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Saisie de plus de 63.000 litres d’eau minérale stockés (INSSPA)

Dans le cadre de la lutte continue contre les infractions menaçant la santé des consommateurs, les brigades de contrôle de l’Instance nationale de la sécurité sanitaire des produits alimentaires (INSSPA) à Ben Arous ont procédé à la saisie de 63 530 litres d’eau minérale.

Ces bouteilles de marques variés, était stockées dans des conditions non conformes aux normes sanitaires, exposées à la poussière et directement aux rayons du soleil dans un espace ouvert et ont été saisies lors d’une opération en coordination conjointe avec les forces de sécurité et les services du commerce de la région.

L’INSSPA réaffirme que l’exposition directe de l’eau minérale au soleil et aux températures élevées enfreint gravement les conditions de conservation et altère la qualité du produit et appelle tous les acteurs de la distribution et de la commercialisation à cesser immédiatement ces pratiques.

Les contrôles officiels vont se poursuivre et des mesures juridiques strictes seront prises contre les contrevenants, prévient la même source qui a fortement conseillé aux consommateurs d’acheter leur eau uniquement dans des points de vente respectant les règles de stockage.

En fin, l’INSSPA invite les citoyens à boycotter les bouteilles exposées au soleil et à signaler tout dépassement via son numéro vert gratuit : 80 106 977.

Y. N.

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Une femme perd la vie dans un accident de la route à Sidi Bouzid

Un accident de la route survenu, ce vendredi 10 juillet 2026, dans le gouvernorat de Sidi Bouzid a coûté la vie à une femme originaire de la ville de Regueb.

Le drame s’est produit à sur l’axe reliant les délégations de Regueb et de Mezzouna, à la suite du renversement du véhicule de la victime, qui a succombé à ses blessures.

Une enquête a été ouverte par les autorités compétentes afin de déterminer les circonstances et les causes exactes de ce drame.

Y. N.

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​Météo | Les températures pour cette nuit

​L’Institut national de la météorologie (INM) annonce que le ciel restera dégagé à peu nuageux sur l’ensemble du pays cette nuit, avec des températures élevées, en particulier dans le sud.

Le vent soufflera fort à localement fort près des côtes et dans les régions du sud, tandis qu’il restera faible à modéré dans le reste des régions et la mer sera peu agitée à agitée sur l’ensemble du littoral, ajoute la même source.

Par ailleurs, l’INM annonce que les températures nocturnes vont varier entre 26°C et 31°C, et atteindront 34°C dans le sud-ouest du pays.

Y. N.

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Femmes et enfants de jihadistes tunisiens bientôt rapatriés de Syrie

Un groupe de femmes et d’enfants de jihadistes tunisiens décédés doit être transféré d’un camp de Damas vers la frontière turque, en attendant leur remise aux autorités tunisiennes.

Il s’agit de la première opération de rapatriement depuis la Syrie d’enfants dont les pères étaient liés à l’État islamique (EI, Daech).

Le groupe comprend plus de 200 enfants et plus de 60 femmes qui étaient détenus dans des prisons et des camps syriens.

Selon l’Observatoire tunisien des droits de l’homme, dirigé par l’activiste Mostafa Abdelkebir, qui a travaillé sur ce dossier et assuré le suivi et la documentation depuis des années, un nombre très restreint de personnes seront rapatriées dans un premier temps.

L’Observatoire e précise pas le nom de la partie tunisienne qui va accueillir les rapatriés et comment ils vont pouvoir être insérés dans leurs familles respectives et la société tunisienne en général.

I. B.

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Sousse | La Sonede annonce des coupures d’eau potable

La Société nationale d’exploitation et de distribution des eaux (Sonede) a annoncé des perturbations et des interruptions de la distribution d’eau potable à partir de 11 h 00, ce vendredi 10 juillet 2026, dans les zones de Sahloul 4 et Khezama Ouest (délégation de Sousse Jawhara, gouvernorat de Sousse).

Dans un communiqué, la société a expliqué que ces perturbations sont dues à une avarie soudaine survenue sur la conduite principale de distribution (d’un diamètre de 1 000 mm) dans le secteur de Sahloul.

La Sonede a ajouté que ses équipes spécialisées évaluent actuellement les réparations nécessaires et déterminent la durée de l’intervention, précisant qu’un nouveau communiqué sera publié plus tard dans la journée pour annoncer le rétablissement de la distribution d’eau potable.

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Mohsen Gharsi : « Face à l’IA, l’ingénieur reste plus que jamais un métier d’avenir »

Face à la transition numérique, énergétique et industrielle, l’ingénieur tunisien est appelé à redéfinir son rôle.

