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Le Baccalauréat tunisien face à ses failles : Un déclin continu sur trois sessions

En 2024, le taux de réussite s’élevait à 55,60%, avant de fléchir à 52,59% en 2025 pour frôler aujourd’hui la barre fatidique des 50%. En l’espace de deux sessions, la Tunisie a ainsi perdu près de 5 points de réussite nationale La Presse — Les résultats définitifs du baccalauréat 2026 viennent de confirmer une réalité […]

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Croissance, inflation, la BCT fixe le cap

La cheffe du gouvernement, Sarra Zaâfrani Zenzri  a reçu samedi 11 juillet 2026 au Palais de la Kasbah le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie, Fethi Zouhair Nouri, qui lui a remis le rapport annuel 2025 de la BCT. Cette rencontre a permis de mettre en avant le rôle central de la Banque centrale dans la conduite de la politique monétaire, le maintien de la stabilité financière et le soutien à l’économie nationale.

À cette occasion, la cheffe du gouvernement a souligné que la politique monétaire menée au cours de l’année écoulée a contribué à maîtriser l’inflation, à préserver les réserves en devises étrangères, à stabiliser le taux de change et à réduire à deux reprises le taux directeur en 2025, pour l’établir à 7%. Elle a estimé que ces résultats confirment la pertinence des choix économiques de l’État et leur capacité à préserver les grands équilibres du pays malgré un environnement international marqué par de fortes incertitudes.

Elle a rappelé que la Tunisie a hérité de lourds déséquilibres économiques et sociaux, résultant de décennies de politiques d’exclusion, de marginalisation et d’endettement accumulé. Malgré cet héritage difficile et les pressions liées aux crises mondiales, le pays a réussi à enregistrer des indicateurs positifs, grâce, selon elle, aux orientations nationales fixées par le président de la République, Kais Saied. Ainsi, le produit intérieur brut a progressé de 2,5% en 2025 contre 1,6% en 2024, soutenu par la bonne tenue du secteur agricole, des services, notamment le tourisme, ainsi que par l’amélioration de plusieurs activités industrielles.

Cette dynamique s’est également reflétée sur le marché de l’emploi, avec une baisse du taux de chômage à 15,2% en 2025 contre 16,5% un an plus tôt. Les investissements directs étrangers ont, eux aussi, augmenté d’environ 30%, traduisant, selon la cheffe du gouvernement, une confiance accrue dans les perspectives de l’économie tunisienne.

Pour 2026, les premiers résultats sont jugés encourageants. Le PIB a enregistré une croissance de 2,6% au premier trimestre, porté par la poursuite de l’amélioration de l’activité agricole, des services marchands et non marchands, ainsi que du secteur industriel. Les industries alimentaires, mécaniques et électriques ont particulièrement contribué à cette évolution, tout comme le raffinage pétrolier. Le chômage a également légèrement reculé pour s’établir à 15%.

Malgré ces avancées, plusieurs défis structurels persistent, en particulier le déficit énergétique, la volatilité des marchés mondiaux et le besoin de renforcer l’investissement productif. 

La cheffe du gouvernement a insisté sur la nécessité d’impliquer davantage le secteur bancaire dans le financement de l’économie réelle, estimant que son rôle ne doit pas se limiter à la rentabilité financière. Elle a appelé à un engagement plus fort de la Banque centrale et des banques pour soutenir l’investissement public et privé, stimuler la création de richesses et accompagner un développement plus juste et plus durable.

De son côté, le gouverneur de la Banque centrale a affirmé que l’institution a réussi à préserver la stabilité monétaire et financière du pays, tout en accélérant ses chantiers de modernisation et de numérisation. Il a évoqué les progrès réalisés dans les systèmes de paiement, l’exploitation des données, l’intelligence artificielle et le renforcement des partenariats internationaux.

En conclusion, la rencontre a mis en évidence une volonté commune de consolider la souveraineté économique et financière du pays, tout en veillant à ce que les indicateurs macroéconomiques se traduisent concrètement par une amélioration du pouvoir d’achat, des services publics et de la justice sociale.

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Motos en Tunisie : Bientôt la fin du laisser-faire ?

La moto est devenue omniprésente dans les rues tunisiennes. En quelques années, les deux-roues, notamment les modèles importés à bas coût, se sont imposés comme une solution de mobilité accessible pour des milliers de jeunes et de travailleurs. Mais cette démocratisation s’accompagne d’une hausse préoccupante des accidents et d’un déficit de contrôle qui pousse aujourd’hui les autorités à revoir entièrement leur dispositif.

L’Agence technique des transports terrestres (ATTT) prépare en effet un projet visant à généraliser l’immatriculation des motos et à les soumettre à un contrôle technique périodique, une mesure qui marque un tournant dans la politique de sécurité routière.

Selon Walid Zmit, sous-directeur chargé de l’homologation et de la réception des véhicules à l’ATTT, les usagers des deux-roues représentent désormais près de 50 % des personnes décédées dans les accidents de la route en Tunisie. Une statistique particulièrement alarmante puisque la majorité des victimes sont des jeunes.

Un phénomène devenu visible

Cette évolution reflète un phénomène devenu visible dans toutes les régions du pays : une multiplication des motos circulant parfois sans immatriculation, sans assurance, avec des équipements de sécurité insuffisants ou ayant subi des modifications qui les rendent non conformes.

L’objectif de la réforme est d’abord de mieux connaître le parc national des motos grâce à une immatriculation généralisée. Les autorités souhaitent également rendre obligatoire leur assurance et instaurer un suivi technique régulier afin de vérifier leur aptitude à circuler.

Au-delà de l’aspect administratif, le projet prévoit un relèvement des exigences techniques applicables aux motos commercialisées en Tunisie. L’ATTT entend renforcer les contrôles dès l’homologation des véhicules afin de s’assurer que les équipements répondent aux normes nationales et aux conventions internationales en matière de sécurité.

