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Tunisie | Le blues des employés de l’Utica en crise

Selon une source au sein de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (Utica), les difficultés financières de la principale organisation patronale ont impacté de façon critique la situation des employés.

En vertu de la loi de finances de 1975, le syndicat patronal est financé par une contribution de 0,5 % versée par les chefs d’entreprise du secteur privé — plus précisément les titulaires de patentes — au Trésor public, par l’intermédiaire du système de sécurité sociale.

Depuis le début de l’année 2024, le syndicat patronal fait face à un déficit budgétaire qui n’a cessé de s’aggraver, atteignant un seuil critique au cours du second semestre de la même année.

Cette situation perdure en raison du refus du Premier ministère de débloquer ces fonds au profit de l’Utica, alors même que leur allocation est prévue par la loi de finances votée annuellement — un processus impliquant l’approbation du ministère des Finances, de la Cour des comptes et de l’Assemblée.

C’est à croire que l’Etat, qui est censé collecter les contributions des entreprises au profit de l’organisation patronale, est-il en train d’exporter sa crise financière aiguë vers celle-ci ?

I. B.    

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L’UBCI lance son desk Italie pour accompagner le développement des relations d’affaires tuniso-italiennes

 

Les 24 et 25 juin 2026, le siège de l’UTICA à Tunis a accueilli le Forum Économique et d’Affaires TunisieItalie, un événement de haut niveau réunissant environ 600 représentants italiens et tunisiens entre institutions, associations entrepreneuriales et entreprises autour d’un objectif commun : renforcer un partenariat économique historique et ouvrir de nouvelles perspectives de coopération dans des secteurs stratégiques.

Dans le cadre de cet évènement, l’UBCI et la Chambre TunisoItalienne de Commerce et d’Industrie (CTICI) ont signé un protocole d’accord traduisant leur volonté commune de favoriser les investissements, de faciliter les échanges économiques et de renforcer l’accompagnement des entreprises des deux pays. Celuici a été signé par Mohamed Koubaa, Directeur Général de l’UBCI, et Mourad Fradi, Président de la CTICI.

A cette occasion, l’Union Bancaire pour le Commerce et l’Industrie (UBCI) a annoncé le lancement officiel de son Desk Italie, un dispositif destiné à offrir un accompagnement bancaire dédié aux entreprises italiennes présentes en Tunisie ou souhaitant s’y implanter, ainsi qu’aux entreprises tunisiennes développant des relations d’affaires avec l’Italie.

Le Desk Italie constitue un point de contact bancaire dédié, conçu pour répondre aux besoins spécifiques des investisseurs italiens. Il met à leur disposition un accompagnement personnalisé reposant sur l’ensemble des expertises de l’UBCI, L’offre de services de l’UBCI s’étendra également au bénéfice des résidents italiens, à titre particulier, en Tunisie.

Le partenariat conclu avec la CTICI contribuera à promouvoir le Desk Italie de l’UBCI auprès de la communauté d’affaires italienne, à renforcer sa visibilité et à faciliter l’accès des entreprises à un interlocuteur bancaire spécialisé, capable de les accompagner tout au long de leurs projets.

Le Desk Italie sera piloté par Mme Amina Khouadja, qui assurera l’accompagnement des entreprises en mobilisant les expertises de l’ensemble des métiers de la banque.

À travers le lancement de son Desk Italie et la signature de ce partenariat avec la CTICI, l’UBCI confirme son ambition de devenir le partenaire bancaire de référence des entreprises italiennes et de la communauté italienne en Tunisie et un acteur engagé dans le renforcement des relations économiques entre la Tunisie et l’Italie, au service d’un développement durable des investissements, du commerce et de la coopération entre les deux pays. 

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Mobilité des talents : l’UTICA défend un partenariat structuré

Mettre fin au flou juridique qui entoure les transferts de compétences entre les rives nord et sud de la Méditerranée : c’est l’ambition portée par l’organisation patronale tunisienne (UTICA) lors d’une rencontre internationale qui s’est tenue en Italie à la mi-juin.

Réuni les 18 et 19 juin à Turin dans le cadre du projet « Thamm Plus », un atelier de dialogue a rassemblé des fédérations d’employeurs d’Afrique du Nord et de l’Union européenne, aux côtés de délégués de l’Organisation internationale du Travail et de la Commission européenne. L’enjeu : définir des voies concrètes pour structurer la circulation des travailleurs qualifiés à travers la Méditerranée.

Au nom de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (UTICA), Radhi Chelly, membre de son bureau exécutif, a défendu une approche fondée sur des traités intergouvernementaux dont l’exécution serait confiée à des opérateurs privés maîtrisant les métiers du placement éthique et de la qualification professionnelle. Cette architecture institutionnelle, a-t-il plaidé, constituerait le socle d’une mobilité à la fois organisée et réversible.

Le représentant tunisien a également insisté sur le rôle que les fédérations patronales ont vocation à jouer dans ce dispositif : concevoir des cursus de formation en commun, calibrés sur les tensions qui s’exercent sur certains segments du marché du travail, et faciliter la mise en relation entre offre et demande d’emploi dans le respect des standards du travail décent.

Il a par ailleurs rappelé que de tels mécanismes contribueraient à assécher les filières de recrutement clandestines et à endiguer la traite des personnes.

Au-delà des seules questions de mobilité, Radhi Chelly a plaidé pour un rapprochement plus large entre les organisations représentatives du monde économique des deux côtés de la Méditerranée, en matière d’investissement et de commerce, dans une perspective de croissance partagée.

L’UTICA avait dépêché à Turin une délégation de quatre membres : outre Radhi Chelly, Adel Manaa et Abdelfatteh Brahem, issus respectivement des filières de l’électronique et du bâtiment, ainsi que Narjess Bouasker, représentante de la Fédération tunisienne de l’hôtellerie.

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