Pour Mohsen Gharsi, doyen de l’Ordre des ingénieurs tunisiens (OIT), l’enjeu ne réside pas uniquement dans l’adaptation aux nouvelles technologies, mais dans la capacité à former une nouvelle génération d’ingénieurs capables d’accompagner la transformation économique du pays. À l’horizon 2030, le métier d’ingénieur en Tunisie devrait connaître une mutation profonde. L’accélération technologique, les impératifs de transition énergétique et la modernisation de l’appareil productif imposent une évolution des compétences et des formations.

Dans une déclaration exclusive accordée à L’Économiste Maghrébin, Mohsen Gharsi estime que l’ingénieur restera au cœur de ces transformations. Et ce, à condition d’anticiper les besoins futurs et de repenser son rôle face aux nouveaux défis. Il précise que les profils liés au numérique et à l’industrie intelligente figureront parmi les plus recherchés dans les prochaines années. L’intelligence artificielle, la science des données, la cybersécurité, le génie logiciel, le cloud computing ou encore les systèmes embarqués devraient occuper une place croissante dans l’économie tunisienne, en accompagnant la digitalisation des entreprises et l’évolution des modèles industriels.

Cette dynamique ne se limitera pas au secteur numérique. Les métiers liés à la transition énergétique et à la modernisation industrielle devraient également gagner en importance. Les ingénieurs spécialisés dans les énergies renouvelables, l’efficacité énergétique, l’automatisation industrielle, la mécatronique, l’électronique, les télécommunications ou encore l’électromécanique seront appelés à jouer un rôle stratégique dans l’amélioration de la compétitivité des entreprises, la réduction des coûts et la sécurisation des infrastructures.

Lire aussi — Tunisie : l’hémorragie des cerveaux coûte des milliards!

L’évolution concernera aussi les secteurs traditionnels. Le génie civil durable, les infrastructures, l’environnement et la maintenance industrielle intelligente deviendront des domaines essentiels dans un contexte marqué par la pression sur les ressources, les changements climatiques et les besoins croissants en aménagement du territoire. L’ingénieur de demain devra ainsi contribuer à renforcer la résilience des réseaux, améliorer la qualité des ouvrages et accompagner le développement territorial.

Des formations à rapprocher davantage du monde économique

Si la Tunisie dispose d’un capital humain reconnu, notamment grâce à la qualité scientifique et à la capacité d’adaptation de ses ingénieurs, Mohsen Gharsi considère que les formations doivent évoluer pour rester en phase avec les transformations du marché. La formation d’un ingénieur ne peut plus reposer uniquement sur l’acquisition de connaissances théoriques. Elle doit désormais intégrer davantage de compétences opérationnelles : maîtrise des outils numériques, culture de l’innovation, compréhension des standards internationaux, capacité à travailler dans des équipes pluridisciplinaires et aptitude à résoudre des problématiques complexes en entreprise. Pour le doyen de l’Ordre des ingénieurs tunisiens, le rapprochement entre les écoles d’ingénieurs, les universités, les centres de recherche et le secteur privé constitue une condition essentielle. Il appelle à développer des partenariats plus structurés avec les entreprises afin d’adapter les programmes, renforcer les projets appliqués et transformer les stages en véritables expériences d’immersion professionnelle.

L’objectif, souligne-t-il, n’est plus seulement de former des diplômés, mais de préparer des ingénieurs immédiatement opérationnels, capables de contribuer dès leur entrée dans la vie active à la compétitivité et à l’innovation nationales.

Intelligence artificielle : un outil au service de l’ingénieur, pas un remplacement

L’arrivée de l’intelligence artificielle constitue l’un des principaux défis auxquels la profession devra répondre. Pour Mohsen Gharsi, cette révolution technologique impose une adaptation profonde, mais elle ne remet pas en cause la place de l’ingénieur. L’intelligence artificielle transforme les méthodes de conception, d’analyse et de pilotage des systèmes, mais elle ne peut remplacer le jugement humain, l’expérience professionnelle ou la responsabilité liée aux décisions techniques. L’ingénieur de 2030 devra apprendre à utiliser l’IA comme un outil d’aide à la décision, d’optimisation et d’analyse. Tout en conservant une maîtrise éthique et stratégique des projets. Cette évolution nécessitera de nouvelles compétences, notamment une meilleure compréhension des algorithmes, une capacité à exploiter les données massives et une intégration plus poussée de l’automatisation dans les processus industriels. Mais au-delà des compétences techniques, les qualités humaines resteront déterminantes : créativité, sens des responsabilités, esprit critique et capacité d’adaptation. L’ingénieur tunisien de demain devra ainsi être plus polyvalent, plus agile et davantage ouvert sur l’international. La formation continue deviendra une nécessité pour accompagner des métiers en évolution permanente et anticiper l’émergence de professions qui n’existent pas encore aujourd’hui.

