de handicap

La protection des enfants menacés de décrochage scolaire, l’inclusion des élèves en situation de handicap, la composition et les missions du futur Conseil supérieur de l’éducation, ainsi que les projets en suspens et la maintenance des infrastructures scolaires ont été au centre d’une réunion organisée, ce jeudi, au Conseil national des régions et des districts (CNRD) par la Commission des services et du développement social avec des représentants du ministère de l’Éducation.

Dans leur présentation sur les politiques publiques de l’éducation dans le cadre du Plan de développement 2026-2030, les représentants du ministère de l’Éducation ont souligné que l’inclusion scolaire de plus de 12 mille élèves en situation de handicap, répartis sur plus de 1 700 établissements, constitue l’une des priorités du département, selon un communiqué publié sur la page officielle du CNRD.

« Cette démarche est menée en partenariat avec les ministères de la Santé et des Affaires sociales afin de garantir à ces élèves leur droit à l’éducation », lit-on de même source.

D’après les représentants du ministère de l’Éducation, 160 accompagnateurs ont été mis à la disposition de ces élèves grâce à la prise en charge du ministère des Affaires sociales.

Concernant la lutte contre le décrochage scolaire, les responsables ont fait état d’une baisse du nombre d’élèves ayant quitté l’école, grâce au renforcement de la sécurité au niveau local signalant qu’une stratégie fondée sur la prévention, l’anticipation, la protection, l’accompagnement et l’inclusion a été mise en place.

A cet effet, des cellules d’écoute, d’accompagnement pédagogique, de soutien social et psychologique ont été créées outre les aides matérielles et ce, en coordination avec plusieurs ministères et structures publiques.

La stratégie prévoit également la réintégration des décrocheurs à travers les écoles de la deuxième chance.

Parmi les principales priorités du secteur figurent aussi l’amélioration des performances éducatives, la révision du temps scolaire, le renforcement de la qualité de l’enseignement, la sécurisation des établissements, la modernisation de la gestion des services scolaires, l’amélioration des infrastructures, la révision de la carte scolaire, le développement des liens entre l’école et son environnement ainsi qu’une meilleure gouvernance des ressources humaines.

Au cours des débats, les députés ont soulevé plusieurs difficultés liées aux infrastructures et au manque d’enseignants dans les régions, appelant à accélérer la réforme du système éducatif.

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Festival international de Carthage : les billets de la 60e édition désormais en vente

La direction du Festival International de Carthage (FIC) a annoncé jeudi après-midi sur sa page Facebook officielle l’ouverture des points de vente et de la billetterie électronique pour la 60e édition, prévue du 16 juillet au 19 août 2026 au Théâtre romain de Carthage.

La vente aux guichets débutera le samedi 11 juillet 2026 à partir de 16h00. Les spectateurs pourront acquérir leurs billets au Théâtre romain de Carthage ainsi qu’à la Cité de la Culture à Tunis.

L’achat en ligne, ouvert le dimanche 5 juillet, se poursuit en parallèle pour l’ensemble des soirées sur la plateforme numérique teskerti.tn ainsi que sur le site internet officiel de ce rendez-vous estival annuel, festivaldecarthage.tn.

Cette mise en vente intervient après la révélation mardi soir, lors d’une conférence de presse au musée paléochrétien de Carthage, de la programmation complète de cette édition anniversaire. Créé en 1964, le festival propose pour cette 60e édition une grille de vingt spectacles, intégrant temps forts arabo-tunisiens et cinq rendez-vous occidentaux et subsahariens venus d’Afrique, d’Europe et des États-Unis.

Selon les tarifs officiels établis par le comité directeur, les prix des tickets d’entrée oscillent entre 30 et 100 dinars tunisiens (DT) pour les gradins, tandis que ceux des chaises varient de 80 à 150 DT selon les productions.

Ce tarif maximum concerne le concert d’ouverture du Tunisien Saber Rebaï le jeudi 16 juillet, les prestations de l’Algérien Cheb Khaled le samedi 18 juillet, du Britannique Sami Yusuf le samedi 1er août, du duo syrien Mayada El Hennawy et Mohamed Khayri le jeudi 6 août, de l’Égyptien Tamer Ashour le samedi 8 août, ainsi que les concerts des Libanaises Elissa le samedi 15 août et Majda El Roumi pour la clôture le mercredi 19 août. Les places pour ces grandes soirées internationales et arabes sont fixées à 100 DT pour les gradins et 150 DT pour les chaises.

Pour les soirées de variété et musicales nationales, les concerts de Nordo le mardi 21 juillet, de Yosra Mahnouch le mardi 28 juillet, ainsi que la soirée caritative du Libanais Rayan le dimanche 2 août sont affichés au prix de 60 DT en gradins et 100 DT sur chaises.

Le concert de la Tunisienne Amina Fakhet le lundi 17 août est fixé à 80 DT pour les gradins et 120 DT pour les chaises.

La pièce de théâtre « Al Kahramana, El Mkhabbel fi Kobba » de Moez Toumi programmée le dimanche 26 juillet, le concert de Nabiha Karaouli pour la Fête nationale de la femme le jeudi 13 août, ainsi que le spectacle instrumental italien Rondò Veneziano le mardi 4 août sont proposés à 40 DT en gradins et 80 DT sur chaises.

Le festival propose un prix unique de 30 DT pour les places de gradins concernant les projets collectifs et les ensembles instrumentaux. Ce tarif concerne la production de l’Orchestre Symphonique Tunisien « Symphonies 60 » sous la direction du maestro Shady Garfi prévue le mercredi 22 juillet, la soirée du patrimoine musical national « Watanon bihob el achikine » le samedi 25 juillet, le Ballet Flamenco de Andalucía le jeudi 30 juillet, ainsi que la troupe multiculturelle Folklores du Monde programmée le mardi 11 août.

Géré directement par les services du ministère des Affaires culturelles, représenté par l’Établissement national de promotion des festivals et des manifestations culturelles et artistiques (ENPFMCA), le festival se déroulera, pour la deuxième année consécutive, sans directeur.

Les spectacles débuteront généralement à 22h00 pour se terminer aux alentours de minuit, horaires spécifiés sur les billets de chaque spectacle.

(D’après Tap)

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L’INSSPA organise une formation dédiée au contrôle officiel des conserves végétales

L’Instance nationale de la sécurité sanitaire des produits alimentaires (INSSPA) a organisé, ce jeudi, une journée de formation sur le contrôle officiel des conserves de fruits et légumes selon une approche fondée sur l’analyse des risques, au profit de ses cadres et agents des services centraux et régionaux pour renforcer leurs capacités et promouvoir le système de contrôle.

À cette occasion, le directeur général de l’INSSPA, Mohamed Rebhi, a souligné que cette approche basée sur l’analyse des risques est essentielle pour améliorer l’efficacité du contrôle notamment pour les produits à risque et ce, en application de la loi n°25 de 2019 relative à la sécurité sanitaire des denrées alimentaires et des aliments pour animaux.

La formation a porté sur les méthodes d’évaluation des unités de production, leur classification selon le niveau de risque, les procédures d’échantillonnage officiel ainsi que les mesures administratives et juridiques applicables en cas d’infraction outre le renforcement de la coordination entre les directions centrale et régionales et l’harmonisation des méthodes de travail pour moderniser le système de surveillance sanitaire des produits alimentaires.

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