La réforme prévoit également un volet consacré à la formation des conducteurs. Des programmes de sensibilisation, de recyclage et d’apprentissage de la conduite sécurisée devraient accompagner les nouvelles obligations afin de promouvoir une véritable culture de la sécurité routière.

Lire aussi : Tunisie : 42% des accidents mortels impliquent des motos

Pour mettre en œuvre ce dispositif, l’agence envisage d’investir dans des équipements spécifiques permettant de réaliser le contrôle technique des motos et de former les techniciens chargés de ces inspections.

Les autorités veulent également s’attaquer au problème des véhicules qui continuent de circuler sans contrôle technique valide. Selon Walid Zmit, les opérations conjointes menées avec le ministère de l’Intérieur révèlent régulièrement un nombre élevé de véhicules dont le certificat de contrôle technique est expiré ou inexistant.

Révision du régime des sanctions

Dans cette perspective, une révision du régime des sanctions est également en préparation. Les amendes et les mesures répressives liées au non-respect du contrôle technique devraient être renforcées afin d’améliorer le respect de la réglementation.

Cette réforme s’inscrit dans le cadre de la nouvelle stratégie nationale multisectorielle de sécurité routière 2025-2034, lancée par le ministère de l’Intérieur en partenariat avec le ministère de la Santé, l’Observatoire national de la sécurité routière et l’Organisation mondiale de la santé. Cette stratégie, présentée comme une première dans la région Moyen-Orient et Afrique du Nord, repose sur une approche associant les pouvoirs publics, le secteur privé, la société civile et les partenaires internationaux.

Au-delà des nouvelles obligations administratives, le message des autorités est clair : face à l’explosion du nombre de motos sur les routes tunisiennes et à leur implication croissante dans les accidents mortels, l’État entend reprendre la main en renforçant les contrôles, en améliorant la qualité des véhicules et en responsabilisant davantage leurs conducteurs. Une réponse qui intervient alors que le deux-roues est devenu l’un des symboles de la nouvelle mobilité en Tunisie, mais aussi l’un des principaux défis de la sécurité routière.

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« Road to the STAR » : une initiative pour soutenir les champions tunisiens

Le sport tunisien regorge de talents capables de briller sur les plus grandes scènes internationales. Pourtant, dans les disciplines individuelles, de nombreux athlètes poursuivent leur carrière dans des conditions difficiles, faute de moyens suffisants pour financer leur préparation, leur encadrement ou leur participation aux compétitions. Certains sont même contraints de s’expatrier afin de bénéficier d’un environnement plus propice à leur progression.
Inévitable recours au secteur privé

Face à cette réalité, le soutien du secteur privé constitue un levier essentiel pour permettre à ces sportifs d’exprimer pleinement leur potentiel tout en continuant à représenter la Tunisie. Accompagner ces champions, c’est investir dans l’excellence, encourager le dépassement de soi et contribuer au rayonnement du pays.

C’est dans cet esprit que STAR Assurances, fidèle à son engagement historique en faveur de la cohésion sociale, a lancé l’initiative « Road to the STAR », qui place le sport au cœur de sa stratégie de responsabilité sociétale.

« Star assurance » donne l’exemple

Dans une première phase, ce programme accompagnera cinq champions tunisiens des sports individuels : Walid Ktila, Khalil Jendoubi, Marwa Bouzayani, Wafa Masghouni et Wajdi Boukhili.

Par l’excellence de leurs performances, mais aussi par la richesse de leur parcours et leur capacité à inspirer les jeunes générations, ces athlètes incarnent pleinement les valeurs qui fondent l’esprit de cette initiative.

A quand les autres ?

Ils seront les porte-drapeaux de cette initiative et les premiers ambassadeurs d’un programme conçu dans une perspective de long terme pour favoriser l’accès au sport, mettre en lumière des parcours inspirants et encourager une participation plus large à la vie sportive et citoyenne.

Mohamed Sahbi RAMMAH

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Céréaliculture : l’État débloque des terres domaniales à Sidi Thabet pour implanter une station d’essais de l’INGC

La restructuration foncière des laboratoires agronomiques de terrain est au cœur de l’actualité politique. En effet, pour consolider la souveraineté céréalière tunisienne, le ministère de l’Agriculture finalise le cadre juridique avec les Domaines de l’État. Une étape à même de doper le rendement de la filière céréalière. Dans un document officiel transmis au Parlement en […]

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Kasserine : une patiente diabétique retrouve la vue après une année de cécité grâce à une chirurgie rétinienne réussie

Une patiente atteinte de diabète, qui avait perdu la vue pendant une année entière, a retrouvé ses capacités visuelles après une intervention chirurgicale délicate réalisée avec succès par l’équipe médicale du service d’ophtalmologie et de chirurgie ophtalmologique de l’hôpital universitaire Badreddine Aloui de Kasserine, a annoncé la Direction régionale de la santé. L’intervention, consistant en […]

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Tunisie | La centrale photovoltaïque de Chebika achevée en décembre 2026

Les travaux de construction de la centrale solaire photovoltaïque de Chebika — située dans le gouvernorat de Kairouan, dans le centre de la Tunisie — ont atteint un taux d’avancement d’environ 34 %. C’est ce qu’a annoncé le chef du projet, Taieb Ktari, à la radio Diwan FM, précisant que l’achèvement de la centrale est prévu pour décembre 2026. (Photo: Centrale photovoltaïque de Metbasta à Kairouan).

Dotée d’une capacité installée de 100 mégawatts, cette centrale est le premier projet de ce type réalisé grâce à un financement entièrement tunisien et avec l’implication de l’expertise nationale à toutes les étapes de conception et de construction.

L’investissement s’élève à 280 millions de dinars tunisiens (environ 82 millions d’euros) et porte sur un site de 200 hectares où seront installés quelque 170 000 panneaux solaires.