Un métier d’avenir pour une génération tournée vers l’impact

Aux jeunes qui envisagent une carrière d’ingénieur, Mohsen Gharsi adresse un message d’encouragement mais aussi d’exigence.

Pour lui, l’ingénierie demeure un métier porteur de sens, capable d’apporter des réponses concrètes aux grands défis de la société : développement industriel, transition énergétique, sécurisation des infrastructures ou amélioration du quotidien des citoyens. Il invite les futurs ingénieurs à cultiver la curiosité, la discipline, l’innovation et l’esprit collectif.

Dans un environnement marqué par des mutations rapides, la capacité à apprendre, expérimenter et remettre en question ses connaissances deviendra un avantage déterminant. L’avenir de l’ingénierie tunisienne dépendra donc de la capacité du pays à valoriser ses talents, moderniser ses formations, encourager la recherche et inscrire davantage l’ingénieur dans les choix économiques et stratégiques.

À l’horizon 2030, l’ingénieur ne sera pas seulement un spécialiste technique, mais un acteur majeur de la compétitivité, de la souveraineté technologique et du développement national.

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La Protection civile appelle à la vigilance face aux risques d’incendies et d’accidents durant l’été

Le directeur des opérations centrales des unités de la protection civile, Mohsen Boughzela, a indiqué que les préparatifs nécessaires ont été entrepris depuis le mois d’avril dernier pour prévenir les incendies de forêt et des cultures agricoles, précisant que 14 visites préventives ont été effectuées dans les centres de collecte des céréales afin de remédier aux manquements constatées et que trois sessions de formation ont été organisées au profit des responsables de la gestion des catastrophes.

Lors d’une conférence de presse organisée, jeudi, par l’Office national de la protection civile, Boughzela a indiqué que 18 centres saisonniers de la protection civile, regroupant 107 agents et 18 camions de pompiers, ont été mis en place dans les régions touchées par les incendies, notamment dans la délégation de Sers, Boussalem et Aousj.

Dix équipes mobiles ont également été installées, dont huit chargées d’assurer la protection des ressources agricoles et forestières.

Selon le directeur des opérations, ces équipes sont composées de 23 officiers de la protection civile et de 123 agents, auxquelles s’ajoutent deux équipes chargées d’assurer la gestion.

Il a aussi indiqué que, dans le cadre du plan mis en place pour faire face aux dangers des incendies, une cellule centrale d’alerte a été activée. « Celle-ci intensifie les patrouilles mixtes avec les unités de la Garde nationale afin de prévenir le déclenchement des incendies et d’améliorer les inspections sur le terrain ».

Il a précisé que le bilan des incendies enregistrés du 1er juin 2026 au 5 juillet 2026 s’élève à 380 hectares, ajoutant que le nombre d’interventions a atteint 148, un chiffre en baisse par rapport au pic enregistré en 2022 et 2025.

Une légère hausse du nombre d’incendies a été enregistré au cours de la période mentionnée, a-t-il poursuivi, soit une augmentation de 35 incendies par rapport à la même période de l’année dernière, soulignant que les indicateurs généraux restent dans les moyennes nationales enregistrées au cours des cinq dernières années, ne reflétant pas une situation exceptionnelle.

Il a précisé que le gouvernorat du Kef a enregistré la plus grande superficie touchée par les incendies lors de la période mentionnée, soit environ 168 hectares, tandis que le gouvernorat de Jendouba arrive en tête du nombre d’incendies enregistrés avec huit incendies. Ces deux gouvernorats sont ainsi les plus touchés par les incendies de forêt depuis le début de la saison.

En ce qui concerne les secours sur les plages, le directeur des opérations centrales des unités de la protection civile a indiqué que 313 postes de surveillance répartis dans 13 gouvernorats côtières sont assurés par 119 agents de surveillance et 1412 maîtres-nageurs.

Le nombre de décès enregistrés entre début juin et le 5 juillet s’élève à 16, soit 31 de moins qu’en 2025 et le nombre d’opérations de sauvetage est de 177. Le nombre total d’interventions est de 240, contre 100 en 2025.

Le gouvernorat de Nabeul a enregistré le plus grand nombre de victimes de noyade, avec 7 cas, suivi du gouvernorat de Sousse avec 4 cas, puis des gouvernorats de Tunis et de Bizerte avec 2 cas chacun et enfin du gouvernorat de Ben Arous avec un seul cas.

En ce qui concerne les accidents de la route, Boughzela a fait savoir que le nombre de décès est passé de 82 en 2025 à 95 cette année, précisant que le nombre de blessés a aussi augmenté, passant de 6374 l’année dernière à 6959 en 2026.

De son côté, le Colonel Major Adel Abidi à la direction régionale de la protection civile de Jendouba, a indiqué que les efforts se poursuivent sans relâche pour prévenir les incendies qui menacent les zones forestières, ajoutant que le travail des unités est intensif pour les opérations de sauvetage.

Il a également passé en revue une série de recommandations que les citoyens doivent suivre pour éviter les incendies et les accidents de la route, telles que le fait d’éviter de conduire en cas de fatigue, de respecter les couleurs des drapeaux sur les plages et de faciliter le passage des véhicules de secours.

(D’après Tap)

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Port de Zarzis : une nouvelle vague d’arrivées de Tunisiens résidant à l’étranger

Le ferry Carthage a accosté, jeudi 9 juillet à 8h du matin au port de commerce de Zarzis en provenance de Marseille, avec 2055 passagers et 603 véhicules à bord.

Ce premier voyage marque le début de la saison du retour des Tunisiens résidant à l’étranger via ce port pour lequel la Compagnie Tunisienne de Navigation (CTN) a programmé huit traversées (allers et retours) durant l’été 2026.

Le porte-parole de la direction générale de la douane, le colonel-major Chokri Jabri a indiqué à l’Agence TAP, que la première traversée de la saison estivale 2026 organisée par la Compagnie tunisienne de navigation (CTN) s’est déroulée dans de très bonnes conditions grâce aux moyens humains et logistiques mobilisés.

Il a ajouté que deux plateformes numériques à distance ont été mises en place pour faciliter aux voyageurs les procédures d’obtention du permis de circulation « Rokhssati » et de la déclaration des biens importés « Amteati » (baggages), en plus de celle dédiée à la déclaration des devises, ce qui permis d’accélerer les démarches.

(D’après Tap)

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Houcine Rhili : la STEG paie le prix des impayés publics

Dans une déclaration exclusive à L’Économiste Maghrébin, Houcine Rhili, expert en développement et en ressources hydriques, dresse un constat critique de la situation énergétique tunisienne. Il souligne que la crise ne se limite pas au déficit de production ou à la dépendance aux importations : elle est aussi liée à des choix de gouvernance, à des blocages administratifs et à une fragilité financière des entreprises publiques, notamment la STEG, dont la trésorerie est lourdement affectée par les impayés de l’État et de plusieurs établissements publics.

Pour Houcine Rhili, la crise énergétique tunisienne est avant tout structurelle. Elle résulte, précise-t-il, de plusieurs années de retard dans les réformes, d’une gouvernance insuffisamment efficace et d’une absence de vision stratégique capable d’accompagner les transformations profondes du secteur.

L’expert pointe d’abord les contraintes administratives et réglementaires qui continuent de peser sur l’investissement. Il dénonce une lenteur administrative chronique, une réglementation dépassée ainsi qu’un code des hydrocarbures complexe, qui limiteraient l’attractivité du secteur et ralentiraient la mise en œuvre des projets énergétiques.

À cela s’ajoute, estime-t-il, une faiblesse persistante de l’investissement national face aux grands groupes étrangers. Houcine Rhili cite notamment l’exemple de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG), qui a développé une capacité solaire de 10 mégawatts à Tozeur, sans parvenir ensuite à obtenir de nouveaux contrats d’envergure dans ce domaine. Dans le même temps, plusieurs opérateurs étrangers ont bénéficié de concessions pour développer des projets solaires de grande taille.

La STEG fragilisée par les impayés publics

L’expert insiste également sur la situation financière difficile des entreprises publiques du secteur. Il évoque un endettement qui se chiffre à plusieurs milliards de dinars, aggravé par les impayés accumulés par l’État, les administrations et certains établissements publics au titre de leurs consommations énergétiques.

Et de poursuivre que cette accumulation d’arriérés pèse directement sur la trésorerie de la STEG, limite ses capacités d’investissement et complique ses efforts de modernisation. La fragilité financière de l’entreprise ne serait donc pas uniquement liée à ses charges ou à ses contraintes opérationnelles, mais aussi à un système où une partie importante des clients publics ne règle pas régulièrement ses factures.

Houcine Rhili critique par ailleurs une gouvernance qu’il juge trop centralisée, avec une concentration excessive des décisions au niveau ministériel, au détriment du rôle stratégique des conseils d’administration et des mécanismes de pilotage.

Face à ces difficultés, l’expert appelle à l’ouverture d’un véritable débat national sur l’énergie, estimant que seule une réflexion collective permettra de sortir d’une gestion basée sur l’urgence. Il note que la Tunisie doit adopter une stratégie de long terme, avec des investissements planifiés sur quinze à trente ans, l’horizon nécessaire pour les grands projets énergétiques à travers le monde.