Selon M. Ktari, ce projet revêt une importance stratégique pour la Tunisie, non seulement pour la production d’électricité renouvelable, mais aussi pour son impact économique. La centrale contribuera à réduire la consommation de combustibles fossiles importés, renforçant ainsi l’indépendance énergétique du pays et limitant les dépenses énergétiques nationales. En outre, elle permettra de réduire les émissions de carbone, s’inscrivant ainsi dans les engagements de la Tunisie en matière de développement durable et de lutte contre le changement climatique.

La centrale de Chebika s’inscrit dans la stratégie nationale visant à accroître la part des énergies renouvelables dans le mix électrique, à diversifier les sources d’approvisionnement énergétique et à promouvoir l’investissement dans des projets verts.

D’après les autorités tunisiennes, de telles initiatives contribueront également à soutenir la croissance économique, à créer de nouveaux emplois et à valoriser l’expertise technique nationale dans la réalisation de grands projets d’infrastructures stratégiques.

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Alerte STEG : une coupure d’électricité programmée demain dans cette région

La Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) a annoncé une coupure programmée de l’alimentation électrique, prévue demain, dimanche 12 juillet, dans la ville de Ouardanine, relevant du gouvernorat de Monastir, afin de permettre la réalisation de travaux urgents sur le réseau de distribution. Selon un communiqué relayé par le gouvernorat de Monastir, l’interruption […]

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Les 80 projets qui vont transformer la Tunisie…

Le gouvernement tunisien entend accélérer la modernisation du réseau routier national. Avec près de 80 projets en cours de réalisation, représentant un investissement global de 4,2 milliards de dinars, le ministère de l’Équipement et de l’Habitat affiche sa volonté d’améliorer durablement les déplacements des citoyens, de renforcer la connectivité entre les régions et de soutenir […]

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Récolte céréalière : la Tunisie franchit le cap des 9 millions de quintaux

Les quantités de céréales collectées au niveau national ont atteint environ 9,1 millions de quintaux au 7 juillet 2026, a fait savoir l’Office des céréales de Tunisie. Ce volume est réparti entre 8,6 millions de quintaux de céréales de consommation, représentant 95 % du total collecté, et 493 000 quintaux de semences sélectionnées brutes (5 […]

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La sardine tunisienne: Un petit poisson, un véritable trésor national

La sardine tunisienne: Un petit poisson, un véritable trésor nationalPar Ridha Bergaoui - Longtemps considérée comme «le poisson des pauvres», souvent délaissée au profit des poissons dits nobles, la sardine revient aujourd’hui sur le devant de la scène. Petite par sa taille, modeste en apparence, la sardine cache en réalité une richesse biologique, nutritionnelle, économique, sociale et culturelle, exceptionnelle. Les nutritionnistes la présentent comme un véritable super-aliment marin. Les industriels y voient une importante source de valeur ajoutée. Les écologistes la considèrent comme une espèce clé des écosystèmes marins. Et dans plusieurs pays méditerranéens, des chefs étoilés la servent désormais dans des assiettes ...

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En vue de les aider dans leur choix :  des tuyaux pour les nouveaux bacheliers 

Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a mis à la disposition des nouveaux bacheliers le nouveau guide d’orientation universitaire pour l’année 2024. Ces derniers sont invités à y accéder pour formuler leurs choix. Les lauréats qui ont réussi brillamment avec des moyennes excellentes n’ont pas de souci puisqu’ils peuvent obtenir leur premier choix. Les autres peinent souvent à sélectionner leurs choix et n’accèdent pas toujours à la filière universitaire qu’ils préfèrent. Vu le grand nombre de filières universitaires, le nouveau bachelier trouve parfois des difficultés à effectuer son choix.

Le guide d’orientation universitaire comprend tous les critères que les futurs étudiants doivent respecter (calcul de score, score du dernier orienté, capacité d’accueil, étapes de l’orientation, conditions et procédures de la réorientation…) ainsi que l’ensemble des offres d’études universitaires dans les universités publiques et privées. Le guide comprend également l’ensemble des offres de formation professionnelle pour le cycle de Technicien supérieur (formation professionnelle pour bacheliers). En vue d’aider les nouveaux bacheliers dans leurs choix, nous leur proposons quelques filières qui promettent une formation menant à des métiers d’avenir.

Les métiers de l’audiovisuel 

Le guide d‘orientation propose plusieurs filières dans le domaine de l’audiovisuel dont la formation dure trois ans. Les nouveaux bacheliers peuvent opter pour des études accompagnées d’une formation dans ce domaine et ce, en optant, selon leur score, pour l’obtention d’une licence fondamentale de technicien du son ou une licence en audio-visuel ou encore en multimédias ou en techniques cinématographiques (assistant-réalisateur, images et lumières, son et montage), assurés par l’Institut Supérieur des Arts Multimédia de la Manouba et par d’autres instituts régionaux comme l’Institut Supérieur des Arts et Métiers répartis sur plusieurs gouvernorats. Lors de leurs études, les étudiants recevront une formation spécifique concernant le domaine audiovisuel, comme l’installation des équipements sonores et la captation du son, l’édition de fichiers audio ou encore le mixage et la diffusion. Parmi les débouchés accessibles après cette option, on retrouve, entre autres, les métiers d’ingénieur du son, de perchman, d’opérateur de prise de son, de régisseur son, d’assistant studio et de sonorisateur.

Electricité et énergies renouvelables 

Le ministère de la Formation professionnelle et de l’Emploi propose des formations et certifications adaptées en électricité et en énergies renouvelables. Les cursus universitaires et techniques en Tunisie proposent des formations en génie électrique, énergie, et plus spécifiquement en énergies renouvelables (solaire, éolien, biomasse, etc.). Ces formations sont souvent proposées dans les écoles d’ingénieurs, universités et centres de formation professionnelle pour lesquels les nouveaux étudiants peuvent opter. Ils peuvent développer des compétences en conception, installation, maintenance et gestion des systèmes électriques et des installations d’énergies renouvelables. Ils apprennent aussi les normes de sécurité, les techniques d’efficacité énergétique et les technologies innovantes. Les diplômés issus de ces différentes instances universitaires peuvent être recrutés par la STEG pour la gestion, la production et la distribution d’électricité, y compris les projets d’énergies renouvelables, ainsi que par les entreprises industrielles et du bâtiment pour l’installation et la maintenance des systèmes électriques et énergétiques, notamment dans le cadre de la transition énergétique sachant qu’aujourd’hui, les énergies renouvelables constituent un secteur en croissance avec des opportunités dans l’installation de panneaux solaires, éoliennes, systèmes de chauffage écologique et services liés à l’efficacité énergétique.

Les études agroalimentaires 

Parmi les filières proposées aux nouveaux bacheliers dans le guide figurent celles qui ont trait à l’alimentation et aux industries agroalimentaires. L’Ecole Supérieure des Industries Alimentaires de Tunis (ESIAT) est un établissement public d’enseignement supérieur, dont la vocation est de former des ingénieurs (Bac+5), des licences appliquées (Bac+3) et de délivrer des mastères et des doctorats en Industries alimentaires. Elle fait partie d’un ensemble d’autres instituts d’enseignement supérieur agricole répartis sur les universités tunisiennes. Concernée comme tous les établissements supérieurs par l’application du système LMD, cette école adhère à ce système en instituant la licence appliquée qui prendra ainsi la place du cycle de formation de technicien supérieur. Cette licence doit répondre aux besoins du marché de l’emploi dans le domaine de l’industrie alimentaire.

Une licence fondamentale en Production Animale et Ressources Alimentaires est délivrée par l’Ecole Supérieure d’Agriculture de Mateur, l’Institut National Agronomique de Tunisie sous la double tutelle du ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche et du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Cette école offre la possibilité aux étudiants titulaires d’une licence de poursuivre leurs études en vue d’obtenir un master (Diplôme national d’ingénieur en production animale et végétale). 

Spécialités de l’environnement

Le guide d’orientation propose des filières qui débouchent sur un diplôme de techniciens supérieurs ou des ingénieurs en la matière. L’Institut Supérieur des Sciences et Technologies de l’Environnement (ISSTE) est un établissement d’enseignement supérieur spécialisé en environnement dans l’acception large du terme. Eu égard à la complexité des problématiques environnementales, la formation au sein de l’institut est polyvalente et interdisciplinaire.

L’ISSTE de Borj Cédria est l’un de ces instituts qui assure aux étudiants, dans le cadre du système LMD, la formation nécessaire qui les prépare aux différentes spécialités exigées dans ce secteur. Cet institut fait partie du technopôle de Borj Cédria, spécialisé dans les énergies renouvelables, l’eau, l’environnement et la biotechnologie végétale. Ce technopôle regroupe en son sein des instituts supérieurs divers (sciences et technologies de l’environnement, informatique et études technologiques) et différents centres de recherche dans ces secteurs.

L’ISSTE est doté de tout l’équipement nécessaire à la pointe de la technologie et des ressources humaines qualifiées et expérimentées garantissant aux étudiants une formation adaptée au progrès technologique et adéquate aux potentialités du marché de l’emploi dans le secteur de l’environnement. Une licence appliquée est octroyée aux étudiants ayant accompli les trois ans avec succès qui leur permettrait d’entrer dans le marché de l’emploi en qualité de technicien supérieur dans l’architecture de protection et de lutte contre la pollution de l’environnement. L’ISSTE réalise depuis sa création des taux de réussite très importants. Les diplômés de l’ISSTE, titulaires d’une licence appliquée dans l’une des spécialités de l’environnement auront des perspectives d’emploi variées. Ils pourront créer leurs propres projets, poursuivre leurs études pour obtenir un master ou un doctorat en la matière ou travailler dans le secteur public ou privé dans les domaines suivants : les bureaux d’études spécialisés, les laboratoires d’analyses publics ou privés, les entreprises privées (collecte, recyclage et traitement de déchets, traitement de l’eau, entretien d’espaces…), les organisations non gouvernementales nationales et internationales et d’autres possibilités d’emploi non moins intéressantes. Le ministère de l’Environnement, le ministère de l’Agriculture, le ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Energie, ainsi que les petites et moyennes entreprises sont prêts à embaucher les diplômés de l’ISSTE.

Formation professionnelle

En dehors des filières universitaires proposées dans le guide d’orientation, le nouveau bachelier peut y trouver d’autres voies disponibles dans le cadre du système de formation professionnelle et ce, à travers les différents Centres Sectoriels de Formation aux Métiers du Tertiaire qui fournissent des formations requises par le marché du travail et permettent à l’étudiant d’acquérir des compétences, des aptitudes et des spécialisations dans plusieurs domaines dans ces différents centres sectoriels où l’étudiant peut bénéficier d’une formation initiale dans les métiers du tertiaire. Les programmes ont été élaborés en collaboration avec les entreprises selon l’approche par compétences.

Au sein de ces centres sectoriels, la formation est assurée par un cadre de formateurs et de consultants en médias et en orientation professionnelle, ainsi que par des conseillers dans la formation et l’encadrement. Les formateurs sont recrutés parmi les ingénieurs et les techniciens de haut rang, et sont soumis à des stages pédagogiques avant d’entamer leurs tâches. La formation s’effectue en collaboration avec les recruteurs éventuels pour s’assurer que les jeunes acquièrent des compétences requises par les employeurs. Ces centres sectoriels reposent sur la formation en alternance, un mode de formation qui nécessite une coordination étroite entre l’organisme de formation et les entreprises, afin que les apprenants puissent bénéficier d’une formation cohérente et efficace. Ces centres sectoriels de formation aux métiers du tertiaire sont nombreux et se répartissent sur tous les gouvernorats.