« Il faut passer d’une logique de réaction à une logique d’anticipation », plaide Houcine Rhili.Au final, il considère que l’avenir énergétique du pays dépendra de sa capacité à réformer sa gouvernance, restaurer la confiance des investisseurs et donner une vision claire aux acteurs du secteur.

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Douane : 78 kg de cocaïne et 17 kg d’or saisis au premier semestre 2026

Les services de la douane tunisienne ont saisi, durant les six premiers mois de 2026, d’importantes quantités de drogues, d’or, de devises et de marchandises de contrebande dans le cadre des opérations menées sur l’ensemble du territoire, selon un communiqué de la Direction générale de la douane publié jeudi.

Les saisies comprennent environ 17 kilogrammes d’or et 72 kilogrammes d’argent.

Les unités douanières ont également intercepté plus de 214 kilogrammes de stupéfiants, dont 78,4 kg de cocaïne, 134,5 kg de cannabis et 1,3 kg de marijuana, ainsi que près de 180.000 comprimés de médicaments stupéfiants.

Les autorités ont par ailleurs déjoué des tentatives de contrebande de devises étrangères d’une valeur estimée à 5,5 millions de dinars.

Dans le cadre de la lutte contre la contrebande de produits de consommation, les douaniers ont saisi plus de 1,8 million de paquets de cigarettes, plus de 50 tonnes de café, près de 90 tonnes de bananes ainsi que des vêtements prêt-à-porter d’une valeur supérieure à cinq millions de dinars.

Le bilan fait également état de la saisie de plus de 1,3 million de pièces de feux d’artifice.

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Le Conseil des ministres valide une nouvelle série de réformes économiques et sociales

Réuni jeudi au Palais du gouvernement à la Kasbah, le Conseil des ministres, présidé par la cheffe du gouvernement, Sara Zaâfrani Zenzri, par intérim au nom du président de la République, Kaïs Saïed, a examiné plusieurs projets de lois et de décrets à caractère social et économique.

Les textes débattus portent notamment sur le renforcement de la sécurité énergétique et alimentaire, le logement, la santé, le transport aérien ainsi que la mise en œuvre de plusieurs programmes sociaux.

À cette occasion, la cheffe du gouvernement a appelé à accélérer la réalisation des projets et à stimuler l’investissement public et privé, soulignant que le lancement des programmes, projets et réformes inscrits dans le Plan de développement 2026-2030 interviendra prochainement.

Elle a également insisté sur la nécessité d’assurer un suivi continu de l’avancement des projets publics dans l’ensemble des régions du pays, aussi bien au niveau central que régional et local. Selon elle, cette démarche doit contribuer à renforcer l’intégration économique et sociale, à promouvoir un développement équilibré entre les territoires et à consolider une économie plus résiliente face aux mutations de l’environnement international.

Sur le volet administratif, Sara Zaâfrani Zenzri a estimé que la réforme législative, à elle seule, ne saurait produire les résultats attendus sans une modernisation de l’administration et une culture du travail fondée sur l’efficacité. Elle a ainsi plaidé pour une amélioration des performances des services publics et de la qualité des prestations offertes aux citoyens.

La cheffe du gouvernement a, en outre, appelé à la mise en place de systèmes de management de la qualité et au renforcement des mécanismes de gouvernance au sein des administrations publiques. Elle a insisté sur la responsabilité de chaque agent public dans l’accomplissement de ses missions, tout en invitant les responsables à assurer un suivi régulier des performances de leurs équipes, dans le respect des principes de discipline, de redevabilité et de reddition des comptes.

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Loi contre le racisme et l’antisémitisme : ce que prévoit Aurore Bergé

Présenté en Conseil des ministres, le projet de loi porté par Aurore Bergé entend renforcer la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine en ligne. Inspiré de la proposition de Caroline Yadan, ce texte élargit son champ d’application et…

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Contrebande | Le bilan de la douane au premier semestre 2026

Les services de la Douane tunisienne ont réalisé des saisies records de marchandises, de drogues et de devises d’une valeur de plusieurs millions de dinars au cours du premier semestre 2026.

Dans un communiqué, la Direction générale de la douane a rappelé que ces opérations s’inscrivent dans le cadre de la stratégie nationale de lutte contre la contrebande sur l’ensemble du territoire.

Au cours des six premiers mois de cette année, la douane est parvenue à saisir des devises étrangères d’une valeur estimée à près de 5,5 millions de dinars, près de 17 kg d’or et 72 kg d’argent et des vêtements de contrebande pour une valeur dépassant les 5 millions de dinars.

Les services de la douane ont également saisi plus de 214 kg de drogues et près de 180.000 comprimés psychotropes, ainsi que d’importantes quantités de produits alimentaires et de cigarettes de contrebande.