Hechmi KHALLADI



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Tunisie | L’Europe soutient la modernisation de la ligne ferroviaire TGM

Le projet de modernisation de la ligne historique Tunis-La Goulette-La Marsa (TGM) est devenu une réalité grâce au soutien financier de Team Europe, regroupant la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd), la Banque européenne d’investissement (BEI) et l’Union européenne (UE).

La délégation de l’UE en Tunisie a annoncé la nouvelle, précisant que le projet prévoit l’introduction de trains plus modernes et une augmentation significative de la fréquence des dessertes — avec des intervalles de seulement quatre minutes aux heures de pointe — tout en garantissant un meilleur niveau de confort, de sécurité et de fiabilité pour tous les passagers.

L’initiative va au-delà du simple renouvellement du matériel roulant : elle englobe la modernisation des infrastructures et accompagne la Société de transport de Tunis (Transtu) dans son processus de modernisation, avec pour objectif d’«améliorer durablement la qualité des transports publics».

Grâce à ce partenariat, la Tunisie et l’Europe orientent le TGM vers un système de transport moderne, fiable et respectueux de l’environnement.

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Prix Diane Potier-Boès : la Tunisienne Manel Belhadj Ali sacrée

En juin 2026, l’Académie française a décerné son prestigieux prix d’histoire Diane Potier-Boès à la docteure en littérature comparée (Sorbonne-Paris IV), Manel Belhadj Ali, pour son ouvrage Le romantisme français et la renaissance arabe. Héritages croisés (UGA Éditions). Retour sur un parcours et une œuvre remarquables.

Récompensant les ouvrages dédiés aux relations franco-égyptiennes et à l’histoire méditerranéenne, ce prix salue une enquête sur un jeu de miroirs transméditerranéen méconnu. Dans son ouvrage préfacé par l’historienne Anne Laure Dupont, Manel Belhadj Ali y dévoile des destins surprenants : un roman culte arabe né de l’adaptation d’un texte français de 1832, un poème de Lamartine « Le Lac » (1820) qui fait écho à la poésie arabe classique, en raison de la brillante traduction qu’en fit, entre autres, le poète égyptien Ibrahim Nâji, ou encore Hernani (1830), une pièce de Victor Hugo transposée à la cour des émirs Omeyyades de Cordoue. L’autrice démontre ainsi que les traducteurs égyptiens et syro-libanais de la Nahda (Renaissance arabe, XIXe-XXe siècle) n’ont pas seulement reçu le romantisme français : ils l’ont réinventé. Une façon de porter un regard sur l’Occident depuis le monde arabe. C’est l’« occidentalisme » (Istighrāb).

Pour Manel Belhadj Ali, ce prix est la reconnaissance précieuse d’un travail dédié au dialogue interculturel. C’est aussi une immense fierté : celle d’honorer la Tunisie au sein de l’Académie française, avec l’espoir d’inspirer d’autres chercheurs tunisiens à publier et à faire rayonner leurs travaux à l’international.

Ni domination ni imitation

De cette enquête émerge une thèse centrale : celle d’un dialogue d’égal à égal, fondement même d’une souveraineté culturelle aux antipodes du repli protectionniste. Pour Manel Belhadj Ali, l’Orient et l’Occident ne se font pas face : ils se traversent.

Cette recherche est née du refus d’opposer deux mondes que l’on croit étrangers, alors qu’ils partagent une histoire profonde. Loin de voir le romantisme français comme une curiosité exotique, les traducteurs de la Nahda y ont trouvé une résonance intime. En adaptant et en arabisant ces œuvres, ils ont posé un regard souverain sur l’Occident, transformant l’exercice de la traduction en un acte créateur à part entière.

Un roman français devenu authentiquement arabe

L’exemple le plus saisissant de cette appropriation est le roman Majdoulîne. Ce texte est en réalité l’adaptation d’un roman français du XIXe siècle, Sous les tilleuls (1832) d’Alphonse Karr. Le paradoxe est d’autant plus vertigineux que son adaptateur ne parlait pas un mot de français : il s’appuyait sur les récits d’un ami, Mohammed Fouad Kamel, avant de les réécrire à sa manière. De ce processus est née une œuvre si profondément imprégnée de culture locale que des générations de lecteurs arabes en ont oublié l’origine française.

Ce succès phénoménal a mené à une adaptation cinématographique par Mohammed Karim, mettant en vedette Mohammed Abdel Wahab. À l’écran, le village allemand de Wolfach cède ainsi la place au quartier cairote de Maadi, un déplacement géographique qui illustre parfaitement ce magistral processus d’assimilation culturelle.

Hernani devient Hamdan

Le théâtre pousse plus loin encore la transformation du texte occidental, avec Hernani de Victor Hugo. Deux voies s’y sont dessinées : celle, plus littérale, du traducteur Khalil Mutrân, et celle, résolument libre, de Najîb al-Haddad, qui déplace l’intrigue de la cour des rois de Castille à l’époque d’Abd al-Rahmân, Hernani devenant Hamdan. La pièce, jouée notamment par la troupe de Cheikh Salâma Hijâzi et celle de Sulaymân Qardâhî, y compris en Tunisie au début du XXe siècle, illustre, pour Manel Belhadj Ali, l’ampleur des transformations que la scène arabe a fait subir au texte hugolien : l’Espagne médiévale de Hugo cède la place à un Orient qui se réapproprie pleinement le récit.

Un Lamartine devenu arabe

L’influence n’a pas circulé à sens unique, et c’est là le point le plus spectaculaire de l’enquête. Dans un chapitre intitulé « À la recherche des origines arabes de Lamartine », l’autrice analyse un article d’Ahmed Hassan al-Zayyat paru en 1935, « Lamartine est-il arabe ? ». Ce texte suggère une dette littéraire du poète français envers l’Orient, une quête d’appropriation que l’on retrouve d’ailleurs dans les débats sur les supposées origines arabes de Shakespeare.