Y. .N

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Nouveau Bureau de l’association tunisienne de psychiatrie

L’Association tunisienne de psychiatrie a annoncé la composition de son nouveau Bureau à l’issue de l’Assemblée générale élective tenue ce jeudi 9 juillet 2026.

L’ATP a tenu à remercier l’ensemble des adhérents qui se sont déplacés à Dar Ettabib pour participer au vote, témoignant ainsi de leur engagement envers la vie démocratique de l’Association.

Le nouveau Bureau de l’Association a été élu comme suit :

  • Président : Leila Mnif
  • Vice-président : Fatma Charfi
  • Secrétaire général : Amine Larnaout
  • Secrétaire général adjoint : Jihène Ben Thabet
  • Trésorier : Rania Lansari
  • Trésorier adjoint : Ghassen Amri
  • Membres : Ahlem Mtiraoui , Rim Ben Soussia, Imène Ferchichi

« Nous adressons nos plus sincères félicitations aux membres élus et leur souhaitons pleine réussite dans l’accomplissement de leur mission au service de l’ATP », ajoute le communiqué dans lequel l’Association remercie également tous ceux qui ont renouvelé ou régularisé leur adhésion.

Et de conclure : « Ensemble, poursuivons nos efforts pour faire rayonner l’Association Tunisienne de Psychiatrie et promouvoir le développement de la psychiatrie en Tunisie ».

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Alerte arnaque | La DGI met en garde contre de faux agents fiscaux

​La Direction générale des impôts (DGI) appelle à la vigilance face à une vague de tentatives d’escroquerie via des individus qui se font passer pour des agents de l’administration fiscale

Dans un communiqué publié ce jeudi 9 juillet 2026, la DGI affirme que des individus mal intentionnés contactent par téléphone des entreprises et des institutions afin de collecter des dons, prétendant agir au profit de fonctionnaires, d’associations ou de mutuelles sectorielles.

​La Direction générale des impôts précise de ce fait qu’aucune collecte de fonds n’est en cours et qu’elle ne sollicite jamais de dons par téléphone ou par l’intermédiaire d’agents.

« Toute tentative suspecte doit être immédiatement signalée aux services de la sûreté nationale afin que les mesures juridiques nécessaires soient prises», indique la même source.

Y. N.

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Bulletin météo | Des températures élevées pour cette nuit

L’Institut national de la météorologie (INM) a publié les prévisions pour cette nuit, en annonçant un temps dégagé à peu nuageux sur l’ensemble du pays.

Dans son bulletin, l’INM annonc des vents qui seront relativement fort sur le golfe de Gabès, demeurant faible à modéré dans les autres régions et une mer relativement agitée près des côtes.

​Par ailleurs une hausse des températures est prévues avec des nocturnes variant entre 25°C et 29°C au nord et au centre et entre 30°C et 35°C dans le sud. Celles-ci atteindront 37°C dans le sud-ouest.

Y. N.

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Tunisie. Eau potable : pourquoi les coupures persistent malgré des barrages mieux remplis ?

À peine l’été et les pics de chaleur s’installent-ils que les Tunisiens renouent avec une inquiétude devenue familière : celle de voir l’eau disparaître des robinets.   De Tunis à Nabeul, en passant par Hammamet, Zaghouan, Sousse, Monastir ou Mahdia,…

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Incendies : la Protection civile publie une série de recommandations

L’Office national de la protection civile (ONPC) a prévenu, dans un contexte de hausse des températures qui atteindront l’échelle de 40 à 45 degrés, contre la hausse de l’indice de risque d’incendie.

L’Office, à ce titre, a conseillé de suivre et d’appliquer une série de recommandations préventives pour se protéger contre les incendies, selon un communiqué sur sa plateforme numérique.

L’ONPC a également recommandé de ne pas abandonner de bouteilles en verre dans les forêts et les espaces ouverts, car elles peuvent concentrer les rayons du soleil et ainsi augmenter le risque de départ d’incendie.

L’Office appelle à ne pas jeter de mégots de cigarette ni de tout autre matériau inflammable sur les routes ou dans les espaces naturels. Il recommande également de ne pas brûler de déchets, de résidus agricoles ou d’herbes sèches, et de ne pas allumer de feux dans les forêts ou à proximité des zones agricoles et des végétations sèches.

L’Office a en outre exhorté les citoyens à coopérer avec les agents de la protection civile et les autorités locales et à respecter leurs instructions afin de préserver les vies et les biens, à surveiller les enfants et à les empêcher de jouer avec les pétards, et à signaler immédiatement toute fumée ou incendie en contactant, en cas d’urgence, le 198.

L’ONPC rappelle dans son communiqué que la prévention est une responsabilité collective, appelant à faire preuve de vigilance pour protéger les vies et les richesses forestières et agricoles.

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Tunisie | Le blues des employés de l’Utica en crise

Selon une source au sein de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (Utica), les difficultés financières de la principale organisation patronale ont impacté de façon critique la situation des employés.

En vertu de la loi de finances de 1975, le syndicat patronal est financé par une contribution de 0,5 % versée par les chefs d’entreprise du secteur privé — plus précisément les titulaires de patentes — au Trésor public, par l’intermédiaire du système de sécurité sociale.

Depuis le début de l’année 2024, le syndicat patronal fait face à un déficit budgétaire qui n’a cessé de s’aggraver, atteignant un seuil critique au cours du second semestre de la même année.

Cette situation perdure en raison du refus du Premier ministère de débloquer ces fonds au profit de l’Utica, alors même que leur allocation est prévue par la loi de finances votée annuellement — un processus impliquant l’approbation du ministère des Finances, de la Cour des comptes et de l’Assemblée.

C’est à croire que l’Etat, qui est censé collecter les contributions des entreprises au profit de l’organisation patronale, est-il en train d’exporter sa crise financière aiguë vers celle-ci ?

I. B.    

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Les frustrations silencieuses des retraités en Tunisie

Pour de nombreux retraités tunisiens, cette étape de la vie est loin d’être un long fleuve tranquille. Derrière les sourires de façade et les mots traditionnels de résignation («labès» et «hamdullah») se cachent souvent des frustrations profondes, faites de désillusions, d’inquiétudes et de solitude. (Illustration : Une tableau de peinture à l’huile de Zoubeir Turki).

Dr Sadok Zerelli

Selon les données les plus récentes publiées par l’INS, nous sommes (j’en fais partie) environ 1,2 million de retraités, dont environ 800 000 retraités affiliés à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), principalement les salariés du secteur privé, et environ 380 000 retraités affiliés à la Caisse nationale de retraite et de prévoyance sociale (CNRPS), qui couvre essentiellement les fonctionnaires et les agents du secteur public. Avec une population d’environ 12 millions d’habitants, cela signifie qu’environ un Tunisien(ne) sur dix est retraité(e). A noter que cette proportion ne peut que croître d’une année à l’autre sous les effets conjugués de la baisse du taux de natalité en raison de la baisse du nombre de mariages et l’accroissement de la durée de vie en raison des progrès immenses réalisés par la médecine en une seule génération

A l’inverse de toutes les autres catégories sociales qui sont représentées par des organisations syndicales ou patronales ou professionnelles qui peuvent parler en leurs noms, défendre leurs intérêts, les faire descendre dans la rue ou faire grève pour satisfaire leurs revendications, les retraités ne sont représentés par aucune organisation sociale ou structure syndicale ou même associative qui peut parler en leurs noms et exprimer leurs frustrations qui se retrouvent réduites au silence (d’où le titre que j‘ai choisi pour cet de l’article).

Pourtant, c’est une catégorie de la population qui fait face à de nombreux défis : des pensions souvent modestes, un coût de la vie en hausse, des dépenses de santé importantes et, pour beaucoup, un sentiment de solitude et d’être insuffisamment reconnus après une vie de travail et de dévouement pour le pays. 

La retraite nous a été souvent présentée comme une période de repos bien méritée, où l’on peut enfin profiter du temps retrouvé après des décennies de travail. Pourtant, pour de nombreux retraités tunisiens, cette nouvelle étape de la vie est loin d’être un long fleuve tranquille. Derrière les sourires de façade et les mots traditionnels de résignation («labès» et «hamdullah») se cachent souvent des frustrations profondes, faites de désillusions, d’inquiétudes et de solitude.

En tant que retraité moi-même, je peux témoigner que la retraite nous enlève bien plus qu’un salaire : elle nous retire une partie de notre dignité. Le plus difficile n’est pas de vieillir. Vieillir est dans l’ordre des choses. Ce qui fait mal, c’est de sentir que l’on devient peu à peu transparent et inutile à la société, y compris à nos propres enfants qui n’ont plus besoin de nous et ont appris à voler de leurs propres ailes.

La première frustration est d’ordre financier. Après avoir consacré parfois quarante années de leur vie au service de l’État ou des entreprises, beaucoup voient leur pouvoir d’achat diminuer au moment où leurs dépenses augmentent. Les soins médicaux, les médicaments et le coût de la vie absorbent une part importante de leur pension. Ils ont parfois le sentiment que les sacrifices consentis durant leur carrière ne sont plus reconnus à leur juste valeur.