Pour Manel Belhadj Ali, le choix des romantiques français ne doit rien au hasard : leur sensibilité faisait écho à celle de la Nahda, à l’instar de la poétique des ruines qui traverse « Le Lac ». Les traducteurs n’y voyaient pas un texte étranger, mais une véritable œuvre miroir. Pour son étude de la poésie, l’autrice s’appuie sur trois traductions de ce poème emblématique : celles d’Ibrahim Naji, d’Ali Mahmoud Taha et d’Ahmed Hassan al-Zayyat, qui recourent aux mètres lyriques que sont le kâmil, le khafîf ou le ramal pour en préserver la musicalité.

Un héritage qui circulait déjà dans les deux sens

Pour ancrer ce dialogue, l’ouvrage rappelle d’abord un lien historique déjà étudié et connu des spécialistes : celui qui unit le romantisme médiéval français et la poésie hispano-mauresque. Cette filiation directe avec la poésie arabe précède ainsi de plusieurs siècles la Nahda, tandis que l’influence de la littérature mondiale, la Weltliteratur (notamment allemande), vient compléter ce tableau côté occidental.

Du côté arabe, la chercheuse met en lumière deux jalons majeurs, qui ont constitué le cœur de son projet postdoctoral mené au CNRS. D’une part, l’émergence de la presse dès 1828, portée par Rifa’a al-Tahtâwî, bien que l’autrice nuance son rôle de pionnier exclusif en rappelant l’activité de traducteurs installés à Damiette. D’autre part, le paysage périodique connaît une expansion spectaculaire au tournant du XXe siècle : le nombre de revues généralistes passe de 120 à 730. Manel Belhadj Ali s’attarde particulièrement sur le dynamisme des revues féminines : près de trente magazines voient le jour entre 1892 et l’entre-deux-guerres. Encore largement méconnus, ces corpus constituent l’une des contributions les plus originales de ses recherches.

 

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Le paradoxe de Heidelberg : pour une économie tunisienne attractive et non plus seulement incubatrice

La nouvelle est tombée comme un symbole : Yasmine Yaakoubi, lauréate nationale du baccalauréat 2026 avec la moyenne historique de 20,01, s’apprête à s’envoler pour l’Allemagne afin d’y poursuivre ses études d’ingénierie à la prestigieuse Université de Heidelberg.

Derrière la fierté légitime de voir l’école républicaine tunisienne produire de tels esprits d’élite, se cache le grand paradoxe de notre modèle national. Nous excellons dans la production de notre « Software » humain, mais nous manquons cruellement du « Hardware » institutionnel et économique pour l’exploiter et le retenir.

 

De l’État incubateur à l’État draineur : le chaînon manquant

La trajectoire de cette brillante étudiante résume à elle seule le défi macroéconomique de la Tunisie moderne. Notre pays finance à grands frais la formation d’ingénieurs, de médecins, de financiers et de juristes de premier plan, pour ensuite observer leur départ immédiat vers les économies occidentales. En réalité, la Tunisie se comporte comme un incubateur gratuit pour le compte de puissances économiques qui n’ont plus qu’à cueillir des talents déjà opérationnels.

Ce constat impose une rupture doctrinale. La fuite des cerveaux n’est pas une fatalité culturelle, c’est le résultat mécanique d’un déficit d’attractivité de notre marché intérieur. Si nos talents s’exilent, ce n’est pas uniquement pour des raisons de rémunération financière ; c’est d’abord parce que notre modèle managérial national, fortement bureaucratique et hiérarchisé, offre trop peu de défis technologiques et d’espaces d’autonomie à la hauteur de leurs ambitions.

 

Moderniser la gouvernance pour capter l’intelligence

Pour inverser cette tendance, la Tunisie doit urgemment adapter ses structures aux réalités du XXIe siècle. Cela passe par deux chantiers prioritaires :

  • Le saut managérial des institutions publiques : nos grandes structures, notamment dans le secteur bancaire, industriel et administratif, doivent abandonner les grilles de gestion rigides héritées du siècle dernier. L’introduction de critères de performance objectifs, de l’automatisation des processus et de l’intelligence artificielle doit précisément servir à assainir nos environnements de travail de toute subjectivité pour y réintroduire la culture du mérite.
  • La création de pôles d’excellence technologique souverains : on ne retient pas un ingénieur de haut niveau avec des promesses de carrière linéaires. Il faut créer, sur le sol national, des projets industriels et numériques d’envergure — qu’il s’agisse de la transition énergétique, de la souveraineté des données ou de la numérisation de l’État — capables de rivaliser en termes de stimulation intellectuelle avec ce que Heidelberg ou la Silicon Valley peuvent offrir.

Piloter la diaspora : la circularité des compétences

Soyons réalistes : dans une économie globalisée, nous ne pourrons pas empêcher tous les départs, et le parcours international de nos élites reste une richesse. Mais si le départ est inévitable, l’absence de retour, elle, est une erreur de pilotage stratégique.

La Tunisie doit inventer un modèle de « circularité des compétences ». Cela implique de structurer juridiquement et fiscalement le statut de notre diaspora d’influence. Comment ? En créant des passerelles d’ingénierie inversée, permettant à nos cadres expatriés de diriger des projets nationaux à distance, d’auditer nos systèmes, de siéger dans nos comités de régulation ou d’investir de manière simplifiée dans des start-ups tunisiennes.

 

Choisir notre place dans la chaîne de valeur mondiale

Le succès de notre lauréate nationale confirme que le génie tunisien est intact. Notre système éducatif continue de concevoir un logiciel de très haute performance. La question cruciale qui se pose désormais aux décideurs économiques et politiques est simple : la Tunisie continuera-t-elle à n’être que la pépinière des autres, ou décidera-t-elle enfin de moderniser ses structures pour devenir le principal bénéficiaire de sa propre intelligence ?