À cette inquiétude matérielle s’ajoute une perte de statut social. Hier encore, nous étions enseignants, ingénieurs, médecins, cadres ou ouvriers. Nous étions consultés, écoutés, respectés. Du jour au lendemain, nous sommes devenus des «retraités», comme si toute notre expérience appartenait désormais au passé. Cette impression d’être devenus invisibles et inutiles peut être mal vécue et profondément douloureuse pour certain(e)s d’entre nous, dont, je l’avoue, moi-même.

La solitude constitue une autre épreuve. Les enfants ont souvent construit leur vie loin du foyer familial, parfois même à l’étranger. Les amis disparaissent progressivement, emportés par la maladie ou le temps. Les journées deviennent longues, les conversations plus rares et le téléphone sonne moins souvent. Beaucoup d’entre nous découvrent que la solitude est parfois plus difficile à supporter que les problèmes de santé.

La santé, justement, devient une préoccupation quotidienne. Les douleurs apparaissent, les articulations grincent et les principaux organes tombent de plus en plus en panne, comme les pièces mécaniques d’un moteur qui a trop roulé ! Les consultations médicales se multiplient, les scanners, radiographies, écographies, IRM, etc., se succèdent mais ne se ressemblent pas et les capacités physiques diminuent malgré les soins, le sport, la marche à pied, les régimes alimentaires, etc. Pour des personnes qui ont toujours été actives et autonomes, accepter cette fragilité représente un véritable défi psychologique.

Il existe également une frustration plus intime : celle de voir leurs compétences et leur immense expérience peu sollicitées. Dans une société qui valorise souvent la jeunesse et la nouveauté, nous autres les anciens, avons parfois l’impression que notre savoir-faire et notre sagesse n’intéressent plus personne. Pourtant, nous pourrions transmettre notre savoir, accompagner les jeunes générations et contribuer encore au développement de notre pays.

À cela s’ajoute le sentiment que la société avance sans nous. Les nouvelles technologies, les démarches administratives numériques et les changements rapides des modes de vie peuvent nous donner l’impression d’être progressivement exclus d’un monde qui évolue trop vite et sans nous.

Enfin, il existe une souffrance plus discrète, celle des rêves inachevés. Beaucoup de nos retraités regardent leur passé avec un mélange de fierté et de regret. Ils pensent aux voyages qu’ils n’ont jamais faits, aux projets qu’ils ont remis à plus tard, aux proches qu’ils ont perdus ou aux relations familiales qui se sont éloignées. Le temps devient alors plus précieux que l’argent, car chacun d’entre nous sait qu’il ne peut être rattrapé et que chaque jour supplémentaire vécu nous rapproche de notre heure fatidique, qu’elle soit proche ou lointaine.

Pourtant, malgré ces difficultés, la retraite ne doit pas être considérée comme la fin d’une vie utile. Elle peut devenir un temps de transmission, de création, d’engagement associatif, de lecture, d’écriture ou de partage avec les générations plus jeunes.

Une société qui respecte ses retraités est une société qui respecte sa propre mémoire.

On a fait notre temps mais on a encore beaucoup à donner. Sur le plan individuel et pour ma part, je tiens à continuer à rêver, à lire, à écrire (beaucoup d’articles et même de temps à autre quelques poèmes publiés dans Kapitalis), à transmettre ce que j’ai appris.

Je suis convaincu que les rides ne diminuent ni l’intelligence, ni la sensibilité, ni l’amour que l’on peut porter aux autres, et qu’un retraité n’est pas un homme usé. C’est une bibliothèque vivante, un témoin de son époque, une mémoire que la société aurait tort de négliger.

Sur le plan collectif, la Tunisie gagnerait à mieux valoriser ses aînés. Ils ne représentent pas seulement une catégorie sociale à protéger, ils ne sont pas seulement une charge financière pour les caisses de retraite, CNSS ou CNRPS, mais ils sont également une richesse humaine, culturelle et intellectuelle. Leur offrir des conditions de vie dignes, favoriser leur participation à la vie publique et reconnaître leur contribution passée constituent non seulement un devoir moral, mais aussi un investissement pour l’avenir.

Une nation qui oublie ceux qui l’ont construite risque un jour d’oublier les valeurs qui la fondent.

Post-scriptum pour les jeunes : Quand vous croisez un vieil homme marchant lentement dans une rue de Tunis, de Sfax, de Sousse ou de n’importe quel ville ou village de notre pays, dites-vous qu’il a peut-être consacré sa jeunesse à construire les écoles où vous avez étudié, les routes que vous empruntez, les entreprises où vous travaillez ou les institutions qui vous servent aujourd’hui. Respectez-le et ne le regardez pas avec ce regard qui semble dire : «Tu as fait ton temps», comme il m’arrive quelquefois de le ressentir, malgré que mes connaissances et mon expérience de la vie dépassent largement celles de ces jeunes.

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