La souveraineté numérique et économique de la Tunisie de demain ne se jouera pas dans l’importation de technologies clés en main, mais dans notre capacité à offrir à nos propres enfants un cadre national où leur génie peut s’exprimer, s’épanouir et transformer la réalité du pays.

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Les analyses et propos contenus dans cette tribune n’engagent que l’auteur.

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Vers la création d’une université autonome à Bizerte

Un pas décisif vient d’être franchi pour l’enseignement supérieur dans la région de Bizerte. Ce vendredi 10 juillet 2026, la salle de conférence de la Faculté des Sciences a abrité une importante table ronde de concertation, réunissant l’administration universitaire et le tissu associatif, et qui a porté sur le projet de création d’une université autonome.

Lotfi Sahli, Bizerte.

Organisée sous l’égide du recteur de l’établissement, Adel Toumi, aux côtés du secrétaire général et du directeur des stages et de l’environnement, la rencontre a été marquée par la présence d’un large panel de la société civile, mené par Amor Béjaoui, figure emblématique de la vie associative locale.

Preuve de l’importance cruciale de ce projet pour la région, les forces vives économiques et associatives ont répondu en nombre à l’invitation. Parmi les participants figuraient les représentants locaux de la Confédération nationale des entreprises citoyennes (Conect) et de la Chambre de commerce et d’industrie du Nord-Est (CCINE) pour le volet économique. Le tissu associatif, quant à lui, a affiché une mobilisation pluridisciplinaire avec la participation de l’association Travail et Développement, l’association Allamni, ainsi que les défenseurs de l’environnement de l’Association de protection et de sauvegarde du littoral de Bizerte (APSLB) et de l’Association Méditerranée Action Nature.

Au cœur des débats : le projet ambitieux de fonder une université propre à Bizerte. Cette nouvelle entité s’appuie sur une réalité territoriale solide, puisqu’elle regroupe déjà 8 institutions universitaires (facultés, écoles et instituts), fédérant d’ores et déjà un bassin de 7 000 à 9 000 étudiants.

Un projet à «coût zéro» pour le contribuable

Pour porter cette ambition, la Faculté des Sciences dispose d’arguments de poids. Véritable fleuron scientifique, elle s’appuie sur des laboratoires de recherche de pointe dédiés aux écosystèmes des lacs de Bizerte et d’Ichkeul, forts de nombreuses publications internationales. Son corps professoral de haut niveau compte environ 130 maîtres de conférences et professeurs, représentant à eux seuls un tiers des enseignants de catégorie A de l’Université de Carthage.

Plus qu’une simple restructuration administrative, cette future université se veut résolument tournée vers les secteurs d’avenir. Elle ouvrirait la voie à la création de filières d’excellence axées sur les énergies renouvelables, une institution de comptabilité carbone et de transition écologique, l’intelligence artificielle et l’économie digitale. Un positionnement stratégique alors que Bizerte s’apprête à devenir un véritable hub technologique, idéalement connectée par les câbles sous-marins en fibre optique la reliant la ville à Marseille.

L’urgence de ce projet d’université autonome a d’ailleurs été mise en exergue par une statistique alarmante partagée lors des débats. Habib Fathallah a ainsi révélé que 85% des bacheliers de la région de cette année n’ont, à l’heure actuelle, aucune chance d’obtenir une orientation dans les institutions universitaires du gouvernorat de Bizerte, faute de capacités d’accueil et de filières adaptées. Un argument de poids qui démontre la nécessité absolue de retenir les talents locaux et d’élargir l’offre de formation régionale.

Face aux éventuelles réticences budgétaires, les initiateurs du projet se veulent rassurants : la création de cette université autonome ne représentera aucun surcoût pour le contribuable. Les participants ont ainsi insisté sur la viabilité logistique immédiate du projet, excluant tout problème d’infrastructure ou d’hébergement. Grâce à la pleine disponibilité des locaux existants au sein des institutions actuelles, le déploiement de la nouvelle entité universitaire pourra se faire à structures constantes, optimisant ainsi l’existant sans peser sur les finances publiques.

Une feuille de route pour créer l’Université El Jala

L’adhésion unanime des participants au principe de création de l’Université El Jala a marqué l’aboutissement des travaux de la table ronde. Les échanges, nourris et constructifs, ont permis de dégager une feuille de route articulée autour de plusieurs priorités destinées à transformer cette ambition en projet concret.

Les participants ont d’abord insisté sur la nécessité d’engager un plaidoyer auprès des pouvoirs publics afin de les informer de cette initiative et d’obtenir leur adhésion officielle. Ils ont également recommandé d’élargir la dynamique en associant l’ensemble des établissements universitaires du gouvernorat de Bizerte.

La mobilisation de la société civile constitue un autre axe majeur. Les associations et organisations non gouvernementales de la région sont appelées à rejoindre cette démarche afin d’en faire un projet fédérateur. Dans le même esprit, les acteurs économiques devront être pleinement impliqués, notamment le Pôle de compétitivité de Bizerte et le Parc des activités économiques de Bizerte (PAEB), considérés comme des partenaires stratégiques du futur établissement.

Sur le plan opérationnel, les participants ont préconisé la mise en place immédiate d’une commission de travail chargée d’élaborer les aspects techniques du projet et de préparer l’organisation d’un grand séminaire régional. Cette rencontre réunira les représentants des institutions, du monde universitaire, des acteurs économiques et de la société civile afin de poser les bases de la création de cette nouvelle institution, qui portera le nom symbolique d’Université El Jala, en référence à l’évacuation du dernier soldat français de la base navale de Bizerte qui a eu lieu le 15 octobre 1963, marquant la fin de la présence militaire de la France en Tunisie.

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Trafic de drogue | Jusqu’à 40 ans de prison pour les membres d’un réseau international

Six membres d’un réseau international de stupéfiants viennent d’écoper de peines allant de 20 à 40 ans de réclusion criminelle, assorties d’amendes globales de plus de 400.000 dinars.

Ces verdicts ont été prononcé dans le cadre de l’affaire du réseau spécialisé dans l’importation, le transport et le stockage de drogues à travers les frontières. Les six suspects avaient été interpellés après la découverte d’une impressionnante cache de stupéfiants dans un appartement situé aux Berges du Lac.

L’opération avait permis la saisie de 150 kg de cannabis, 3 kg de cocaïne et près de 6000 comprimés de stupéfiants destinés que les dealers s’apprêtaient à revendre dans différents quartier du Grand-Tunis.

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Pronostic Quinté : Prix de Romainville à Enghien

Pour cette 7ème course à Enghien, découvrez notre pronostic du  Temps/ Temps News.  Nous avons analysé les forces en présence pour vous livrer une sélection optimisée :
14-11-10-9-8-7-3
​Le cheval 14– Know Ever s’impose comme notre base solide pour ce Spécial Quinté, tandis que le 3– Koman  sera notre outsider préféré, capable de créer la surprise à belle cote. Une combinaison équilibrée pour viser les sommets sur l’hippodrome de Enghien.

Retrouvez ici l’Analyse du Temps, notre étude approfondie des 14partants du Prix de Romainville. Nous décryptons pour vous la forme, les statistiques et les meilleures chances de ce rendez-vous à Enghien :

1. Karcimont : Recrue en net progrès qui vient de s’imposer facilement en province. Monte sérieusement de catégorie mais visera un accessit au terme d’un parcours caché.

2. Kidam du Metz : Trotteur délicat sujet à des fautes d’allures. Le profil et les longues lignes droites d’Enghien serviront ses intérêts s’il reste bien appliqué.

3. Koman : Rabattu sur cet engagement après une élimination. En grande forme et doté d’une courte pointe acérée, il briguera une place à l’économie.

4. Koka du Douet : Récent lauréat courageux à Nancy. Face à une opposition plus relevée, il profitera de sa maniabilité pour accrocher un chèque en fin.

5. Kelas : Reste sur une bonne sortie rassurante au Mont-Saint-Michel. Davantage à son affaire à droite, il tentera de s’illustrer pour les places.

6. Kocktail Wood : À reprendre impérativement après un départ chaotique à Chartres. Véloce et performant sur les pistes plates, il détient de solides arguments.

7. Kempel de Guez : Intermittent mais excellent finisseur récemment à La Capelle. S’il daigne répéter cette valeur chronométrique, il intègrera la bonne combinaison.

8. Knock Out : Fautif à Laval dans une course sans train. Retrouvant Tony Le Beller et préservé durant le parcours, il conserve une chance régulière.

9. King Babel : Sujet sérieux et en grande condition physique. Fragile des membres, il disputera activement l’arrivée à condition que la piste soit bien souple.

10. Karma Tejy : Évolue en net progrès sur sa rentrée et récent bon dauphin à Cherbourg. Redoutable sans ses fers, sa forme est pleinement attestée.

11. King d’Hermes : Compte deux parcours de préparation profitables dans les jambes. Préparé spécifiquement pour cet engagement sur un tracé qu’il apprécie, podium visé.

12. King de Ginai : Doté d’une tranchante pointe de vitesse finale en retrait à Chartres. Appréciant particulièrement Enghien, il visera une place à belle cote.

13. Kiwi de Connée : Affûté intensivement après avoir manqué de condition physique. Muni d’un débouche-oreilles pour la première fois, un rachat complet est attendu.

14. Know Ever : Reste sur un brillant succès dans un chrono canon à Cherbourg. Idéalement engagé et associé à Gabriele Gelormini, il vise la victoire.

 

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Agriculture : déjà 9 millions de quintaux collectés

Les quantités de céréales collectées au niveau national ont atteint environ 9,1 millions de quintaux au 7 juillet 2026, indique l’Office des céréales de Tunisie. Ce volume est réparti entre 8,6 millions de quintaux de céréales de consommation, représentant 95 % du total collecté, et 493 000 quintaux de semences sélectionnées brutes (5 %), collectés auprès des entreprises de production de semences.

D’après l’office, 2 millions de quintaux ont été collectés à Béja (21,9 %), 1,3 million de quintaux au Kef (13,8 %), 1,23 million de quintaux à Bizerte (13,4 %), 1,21 million de quintaux à Siliana  (13,3 %) et 966 000 quintaux à Jendouba  (10,6 %).

Par ailleurs, 643 000 quintaux ont été collectés à Kairouan (7 %), 605 000 quintaux à Zaghouan (6,6 %), 560 000 quintaux à la Manouba  (6,1 %), 220 000 quintaux à Nabeul (2,4 %), 123 000 quintaux à l’Ariana (1,4 %), 115 000 quintaux à Kasserine  (1,3 %), 107 000 quintaux à Gafsa (1,2 %), 98 000 quintaux à Sidi Bouzid (1,1 %), 3 000 quintaux à Sousse (0,03 %) et  59 quintaux à Mahdia.

L’office a fait savoir que des comités techniques régionaux procèdent à la sélection de quantités d’orge de la récolte 2026 pour constituer un stock de réserve d’orge contrôlée destinée aux semences.

Par ailleurs, des visites régulières dans les centres de collecte et les laboratoires de calibrage sont effectuées par les équipes de contrôle de l’Office des Céréales pour suivre les conditions de travail, le rythme d’évacuation et l’état d’avancement du paiement des agriculteurs.

Les quantités de céréales évacuées au 7 juillet 2026, que ce soit par transfert vers les unités de l’Office des Céréales ou par vente aux minoteries, ont atteint environ 3,4 millions de quintaux.

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